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Emmanuel Macron, serait-il le Jean-Jacques Servan-Schreiber de notre époque ?

Bonjour M’ssieurs-Dames,

L’Express titre : Emmanuel Macron serait-il le Jean-Jacques Servan-Schreiber de notre époque ?.
Ayant été l’un des plus proches collaborateurs de Jean-Jacques Servan-Schreiber pendant vingt ans, Emmanuel Macron à t-il la même vision de la société que JJSS ?  j’espère que oui ! JJSS était un visionnaire.

« Le Défi américain » : 45 ans après, l’Europe aurait grand besoin d’un nouveau Jean-Jacques Servan-Schreiber.

La réédition de ce livre clé est un appel pour que notre société stagnante retrouve son chemin vers le futur optimiste. Éditions : Versilio Format : Numérique

Préface de Paul Krugman. Professeur émérite de l’université de Princeton, Paul Krugman est un économiste américain qui a obtenu le prix Nobel d’économie.

« À notre époque marquée par l’étroitesse d’esprit, où tous les discours s’accordent à prôner l’austérité et la révision à la baisse des attentes, relire l’ouvrage de Jean-Jacques Servan-Schreiber est un bon moyen de se souvenir à quel point il est essentiel d’avoir ce genre de vision. L’Europe a grand besoin d’autres » 

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Plus de 45 ans se sont écoulés depuis la publication du Défi américain par JJSS. Pourtant, cet ouvrage reste fondateur. Certes, les prédictions les plus saisissantes de Servan-Schreiber ne se sont pas réalisées : les entreprises américaines ne dominent pas l’économie européenne, les États-Unis n’ont pas acquis la supériorité économique et technologique à laquelle on pouvait s’attendre. Si JJSS n’a donc pas toujours été un prévisionniste exact (mais qui l’est ?), il n’en était pas moins un prophète exceptionnellement perspicace. La domination américaine contre laquelle il nous avait mis en garde ne s’est pas vérifiée – mais le monde dans lequel nous vivons n’en est pas moins celui que JJSS avait imaginé.

Si l’on s’en tient uniquement au « défi américain » dans son interprétation stricte : les entreprises américaines sont des acteurs majeurs de la scène européenne, mais elles sont loin de remplir le rôle qu’il avait envisagé pour elles.

Si l’on en croit les estimations du Bureau of Economic Analysis américain, les multinationales américaines en Europe ont produit une plus-value d’environ 600 milliards de dollars, soit un peu moins de 4 % du PIB de l’Union européenne. Elles ont par ailleurs employé 4,6 millions de personnes, ce qui représente un peu de plus de 2 % des emplois en général. Ces chiffres sont élevés, mais ils ne sont pas stupéfiants. La mainmise à laquelle les lecteurs de l’édition de 1968 auraient pu s’attendre n’a pas eu lieu.

Néanmoins, enrelisant Le Défi américain aujourd’hui, on pourrait se dire que le propos de l’auteur n’était pas tant de comparer l’Amérique à l’Europe que d’annoncer la nature changeante des économies avancées. JJSS s’est contenté de donner un visage à ces changements en les appelant « Amérique », ce qui l’a, d’ailleurs, aidé à capter l’attention du lecteur européen. (Il n’y a rien de tel qu’un peu de nationalisme pour faire monter l’adrénaline). Nous importe-t-il réellement de savoir si une corporation multinationale est américaine ou européenne ? Pas vraiment, non. Ce qui est important, ce sont les moteurs de la valeur et du succès économiques. JJSS était très en avance sur son temps dans sa manière de voir comment ces moteurs évoluaient.

Aujourd’hui, dire que nous vivons dans une économie du savoir est un lieu commun, tout comme d’avancer que le capital humain nous importe davantage que le capital physique, que la valeur économique provient largement d’actifs invisibles et que l’innovation est plus importante que l’accumulation. En 1968, ces propos étaient radicaux. Au-delà de la rivalité transatlantique, c’est la vision de l’avenir de Servan-Schreiber qui s’est révélée étonnamment juste.

Le chapitre qu’il a consacré à l’informatique était particulièrement prémonitoire. À cette époque, il s’agissait encore d’unités centrales gigantesques, laborieusement alimentées de cartes perforées. JJSS a vu que le futur se construirait àpartir de machines petites en taille mais incroyablement puissantes, sans parler des réseaux – le futur qu’il décrit, celui des données en ligne et de la communication instantanée, préfigure l’Internet avec une précision remarquable.

