Le blog de Dédé de Montreuil

" Sortons des grands ensembles pour aller voir les Grands Ensemble "

La Bonne Etoile. Johnny, un homme au grand coeur.

 

 

Bonjour M’ssieurs, Dames,

La 42ème édition du salon des voitures anciennes, Rétromobile, vient de fermer ses portes. La vente aux enchères qui s’est tenue, le 10 février, a été le clou de ce grand show sous le marteau de mon ami Hervé Poulain, Commissaire – Priseur d’Arcurial.

Pour la première fois, Johnny Hallyday, le rockeur préféré des Français, a mis aux enchères, deux de ses bolides. Une vente évènement dont les profits seront intégralement reversés à l’association La Bonne Etoile, créé par sa femme Laetitia et la chef étoilée Hélène Darroze, qui vient en aide aux enfants défavorisés du Vietnam.

Johnny, un homme au grand cœur !

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La star fait la surprise d’offrir aux enchères deux lots provenant de sa collection personnelle : son Harley-Davidson Softail Springer de 1989, mise à prix 20 000 euros, a atteint 280 000 euros. Une moto que reconnaitrons ses fans, puisqu’elle figure sur la pochette de son single « Possible en moto » sorti en 1989.

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Mais également sa célèbre Cadillac série 62 cabriolet, mise à prix à 50 000 euros, s’est envolée à 270 000 euros. Cette voiture de 1953, achetée à Los Angeles, est aussi célèbre par son emblématique propriétaire que par son histoire. En effet c’est l’œuvre du pape du custom américain Boyd Coddington, une figure qui a révolutionné le genre aux Etats-Unis. C’est aussi le dernier exemplaire réalisé par l’artiste, aujourd’hui disparu. Peinture spéciale avec ghost flames, gros moteur V8, chromes rutilants, sellerie entièrement en cuir personnalisée aux initiales du rocker.

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Cette fabuleuse Cadillac figure sur la pochette de l’album « L’Attente », sorti en 2012.

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Une autre merveille au salon, une DS 23 Pallas. J’ai déshabillé une DS pour avoir une ID (19)

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Le Club des Cinq

Bonjour M’ssieurs, Dames,

Mélanchon, Hamon, Macron, Fillon et le Front, se battent pour le perron de la Nation pendant cinq ans.

Si vous aussi, votre nom fini par on, présentez-vous aux élections.

« Toutes les idéologies politiques qui ont voulu modifier le monde ont échoué parce que le monde ne peut être géré par des théories, il est régi par la réalité ». Olivier de Kersauson

 

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Tape- m’en cinq, qu’ils nous prennent tous pour des Cons !!!

Cette bande sans saveurs et sans odeurs veux diriger la France ? Quel malheur…

Les cinq sens sont l’ouïe, l’odorat, la vue, le toucher et le goût. Aucun là !!!

Mélanchon aime la dérision

Hamon aime la religion

Macron aime la télévision

Fillon aime le pognon

Le Front est con…

Nous sommes dans le cinquième élément avec des quintuplés. Quintessence : Substance éthérée que certains philosophes de l’Antiquité ajoutaient comme cinquième élément aux quatre éléments traditionnels.

« De tous ceux qui n’ont rien à dire, les plus agréables sont ceux qui se taisent ». Coluche

Je préfère encore Le Club des cinq, une des séries les plus connues d’Enid Blyton, qui relate les aventures d’un groupe de quatre enfants et d’un chien.

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Laurent Rabé, un photographe à part !

Bonjour M’ssieurs, Dames,

Je dédicace cette citation à mes amis Marie-Laure et Laurent Rabé en souvenir du  « 1er Festival d’une photo » que nous avons élaboré ensemble. L’affiche et la photo originale de Marie-Laure ont été vendues par Maître Pierre Cornette de Saint Cyr dans l’Atelier Picasso. Les fonds de la vente aux enchères ont été intégralement reversés à l’Institut Gustave-Roussy pour la prévention du cancer du sein.

Le photographe est l’œil de la vie pour nous ouvrir les yeux. Copyright © André Cardinali

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Laurent Rabé est un photographe passionné qui a su allier loisir et métier. Il est à la tête d’un laboratoire depuis de nombreuses années  » Images Service  » 45, rue Mazarine, au cœur de Saint-Germain des Prés. A ce titre, il œuvre au développement de ses compères et amis photographes de renom.

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Couvrant depuis plusieurs années, la plus belle course au monde  » Les Voiles de Saint-Tropez  »

Laurent est membre de la Société Nautique de Saint-Tropez .

Un livre d’art a été édité  « Les Voiles de Saint-Tropez » comporte 56 photos tirées sur véritable papier photo argentique. Le livre en édition limitée à 30 exemplaires au format 30x39cm est livré en coffret. Le prix de vente est de 400 euros TTC.

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Laurent nous a sélectionné quelques tirages originaux, afin de nous faire vivre et découvrir son talent.

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En vous rendant sur le Port de Saint-Tropez, vous aurez la chance de découvrir les plus beaux yachts traditionnels du monde ainsi que de prestigieux bateaux de légendes alignés le long du quai.

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C’est toujours un vrai plaisir de voir ces skippers venus du monde entier s’affronter à bord d’engins de pointe, ou d’admirer des vieux gréements semblant tout droit sortis d’un film de pirates. On décrit certains de ces bateaux comme faisant partie des plus beaux du monde.

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Les Voiles de Saint-Tropez sont un spectacle à ne pas manquer ! au mois de septembre.

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armel-le-cleach-banque-populaire3Laurent a aussi couvert le Vendée Globe, et le voilier du vainqueur Armel Le Cléac’h.

Une bonne nouvelle ; Les photos de Laurent seront exposées au mois d’avril à Singapour lors du salon prestigieux  » Singapour Yacht Show ”. Parallèlement se tiendra l’exposition de ses photos dans la galerie de Isabelle Miaja.

 

Je n’aime ni la valse, ni Manuel Valls !!!

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Je n’aime ni la Valse ni Manuel Valls et pourtant, j’ai tant aimé la Valse à Mille temps !

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Au Secours !!!, Manuel Valls se présente à la Présidentielle. Manuel Valls a assuré que « gouverner, c’est difficile, car c’est aussi transformer le quotidien des gens ». Que du blabla, enlève ton masque, on sait qui tu est !!!

Il y a beaucoup de gens de la gauche, du PS et même de l’extrême-gauche qui ont voté Benoît Hamon pour contrer Manuel Valls, il faudrait être aveugle pour ne pas le voir. Mais s’il est battu dimanche prochain, tout le monde voit bien que c’est un tapis rouge qui se déroule devant Emmanuel Macron, et c’est la mort programmée du Parti Socialiste. Le choix est assez clair et assez simple pour moi. Jean Glavany.

