Le blog de Dédé de Montreuil

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Jean-Jacques Servan-Schreiber. Un homme hors du commun !

Bonjour M’ssieurs, Dames,

Le 13 février 1924 naissait JJSS. Un visionnaire que la France a loupé !!! Dans l’émission ‘Face à la nation’,  le célèbre intervieweur Lawrence Spivak a conclu l’intervention avec ces mots: « Quel dommage que vous ne soyez pas américain. Vous seriez chez nous un excellent candidat à la présidence. » 

Polytechnicien, Pilote de chasse  (US Navy en Alabama ), Journaliste, Patron de presse, Essayiste, homme politique.

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JJSS a écrit ce texte magnifique :

 » Il faut penser et agir avec toute la complexité de l’amour réel,

                          se garder de la rigueur de l’esprit.

Il faut croire à de multiples et changeantes vérités,

                        combattre au jour le jour,

et aimer en son coeur autre chose que soi-même.

                   Il faut créer.  » 

Jean-Jacques était un créateur, il aimait l’avenir et en particulier dans notre pays où chacun ne voit qu’un très grand espace devant lui, ne voit pas l’avenir, et quand il le voit, il en a peur, Jean-Jacques c’était le contraire…Il s’engagea avec un sens aigu de l’anticipation. Il est des premiers combats pour la décolonisation de l’Algérie, il est contre l’arme nucléaire, défend Airbus contre le Concorde, prône la suppression de l’héritage des moyens de production, développe des idées environnementalistes, accompagne les débuts de la révolution informatique, milite pour une Europe politique, la monnaie unique et pressent ce que l’on appellera plus tard la mondialisation…

JJSS était unique. Nous ne verrons pas de sitôt un autre homme comme lui. 

Fondateur de L’Express à 29 ans

Le titre est fondé par Jean-Jacques Servan-Schreiber et Françoise Giroud, comme supplément politique du journal  » Les Echos « , fondé par le père de JJSS,  Emile Servan-Schreiber. L’Express est le grand succès de la presse des années 1960. Jean-Jacques Servan-Schreiber par sa conviction et son intelligence a fait venir des grands noms comme  : Albert Camus, Alfred Sauvy, André Malraux, Fernando Arrabal, François Mauriac, François Mitterrand, Françoise Sagan, Jacques Attali, Jean Daniel, Jean-Paul Sartre, Pierre Salinger, Raymond Aron, Robert Badinter,  et tant d’autres…

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Cela me fait penser à la phrase de Françoise Giroud sur JJSS : « Quand on travaille à ses côtés, il vous éclaire sous votre meilleur jour, il vous donne envie de vous dépasser ».

La citation de JJSS   » Dire la vérité telle que nous la voyons  » devrait être affichée dans toutes les rédactions !!!

Depuis 1977, Jean-Jacques ne croyait plus à la presse écrite à cause des nouveaux réseaux d’information, comme d’habitude il avait vu juste.

J’ai eu la chance de travailler à L’Express comme collaborateur de JJSS   jusqu’au jour de la vente de L’express à Jimmy Goldsmith en 1977, ensuite j’ai continué avec lui vers d’autres aventures ( Défi Mondial, Centre Mondial Informatique ).

A 20 ans, rencontrer un homme comme JJSS, m’a permis de sortir des sentiers battus. C’était l’époque ou les patrons avaient conscience de leur rôle social et de leurs responsabilités  ( les actionnaires n’avaient pas le pouvoir d’aujourd’hui ) et le Coca Light pour Bobo’s n’existait pas !

Vous comprendrez mieux mon combat pour aider la jeunesse de demain, c’est comme Jean-Jacques, un Devoir… comme le 1er défilé de mode que j’ai conçu après 17 années de guerre à Beyrouth et aussi mon engagement pour préserver l’Atelier Picasso, la rénovation de la bibliothèque de la Société d’Encouragement pour l’Industrie Nationale, et mon implication à l’occasion de la remise du Prix Alphonse Allais à Jean-Pierre Mocky, l’un des derniers cinéastes de notre temps, etc…

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Jean-Jacques, mon pygmalion éternel.

« C’est pas possible !  «   ? est la phrase qu’il n’aimait pas de la part de ses collaborateurs. C’est pour cela qu’on allait jusqu’au bout de nos missions et c’est aussi pourquoi je suis resté à ses côtés pendant vingt ans.

