Le blog de Dédé de Montreuil

" Sortons des grands ensembles pour aller voir les Grands Ensemble "

Archives de Tag: MC Solaar

MC SOLAAR AU ZENITH !

Bonjour M’ssieurs, Dames,

Vous ne l’avez pas entendu depuis longtemps,

L’une de nos plus belles plumes fait son retour pour réécrire son œuvre.

Après 10 ans d’absence, mon ami Claude MC SOLAAR revient.

Je dédicace ce nouvel album à ma fille Linh pour son anniversaire, le 5 novembre, jour de ses 14 ans. Claude est son parrain.

MC SOLAAR l’a fait, « avec le feu et la forme » il nous délivre ici un album incroyablement riche. Porté par le 1er single « Sonotone », qui revisite le mythe de Faust, ce 8e album est taillé pour transformer « un monde monotone et morne ». C’est l’événement musical qui fait le plus parler en cette rentrée 2017.

« Prêt à avaler le printemps et recracher l’automne, parce que rien ne se perd et que tout se transforme »

Hier soir, il était invité au NRJ Music Awards à Cannes

https://www.tf1.fr/tf1/nrj-music-awards/videos/vianney-mc-solaar-caroline-sonotone.html

NOUVEL ALBUM « GÉOPOÉTIQUE », SORTI LE 3 NOVEMBRE 2017 . Allez vite l’acheter.

A noter sur vos agendas 2018 : GÉOPOÉTIQUE TOUR – En tournée en France, Belgique et Suisse à partir du 3 novembre 2018 et à Paris à l’Accorhotels Arena jeudi 22 novembre 2018.

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Les Pleurs du Mâle d’Aimé Nouma

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Mon ami, le slameur, Aimé Nouma est à l’affiche avec la sortie de son premier livre  » Les pleurs du mâle  » parût aux éditions Universlam dans la Collection   » Entre Guillemets « .

Couverture 1(1)Les Pleurs du Mâle, un recueil de poésie slam contenant des chroniques parisiennes commencées à la fin des années 70.

Un Temps, rappelons-le, où le Sida n’existait pas encore. Temps où les immeubles n’étaient pas bardés de digicodes et où les caméras n’espionnaient pas en permanence la ville et ses sous-sols. Des tranches de vie, souvent celles de l’auteur, un ex-jeune des cités monté dans la capitale pour se chercher.

Des histoires d’amour, de sexe, d’argent, de quête de soi, de désir d’enfant, de banditisme et d’espoirs…

Des faits divers, largement teintés d’humour et d’érotisme avec, en toile de fond, Paris, la ville lumière, dont les quartiers populaires se modifient au gré des opérateurs immobiliers.

Les aventures quasi cinématographiques du  » Black – Titi  » de Paname  » comme on le surnomme dans l’univers du slam…

Né au Cameroun, ancien virtuose du ballon rond, Aimé s’est converti en jongleur de mots qu’il met en musique avec un flow très fluide.

Pour faire connaître et aider cet artiste hors du commun, acheter son livre à 10 euros en ligne http://www.universlam-editions.com/ , je vous le demande amicalement pour la défense des artistes.

Voici la préface du livre que je lui ai écrite :

Aimé, comment ne pas l’Aimer ?

Lors de notre rencontre dans les faubourgs de Levallois, j’ai compris qu’Aimé avait l’âme et le talent d’un artiste.

Regardez-le respirer, réfléchir, mater et vous serez  de suite conquis !

Avec son sourire de môme, avec sa démarche et sa gouaille de gadjo, ses verbes claquent et ses mots sont bien en place.

Je suis certain que Vian, Prévert, Apolinaire et Victor Hugo l’auraient apprécié.

Le crayon à la main, il a rempli des pages pour nous faire rêver et nous faire fantasmer…

Je suis très fier qu’il ait écrit un slam sur mézigue avec une recherche sur ma personnalité.

Aimé, continue à bouger, tu en as le corps et l’esprit.