Valls est light et sans odeur, qui veux jouer dans la cour des grands.

J’espère que vous allez vallsez Monsieur Valls.

« J’étais chargé des relations avec l’Assemblée Nationale quand Michel Rocard était Premier ministre. Il m’avait expliqué qu’il ne fallait pas que je fasse de la politique, qu’il fallait que je fasse autre chose, alors que je m’engageais pour lui « . Manuel Valls. Michel Rocard l’avait déjà repéré !

Citations de Michel Rocard

« La politique est dégueulasse, parce que les hommes qui la font la rendent dégueulasse ».

Manuel de la Valse

Vaniteuse

Ambitieuse

Lisse

Sévère

Enjoliveuse

Extraits de la chanson l’épervier écrite par Pierre Desproges

L’épervier farouche
Te guette méfie-toi
Son allure est louche
Et déjà tu es sa proie
Il invite et danse
La valse aux accents troublants ..

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Le rock est la seule révolution musicale du xxème siècle, c’est pour ça que je n’aime pas la Valse.

Et pourtant, je ne suis qu’un danseur …

Depuis la moitié du XVIIe siècle, dans les salons français, on pratiquait la valse. Une danse raffinée à l’extrême, faite de petits pas (menus) dont la chorégraphie stricte était protocolaire : on changeait régulièrement de partenaires, suivant une ligne, afin de faire sa place.

Cela permettait également de prévenir que la valse ne soit prétexte à galanterie trop poussée. Les lignes de danse formées respectaient scrupuleusement le rang social des danseurs, qui se tenaient à distance respectueuse l’un de l’autre.

La Révolution fit tomber en désuétude cette danse aristocratique. Les classes populaires se lassaient de la froide austérité de cette danse, et les jeunes aspiraient à une pratique plus enlevée, qui exalte l’esprit. Ils se mirent à danser sur une musique moins rigide : à trois temps, comme le menuet, mais dont le deuxième temps était légèrement avancé, créant une instabilité qui entraînait les danseurs dans des tours virevoltants.

Pour préserver son équilibre, et assurer un déplacement harmonieux, il fallut se rapprocher et former un couple de danse. Un couple « fermé » qui plus est, tirant son énergie de son repli sur lui-même.

Les défenseurs de la morale et de l’establishment furent scandalisés par ces contacts indécents et s’offusquèrent du manque de convenance d’une danse sans protocole qui plaçait l’individu au-dessus des contingences sociales.

Le carcan des convenances sociales se dénouait un peu, et bientôt, dans tous les pays, on accepta cette danse sans protocole qui cédait à l’inspiration du moment. L’ère romantique naissait, et, avec elle, l’affirmation de l’individu et de ses passions, la valse allait en devenir la musique et la danse emblématique.

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Ses doux accents célèbrent la légèreté de l’instant qui entraîne à sa suite les danseurs dans un tourbillon incessant. Leurs mouvements sont voluptueux, ils évoquent la jouissance d’être en harmonie avec son corps et de goûter aux doux plaisirs de la vie.

Le couple de danseur tourne régulièrement autour de la piste dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, tout en tournant rapidement sur lui-même dans le sens horaire. Il tente de rattraper l’instant qui fuit, tout en s’enivrant du moment présent.

La progression du couple doit être fluide, sans à-coups et ses mouvements sont légers mais précis. Les bons danseurs parcourent la piste le long de sa périphérie , les débutants se placent au centre pour ne pas interrompre leur mouvement.

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Les Valseuses, la Valse des truands, la Valse aux adieux de Kundera, tous ses personnages qui se télescopent au gré du jours, avec un rythme tel une valse qui s’emballe …   

Les valseuses

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adieu

La collection Chtchoukine à Paris

Bonjour M’ssieurs, Dames,

J’ai eu la chance de visiter les musées de l’Ermitage à Saint Petersbourg en 2004 et Pouchkine à Moscou en 1997 et admirer plusieurs œuvres de la collection de Sergueï Ivanovitch Chtchoukine

Sa collection fait partie des collections russes d’art les plus remarquables. Depuis déjà longtemps, elle jouit d’une vaste renommée et d’une gloire légitime auprès des artistes et des connaisseurs éclairés de l’art. Il lui est revenu de devenir en Russie le passeur le plus fort des courants artistiques occidentaux, si brillamment exprimés par les œuvres de sa collection de Claude Monnet, Degas, Cézanne, Gauguin, Picasso, Van Gogh, Matisse, Renoir, Derain (… )

Sa collection donne véritablement un tableau fidèle de la peinture la plus récente…C’est pour cela, que j’ai couru revoir ce beau trésor à Paris.

Les trésors français et russes des musées de l’Ermitage et Pouchkine sont à Paris, jusqu’au 20 février 2017, à la Fondation Louis Vuitton, 130 œuvres de la collection Chtchoukine.
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L’événement culturel de l’année, en toute simplicité. Proprement bouleversant de voir de tels chefs-d’œuvre de nos plus grands peintres de l’art moderne… dont la grande majorité nous étaient restés inconnus. Une grande émotion et un plaisir étrange, et surpris.
Dont deux œuvres de l’un de mes Maîtres préférés;  le Douanier Rousseau
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Vue du pont de Sèvres et des coteaux de Clamart. 1908
et
Vue du parc Montsouris.1909
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Deux beautés de Alexandre Rodchenko.
Deux cercles . 1920
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Ligne n° 128. 1920img_6551
Une toile de Ivan Klioune.1916
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Suprématisme. 1916
img_6537Deux merveilles.
Picasso. Garçon au chien. 1904
et Garçon nu. 1906
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 Je craque sur Alexandra Exter. Vu à la galerie Trétiakov à Moscou en 1997
Florence 1914
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Ali, le dernier crieur de journaux de Paris

Bonjour M’ssieurs, Dames,

Ali, le dernier crieur de journaux de Paris, celui qui nous dit, tous les jours, depuis plus de vingt ans, « Ça y est ! Ça y est ! Le Monde est arrivé !»,  a failli de ne plus jamais revenir sur le boulevard Saint-Germain.

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Les entrepôts du journal Le Monde ont en effet quitté Paris, s’éloignant vers Bobigny. C’était trop loin pour qu’Ali, qui est devenu quand même un monsieur âgé, puisse, dans des délais raisonnables, aller récupérer les quelques dizaines d’exemplaires qu’il vend dès l’heure du déjeuner. Sa pile de journaux avait déjà bien diminué : les « gratuits », dans le métro, la presse et les sites d’information en ligne…La concurrence était devenue rude, mais Ali persévérait, même pour quelques dizaines d’exemplaires.
Depuis ce déménagement, Ali disparaît petit à petit de Saint-Germain-des-Prés, dans la plus grande indifférence. C’est une profession qui s’éteint, et avec elle, un symbole.

