Le blog de Dédé de Montreuil

" Sortons des grands ensembles pour aller voir les Grands Ensemble "

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NOUS AVONS BESOIN DE VOUS POUR SAUVER L’ATELIER PICASSO

APPEL CULTUREL

Que va devenir le Grenier-atelier de Picasso à Paris ? Le Comité National pour l’Education Artistique (CNEA), qui l’anime, a reçu jeudi une ordonnance d’expulsion mais continue d’espérer une « solution amiable » avec le propriétaire.

 » Ce sont les montagnes russes, on ne sait pas très bien où l’on va. Nous voudrions avoir l’assurance solennelle que la Chambre des huissiers de justice de Paris ne va pas exécuter cette ordonnance », déclare à l’AFP Alain Casabona, délégué général du CNEA.

Situé au 7 rue des Grands-Augustins, l’Hôtel de Savoie qui abrite l’atelier où Picasso a peint « Guernica« , appartient aux huissiers de justice de Paris et de la Petite-Couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne).

Coups-de-theatre-au-Grenier-des-Grands-Augustins-ancien-atelier-de-Picasso_article_main

Le CNEA occupe à titre gracieux le grenier-atelier, au dernier étage, après avoir rénové à ses frais en 2002 cet espace laissé à l’abandon pendant des années. Il y organise des manifestations artistiques et des ateliers pour enfants.

Mais la Chambre des huissiers de justice de Paris a demandé fin 2012 au CNEA de quitter les lieux car elle entend trouver un « repreneur » qui rénoverait et louerait l’ensemble de l’immeuble.

Le CNEA refusant de partir, la Chambre des huissiers de Paris a saisi en urgence le Tribunal de Grande Instance (TGI) de Paris. Le juge des référés a ordonné le 4 juillet l’expulsion de l’association sous quinze jours après notification de l’ordonnance. L’association a fait appel.

Décidé à résister, le CNEA a organisé jeudi une conférence de presse dans l’ancien atelier du maître, aux poutres apparentes, en présence de l’actrice Charlotte Rampling et du violoniste Didier Lockwood, qui participent aux activités de l’association.

Un comité de soutien animé par André Cardinali dit  » dédé de Montreuil « , lancé récemment, a réuni les signatures de personnalités comme Jacques Delors, Michel Rocard, Jean-Jacques Debout, Jacques Séguéla, Jean-Michel Wilmotte, Bernard-Henri Lévy. Marie-Christine Barrault, Eugénie Bachelot – Prévert, André Bercoff, Pierre Cornette de Saint-Cyr, Michèle Cotta, Jean Daniel, Jean-Jacques Debout, Jacques Mailhot, Christine Géricot, Serge Moati, François Morel, Patrick Poivre- d’Arvor, Grâce de Capitani, Pierre Santini, Cyrielle Clair, Jean-Pierre Mocky, Jean-Noël Jeanneney, Joël Martin ( La Comtesse du Canard ) Gilbert Grellet  ( AFP ), Hélène Nougaro, Pierre Terrasson, Bernard Lavilliers, Rona Hartner, Nicoletta, Kate Barry, Raghunath Manet, François Marthouret, Rick Odums, Patrick Rotman, Nicolas Stavy, Hermine de Clermont-Tonnerre, Pierre Lescure, Pierre Arditi, Olivier et Yara Lapidus, Aimé Nouma…

Nous avons reçu également le soutien de Jack Lang président de l’Institut du Monde Arabe

Photo Conférence

André Cardinali, Didier Lockwood, Charlotte Rampling et Alain Casabona au Grenier.

Charlotte Rampling a évoqué « les ondes » que diffuse ce lieu. Didier Lockwood voudrait que ce grenier mythique devienne « un phare » démontrant « l’importance de l’éducation artistique ».

Coup de théâtre

Le ton de la conférence était plutôt optimiste. « Depuis hier, une solution amiable a l’air de se dégager avec un héritier Picasso qui négocie actuellement avec la Chambre des huissiers de Paris », a annoncé M. Casabona.

Il ne révèle pas le nom de l’héritier concerné pour ne pas risquer de compromettre les discussions mais indique que l’idée serait de créer une fondation.