Et puis surtout, JJSS avait une vision très large de la politique économique – une vision qui soulignait l’importance de l’éducation, de la créativité et de l’intégration européenne. Certaines des avancées qu’il espérait pour l’Europe ont été accomplies ; beaucoup d’autres, non. À notre époque marquée par l’étroitesse d’esprit, où tous les discours s’accordent à prôner l’austérité et la révision à la baisse des attentes, relire cet ouvrage est un bon moyen de se souvenir à quel point il est essentiel d’avoir ce genre de vision.

Jean-Jacques Servan-Schreiber passe, dans les années 1960, pour un agitateur d’idées. Fondateur de L’Express, antigaulliste viscéral, mendésiste du premier cercle, il publie le 11 octobre 1967, chez Denoël, Le Défi américain. Prévu à un tirage de 15 000 exemplaires : il s’en vendra 3 millions en France et 15 millions dans le monde, en quinze langues. Un succès comparable à celui de Françoise Sagan en 1954 avec Bonjour tristesse.

JJSS. Un visionnaire que la France a loupé !!! Dans l’émission de NBC  » Face à la nation « , le célèbre intervieweur Lawrence Spivak a conclu l’intervention avec ces mots: « Quel dommage que vous ne soyez pas américain. Vous seriez chez nous un excellent candidat à la présidence. »

• CITATIONS •

« Le Défi américain m’a ravi sans réserve et allumé l’esprit. Il y a là une grande réussite : on a envie de réagir et de réaliser ». François Mitterrand. Président de la République Française.

« Le Défi américain est un livre excellent, vigoureux, moderne, c’est-à-dire libéré de beaucoup d’entraves et de routines de pensées ».  Valéry Giscard d’Estaing. Président de la République Française.

« Le Défi américain est un de ces livres phare qui marquent une époque. Il est difficile aujourd’hui d’imaginer le retentissement immense de cette œuvre. JJSS se révélait l’un des plus lucides et audacieux penseurs de son temps, et par bien des aspects du nôtre ». Robert Badinter. Avocat, ministre de la Justice.

« Le Défi américain fût un immense succès qui influença toute une génération. Il inspira mon départ pour les Etats-Unis après ma victoire aux Jeux Olympiques pour lancer ma vie professionnelle. C’est un livre qui rayonne d’intelligence et reste d’actualité ». Jean-Claude Killy. Triple médaillé d’or aux JO de Grenoble 1968.

« La publication du Défi américain, et ma première discussion avec Jean-Jacques Servan-Schreiber à cette occasion, fut le moment pour moi d’un éveil à la conscience européenne, et à l’importance de penser à long terme. Ce livre majeur a eu une influence considérable, même par celles de ses prévisions qui ne se sont pas réalisées, parce qu’elles ont sans doute aidé à réagir contre les menaces qu’elles annonçaient. » Jacques Attali. économiste et écrivain.

« J’appartiens à la génération pour laquelle Le Défi américain a été un livre culte. C’était un cri d’alarme pour nous appeler, nous Européens, à nous mobiliser. Le grand marché, l’euro, et bien d’autres réalisations de l’Europe politique ont été les réponses ultérieures au Défi américain. JJSS était un inégalable éveilleur des esprits ». Alain Minc. Ecrivain

« Le Défi américain a changé la donne non seulement dans les rapports Europe-Amérique, mais a aussi apporté une vision nouvelle et innovante de la compétitivité nationale. Ce livre fut un véritable catalyseur dans la création du Forum économique mondial ». Klaus Schwab. Fondateur et président du Forum économique mondial

« Jean-Jacques Servan-Schreiber a d’abord partagé sa vision audacieuse de l’accélération de la prospérité américaine en 1967. Cette progression semblait inévitable à l’époque : mais cinquante ans plus tard, nous en sommes bien loin. La réédition de ce livre clé est un appel pour que notre société stagnante retrouve son chemin vers le futur optimiste annoncé dans les années soixante ». Peter Thiel. Co-fondateur de Paypal, Managing Partner du Founder’s Fund.