Les étudiants de Sciences-Po se sont mobilisés en lançant une pétition qui a servi à trouver une solution pour Ali. Le Monde a répondu positivement. Et bravo aux étudiants qui sauvent les belles valeurs humaines.

 » Ça y est ! Ça y est ! Ali est sauvé « , il continuera à nous donner de bonnes et mauvaises nouvelles, avec son esprit facétieux.

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Mes enfants connaissent Ali depuis leur naissance, Ali fait parti de leur vie culturelle !

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Ali, mon frère pakistanais au Flore
«Ça yaï : on a retrouvé le père de Zohra », Ça yaï :« Fuite des cerveaux : Johnny Hallyday quitte la France », Ça yaï :« Encore une catastrophe : la femme de Hollande est revenue », « Ça yaï : Montebourg démissionne  » etc…
Ali Akbar annonce les mauvaises nouvelles, les bonnes… mais aussi celles qui jaillissent de son esprit facétieux.
Emblème de Saint-Germain-des-Prés, ce vendeur de journaux à la criée est une figure du quartier.
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La preuve : Ali a sa tête peinte à l’angle de la rue du Four et de la rue des Canettes. C’est le chroniqueur Emmanuel de Brantes qui a eu l’idée de cette opération. Pour « tisser des liens » entre les habitants d’un quartier, les riverains sont invités à désigner des « êtres aimés » de leur quotidien dont le visage est ensuite peint dans la rue. «  La fresque remporte tous les suffrages. Les voisines d’en face applaudissent. Dans la rue, les gens interpellent Ali. « Mais… c’est toi sur le mur! C’est super! » « Les passants m’ont même obligé à rectifier le portrait d’origine et à peindre Ali avec sa casquette », sourit le peintre. « Si un jour on m’avait dit que j’aurais ma tête peinte sur un mur… Je ne suis pourtant pas une star, hein! Mais ça fait plaisir », lâche Ali avec ses yeux rieurs.
A 55 ans, Ali continue de sillonner les rues. Si, partout où il passe, les serveurs lui tapent dans le dos et les passants lui décochent un regard complice, peu de Germanopratins connaissent son parcours, alors, qu’il est connu dans le monde, les grands médias américains, anglais, japonnais, chinois ont écrit la trajectoire d’Ali.
Né au Pakistan, où il a commencé à travailler dès l’âge de 5 ans, cet ancien mousse débarque à Paris en 1972. Alors qu’il dort sous le pont Saint-Michel, une rencontre avec le professeur Choron, créateur de « Charlie Hebdo », le conduit à vendre la presse. « Le premier jour, j’ai vendu un journal dont le titre était Dieu existe, mais j’enc… le pape. Les gens avaient l’air choqué mais moi, je ne parlais pas français… » Peu à peu, Ali se promène entre la place de Solferino, le Luxembourg, Saint-Michel et Saint-Germain-des-Prés. «
Au début, le contact avec les gens était difficile, se souvient-il. Je sentais que je n’avais pas la bonne couleur. Des patrons de restaurants me jetaient dehors ou des dames mettaient leur main sur leur portefeuille en me voyant. Et puis, j’ai commencé à discuter avec certaines personnes et je leur donnais rendez-vous pour boire un verre après ma tournée. »
Aujourd’hui, Ali Akbar adore raconter qu’il bavarde avec Jean-Louis Debré ou Pierre Moscovici, qu’il a pris un verre avec Sophie Marceau sans savoir qui elle était, s’est baladé à l’arrière du scooter d’Edouard Baer, que Carla Bruni-Sarkozy, qu’il croisait régulièrement chez Castel, s’est levée pour l’embrasser, Ali a été naturalisé français par le bon coeur de  François Mitterrand.
Des paparazzis lui ont proposé de le payer pour savoir où dînaient des personnalités. Mais il a toujours refusé. » Même s’il regrette que Saint-Germain soit devenu « un quartier de frime, avec des habits de luxe », Ali n’est pas prêt de le quitter. « J’ai acheté une maison au Pakistan, mais je me sens beaucoup plus proche de la mentalité française. Je ne me vois pas arrêter complètement ce que je fais. »
Quoi qu’il en soit, le jour où Ali Akbar abandonnera ses journaux, les nouvelles n’auront plus la même saveur à Saint-Germain.
Ali                                                                                   Voici son premier livre
et le deuxième
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Ça yaï  …Ali, tu peux continuer à nous donner de la paix humaine dans ce monde de bruts !!!.
Ton pote dédé de Montreuil

Allée Jean-Jacques Servan-Schreiber

Bonjour M’ssieurs, Dames

Ce matin, je suis allez me balader avec des amis, dans l’allée Jean-Jacques Servan-Schreiber, place Iéna.

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Enfin, une reconnaissance organisée par la Mairie de Paris, il était temps ! Cela fait dix ans qu’il nous a quitté.

Les discours de Christophe Barbier, et de l’Adjointe au Maire de Paris ont retracés son parcours et sa vision du monde, il était en avance sur le temps. Un visionnaire qui manque aujourd’hui à la vie politique.

Ce jour-là, j’ai sollicité le Maire de Nancy, Laurent Hénart pour qu’une place Jean-Jacques Servan-Schreiber lui soit dédiée. Le Maire a bien entendu ma demande et est d’accord pour créer cet événement en 2017 dans la ville ou JJSS a été député de 1970 à 1978. Je vous remercie Monsieur le Maire de votre réactivité.

Je suis très fier et heureux que mes enfants ai pu assister à cette belle fête. Jean-Jacques aurait été heureux de les connaître.

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Linh et Jean avec Edouard Servan-Schreiber

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Jean devant l’affiche de L’Express. Sera t’il un pionner lui aussi ?

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Avec Emile Servan-Schreiber

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Monsieur Robert Badinter, grand ami de JJSS n’a pas manqué ce rdv.

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Jean-Louis Servan-Schreiber, était ravi de connaître mes enfants.

Lien Anne Hidalgo

Le Prix Alphonse Allais 2016 remis à Charlotte Rampling

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Charlotte Rampling a reçu la comète de Allais au théâtre des Deux Anes, intronisée par Alain Casabona, Grand Chancelier, Jacques Mailhot, Camerdingue de l’Académie Alphonse Allais et Francis Perrin, Garde du Sceau et détenteur de la comète de Allais. Jean-Pierre Mocky, précédent lauréat, a remis, le trophée spécialement conçu pour l’académie par Jean-François Guyot ( La Forge du Héron ) devant une salle comble.

