Le blog de Dédé de Montreuil

" Sortons des grands ensembles pour aller voir les Grands Ensemble "

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Le Macintosh à 30 ans

Salut M’ssieurs-Dames,

Une centaine de lecteurs du Monde.fr ont répondu à un appel à témoignages mis en ligne à l’occasion du trentième anniversaire du « Mac », lancé le 24 janvier 1984. La question posée ? « Racontez-nous votre première expérience avec un Mac d’Apple . »

Voici la mienne pour mes amis fidèles :

« L’histoire humaine ne commencera que lorsque l’homme s’appropriera l’Univers par la science, l’action et le rêve ». Citation de Jean Jaurès.

Steve Jobs est un génie du XXème siècle, il fait partie des créateurs qui ont fait bouger le monde, je ne peux m’empêcher à chaque fois que je vois une personne téléphoner avec un Iphone ou un gosse taper sur une tablette de penser à lui.

« C’est une vieille citation de  l’ancien joueur de hockey Wayne Gretzky que j’adore : « Je patine vers l’endroit où le palet va être, et non vers là où il a été ». Et nous avons toujours essayé de faire cela chez Apple. Depuis le tout début. Et nous le ferons toujours. » Steve Jobs.

La France , François Mitterrand et les énarques ont loupé ce génie ! quel gachis…

Je fus le premier en France à avoir vu et touché le Macintosh 128 K de Apple, pourquoi ?

JJSS invita Steve Jobs à Paris pour le présenter à François Mitterrand à l’occasion d’ une conférence au Centre Mondial Informatique. Je suis allé accueillir Steve à Roissy, et c’est à cet instant-là que j’ai eu entre les mains le Mac, cet ordinateur qui devint la référence de la Micro-Informatique dans le Monde, je ne pensais pas un seul instant en mettant le carton dans le coffre de la voiture, que c’était historique et que ça allait devenir la société moderne que nous connaissons tous aujourd’hui. En repartant aux USA, Steve m’offrit son Mac, vous découvrirez ci-dessous la première disquette de démonstration du Mac « System Disk » dédicacée par Steve, le Co-Fondateur de Apple.

NB : comme un con, j’ai jeté ce Mac, pensez au collector que j’aurais aujourd’hui ?


Une autre grande idée de JJSS : il proposa à François Mitterrand l’implantation d’une usine Apple en France à Charleville-Mézières avec la création d’ un ordinateur français sur le même modèle que le Macintosh, il se serait appelé « L’appel » à la place du logo de Apple, il y aurait eu un bonnet phrygien qui symbolise la Liberté et le civisme en souvenir du logo du Parti Radical, Présidé par Jean-Jacques Servan-Schreiber de 1971 à 1979.

Appel2

Communiqué : Cohttp://www.portices.fr/formation/Res/Info/Dimet/TextesAi/1984-11-Appel.html

Ce projet aurait permis à la jeunesse française d’avoir une avance sur tous les pays européens, malheureusement il n’a pas vu le jour, à cause de Laurent Fabius !!! et d’intérêts politiques et économiques avec Thomson et Goupil. Steve Jobs était dégouté et nous donc. JJSS, François Mitterrand, Gaston Defferre et Pierre Bérégovoy n’ont pas réussi à faire naître l’Appel..

Voici un résumé http://www.portices.fr/formation/Res/Info/Dimet/TextesAi/1985-01ChantiersPop.html

Ce que je retiens de Steve est simple.

Quand Apple s’est développée, Steve Jobs a considéré qu’il avait atteint son niveau d’incompétence en tant que manager.  » Combien de personnes s’accrochent à leur pouvoir alors qu’elles sont devenues illégitimes…
Pendant un an, il  a cherché le manager. En 1984, il a convaincu John Sculley, Président de Pepsi-Cola en lui disant :  « Tu ne vas vendre toute ta vie des bulles, viens diffuser l’intelligence »…

Une anecdote, en rentrant de Marseille avec d’autres chercheurs, Steve a complètement flashé sur une hôtesse de l’air d’Air Inter, il demanda à JJSS, comment faire pour retrouver cette fille ? Jean-Jacques téléphona de suite à Gaston Defferre, Ministre de l’Intérieur pour retrouver cette belle inconnue. Réponse de Air Inter : « Nous ne diffusons jamais le nom de nos personnels volants pour des raisons de sécurité ».

