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Louis Fournier, un homme secret

« Il vaut mieux vivre à 200 à l’heure dans une Ferrari pendant 20 ans que vivre à 40 à l’heure pendant 40 ans dans une 2cv ».

Message que Louis Fournier m’adressa lors d’une partie de flipper au Berri Bar, rue de Berri, à côté de L’Express en 1972. Je ne l’ai jamais oublié et je pense que Louis me donna la première impulsion dans ma vie d’adulte, il avait vu juste, je comprends mieux pourquoi Jean-Jacques Servan-Schreiber l’écoutait souvent dans les temps de crises.

Louis Fournier faisait parti des commandos noirs, une expérience militaire tentée en 1956 pendant la guerre d’Algérie pour renouveler les méthodes de combat de l’armée face au FLN. Cette expérience visait à la constitution d’unités légères dont l’objectif était la collecte d’informations de nature politique et militaire, en opérant par « nomadisation » au sein de la population, et en favorisant le contact avec celle-ci. Bien que ces commandos offrirent des résultats tangibles durant leur courte existence, l’expérience prit fin avec le départ de ses créateurs. Jean-Jacques Servan-Schreiber, qui servit dans l’unité, a relaté de manière romancée l’expérience des « Commandos Noirs » dans son livre « Lieutenant en Algérie ».www.servan-schreiber.com/

Le capitaine Louis Fournier a été fiché comme « dangereux extrémiste » par la Sécurité militaire pour avoir pris la défense d’ouvriers musulmans, les seuls parmi d’autres ouvriers européens à être licenciés sur un chantier militaire. La publication des articles de Jean-Jacques Servan-Schreiber, la prise de position de Bollardière contre la torture et sa mise aux arrêts entraînent la démission de Roger Barberot en avril 1957. L’expérience des commandos noirs, qui n’ont jamais connu de statut officiel, s’arrête…

Louis fait parti des hommes qui m’ont encouragé et m’ont valorisé, ces hommes-là voyaient juste et loin. Merci Louis

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