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De gauche à droite : Francis Perrin, Jean-Pierre Mocky, Charlotte Rampling, Alain Casabona, Jacques Mailhot, Irène Jacob, André Cardinali.

On ne présente plus Charlotte Rampling. Toutefois, il n’est pas inintéressant de savoir que l’impétrante, qui se définit comme  » acteur britannique d’expression anglaise et française », elle parle un français impeccable – a été élevée en France à l’âge de huit ans; ce qui peut expliquer sa collaboration ultérieure avec de nombreux réalisateurs français tels que François Ozon, Michel Blanc, Mathieu Kassowitz ou encore Yves Boisset.

Inconditionnelle d’Alphonse Allais, Charlotte Rampling nous réserva quelques surprises.

Parmi les pensées et aphorismes préférés de notre actrice métissée anglo-saxon, relevons ceux qu’elle nous a livrée à l’emporte-pièce :

  • Shakespeare n’a jamais existé. Toutes ses pièces ont été écrites par un inconnu qui porte le même nom que lui.
  • Shakespeare, quel horrible nom: ça sonne comme un auvergnat en train de perdre la vie.
  • Je lâcherai tout, même la proie, pour Londres.

Pour terminer, Charlotte Rampling nous régala avec la lecture, en duo avec Irène Jacob, de quelques textes d’Alphy.

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Cet événement culturel a été mis en place par mon ami Alain Casabona. Merci Alain.

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Alain Casabona, Président de l’Académie Alphonse Allais.

Parmi les nombreuses réactions et articles relatifs à cet événement, citons le délicieux billet publié par Bertrand de Saint Vincent dans le Figaro du samedi 7 janvier.

Lien : Article Le Figaro

Lien : Paris-Match parismatchrampling

Le Flore. Exposition photos.

 

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Une exposition à ne pas manquer à la galerie de Anne & Just Jaeckin. Vu le succès, l’expo est prolongée jusqu’au 28 janvier.

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Le Flore n’est pas un endroit branché pour les débranchés, c’est une Université de la Vie culturelle française…

De g. ˆ d; : Jacques-Laurent Bost et son Žpouse Olga, Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir, Jean Cau et Michelle LŽglise-Vian au Flore, comitŽ de rŽdaction des "Temps Modernes". ca 1950.

De gauche à droite :Jacques-Laurent Bost et son Žépouse Olga, Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir, Jean Cau et Michelle LéŽglise-Vian au Flore, comitéŽ de rŽédaction des « Temps Modernes ». 1950. Photo Georges Dudognon.

 

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Les plus belles femmes de Paris et du monde ce sont assises sur les célèbres chaises du Flore.

Le Flore a inspiré mon amie Vahéna Menras pour écrire cette poésie sur votre serviteur.vahena-menras

Je suis heureux que mes enfants connaissent l’école de la vie, que j’ai connue au Flore, ils en garderont de bons souvenirs !

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Après l’expo, allez au Flore pour boire un verre de l’amitié.

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Franklin Servan-Schreiber. Son premier livre !

Bonjour,

je n’ai pas écrit depuis plusieurs mois, pour cause d’affaires personnelles. Je vous prie de m’en excuser.

Je reviens vers vous, pour vous présenter un livre qui me touche, qui donne de l’amour et du courage, surtout dans les moments difficiles que je traverse actuellement.

Le livre de Franklin est un récit bouleversant, un témoignage plein d’espoir et une réflexion à la fois spirituelle et scientifique sur notre quête du bonheur et notre destin commun face aux défis écologiques et technologiques qui s’annoncent.
Connaissant les quatre fils de Jean-Jacques Servan-Schreiber, leur père, je suis d’autant plus touché par le récit de Franklin. Un homme sensible, aimant les autres tout en restant humble. Une belle histoire de vie qui doit nous servir d’exemple.
Franklin cite dans son livre ces mots auxquels, je crois depuis longtemps  » nous sommes tous de passage  » ne l’oublions pas !

Merci Franklin de nous faire partager ton intelligence.

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Avec mes frères, nous avons toujours été unis et solidaires, soudés par les joies de l’enfance et les ambitions de la jeunesse. Lorsque David, l’aîné, l’auteur du best-seller Anticancer, rechute de sa tumeur, toutes nos forces sont mobilisées et nous l’accompagnons jusqu’au bout de son plus grand défi. Il nous avait dit, l’avait écrit : la mort n’est pas injuste. Pourtant, du fond de ma tristesse, confronté à cette disparition trop soudaine bien qu’annoncée, je ne pouvais que m’interroger sur le sens de l’existence : avais-je pleinement vécu ? aurais-je des regrets à la fin ? Et je me souvins de cette fameuse phrase de Confucius que citait notre frère Émile : « On a deux vies, et la deuxième commence lorsqu’on se rend compte qu’on n’en a qu’une. » Je suis alors allé à la rencontre d’un vieil ami de David, Yves, un homme de quatre-vingt-huit ans, d’une expérience de vie admirable doublée d’une profonde sagesse. « C’est un prince », m’avait-on dit. C’est avec lui que j’entrepris cette recherche de sens. »

Quatre frères, un ami, et la recherche du sens de la vie est un récit bouleversant, un témoignage plein d’espoir et une réflexion à la fois spirituelle et scientifique sur notre quête du bonheur et notre destin commun face aux défis écologiques et technologiques qui s’annoncent.

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Franklin donnera une conférence et la signature de son livre,
à 19 heures, le vendredi 25  novembre
à l’Hôtel de l’Industrie. 4, place Saint-Germain des Prés à Paris 6 ème.

Venez nombreux.

Presse :
 » Transmission, transfiguration, permanence, vitalité traversent ce livre réconfortant, impossible à lâcher jusqu’à la dernière ligne  » Psychologies Magazine

 » JJSS sondait l’époque ; David nos cerveaux ; Franklin, dans son livre, s’attaque aux mystères de l’âme  » Paris-Match

 » Une rencontre touchante et pudique avec un homme sensible  » La Côte ( Suisse )

 » Il est des livres qui nous accompagnent dans un moment difficile de la vie. Il est des ouvrages que l’on voudrait avoir écrit.Il est des récits qui redonnent envie. Quatre frères, un ami, et la recherche du sens de la vie est de ceux-là.  Cité Magazine ( Suisse )

Lecteurs :
 » Je voulais vous dire bravo pour ce magnifique témoignage. Je l’ai littéralement dévoré en deux jours. Vous parvenez à transmettre tellement d’émotions, de la surpuissance de l’amour, aux forces qui se déploient naturellement dans les moments de désespoir. Quant à la fin métaphysique, elle remet l’homme à sa place dans cet univers infini et méconnu tout en sublimant ce qu’on oublie souvent : le miracle que représente la vie ! Je n’avais pas envie de vous quitter à la fin du livre. » Camille R.