le beau gosse

Steve Jobs est reparti la tête basse en Californie sans son Macintosh.( hé !hé !) Une grande pensée à toi Steve, génie de Californie. Reposes-toi bien et de là-haut, invente nous encore des Ipad, des Ipod, des Iped,et des Ipud…pour nous faire rêver. Au fait, ça me revient, il a fait la découverte du Minitel au Centre Mondial, il était bouche-bée !!! Les ingénieurs français des Postes et Télécommunications présents autour de ce petit appareil de couleur marron frimaient comme des Coqs gaulois…

LE CENTRE MONDIAL INFORMATIQUE

François Mitterrand et ma pomme à L’Elysée

Le 20 novembre 1981, François Mitterrand annonçait au Palais de L’Elysée, la création du Centre Mondial Informatique sous l’impulsion et une idée de Jean-Jacques Servan-Schreiber, orateur brillant ayant une vraie capacité à convaincre.

http://www.portices.fr/formation/Res/Info/Dimet/ArticlesLivres/8311LedMicro.html

Etaient réunis ce jour-là dans la salle des Fêtes de L’Elysée,  autour du Président et de JJSS, l’initiateur de cet énorme projet : Jean-Pierre Chevenement, Jack Lang, Pierre Bérégovoy, Jacques Attali, Gaston Defferre, Pierre Dreyfus, Louis Mexandeau, André Rousselet et des grands chercheurs comme Radj Reddy, Seymour Papert, Nicholas Negroponte, Eduard Ayensu, Saburo Ohkita, et le spécialiste en informatique de la République Populaire de Chine, le Professeur Zhisong Tang, que du lourd…et du sérieux.

Sans oublier votre serviteur, s’il vous plaît. Et oui, dédé de Montreuil à L’Elysée, c’est un peu normal, il ne faut pas oublier que cette belle demeure nous appartient à tous…

Le Centre Mondial était situé au 22, avenue Matignon à Paris 8ème, il avait pour mission d’irriguer après de la jeunesse la « culture informatique ». C’était aussi, un lieu de travail, et d’expérimentation, pour les chercheurs du monde entier, trouvant, à Paris, un environnement puissamment informatisé par sa capacité d’invention. Une fourmilière mondiale de l’intelligence et de rencontres à haut-niveau.

Plus de 100 chercheurs, (qui n’étaient pas tous des trouveurs), vivaient jour et nuit dans cet immeuble surprenant mélangeant la modernité et l’ancien construit par l’architecte et peintre milanais, Vittorio Mazzucconi, j’aurais du profiter plus de leurs savoirs et de leurs expériences

Encore une fois, JJSS, le visionnaire avait vu et visé juste !!!

images

Jeudi 30 janvier 2014 page 16

Une usine Apple en France ?

téléchargement

Steve Jobs en 1984.

Le 12 février, François Hollande se rendra dans la Silicon Valley. C’est la première dois depuis trente ans qu’un président en exercice s’y rend. A l’époque, François Mitterrand était resté huit jours en Californie. Il y avait reconnu l’importance du » capital à risque  » et expliquait à Pierre Salinger vouloir encourager les cadres à se  » jeter dans l’aventure  » de l’entrepreneuriat. Trente ans avant la révolte des  » pigeons  » !.

A son retour, aiguillé par Jean-Jacques Servan-Schreiber, il musclait le Centre Mondial Informatique et Ressources Humaines à Paris, où brillait Nicholas Negroponte, créateur du Medialab au MIT, le pape de l’intelligence artificielle Seymour Papert, ou encore Alan Kay, spécialiste de l’interface homme-machine.

Mais surtout Mitterrand fut littéralement  » épaté  » par Steve Jobs, 29 ans à l’époque, qui, invité en France, avait évoqué l’idée d’installer une usine à … Charleville-Mézières.  » Elle aurait porté le nom d’Appel « , se souvient André Cardinali, secrétaire de JJSS durant vingt ans. Mais la France, privilégiant un équipement Thomson To7 dans les écoles, a poliment refusé cette implantation.  » Et l’usine de Charleville-Mézières n’a jamais vu le jour …

Guillaume Grallet

 

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Les Pleurs du Mâle d’Aimé Nouma

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Mon ami, le slameur, Aimé Nouma est à l’affiche avec la sortie de son premier livre  » Les pleurs du mâle  » parût aux éditions Universlam dans la Collection   » Entre Guillemets « .

