Le blog de Dédé de Montreuil

" Sortons des grands ensembles pour aller voir les Grands Ensemble "

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Salut l’artiste !

Salut M’ssieurs-Dames,

Alphonse Allais a écrit un jour  » ne me demandez pas mon âge, il change tout le temps « . Cette réplique pourrait s’appliquer à Charles Aznavour qui a déclaré récemment :  » j’ai décidé de ne plus fêter mon anniversaire avant 100 ans « .

Raymond Devos, à l’occasion de ses soixante dix ans s’était fendu d’un :  » fini les anniversaires : j’arrête définitivement de vieillir !  »

Sacré trio.

Ok, Charles, on ne va pas vous pister pour vous apporter un Daring Bakers avec 90 bougies, tel l’entarteur planqué dans les allées du festival de Cannes et s’apprêtant à perpétuer ses horribles forfaits ( si vous voulez savoir le nom de la prochaine victime, vous pouvez m’inviter chez Ducasse ).

Non, je voulais tout simplement profiter de ce non-événement pour vous dire qu’on pense à vous et qu’on vous aime.

Charles a tenu son premier rôle au cinéma dans un film de Jean-Pierre Mocky, il tiendra bientôt son dernier rôle au cinéma dans un film de Mocky, c’est normal … ce sont deux grandes pointures.

J’ai rencontré Charles Aznavour sur le tournage du film «Ennemis  Publics « où il tenait le rôle d’un vieil arabe. Sur le tournage, Charles a montré de suite, son respect  envers les réalisateurs et toute l’équipe du  film : toujours à l’heure, toujours disponible,  toujours souriant, toujours à l’écoute, toujours, toujours, et toujours (  ce pourrait être le titre d’une chanson ).

 

Pour la promotion du film dont j’étais chargé du développement, je lui ai demandé si je pouvais l’interviewer, de suite il me dit: « quand vous voulez à mon bureau ». J’organisais aussitôt ce grand rendez-vous avec caméraman, photographe, maquilleuse et ma pomme. Je n’oublierai jamais cet échange et cette complicité entre nous. Parlant de la banlieue, de la langue française de nos origines, etc.. l’ interview que vous allez découvrir est le message d’un dernier Grand…

A la fin de cette séance, je lui ai proposé de l’inviter au Festival de Cannes pour présenter la bande-annonce du film,  il me donna son accord et me glissa qu’il allait fêter ses 81 ans ce jour-là. Ce n’était pas tombé dans l’oreille d’un sourd ni d’un muet! j’intervenais auprès de Bernard Brochand, Maire de Cannes, pour savoir s’il  accepterait de rendre hommage à Charles, en lui remettant les clés de la ville. Monsieur Brochand fit mieux, il lui remit la Palme d’Or de la Ville et le nomma Citoyen d’Honneur !

Une grande fête à la Villa Domergue, lieu de réception prestigieux de la Ville de Cannes a été organisé. J’en profitais pour inviter les médias, le CNC, le milieu du cinéma présent au Festival, les acteurs, les sponsors, les notables de la Ville et la Communauté arménienne très représentée à Cannes.

Charles était enchanté et me remercia chaleureusement, grâce à cette belle fête, il avait retrouvé des cousins et amis arméniens de sa jeunesse. Il était très troublé et ému. J’avais compris ce jour-là la fraternité qui liait les arméniens entre-eux.

Mais j’avais encore des surprises pour Charles afin de clôturer son anniversaire en fanfare. J’ai sollicité, auprès de Monsieur Gilles Jacob Président du Festival de Cannes, la Montée des Marches avec Charles et toute l’équipe du film. M. Jacob m’autorisa même à venir en Cadillac (mon partenaire), en bas des Marches, alors que Renault était le Partenaire Officiel du Festival. Le service communication de Renault était furieux. Mais ils avaient simplement oublié que Cadillac et Corvette étaient les voitures du film. J’ai osé et j’ai gagné…

3 et deux, ça fait 5

Attendez, ce n’est pas fini!!!  j’ai demandé à Michel Denisot s’il voulait bien recevoir en  » Guest  » Charles et les deux réalisateurs, pour parler du film en direct dans Le Grand Journal. J’organisais une surprise pour Charles, faire chanter en rap «La bohème » par les rappeurs de Barbès la « Scred Connexion». Charles versa une larme…

Lettre de la Scred Connexion

On en reparlera en 2024, ne serait-ce que pour faire mentir le dicton :  » ce sont les meilleurs qui partent les premiers « .