 »  C’est émouvant et plein de sensibilité. Les mots sont justes, il faut beaucoup de courage pour s’exprimer ainsi. A travers l’histoire singulière de votre famille chacun peut y trouver un peu la sienne.  » Patricia P.

 » Je n’imaginais pas que ce livre serait aussi touchant, drôle et instructif… Un grand merci : j’ai passé d’excellente soirée à déguster votre livre sur mon canapé…tout en dégustant un bon whisky de ma collection. Votre livre m’a appris plein de choses et la bibliographie donne envie d’aller explorer toutes les références que vous citez. » François B.

 »  Votre livre est beau, tendre, sensible, passionnant, intelligent. Vos sentiments et pensées y sont parfaitement exprimés. Il nous parle d’amitié, de compréhension de l’autre, et de partage. enfin il nous explique des choses bien complexes aussi clairement et nettement que possible. subitement on se sent intelligent  » Nicole C.

Je ne peux les citer tous…

Michel Rocard

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Encore un grand qui nous quitte ! Michel Rocard un vrai homme de gauche, qui incarne une partie de l’histoire de la gauche française. Des combats contre la guerre d’Algérie à la préservation de l’Arctique, du PSU à la deuxième gauche, de l’affrontement avec François Mitterrand au Parlement européen, il a toujours gardé une ligne politique réfléchie et constructive.

Certains le comparaient à un ordinateur. Pour avoir également travaillé avec Jean-Jacques Servan-Schreiber, fondateur de l’Express, j’ai pu constater le même fonctionnement intellectuel… Et les mêmes difficultés à faire une carrière politique de premier plan.

D’où l’idée saugrenue qu’en politique, surtout si l’on veut accéder à l’Elysée, il ne faudrait pas être trop « intelligent ». Entendons-nous, il ne s’agit pas de dire qu’il faut être idiot pour réussir… Il s’agit surtout d’être capable de faire des choix simples et de les exprimer de manière compréhensible et facilement identifiable par son public. Toutes choses que ne savait pas faire Rocard qui restait dans l’exigence de la pensée conceptuelle du plus haut niveau.

Dernièrement, il fustigeait la gauche française,  » la plus rétrograde d’Europe à ses yeux, et jugeait que les droits des citoyens ne se résument pas aux acquis sociaux et que le véritable socialisme, c’est l’accès pour tous aux activités de l’esprit ».

Valls, tu dis que je suis ton père en politique, alors maintenant prouve-le !

J’étais chargé des relations avec l’Assemblée nationale quand il était Premier ministre. Il m’avait expliqué qu’il ne fallait pas que je fasse de la politique, qu’il fallait que je fasse autre chose, alors que je m’engageais pour lui ». Manuel Valls.

Citations de Michel Rocard

« La politique est dégueulasse, parce que les hommes qui la font la rendent dégueulasse ».

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J’ai eu la chance de le rencontrer plusieurs fois, il avait accepté de parrainer le 1er défilé de Mode Européen avec la participation de vingt pays  » Cumulus Fashion Tour  » au Carrousel du Louvre et à la Triennale di Milano et de m’apporter son soutien au Salon Européen du Livre de Dijon.

Je vous remercie cher Michel.

Michel RocardCher André Cardinali,
Il m’est agréable d’avoir de vos nouvelles. Je vois qu’une fois de plus que vous êtes d’une grande activité. Je n’en doutais pas !
Bravo pour ce Salon Européen du livre de Dijon. Et l’idée de mettre la Belgique à l’honneur est superbe.
J’aurais aimé y être présent, mais malheureusement, comme mon assistante Catherine Mignon vous l’a déjà confirmé, je suis retenu à Paris tout le  week-end. C’est dommage.
Je garde un excellent souvenir du défilé Cumulus Fashion Tour au Carrousel du Louvre et à la Triennale de Milan, votre efficacité et votre précision dans le travail avaient transformé ce  » patronage » en fête.

Bonne chance, cher André.
Bien cordialement à vous.
Michel Rocard
Député Européen

Paris, le 30 octobre 2008

 

 

 

L’Atelier Picasso sauvé !

Bonjour Mssieurs, Dames,

Il y a des combats qui méritent d’être menés, comme celui de l’Atelier des Grands-Augustins, qui était en péril! Et qui vient de bénéficier d’une décision favorable et sans précédent de la Cour de Cassation.

C’est ICI, que Balzac, Jacques Prévert, Jean-Louis Barrault ont créé certaines de leurs œuvres!. C’est pour cela que je me suis engagé auprès de mon ami, Alain Casabona, délégué général du CNEA ( Comité National pour l’Education Artistique ) qui n’a jamais baissé les bras, malgré les pressions et les anomalies, pour sauvegarder ce lieu rempli d’histoires et de créations pour la jeunesse.

Ce billet est destiné à tous les amis et personnalités qui ont apporté spontanément leurs soutiens et leurs signatures à la Lettre ouverte, adressée au Premier Ministre, Manuel Valls et à la Maire de Paris, Anne Hidalgo, datée de 2014.

Je vous en remercie chaleureusement. Sans oublier mes enfants Linh et Jean qui m’ont toujours soutenu.

Ce billet mérite d’être diffusé auprès de vos amis et des réseaux sociaux. Je compte sur vous. Merci. dédé

C’est ICI, que Picasso a peint Guernica !

photo Grenier

Cher Dédé,

Je sais tout le travail que tu as accompli depuis si longtemps au service de la jeunesse et des artistes et plus largement de la culture. Ton ardeur à soutenir notre cause depuis trois ou quatre ans en témoigne largement, s’il le fallait. Ton ralliement immédiat au noyau dur constitué par les animateurs de notre Comité de soutien, Lucien Clergue, Charlotte Rampling, Didier Lockwood et maître Marc Bellanger, a été décisif pour le développement de notre campagne. Pour paraphraser le Cid: « Nous partîmes cinq cents, mais par un prompt renfort…. » 
C’est pourquoi je pense que le communiqué que tu trouveras ci-joint, ainsi que la décision de justice qui l’accompagne devraient te réjouir, de même que tous ceux que tu as convaincus de nous rejoindre dans ce combat que l’on disait perdu d’avance. Qu’ils en soient chaleureusement remerciés. Certes rien n’est encore gagné; aussi faut-il se garder de tout triomphalisme, mais il s’agit là d’une superbe victoire qui augure d’une heureuse issue.
Avec toute mon amitié,
Alain Casabona,
Délégué général du CNEA

Communiqué de presse, 3 juin 2016

Grenier des Grands-Augustins :

La Cour de Cassation donne raison au CNEA

et condamne sévèrement la Chambre des Huissiers de Justice de Paris

Le CNEA (Comité National pour l’Education Artistique) a la satisfaction d’annoncer que par arrêt de la Cour de Cassation en date du 1er juin 2016, justice lui a été rendue, la Cour Suprême ayant invalidé le congé qui a permis à la CHJP (Chambre des Huissiers de Justice de Paris) de l’évincer du Grenier des Grands-Augustins. Il est désormais jugé de façon définitive que le CNEA a été expulsé du Grenier de manière illégale.