Le Défi américain

Jean-Jacques Servan-Schreiber est au milieu des années 1960, un riche patron de presse et un éditorialiste politique toujours à l’affût des nouvelles idées. Par ses brillantes analyses et synthèses, il attire à lui les cerveaux de sa génération. L’Express est le principal journal d’opposition au Général de Gaulle et compte dans ses rangs quelques barons de la presse des décennies à venir : Claude Imbert, Jean-François Kahn, Catherine Nay, Michèle Cotta, Yvan Levaï, André Bercoff, Jean-François Revel…

De plus en plus anti-gaulliste et persuadé que le vieux Général n’est plus l’homme d’une France moderne, JJSS ne veut plus se contenter de son rôle d’observateur politique. Il est pourtant influent dans les milieux de gauche. Mais JJSS est avant tout un agitateur d’idées. Il considère que ses éditoriaux ne suffisent pas à éveiller ses concitoyens sur les défis que la France va devoir relever à l’avenir.  L’un d’eux bouleverse JJSS : les Etats-Unis et l’Europe se livreraient une guerre économique silencieuse où l’Europe semble totalement dépassée, tant au niveau des méthodes modernes du management que de l’équipement technologique et de la capacité de recherche.  Mais Servan-Schreiber y trouve l’occasion de développer un argumentaire en faveur d’un fédéralisme européen, dans un livre choc Le Défi américain, paru en 1967, reste aujourd’hui le plus gros succès de librairie pour un essai politique. Le livre est traduit en quinze langues, se vend à des millions d’exemplaires partout dans le monde et est unanimement reconnu comme très brillant.

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Une carrière politique engagée avec plusieurs batailles.

Le Concorde.

Le Concorde fut, comme le prédisait Jean-Jacques Servan-Schreiber avant même son premier vol, un  » Vietnam industriel« , mais cette entreprise était d’abord gaullienne.  » Nom de Dieu, nous le ferons ! » avait tonné le Général, en 1964, tapant du poing sur son bureau. La belle aventure a définitivement tourné au désastre financier. Le général de Gaulle s’en fichait: « On a fait ric-rac avec Caravelle, on fera peut-être ric-rac avec Concorde », rigolait-il. Pas le président François Mitterrand, qui veut même stopper l’exploitation commerciale du Concorde. Il sera finalement sauvé de justesse avec l’appui du ministre communiste des Transports Charles Fiterman qui trouve de nouveaux débouchés auprès des tour-opérateurs – l’un d’eux a d’ailleurs affrété l’avion qui s’est écrasé le 25 juillet 2000 à Gonesse.  Le coût du programme s’est élevé à 45 milliards de francs pour une vingtaine d’exemplaires construits. JJSS, s’interroge sur l’intérêt d’une telle dépense, « pour permettre à quelques milliardaires de traverser plus vite l’Atlantique ».  Aucun Concorde n’a été vendu, JJSS l’avait prédit.

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Le Bataillon de la Paix.

Une équipe internationale, embarque sur un petit voilier, le Fri en direction de Moruroa et Tahiti. L’objectif d’alerter l’opinion mondiale mais aussi, de retarder la campagne d’essais nucléaires aériens.

Plusieurs députés emmenés par Jean-Jacques Servan-Schreiber, Louis Besson, Charles Josselin, Anne-Marie Fritch – se joignent au « Bataillon de la Paix ». Accompagnés de représentants des Eglises, les pasteurs Gilbert Nicolas et Richard-Mollard, le Père Avril. Ils apportent le message des « Français contre la bombe », lancé à l’initiative du Mouvement pour le Désarmement, la Paix et la Liberté. Plusieurs milliers de Polynésiens formeront un impressionnant cortège dans la capitale tahitienne. Entre temps, le 22 juin, la Cour Internationale de Justice aura statué provisoirement demandant à la France de s’abstenir de sa campagne d’essais aériens.  Peu après, des militants non-violents français ont rejoint le Fri pour une action de « vigile » autour de Moruroa. Ce sont Jean-Marie Muller, fondateur du Mouvement pour une alternative non violente, Brice Lalonde, alors jeune écologiste, l’abbé Jean Toulat, écrivain et le général Jacques de Bollardière, mis d’office à la retraite pour avoir protesté contre l’usage de la torture en Algérie. Le tir Centaure du 17 juillet 1974 contaminera gravement Tahiti. 

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Enlèvement du chanteur Mikis Theodorakis aux colonels qui régnaient en Grèce.

En 1970, Jean-Jacques a été en Grèce avec Mélina Mercouri et Costa-Gravas pour plaider en faveur des condamnés du réseau « Défense démocratique », Papadopoulos lui permet de ramener Theodorakis en France. Le dictateur retient cependant sa femme et ses enfants en Grèce : Ils seront ses otages pour empêcher Theodorakis de parler.

Le Pouvoir Régional.