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Aznavour, Mocky, Holgado, JJSS…

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Après avoir organisé les anniversaires de Charles Aznavour et Jean-Pierre Mocky arrive bientôt le 10 ème anniversaire de la disparition de mon ami Ticky Holgado. Cela m’a donné l’idée d’organiser des anniversaires pour des grandes personnalités afin de ne pas oublier leur passage sur cette Terre …

Anniversaire Charles Aznavour à Cannes. 18 mai 2005.  ( 81 ans )

Voici un billet avec une interview exclusive. Un vrai message…..

3 et deux, ça fait 5

Anniversaire de Jean-Pierre Mocky ( 80 ans ) à la remise du Prix Alphonse Allais le 2 décembre 2013 à Paris.

S’il en est un qui méritait d’être honoré ce jour-là, c’est bien Jean-Pierre Mocky: il est à la fois metteur en scène, interprète, scénariste, monteur, producteur et distributeur.

Voir billet https://soufflezsurlesbraises.com/2013/12/06/jean-pierre-mocky-prix-alphonse-allais-2013/

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Anniversaire de la disparition de Ticky Holgago. 22 janvier 2004.  10 ans déjà !

Voir billet  https://soufflezsurlesbraises.com/2013/01/22/ticky-on-sennuie-2/

DCF 1.0

 

« Créer, c’est se souvenir.  » Victor Hugo

Je cherche une idée pour organiser l’anniversaires de JJSS. 13 février 1924 (90 ans ) 

et de Charles Aznavour 22 mai 1924. (90 ans )

Mocky et les minimocks

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Voici un écrit d’Alain Casabona, président de l’Académie Alphonse Allais, relatif au prix éponyme remis à Jean-Pierre Mocky le 2 décembre, dans la salle Louis Lumière de la Société d’Encouragement pour l’Industrie Nationale.

Monsieur l’ambassadeur de l’Académie Alphonse Allais,  ( A 3 ), en quête des profils louches,

cher Dédé

La remise du Prix Alphonse Allais est toujours un moment d’exception, d’émotion. 1994 ! Joyeux traquenard tendu par les deux Robert – Chouard et Rotrou – à l’Hôtel Lutetia : vous êtes invité à une soirée « littéraire » et, patatras, vous voilà avec la comète de Allais autour du cou, entouré d’amis, illustres ou anonymes. Et puis un jour, re-patatras, c’est à vous de passer le témoin. Instants magiques, ponctués de surprises, de la remise du prix à Raymond Devos, à Honfleur en 1999, ou encore, l’an dernier, à François Morel, au Théâtre de la Porte Saint-Martin.Et cette année encore, nous n’avons pas été déçus !

Mocky, prix Alphonse Allais ! Super idée, Dédé. Réussir à filer un prix à Mocky, lui qui les abhorre, sans doute parce qu’il n’aime pas les juges, fallait oser ! Réception, dans les deux sens du terme, épatante. Certains people, mot qu’aurait détesté Alphi, n’étaient pas au rendez-vous ? La belle affaire ! Seule compte la joie du lauréat, du public et de tous ceux qui ont mis la main à la pâte pour témoigner leur reconnaissance à l’un des derniers grands du cinéma. En ces temps de grisaille et de morosité, les soirées de ce type sont si rares !

Mais revenons à Mocky, si rare lui aussi. Question d’une journaliste de la PQR : quel rapport entre Mocky et Allais ? Au-delà de la production considérable de nos deux compères, retenons avant tout leur refus commun du conformisme. Alphonse Allais, comme Jean-Pierre Mocky, ont lutté sans relâche contre la bêtise consacrée, la lâcheté admise, plaçant les cuistres dans des postures ridicules. Et s’il est une espèce polluante et pullulante, c’est bien celle constituée par tous ces plus-que-parfait du subjectif, individus satisfaits, éblouis de truismes et en quête permanente de reconnaissance. Actualité du refrain de Mayol : « Parlez-moi d’moi, ya qu’ça qui m’intéresse… » !