C’est donc à bon droit que le CNEA a engagé cette action judiciaire dans le but de « sanctuariser » ce lieu mythique, ancien atelier de Jean-Louis Barrault et de Pablo Picasso, afin de le protéger et de permettre ainsi au public, et tout particulièrement aux scolaires, de profiter de cet endroit qualifié par le réalisateur Carlos Saura de « lieu le plus emblématique de Paris, digne d’être classé au Patrimoine mondial de l’Humanité. »

Il fallait pour cela éviter que le Grenier ne soit transformé, comme l’étage inférieur, en chambres d’hôtel et suites, le président de la CHJP, Maître Denis Calippe, ayant contracté un bail avec un groupe immobilier, chargé de convertir l’ensemble de l’immeuble, situé 7, rue des Grands-Augustins, en résidence hôtelière de luxe. Afin d’éviter ce désastre, le CNEA avait organisé une vaste campagne et saisi, par le biais d’une lettre ouverte, le Premier ministre et la maire de Paris. A la suite de cette action, la Commission régionale du Patrimoine et des Sites avait voté à l’unanimité le 13 mai 2014 le classement à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques des deux derniers étages de l’immeuble, dont le Grenier.

Faisant fi de cette décision, ledit groupe immobilier avait déposé le 5 août 2014 un permis de construire occultant ce classement. Malgré toutes les interventions du CNEA, entre autres, auprès des pouvoirs publics, la mairie de Paris avait accordé un permis de construire au groupe en question le 15 juillet 2015. Face au danger planant sur les deux derniers étages, le CNEA avait donc décidé de déposer un recours devant le Tribunal administratif le 15 septembre 2015 pour demander l’annulation de ce permis, appuyé dans sa démarche par le Comité de défense des Ateliers des Grands-Augustins.

Toutes les étapes de ce combat sans précédent dans l’histoire du Patrimoine sont retracées sur le site du CNEA (rubriques « Actualité », « Actualité judiciaire » & « Communiqués ») : https://lecnea.wordpress.com/

Le CNEA tient à remercier tous ceux qui lui ont manifesté leur soutien pendant ces années de procédure judiciaire, si lourdes à traverser. Nous ferons état de tous ces soutiens dans un prochain communiqué, après avoir réfléchi aux suites à donner à cette décision de justice et consulté notre Conseil, Maître Marc Bellanger. Une réunion du Conseil d’administration est convoquée à cet effet.

P/O le Bureau national du CNEA

Alain Casabona, Délégué général

Contact : c.n.e.a@wanadoo.fr

Conférence de presse, jeudi 13 novembre 2014 à la Mairie du 6ème arr…

Chers amis,

De Shanghai, je suis, comme vous pouvez l’imaginer, de tout cœur avec vous dans ce combat ultime pour sauver les Grands-Augustins ( Atelier Picasso ) en étant l’un des animateurs du Comité de soutien avec Charlotte Rampling et Didier Lockwood.

 Je remercie Frédéric Beigbeder d’avoir accepté de me représenter.

Je salue tout particulièrement Maître Roland Dumas, dont le témoignage précieux et la ténacité dont il a fait preuve, pour que soit respectée la volonté de Picasso, à savoir le retour de Guernica à Madrid, « quand l’Espagne serait devenue une démocratie ».

J’ai la conviction que la réunion d’aujourd’hui va permettre de trouver enfin une solution positive face à la situation scandaleuse contre laquelle nous protestons. Alerté par le Président de l’Académie des Beaux-Arts, et président de notre Comité de soutien, Lucien Clergue, le Président de la République avait pourtant – c’était en avril 2013 – exprimé clairement sa volonté de voir ce dossier « traité prioritairement ». Un an après, face à l’inertie des pouvoirs publics, le Comité de soutien dont je suis l’un des animateurs, avait pris l’initiative d’adresser une lettre ouverte au Premier ministre et à la Maire de Paris, quelques jours après leur nomination.

La commission régionale du Patrimoine et des sites s’était réunie, et avait – décision semble-t-il sans précédent – voté à l’unanimité le classement du Grenier et de l’étage inférieur, où Picasso a peint Guernica et la Colombe, devenue l’emblème de la paix.

Nous nous étions tous félicités de cette décision, largement relayée par la presse, qui avait titré « le Grenier des Grands-Augustins est sauvé ».

Sauvé ? Tu parles ! Les huissiers, ou plutôt la Chambre des huissiers de Justice de Paris – ne pas confondre – a profité de l’absence de réactivité immédiate des pouvoirs publics pour déposer, en douce, le 5 août dernier, une demande de permis de construire pour transformer l’Hôtel de Savoie…en résidence hôtelière de luxe, après avoir affirmé pendant des mois que telle n’était pas son intention, et que ceux qui véhiculaient cette information étaient des affabulateurs, allant jusqu’à faire état, sur une radio publique, d’ « allégations fantaisistes ».

Le temps des pétitions est passé ! C’est pourquoi, aujourd’hui, nous en appelons au Président de la République pour lui demander d’user de son autorité et de ses pouvoirs pour que les Grands-Augustins retrouvent leur vocation culturelle et artistique, et soient ouverts au public, dans les meilleurs délais. Halte au foutage de gueule : il faut arrêter de tergiverser !

Avec tout le respect que nous devons au Président de la République, nous lui demandons solennellement de prendre ses responsabilités dans cette affaire.

Faute de quoi, la France sera la risée du monde entier pour tous ceux qui sont attachés à ce patrimoine.

André Cardinali dit dédé de Montreuil ou de Shanghai, c’est selon !.

