Le blog de Dédé de Montreuil

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Ali, le dernier crieur de journaux de Paris

Bonjour M’ssieurs, Dames,

Ali, le dernier crieur de journaux de Paris, celui qui nous dit, tous les jours, depuis plus de quarante ans, « Ça y est ! Ça y est ! Le Monde est arrivé !»,  a failli de ne plus jamais revenir sur le boulevard Saint-Germain.

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Les entrepôts du journal Le Monde ont en effet quitté Paris, s’éloignant vers Bobigny. C’était trop loin pour qu’Ali, qui est devenu quand même un monsieur âgé, puisse, dans des délais raisonnables, aller récupérer les quelques dizaines d’exemplaires qu’il vend dès l’heure du déjeuner. Sa pile de journaux avait déjà bien diminué : les « gratuits », dans le métro, la presse et les sites d’information en ligne…La concurrence était devenue rude, mais Ali persévérait, même pour quelques dizaines d’exemplaires.
Depuis ce déménagement, Ali disparaît petit à petit de Saint-Germain-des-Prés, dans la plus grande indifférence. C’est une profession qui s’éteint, et avec elle, un symbole.

Les étudiants de Sciences-Po se sont mobilisés en lançant une pétition qui a servi à trouver une solution pour Ali. Le Monde a répondu positivement. Et bravo aux étudiants qui sauvent les belles valeurs humaines.

 » Ça y est ! Ça y est ! Ali est sauvé « , il continuera à nous donner de bonnes et mauvaises nouvelles, avec son esprit facétieux.

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Mes enfants connaissent Ali depuis leur naissance, Ali fait parti de leur vie culturelle !

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Ali, mon frère pakistanais au Flore
«Ça yaï : on a retrouvé le père de Zohra », Ça yaï :« Fuite des cerveaux : Johnny Hallyday quitte la France », Ça yaï :« Encore une catastrophe : la femme de Hollande est revenue », « Ça yaï : Montebourg démissionne  » etc…
Ali Akbar annonce les mauvaises nouvelles, les bonnes… mais aussi celles qui jaillissent de son esprit facétieux.
Emblème de Saint-Germain-des-Prés, ce vendeur de journaux à la criée est une figure du quartier.
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La preuve : Ali a sa tête peinte à l’angle de la rue du Four et de la rue des Canettes. C’est le chroniqueur Emmanuel de Brantes qui a eu l’idée de cette opération. Pour « tisser des liens » entre les habitants d’un quartier, les riverains sont invités à désigner des « êtres aimés » de leur quotidien dont le visage est ensuite peint dans la rue. «  La fresque remporte tous les suffrages. Les voisines d’en face applaudissent. Dans la rue, les gens interpellent Ali. « Mais… c’est toi sur le mur! C’est super! » « Les passants m’ont même obligé à rectifier le portrait d’origine et à peindre Ali avec sa casquette », sourit le peintre. « Si un jour on m’avait dit que j’aurais ma tête peinte sur un mur… Je ne suis pourtant pas une star, hein! Mais ça fait plaisir », lâche Ali avec ses yeux rieurs.
A 55 ans, Ali continue de sillonner les rues. Si, partout où il passe, les serveurs lui tapent dans le dos et les passants lui décochent un regard complice, peu de Germanopratins connaissent son parcours, alors, qu’il est connu dans le monde, les grands médias américains, anglais, japonnais, chinois ont écrit la trajectoire d’Ali.
Né au Pakistan, où il a commencé à travailler dès l’âge de 5 ans, cet ancien mousse débarque à Paris en 1972. Alors qu’il dort sous le pont Saint-Michel, une rencontre avec le professeur Choron, créateur de « Charlie Hebdo », le conduit à vendre la presse. « Le premier jour, j’ai vendu un journal dont le titre était Dieu existe, mais j’enc… le pape. Les gens avaient l’air choqué mais moi, je ne parlais pas français… » Peu à peu, Ali se promène entre la place de Solferino, le Luxembourg, Saint-Michel et Saint-Germain-des-Prés. «
Au début, le contact avec les gens était difficile, se souvient-il. Je sentais que je n’avais pas la bonne couleur. Des patrons de restaurants me jetaient dehors ou des dames mettaient leur main sur leur portefeuille en me voyant. Et puis, j’ai commencé à discuter avec certaines personnes et je leur donnais rendez-vous pour boire un verre après ma tournée. »
Aujourd’hui, Ali Akbar adore raconter qu’il bavarde avec Jean-Louis Debré ou Pierre Moscovici, qu’il a pris un verre avec Sophie Marceau sans savoir qui elle était, s’est baladé à l’arrière du scooter d’Edouard Baer, que Carla Bruni-Sarkozy, qu’il croisait régulièrement chez Castel, s’est levée pour l’embrasser, Ali a été naturalisé français par le bon coeur de  François Mitterrand.
Des paparazzis lui ont proposé de le payer pour savoir où dînaient des personnalités. Mais il a toujours refusé. » Même s’il regrette que Saint-Germain soit devenu « un quartier de frime, avec des habits de luxe », Ali n’est pas prêt de le quitter. « J’ai acheté une maison au Pakistan, mais je me sens beaucoup plus proche de la mentalité française. Je ne me vois pas arrêter complètement ce que je fais. »
Quoi qu’il en soit, le jour où Ali Akbar abandonnera ses journaux, les nouvelles n’auront plus la même saveur à Saint-Germain.
Ali                                                                                   Voici son premier livre
et le deuxième
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Ça yaï  …Ali, tu peux continuer à nous donner de la paix humaine dans ce monde de bruts !!!.
Ton pote dédé de Montreuil
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Elizabeth Sombart, pianiste au grand coeur !

