Le blog de Dédé de Montreuil

" Sortons des grands ensembles pour aller voir les Grands Ensemble "

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Yara Lapidus. Jean-Michel Wilmotte

Bonjour M’ssieurs, Dames,

Actualités.

L’album de mon amie Yara Lapidus,   » Indéfiniment » est dans les bacs, une pure merveille de textes écrit par Yara et de musiques réalisées par Gabriel Yared, le grand compositeur  et arrangeur français d’origine libanaise.

 » Le point de départ est le timbre de Yara, pour lequel j’ai composé mes mélodies. Ses textes sont venus ensuite presque naturellement et un thème s’est imposé : l’amour, traité dans chaque chanson sous un angle différent. Les mots, la richesse des images qu’ils suscitent sont les séquences d’un film imaginaire… » Gabriel Yared

Photo : Fanny Latour-Lambert

L’album a été enregistré dans le célèbre studio Abbey Road à Londres, le complexe de studios d’enregistrement le plus grand et le plus célèbre au monde, créé en 1931. Les Beatles, Pink Floyd, Kanye West, U2, Michael Jackson … sont passés par-là !

J’ai toujours eu une belle amitié avec Yara depuis sa participation comme styliste au 1er défilé de mode, que j’ai conçu pour la jeunesse libanaise, après 17 années de guerre, place des Martyrs à Beyrouth.  Ils étaient 20 jeunes créateurs franco-libanais, diplômés  de la Chambre Syndicale de la Haute- Couture Parisienne, rempli d’espoir, de vie et d’enthousiasme.

Hôtel Lutécia

Après quatre années de rénovation, le célèbre et unique grand hôtel de la Rive-Gauche a ré-ouvert ses portes, entièrement repensé par mon fidèle ami, Jean-Michel Wilmotte, afin de rendre le lustre et la place du Lutécia dans l’hôtellerie de luxe.

La rénovation et la transformation des lieux sont des plus fidèles à l’esprit Art nouveau, puis Art déco. Privilégiant la lumière naturelle, la pierre de taille et les matériaux nobles (marbre, bronze, bois et cuir), Jean-Michel Wilmotte  a imaginé un vaste paquebot moderne aux lignes strictes et épurées. «Nous avons mis en exergue la beauté d’origine en y juxtaposant des éléments contemporains», explique Borina Andrieu, directrice de l’agence Wilmotte.

Telle une proue, le bar Joséphine de 10 mètres de long impressionne dès l’entrée. Aux murs, des fresques champêtres ont été découvertes sous les couches de peinture dévoilent citronniers et grappes de raisin. Une oeuvre d’art !

La pièce maîtresse du restaurant  Le Saint-Germain est certainement sa verrière de type Eiffel, peinte en transparence par Fabrice Hyber de personnages colorés. Le petit fumoir-bibliothèque rappelle les rendez-vous littéraires du passé avant de passer à table.

En sous-sol, la piscine de 17 mètres bénéficiant de lumière naturelle. est le clou du spa de 700 m2, ouvert au public (6800 € l’année). Et la liste d’attente est déjà longue !

David Lynch a prêté son nom à une suite de l’hôtel Lutetia.

Comment ne pas penser à Serge Gainsbourg et aux nombreuses nuits passés ensemble au bar à refaire le monde ! et aussi à Joséphine Baker dont j’ai eu la chance de rencontrer un soir bien arrosé près du piano.

 

 

 

 

 

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Mon septennat, mon œuvre !

Bonjour M’ssieurs-Dames,

De Grands Travaux en faveur de la culture.

Marquer la capitale française de sa politique, de son histoire. La plupart des présidents de la Vè République ont souhaité réaliser de grands travaux, témoignages de leur septennat.

Si le général De Gaulle et Valéry Giscard d’Estaing n’ont pas véritablement marqué de leur empreinte la ville de Paris ou le paysage français par la commande de réalisation architecturale d’envergure, George Pompidou, François Mitterrand et Jacques Chirac ont quant à eux confié à des architectes novateurs des réalisations qui connaissent aujourd’hui une renommée internationale.

Georges Pompidou lance la tendance avec le Centre Beaubourg. Passionné d’art contemporain a l’idée de créer un immense espace culturel en plein centre de Paris, sur l’esplanade Beaubourg. Il organise alors un grand concours international. Parmi les 650 projets proposés, c’est celui de Renzo Piano et de Richard Rogers qui est retenu. Et il s’agit d’un projet novateur ! Avec ses cheminées de paquebot, ses tubes métalliques et ses couleurs vives, l’édifice terminé en 1977 suscite la polémique. Mais désormais, les collections de ce Musée national d’Art moderne sont plébiscitées dans le monde entier. Visiteurs annuels : 3 millions

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François Mitterrand débute son premier septennat en décidant de la construction de l’Opéra – Bastille afin de décharger l’Opéra Garnier. Conçu par Carlos Ott, tout de verre et de marbre, le très moderne Opéra Bastille est inauguré le 14 juillet 1989, pour le bicentenaire de la Révolution française. La même année, un autre chantier ambitieux est inauguré : la construction de la Pyramide du Louvre qui s’intègre dans le projet Grand Louvre, un plan de rénovation visant à valoriser les qualités d’exposition du Louvre. C’est l’architecte sino-américain Ieoh Ming Pei qui surprend en plaçant au centre de la cour Napoléon, cette pyramide de verre et d’acier haute de 21,65 mètres, en guise de porte d’entrée au célèbre musée. Visiteurs annuels 8 millions

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La Cité de la Musique, l’Arche de la Défense, l’institut du Monde Arabe sont également à ajouter aux nombres des Grands Travaux de François Mitterrand. Son dernier ouvrage, est celui de l’agrandissement de la Bibliothèque Nationale de France. Construite d’après les plans de Dominique Perrault, la Bibliothèque François Mitterrand s’organise autour de quatre tours, symbolisant quatre livres ouverts.