Imagine-t-on ces quelques mots, « c’est moi qui… », dans la bouche de Mocky ? Mocky, comme Alphi, n’a plus rien à prouver. N’ayant jamais été dans l’air du temps, au moins est- il assuré de ne pas partir en fumée. Et si beaucoup de cinéastes ne peuvent « sacquer », pour reprendre sa propre expression, l’auteur du Miraculé, c’est qu’ils jalousent sa liberté. Tant pis pour ces minimocks. Jean-Pierre Kalfon a résumé l’ambiance de cette soirée en deux mots : « bouffée d’air ». Merci Monsieur Mocky. Merci Dédé !

Alain Casabona

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Remise du prix Alphonse Allais à Jean Yanne par Alain Casabona, grand chancelier de l’Académie, sous l’oeil ébloui ( ou perplexe ? ) de Francis Perrin, garde du sceau, en présence de Raymond Devos, que l’on aperçoit, dissimulé derrière l’impétrant.

Sacré quatuor !. C’était en l’an de grâce 2000.

Jean-Pierre Mocky aurait sûrement aimé être des leurs ce jour-là. Maintenant, il est des nôtres !

Jean-Pierre Mocky. Prix Alphonse Allais 2013

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Le Prix Alphonse Allais 2013 a été remis a Jean-Pierre Mocky, pour l’ensemble de son oeuvre, par Alain Casabona, Grand Chancelier de l’Académie Alphonse Allais et Jacques Mailhot, Camerdingue de l’Académie, le lundi 2 décembre à la Société d’Encouragement pour l’Industrie Nationale, place Saint-Germain des Prés.

Orchestré et organisé par André Cardinali. Ambassadeur en quête des profils louches de l’Académie Alphonse Allais.

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Jean-Pierre Mocky fait partie des hommes à qui l’on n’a plus besoin de rendre hommage. C’est grâce à des types comme lui  que nous ne devenons pas tous des codes barres. Hommage non, reconnaissance oui ! tous les invités, illustres ou anonymes l’ont pris comme tel. Et tant pis pour ceux qui ont fait faux bond !. Ce devait être la fête. Ce fut la fête et quelle fête !

Le Prix Alphonse Allais a été créé en 1954 et attribué pour la première fois à Eugène Ionesco, excusez du peu, suivi de pointures comme Louis Velle, Jean-Marie Proslier, Robert Rotrou, Léo Campion, Arletty, Pierre Etaix, Raymond Devos, Jean Yanne, Pierre Perret, Sempé, Jean Amadou, Bernard Pivot …
 Jean-François Guyot, le souffleur et   » l’insuffleur  » de la Forge du Héron a accepté de réaliser le trophée du prix Alphonse Allais, avec le profil d’ Alphi, dessiné par Sacha Guitry, sur un coin de nappe, un soir de goguette.
Copie de Mocky - Guyot

La salle Lumière où s’est déroulée la réception est plus que le temple du cinéma. C’est ICI que les frères Lumière présentèrent le 22 mars 1895 leur cinématographe. C’est ici, oui, c’est ici, aussi que Madame Alice Guy-Blaché, la toute première femme réalisatrice de cinéma, à l’origine des premières fictions a convaincu Léon Gaumont de la laisser tourner le premier scénario de la maison éponyme. Pari osé, mais pari gagné, puisqu’en réalisant sa Fée aux Choux, Alice vient de créer la toute première fiction de l’histoire du cinéma. Un court-métrage de 60 secondes représentant la naissance d’enfants sortant des choux.

S’il en est un qui méritait d’être honoré dans ce lieu, c’est bien Jean-Pierre Mocky: il est à la fois metteur en scène, interprète, scénariste, monteur, producteur et distributeur. 

Parmi les surprises de la soirée, mes amis m’ont rejoint naturellement : Nicoletta, a chanté  « Ou es passé mon Saint- Germain des Prés  » et  « Mocky Blues « , Sarah Vernette récitante du conte d’Alphonse Allais,   » Paris plage « Aimé Nouma a slamé  » Mocky, le dernier des Mockicans «  et Rona Hartner qui nous a entraîné dans les steppes de l’Asie Centrale. ( un clin d’oeil pour Jean-Pierre, son père est Tchétchène )

Petite précision : cet événement a été réalisé sans qu’un euro ait été déboursé, pour la plus grande satisfaction d’Antoine de Montille, garde d’écus de l’Académie. Plus de deux cents invités, parmi lesquels, bien sûr, de nombreux académiciens allaisiens (A 3 ) et l’ensemble des administrateurs de l’Association des Amis d’Alphonse Allais ( A4) dont le président, Philippe Davis, a tenu à rendre un hommage particulièrement appuyé au lauréat, ont pu ainsi bénéficier de la générosité et de la complicité de tous ceux qui ont uni leurs efforts pour, eux aussi, saluer l’Artiste :