Couverture 1(1)Les Pleurs du Mâle, un recueil de poésie slam contenant des chroniques parisiennes commencées à la fin des années 70.

Un Temps, rappelons-le, où le Sida n’existait pas encore. Temps où les immeubles n’étaient pas bardés de digicodes et où les caméras n’espionnaient pas en permanence la ville et ses sous-sols. Des tranches de vie, souvent celles de l’auteur, un ex-jeune des cités monté dans la capitale pour se chercher.

Des histoires d’amour, de sexe, d’argent, de quête de soi, de désir d’enfant, de banditisme et d’espoirs…

Des faits divers, largement teintés d’humour et d’érotisme avec, en toile de fond, Paris, la ville lumière, dont les quartiers populaires se modifient au gré des opérateurs immobiliers.

Les aventures quasi cinématographiques du  » Black – Titi  » de Paname  » comme on le surnomme dans l’univers du slam…

Né au Cameroun, ancien virtuose du ballon rond, Aimé s’est converti en jongleur de mots qu’il met en musique avec un flow très fluide.

Pour faire connaître et aider cet artiste hors du commun, acheter son livre à 10 euros en ligne http://www.universlam-editions.com/ , je vous le demande amicalement pour la défense des artistes.

Voici la préface du livre que je lui ai écrite :

Aimé, comment ne pas l’Aimer ?

Lors de notre rencontre dans les faubourgs de Levallois, j’ai compris qu’Aimé avait l’âme et le talent d’un artiste.

Regardez-le respirer, réfléchir, mater et vous serez  de suite conquis !

Avec son sourire de môme, avec sa démarche et sa gouaille de gadjo, ses verbes claquent et ses mots sont bien en place.

Je suis certain que Vian, Prévert, Apolinaire et Victor Hugo l’auraient apprécié.

Le crayon à la main, il a rempli des pages pour nous faire rêver et nous faire fantasmer…

Je suis très fier qu’il ait écrit un slam sur mézigue avec une recherche sur ma personnalité.

Aimé, continue à bouger, tu en as le corps et l’esprit.

Amitié fidèle…

Dédé de Montreuil

Il m’a fait l’honneur d’insérer le slam ci-dessous dans le livre  ( page 54 ) :

Salut Mon Dédé,

Faut croire que je suis  un peu con parfois, pour ne pas me rendre compte de la chance que j’ai d’avoir un pote comme dédé de Montreuil, malgré le temps qui passe.
Trop de la balle ton blog, ça me donne carrément envie d’avoir le même.
Au fait Dédé, tu voudrais pas être mon manager ?

Je t’ai fait un petit slam, mais il y a tellement à dire sur toi que je n’ai parlé que de la première soirée chez Laurie, donc il y aura une suite que j’ai déjà en tête puisque c’est du vécu. Dis moi ce que tu en penses. Amitié. Aimé.