F Beigbeder Conf de presse

Carlos Saura m’a adressé le message suivant :

Cher dédé,

Je crois que ce lieu doit demeurer un lieu inaltérable, un centre de culte et d’admiration qui, en tant que Patrimoine de I’Humanité, mérite donc la plus grande attention de I’Etat français. ll n’est pas vain de penser que le « Guernica » est la plus formidable représentation « des désastres provoqués par la guerre », un tableau-affiche qui symbolise I’horreur et la violence de la guerre, malheureusement toujours présentes à notre époque, où les conflits belliqueux sont une menace permanente pour I’Humanité.

Cette structure de la rue des Augustins qui a accueilli le théâtre, la danse et la peinture, mérite d’être conservée et protégée comme étant le lieu !e plus emblématique de Paris « .

A ce sujet, Carlos Saura prépare un film,  « 33 dias « , dont la sortie est prévue en 2017, le rôle de Pablo Picasso étant confié à Antonio Banderas, celui de Dora Maar à Gwyneth Paltrow. A l’occasion du montage du projet, le CNEA avait accueilli le grand cinéaste au Grenier pour lui permettre de prendre les repères et mesures nécessaires à la reconstitution en studio des ateliers.

Et puisqu’il est question de cinéma, rappelons que chaque scène est précédée de l’ordre du réalisateur : « ACTION ». C’est ce que nous attendons aujourd’hui. Il est temps de mettre un terme à ce mauvais feuilleton !

André Cardinali.

PS : Une anecdote veut qu’Otto Abetz, ambassadeur du régime nazi à Paris, aurait demandé à Picasso, sur le ton de la colère, lors d’une visite à son atelier rue des Grands-Augustins, devant une photo de la toile de Guernica : « C’est vous qui avez fait cela ? », Picasso aurait répondu : « Non… c’est vous »

Aujourd’hui, Picasso pourrait nous dire  » C’est vous qui avez sauvé mon atelier ? oui, c’est nous !.

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Robert Doisneau

Alberto Giacometti

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Après avoir vu la Rétrospective au musée d’Art moderne de Paris en 1991 et à la Fondation Maeght à Saint-Paul de Vence. L’exposition de Giacometti à Shanghai est de loin la meilleure. Ne la loupez-pas si vous passez par ici, jusqu’au 31 juillet.

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Giacometti fait parti des artistes qui sont ancrés dans ma mémoire artistique comme Turner, Picasso, Dali, Delacroix, Calder.

Son père, Giovanni Giacometti, lui-même peintre, le pousse à s’intéresser à l’art. Il peint ses premières œuvres dans le domicile familial, essentiellement des portraits des membres de sa famille ou de ses condisciples, reprenant le style postimpressionniste paternel. Au terme de ses écoles obligatoires, Alberto part étudier à l’École des beaux-arts de Genève avant d’arriver à Paris en janvier 1922. Il emménage en décembre 1926 au 46 rue Hippolyte-Maindron (14e arr) dans « la caverne-atelier » qu’il ne quittera plus, malgré sa petite taille et son inconfort.

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Après avoir visité les Ateliers de Dali à Portlligat près de Cadaquès , Picasso rue des Grands-Augustins, Delacroix place de Fürstenberg, Calder à Saché,  j’aurais tant aimé connaître l’atelier de Giacometti, ou il créa la majorité de ses œuvres et m’asseoir à côté de lui dans le rade qu’il fréquentait tous les jours.

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Il fréquente l’atelier d’Antoine Bourdelle à Montparnasse. Il découvre le cubisme, l’art africain et la statuaire grecque et s’en inspire dans ses premières œuvres. Ses sculptures sont en plâtre, parfois peintes secondairement, ou coulées en bronze, technique qu’il pratiquera jusqu’à la fin de sa vie. Il étudia aussi au collège de Leonard de Vinci où il s’ennuya énormément.

Pour mieux connaître son oeuvre, il publie ce texte magnifique en 1933 :

« Depuis des années, je n’ai réalisé que des sculptures qui se sont offertes tout achevées à mon esprit ; je me suis borné à les reproduire dans l’espace sans y rien changer, sans me demander ce qu’elles pouvaient signifier. […] Rien ne m’est jamais apparu sous la forme de tableau, je vois rarement sous la forme de dessin. Les tentatives auxquelles je me suis livré quelquefois, de réalisation consciente d’une table ou même d’une sculpture ont toujours échoué. […] L’objet une fois construit, j’ai tendance à y retrouver transformés et déplacés des images, des impressions, des faits qui m’ont profondément ému (souvent à mon insu), des formes que je sens m’être très proches, bien que je sois souvent incapable de les identifier, ce qui me les rend toujours plus troublantes… » 

Giacometti a été l’un des premiers graffeurs, il avait compris qu’il fallait faire découvrir l’art dans la rue. Je ne pouvais pas le remarquer ! et ne pas penser à Jean-Michel Basquiat.

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J’ai craqué pour ses deux dessins.

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pour cette statuette

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et pour cette photo prise par Henri-Cartier – Bresson, en 1961, rue d’Alésia.

1961 FRANCE.  Personalities. 1961. Paris. 14th arrondissement. Rue d'AlÈsia. Alberto GIACOMETTI, Swiss painter and sculptor. Image envoyÈ ‡ Pascale Giffard (Transaction : 632203948288906250) © Henri Cartier-Bresson / Magnum Photos

Alberto Giacometti et Henri Cartier-Bresson se sont rencontrés à Paris dans les années 1930. De cette rencontre est née une relation toute particulière qu’Henri a décrite en ces mots – publiés dans le journal The Queen du 1er mai 1962 :

Giacometti est un des hommes les plus intelligents que je connaisse, d’une honnêteté sur lui-même et sévère sur son travail, s’acharnant là où il éprouve le plus de difficultés. A Paris il se lève vers trois heures, va au café du coin, travaille, vadrouille à Montparnasse et se couche au jour. (…) Son visage a l’air d’une sculpture qui ne serait pas de lui, sauf les sillons des rides. La démarche très personnelle, un talon se pose très avant, peut-être a-t-il eu un accident, je ne sais pas, mais la démarche de sa pensée est encore plus curieuse, sa réponse va bien au-delà de ce que vous avez dit : il a tiré un trait, additionne et ouvre une autre équation. Quelle vivacité d’esprit, le moins conventionnel et le plus honnête qui soit. (…) Chez Alberto l’intellect est un instrument au service de la sensibilité. Dans certains domaines sa sensibilité prend de curieuses formes, par exemple méfiance de tout laisser-aller affectif avec les gens. Enfin cela ne regarde pas les lecteurs de Queen, pas plus que des descriptions d’Alberto prenant son café au lait au lit. Suffit, c’est mon ami. 