Amitié fidèle…

Dédé de Montreuil

Il m’a fait l’honneur d’insérer le slam ci-dessous dans le livre  ( page 54 ) :

Salut Mon Dédé,

Faut croire que je suis  un peu con parfois, pour ne pas me rendre compte de la chance que j’ai d’avoir un pote comme dédé de Montreuil, malgré le temps qui passe.
Trop de la balle ton blog, ça me donne carrément envie d’avoir le même.
Au fait Dédé, tu voudrais pas être mon manager ?

Je t’ai fait un petit slam, mais il y a tellement à dire sur toi que je n’ai parlé que de la première soirée chez Laurie, donc il y aura une suite que j’ai déjà en tête puisque c’est du vécu. Dis moi ce que tu en penses. Amitié. Aimé.

Dédé de Montreuil, un aristo de la zone
St Germain, c’est son destin…
Comme l’attestent encore de beaux restes
il paraîtrait :qu’il était beau gosse le keum,
le gadjo quand il était plus jeune.
Que ça lui avait même permis defaire son gigolo.
Mais, ce n’est pas ce qui m’a marqué, sans conteste
quand je l’ai rencontré pour la première fois,
dans les beaux quartiers de la commune de Levallois
au cours d’un dîner mondain chez une relation commune.
Peu commun le bonhomme à la chevelure presque blanche.
Bonne mise, bonne mine, complet-veston,chemise blanche,
Westons et qui se recommandait de la Zone …Du 9.3..
Des quartiers chauds de la Seine-St-Denis ,ces endroits…
où banal petit rital , il avait grandi …
c’était fait ses premiers amis.
Et qui maintenant se faisait appeler Dédé, Dédé de Montreuil, Monsieur dédé de Montreuil
“Je suis un Aristo de la Zone” balançait-il avec une pointe d’orgueil.
St Germain, c’est son destin…
Et des barres de rires, à cette tablée,on s’en ai tapé ce soir là.
Car le drôle de Monsieur s’est avéré sympa, drôle , cultivé, tout ça.
Alternant verlan, argot, javanais et un langage chatié matiné de mots gitans,
il nous en a fait passer du bon temps ,nous racontant
avec humour et par le menu,
des vraies histoires vécues:
le Saint Germain-des-Prés des seventies, des sixties,
les bandes de voyous d’antan
les soirées de ouf du showbiz
les bastons, la schnouf, la tise…
Lipp, les Deux Magots, le Drugstore, Le Flore…
St Germain, c’est son destin…
Sans oublier les femmes:
les poufs, les stars, les starlettes…les grandes dames.
Il parlait aussi avec ferveur ,voire amour
de ses actions, ses combats pour l’intégration des jeunes , des défavorisés.
racontant ses victoires et aussi ses fours.
Il disait qu”il avait été favorisé par la vie
parlait des rencontres importantes de sa vie
citant de ci-de la des noms comme Mocky, Séguela, Aznavour, Servan-Schreiber,
Dali, Rocard, Prévert, MC Solaar, Cora Vaucaire, Mitterrand, etc..
Et là , il ouvrait les vannes ,mais sans monopoliser la parole,
et entre deux bonnes vannes ,(c’est un cas d’école)
il racontait, racontait, racontait , racontait, racontait
et nous on l’écoutait parce qu’il n’était pas là
à se la raconter …
Dédé au Départ, il était pas aiDé, mais il avait Décidé d’avoir un Destin… à St Germain….
St Germain, c’était son destin…

Le Slameur2coeur : Aimé

dédé en 1967

Dédé en 67 

La suite logique de mon destin à St Germain

SEIN GERMAIN

Comme d’hab je découvre le terrain

Par une conquête qui habite dans le coin

Sabine, « Zabineu », une belle rouquine issue de germains

Yeux pers, jeune fille au pair, rue des Saints-Pères

Chambre avec vue claire.

OK, Opé ,Super pour ce qu’on a à faire

Le matin

Après avoir ramené le marmot qu’elle materne fort bien

Passant rue du Four

Elle rapporte les croissants chauds et le pain du jour.

