Le blog de Dédé de Montreuil

" Sortons des grands ensembles pour aller voir les Grands Ensemble "

Archives de Tag: Michel Rocard

Je n’aime ni la valse, ni Manuel Valls !!!

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Je n’aime ni la Valse ni Manuel Valls et pourtant, j’ai tant aimé la Valse à Mille temps !

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Au Secours !!!, Manuel Valls se présente à la Présidentielle. Manuel Valls a assuré que « gouverner, c’est difficile, car c’est aussi transformer le quotidien des gens ». Que du blabla, enlève ton masque, on sait qui tu est !!!

Il y a beaucoup de gens de la gauche, du PS et même de l’extrême-gauche qui ont voté Benoît Hamon pour contrer Manuel Valls, il faudrait être aveugle pour ne pas le voir. Mais s’il est battu dimanche prochain, tout le monde voit bien que c’est un tapis rouge qui se déroule devant Emmanuel Macron, et c’est la mort programmée du Parti Socialiste. Le choix est assez clair et assez simple pour moi. Jean Glavany.

Valls est light et sans odeur, qui veux jouer dans la cour des grands.

J’espère que vous allez vallsez Monsieur Valls.

« J’étais chargé des relations avec l’Assemblée Nationale quand Michel Rocard était Premier ministre. Il m’avait expliqué qu’il ne fallait pas que je fasse de la politique, qu’il fallait que je fasse autre chose, alors que je m’engageais pour lui « . Manuel Valls. Michel Rocard l’avait déjà repéré !

Citations de Michel Rocard

« La politique est dégueulasse, parce que les hommes qui la font la rendent dégueulasse ».

Manuel de la Valse

Vaniteuse

Ambitieuse

Lisse

Sévère

Enjoliveuse

Extraits de la chanson l’épervier écrite par Pierre Desproges

L’épervier farouche
Te guette méfie-toi
Son allure est louche
Et déjà tu es sa proie
Il invite et danse
La valse aux accents troublants ..

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Le rock est la seule révolution musicale du xxème siècle, c’est pour ça que je n’aime pas la Valse.

Et pourtant, je ne suis qu’un danseur …

Depuis la moitié du XVIIe siècle, dans les salons français, on pratiquait la valse. Une danse raffinée à l’extrême, faite de petits pas (menus) dont la chorégraphie stricte était protocolaire : on changeait régulièrement de partenaires, suivant une ligne, afin de faire sa place.

Cela permettait également de prévenir que la valse ne soit prétexte à galanterie trop poussée. Les lignes de danse formées respectaient scrupuleusement le rang social des danseurs, qui se tenaient à distance respectueuse l’un de l’autre.

La Révolution fit tomber en désuétude cette danse aristocratique. Les classes populaires se lassaient de la froide austérité de cette danse, et les jeunes aspiraient à une pratique plus enlevée, qui exalte l’esprit. Ils se mirent à danser sur une musique moins rigide : à trois temps, comme le menuet, mais dont le deuxième temps était légèrement avancé, créant une instabilité qui entraînait les danseurs dans des tours virevoltants.

Pour préserver son équilibre, et assurer un déplacement harmonieux, il fallut se rapprocher et former un couple de danse. Un couple « fermé » qui plus est, tirant son énergie de son repli sur lui-même.

Les défenseurs de la morale et de l’establishment furent scandalisés par ces contacts indécents et s’offusquèrent du manque de convenance d’une danse sans protocole qui plaçait l’individu au-dessus des contingences sociales.

Le carcan des convenances sociales se dénouait un peu, et bientôt, dans tous les pays, on accepta cette danse sans protocole qui cédait à l’inspiration du moment. L’ère romantique naissait, et, avec elle, l’affirmation de l’individu et de ses passions, la valse allait en devenir la musique et la danse emblématique.

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Ses doux accents célèbrent la légèreté de l’instant qui entraîne à sa suite les danseurs dans un tourbillon incessant. Leurs mouvements sont voluptueux, ils évoquent la jouissance d’être en harmonie avec son corps et de goûter aux doux plaisirs de la vie.

Le couple de danseur tourne régulièrement autour de la piste dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, tout en tournant rapidement sur lui-même dans le sens horaire. Il tente de rattraper l’instant qui fuit, tout en s’enivrant du moment présent.