Avec dix ans d’avance sur les grandes lois décentralisatrices, Jean-Jacques Servan-Schreiber rêvait déjà de consacrer  » le pouvoir régional « .

Son idée ? Ne plus considérer la région comme un simple échelon administratif, réduit à l’application des politiques publiques, mais la doter d’un véritable pouvoir d’action. Un poids politique réel, équivalent à celui de l’Etat centralisé.

Aujourd’hui encore, à l’heure où l’on parle de regrouper les régions, cette conception demeure d’actualité.

Il faut la mener à son terme et doter les régions d’un véritable pouvoir réglementaire, outil indispensable pour mener de vraies politiques globales. C’est le seul moyen de créer vraiment des entités capables de peser au niveau européen et même mondial.

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Ministère des Réformes.

Après le décès du Président de la République, Georges Pompidou, le 2 avril 1974, Valéry Giscard d’Estaing accédait à la tête de l’Etat après 16 ans de régime gaulliste. Au gouvernement, le député Réformateur Jean-Jacques Servan-Schreiber est nommé Ministre des Réformes le 27 mai 1974.

Le 9 juin 1974, en apprenant la reprise des essais nucléaires à Moruroa, JJSS fait cette déclaration à France Inter : « Au nom de la France, des bombes vont exploser de nouveau dans le ciel du Pacifique et contaminer les habitants de la Polynésie française. C’est une chose contre laquelle je me suis élevé l’année dernière de toutes mes forces, lorsque j’étais à Tahiti avec le Bataillon de la Paix… » Jacques Chirac, Premier ministre, fit pression sur le Président de la République pour faire exclure Jean-Jacques Servan-Schreiber du gouvernement, ce qui fut fait le jour même de la déclaration publique du ministre.

Carrière politique : Député de Nancy. Président du Conseil Régional de Lorraine. Président du Parti Radical – Socialiste. Président du Mouvement Réformateur. Père fondateur de l’UDF.

Le Défi Mondial

Au milieu de la crise mondiale,JJSS saisit l’imagination et éclaire l’avenir. Il nous emporte de Paris à Bombay, de Tokyo à Riyad, de Hambourg à Alger, sur les sentiers de l’espoir. Dans le village de Taïf, en Arabie, dix avions privés atterrissent au crépuscule. Les hommes qui en sortent détiennent la richesse du monde. Ils posent leurs conditions.
Parmi des millions d’êtres humains affamés, illettrés, accumulant la misère du monde, des chefs d’Etat impatients interpellent l’Occident.

Dans les pays développés, la société industrielle, qui a perdu la maîtrise du pétrole et des investissements, se retrouve le dos au mur.

Du choc entre ces trois univers peut surgir un désastre, ou bien jaillir une flamme. Celle d’une épopée à l’échelle planétaire. Des instruments existent _ mais qui le sait? La révolution de l’intelligence est à notre portée, mais qui la veut? Un groupe d’hommes Européens, Arabes, Japonais conscients de ces périls, informés de ces réalités et de ces moyens, ont exploré ensemble, la voie de la Renaissance. Oui, elle existe. Tel est l’enjeu du Défi Mondial.

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Le Centre Mondial Informatique

JJSS joue alors de son influence auprès de Gaston Defferre afin de convaincre Mitterrand de créer un institut d’informatisation de la France. Ce sera le Centre mondial informatique et ressource humaine (CMIRH). JJSS est, comme il l’était avec Mendès France et Giscard d’Estaing, un conseiller de l’ombre du président, un éveilleur et même dit-on un « visiteur du soir »

Voir billet : https://soufflezsurlesbraises.com/2014/01/24/le-macintosh-a-30-ans-aujourdhui/  

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Oui JJSS était trop en avance, surtout dans le contexte des années 70. Bref, il a eu son utilité.
Les historiens s’y pencheront un jour, ce n’était pas totalement anachronique de parler d’Europe fédérale, de monnaie unique, d’informatisation, de globalisation de la consommation en 1969. JJSS a été là pour le montrer. Et d’une certaine façon, il est avec Mendès-France l’exemple que des hommes politiques peuvent être droits, intégres et visionnaires. Qu’on ne s’y trompe pas, l’image qu’on a voulu donner de lui : imprévoyant, bondissant et léger est fausse. JJSS est l’un de nos héros nationaux les plus lucides et les plus graves. Son idéal était le développement de son pays et, partant, le bonheur des Français.

JJSS laissera l’image d’un homme « visionnaire », louant son « courage qui avait du sens ». 