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Mon amie, Madeleine Chapsal connaissant ma curiosité et ma passion envers les autres, m’a conseillé un jour de prendre contact avec la grande pianiste Elizabeth Sombart.Une femme d’exception avec une grande bonté qui partage sa passion aux autres.

A l’occasion du concert, Salle Cortot à Paris en novembre 2010, Jacques Lonchampt a écrit dans Le Monde, ce texte qui résume bien la dignité et le talent de Elizabeth :

Au piano, Elizabeth Sombart est environnée de silence. Elle est toute donnée, toute ouverte à l’oeuvre qu’elle va jouer et ce silence gagne le public. Elle entre de plain pied dans la Polonaise-Fantaisie de Chopin ou le Carnaval de Schumann, à leur niveau de gravité et de mystère. Elle joue juste, ne s’écartant pas du sens de l’oeuvre dans ses moindres détails, dans son poids, dans ses exigences techniques, pour couronner cette puissante prise de contact avec l’oeuvre musicale, atteinte au coeur, dans sa plus grande dignité.

Prenez un moment pour écouter Elizabeth : dans ce monde de bruts, ça fait du bien…https://www.youtube.com/watch?v=Lnu32OPDj7E

Elizabeth Sombart est Fondatrice et présidente de la Fondation Résonnance à Morges en Suisse, dont la mission est « d’offrir la musique classique dans les lieux où elle n’est pas…» (hôpitaux, maisons de retraite, instituts pour les personnes handicapées, établissements pénitentiaires, entreprises…).

«Le courage est pour moi la qualité principale. J’admire les gens qui ont le courage de leur destin. Moi, c’est la vie qui m’a obligée à l’avoir.»

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Voici une photo intergénérationnelle qui prouve son engagement permanent.

Elizabeth Sombart se consacre depuis 25 ans à la formation des pianistes lors de master-class dans les universités et les hautes écoles de musique en Suisse et à l’étranger (Paris, Lausanne, Rome, Barcelone, Louvain, Beyrouth et Kaslik). En 2009, elle est nommée chargée de cours à l’EPFL (École Polytechnique Fédérale de Lausanne) et en 2011, au Conservatoire russe Serge Rachmaninov de Paris.

Elizabeth Sombart se produit dans le monde entier où les salles de concert les plus prestigieuses l’accueillent: Théâtres des Champs-Elysées à Paris, Carnegie Hall à New York, Wigmore Hall à Londres, Concert Gebouw à Amsterdam, Suntory Hall à Tokyo, Victoria Hall à Genève, Salle Palau à Barcelone. Elle joue en musique de chambre avec Augustin Dumay (violon), Patrick Gallois (flûte), Luis Claret (violoncelle) et Akiko Nakajima(soprano). Elle s’est produite avec l’Orchestre National de Lille au Festival de Strasbourg, avec l’Orchestre de la Bruckner Académie à Munich, et l’Orchestre Symphonique du XXIème siècle de Catalogne.