La Société d’Encouragement pour l’Industrie Nationale, Abaca, Bacardi, Champagne Devaux, Images Services, Les Menus du Monde, Madame est servie ! ( traiteur de la soirée ), Francisko Sanchez, Valette, Vignerons de Guitres, l’imprimerie Etc – Inn, le  Chef Jean-Pierre Jacquin, Ludo et Stéphanie ( Promomédias) sans oublier Xavier Tassin, Bernard Armagnac et Stéphane Péreirat.

Et c’est ainsi qu’Allais est grand !

LE DERNIER DES MOCKY-CANS slamé par Aimé Nouma

Quand mon ami Dédé de Montreuil m’a demandé si

je pouvais écrire un slam sur Jean-Pierre Mocky

je lui ai répondu très détendu que ce n’était pas les Mots-qui

manquaient pour pondre des textes

à propos de n’importe quoi ou de n’importe qui,

qu’on aime ou qu’on déteste.

Et  avec Mocky, M le Mocky, Mister Mocky

il s’agissait là  de parler en l’occurence

d’une sacrée personnalité , d’un doux-dingue

d’un cré-acteur agité, doublé d’un agitateur de conscience.
de quelqu’un qui avait déjà su forger lui-même sa légende dans le 7ème art

 à force  de talent , de grosses gueulantes,d’entregent avec les stars,

de coups de poings, de coups d’esbroufe, de coups de bluff et ouf

aussi de films coup de poings.

Et que la performance en fait Messieurs-Dames !

était de devoir utiliser le format court du slam

pour rendre hommage, célébrer un personnage

 s’étant rendu célèbre pour ses plus de 200 longs et courts métrages.

Plus d’un demi-siècle qu’il écume, rame et gamberge !

Donc bien  avant même l’arrivée de la Nouvelle Vague.

Plus de cinquante  berges

 que Mocky, le père du mot “dragueurs”

 nous aguiche et nous drague avec ses scénars ,

 ses affiches de fims  et leurs pléïades de stars.
Vedettes auxquelles sur les tournages,il prépare

 toujours un traitement à part.

Tant de temps que ce cinéaste d’un autre temps ,

cet insoumis qui a souvent mis ses sous dans ses prods

nous prodigue son art à Mockyfier.Oui, c’est bien mot mockyfier

le jeu et le statut des stars sur ses plateaux.
Et son génie est qu’à ce jeu , malgré leur égo,

les plus grands acteurs et comédiens s’y ont pliés.

Plus de cinquante piges que notre producteur-acteur

et réalisateur indépendant fustige quasi en temps réel

les travers des porcs, des cons, des cocus, de couillons,

des pervers, des corrompus, des maillons forts, des maillons

faibles de la société de consommation.

Alternant tour à tour chefs d’oeuvres rabelaisiens et insolites,

navets, fours,satyres sociales ,drames politiques,Films de série B voire

 Z et parfois devançant même l’Histoire avec des films prémonitoires.

Plus de cinquante ans que ça dure,

 avec souvent , très souvent, trop souvent la censure

et les coups durs.sans compter dans le métier, les crevures

qui suppurent et bien sûr aussi l’usure.

Même s’il semble inusable le vieux dur.

Tout ça valait bien que je prenne ma plume et fasse un slam sur JPM.
je crois même  que j’aurais été bien snob de m’y dérober.surtout quand on pense

 que Mocky

c’est peut-être un des derniers Mocky-Cans on les  prononcent

que ce soit en France ou ailleurs dans le monde

fait référence à un cinéma qui ose, qui dénonce

non pas comme tant d’autres qui encensent

 sans cesse la connerie du monde

Ce genre de référence ne gagne jamais de récompense

alors moi , Aimé NOUMA ce soir prophète d’Alphonse ALLAIS

je suis fier et heureux de  participer à la remise de ce prix

à l’impayable Jean-Pierre MOCKY.

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 un mot de mon ami Dan Mitrecey qui a bien compris pourquoi, nous avons organisé cette fête pour Jean-Pierre Mocky

Comme (presque) toujours, t’avais raison Dédé…Tu sais reconnaître les grands hommes.