La progression du couple doit être fluide, sans à-coups et ses mouvements sont légers mais précis. Les bons danseurs parcourent la piste le long de sa périphérie , les débutants se placent au centre pour ne pas interrompre leur mouvement.

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Les Valseuses, la Valse des truands, la Valse aux adieux de Kundera, tous ses personnages qui se télescopent au gré du jours, avec un rythme tel une valse qui s’emballe …   

Les valseuses

truands

adieu

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Michel Rocard

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Encore un grand qui nous quitte ! Michel Rocard un vrai homme de gauche, qui incarne une partie de l’histoire de la gauche française. Des combats contre la guerre d’Algérie à la préservation de l’Arctique, du PSU à la deuxième gauche, de l’affrontement avec François Mitterrand au Parlement européen, il a toujours gardé une ligne politique réfléchie et constructive.

Certains le comparaient à un ordinateur. Pour avoir également travaillé avec Jean-Jacques Servan-Schreiber, fondateur de l’Express, j’ai pu constater le même fonctionnement intellectuel… Et les mêmes difficultés à faire une carrière politique de premier plan.

D’où l’idée saugrenue qu’en politique, surtout si l’on veut accéder à l’Elysée, il ne faudrait pas être trop « intelligent ». Entendons-nous, il ne s’agit pas de dire qu’il faut être idiot pour réussir… Il s’agit surtout d’être capable de faire des choix simples et de les exprimer de manière compréhensible et facilement identifiable par son public. Toutes choses que ne savait pas faire Rocard qui restait dans l’exigence de la pensée conceptuelle du plus haut niveau.

Dernièrement, il fustigeait la gauche française,  » la plus rétrograde d’Europe à ses yeux, et jugeait que les droits des citoyens ne se résument pas aux acquis sociaux et que le véritable socialisme, c’est l’accès pour tous aux activités de l’esprit ».

Valls, tu dis que je suis ton père en politique, alors maintenant prouve-le !

J’étais chargé des relations avec l’Assemblée nationale quand il était Premier ministre. Il m’avait expliqué qu’il ne fallait pas que je fasse de la politique, qu’il fallait que je fasse autre chose, alors que je m’engageais pour lui ». Manuel Valls.

Citations de Michel Rocard

« La politique est dégueulasse, parce que les hommes qui la font la rendent dégueulasse ».

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J’ai eu la chance de le rencontrer plusieurs fois, il avait accepté de parrainer le 1er défilé de Mode Européen avec la participation de vingt pays  » Cumulus Fashion Tour  » au Carrousel du Louvre et à la Triennale di Milano et de m’apporter son soutien au Salon Européen du Livre de Dijon.

Je vous remercie cher Michel.

Michel RocardCher André Cardinali,
Il m’est agréable d’avoir de vos nouvelles. Je vois qu’une fois de plus que vous êtes d’une grande activité. Je n’en doutais pas !
Bravo pour ce Salon Européen du livre de Dijon. Et l’idée de mettre la Belgique à l’honneur est superbe.
J’aurais aimé y être présent, mais malheureusement, comme mon assistante Catherine Mignon vous l’a déjà confirmé, je suis retenu à Paris tout le  week-end. C’est dommage.
Je garde un excellent souvenir du défilé Cumulus Fashion Tour au Carrousel du Louvre et à la Triennale de Milan, votre efficacité et votre précision dans le travail avaient transformé ce  » patronage » en fête.

Bonne chance, cher André.
Bien cordialement à vous.
Michel Rocard
Député Européen

Paris, le 30 octobre 2008

 

 

 

Emmanuel Macron, serait-il le Jean-Jacques Servan-Schreiber de notre époque ?

Bonjour M’ssieurs-Dames,

L’Express titre : Emmanuel Macron serait-il le Jean-Jacques Servan-Schreiber de notre époque ?.
Ayant été l’un des plus proches collaborateurs de Jean-Jacques Servan-Schreiber pendant vingt ans, Emmanuel Macron à t-il la même vision de la société que JJSS ?  j’espère que oui ! JJSS était un visionnaire.

« Le Défi américain » : 45 ans après, l’Europe aurait grand besoin d’un nouveau Jean-Jacques Servan-Schreiber.