Un grand talent, une extrême sensibilité, je lui prédis un grand futur car elle a déjà un grand présent. Arthur Rubinstein

Voici un extrait vidéo de son concert du 16 avril 2015 au Cadogan Hall avec le Royal Philharmonic Orchestra sous la direction de Pierre Vallet :https://www.youtube.com/watch?v=C7uHbq5-Uuk&feature=youtu.be

Et aussi le Making Off de son dernier CD Chopin “The pianos Concertos” : https://www.youtube.com/watch?v=zNZqgBTh1-o

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Pour Elizabeth Sombart, le piano a toujours représenté bien plus qu’un meuble ou qu’un instrument. «Je parle du piano comme je parle d’une personne.»

 

Le Macintosh à 30 ans

Salut M’ssieurs-Dames,

Une centaine de lecteurs du Monde.fr ont répondu à un appel à témoignages mis en ligne à l’occasion du trentième anniversaire du « Mac », lancé le 24 janvier 1984. La question posée ? « Racontez-nous votre première expérience avec un Mac d’Apple . »

Voici la mienne pour mes amis fidèles :

« L’histoire humaine ne commencera que lorsque l’homme s’appropriera l’Univers par la science, l’action et le rêve ». Citation de Jean Jaurès.

Steve Jobs est un génie du XXème siècle, il fait partie des créateurs qui ont fait bouger le monde, je ne peux m’empêcher à chaque fois que je vois une personne téléphoner avec un Iphone ou un gosse taper sur une tablette de penser à lui.

« C’est une vieille citation de  l’ancien joueur de hockey Wayne Gretzky que j’adore : « Je patine vers l’endroit où le palet va être, et non vers là où il a été ». Et nous avons toujours essayé de faire cela chez Apple. Depuis le tout début. Et nous le ferons toujours. » Steve Jobs.

La France , François Mitterrand et les énarques ont loupé ce génie ! quel gachis…

Je fus le premier en France à avoir vu et touché le Macintosh 128 K de Apple, pourquoi ?

JJSS invita Steve Jobs à Paris pour le présenter à François Mitterrand à l’occasion d’ une conférence au Centre Mondial Informatique. Je suis allé accueillir Steve à Roissy, et c’est à cet instant-là que j’ai eu entre les mains le Mac, cet ordinateur qui devint la référence de la Micro-Informatique dans le Monde, je ne pensais pas un seul instant en mettant le carton dans le coffre de la voiture, que c’était historique et que ça allait devenir la société moderne que nous connaissons tous aujourd’hui. En repartant aux USA, Steve m’offrit son Mac, vous découvrirez ci-dessous la première disquette de démonstration du Mac « System Disk » dédicacée par Steve, le Co-Fondateur de Apple.

NB : comme un con, j’ai jeté ce Mac, pensez au collector que j’aurais aujourd’hui ?


Une autre grande idée de JJSS : il proposa à François Mitterrand l’implantation d’une usine Apple en France à Charleville-Mézières avec la création d’ un ordinateur français sur le même modèle que le Macintosh, il se serait appelé « L’appel » à la place du logo de Apple, il y aurait eu un bonnet phrygien qui symbolise la Liberté et le civisme en souvenir du logo du Parti Radical, Présidé par Jean-Jacques Servan-Schreiber de 1971 à 1979.

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Communiqué : Cohttp://www.portices.fr/formation/Res/Info/Dimet/TextesAi/1984-11-Appel.html

Ce projet aurait permis à la jeunesse française d’avoir une avance sur tous les pays européens, malheureusement il n’a pas vu le jour, à cause de Laurent Fabius !!! et d’intérêts politiques et économiques avec Thomson et Goupil. Steve Jobs était dégouté et nous donc. JJSS, François Mitterrand, Gaston Defferre et Pierre Bérégovoy n’ont pas réussi à faire naître l’Appel..

Voici un résumé http://www.portices.fr/formation/Res/Info/Dimet/TextesAi/1985-01ChantiersPop.html

Ce que je retiens de Steve est simple.

Quand Apple s’est développée, Steve Jobs a considéré qu’il avait atteint son niveau d’incompétence en tant que manager.  » Combien de personnes s’accrochent à leur pouvoir alors qu’elles sont devenues illégitimes…
Pendant un an, il  a cherché le manager. En 1984, il a convaincu John Sculley, Président de Pepsi-Cola en lui disant :  « Tu ne vas vendre toute ta vie des bulles, viens diffuser l’intelligence »…

Une anecdote, en rentrant de Marseille avec d’autres chercheurs, Steve a complètement flashé sur une hôtesse de l’air d’Air Inter, il demanda à JJSS, comment faire pour retrouver cette fille ? Jean-Jacques téléphona de suite à Gaston Defferre, Ministre de l’Intérieur pour retrouver cette belle inconnue. Réponse de Air Inter : « Nous ne diffusons jamais le nom de nos personnels volants pour des raisons de sécurité ».