Dédé de Montreuil, un aristo de la zone
St Germain, c’est son destin…
Comme l’attestent encore de beaux restes
il paraîtrait :qu’il était beau gosse le keum,
le gadjo quand il était plus jeune.
Que ça lui avait même permis defaire son gigolo.
Mais, ce n’est pas ce qui m’a marqué, sans conteste
quand je l’ai rencontré pour la première fois,
dans les beaux quartiers de la commune de Levallois
au cours d’un dîner mondain chez une relation commune.
Peu commun le bonhomme à la chevelure presque blanche.
Bonne mise, bonne mine, complet-veston,chemise blanche,
Westons et qui se recommandait de la Zone …Du 9.3..
Des quartiers chauds de la Seine-St-Denis ,ces endroits…
où banal petit rital , il avait grandi …
c’était fait ses premiers amis.
Et qui maintenant se faisait appeler Dédé, Dédé de Montreuil, Monsieur dédé de Montreuil
“Je suis un Aristo de la Zone” balançait-il avec une pointe d’orgueil.
St Germain, c’est son destin…
Et des barres de rires, à cette tablée,on s’en ai tapé ce soir là.
Car le drôle de Monsieur s’est avéré sympa, drôle , cultivé, tout ça.
Alternant verlan, argot, javanais et un langage chatié matiné de mots gitans,
il nous en a fait passer du bon temps ,nous racontant
avec humour et par le menu,
des vraies histoires vécues:
le Saint Germain-des-Prés des seventies, des sixties,
les bandes de voyous d’antan
les soirées de ouf du showbiz
les bastons, la schnouf, la tise…
Lipp, les Deux Magots, le Drugstore, Le Flore…
St Germain, c’est son destin…
Sans oublier les femmes:
les poufs, les stars, les starlettes…les grandes dames.
Il parlait aussi avec ferveur ,voire amour
de ses actions, ses combats pour l’intégration des jeunes , des défavorisés.
racontant ses victoires et aussi ses fours.
Il disait qu”il avait été favorisé par la vie
parlait des rencontres importantes de sa vie
citant de ci-de la des noms comme Mocky, Séguela, Aznavour, Servan-Schreiber,
Dali, Rocard, Prévert, MC Solaar, Cora Vaucaire, Mitterrand, etc..
Et là , il ouvrait les vannes ,mais sans monopoliser la parole,
et entre deux bonnes vannes ,(c’est un cas d’école)
il racontait, racontait, racontait , racontait, racontait
et nous on l’écoutait parce qu’il n’était pas là
à se la raconter …
Dédé au Départ, il était pas aiDé, mais il avait Décidé d’avoir un Destin… à St Germain….
St Germain, c’était son destin…

Le Slameur2coeur : Aimé

dédé en 1967

Dédé en 67 

La suite logique de mon destin à St Germain

SEIN GERMAIN

Comme d’hab je découvre le terrain

Par une conquête qui habite dans le coin

Sabine, « Zabineu », une belle rouquine issue de germains

Yeux pers, jeune fille au pair, rue des Saints-Pères

Chambre avec vue claire.

OK, Opé ,Super pour ce qu’on a à faire

Le matin

Après avoir ramené le marmot qu’elle materne fort bien

Passant rue du Four

Elle rapporte les croissants chauds et le pain du jour.

Frais comme le corps de ma mie qui me retrouve sous la couette

Où se lit à tue-tête

La carte du tendre

Pour qui veut l’entendre.

Rue Monsieur le Prince

Je parade sapé comme un prince

« Rue Madame ? »Oui Mr…heu Mme ! »

Tel un vrai indigène de St Germain,

Galamment j’indique le chemin.

« You’re so cute !where you come from ? »

« I’m african, cameroonian,

but I grew up in the suburbs,I’m a brand new parisian »

Tu parles avant d’être black titi de Panam

Je savais déjà parler aux dames

Mais pas le temps de prendre Racine,

Ecole de Médecine j’enlève Sabine

Sourire de gamine

On va boire des cafés rue de Buci ou Place St Sulpice

Tous ces moments passés ensemble sont des purs délices

« Aimé je t’aime !Je veux un café-crême ! »

Odéon , carrefour théâtre des émotions

Un skateur blond cause l’attraction

Il fait des sauts, des bonds, des contorsions

Sur la chaussée sept piteux képis s’étant piqués de l’arréter

Font tour-à-tour des roulés-boulés sous nos huées.

Rue saint-André-des-Arts, je suis désarmé par son désir de bébé

Maternel dessein éternel

Sous la Tour de Nesle même ritournelle

L’heure de la paternité n’a pas encore sonnée, désir snobé

« Aimé je t’aime ! Je veux un café-crème ! »

Non Sabine !Je me sépare de ton sein germain,

Le tétera un gamin mais ne sera pas le mien

Ou qui sait peut-être un jour, demain

Encore Saint germain main dans la main,

Sein germain dans la main

Aimé Nouma

 

Marie-Claire Noah

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Marie-Claire Noah nous a quitté.  Une grande Dame. Je suis très triste.

Marie-Claire était à l’écoute de la souffrance d’un enfant et de lui venir en aide, sans distinction de milieux, d’origines, et quelles que soient leurs difficultés en France et à l’étranger.