« Jean-Jacques Servan-Schreiber était un vrai humaniste. Il comprenait l’importance de la souveraineté des peuples après le colonialisme européen, ainsi que la puissance qui vient en fédérant les ressources dans un monde de plus en plus multipolaire, démontré par son soutient de l’intégration européenne. Il a aussi prévu les opportunités et les défis de la technologie moderne ». Nicolas Berggruen. Fondateur et président du Berggruen Institute on Governance

 » Le Défi américain est en tête des listes de ventes. C’est un succès prodigieux quand on sait que le livre est riche en statistiques, traite du développement de l’économie et des entreprises mondiales, des ordinateurs, satellites et des rivalités entre puissances industrielles… Si Marx avait eu la même réussite avec « Das Kapital », nous serions peut-être tous en train d’agiter des drapeaux rouges en mangeant du caviar ». New York Times, 19 mai 1968.

 

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L’Express a 60 ans

Bonjour M’ssieurs-Dames,

L’Express est né le 16 mai 1953 pour certains alors que j’ai en ma possession le numéro 1 datant du 2 mars 1953. Les historiens le diront.

L'Express n° 1

Le titre est fondé par Jean-Jacques Servan-Schreiber – JJSS et Françoise Giroud, comme supplément politique du journal  » Les Echos « , fondé par le père de JJSS,  Emile Servan-Schreiber. A sa création L’Express agit comme le « porte-parole » du président du conseil de l’époque, Pierre Mendès France, et permet l’adhésion d’une partie de la population à un régime qui était jusqu’alors jugé décevant.

En 1964, L’Express se transforme au format newsmagazine, qui inspireront plus tard Le Nouvel ObservateurLe PointL’Evénement du Jeudi. L’Express devient le premier magazine d’information français sur le modèle du Time. Le journal se généralise de plus en plus et devient le reflet des changements de la société française. L’Express est le grand succès de la presse des années 1960.

La citation de JJSS   » Dire la vérité telle que nous la voyons  » devrait être inscrite dans toutes les rédactions !!!

Jean-Jacques Servan-Schreiber par sa conviction et son intelligence a fait venir des grands noms comme  :

Albert Camus, Alfred Sauvy, André Malraux, Fernando Arrabal, François Mauriac, François Mitterrand, Françoise Sagan, Jacques Attali, Jean Daniel, Jean-Paul Sartre, Pierre Salinger, Raymond Aron, Robert Badinter,  et tant d’autres…

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JJSS, François Mauriac, Françoise Giroud en 1954

De nombreux journalistes y ont fait leurs armes : Jacques Derogy, André Bercoff, Jean-François Khan, Roger Priouret, Georges Suffert, Pierre Péan, Michèle Cotta, Catherine Nay, Anne Sinclair, Christine Ockrent, Yvan Levaï, Danièle Granet, Jean-François Bizot, Alice Morgaine, Jean-François Revel, Olivier Todd, Philippe Grumbach…

Brigitte Gros, Madeleine Chapsal, Jean-Louis Servan-Schreiber, Christiane Collange, Jean Ferniot, formaient la forteresse de JJSS.

J’ai eu la chance de travailler à L’Express comme collaborateur de JJSS  de juin 1970 jusqu’au jour de la vente de L’express à Jimmy Goldsmith en 1977, ensuite j’ai continué avec lui pour d’autres aventures ( Défi Mondial, Centre Mondial Informatique )

Depuis 1977, Jean-Jacques ne croyait plus à la presse écrite à cause des nouveaux réseaux d’information, comme d’habitude il avait vu juste, c’était un visionnaire qui manque aujourd’hui.

Je souhaite un bon anniversaire à L’Express et mon soutien à Christophe Barbier afin qu’il n’oublie pas les messages des fondateurs et les grands noms qui sont passés par L’Express pour défendre les combats et les idées de notre société.

Pour son 60 ème  anniversaire L’Express change. Parce  que nous attendons plus d’un journal d’information, comme à l’origine.