Frais comme le corps de ma mie qui me retrouve sous la couette

Où se lit à tue-tête

La carte du tendre

Pour qui veut l’entendre.

Rue Monsieur le Prince

Je parade sapé comme un prince

« Rue Madame ? »Oui Mr…heu Mme ! »

Tel un vrai indigène de St Germain,

Galamment j’indique le chemin.

« You’re so cute !where you come from ? »

« I’m african, cameroonian,

but I grew up in the suburbs,I’m a brand new parisian »

Tu parles avant d’être black titi de Panam

Je savais déjà parler aux dames

Mais pas le temps de prendre Racine,

Ecole de Médecine j’enlève Sabine

Sourire de gamine

On va boire des cafés rue de Buci ou Place St Sulpice

Tous ces moments passés ensemble sont des purs délices

« Aimé je t’aime !Je veux un café-crême ! »

Odéon , carrefour théâtre des émotions

Un skateur blond cause l’attraction

Il fait des sauts, des bonds, des contorsions

Sur la chaussée sept piteux képis s’étant piqués de l’arréter

Font tour-à-tour des roulés-boulés sous nos huées.

Rue saint-André-des-Arts, je suis désarmé par son désir de bébé

Maternel dessein éternel

Sous la Tour de Nesle même ritournelle

L’heure de la paternité n’a pas encore sonnée, désir snobé

« Aimé je t’aime ! Je veux un café-crème ! »

Non Sabine !Je me sépare de ton sein germain,

Le tétera un gamin mais ne sera pas le mien

Ou qui sait peut-être un jour, demain

Encore Saint germain main dans la main,

Sein germain dans la main

Aimé Nouma

 

2013

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Je vous souhaite une grande année 2013 avec tendresse et réussites dans vos projets.

Mes souhaits :

Aux grands fortunés : Messieurs, Mesdames, engagez-vous dans des missions humaines et éducatives pour notre pays comme par exemple  Coluche avec les Restos du Coeur, Bill Gates avec sa fondation qui a pour but d’apporter à la population mondiale des innovations en matière de santé et d’acquisition de connaissances.

Vos noms resteront gravés dans l’histoire et votre image en sera grandie. Une idée : faîtes diminuer les 3 millions d’illettrés en France.

Messieurs, Mesdames, les soixante -huitards, veuillez passer le relais à la nouvelle génération qui est pris en otage.

N’oubliez – pas que nous avons tous été aidés lorsque nous étions jeunes.

Mai-68

Nous avons fait la révolution, nous avons tenté de changer les choses mais tout cela n’a pas empêché la dérive de la société actuelle. ». C’est un conseil de père bienveillant à son fils pour ne pas faire la même erreur…

Que les énarques quittent le secteur privé pour rejoindre leur vrai rôle : celui de gérer l’administration qui a besoin d’élites.

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ENA ( Ecole de Névrose et d’Ambition ) Copyright dédé de Montreuil

72 % de jeunes diplômés veulent entrer dans la fonction publique (  source INSEE ), preuve que ce pays est mort, alors que des entreprises ont besoin de leurs savoirs et de leurs énergies.

Que les vaches remangent de l’herbe verte pour avoir un meilleur lait sans OGM, ni farine animale

Changeons La Marseillaise par La Lilloise créée par le Rougeot de Lille !!!

Que mon ami, MC Solaar sorte un nouvel album.

Monsieur le Président François Hollande. Sachez bien vous entourer pour redresser notre pays meurtri, en nommant des entrepreneurs à la place de certains ministres incompétents.

images

Plus de gauche, plus de droite, plus de centre, plus d’extrêmes, un seul parti  » Tout droit « 

Souhaitons à Barack Obama, une excellente réinvestiture  ( 20 janvier ) en apportant la Paix au Moyen-Orient.

Que les guerriers  s’arrêtent, n’ont-ils pas de mères ? Pourquoi ne courent-elles pas pour enlever leurs êtres chers à l’ignoble champ de bataille ?