C’est la mission quelle s’était donnée en créant  » Les Enfants de la Terre  » avec son fils Yannick quelle aimait tant.

http://www.youtube.com/watch?v=2vadgYKJqDs

J’ai rencontré Marie-Claire à l’occasion du Tour du Mode à moto de Philippe Rahmani qui est devenu  » Le Messager des Enfants de la Terre  » à travers 52 pays qu’il a parcouru.

Les couleurs des Enfants de la Terre étaient présentes sur la moto, lorsque François Mitterrand, nous a reçu à l’Elysée en 1994 et nous a confié la mission d’apporter du rêve aux enfants dans plusieurs villes et villages de France.

J’ai toujours gardé cette petite carte amicale de Marie-Claire avec son mot simple   » Amitiés  » Marie-Claire

Je souhaite que le travail de Marie-Claire et son équipe continue, les enfants en ont besoin.

En souvenir de Marie-Claire, et pour continuer son travail, vous pouvez envoyer des dons et aussi solliciter des médias pour avoir des pages de publicité en faveur des Enfants de la Terre, comme je l’avais fait auprès de Moto Journal et de L’Automobile Magazine.

Bon courage Yannick

Enfants de la Terre
Site de Folleville –
RD 119 78850 THIVERVAL-GRIGNON
Tel : 01.30.54.10.11 Fax : 01.30.54.08.09

http://enfants-de-la-terre.com/accueil-2

Les hommes de l’ombre. En vrai !

Bonjour M’ssieurs-Dames,

J’ai relevé un article écrit par Frédéric de Monicault dans Historia : Les hommes de l’ombre. En vrai !

L’excellente série diffusée sur France 2, montre à quel point le marketing politique fait désormais partie intégrante de la vie publique. Un rappel judicieux avant les prochaines échéances électorales.

«Les hommes de l’ombre» : la fiction politique de France 2 s’achève cette semaine, portée par le succès des quatre premiers épisodes. Un engouement mérité car les coulisses de la république sont habilement restituées. Les candidats à l’Elysée occupent l’avant-scène, mais le téléspectateur mesure aussi le poids prédominant des conseillers en communication. Dans la réalité de la vie politique française, cette tendance s’est imposée au cours des années 1980. Elle correspond au travail d’une triplette – le spécialiste du marketing Jacques Pilhan, le collaborateur de François Mitterrand, Gérard Colé, et le publicitaire Séguéla -, à la source de la campagne efficace du candidat socialiste en 1981. Le slogan notamment  – la «force tranquille» qui étaye la photo du futur président sur fond du petit village morvandiau de Sermages – est restée dans toutes les mémoires.

Dans «Les hommes de l’ombre», les convictions et les trajectoires des communicants se révèlent parfois à géométrie variable. Ce n’est pas l’apanage de la fiction : après avoir accompagné François Mitterrand, Jacques Pilhan a mis son talent au service de Jacques Chirac à partir de 1995. Cette double expérience réussie lui a valu la réputation de «gourou» du marketing politique. Il a sûrement façonné un style mais pas non plus fabriqué un système. Les années 1960, avec l’émergence de la télévision, ont commencé à focaliser les candidats sur les questions d’image. Même le général de Gaulle n’a pas échappé à la règle : entre 1960 et 1969, il assure plus de cinquante allocutions ou entretiens radiotélévisés.
La campagne présidentielle de 1965 représente un tournant : les hommes politiques, pour se rapprocher ou pour séduire encore davantage l’opinion, ouvrent certains pans de leur vie privée. Jean Lecanuet se fait photographier en famille, même chose pour Georges Pompidou en 1969. Valéry Giscard d’Estaing va encore plus loin : on le voit jouer au football ou encore descendre les pistes de ski de Courchevel, comme en février 1975. Mais il reste une place pour l’improvisation : la fameuse réplique de Giscard – «Vous n’avez pas, Monsieur Mitterrand, le monopole du cœur» – lors du débat télévisé de mai 1974 surgit de manière spontanée. Aujourd’hui, les conseillers en communication alimenteraient les protagonistes en fiches détaillées et formules assassines.
Dans ce dossier du marketing politique, l’exemple, comme souvent, vient de l’autre côté de l’Atlantique. Des experts ont fait les comptes : on recense moins de 300 professionnels quand les Etats-Unis affichent plusieurs milliers de consultants et une inflation de cabinets.
L’ascension des «spin doctors» est beaucoup plus enracinée : parmi les figures tutélaires, Joe Napolitan a été l’un des piliers du clan Kennedy. Fondateur de l’Association internationale des consultants politiques, il a participé en première ligne à plus d’une centaine de campagnes électorales. Aux côtés également du président Lyndon B. Johnson, il s’est forgé une réputation qui le mit en contact avec Jean-Jacques Servan-Schreiber et, toujours lui, Valéry Giscard d’Estaing. La communication politique a désormais largement franchi les frontières.