Jacques Chirac ne déroge pas à la règle. Son monument à lui ? le musée du Quai Branly, réalisé par Jean Nouvel. Visiteurs annuels 1 500 000

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A l’inverse de leurs prédécesseurs, Nicolas Sarkozy et François Hollande n’auront pas réalisé de grands travaux culturels,  c’est un signe de regrettable désintérêt envers la Culture et le patrimoine de la France !

« Les hommes politiques se situent de plus en plus dans l’éphémère, ils passent sans laisser de traces “

Aujourd’hui, ce sont des grands patrons qui les remplacent : Bernard Arnault avec la Fondation Louis Vuitton et François Pinault avec un Musée d’art contemporain  à la Bourse de Commerce en 2018. Sans oublier, Vladimir Poutine avec l’église orthodoxe et un centre culturel russe près du Pont de l’Alma, réalisé par Jean-Michel Wilmotte.

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Tous ces grands travaux n’ont guère de sens s’ils ne sont pas accompagnés d’une politique ambitieuse de formation du public, d’où l’importance de l’éducation artistique qui constitue toujours la cinquième roue du carrosse dans le parcours éducatif. A l’exception de Jacques Chirac, qui a repris la promesse non tenue de François Mitterrand en 1981, à savoir élaborer une grande loi sur l’éducation artistique, loi qui, accompagnée de mesures budgétaires importantes, ne sera votée que le 6 janvier 1988, nos présidents ne se sont guère intéressés à ce qui constitue la base de la pyramide. Par ailleurs, en ce qui concerne le mécénat, constatons que la plupart des projets n’ont pu voir le jour que grâce à l’argent public ou à celui des actionnaires. Ce qui ne retire rien à la qualité d’oeuvres comme la fondation Arnault, mais il serait temps que ceux qui s’apprêtent à se présenter à l’élection présidentielle et l’opinion publique prennent conscience que la réalisation la plus ambitieuse d’une Nation, c’est la satisfaction des intérêts des jeunes générations. Ce à quoi tente de s’employer le CNEA.( Comité National pour l’Education Artistique ) Enfin, constatons les difficultés que rencontrent les défenseurs du Patrimoine. Il n’est pour s’en convaincre que de mesurer l’ampleur des dégats causés par l’absence d’une volonté politique claire et ferme sur un dossier comme celui des Ateliers des Grands-Augustins où Picasso a peint Guernica. En conclusion, disons qu’éducation artistique, défense du Patrimoine et « grands travaux » constituent les trois éléments indissociables d’une authentique politique culturelle. La recette ? Volonté politique, budget équilibré, formation des maîtres et changement de cap des médias, tout particulièrement du service public.

 

 

 

Jean-Michel Wilmotte, l’architecte qui redessine la planète !

Bonjour M’ssieurs, Dames,

Jean-Michel Wilmotte, l’architecte favori des grands patrons. Son style sobre, son respect des budgets et sa forte réactivité sont plébiscités dans le monde entier.

Son agence, Wilmotte & Associés, accumule les commandes publiques et privées. Jean-Michel Wilmotte est l’architecte qui parle à l’oreille des patrons. Celui que le CAC 40 s’arrache. LVMH, L’Oréal, Schneider Electric, Bouygues, Safran… Mais aussi Xavier Niel, le fondateur de Free-Iliad, qui lui a confié la Halle Freyssinet, son futur incubateur de start-up, et Jacques-Antoine Granjon, celui de Vente-privée, pour lequel il a des projets fous à Saint-Denis. Il y a également la réhabilitation de l’hôtel Lutetia, le campus Qu4drans à Balard, l’opération Cœur d’Orly… Même les majors du BTP comme Vinci, qui vient de terminer avec lui le stade Allianz Riviera de Nice, ne tarissent pas d’éloges. Quant aux promoteurs, ils l’adulent.

Lien agence Wilmotte:  http://www.wilmotte.com/fr

Le 19 mars, les bulbes spectaculaires de l’église orthodoxe russe, quai Branly ont été dévoilées. L’inauguration aura lieu en octobre avec la présence de Vladimir Poutine et de François Hollande.

Image centre spirituel & culturel orthodoxe russe à Paris CREDIT : Wilmotte & Associés SA

Centaine de projets en cours

Car Wilmotte est une marque, une signature qui rapporte, presque un placement garanti. Son style sobre, est plébiscité ; l’époque étant révolue des fulgurances démiurgiques qui vont de pair avec les dérapages budgétaires. « C’est une architecture reposante, épurée, comme l’iPhone de Steve Jobs, dans un autre domaine. » dit Pierre Berger, le PDG d’Eiffage.

Au 68 rue du Faubourg-Saint-Antoine, près de l’Opéra-Bastille, l’agence Wilmotte & Associés enchaîne en permanence une centaine de projets », indique Borina Andrieu, la directrice du développement. Tous les lundis, entouré d’une petite équipe, Jean-Michel Wilmotte passe en revue les appels d’offres. Des concours auxquels il soumissionne en fonction de l’expertise de son agence, mais aussi de ses relations, très nombreuses. Il y a surtout les commandes directes, qui pèsent plus des deux tiers de l’activité. Une situation unique qui lui vaut le qualificatif d’ »architecte d’affaires ». Une quinzaine de directeurs de projet, chacun à la tête d’une équipe de 3 à 20 architectes, constitue la colonne vertébrale de l’agence. C’est la garde rapprochée de Jean-Michel Wilmotte à qui il confie ses esquisses au feutre – un Pentel bleu roi de préférence – une fois le projet calé avec le client. Régulièrement, il fait le point avec eux, rectifie, améliore en dessinant sur des rouleaux de calque.