Christophe Barbier écrit dans son édito du nouveau numéro de L’Express du 15 mai :

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Parce que vous espérez de la presse écrite une hauteur de vue, un standing élevé, une distinction, et non le rabâchage du  » vu partout « . Notre journal entend répondre à cette question fondamentale : quels sujets méritent vraiment d’être imprimés ? Seuls les écrits restes, et ce qu’ils recèlent doit donc être au-dessus de toute facilité. Contre l’  » ‘infobésité « , cette malbouffe du cerveau qui nous fait avaler le moindre fait divers comme si il s’agissait d’une affaire d’Etat, tout en érigeant les starlettes de la télé-réalité au rang de philosophes des temps modernes, la presse doit se révolter, pour mettre dans la tête de ceux qui  » font l’actu » le plomb qui servait jadis dans les imprimeries. L’Express dresse ses colères, ses idées et son inextinguible foi en l’humanisme, ( je rajouterai l’humain ) pour un autre mai fondateur. Oui, nous croyons que l’optimisme est un combat, qu’une plume peut changer le siècle, que les maux se guérissent aussi par les mots.

Ma réaction subite …

L’Express doit revenir comme avant avec des personnalités qui ont des choses à dire  (sans être en campagne de promotion)  et avec des journalistes curieux, informés ( sans google actu ) et sans copier et déguiser les dépêches de l’AFP ainsi que leurs confrères de la presse étrangère. Enfin, sortir du format des écoles de journalisme sans goût et sans odeur !!! du light.

La vraie université du journalisme, c’est le bistrot :on pause une question et on a la réponse immédiatement  ( surtout pas les bars branchés pour les débranchés  )!!! dédé

L'Express n° 1

Sur les marches de L’Elysée

Photo de gauche prise par Jean-Régis Roustan ( photographe de L’Express ) et celle de droite par Benoît Lombrière

L’idéologie est froide

Bonjour M’ssieurs-Dames,

<< Comptez l’argent pour rien, les places pour rien, la popularité pour rien ; c’est la presse qui est tout. Achetez la presse, et vous serez maîtres de l’opinion, c’est-à-dire les maîtres du pays. >> Isaac Moïse.

Les grands manias de la presse française gagnent des bénéfices dans leurs entreprises, pourquoi en perdent-ils autant dans les médias ? La question est posée …Sont-ils les maîtres du pays ? comme Google est, le maître-copieur des rédactions !!!

Le premier périodique imprimé au monde, un hebdomadaire de quatre pages, titré Relationfut lancé à Strasbourg en décembre  1605,  par Jean Carolus.

Le Monde. Actionnaires : Pierre Bergé (Héritier de Yves Saint-Laurent),Matthieu Pigasse ( homme d’affaires, propriétaire du magazine «  Les Inrockuptiles « ) et Xavier Niel ( Fondateur de Free)

Michel Legris publie en 1976 Le « Monde » tel qu’il est. D’après cet ancien journaliste du « quotidien de référence », derrière son apparente objectivité, Le Monde appliquerait de multiples procédés de désinformation mis au service de son engagement dans l’intelligentsia de gauche par une ligne éditoriale gauchisante.

En mai 2011, irrité par le contenu d’un article du Monde consacré à  François Mitterrand signé par l’historien François Cusset, l’actionnaire Pierre Bergé dira « regretter » d’avoir investi dans le quotidien. Il avance ainsi : « Je considère que contrairement … à ce qu’ils prétendent, les journalistes du Monde ne sont pas libres mais prisonniers de leurs idéologies, de leurs règlements de compte, et de leur mauvaise foi « .

Jean-Jacques Servan-Schreiber, responsable de la page de politique extérieure, quitte Le Monde au début des années cinquante en lui reprochant son neutralisme dans les relations Est-Ouest. 

Sous la Ve République, Le Monde soutient la politique étrangère du Général de Gaulle, tout en critiquant sa politique intérieure. Dans les années 1970, Le Monde s’oriente clairement vers un soutien à l’Union de la Gauche en soutenant la candidature de François Mitterrand à l’élection présidentielle de 1981.

En 2007, le directeur de la publication, Jean-Michel Colombani a lancé un appel à voter pour la candidate socialiste  Ségolène Royal.

NEWS. Anne Sinclair, à la tête du Hinffington  Post France ( site d’information américain, 37 millions de lecteurs /mois aux Etats-Unis ) financé par Le Monde et Matthieu Pigasse.

http://www.huffingtonpost.co.uk/

Libération. Actionnaires : Edouard de Rothschild ( ancien membre du CNPF) Carlo Caracciolo (magnia de la presse italienne), Pierre Bergé ( tiens-tiens) André Rousselet, BHL ( Tiens-tiens), Henry Seydoux et Pathé.