J’ai eu la chance d’approcher, Jacques Pilhan, Jacques Séguéla, Joe Napolitan et Jean-Jacques Servan-Schreiber, vous comprendrez mieux mon regard sur   » Les hommes de la lumière  » .  En vrai !

Jacques Pilhan, un stratège de la communication politique et un curieux de la vie.

Il a tout l’air d’un grand …

Jacques Séguéla, mon ami, mon mentor, toujours présent quand j’ai besoin de conseils. Fidèle en Amitié.

Jacques Séguéla, publicitaire et stratège en communication, auteur de la célèbre « Force tranquille » de François Mitterrand, est encore plus critique : « Je ne sais pas pourquoi, mais, dès qu’on touche à la communication, c’est toujours du Grand-Guignol, avec son lot de désinformation, copines, drames, etc. La réalité est beaucoup plus simple : ces « hommes de l’ombre » sont les metteurs en onde, les metteurs en scène, les metteurs en forme de la parole et des actions du candidat ». Selon lui, « seul compte le message » et les communicants ont vocation à faciliter sa lecture et doivent s’en tenir là. « Sur ce message, ils n’ont pas leur mot à dire. D’ailleurs, un candidat digne de ce nom ne se laisse jamais influencer… »

La force tranquille

Joe Napolitan, Mon professeur politique. Il écrivait toutes ses analyses politiques avec une machine à écrire, qu’il m’a offerte. Une Voss Wup Portal dans une valise noire.

Joe tapait avec deux doigts sur sa machine pour rendre un seul feuillet de synthèse à plus de 100 candidats dans le monde entier pour leurs campagnes politiques comme John F. Kennedy, Lyndon B. Johnson, Giscard d’Estaing, François Mitterrand, etc…

Joe, fumeur de Havane

JJSS. Mon pygmalion. Un visionnaire qui serait utile aujourd’hui dans le merdier où nous sommes.

Une passion: son pays                                                                                  JJSS et dédé

Steve Jobs et JJSS au Centre Mondial

Salut M’ssieurs-dames,

Steve est parti rejoindre les grands avec son Mac, son Iphone, son Imac, son Ipade et son génie. Il fait parti des savants qui ont fait bougé le monde, je ne peux m’empêcher à chaque fois que je vois une personne téléphonner avec un Iphone ou un gosse taper sur un Mac de penser à lui.

La France et François Mitterrand ont loupé ce génie ( voir ci-dessous) quel gachis…

Love Steve.

Je fus le premier en France à avoir vu et touché le Macintosh 128 K de Apple, pourquoi ?

JJSS invita Steve Jobs à Paris pour le présenter à François Mitterrand et pour une conférence au Centre Mondial. Je suis allé accueillir Steve à Roissy, et c’est à cet instant-là que j’ai eu entre les mains cet ordinateur qui devint la référence de la Micro-Informatique dans le Monde, je ne pensais pas un seul instant qu’en mettant le carton dans le coffre de la voiture, que c’était historique et que ça allait devenir la société que vous connaissez tous aujourd’hui, en repartant aux USA, Steve me l’offrit et vous découvrirez dans la photo ci-jointe la première disquette de démonstration du Mac « System Disk » dédicacé par Steve, le Co-Fondateur de Apple.

Une autre grande idée de JJSS, il proposa à François Mitterrand l’implantation d’une usine Apple en France avec la création d’ un ordinateur français sur le même modèle que le Macintosh, il se serait appeler « L’appel » à la place du logo de Apple avec une pomme, il y aurait eu un bonnet phrygien qui symbolise la Liberté et le civisme en souvenir du logo du parti Radical que Jean-Jacques Servan-Schreiber a présidé de 1971 à 1979.