Qu’au Journées Mondiales de la Jeunesse à Rio, ce message leur soit donné : la Renaissance de notre planète sera fabriquée par vous, c’est votre mission pour votre futur.

croissance

Mademoiselle La croissance réveillez-vous !!! pour apporter du travail aux chômeurs, trop nombreux en France ( 5ème puissance économique mondiale…)  Le monde vit dans la fausseté, Mademoiselle La vérité,  ne mentez plus.

Que ma passion soit toujours entreprenante pour la jeunesse. C’est mon devoir et du civisme.

Mes amis, je vous souhaite beaucoup de réussites dans vos projets sans oublier l’Amour qui triomphe de tout, alors cédons…

Stylo

Ma plume n’a pas besoin d’encre, car je suis ancré dans la vie. dédé

Bruce Lee, combattant philosophe

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Après mon coup de gueule contre Libération, j’avais besoin de me ressourcer pour me calmer…

Mon ami MC Solaar m’a offert, lors de nos vagabondages dans Paris, le livre de Bruce Lee  » Pensées Percutantes  » ou la sagesse du combattant philosophe.

Ce livre parût aux éditions Budo en 2000,  comprend plus de 800 aphorismes et couvre plus de 70 sujets dont l’éventail s’étend de la spiritualité et de la libération intérieure en passant par la famille jusqu’à la transmission directe des convictions selon lesquelles Bruce Lee vécut.

Tout le monde connaît l’acteur Bruce Lee, mais bien rares ceux qui connaissent l’homme d’esprit, celui qui associa une grande maîtrise physique à une non moins grande réflexion intellectuelle. il portait en lui tous les éléments qui font les vrais philosophes : polyvalent, universel, le fameux  » esprit sain dans un corps sain ».

En effet, Bruce Lee était un philosophe en devenir que le Destin n’a pas laissé s’épanouir. Mort à 32 ans, il n’était qu’au matin de sa vie et pourtant il fit tant de choses.

Quel autre homme fit davantage en aussi peu de temps ?

Bruce Lee m’a fait voir la vie différemment ! c’est pourquoi, je souhaite que ce livre fasse de même avec vous et réveille l’esprit assoupi qui nous habite trop souvent.

J’ai relevé pour vous quelques pensées pour vous évader un instant de ce monde de bruts dans lequel nous vivons.

La finalité de l’homme est dans son action et non dans sa pensée, aussi séduisante soit-elle.

C’est en confrontant et en comparant qu’on fait croître les idées nouvelles.

La réflexion indépendante est nécessaire à la recherche de la vérité, et non pas celle qui se repose sur le point de vue des autres ou sur un simple ouvrage.

La vie est immense, démesurée. elle ne reconnaît ni borne ni frontière.

Vivre consiste à s’exprimer, il faut être capable de création.

Absorbez-vous immédiatement dans l’écoute de la capacité de présence avec votre horloge interne.

L’instant est liberté. Il me serait impossible de vivre en suivant un emploi du temps contraignant. J’essaye de vivre en toute liberté, allant d’un moment à l’autre en laissant les choses se passer et en m’adaptant à elles.

Le conditionnement est un frein à la réalité. Nous n’arrivons pas à LA voir en tant que telle du fait de notre endoctrinement, pervers et tordu.

Connaître ne suffit pas. Il faut savoir l’appliquer. La volonté ne suffit pas. Il faut savoir agir.

Et une petite dernière …A quoi le monde doit-il ressembler pour que nous puissions en avoir conscience ? Et que percevons-nous de lui ?

J’espère que vous évaderez un instant en rejoignant ce grand homme. Merci Claude et Bruce pour m’avoir permis de mieux comprendre une saine philosophie.

Grégoire Lacroix, un Euphorisme…et des mots

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Comme vous le savez mon blog sert avant tout à vous amuser, à vous informer et à vous faire découvrir mes rencontres, lors de mes vagabondages buissonniers.

Aujourd’hui, mon ami Alain Casabona  » Le Maestro du faubourg  » m’a présenté Grégoire Lacroix.