Message pour ses fils :  » Soyez fiers de votre père, c’était un grand homme de la France « 

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Le Macintosh à 30 ans

Salut M’ssieurs-Dames,

Une centaine de lecteurs du Monde.fr ont répondu à un appel à témoignages mis en ligne à l’occasion du trentième anniversaire du « Mac », lancé le 24 janvier 1984. La question posée ? « Racontez-nous votre première expérience avec un Mac d’Apple . »

Voici la mienne pour mes amis fidèles :

« L’histoire humaine ne commencera que lorsque l’homme s’appropriera l’Univers par la science, l’action et le rêve ». Citation de Jean Jaurès.

Steve Jobs est un génie du XXème siècle, il fait partie des créateurs qui ont fait bouger le monde, je ne peux m’empêcher à chaque fois que je vois une personne téléphoner avec un Iphone ou un gosse taper sur une tablette de penser à lui.

« C’est une vieille citation de  l’ancien joueur de hockey Wayne Gretzky que j’adore : « Je patine vers l’endroit où le palet va être, et non vers là où il a été ». Et nous avons toujours essayé de faire cela chez Apple. Depuis le tout début. Et nous le ferons toujours. » Steve Jobs.

La France , François Mitterrand et les énarques ont loupé ce génie ! quel gachis…

Je fus le premier en France à avoir vu et touché le Macintosh 128 K de Apple, pourquoi ?

JJSS invita Steve Jobs à Paris pour le présenter à François Mitterrand à l’occasion d’ une conférence au Centre Mondial Informatique. Je suis allé accueillir Steve à Roissy, et c’est à cet instant-là que j’ai eu entre les mains le Mac, cet ordinateur qui devint la référence de la Micro-Informatique dans le Monde, je ne pensais pas un seul instant en mettant le carton dans le coffre de la voiture, que c’était historique et que ça allait devenir la société moderne que nous connaissons tous aujourd’hui. En repartant aux USA, Steve m’offrit son Mac, vous découvrirez ci-dessous la première disquette de démonstration du Mac « System Disk » dédicacée par Steve, le Co-Fondateur de Apple.

NB : comme un con, j’ai jeté ce Mac, pensez au collector que j’aurais aujourd’hui ?


Une autre grande idée de JJSS : il proposa à François Mitterrand l’implantation d’une usine Apple en France à Charleville-Mézières avec la création d’ un ordinateur français sur le même modèle que le Macintosh, il se serait appelé « L’appel » à la place du logo de Apple, il y aurait eu un bonnet phrygien qui symbolise la Liberté et le civisme en souvenir du logo du Parti Radical, Présidé par Jean-Jacques Servan-Schreiber de 1971 à 1979.

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Communiqué : Cohttp://www.portices.fr/formation/Res/Info/Dimet/TextesAi/1984-11-Appel.html

Ce projet aurait permis à la jeunesse française d’avoir une avance sur tous les pays européens, malheureusement il n’a pas vu le jour, à cause de Laurent Fabius !!! et d’intérêts politiques et économiques avec Thomson et Goupil. Steve Jobs était dégouté et nous donc. JJSS, François Mitterrand, Gaston Defferre et Pierre Bérégovoy n’ont pas réussi à faire naître l’Appel..

Voici un résumé http://www.portices.fr/formation/Res/Info/Dimet/TextesAi/1985-01ChantiersPop.html

Ce que je retiens de Steve est simple.

Quand Apple s’est développée, Steve Jobs a considéré qu’il avait atteint son niveau d’incompétence en tant que manager.  » Combien de personnes s’accrochent à leur pouvoir alors qu’elles sont devenues illégitimes…
Pendant un an, il  a cherché le manager. En 1984, il a convaincu John Sculley, Président de Pepsi-Cola en lui disant :  « Tu ne vas vendre toute ta vie des bulles, viens diffuser l’intelligence »…

Une anecdote, en rentrant de Marseille avec d’autres chercheurs, Steve a complètement flashé sur une hôtesse de l’air d’Air Inter, il demanda à JJSS, comment faire pour retrouver cette fille ? Jean-Jacques téléphona de suite à Gaston Defferre, Ministre de l’Intérieur pour retrouver cette belle inconnue. Réponse de Air Inter : « Nous ne diffusons jamais le nom de nos personnels volants pour des raisons de sécurité ».