Ce projet qui aurait permis à la jeunesse française d’avoir une avance sur tous les pays européens n’a malheureusement pas vu le jour, à cause d’intérêts politiques et économiques avec Thomson et Goupil. No comment. Steve Jobs était dégoutté et nous donc, même François Mitterrand, Gaston Defferre et Pïerre Bérégovoy n’ont pas réussi à faire naître l’Appel…

A propos de Steve Jobs, en rentrant de Marseille avec d’autres chercheurs, il a complètement flashé sur une hôtesse de l’air d’Air Inter. Il demanda à Jean-Jacques, comment faire pour retrouver cette fille ? Jean-Jacques téléphona de suite à Gaston Defferre, Ministre de l’Intérieur pour retrouver cette belle inconnue. Réponse de Air Inter : « nous ne diffusons jamais le nom de nos personnels volants pour des raisons de sécurité ».

Steve Jobs est reparti la tête basse en Californie sans son Macintosh.(hé !hé !) Une grande pensée à toi Steve, le génie de Californie. Reposes-toi bien et invente nous encore des Ipad, des ipod, des Iped,et des Ipud…pour nous faire rêver. Au fait, ça me revient, il a fait la découverte du Minitel au Centre Mondial, il était bouche-bée !!! Les ingénieurs français des Postes et Télécommunications présents autour de ce petit appareil de couleur marron frimait comme des Coqs gaulois…

« Dis-moi, tonton, c’est loin l’Amérique, tais-toi et nage ». The end.

NB : comme un con, j’ai jeté ce beau cadeau, pensez au collector que j’aurais ?

LE CENTRE MONDIAL INFORMATIQUE

Le 20 novembre 1981, François Mitterrand annonçait au Palais de L’Elysée, la création du Centre Mondial Informatique sous l’impulsion et une idée de Jean-Jacques Servan-Schreiber qui est un orateur brillant ayant une vraie capacité à convaincre.

Etait réuni ce jour-là dans la salle des Fêtes autour du Président et de JJSS, l’initiateur de cet énorme projet : Jean-Pierre Chevenement, Jack Lang, Pierre Bérégovoy, Jacques Attali, Gaston Defferre, Pierre Dreyfus, Louis Mexandeau, André Rousselet et les grands chercheurs comme Radj Reddy, Seymour Papert, Nicholas Negroponte, Eduard Ayensu, Saburo Ohkita, et le spécialiste en informatique de la République Populaire de Chine, le Professeur Zhisong Tang, que du lourd…et du sérieux.

Sans oublier votre serviteur, s’il vous plaît. Et oui, dédé de Montreuil à L’Elysée, c’est un peu normal, il ne faut pas oublier que cette belle demeure nous appartiens à tous…

Le Centre Mondial était situé au 22 avenue Matignon à Paris 8ème, avait pour mission d’irriguer par la « culture informatique », la jeunesse, puis toute la population en France. C’était aussi, un lieu de travail, et d’expérimentation, pour les savants du monde, trouvant, à Paris, un environnement puissamment informatisé pour sa capacité d’invention

Une fourmilière mondiale de l’intelligence et de rencontres à haut-niveau.

Plus de 100 chercheurs, (qui n’était pas tous des trouveurs, comme j’aimais à leur dire), vivaient jour et nuit dans cet immeuble surprenant mélangeant le moderne et l’ancien construit par l’architecte et peintre milanais, Vittorio Mazzucconi., Aujourd’hui avec l’explosion de l’informatique, j’aurais du profiter plus de leurs savoirs.

Encore une fois, JJSS, le visionnaire avait vu et visé juste !!!

Flash : Depuis le 27 décembre 2010, le Collectif Jeudi-Noir occupe un bâtiment de 2500 m² dans le 8ème arrondissement, à Paris. Cette immeuble était en effet vide depuis 2007. Le Collectif Jeudi-Noir appelle aujourd’hui aux soutiens de son action à travers une pétition contre le blocus policier du 22 avenue Matignon…Expulsé par les CRS, le 17 janvier 2011.

Cet immeuble restera dans l’histoire, je suis heureux d’y avoir posé mes pompes et ma tête.