J’ai encore mal au ventre en pensant à la partie de rigolade pendant notre déjeuner au Marco-Polo, un resto italien digne de ce nom ;  je vous le recommande.

Bien que né sous le signe de la balance, Grégoire Lacroix est un déséquilibré qui ne doit son salut qu’à la pratique de la sieste et de l’humour nonchalant.

Créatif tous azimuts et « déconoclaste multimédia », il a longtemps cherché sa voie au risque de la trouver… ce qui arriva. Mais elle avait la forme d’un rond-point dont il prit toutes les branches à la fois : guitariste de jazz, créateur de photo-démontages, parolier de chansons définitivement inconnues, membre de l’Académie Alphonse Allais, Ministre des Plaisirs associés, Fondateur de la philosophie évitiste, auteur sensible et drôle, à l’image de ses Euphorismes et de ses Patates parlantes.

Dans Euphorismes n’y-a-t-il pas « Euphorie  » ?

C’est l’état exact dans lequel me laissent les pépites verbales de maître Grégoire après intense et jouissive lecture d’icelles. Lichtenberg ou Pascal n’ont qu’à bien se tenir.

Méditez ces réalistes élucubrations auprès desquelles celles de nos pseudo philosophes médiatisés d’aujourd’hui font figure de rédacteurs de bulletins météo. Pierre Perret

Grégoire m’a offert deux livres sur ses Euphorismes (Editions Max Milo ). Je vous conseille de vous les procurer et de les offrir à vos amis pour les élever jusqu’aux hauteurs du rire avant de plonger dans des abîmes méditatifs !

Et aussi un autre livre :  » Les patates parlantes  « .  (Ce livre a été édité à compte d’auteur et n’est pas commercialisé ).

Pour avoir la patate,  je vous  livre un extrait de la préface pour vous donner le ton joyeux, désinvolte, hilarant et nécessaire.

La Pomme de Terre, tubercule pacifique est, depuis toujours, soumise à des tortures qu’aucun autre légume ne saurait supporter : épluchée, débitée en rondelles, en bâtonnets, en billes, en spirale, elle peut être selon l’humeur : sautée, fritée, vaporisée, chipsée, broyée, réduite en purée, et, le plus souvent plongée nue dans l’huile bouillante.

Ne dévoile-t-elle pas cette faculté secrète qu’ont les pommes de terre de dialoguer entre elles dans l’obscurité des bacs à légumes, endroit discret où, si on leur en laisse le temps, l’on peut aussi voir germer leurs idées ?

C’est pour cela que Grégoire a donné la parole à ce peuple opprimé et, par la force des choses, résigné.

Et patati et patata… Ce livre n’est pas une patate chaude !

Et maintenant, quelques Euphorismes de Grégoire que j’ai relevés pour vous :

Quand on n’a plus rien à se dire, on parle de communication.

Tolstoï et moi, sommes sur un pied d’égalité : il n’a rien lu de moi et réciproquement.

Il paraît que l’hépatite C, a contaminé tout le reste de l’alphabet.

Quand on voit la complexité des circonvolutions cérébrales, on prend conscience de ce miracle qu’est une idée simple.

Les empathiques sont des gens qui se mettent si bien à la place des autres qu’ils ne savent plus où est la leur.

Quand on va à la pêche aux cons, ça mord toujours…

Si le temps vous semble long, prenez-le dans le sens de la largeur.

Le bruit court, qu’on peut avoir une vie sexuelle sans avoir lu Freud.

Il paraît que les moutons insomniaques comptent les uns sur les autres pour s’endormir.

On s’ennuie toujours dans une exposition canine : y a pas un chat.

Je peux maintenant l’avouer, le spermatozoïde dont la victoire a donné lieu à ma naissance s’était dopé.

C’est quand même scandaleux, qu’un chauffard meurtrier puisse être libéré pour bonne conduite !. Etc…

Grégoire  fait aussi des collages hilarants. A suivre… dans un prochain billet. Pas tout à la fois quand même !!!