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Steve Jobs est reparti la tête basse en Californie sans son Macintosh.( hé !hé !) Une grande pensée à toi Steve, génie de Californie. Reposes-toi bien et de là-haut, invente nous encore des Ipad, des Ipod, des Iped,et des Ipud…pour nous faire rêver. Au fait, ça me revient, il a fait la découverte du Minitel au Centre Mondial, il était bouche-bée !!! Les ingénieurs français des Postes et Télécommunications présents autour de ce petit appareil de couleur marron frimaient comme des Coqs gaulois…

LE CENTRE MONDIAL INFORMATIQUE

François Mitterrand et ma pomme à L’Elysée

Le 20 novembre 1981, François Mitterrand annonçait au Palais de L’Elysée, la création du Centre Mondial Informatique sous l’impulsion et une idée de Jean-Jacques Servan-Schreiber, orateur brillant ayant une vraie capacité à convaincre.

http://www.portices.fr/formation/Res/Info/Dimet/ArticlesLivres/8311LedMicro.html

Etaient réunis ce jour-là dans la salle des Fêtes de L’Elysée,  autour du Président et de JJSS, l’initiateur de cet énorme projet : Jean-Pierre Chevenement, Jack Lang, Pierre Bérégovoy, Jacques Attali, Gaston Defferre, Pierre Dreyfus, Louis Mexandeau, André Rousselet et des grands chercheurs comme Radj Reddy, Seymour Papert, Nicholas Negroponte, Eduard Ayensu, Saburo Ohkita, et le spécialiste en informatique de la République Populaire de Chine, le Professeur Zhisong Tang, que du lourd…et du sérieux.

Sans oublier votre serviteur, s’il vous plaît. Et oui, dédé de Montreuil à L’Elysée, c’est un peu normal, il ne faut pas oublier que cette belle demeure nous appartient à tous…

Le Centre Mondial était situé au 22, avenue Matignon à Paris 8ème, il avait pour mission d’irriguer après de la jeunesse la « culture informatique ». C’était aussi, un lieu de travail, et d’expérimentation, pour les chercheurs du monde entier, trouvant, à Paris, un environnement puissamment informatisé par sa capacité d’invention. Une fourmilière mondiale de l’intelligence et de rencontres à haut-niveau.

Plus de 100 chercheurs, (qui n’étaient pas tous des trouveurs), vivaient jour et nuit dans cet immeuble surprenant mélangeant la modernité et l’ancien construit par l’architecte et peintre milanais, Vittorio Mazzucconi, j’aurais du profiter plus de leurs savoirs et de leurs expériences

Encore une fois, JJSS, le visionnaire avait vu et visé juste !!!

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Jeudi 30 janvier 2014 page 16

Une usine Apple en France ?

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Steve Jobs en 1984.

Le 12 février, François Hollande se rendra dans la Silicon Valley. C’est la première dois depuis trente ans qu’un président en exercice s’y rend. A l’époque, François Mitterrand était resté huit jours en Californie. Il y avait reconnu l’importance du » capital à risque  » et expliquait à Pierre Salinger vouloir encourager les cadres à se  » jeter dans l’aventure  » de l’entrepreneuriat. Trente ans avant la révolte des  » pigeons  » !.

A son retour, aiguillé par Jean-Jacques Servan-Schreiber, il musclait le Centre Mondial Informatique et Ressources Humaines à Paris, où brillait Nicholas Negroponte, créateur du Medialab au MIT, le pape de l’intelligence artificielle Seymour Papert, ou encore Alan Kay, spécialiste de l’interface homme-machine.

Mais surtout Mitterrand fut littéralement  » épaté  » par Steve Jobs, 29 ans à l’époque, qui, invité en France, avait évoqué l’idée d’installer une usine à … Charleville-Mézières.  » Elle aurait porté le nom d’Appel « , se souvient André Cardinali, secrétaire de JJSS durant vingt ans. Mais la France, privilégiant un équipement Thomson To7 dans les écoles, a poliment refusé cette implantation.  » Et l’usine de Charleville-Mézières n’a jamais vu le jour …

Guillaume Grallet

 