Mocky, c’est le dernier des grands iconoclastes, l’ultime grande gueule, le trublion au verbe fort qui n’a plus son pareil pour appeler un con un con, sans les circonvolutions auxquelles nous ont habitués les suce-bites des médias sachant beaucoup mieux manier le cirage que la critique positive. Une sorte de Don Quichotte cinéaste qui s’est attaqué sans faillir aux moulins de la bêtise humaine sans jamais moucheter sa lance.

Alors, lui attribuer le Prix Alphonse Allais, ce n’est pas une récompense, c’est une évidence…
Un petit mot, tout de même, pour remercier les non-éduqués qui se sont contenter de venir se goberger sans même penser à se taire pour écouter ceux qui s’exprimaient à cette occasion. Un grand merci à Alain Casabona qui est parvenu à dire ce qu’il avait à dire malgré le brouhaha des conversations autour des petits fours rapidement engloutis et des verres prestement vidés. C’est limite si on ne les entendait pas roter… Remarque, on n’est pas étonné, et on a les noms…
Bravo pour cette cérémonie et merci à Mr Mocky pour l’ensemble de son oeuvre.

Dan Mitrecey

Mocky en pleine forme.

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Mocky : « J’aimerais faire un film avec Chirac et Lagerfeld en bagnards évadés de Cayenne » voici l’esprit de Monsieur Jean-Pierre Mocky, cela donne le ton d’entrée.

Franc-tireur du cinéma, l’œil moqueur et la langue bien pendue, l’un des derniers monstres sacrés du cinéma français multiplie les anecdotes désopilantes, sans jamais se départir d’une certaine mélancolie.

Mocky est à la fois metteur en scène, interprète, scénariste, monteur, producteur et distributeur. Il contrôle ainsi l’ensemble du processus de production d’un film.

Artisan autoproclamé, Jean-Pierre Mocky est propriétaire d’un cinéma au quartier latin, Le Desperado, un cinéma dont le nom lui va comme un gant. Son 67 ème film Le Mentor y ai diffusé en ce moment. A 79 ans, il suit sa voie d’auteur indépendant, à mille lieux des grands studios et de la langue marketée. Ses origines tchétchènes ont du le guider.

Sur ma proposition, Jean-Pierre Mocky va recevoir le Prix Alphonse Allais remis par Alain Casabona, Grand Chancelier de l’Académie Alphonse Allais dont je suis Ambassadeur, en quête des profils louches. ( il y a du boulot !!! )

Le Prix Alphonse Allais 2013 (2)

Quelle régalade samedi soir chez Ruquier, pour la présentation du film de Jean-Pierre  » Le renard Jaune  » quand il a flingué Natacha Polony et Aymeric Caron, des bobos lights !!!

http://www.dailymotion.com/video/x10gtcn_jean-pierre-mocky-vs-caron-polony-t-v-ruquier_news#.UayWHdJM-fU

Autre grand moment : le 29 Novembre 2008, Mocky est invité de l’ émission de radio  » Les amis du samedi  » sur France Bleu Bourgogne en compagnie d’Astrid Veillon, à l’occasion du salon européen du livre de Dijon. Outre son livre  » Cette fois je flingue », Mocky évoque le Marsannay, seule variété de bourgogne rosé que Luis Bunuel lui a fait connaître quand il déjeunait avec lui à la Coupole à Montparnasse. Un Must : Mocky s’est mis à chambrer un Chef de la région qui présentait des recettes avec des betteraves que Jean-Pierre déteste.

Jean-Pierre Mocky

Jean-Pierre a toujours soutenu mes combats, la preuve :

Paris, le 10 décembre 2008
Mon cher dédé
J’ai été heureux de venir te soutenir au Salon du livre à Dijon, tu as raison de te défoncer, ce salon à toutes les
possibilités pour devenir une référence dans le monde des éditeurs et des auteurs. Le lieu est magique.
J’ai fait comme tu le sais, d’autres salons, celui de Dijon vaut largement les plus connus, certainement grâce à
toi et à l’équipe qui nous a reçu si chaleureusement.
Transmets mes remerciements à tous sans oublier tes copains de France Bleu, dis-leur que j’aime toujours pas les betteraves.