Je vais concocter une rencontre  (autour de bonnes bouteilles amies de vin rouge) sous la baguette verbale du Lion de Saint-Germain, Alain Casabona, entre Grégoire et mon pote Jojo, vous savez le Roi de la Contrepèterie,  Joel Martin(Comtesse de l’Album  du Canard déchainé).

J’ai hâte d’entendre des beaux mots, des gros mots, des grands et petits mots, je suis certain d’avoir des maux de tête le lendemain matin.

Je vous dédicace une citation que j’ai écrite dédiée à mes trois amis cités et à mon ami MC Solaar (jongleur des mots qui claquent) :

Au bar des encyclopédies, Le Petit Robert a tué Larousse à coup de Hachette après avoir eu des mots. dédé

Les mots m’ont donné une idée : celle d’organiser une exposition éphémère avec la saveur des mots écrits par plusieurs auteurs sur des supports alimentaires salés et sucrés, les invités croqueront les mots à pleine dents jusqu’au dernier mot. A l’entracte, il y aura des Exquis-mots au Moka en espérant qu’ils n’auront pas de maux d’estomac… et des mots de ventre comme ceux que j’ai eu aujourd’hui !

Seuls les mots d’esprit et les Mots Con posé seront admis.  Serge Moati sera l’invité d’Honneur entouré de Tops-Modèles

Il nous faut peu de mots pour exprimer l’essentiel. Paul Eluard

En deux mots … on peut tout dire !  ( un adepte inconnu de la concision )

Je me demande si je ne suis pas en train de jouer avec les mots. Et si les mots étaient faits pour ça ? Boris Vian

Et le mot de la fin : Les gens qui ne rient jamais ne sont pas des gens sérieux… Alphonse Allais

Je vous quitte , je suis invité à un Bal Mosquée…

Les Pleurs du Mâle de Aimé Nouma

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Mon ami, le slameur, Aimé Nouma est à l’affiche avec la sortie de son premier livre  » Les pleurs du mâle  » parût aux éditions Universlam dans la Collection   » Entre Guillemets « .

Couverture 1(1)Les Pleurs du Mâle, un recueil de poésie slam contenant des chroniques parisiennes commencées à la fin des années 70.

Un Temps, rappelons-le, où le Sida n’existait pas encore. Temps où les immeubles n’étaient pas bardés de digicodes et où les caméras n’espionnaient pas en permanence la ville et ses sous-sols. Des tranches de vie, souvent celles de l’auteur, un ex-jeune des cités monté dans la capitale pour se chercher.

Des histoires d’amour, de sexe, d’argent, de quête de soi, de désir d’enfant, de banditisme et d’espoirs…

Des faits divers, largement teintés d’humour et d’érotisme avec, en toile de fond, Paris, la ville lumière, dont les quartiers populaires se modifient au gré des opérateurs immobiliers.

Les aventures quasi cinématographiques du  » Black – Titi  » de Paname  » comme on le surnomme dans l’univers du slam…

Né au Cameroun, ancien virtuose du ballon rond, Aimé s’est converti en jongleur de mots qu’il met en musique avec un flow très fluide.

Pour faire connaître et aider cet artiste hors du commun, acheter son livre à 10 euros, je vous le demande amicalement pour la défense des artistes.

Voici la préface du livre que je lui ai écrite :

Aimé, comment ne pas l’Aimer ?

Lors de notre rencontre dans les faubourgs de Levallois, j’ai compris qu’Aimé avait l’âme et le talent d’un artiste.

Regardez-le respirer, réfléchir, mater et vous serez  de suite conquis !

Avec son sourire de môme, avec sa démarche et sa gouaille de gadjo, ses verbes claquent et ses mots sont bien en place.

Je suis certain que Vian, Prévert, Apolinaire et Victor Hugo l’auraient apprécié.

Le crayon à la main, il a rempli des pages pour nous faire rêver et nous faire fantasmer…

Je suis très fier qu’il ait écrit un slam sur mézigue avec une recherche sur ma personnalité.