La réédition de ce livre clé est un appel pour que notre société stagnante retrouve son chemin vers le futur optimiste. Éditions : Versilio Format : Numérique

Préface de Paul Krugman. Professeur émérite de l’université de Princeton, Paul Krugman est un économiste américain qui a obtenu le prix Nobel d’économie.

« À notre époque marquée par l’étroitesse d’esprit, où tous les discours s’accordent à prôner l’austérité et la révision à la baisse des attentes, relire l’ouvrage de Jean-Jacques Servan-Schreiber est un bon moyen de se souvenir à quel point il est essentiel d’avoir ce genre de vision. L’Europe a grand besoin d’autres » 

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Plus de 45 ans se sont écoulés depuis la publication du Défi américain par JJSS. Pourtant, cet ouvrage reste fondateur. Certes, les prédictions les plus saisissantes de Servan-Schreiber ne se sont pas réalisées : les entreprises américaines ne dominent pas l’économie européenne, les États-Unis n’ont pas acquis la supériorité économique et technologique à laquelle on pouvait s’attendre. Si JJSS n’a donc pas toujours été un prévisionniste exact (mais qui l’est ?), il n’en était pas moins un prophète exceptionnellement perspicace. La domination américaine contre laquelle il nous avait mis en garde ne s’est pas vérifiée – mais le monde dans lequel nous vivons n’en est pas moins celui que JJSS avait imaginé.

Si l’on s’en tient uniquement au « défi américain » dans son interprétation stricte : les entreprises américaines sont des acteurs majeurs de la scène européenne, mais elles sont loin de remplir le rôle qu’il avait envisagé pour elles.

Si l’on en croit les estimations du Bureau of Economic Analysis américain, les multinationales américaines en Europe ont produit une plus-value d’environ 600 milliards de dollars, soit un peu moins de 4 % du PIB de l’Union européenne. Elles ont par ailleurs employé 4,6 millions de personnes, ce qui représente un peu de plus de 2 % des emplois en général. Ces chiffres sont élevés, mais ils ne sont pas stupéfiants. La mainmise à laquelle les lecteurs de l’édition de 1968 auraient pu s’attendre n’a pas eu lieu.

Néanmoins, enrelisant Le Défi américain aujourd’hui, on pourrait se dire que le propos de l’auteur n’était pas tant de comparer l’Amérique à l’Europe que d’annoncer la nature changeante des économies avancées. JJSS s’est contenté de donner un visage à ces changements en les appelant « Amérique », ce qui l’a, d’ailleurs, aidé à capter l’attention du lecteur européen. (Il n’y a rien de tel qu’un peu de nationalisme pour faire monter l’adrénaline). Nous importe-t-il réellement de savoir si une corporation multinationale est américaine ou européenne ? Pas vraiment, non. Ce qui est important, ce sont les moteurs de la valeur et du succès économiques. JJSS était très en avance sur son temps dans sa manière de voir comment ces moteurs évoluaient.

Aujourd’hui, dire que nous vivons dans une économie du savoir est un lieu commun, tout comme d’avancer que le capital humain nous importe davantage que le capital physique, que la valeur économique provient largement d’actifs invisibles et que l’innovation est plus importante que l’accumulation. En 1968, ces propos étaient radicaux. Au-delà de la rivalité transatlantique, c’est la vision de l’avenir de Servan-Schreiber qui s’est révélée étonnamment juste.

Le chapitre qu’il a consacré à l’informatique était particulièrement prémonitoire. À cette époque, il s’agissait encore d’unités centrales gigantesques, laborieusement alimentées de cartes perforées. JJSS a vu que le futur se construirait àpartir de machines petites en taille mais incroyablement puissantes, sans parler des réseaux – le futur qu’il décrit, celui des données en ligne et de la communication instantanée, préfigure l’Internet avec une précision remarquable.

Et puis surtout, JJSS avait une vision très large de la politique économique – une vision qui soulignait l’importance de l’éducation, de la créativité et de l’intégration européenne. Certaines des avancées qu’il espérait pour l’Europe ont été accomplies ; beaucoup d’autres, non. À notre époque marquée par l’étroitesse d’esprit, où tous les discours s’accordent à prôner l’austérité et la révision à la baisse des attentes, relire cet ouvrage est un bon moyen de se souvenir à quel point il est essentiel d’avoir ce genre de vision.