Le hasard a voulu qu’aujourd’hui, la Fondation Henri Cartier-Bresson se situe dans un atelier d’artiste du XIVe arrondissement de Paris, à deux pas des ateliers où Alberto Giacometti oeuvrait jadis…

 

Match de foot à Shanghai

 

Football : Shanghai SIPG – Hangzhou Greentown 1 – 0
Chinese Super League – Shanghai Stadium – Samedi 21 Mai 2016

35 000 spectateurs. Temps pluvieux.

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Emu dans le couloir qui mène les équipes sur le terrain, un jeune français installé à Shanghai depuis 2 ans,  accompagne l’attaquant ivoirien Jean Kouassi sur le terrain .

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Jean Cardinali a dit avant le match à Jean Kouassi  » je vais te porter chance « . Le seul but du match a été marqué par l’attaquant ivoirien. En échange, il lui a donné son maillot n° 17 et l’a invité au prochain match pour à nouveau lui porter chance. C’est le premier match de football professionnel auquel le jeune français assistait. C’est une belle première !

Jean Kouassi

Jean Cardinali, a été le meilleur joueur et meilleur buteur, lors d’un tournoi scolaire entre 6 écoles internationales en 2015, avec son équipe Shanghai American School,

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Jean a rencontré à Roissy, le joueur chilien du Bayern de Munich, Arturo Vidal surnommé « El Guerrero[»

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Jean à vraiment de la chance, il est invité par Didier Deschamps, sélectionneur de l’équipe de France à l’EURO 2016.

Mon septennat, mon œuvre !

Bonjour M’ssieurs-Dames,

De Grands Travaux en faveur de la culture.

Marquer la capitale française de sa politique, de son histoire. La plupart des présidents de la Vè République ont souhaité réaliser de grands travaux, témoignages de leur septennat.

Si le général De Gaulle et Valéry Giscard d’Estaing n’ont pas véritablement marqué de leur empreinte la ville de Paris ou le paysage français par la commande de réalisation architecturale d’envergure, George Pompidou, François Mitterrand et Jacques Chirac ont quant à eux confié à des architectes novateurs des réalisations qui connaissent aujourd’hui une renommée internationale.

Georges Pompidou lance la tendance avec le Centre Beaubourg. Passionné d’art contemporain a l’idée de créer un immense espace culturel en plein centre de Paris, sur l’esplanade Beaubourg. Il organise alors un grand concours international. Parmi les 650 projets proposés, c’est celui de Renzo Piano et de Richard Rogers qui est retenu. Et il s’agit d’un projet novateur ! Avec ses cheminées de paquebot, ses tubes métalliques et ses couleurs vives, l’édifice terminé en 1977 suscite la polémique. Mais désormais, les collections de ce Musée national d’Art moderne sont plébiscitées dans le monde entier. Visiteurs annuels : 3 millions

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François Mitterrand débute son premier septennat en décidant de la construction de l’Opéra – Bastille afin de décharger l’Opéra Garnier. Conçu par Carlos Ott, tout de verre et de marbre, le très moderne Opéra Bastille est inauguré le 14 juillet 1989, pour le bicentenaire de la Révolution française. La même année, un autre chantier ambitieux est inauguré : la construction de la Pyramide du Louvre qui s’intègre dans le projet Grand Louvre, un plan de rénovation visant à valoriser les qualités d’exposition du Louvre. C’est l’architecte sino-américain Ieoh Ming Pei qui surprend en plaçant au centre de la cour Napoléon, cette pyramide de verre et d’acier haute de 21,65 mètres, en guise de porte d’entrée au célèbre musée. Visiteurs annuels 8 millions

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La Cité de la Musique, l’Arche de la Défense, l’institut du Monde Arabe sont également à ajouter aux nombres des Grands Travaux de François Mitterrand. Son dernier ouvrage, est celui de l’agrandissement de la Bibliothèque Nationale de France. Construite d’après les plans de Dominique Perrault, la Bibliothèque François Mitterrand s’organise autour de quatre tours, symbolisant quatre livres ouverts.

Jacques Chirac ne déroge pas à la règle. Son monument à lui ? le musée du Quai Branly, réalisé par Jean Nouvel. Visiteurs annuels 1 500 000

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A l’inverse de leurs prédécesseurs, Nicolas Sarkozy et François Hollande n’auront pas réalisé de grands travaux culturels,  c’est un signe de regrettable désintérêt envers la Culture et le patrimoine de la France !

« Les hommes politiques se situent de plus en plus dans l’éphémère, ils passent sans laisser de traces “

Aujourd’hui, ce sont des grands patrons qui les remplacent : Bernard Arnault avec la Fondation Louis Vuitton et François Pinault avec un Musée d’art contemporain  à la Bourse de Commerce en 2018. Sans oublier, Vladimir Poutine avec l’église orthodoxe et un centre culturel russe près du Pont de l’Alma, réalisé par Jean-Michel Wilmotte.

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Tous ces grands travaux n’ont guère de sens s’ils ne sont pas accompagnés d’une politique ambitieuse de formation du public, d’où l’importance de l’éducation artistique qui constitue toujours la cinquième roue du carrosse dans le parcours éducatif. A l’exception de Jacques Chirac, qui a repris la promesse non tenue de François Mitterrand en 1981, à savoir élaborer une grande loi sur l’éducation artistique, loi qui, accompagnée de mesures budgétaires importantes, ne sera votée que le 6 janvier 1988, nos présidents ne se sont guère intéressés à ce qui constitue la base de la pyramide. Par ailleurs, en ce qui concerne le mécénat, constatons que la plupart des projets n’ont pu voir le jour que grâce à l’argent public ou à celui des actionnaires. Ce qui ne retire rien à la qualité d’oeuvres comme la fondation Arnault, mais il serait temps que ceux qui s’apprêtent à se présenter à l’élection présidentielle et l’opinion publique prennent conscience que la réalisation la plus ambitieuse d’une Nation, c’est la satisfaction des intérêts des jeunes générations. Ce à quoi tente de s’employer le CNEA.( Comité National pour l’Education Artistique ) Enfin, constatons les difficultés que rencontrent les défenseurs du Patrimoine. Il n’est pour s’en convaincre que de mesurer l’ampleur des dégats causés par l’absence d’une volonté politique claire et ferme sur un dossier comme celui des Ateliers des Grands-Augustins où Picasso a peint Guernica. En conclusion, disons qu’éducation artistique, défense du Patrimoine et « grands travaux » constituent les trois éléments indissociables d’une authentique politique culturelle. La recette ? Volonté politique, budget équilibré, formation des maîtres et changement de cap des médias, tout particulièrement du service public.