Aimé, continue à bouger, tu en as le corps et l’esprit.

Amitié fidèle…

Dédé de Montreuil

Il m’a fait l’honneur d’insérer le slam ci-dessous :

Salut Mon Dédé,

Faut croire que je suis  un peu con parfois, pour ne pas me rendre compte de la chance que j’ai d’avoir un pote comme dédé de Montreuil, malgré le temps qui passe.
Trop de la balle ton blog, ça me donne carrément envie d’avoir le même.
Au fait Dédé, tu voudrais pas être mon manager ?

Je t’ai fait un petit slam, mais il y a tellement à dire sur toi que je n’ai parlé que de la première soirée chez Laurie, donc il y aura une suite que j’ai déjà en tête puisque c’est du vécu. Dis moi ce que tu en penses. Amitié. Aimé.

Dédé de Montreuil, un aristo de la zone
St Germain, c’est son destin…
Comme l’attestent encore de beaux restes
il paraîtrait :qu’il était beau gosse le keum,
le gadjo quand il était plus jeune.
Que ça lui avait même permis defaire son gigolo.
Mais, ce n’est pas ce qui m’a marqué, sans conteste
quand je l’ai rencontré pour la première fois,
dans les beaux quartiers de la commune de Levallois
au cours d’un dîner mondain chez une relation commune.
Peu commun le bonhomme à la chevelure presque blanche.
Bonne mise, bonne mine, complet-veston,chemise blanche,
Westons et qui se recommandait de la Zone …Du 9.3..
Des quartiers chauds de la Seine-St-Denis ,ces endroits…
où banal petit rital , il avait grandi …
c’était fait ses premiers amis.
Et qui maintenant se faisait appeler Dédé, Dédé de Montreuil, Monsieur dédé de Montreuil
“Je suis un Aristo de la Zone” balançait-il avec une pointe d’orgueil.
St Germain, c’est son destin…
Et des barres de rires, à cette tablée,on s’en ai tapé ce soir là.
Car le drôle de Monsieur s’est avéré sympa, drôle , cultivé, tout ça.
Alternant verlan, argot, javanais et un langage chatié matiné de mots gitans,
il nous en a fait passer du bon temps ,nous racontant
avec humour et par le menu,
des vraies histoires vécues:
le Saint Germain-des-Prés des seventies, des sixties,
les bandes de voyous d’antan
les soirées de ouf du showbiz
les bastons, la schnouf, la tise…
Lipp, les Deux Magots, le Drugstore, Le Flore…
St Germain, c’est son destin…
Sans oublier les femmes:
les poufs, les stars, les starlettes…les grandes dames.
Il parlait aussi avec ferveur ,voire amour
de ses actions, ses combats pour l’intégration des jeunes , des défavorisés.
racontant ses victoires et aussi ses fours.
Il disait qu”il avait été favorisé par la vie
parlait des rencontres importantes de sa vie
citant de ci-de la des noms comme Mocky, Séguela, Aznavour, Servan-Schreiber,
Dali, Rocard, Prévert, MC Solaar, Cora Vaucaire, Mitterrand, etc..
Et là , il ouvrait les vannes ,mais sans monopoliser la parole,
et entre deux bonnes vannes ,(c’est un cas d’école)
il racontait, racontait, racontait , racontait, racontait
et nous on l’écoutait parce qu’il n’était pas là
à se la raconter …
Dédé au Départ, il était pas aiDé, mais il avait Décidé d’avoir un Destin… à St Germain….
St Germain, c’était son destin…

Le Slameur2coeur : Aimé

dédé en 1967

Dédé en 67 

Jean-Paul Sartre au Flore

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Je vais vous raconter, comment j’ai envoyé péter Jean-Paul Sartre pour ensuite le respecter !

Après la mort de mon père, j’étais en colère contre la société entière, j’avais 14 ans et elle m’a privé de l’homme que j’aime, qui m’a appris le courage et l’intelligence. C’est à ce moment-là que je décide avec mon pote Bachir (un kabyle), qui se fait prénommer Aldo, d’aller faire la manche à Saint-Germain des Prés.