Jean-Jacques Servan-Schreiber passe, dans les années 1960, pour un agitateur d’idées. Fondateur de L’Express, antigaulliste viscéral, mendésiste du premier cercle, il publie le 11 octobre 1967, chez Denoël, Le Défi américain. Prévu à un tirage de 15 000 exemplaires : il s’en vendra 3 millions en France et 15 millions dans le monde, en quinze langues. Un succès comparable à celui de Françoise Sagan en 1954 avec Bonjour tristesse.

JJSS. Un visionnaire que la France a loupé !!! Dans l’émission de NBC  » Face à la nation « , le célèbre intervieweur Lawrence Spivak a conclu l’intervention avec ces mots: « Quel dommage que vous ne soyez pas américain. Vous seriez chez nous un excellent candidat à la présidence. »

• CITATIONS •

« Le Défi américain m’a ravi sans réserve et allumé l’esprit. Il y a là une grande réussite : on a envie de réagir et de réaliser ». François Mitterrand. Président de la République Française.

« Le Défi américain est un livre excellent, vigoureux, moderne, c’est-à-dire libéré de beaucoup d’entraves et de routines de pensées ».  Valéry Giscard d’Estaing. Président de la République Française.

« Le Défi américain est un de ces livres phare qui marquent une époque. Il est difficile aujourd’hui d’imaginer le retentissement immense de cette œuvre. JJSS se révélait l’un des plus lucides et audacieux penseurs de son temps, et par bien des aspects du nôtre ». Robert Badinter. Avocat, ministre de la Justice.

« Le Défi américain fût un immense succès qui influença toute une génération. Il inspira mon départ pour les Etats-Unis après ma victoire aux Jeux Olympiques pour lancer ma vie professionnelle. C’est un livre qui rayonne d’intelligence et reste d’actualité ». Jean-Claude Killy. Triple médaillé d’or aux JO de Grenoble 1968.

« La publication du Défi américain, et ma première discussion avec Jean-Jacques Servan-Schreiber à cette occasion, fut le moment pour moi d’un éveil à la conscience européenne, et à l’importance de penser à long terme. Ce livre majeur a eu une influence considérable, même par celles de ses prévisions qui ne se sont pas réalisées, parce qu’elles ont sans doute aidé à réagir contre les menaces qu’elles annonçaient. » Jacques Attali. économiste et écrivain.

« J’appartiens à la génération pour laquelle Le Défi américain a été un livre culte. C’était un cri d’alarme pour nous appeler, nous Européens, à nous mobiliser. Le grand marché, l’euro, et bien d’autres réalisations de l’Europe politique ont été les réponses ultérieures au Défi américain. JJSS était un inégalable éveilleur des esprits ». Alain Minc. Ecrivain

« Le Défi américain a changé la donne non seulement dans les rapports Europe-Amérique, mais a aussi apporté une vision nouvelle et innovante de la compétitivité nationale. Ce livre fut un véritable catalyseur dans la création du Forum économique mondial ». Klaus Schwab. Fondateur et président du Forum économique mondial

« Jean-Jacques Servan-Schreiber a d’abord partagé sa vision audacieuse de l’accélération de la prospérité américaine en 1967. Cette progression semblait inévitable à l’époque : mais cinquante ans plus tard, nous en sommes bien loin. La réédition de ce livre clé est un appel pour que notre société stagnante retrouve son chemin vers le futur optimiste annoncé dans les années soixante ». Peter Thiel. Co-fondateur de Paypal, Managing Partner du Founder’s Fund.

« Jean-Jacques Servan-Schreiber était un vrai humaniste. Il comprenait l’importance de la souveraineté des peuples après le colonialisme européen, ainsi que la puissance qui vient en fédérant les ressources dans un monde de plus en plus multipolaire, démontré par son soutient de l’intégration européenne. Il a aussi prévu les opportunités et les défis de la technologie moderne ». Nicolas Berggruen. Fondateur et président du Berggruen Institute on Governance

 » Le Défi américain est en tête des listes de ventes. C’est un succès prodigieux quand on sait que le livre est riche en statistiques, traite du développement de l’économie et des entreprises mondiales, des ordinateurs, satellites et des rivalités entre puissances industrielles… Si Marx avait eu la même réussite avec « Das Kapital », nous serions peut-être tous en train d’agiter des drapeaux rouges en mangeant du caviar ». New York Times, 19 mai 1968.