Vive la Bourgogne, vive Dijon et son salon du livre et vive mon pote dédé qui est un grand Monsieur.
Amitiés
Jean-Pierre Mocky

La semaine dernière, nous nous sommes revus à l’Expo de Pierre Terrasson dédiée à Vanessa Paradis

MOCKY.DEDEDEMONTREUIL.SpArtS.14.05.2013

A mon ami Jean-Pierre, le Voltaire du cinéma

S’il n’en reste qu’un ce sera Mocky, le seul qui a attaqué tous les secteurs de la société ( la religion, les SDF, les dragueurs, les snobs, les vierges, le foot, le sexe, le pognon, la politique, le deal, la colère, etc… ) il me fait souvent penser à Prévert, profitons-en, sinon on va le regretter, Jean-Pierre on te surveille de près, fais attention à toi , on t’aime, j’ai envie de créer le Manifeste du Mockysme. Dédé

Les Pleurs du Mâle d’Aimé Nouma

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Mon ami, le slameur, Aimé Nouma est à l’affiche avec la sortie de son premier livre  » Les pleurs du mâle  » parût aux éditions Universlam dans la Collection   » Entre Guillemets « .

Couverture 1(1)Les Pleurs du Mâle, un recueil de poésie slam contenant des chroniques parisiennes commencées à la fin des années 70.

Un Temps, rappelons-le, où le Sida n’existait pas encore. Temps où les immeubles n’étaient pas bardés de digicodes et où les caméras n’espionnaient pas en permanence la ville et ses sous-sols. Des tranches de vie, souvent celles de l’auteur, un ex-jeune des cités monté dans la capitale pour se chercher.

Des histoires d’amour, de sexe, d’argent, de quête de soi, de désir d’enfant, de banditisme et d’espoirs…

Des faits divers, largement teintés d’humour et d’érotisme avec, en toile de fond, Paris, la ville lumière, dont les quartiers populaires se modifient au gré des opérateurs immobiliers.

Les aventures quasi cinématographiques du  » Black – Titi  » de Paname  » comme on le surnomme dans l’univers du slam…

Né au Cameroun, ancien virtuose du ballon rond, Aimé s’est converti en jongleur de mots qu’il met en musique avec un flow très fluide.

Pour faire connaître et aider cet artiste hors du commun, acheter son livre à 10 euros en ligne http://www.universlam-editions.com/ , je vous le demande amicalement pour la défense des artistes.

Voici la préface du livre que je lui ai écrite :

Aimé, comment ne pas l’Aimer ?

Lors de notre rencontre dans les faubourgs de Levallois, j’ai compris qu’Aimé avait l’âme et le talent d’un artiste.

Regardez-le respirer, réfléchir, mater et vous serez  de suite conquis !

Avec son sourire de môme, avec sa démarche et sa gouaille de gadjo, ses verbes claquent et ses mots sont bien en place.

Je suis certain que Vian, Prévert, Apolinaire et Victor Hugo l’auraient apprécié.

Le crayon à la main, il a rempli des pages pour nous faire rêver et nous faire fantasmer…

Je suis très fier qu’il ait écrit un slam sur mézigue avec une recherche sur ma personnalité.

Aimé, continue à bouger, tu en as le corps et l’esprit.

Amitié fidèle…

Dédé de Montreuil

Il m’a fait l’honneur d’insérer le slam ci-dessous dans le livre  ( page 54 ) :

Salut Mon Dédé,

Faut croire que je suis  un peu con parfois, pour ne pas me rendre compte de la chance que j’ai d’avoir un pote comme dédé de Montreuil, malgré le temps qui passe.
Trop de la balle ton blog, ça me donne carrément envie d’avoir le même.
Au fait Dédé, tu voudrais pas être mon manager ?

Je t’ai fait un petit slam, mais il y a tellement à dire sur toi que je n’ai parlé que de la première soirée chez Laurie, donc il y aura une suite que j’ai déjà en tête puisque c’est du vécu. Dis moi ce que tu en penses. Amitié. Aimé.