Mains Wilmotte

Talents nombreux et intégrés

La force de Wilmotte & Associés, c’est un savoir-faire à la fois large et intégré. Parmi les 200 salariés, de 26 nationalités différentes, on compte des architectes, bien sûr, mais aussi une douzaine d’infographes qui réalisent films 3D et images de synthèse des projets. Déterminant pour emporter les suffrages lors d’une présentation.

Urbaniste, designer, architecte, à 68 ans, Jean-Michel Wilmotte change constamment d’échelle : mobilier urbain, scénographie d’exposition, restaurants et hôtels, tours d’habitation, sièges sociaux, palais des congrès, stades… « Ma spécialité, c’est de n’en avoir aucune », dit ce grand créatif capable de dessiner un objet et une ville, comme le projet du Grand Moscou, qui s’étend sur 162.000 hectares. « Il n’y a pas de taille critique en architecture », dit Borina Andrieu. Jean-Michel Wilmotte a été formé à l’architecture d’intérieur, à l’école Camondo. Il a un vrai talent pour imaginer les espaces – qualité des circulations, de la lumière, des matériaux – là où d’autres mettent tout dans la façade. » Cela fait dire parfois qu’il n’y a pas de style Wilmotte, plutôt une esthétique.

 Créatif arrangeant

Cet entremetteur a un talent plutôt rare dans sa profession : il écoute. Ou plutôt il entend. « Si quelqu’un a des souhaits, il faut lui donner. Cela ne me dérange pas, à condition de ne pas tomber dans le pastiche », explique-t-il. Selon lui, un bâtiment reflète l’identité du client avant celle de l’architecte. C’est sa façon de faire : aller sur un lieu pour comprendre, trouver.  » Il a des évidences qu’il exprime subitement », raconte Borina Andrieu, qui se souvient avoir vu des projets naître sur des bouts de nappe. L’entrepreneur qu’il est a aussi un sens aigu de l’argent. Celui de ses clients, ce qui n’est pas si commun. Plutôt que de grands gestes architecturaux, ses bâtiments, simples et massifs, ne se démodent pas. « Ils coûtent souvent moins cher aussi et se vendent mieux », dit-il.

Carnet d’adresses mondial

En quatre décennies, Wilmotte & Associés a accumulé les références mondiales, de la Corée au Brésil. L’agence de Londres, ouverte en 2007, sert à son rayonnement international. Et l’architecte continue d’enrichir son carnet d’adresses, l’un des plus fournis et des plus éclectiques de France et à travers le monde.

Et tel un capitaine d’industrie, il a créé une fondation d’entreprise Wilmotte à Venise, Identifier et reconnaître les jeunes talents.

« Aider un jeune architecte ou un artiste dans les premiers moments de sa carrière » est l’un des axes essentiels des actions menées par Jean-Michel Wilmotte et la Fondation.

Fondation 0 Venise

Jean-Michel Wilmotte a été élu à l’Académie des Beaux-Arts, le 25 février 2015

Jean-Michel Wimotte a développé une expertise dans le domaine de la muséographie en concevant des projets pour d’importantes institutions : Musée du Louvre, Musée d’ Orsay, Musée du Quai Branly. Musée des Arts Décoratifs, Museé San Domenico. Forli. (Italie), Musée National. Beyrouth.( Liban). Musée Doha. (Qatar), Musée Isa Art. Séoul. (Corée du Sud), Musée Solyanka. (Moscou)…

Jean-Michel Wilmotte a collaboré avec Leoh Ming Pei au Musée du Louvre pendant vingt ans et à restructuré à Pékin en 2007, le Ullens Center for Contemporary Art. (premier centre artistique privé installé en Chine).

 Je suis fier, d’avoir été nommé, ambassadeur de Jean-Michel Wilmotte en Chine, afin de lui apporter de nouveaux projets dans l’Empire du Milieu.

Merci Jean-Michel.

L’architecture, c’est une tournure d’esprit et non un métier. Le Corbusier.

 

 

 

 

 

 

 

 

Une belle histoire d’Amour par Frédéric Beigbeder !

Bonjour M’ssieurs, Dames,

Avant de vous présenter le dernier livre de Frédéric Beigbeder, je voudrais encore le remercier pour avoir accepté d’être mon ambassadeur en présentant un texte pour sauver l’Atelier Picasso, lors d’une conférence de presse. ( voir billet  » Lettre ouverte au Président de la République  » 4 novembre 2014 ). Sur ton idée, le Prix Saint-Germain de Shanghai sera remis le 5 novembre à Shanghai par Jean-Michel Wilmotte. Je t’embrasse Fredo. Une belle histoire d’amour, ça fait du bien, dans ce monde de bruts !

L’idylle mécon­nue d’Oona O’Neill et Jerry Salin­ger.

« Il arrive toujours un moment où les hommes semblent attendre la catastrophe qui réglera leurs problèmes. Ces périodes sont généralement nommées : avant-guerres. Elles sont assez mal choisies pour tomber amoureux.
En 1940, à New York, un écrivain débutant nommé Jerry Salinger, 21 ans, rencontre Oona O’Neill, 15 ans, la fille du plus grand dramaturge américain. Leur idylle ne commencera vraiment que l’été suivant… quelques mois avant Pearl Harbor. Début 1942, Salinger est appelé pour combattre en Europe et Oona part tenter sa chance à Hollywood. Ils ne se marièrent jamais et n’eurent aucun enfant. »

Frédé­ric Beig­be­der est un grand enfant, qui a décidé de se pencher, dans Oona &Salin­ger (Gras­set), sur l’histoire de deux jeunes adultes, encore en gesta­tion. Lorsqu’ils se rencontrent en 1940, Oona O’Neill et Jerry Salin­ger n’ont que quinze et vingt-et-un ans. Elle est la fille du drama­turge améri­cain et prix Nobel de litté­ra­ture Eugène O’Neill. L’immense aura de son père permet à cette appren­tie comé­dienne -aussi légère que ce dernier est torturé- de figu­rer dans les pages mondaines des maga­zines people entou­rée de ses amies les héri­tières Gloria Vander­bilt et Carol Marcus.