Ali, vendeur de journaux à la criée

Bonjour M’ssieurs-Dames,
«Ça yaï : on a retrouvé le père de Zohra », Ça yaï :« Fuite des cerveaux : Johnny Hallyday quitte la France », Ça yaï :« Encore une catastrophe : la femme de Hollande est revenue », « Ça yaï : Montebourg démissionne  » etc…
Depuis trente-six ans, Ali Akbar annonce les mauvaises nouvelles, les bonnes… mais aussi celles qui jaillissent de son esprit facétieux.
Emblème de Saint-Germain-des-Prés, ce vendeur de journaux à la criée est une figure du quartier.
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La preuve : Ali a sa tête peinte à l’angle de la rue du Four et de la rue des Canettes. C’est le chroniqueur Emmanuel de Brantes qui a eu l’idée de cette opération. Pour « tisser des liens » entre les habitants d’un quartier, les riverains sont invités à désigner des « êtres aimés » de leur quotidien dont le visage est ensuite peint dans la rue. «  La fresque remporte tous les suffrages. Les voisines d’en face applaudissent. Dans la rue, les gens interpellent Ali. « Mais… c’est toi sur le mur! C’est super! » « Les passants m’ont même obligé à rectifier le portrait d’origine et à peindre Ali avec sa casquette », sourit le peintre. « Si un jour on m’avait dit que j’aurais ma tête peinte sur un mur… Je ne suis pourtant pas une star, hein! Mais ça fait plaisir », lâche Ali avec ses yeux rieurs.
A 55 ans, Ali continue de sillonner les rues. Si, partout où il passe, les serveurs lui tapent dans le dos et les passants lui décochent un regard complice, peu de Germanopratins connaissent son parcours, alors, qu’il est connu dans le monde, les grands médias américains, anglais, japonnais, chinois ont écrit la trajectoire d’Ali.
Né au Pakistan, où il a commencé à travailler dès l’âge de 5 ans, cet ancien mousse débarque à Paris en 1972. Alors qu’il dort sous le pont Saint-Michel, une rencontre avec le professeur Choron, créateur de « Charlie Hebdo », le conduit à vendre la presse. « Le premier jour, j’ai vendu un journal dont le titre était Dieu existe, mais j’enc… le pape. Les gens avaient l’air choqué mais moi, je ne parlais pas français… » Peu à peu, Ali se promène entre la place de Solferino, le Luxembourg, Saint-Michel et Saint-Germain-des-Prés. «
Au début, le contact avec les gens était difficile, se souvient-il. Je sentais que je n’avais pas la bonne couleur. Des patrons de restaurants me jetaient dehors ou des dames mettaient leur main sur leur portefeuille en me voyant. Et puis, j’ai commencé à discuter avec certaines personnes et je leur donnais rendez-vous pour boire un verre après ma tournée. »
Aujourd’hui, Ali Akbar adore raconter qu’il bavarde avec Jean-Louis Debré ou Pierre Moscovici, qu’il a pris un verre avec Sophie Marceau sans savoir qui elle était, s’est baladé à l’arrière du scooter d’Edouard Baer, que Carla Bruni-Sarkozy, qu’il croisait régulièrement chez Castel, s’est levée pour l’embrasser, Ali a été naturalisé français par le bon coeur de  François Mitterrand.
Des paparazzis lui ont proposé de le payer pour savoir où dînaient des personnalités. Mais il a toujours refusé. » Même s’il regrette que Saint-Germain soit devenu « un quartier de frime, avec des habits de luxe », Ali n’est pas prêt de le quitter. « J’ai acheté une maison au Pakistan, mais je me sens beaucoup plus proche de la mentalité française. Je ne me vois pas arrêter complètement ce que je fais. »
Quoi qu’il en soit, le jour où Ali Akbar abandonnera ses journaux, les nouvelles n’auront plus la même saveur à Saint-Germain.
AliVoici son premier livre
et le deuxième« La Fabuleuse Histoire du vendeur de journaux qui a conquis le monde », Ed. J.-C. Gawsewitch, 17 €.
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Ce n’est pas le travail qui est récompensé dans ce livre, mais bien la chaleur humaine…
Ça yaï  …Ali, tu peux continuer à nous donner de la paix humaine. Ton pote dédé de Montreuil

 

JJSS. Le visionnaire

Bonjour M’ssieurs-Dames,

PSA est en déroute…  englué dans des problèmes de trésorerie, très centré sur l’Europe et qui a raté le coche de l’international avec une suppression de 8000 emplois en France sans compter les sous-traitants 13 000.

Pourquoi les dirigeants et les politiques concernés n’ont t-ils pas suivi l’exemple des industriels automobiles japonais, coréens et allemands ?

En 2007, Renault et PSA valaient 20 % de plus que Volkswagen, qui pèse aujourd’hui quatre fois et demie plus, grâce à l’utilisation de composants communs à travers ses marques.

J’ai retrouvé un article sur JJSS parût dans Le Matin le 23 janvier 1985.


« Cet homme est un génie »


La France invente l’informatique populaire. La paternité de cette idée audacieuse revient à Jean-Jacques Servan-Schreiber, le président du Centre mondial de la micro-informatique et des ressources humaines. Observant la forte et très réelle curiosité des Français pour l’informatique, il propose en septembre 1981 au président de la République de « mettre le paquet ». François Mitterrand très sensible à la vision schreiberienne du Défi Mondial est vite convaincu.

Je vous conseille de lire ou relire Le Défi Mondial rempli de vérité futuriste.