Libé à été fondé sous l’égide de Jean-Paul Sartre qui disait dans Nekrassov «  L’argent n’a pas d’idées «

Laurent Joffrin explique dans un courrier électronique :«La disparition de Libération ferait taire une voix importante dans la société française et exclurait de facto la gauche de la presse du matin » on comprend mieux pourquoi, Libé a fait appel au grand capital…

Le Point. Actionnaire : François Pinault ( homme d’affaires. PDG de la holding Artémis, très proche de Jacques Chirac.

Directeur de la publication Franz-Olivier Giesber, ancien directeur de la rédaction du Nouvel Observateur puis du Figaro ( de gauche à droite, en avant toute… )

Chroniqueurs : Claude Allègre, Alain Duhamel, Jean-Paul Enthoven, Bernard-Henri Lévy, Valéry Giscard D’Estaing, Patrick Besson.

Les Echos. Actionnaire : Bernard Arnault ( homme d’affaires. PDG de LVMH )

Selon l’ancien directeur de la rédaction, Jacques Barraux, « l’orientation du journal est d’essence libérale : nous défendons l’idée que le marché est supérieur au plan. En conséquence, nous pensons que l’entreprise privée est l’outil le plus performant, même si ce n’est pas le seul».

Les Echos ont été fondé par le père de JJSS, Monsieur Emile Servan-Schreiber

Hachette. Actionnaire : Arnaud Lagardère

Paris Match célèbre par sa devise : « Le poids des mots, le choc des photos ». En 2008,l’hebdomadaire adopte une nouvelle devise, « La vie est une histoire vraie » comme  par exemple :

Ségolène Royal serait intervenue auprès de Paris Match pour obtenir, même si elle n’avait aucune chance de l’obtenir, le renvoi d’une journaliste, Valérie Trierweiler, présentée comme l’« amie » de François Hollande…

Le Figaro. Actionnaire : Serge Dassault ( homme d’affaires. Sénateur UMP de l’Essonne )

d’après Figaro, le personnage de Beaumarchais, met en exergue la réplique :

« Sans la liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur. » C’est du lourd !!!

La ligne éditoriale du Figaro est de droite ou de Centre-droit, selon le spectre politique français habituellement utilisé. ( d’après le vent, Monsieur dédé !!! )

Tout ceci montre que la presse est culturellement de gauche et de droite,puisque les journalistes défendent des idées libérales. Il eut été plus intéressant de se demander pourquoi, alors que la plupart des journalistes se considèrent comme de gauche.
Les recrutement se font par l’intermédiaire d’écoles de journalisme qui pratiquent une rééducation aussi féroce que celle des IUFM sur les jeunes journalistes. Les journalistes de gauche étant généralement bien plus sectaires que ceux de droite peuvent facilement briser la carrière de celui qui oserait affirmer des idées différentes. L’uniformité étant en place, celui qui ose sortir de sa tranchée est flingué de suite.
En privé, et entre eux, des journalistes peuvent dire exactement la même chose que Le Pen, mais sans l’avouer à leur lecteurs et se l’avouer à eux mêmes.

Le gauchisme culturel des journalistes est donc une structure culturelle et s’explique par leur volonté d’être dans le camp du bien, du côté des beaux mots généraux et généreux.

Ayant travaillé à L’Express, je suis bien placé pour savoir que la presse sert de tremplin et de propagandes à un homme politique ou à un parti :

JJSS et L’Express servait Pierre Mendès France contre l’OAS. La candidature de Gaston Defferre est notamment inspirée par la campagne de L’Express, étant le « Monsieur X », candidat idéal de l’opposition au gaullisme, sans oublier Giscard d’Estaing en 1974 pour la présidentielle, etc…

Pour qui roulent-ils aujourd’hui ? Tout dépend du sens du vent !!!

Et encore ?

Le meilleur politique-journalistique l’emporte toujours comme lors des débats : Giscard-Mitterrand, Sarkozy-Ségolène, Sarkozy-Hollande

Quelques citations à méditer :

JEAN-JACQUES SERVAN-SCHREIBER  » Dire la vérité telle que nous la voyons « . 