le beau gosse

Steve Jobs est reparti la tête basse en Californie sans son Macintosh.( hé !hé !) Une grande pensée à toi Steve, génie de Californie. Reposes-toi bien et de là-haut, invente nous encore des Ipad, des Ipod, des Iped,et des Ipud…pour nous faire rêver. Au fait, ça me revient, il a fait la découverte du Minitel au Centre Mondial, il était bouche-bée !!! Les ingénieurs français des Postes et Télécommunications présents autour de ce petit appareil de couleur marron frimaient comme des Coqs gaulois…

LE CENTRE MONDIAL INFORMATIQUE

François Mitterrand et ma pomme à L’Elysée

Le 20 novembre 1981, François Mitterrand annonçait au Palais de L’Elysée, la création du Centre Mondial Informatique sous l’impulsion et une idée de Jean-Jacques Servan-Schreiber, orateur brillant ayant une vraie capacité à convaincre.

http://www.portices.fr/formation/Res/Info/Dimet/ArticlesLivres/8311LedMicro.html

Etaient réunis ce jour-là dans la salle des Fêtes de L’Elysée,  autour du Président et de JJSS, l’initiateur de cet énorme projet : Jean-Pierre Chevenement, Jack Lang, Pierre Bérégovoy, Jacques Attali, Gaston Defferre, Pierre Dreyfus, Louis Mexandeau, André Rousselet et des grands chercheurs comme Radj Reddy, Seymour Papert, Nicholas Negroponte, Eduard Ayensu, Saburo Ohkita, et le spécialiste en informatique de la République Populaire de Chine, le Professeur Zhisong Tang, que du lourd…et du sérieux.

Sans oublier votre serviteur, s’il vous plaît. Et oui, dédé de Montreuil à L’Elysée, c’est un peu normal, il ne faut pas oublier que cette belle demeure nous appartient à tous…

Le Centre Mondial était situé au 22, avenue Matignon à Paris 8ème, il avait pour mission d’irriguer après de la jeunesse la « culture informatique ». C’était aussi, un lieu de travail, et d’expérimentation, pour les chercheurs du monde entier, trouvant, à Paris, un environnement puissamment informatisé par sa capacité d’invention. Une fourmilière mondiale de l’intelligence et de rencontres à haut-niveau.

Plus de 100 chercheurs, (qui n’étaient pas tous des trouveurs), vivaient jour et nuit dans cet immeuble surprenant mélangeant la modernité et l’ancien construit par l’architecte et peintre milanais, Vittorio Mazzucconi, j’aurais du profiter plus de leurs savoirs et de leurs expériences

Encore une fois, JJSS, le visionnaire avait vu et visé juste !!!

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Jeudi 30 janvier 2014 page 16

Une usine Apple en France ?

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Steve Jobs en 1984.

Le 12 février, François Hollande se rendra dans la Silicon Valley. C’est la première dois depuis trente ans qu’un président en exercice s’y rend. A l’époque, François Mitterrand était resté huit jours en Californie. Il y avait reconnu l’importance du » capital à risque  » et expliquait à Pierre Salinger vouloir encourager les cadres à se  » jeter dans l’aventure  » de l’entrepreneuriat. Trente ans avant la révolte des  » pigeons  » !.

A son retour, aiguillé par Jean-Jacques Servan-Schreiber, il musclait le Centre Mondial Informatique et Ressources Humaines à Paris, où brillait Nicholas Negroponte, créateur du Medialab au MIT, le pape de l’intelligence artificielle Seymour Papert, ou encore Alan Kay, spécialiste de l’interface homme-machine.

Mais surtout Mitterrand fut littéralement  » épaté  » par Steve Jobs, 29 ans à l’époque, qui, invité en France, avait évoqué l’idée d’installer une usine à … Charleville-Mézières.  » Elle aurait porté le nom d’Appel « , se souvient André Cardinali, secrétaire de JJSS durant vingt ans. Mais la France, privilégiant un équipement Thomson To7 dans les écoles, a poliment refusé cette implantation.  » Et l’usine de Charleville-Mézières n’a jamais vu le jour …

Guillaume Grallet

 

Madeleine et Elizabeth, deux femmes uniques…

Bonjour M’ssieurs-Dames,

David. Un livre écrit par mon amie, Madeleine Chapsal vient de paraître aux éditions Fayard, quel plaisir de ne pas oublier David Servan-Schreiber. David avait une excellente relation complice avec Madeleine, tous les deux en avaient besoin pour leurs destins et leurs réflexions.