Interview dans Le Matin réalisée par Ariane Bouissou :

JJSS « On a produit des robots et on a laissé les hommes en arrière »

Rendre l’informatique accessible a tous, de l’X à l’O.S., l’objectif du président du Centre Mondial de l’informatique n’a pas changé d’un iota. Mais, du grand projet mondialiste aux ateliers régionaux, le chemin a été sinueux.

EN 1938, il y a eu une vaste polémique sur l’utilité des chars dans l’armée ; on pensait que c’était un luxe, on s’est borné à en mettre quelques-uns dans les régiments d’infanterie. Et en 40, ce fut le désastre : on s’est retrouvé avec des chars qui avançaient au pas du fantassin.

Aujourd’hui, c’est la même chose. si l’on se borne à semer quelques ordinateurs, on perdra la bataille de l’informatique ! » : pour Jean-Jacques Servan-Schreiber, la diffusion de la culture informatique est une croisade, une planche de salut.

Il n’a en cela pas changé d’un iota depuis son Défi Mondial : pour que l’ère post-industrielle ne soit pas l’aube du chaos social, il faut généraliser l’informatique. Mais une informatique au service de l’homme. « Si  l’industrie automobile perd des milliards, c’est que nous n’avons pas pris le virage à temps , dit JJSS. L’informatique s’est appliquée uniquement aux machines. On a produit des ordinateurs, des robots, des systèmes experts et on a laisse les hommes en arrière. S’ils ne sont pas formés aux nouvelles technologies de la communication, ce sera le drame. Et nous en sommes déjà à 11 % de chômeurs en Europe. » ( 1981 )

D’où l’idée, soumise à François Mitterrand, en octobre 1981, d’un « Centre mondial pour le développement des ressources humaines ». Un mois plus tard, le Centre mondial de l’informatique (et des ressources humaines) ouvrait ses portes à Paris, avenue Matignon. Sa mission première était sociale : développer la matière grise – les ressources humaines – pour réduire le chômage et les inégalités, aider au décollage du tiers-monde, et, ce faisant, donner un coup d’accélérateur à l’industrie.

JJSS : J’ai l’habitude d’être critiqué : je suis passé devant les tribunaux militaires pendant la guerre d’Algérie parce que j’étais anti-colonialiste. J’ai été décrié quand j’ai prédit l’échec du Concorde, j’ai quitté le gouvernement sous la présidence de Giscard après les essais nucléaires, j’ai été en lutte avec toute la machine d’État pour le pouvoir régional. Aujourd’hui, alors que mon rôle est d’innover et de moderniser, je sais que les jours à venir ne seront pas faciles. »

Ou sont-ils aujourd’hui, les hommes prévoyants et innovants ?

A l’attention de Monsieur Arnaud Montebourg, Ministre du redressement productif.  C’est votre rôle de les trouver pour sauver nos entreprises françaises.

J’ai relevé pour vous, Monsieur le Ministre, quelques réflexions écrites par Henry Queuille, Président du Conseil sous la quatrième république, parrain en politique de François Mitterrand.

  • « Il n’est aucun problème assez urgent en politique qu’une absence de décision ne puisse résoudre. »
  • « Il n’est pas de problème dont une absence de solution ne finisse par venir à bout. »
  • « La politique n’est pas l’art de résoudre les problèmes, mais de faire taire ceux qui les posent. »
  • « Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent. »
  • Et une petite dernière pour la route “ Dire la vérité telle que nous la voyons “. JJSS

Chut !

Les Pleurs du Mâle de Aimé Nouma

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Mon ami, le slameur, Aimé Nouma est à l’affiche avec la sortie de son premier livre  » Les pleurs du mâle  » parût aux éditions Universlam dans la Collection   » Entre Guillemets « .

Couverture 1(1)Les Pleurs du Mâle, un recueil de poésie slam contenant des chroniques parisiennes commencées à la fin des années 70.

Un Temps, rappelons-le, où le Sida n’existait pas encore. Temps où les immeubles n’étaient pas bardés de digicodes et où les caméras n’espionnaient pas en permanence la ville et ses sous-sols. Des tranches de vie, souvent celles de l’auteur, un ex-jeune des cités monté dans la capitale pour se chercher.

Des histoires d’amour, de sexe, d’argent, de quête de soi, de désir d’enfant, de banditisme et d’espoirs…

Des faits divers, largement teintés d’humour et d’érotisme avec, en toile de fond, Paris, la ville lumière, dont les quartiers populaires se modifient au gré des opérateurs immobiliers.