ARMAND (Louis)
<< Une démocratie est d’autant plus stable qu’elle peut supporter un plus grand volume d’informations de qualité. >>

BEAUMARCHAIS (Pierre Augustin Caron de)
<< Pourvu que je ne parle ni de l’autorité, ni du culte, ni de la politique, ni de la morale, ni des gens en place, ni des corps en crédit, ni de l’Opéra, ni des autres spectacles, ni de personne qui tienne à quelque chose, je puis tout imprimer librement, sous l’inspection de deux ou trois censeurs. >>

CHATEAUBRIAND (François René de)
<< J’ai aidé à conquérir celle de vos libertés qui les vaut toutes, la liberté de la presse. >>

CHATEAUBRIAND (François René de)
<< Plus vous prétendez comprimer la presse, plus l’explosion sera forte. Il faut donc vous résoudre à vivre avec elle. >>

GAULLE (Charles de)
<< La raison d’être du gouvernement, c’est qu’il gouverne, c’est qu’il prend des responsabilités. C’est qu’il fait des choix clairs. C’est qu’il est cohérent. C’est qu’il obéit à l’intérêt national, et non à la dernière pression qu’il a subie, à la dernière mode qui court dans les journaux. C’est qu’il n’est pas du sable entre les doigts. >>

HUGO (Victor)
<< La presse a succédé au catéchisme dans le gouvernement du monde. Après le pape, le papier. >>

JEFFERSON (Thomas)
<< Dans la presse, seules les publicités disent la vérité. >>

JEFFERSON (Thomas)
<< S’il m’était laissé de choisir si nous devons avoir un gouvernement sans journaux ou des journaux sans gouvernement, je n’hésiterais pas un instant à préférer le dernier choix. >>

KARR (Alphonse)
<< Il y a deux sortes de journaux : ceux qui approuvent et soutiennent le gouvernement quoi qu’il fasse, et ceux qui le blâment et l’attaquent quoi qu’il fasse. >>

MITTERRAND (François)
<< Le journaliste, lui peut écrire n’importe quoi et se tromper sur tout, cela ne change rien, ses journaux se vendent toujours aussi bien ou aussi mal. >>

RAFFARIN (Jean-Pierre)
<< On cherche toujours à annoncer la nouvelle la veille, et la dictature du scoop conduit l’homme politique à être préfabriqué. (…) La société de l’information adore annoncer une rentrée difficile, une année suivante forcément plus rude que la précédente. >>
SARKOZY (Nicolas)
<< Dans un pays où il n’y a plus d’opposition, la presse s’attribue la fonction d’opposition. >>

VIGNY (Alfred de)
<< La presse est une bouche forcée d’être toujours ouverte et de parler toujours. De là vient qu’elle dit mille fois qu’elle n’a rien à dire, et qu’elle divague souvent. >>

ZOLA (Émile)
<< La presse est le réceptacle de tous les ferments nauséabonds. Elle fomente les révolutions, elle reste le foyer toujours ardent où s’allument les incendies. Elle deviendra seulement utile le jour où l’on aura pu la dompter et employer sa puissance comme un instrument gouvernemental… >>

Et la meilleure pour la fin :

GANDHI (Mohandas Karamchand)
Philosophe et homme politique indien

<< La règle d’or de la conduite est la tolérance mutuelle, car nous ne penserons jamais tous de la même façon, nous ne verrons qu’une partie de la vérité et sous des angles différents. >>
| Source : Tous les hommes sont frères

 C’est vraiment l’objet d’un débat. qu’en pensez-vous ?

Aussi imparfaite qu’est la presse, vaut-il mieux la conserver ainsi ou la réformer ?. Sa réforme, ses valeurs, ses responsabilités dans l’influence de l’opinion sont-elles en train d’évoluer avec la liberté d’expression des blogueurs, nouveaux témoins critiques de la société qui fabriquent leur propre audience organisée par les algorithmes des moteurs de recherche. Sans Google, que serait la presse aujourd’hui ?

Alors le Canard Enchainé, délivre-toi et devient Le Canard Déchainé…

Je terminerais par cette phrase que j’ai écrite sur les bords de la Mer Rouge en 1981 :

  » Quand on voyage, on s’aperçoit que les livres mentent  »  alors la presse !!! : No Comment