Dédé de Montreuil, un aristo de la zone
St Germain, c’est son destin…
Comme l’attestent encore de beaux restes
il paraîtrait :qu’il était beau gosse le keum,
le gadjo quand il était plus jeune.
Que ça lui avait même permis defaire son gigolo.
Mais, ce n’est pas ce qui m’a marqué, sans conteste
quand je l’ai rencontré pour la première fois,
dans les beaux quartiers de la commune de Levallois
au cours d’un dîner mondain chez une relation commune.
Peu commun le bonhomme à la chevelure presque blanche.
Bonne mise, bonne mine, complet-veston,chemise blanche,
Westons et qui se recommandait de la Zone …Du 9.3..
Des quartiers chauds de la Seine-St-Denis ,ces endroits…
où banal petit rital , il avait grandi …
c’était fait ses premiers amis.
Et qui maintenant se faisait appeler Dédé, Dédé de Montreuil, Monsieur dédé de Montreuil
“Je suis un Aristo de la Zone” balançait-il avec une pointe d’orgueil.
St Germain, c’est son destin…
Et des barres de rires, à cette tablée,on s’en ai tapé ce soir là.
Car le drôle de Monsieur s’est avéré sympa, drôle , cultivé, tout ça.
Alternant verlan, argot, javanais et un langage chatié matiné de mots gitans,
il nous en a fait passer du bon temps ,nous racontant
avec humour et par le menu,
des vraies histoires vécues:
le Saint Germain-des-Prés des seventies, des sixties,
les bandes de voyous d’antan
les soirées de ouf du showbiz
les bastons, la schnouf, la tise…
Lipp, les Deux Magots, le Drugstore, Le Flore…
St Germain, c’est son destin…
Sans oublier les femmes:
les poufs, les stars, les starlettes…les grandes dames.
Il parlait aussi avec ferveur ,voire amour
de ses actions, ses combats pour l’intégration des jeunes , des défavorisés.
racontant ses victoires et aussi ses fours.
Il disait qu”il avait été favorisé par la vie
parlait des rencontres importantes de sa vie
citant de ci-de la des noms comme Mocky, Séguela, Aznavour, Servan-Schreiber,
Dali, Rocard, Prévert, MC Solaar, Cora Vaucaire, Mitterrand, etc..
Et là , il ouvrait les vannes ,mais sans monopoliser la parole,
et entre deux bonnes vannes ,(c’est un cas d’école)
il racontait, racontait, racontait , racontait, racontait
et nous on l’écoutait parce qu’il n’était pas là
à se la raconter …
Dédé au Départ, il était pas aiDé, mais il avait Décidé d’avoir un Destin… à St Germain….
St Germain, c’était son destin…

Le Slameur2coeur : Aimé

dédé en 1967

Dédé en 67 

La suite logique de mon destin à St Germain

SEIN GERMAIN

Comme d’hab je découvre le terrain

Par une conquête qui habite dans le coin

Sabine, « Zabineu », une belle rouquine issue de germains

Yeux pers, jeune fille au pair, rue des Saints-Pères

Chambre avec vue claire.

OK, Opé ,Super pour ce qu’on a à faire

Le matin

Après avoir ramené le marmot qu’elle materne fort bien

Passant rue du Four

Elle rapporte les croissants chauds et le pain du jour.

Frais comme le corps de ma mie qui me retrouve sous la couette

Où se lit à tue-tête

La carte du tendre

Pour qui veut l’entendre.

Rue Monsieur le Prince

Je parade sapé comme un prince

« Rue Madame ? »Oui Mr…heu Mme ! »

Tel un vrai indigène de St Germain,

Galamment j’indique le chemin.

« You’re so cute !where you come from ? »

« I’m african, cameroonian,

but I grew up in the suburbs,I’m a brand new parisian »

Tu parles avant d’être black titi de Panam

Je savais déjà parler aux dames

Mais pas le temps de prendre Racine,

Ecole de Médecine j’enlève Sabine

Sourire de gamine

On va boire des cafés rue de Buci ou Place St Sulpice

Tous ces moments passés ensemble sont des purs délices

« Aimé je t’aime !Je veux un café-crême ! »

Odéon , carrefour théâtre des émotions

Un skateur blond cause l’attraction

Il fait des sauts, des bonds, des contorsions

Sur la chaussée sept piteux képis s’étant piqués de l’arréter

Font tour-à-tour des roulés-boulés sous nos huées.

Rue saint-André-des-Arts, je suis désarmé par son désir de bébé

Maternel dessein éternel

Sous la Tour de Nesle même ritournelle

L’heure de la paternité n’a pas encore sonnée, désir snobé

« Aimé je t’aime ! Je veux un café-crème ! »

Non Sabine !Je me sépare de ton sein germain,

Le tétera un gamin mais ne sera pas le mien

Ou qui sait peut-être un jour, demain

Encore Saint germain main dans la main,

Sein germain dans la main

Aimé Nouma