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Elle a sa table dans le carré VIP du Stork Club, l’un des plus établis­se­ments les plus bran­chés de New-York. Cest là qu’elle se lie d’amitié avec Truman Capote. Jerry, fils d’un commerçant froma­ger, n’est que toléré dans ces endroits à la mode où l’on plébis­cite cette ingé­nue beauté. Le jeune écri­vain n’a alors publié qu’une poignée de nouvelles. Mais son mètre quatre-vingt-dix et son regard sombre séduisent la jeune fille, qui s’embarque dans ce flirt avec la fougue de ses seize ans. « C’est entre seize et vingt-deux ans qu’on aime vrai­ment, écrit Beig­be­der. L’amour est absolu, sans la moindre hési­ta­tion. Oona et Jerry s’aimaient ainsi sans réflé­chir, les yeux écarquillés ».

Si leur rela­tion reste chaste, le jeune homme passe des nuits à lui lire ses écrits, elle, lui confie le drame de sa vie. L’indif­fé­rence de ce père, si célèbre, qui a quitté sa mère, l’écri­vaine Agnès Boul­ton, lorsqu’elle avait deux ans. Cet homme à qui elle écri­vait de poignantes lettres d’enfant : « Papa je t’aime, ne m’oublie pas ». Il n’a jamais su lui tendre la main. S’il lui répond, bien des années trop tard, c’est pour la sommer de ne pas jouer les star­lettes et d’arrê­ter de lui faire honte. Après son titre de Glamour Girl au Stork Club, il lui décoche même ces mots assas­sins : « Toute cette publi­cité que tu as eue est de mauvaise qualité, sauf si ton ambi­tion est d’être une actrice de seconde zone, le genre qui a sa photo dans les jour­naux pendant deux ans et puis retourne dans l’obscu­rité de sa stupide vie sans talent ».

Oona, « orphe­line d’un père vivant et célèbre », écrit Beig­be­der, dissi­mule cette faille derrière son sourire toujours écla­tant. Elle aspire à la légè­reté, se laisse aimer par Jerry Salin­ger, qui est atten­dri par cet ange à sauver. Ils se baladent main dans la main dans Central Park, échangent des baisers sur leur banc de Washing­ton Square, volent des livres d’occa­sion sur la 4e Avenue, fréquentent les clubs à la mode. « Lui est certes fier de sortir avec la fille d’un si grand drama­turge, décrypte Bertrand Meyer-Stabley, auteur d’Oona Chaplin(ed.Pygma­lion), mais il est surtout séduit par sa grande origi­na­lité. C’est un person­nage poétique, son prénom qui signi­fie  »unique » en gaélique, est comme une brise ».

Mais au bout de quelques semaines, le vent tourne. Leurs natures si diffé­rentes commencent déjà à les sépa­rer. Elle supporte mal le mauvais carac­tère et l’ambi­tion déme­su­rée de son amou­reux, se lasse de ce cheva­lier servant aussi exclu­sif qu’irri­table. L’écri­vain sent bien qu’elle lui échappe. La guerre fait rage en Europe. Se sentant sur le point de perdre la bataille des senti­ments, il décide de s’enga­ger, de partir libé­rer la France. Elle ne vien­dra pas lui dire au revoir, et part tenter sa chance à Holly­wood. Fin de cette première belle histoire d’amour, pense-t-elle. Mais le futur auteur du best-sellerL’attrape-coeurs ne capi­tule pas. Il lui écrit des lettres enflam­mées. Chacune des nouvelles qu’il rédige depuis le front est aussi à lire comme un texte à clé qui lui est adressé. « La guerre et ses atro­ci­tés lui font subli­mer leur histoire, et il vit très mal le fait qu’elle ait tourné la page de son côté. Il la met alors sur un piédes­tal pour mieux la lapi­der, en lui écri­vant une lettre horri­ble­ment bles­sante, lorsqu’elle lui apprend sa rencontre avec Char­lie Chaplin », raconte Bertrand Meyer Stabley.

Le coup de foudre est immé­diat entre la jeune comé­dienne de dix-sept ans et le célé­bris­sime Char­lot, qui en a alors plus de cinquante. Orson Welles avait prédit, en lisant les lignes de la main d’Oona, qu’elle épou­se­rait son ami, dès qu’elle l’aurait rencon­tré. Malgré l’ire de son père et le scan­dale provoqué par leur diffé­rence d’âge, miss O’Neill s’unit à Chaplin, en cati­mini, en 1943, juste après ses dix-huit ans, à Carpin­te­ria, à côté de Santa Barbara. Ils vécurent heureux et eurent huit descen­dants. « Cette enfant seule […] se cher­chait un protec­teur, quelqu’un pour l’adop­ter, comme un chat qui fait semblant d’être indé­pen­dant et réclame son bol de lait à heures fixes. Elle ne pouvait se conten­ter d’un adoles­cent belliqueux, d’un fantas­sin expa­trié, d’un écri­vain ombra­geux, et encore moins d’un vété­ran trau­ma­tisé », analyse Frédé­ric Beig­be­der. Ce dernier, pour­tant grand fan de Salin­ger, avoue comprendre le choix d’Oona. Le grand enfant, qui vient lui-même de se marier, a mûri.

Jean-Michel Wilmotte élu à l’Académie des beaux-arts

Jean-Michel Wilmotte élu à l’Académie des beaux-arts. 

Au cours de sa séance plénière du mercredi 25 février 2015, l’Académie des beaux-arts a élu :  Jean-Michel Wilmotte au fauteuil précédemment occupé par Michel Folliasson (1925-2011), dans la section d’Architecture.