Cette solution devrait permettre au CNEA de rester dans les lieux et de poursuivre ses activités, ajoute-t-il.

Mais une fois la conférence de presse terminée – coup de théâtre – un huissier est venu remettre à M. Casabona l’ordonnance d’expulsion. « On a quinze jours pour quitter les lieux », constate le délégué général qui préfère penser que tout peut encore s’arranger.

Le CNEA se bat également pour que l’Etat classe ce grenier dans lequel Picasso a installé son atelier parisien de 1937 à 1955, avant d’en être expulsé. Auparavant, le grenier avait accueilli Jean-Louis Barrault, qui y a créé sa première compagnie (1934-1936). Et Balzac y a situé son « Chef d’oeuvre inconnu ».

Le Président de l’Académie des Beaux-Arts Lucien Clergue a écrit fin mars une lettre à François Hollande pour le sensibiliser à cette question du classement.

Lettre Lucien Clergue

Dans une lettre du 15 avril rendue publique par le CNEA, le chef de l’Etat a répondu au photographe qu’il avait demandé à la ministre de la Culture Aurélie Filippetti  » de se saisir prioritairement de ce dossier « .

Lettre François Hollande

Le ministère de la Culture a fait savoir qu’il avait commencé à se pencher sur la question du classement.

Lettre Ministère de la Culture

UNE DEMANDE DE CLASSEMENT ANNONCÉE

Afin d’empêcher tout projet de réaménagement par un promoteur privé, Jean-Pierre Lecoq, maire du 6e arrondissement de Paris, avait de son côté annoncé sa « demande de classement sur l’inventaire supplémentaire du Grenier » et disait vouloir « accélérer la procédure ». À la différence du « classement historique », cette démarche n’implique pas de participation financière de l’État.

« Mais il faut aller vite », a estimé  Jean-Pierre Lecoq, présent dans la salle lors de la conférence de presse, « c’est une question de volonté politique ». 

LETTRE Jean-Pierre Lecoq à Aurélie Fillippetti

En 1990, Jack Lang  sauve le Fouquet’s  d’un rachat par des financiers, désireux de transformer ce haut lieu parisien en galerie marchande, en l’inscrivant  à l’inventaire des Monuments historiques.

VENEZ-NOUS REJOINDRE

pour défendre ce lieu d’histoire, patrimoine de

la France et de l’Espagne

C’est notre devoir et du civisme

Reportage sur France 3 Ile de France

http://culturebox.francetvinfo.fr/latelier-parisien-ou-picasso-a-peint-guernica-est-menace-137587

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Les Pleurs du Mâle de Aimé Nouma

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Mon ami, le slameur, Aimé Nouma est à l’affiche avec la sortie de son premier livre  » Les pleurs du mâle  » parût aux éditions Universlam dans la Collection   » Entre Guillemets « .

Couverture 1(1)Les Pleurs du Mâle, un recueil de poésie slam contenant des chroniques parisiennes commencées à la fin des années 70.

Un Temps, rappelons-le, où le Sida n’existait pas encore. Temps où les immeubles n’étaient pas bardés de digicodes et où les caméras n’espionnaient pas en permanence la ville et ses sous-sols. Des tranches de vie, souvent celles de l’auteur, un ex-jeune des cités monté dans la capitale pour se chercher.

Des histoires d’amour, de sexe, d’argent, de quête de soi, de désir d’enfant, de banditisme et d’espoirs…

Des faits divers, largement teintés d’humour et d’érotisme avec, en toile de fond, Paris, la ville lumière, dont les quartiers populaires se modifient au gré des opérateurs immobiliers.

Les aventures quasi cinématographiques du  » Black – Titi  » de Paname  » comme on le surnomme dans l’univers du slam…

Né au Cameroun, ancien virtuose du ballon rond, Aimé s’est converti en jongleur de mots qu’il met en musique avec un flow très fluide.

Pour faire connaître et aider cet artiste hors du commun, acheter son livre à 10 euros, je vous le demande amicalement pour la défense des artistes.

Voici la préface du livre que je lui ai écrite :

Aimé, comment ne pas l’Aimer ?