Préparez-vous, je vais vous parler d’un homme très moche, Jean-Paul Sartre, assis avec deux femmes à la terrasse du Café de Flore. Alors, que je lui demande du fric, il me répond: «  au lieu de faire la manche, tu devrais être à l’école ? Ton père sait que tu fait ça ?« .

Il n’aurait jamais dû me parler de mon père, je suis certain qu’il a signé mon certificat de colère, ce jour-là.  Je lui ai répondu «  Va te faire enc…. connard ! Je fais ce que je veux et ou je veux, ce n’est pas toi qui va guider ma vie ! ».  Je n’ai même pas regardé sa réaction, j’étais déjà parti ailleurs.

Ma liberté s’arrête où commence celle d’autrui. – (Jean-Paul Sartre)

Je continuais ma cavale de vagabond heureux et libre. J’aimais bien cette ambiance de St Germain, il y avait une bonne odeur de vie, des personnages bizarres, des frimeurs avec leurs belles bagnoles, des filles superbes et pas farouches, elles nous conduisaient dans leurs vies sans histoires et sans saveurs en nous emmenant dans les endroits chics, comme le Drugstore, Castel, le Montana, le Club de Nesles ….bref, ça sentait le fric!

Mon QG était l’Apollinaire, disparu aujourd’hui, à côté de l’église St Germain, remplacé par la boutique Hugo Boss! Avec Bachir, c’était notre terrain de chasse, comme nous n’étions pas du même milieu que les petits minets, on avait la côte auprès des filles, elles cherchaient à savoir comment on vivaient sans aller à l’école, où on couchaient, que faisaient nos parents, etc… Souvent ont leurs donnaient des conseils aux petits bourgeois, car ils avaient des problèmes d’existentialisme avec leurs parents et avec les filles.

J’avais appris par un de mes potes de la bande, que Sartre était un écrivain, un intellectuel, un philosophe… Je ne connaissais pas la différence et j’en avais rien à foutre.

Une femme de 50 ans environ, nous donnait des biffetons tous les jours à L’appolinaire et nous payait des diabolos-menthe, après plusieurs semaines, elle nous parlait toujours du vieux con (excusez-moi) parce qu’il voulait renouer avec moi pour s’excuser. Il avait appris ma fugue par cette dame qui était son amie et son indic. Je me suis fait piéger !!!

Alors, je rencontre Sartre au Flore. Il me demande de m’asseoir. Je reste debout. Une conversation s’engage sur mon père, je lui répond plus gentiment, j’étais moins énervé contre lui. Il alla m’acheter des livres à La Hune (librairie de St Germain des Près) en me soulignant un ou deux paragraphes au crayon Bic. Sartre me demandait ce que j’en pensais, lors de nos rencontres devenues journalières, aussi étonnant que cela puisse paraître, il ne m’a jamais donné 10 balles! Je pense qu’il était radin !.

C’est grâce à lui, que Jean-Jacques Rousseau est devenu mon auteur classique préféré, avec «  Les rêveries du promeneur solitaire« .

J’ai compris progressivement que c’était bien de lire. Cela me faisait réfléchir, quand j’avais rien à foutre et, pour draguer les filles, j’avais plus de vocabulaire et des sujets à raconter. Je ne remercierai jamais assez cet homme qui m’a fait aimer les livres et la littérature. J’ai compris que je lui rendais la monnaie de sa pièce (si je puis dire) avec ma jeunesse, ma fougue et ma colère.

En conclusion, on ne se doit rien. Nos chemins devaient se croiser.

La différence avec aujourd’hui ? A qui pourrait parler un môme des banlieues au Flore ?

PS : Ah ! Oui, j’oubliais … respect pour Monsieur Sartre d’avoir apporter sa science sur un bidon devant les usines Renault à Boulogne-Billancourt. La pseudo-révolution de 68 lui doit beaucoup.