Né en 1948 à Soissons, Jean-Michel Wilmotte est architecte urbaniste et designer. Spécialiste des rénovations, restructurations et aménagements intérieurs, il est reconnu en France et à l’étranger pour son approche éclectique de l’architecture et son souci du détail, notamment dans le choix et l’emploi des matériaux.

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Diplômé en 1973 de l’école Camondo où il étudie l’architecture d’intérieur, il fonde son bureau d’études à Paris en 1975. Ayant obtenu son diplôme d’architecte en 1993, il commence à travailler à grande échelle, en développant le concept d’ »architecture intérieure des villes ». Au fil des années, l’agence Wilmotte & Associés, implantée aujourd’hui en France, au Royaume-Uni, en Italie, en Corée du Sud et au Brésil, se diversifie et œuvre principalement  dans cinq domaines principaux : l’architecture, l’architecture d’intérieur, la muséographie, l’urbanisme et le design.

A Paris, Jean-Michel Wilmotte a rénové le collège des Bernardins (2008), le palais de la Mutualité, l’hôtel Mandarin Oriental, et de nombreux espaces de musées (Louvre, Orsay). Le cinéma MK2 Bibliothèque et plus récemment l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière ont également été conçus par son agence. Depuis l’automne 2014, il pilote le réaménagement de la Halle Freyssinet dans le 13e arrondissement de Paris, destiné à devenir la vitrine parisienne du numérique. Jean-Michel Wilmotte s’est également affirmé comme un concepteur en urbanisme, créant beaucoup de mobilier urbain à Paris et dessinant des schémas directeurs de projets d’aménagement urbains et paysagers.  Parmi les multiples réalisations de l’agence, espaces commerciaux, sièges sociaux, espaces de loisirs, logements, etc… on peut également citer la rénovation ou la conception de musées tels que le musée National du Chiado à Lisbonne ou le musée d’art islamique à Doha (Qatar).

En 2005, la Fondation d’entreprise Wilmotte est créée dans le but de sensibiliser les jeunes architectes aux problématiques de conservation et de réhabilitation du bâti ancien.

L’agence travaille actuellement sur les projets de Centre spirituel et culturel orthodoxe russe à Paris, le Centre de Congrès de Metz, l’Université européenne de Saint-Pétersbourg, un parc écologique à Bakou en Azerbaïdjan, de nouveaux quartiers à Libreville au Gabon, ou encore un mémorial de l’esclavage à Loango au Congo et la rénovation de l’hôtel Lutécia.

***Jean-Michel Wilmotte m’a missionné comme Ambassadeur pour un développement d’architecture et d’urbanisme en Chine.

Je tiens à le féliciter pour cette nomination et pour m’avoir fait confiance. André Cardinali

 

NOUS AVONS BESOIN DE VOUS POUR SAUVER L’ATELIER PICASSO

APPEL CULTUREL

Que va devenir le Grenier-atelier de Picasso à Paris ? Le Comité National pour l’Education Artistique (CNEA), qui l’anime, a reçu jeudi une ordonnance d’expulsion mais continue d’espérer une « solution amiable » avec le propriétaire.

 » Ce sont les montagnes russes, on ne sait pas très bien où l’on va. Nous voudrions avoir l’assurance solennelle que la Chambre des huissiers de justice de Paris ne va pas exécuter cette ordonnance », déclare à l’AFP Alain Casabona, délégué général du CNEA.

Situé au 7 rue des Grands-Augustins, l’Hôtel de Savoie qui abrite l’atelier où Picasso a peint « Guernica« , appartient aux huissiers de justice de Paris et de la Petite-Couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne).

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Le CNEA occupe à titre gracieux le grenier-atelier, au dernier étage, après avoir rénové à ses frais en 2002 cet espace laissé à l’abandon pendant des années. Il y organise des manifestations artistiques et des ateliers pour enfants.

Mais la Chambre des huissiers de justice de Paris a demandé fin 2012 au CNEA de quitter les lieux car elle entend trouver un « repreneur » qui rénoverait et louerait l’ensemble de l’immeuble.

Le CNEA refusant de partir, la Chambre des huissiers de Paris a saisi en urgence le Tribunal de Grande Instance (TGI) de Paris. Le juge des référés a ordonné le 4 juillet l’expulsion de l’association sous quinze jours après notification de l’ordonnance. L’association a fait appel.

Décidé à résister, le CNEA a organisé jeudi une conférence de presse dans l’ancien atelier du maître, aux poutres apparentes, en présence de l’actrice Charlotte Rampling et du violoniste Didier Lockwood, qui participent aux activités de l’association.

Un comité de soutien animé par André Cardinali dit  » dédé de Montreuil « , lancé récemment, a réuni les signatures de personnalités comme Jacques Delors, Michel Rocard, Jean-Jacques Debout, Jacques Séguéla, Jean-Michel Wilmotte, Bernard-Henri Lévy. Marie-Christine Barrault, Eugénie Bachelot – Prévert, André Bercoff, Pierre Cornette de Saint-Cyr, Michèle Cotta, Jean Daniel, Jean-Jacques Debout, Jacques Mailhot, Christine Géricot, Serge Moati, François Morel, Patrick Poivre- d’Arvor, Grâce de Capitani, Pierre Santini, Cyrielle Clair, Jean-Pierre Mocky, Jean-Noël Jeanneney, Joël Martin ( La Comtesse du Canard ) Gilbert Grellet  ( AFP ), Hélène Nougaro, Pierre Terrasson, Bernard Lavilliers, Rona Hartner, Nicoletta, Kate Barry, Raghunath Manet, François Marthouret, Rick Odums, Patrick Rotman, Nicolas Stavy, Hermine de Clermont-Tonnerre, Pierre Lescure, Pierre Arditi, Olivier et Yara Lapidus, Aimé Nouma…

Nous avons reçu également le soutien de Jack Lang président de l’Institut du Monde Arabe

Photo Conférence

André Cardinali, Didier Lockwood, Charlotte Rampling et Alain Casabona au Grenier.