Lors de notre rencontre dans les faubourgs de Levallois, j’ai compris qu’Aimé avait l’âme et le talent d’un artiste.

Regardez-le respirer, réfléchir, mater et vous serez  de suite conquis !

Avec son sourire de môme, avec sa démarche et sa gouaille de gadjo, ses verbes claquent et ses mots sont bien en place.

Je suis certain que Vian, Prévert, Apolinaire et Victor Hugo l’auraient apprécié.

Le crayon à la main, il a rempli des pages pour nous faire rêver et nous faire fantasmer…

Je suis très fier qu’il ait écrit un slam sur mézigue avec une recherche sur ma personnalité.

Aimé, continue à bouger, tu en as le corps et l’esprit.

Amitié fidèle…

Dédé de Montreuil

Il m’a fait l’honneur d’insérer le slam ci-dessous :

Salut Mon Dédé,

Faut croire que je suis  un peu con parfois, pour ne pas me rendre compte de la chance que j’ai d’avoir un pote comme dédé de Montreuil, malgré le temps qui passe.
Trop de la balle ton blog, ça me donne carrément envie d’avoir le même.
Au fait Dédé, tu voudrais pas être mon manager ?

Je t’ai fait un petit slam, mais il y a tellement à dire sur toi que je n’ai parlé que de la première soirée chez Laurie, donc il y aura une suite que j’ai déjà en tête puisque c’est du vécu. Dis moi ce que tu en penses. Amitié. Aimé.

Dédé de Montreuil, un aristo de la zone
St Germain, c’est son destin…
Comme l’attestent encore de beaux restes
il paraîtrait :qu’il était beau gosse le keum,
le gadjo quand il était plus jeune.
Que ça lui avait même permis defaire son gigolo.
Mais, ce n’est pas ce qui m’a marqué, sans conteste
quand je l’ai rencontré pour la première fois,
dans les beaux quartiers de la commune de Levallois
au cours d’un dîner mondain chez une relation commune.
Peu commun le bonhomme à la chevelure presque blanche.
Bonne mise, bonne mine, complet-veston,chemise blanche,
Westons et qui se recommandait de la Zone …Du 9.3..
Des quartiers chauds de la Seine-St-Denis ,ces endroits…
où banal petit rital , il avait grandi …
c’était fait ses premiers amis.
Et qui maintenant se faisait appeler Dédé, Dédé de Montreuil, Monsieur dédé de Montreuil
“Je suis un Aristo de la Zone” balançait-il avec une pointe d’orgueil.
St Germain, c’est son destin…
Et des barres de rires, à cette tablée,on s’en ai tapé ce soir là.
Car le drôle de Monsieur s’est avéré sympa, drôle , cultivé, tout ça.
Alternant verlan, argot, javanais et un langage chatié matiné de mots gitans,
il nous en a fait passer du bon temps ,nous racontant
avec humour et par le menu,
des vraies histoires vécues:
le Saint Germain-des-Prés des seventies, des sixties,
les bandes de voyous d’antan
les soirées de ouf du showbiz
les bastons, la schnouf, la tise…
Lipp, les Deux Magots, le Drugstore, Le Flore…
St Germain, c’est son destin…
Sans oublier les femmes:
les poufs, les stars, les starlettes…les grandes dames.
Il parlait aussi avec ferveur ,voire amour
de ses actions, ses combats pour l’intégration des jeunes , des défavorisés.
racontant ses victoires et aussi ses fours.
Il disait qu”il avait été favorisé par la vie
parlait des rencontres importantes de sa vie
citant de ci-de la des noms comme Mocky, Séguela, Aznavour, Servan-Schreiber,
Dali, Rocard, Prévert, MC Solaar, Cora Vaucaire, Mitterrand, etc..
Et là , il ouvrait les vannes ,mais sans monopoliser la parole,
et entre deux bonnes vannes ,(c’est un cas d’école)
il racontait, racontait, racontait , racontait, racontait
et nous on l’écoutait parce qu’il n’était pas là
à se la raconter …
Dédé au Départ, il était pas aiDé, mais il avait Décidé d’avoir un Destin… à St Germain….
St Germain, c’était son destin…

Le Slameur2coeur : Aimé

dédé en 1967

Dédé en 67