Les aventures quasi cinématographiques du  » Black – Titi  » de Paname  » comme on le surnomme dans l’univers du slam…

Né au Cameroun, ancien virtuose du ballon rond, Aimé s’est converti en jongleur de mots qu’il met en musique avec un flow très fluide.

Pour faire connaître et aider cet artiste hors du commun, acheter son livre à 10 euros, je vous le demande amicalement pour la défense des artistes.

Voici la préface du livre que je lui ai écrite :

Aimé, comment ne pas l’Aimer ?

Lors de notre rencontre dans les faubourgs de Levallois, j’ai compris qu’Aimé avait l’âme et le talent d’un artiste.

Regardez-le respirer, réfléchir, mater et vous serez  de suite conquis !

Avec son sourire de môme, avec sa démarche et sa gouaille de gadjo, ses verbes claquent et ses mots sont bien en place.

Je suis certain que Vian, Prévert, Apolinaire et Victor Hugo l’auraient apprécié.

Le crayon à la main, il a rempli des pages pour nous faire rêver et nous faire fantasmer…

Je suis très fier qu’il ait écrit un slam sur mézigue avec une recherche sur ma personnalité.

Aimé, continue à bouger, tu en as le corps et l’esprit.

Amitié fidèle…

Dédé de Montreuil

Il m’a fait l’honneur d’insérer le slam ci-dessous :

Salut Mon Dédé,

Faut croire que je suis  un peu con parfois, pour ne pas me rendre compte de la chance que j’ai d’avoir un pote comme dédé de Montreuil, malgré le temps qui passe.
Trop de la balle ton blog, ça me donne carrément envie d’avoir le même.
Au fait Dédé, tu voudrais pas être mon manager ?

Je t’ai fait un petit slam, mais il y a tellement à dire sur toi que je n’ai parlé que de la première soirée chez Laurie, donc il y aura une suite que j’ai déjà en tête puisque c’est du vécu. Dis moi ce que tu en penses. Amitié. Aimé.

Dédé de Montreuil, un aristo de la zone
St Germain, c’est son destin…
Comme l’attestent encore de beaux restes
il paraîtrait :qu’il était beau gosse le keum,
le gadjo quand il était plus jeune.
Que ça lui avait même permis defaire son gigolo.
Mais, ce n’est pas ce qui m’a marqué, sans conteste
quand je l’ai rencontré pour la première fois,
dans les beaux quartiers de la commune de Levallois
au cours d’un dîner mondain chez une relation commune.
Peu commun le bonhomme à la chevelure presque blanche.
Bonne mise, bonne mine, complet-veston,chemise blanche,
Westons et qui se recommandait de la Zone …Du 9.3..
Des quartiers chauds de la Seine-St-Denis ,ces endroits…
où banal petit rital , il avait grandi …
c’était fait ses premiers amis.
Et qui maintenant se faisait appeler Dédé, Dédé de Montreuil, Monsieur dédé de Montreuil
“Je suis un Aristo de la Zone” balançait-il avec une pointe d’orgueil.
St Germain, c’est son destin…
Et des barres de rires, à cette tablée,on s’en ai tapé ce soir là.
Car le drôle de Monsieur s’est avéré sympa, drôle , cultivé, tout ça.
Alternant verlan, argot, javanais et un langage chatié matiné de mots gitans,
il nous en a fait passer du bon temps ,nous racontant
avec humour et par le menu,
des vraies histoires vécues:
le Saint Germain-des-Prés des seventies, des sixties,
les bandes de voyous d’antan
les soirées de ouf du showbiz
les bastons, la schnouf, la tise…
Lipp, les Deux Magots, le Drugstore, Le Flore…
St Germain, c’est son destin…
Sans oublier les femmes:
les poufs, les stars, les starlettes…les grandes dames.
Il parlait aussi avec ferveur ,voire amour
de ses actions, ses combats pour l’intégration des jeunes , des défavorisés.
racontant ses victoires et aussi ses fours.
Il disait qu”il avait été favorisé par la vie
parlait des rencontres importantes de sa vie
citant de ci-de la des noms comme Mocky, Séguela, Aznavour, Servan-Schreiber,
Dali, Rocard, Prévert, MC Solaar, Cora Vaucaire, Mitterrand, etc..
Et là , il ouvrait les vannes ,mais sans monopoliser la parole,
et entre deux bonnes vannes ,(c’est un cas d’école)
il racontait, racontait, racontait , racontait, racontait
et nous on l’écoutait parce qu’il n’était pas là
à se la raconter …
Dédé au Départ, il était pas aiDé, mais il avait Décidé d’avoir un Destin… à St Germain….
St Germain, c’était son destin…

Le Slameur2coeur : Aimé

dédé en 1967

Dédé en 67