Charlotte Rampling a évoqué « les ondes » que diffuse ce lieu. Didier Lockwood voudrait que ce grenier mythique devienne « un phare » démontrant « l’importance de l’éducation artistique ».

Coup de théâtre

Le ton de la conférence était plutôt optimiste. « Depuis hier, une solution amiable a l’air de se dégager avec un héritier Picasso qui négocie actuellement avec la Chambre des huissiers de Paris », a annoncé M. Casabona.

Il ne révèle pas le nom de l’héritier concerné pour ne pas risquer de compromettre les discussions mais indique que l’idée serait de créer une fondation.

Cette solution devrait permettre au CNEA de rester dans les lieux et de poursuivre ses activités, ajoute-t-il.

Mais une fois la conférence de presse terminée – coup de théâtre – un huissier est venu remettre à M. Casabona l’ordonnance d’expulsion. « On a quinze jours pour quitter les lieux », constate le délégué général qui préfère penser que tout peut encore s’arranger.

Le CNEA se bat également pour que l’Etat classe ce grenier dans lequel Picasso a installé son atelier parisien de 1937 à 1955, avant d’en être expulsé. Auparavant, le grenier avait accueilli Jean-Louis Barrault, qui y a créé sa première compagnie (1934-1936). Et Balzac y a situé son « Chef d’oeuvre inconnu ».

Le Président de l’Académie des Beaux-Arts Lucien Clergue a écrit fin mars une lettre à François Hollande pour le sensibiliser à cette question du classement.

Lettre Lucien Clergue

Dans une lettre du 15 avril rendue publique par le CNEA, le chef de l’Etat a répondu au photographe qu’il avait demandé à la ministre de la Culture Aurélie Filippetti  » de se saisir prioritairement de ce dossier « .

Lettre François Hollande

Le ministère de la Culture a fait savoir qu’il avait commencé à se pencher sur la question du classement.

Lettre Ministère de la Culture

UNE DEMANDE DE CLASSEMENT ANNONCÉE

Afin d’empêcher tout projet de réaménagement par un promoteur privé, Jean-Pierre Lecoq, maire du 6e arrondissement de Paris, avait de son côté annoncé sa « demande de classement sur l’inventaire supplémentaire du Grenier » et disait vouloir « accélérer la procédure ». À la différence du « classement historique », cette démarche n’implique pas de participation financière de l’État.

« Mais il faut aller vite », a estimé  Jean-Pierre Lecoq, présent dans la salle lors de la conférence de presse, « c’est une question de volonté politique ». 

LETTRE Jean-Pierre Lecoq à Aurélie Fillippetti

En 1990, Jack Lang  sauve le Fouquet’s  d’un rachat par des financiers, désireux de transformer ce haut lieu parisien en galerie marchande, en l’inscrivant  à l’inventaire des Monuments historiques.

VENEZ-NOUS REJOINDRE

pour défendre ce lieu d’histoire, patrimoine de

la France et de l’Espagne

C’est notre devoir et du civisme

Reportage sur France 3 Ile de France

http://culturebox.francetvinfo.fr/latelier-parisien-ou-picasso-a-peint-guernica-est-menace-137587

L’Arena, un rêve partagé…

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Dans ce temps de crise, il y a heureusement des entrepreneurs qui investissent dans ce pays meurtri par la peur du lendemain.

Jacky Lorenzetti  après avoir vendu Foncia a décidé de réaliser et financer une grande et belle ambition : construire à Nanterre – La Défense, L’Arena la plus moderne d’Europe … 100 % privé, particularité unique en France. Budget estimé : 320 Millions d’Euros.

Plaquette Arena http://www2.sgti.fr/infos/arena92/Plaquette%20Arena92.pdf

Ce sera un lieu unique où alterneront avec le même niveau de confort les chocs des matchs de rugby, les rythmes d’un concert rock, les travaux studieux d’une convention d’entreprise et les envolées lyriques d’un opéra classique. Ce rêve est un espace résolument magique, au coeur du Manhattan français. Un rêve partagé…

Jacky Lorenzetti à quatre  » métiers  passion  » : la viticulture, l’immobilier, la gestion financière et le sport. C’est en reprenant  le Racing-Métro 92, le plus vieux club de l’ élite du rugby français, que lui vient l’idée de construire un stade pour le club afin d’assurer son avenir et son autonomie financière, de développer son économie à travers l’organisation de manifestations de toute nature, et de devenir leader du rugby européen.

Quand Apple s’est développée, Steve Jobs a considéré qu’il avait atteint son niveau d’incompétence en tant que manager. Pendant un an, il  a cherché le manager. En 1984, il a convaincu John Sculley, Président de Pepsi-Cola en lui disant : ” Tu ne vas vendre toute ta vie des bulles, viens diffuser l’intelligence.

Combien de personnes s’accrochent à leur pouvoir, alors qu’elles sont devenues illégitimes… ?

Jacky Lorenzetti en a fait de même, en allant chercher Pascal Simonin, ancien directeur du Stade de France et ancien de Bouygues Construction.  Les succès du Stade de France, c’est lui, il a tout compris avant les autres.

J’ai eu la chance de rencontrer plusieurs fois, Pascal Simonin grâce à mon pote Thierry Saint-Antoine. . Pascal est un homme intelligent, développeur, sachant déléguer et surtout en restant humble et humain, comme tous les grands d’ailleurs !!!

Ce ne sont pas les galons qui l’animent, mais le travail d’équipe, la solidarité comme il l’a apprise dans le bâtiment.

Pascal Simonin, défendant l’Arena !!!

Vingt-sept cabinets internationaux d’architectures ont participé à ce concours d’architecture avec des projets ambitieux et de qualité, c’est finalement Christian de Portzamparc qui a remporté le marché. Bonne chance.

Mon pote Jean-Michel Wilmotte était co-lauréat avec trois autres cabinets. J’aurais tant aimé qu’il remporte cette réalisation, son projet était génial avec un édifice culturel et un élément de dynamisation.

Lors d’une tournée des équipements sportifs et culturels européens et américains, Jacky Lorenzetti et Pascal Simonin font très rapidement un constat : la France ne dispose pas de salles couvertes accueillant plus de 15 000 personnes. L’Arena comble donc ce manque en Europe et permet de rattraper le retard de la France . Grâce à une modularité et une flexibilité exceptionnelles, l’Arena est un produit complet et polyvalent. La structure est entièrement flexible grâce à un toit rétractable et à des tribunes amovibles. 40 000 personnes en mode concert, 30 000 en mode stade.

Sur le modèle des stades anglais, les tribunes sont construites en conséquence : verticalité importante et distance minimale entre les premiers rangs et la ligne de touche. Enfin, on va vivre des moments merveilleux ! Proches des joueurs. La livraison de la réalisation est prévue pour 2014 : grues, buldozers,marteau-piqueurs… faites vite, afin de nous faire vivre des grands moments précieux de joie et de découvertes.

Merci Monsieur Lorenzetti et Amitié fidèle à Pascal Simonin. 

PS : si vous avez besoin de mes conseils, n’hésitez pas à me contacter.

Dernière Heure… Flash
Je viens d’apprendre que malheureusement le projet est en danger parce qu’il y a des intellectuels irresponsables qui sont prêts à sacrifier des centaines d’emplois et mettre au chômage les 100 personnes qui bossent déjà sur le chantier, parce que le projet ne respecterait pas leur vision de l’urbanisme !

Ils attaquent vendredi 6 avril le permis de construire ce qui va bloquer l’opération !!!

La rage, alors qu’ils avaient le soutien de prêt de 80% de la population de Nanterre selon deux sondages indépendants ! Et  l’adhésion de toutes les résidences les plus proches !

Quand allons-nous arrêter le pouvoir de tous ces incapables planqués dans des couloirs poussiéreux ? C’est trop facile pour eux puisqu’ils n’entreprennent rien.

Quand je pense que 80 % des jeunes Français souhaitent, selon les instituts de sondage, devenir fonctionnaires. 

Notre pays est mort – vivant !

Tous garantis à vie, tous protégés par l’Etat-providence dont on ne veut en aucun cas admettre la langueur pourtant mortelle qui l’étreint depuis des décennies.

Slogan général : nous voulons tout.

Alors, plus de risques, plus d’aventures, plus de rêves ? France réveille toi, sinon, ils vont te bouffer !!! Je suis en colère …

Et vive le Racing – Métro 92

Jean-Pierre, le Khalif de l’architecture…

Salut M’ssieurs-Dames,

Vu le nombre de mes lecteurs de plus en plus présent, je vais vous présenter un de mes Maîtres : Monsieur Jean-Pierre Khalifa, architecte bien connu et Président du SAD ( Salon des Artistes Décorateurs ) de 1985 à 2003.

Que de souvenirs avec cet homme intelligent, curieux, généreux, créatif, le mot Amitié fait parti de sa carapace.

Ayant collaboré à ses côtés, comme Chargé des partenariats et du développement : au Grand Palais, à Beyrouth et au Carrousel du Louvre, il m’a toujours laissé réaliser mes idées et mes projets en m’encourageant vivement. La liberté de créer !

Depuis 1901, date de sa fondation, la Société des Artistes Décorateurs a incarné la décoration en France. Ses archives représentent à la fois la mémoire du goût français pour le décor intérieur et les objets d’ameublement et le panorama le plus complet des styles.

Le Corbusier, Raymond Duchamp-Villon, Louis Marjorelle, Paul Follot, Jean Puiforcat, Robert Mallet-Srevens, Charlotte Perriand,, Raoul Dufy, Pierre Chareau, Maurice Dufrène, René Lalique,Robert Delaunay, Jean Dunand, Michel Dufet, André Arbus, Louis Süe, Guimard, Ruhlmann, Philippe Stark, Jean-Michel Wilmotte ont tous exposés des oeuvres uniques et originales sans oublier Raymond Moretti avec sa fresque monumentale d’Albert Einstein affichée sur le parvis du Grand Palais et le dessin sur le catalogue officiel du SAD 1990 ( ci-dessous)

Le SAD fut la dernière exposition au Grand Palais en 1994 avant les grands travaux, c’est là que j’ai fait exposé mon ami Jean-François Guyot pour la réédition du livre de Gustave Eiffel.

Jean-Pierre Khalifa étant un des architectes du groupe Oger, Rafic Hariri lui demanda d’organiser le SAD à Beyrouth en 1995. Première manifestation internationale après 17 années de guerre. Une structure de 7500 m2 a été installée sur la Place des Martyrs avec la présence de 450 artistes français qui ont exposés des œuvres exceptionnelles. Des Maîtres-verriers ont organisé une exposition dans la Basilique Saint-Georges encore rempli de sacs de sable et de douilles de mitraillettes, un trou d’obus énorme dans la chair de la Basilique laissait passer un faisceau de soleil sur les vitraux de l’exposition, des peintres ont présentés leurs toiles au Musée Sursock et des artisans leurs outils et leurs savoirs au Centre Culturel Français,  pour aider les libanais à reconstruire leur pays meurtri.

J’ai profité de cette grande manifestation pour exposer 40 modèles de 20 jeunes stylistes libanais et français dans l’enceinte même de l’exposition. Parrainé par dix grands couturiers de la Haute-Couture. Une Première…

A force de faire des aller et venue devant la statue de la Place des Martyrs, j’ai décidé en 48 heures d’organiser le premier défilé de mode «  SAD Beyrouth 95 «  après les 17 années de guerre devant 3000 personnes. Une belle fête de la jeunesse et de la création. Nous sommes fiers d’avoir rendu heureux les libanais ce jour-là !!!

C’est pour tout cela que j’ai écrit cette phrase dans L’Orient – Le – Jour qui a été reprise par plusieurs communautés religieuses :

La Renaissance du Liban, passera par la jeunesse et la Culture…

 Le Liban restera à jamais gravé dans mon cœur et dans mon cerveau. Merci encore Président Khalifa…

C’est encore lui qui m’a permis de créer et réaliser le 1er défilé européen de mode «  Cumulus Fashion Tour » avec la présence de 50 stylistes de 20 pays européens au Carrousel du Louvre le 4 mai 2002 à l’occasion du dernier salon du SAD (56 ème édition) «  european way(s) of life. Ce défilé a été présenté à La Triennale di Milano et au London Collège.

Le défilé a été diffusé au 20 heures de TF1 avec 14 millions de téléspectateurs. Un record ! ( c’était la vieille du 2ème tour des présidentielles entre Chirac et Le Pen )

Aujourd’hui, Jean-Pierre Khalifa coule une retraite méritée après avoir tant donné.

J’en profite pour vous présenter son fils Serge qui a créé avec sa femme Olivia, Live & Home qui est reconnue comme étant la seule émission premium musicale du web. Elle dévoile les plus grands artistes comme vous ne les avez jamais vus.

http://www.liveathome.tv/

Au mois de décembre 2011, Live & Home s’est déplacé à la Tour Eiffel pour accueillir Johnny Hallyday lors d’un concert unique pour ses fans afin de présenter sa prochaine tournée.

De nombreux artistes se sont succédés, dans la superbe maison de Serge et Olivia à Boulogne : Coeur de pirate, Maroon 5, Gaëtan Roussel, Ben l’Oncle Soul, Jamie Cullum, N*E*R*D, Duffy, Mika, chacun a offert son Live & Home.

Les Khalifa des artistes dans l’âme, je les remercie encore de m’avoir fait confiance.

Un Garage va mourir

SOUVENEZ-VOUS : le garage du faubourg Saint Antoine ( priez pour lui) va mourir, va disparaître au mois de juillet, sous les gravats avec sa mémoire, sa sueur, le travail des mécanos, des tôliers, le pistolet des peintres, ses outils usés, les boulons éparpillés, son pont élévateur à l’ancienne, les chiottes à la turc dans la cour et surtout mes pôtes François ; un pur génie-trouvetou et coco le yougo.

C’est triste, un garage qui disparaît en plein cœur de la Bastoche, eh ! les promoteurs, les démolisseurs, les entrepreneurs, les loueurs et les acheteurs, SOUVENEZ-VOUS, quand même que vous aller avoir la chance d’être sur un lieu historique du vieux Paris avec du vécu, SVP, ses artisans, ses marchands de meubles et canapés, ses miroitiers, ses vitriers, ses bronziers, ses marchands de glace, ses ferronniers, ses bougnats comme chez Paul à l’angle de la rue de Lappe et Charonne,

Le faubourg St Antoine jusqu’à la place d’Aligre, était le premier quartier à Paris, des premiers immigrés en France, SOUVENEZ-VOUS, le ghetto des ritaux, c’est là qu’ils faisaient du troc avec ceux qui partaient au bled avec des valises remplis de clops (des Gauloises), du chocolat, de la moutarde et ceux qui en revenaient avec du jambon et du parmesan de Parme, des pâtes, etc..Moi, en tous les cas. JE M’EN SOUVIENS.

Je me rappelle de mes souvenirs de môme ( 8 ans) quand j’accompagnais mon père, mon oncle, mon frère René, mon cousin Loulou pour livrer les meubles qu’ils fabriquaient à Montreuil dans le camion bleu avec un dessin de Pinocchio sur le toit et cette pub version Bleustein Blanchet «  les meubles Louis Galluzzo, les meubles qu’ils vous faut »

Mon frère et mon cousin loulou, fréquentaient les bars à prostitués de la rue de la Roquette et de la rue de Lappe, (Bastille était en concurrence avec Pigalle), ils m’emmenait dans des bars dont « La Roulotte«  (tiens, tiens comme l’appart de Yves Montand) voir leurs copines ( mon œil) qui m’offraient des bonbêques et des diabolo menthe, pendant que les deux loustiques montaient dans les étages la serviette à la main…

Ils sont passés par là : Jean-François Bizot, toute l’équipe d’Actuel et Nova, mon ami Jean-Michel Wilmotte,( l’architecte), Jean – Paul Gaultier, MC Solaar,  les filles du Bario Latino, les matchos, les dealers, les maquereaux de la rue de Lappe et les danseurs du Balajo ; même Alain Delon et John Malkovich y ont tourné dans un film.

Sans oublier, le barbier du faubourg, qui maquillait les macs avec de la poudre de riz et du rouge à lèvres, c’était le QG des zazoux, bienvenue Brigitte Fontaine.

SOUVENEZ-VOUS , Monsieur Aristide Briand ,le gars de Montmartre…avec sa Nini…

A la Bastille

on aime bien Nini peau de chien

elle est si bonne et si gentille

on aime bien, qui ça ?

Nini peau de chien, où ça ?

A la Bastille

REFRAIN

Mais celui qu’elle aime

qu’elle a dans la peau

c’est Bibi la crème

parc’qu’il est costaud

parc’qu’c’est un homme

qu’as pas les foies blancs

aussi faut voir comme Nini l’a dans la peau

REFRAIN ET FIN.