Ce jour de l’été 2011, pour la première fois depuis mes quinze ans, j’ai cessé d’écrire. Plus rien ne me venait, ni courrier, ni journal, ni texte littéraire… Ecrire m’était devenu impossible, j’avais la gorge nouée. Que s’était-il passé qui puisse justifier cet étranglement ? Ce subit refus de continuer ce qui, jusque-là, faisait ma vie, l’écriture ? La réponse m’apparut comme évidente : le dimanche 24 juillet, à l’hôpital de Fécamp, David était mort. Mort, le mot lui allait si mal. Même quand j’ai su qu’il rechutait, six mois plus tôt, je n’y ai pas cru, David, mon « fils de cœur », allait à nouveau trouver des solutions à son mal. Aujourd’hui, si je m’y remets, serait-ce que David attend de moi que j’écrive sur lui, puisque tel est mon seul savoir-faire ? Je sens en tout cas, que je ne pourrai recommencer un texte qu’après avoir transcrit ce que ce « fils » disparu a été pour moi, ce que nous avons vécu en commun, ces rares moments qui n’ont été qu’à nous deux. Sans que cela ôte quoi que ce soit à aucun d’entre les siens, proches ou lointains. Voici donc ce que j’ai vécu d’unique avec David. Madeleine Chapsal.

Madeleine Chapsal connaissant ma curiosité et ma passion envers les autres, m’a conseillé de prendre contact avec la grande pianiste Elizabeth Sombart.

A l’occasion du concert, Salle Cortot à Paris en novembre 2010, Jacques Lonchampt a écrit dans Le Monde, ce texte qui résume bien la dignité et le talent de Elizabeth.

Au piano, Elizabeth Sombart est environnée de silence. Elle est toute donnée, toute ouverte à l’oeuvre qu’elle va jouer et ce silence gagne le public. Elle entre de plain pied dans la Polonaise-Fantaisie de Chopin ou le Carnaval de Schumann, à leur niveau de gravité et de mystère. Elle joue juste, ne s’écartant pas du sens de l’oeuvre dans ses moindres détails, dans son poids, dans ses exigences techniques, pour couronner cette puissante prise de contact avec l’oeuvre musicale, atteinte au coeur, dans sa plus grande dignité.

Elizabeth Sombart est Fondatrice et présidente de la Fondation Résonnance, dont la mission est « d’offrir la musique classique dans les lieux où elle n’est pas…» (hôpitaux, maisons de retraite, instituts pour les personnes handicapées, établissements pénitentiaires, entreprises…).

Voici une photo intergénérationnelle qui prouve son engagement permanent.

Elizabeth Sombart se consacre depuis 25 ans à la formation des pianistes lors de master-class dans les universités et les hautes écoles de musique en Suisse et à l’étranger (Paris, Lausanne, Rome, Barcelone, Louvain, Beyrouth et Kaslik). En 2009, elle est nommée chargée de cours à l’EPFL (École Polytechnique Fédérale de Lausanne) et en 2011, au Conservatoire russe Serge Rachmaninov de Paris. Depuis 2010, Elizabeth Sombart a ouvert le premier Centre International d’études à la Pédagogie Résonnance à Rome avec Jordi Mora, chef d’orchestre et Doyen à la Pédagogie Résonnance: Phénoménologie du son où sont organisées des master-class de piano, de chant et des stages d’instrumentistes d’orchestre avec le soutien de l’orchestre de la Fondation Résonnance, l’OSRé (Orchestre Solidaire Résonnance) dirigé par Diego Miguel-Urzanqui, co-responsable de Résonnance Espagne.

Elizabeth, sera à Paris, lundi 21 mai à 20 h 00 pour un Concert Chopin au Conservatoire russe Serge Rachmaninov.

26, Avenue de New York 75116 Paris. Tél 01 47 23 51 44

L’idéologie est froide

Bonjour M’ssieurs-Dames,

<< Comptez l’argent pour rien, les places pour rien, la popularité pour rien ; c’est la presse qui est tout. Achetez la presse, et vous serez maîtres de l’opinion, c’est-à-dire les maîtres du pays. >> Isaac Moïse.

Les grands manias de la presse française gagnent des bénéfices dans leurs entreprises, pourquoi en perdent-ils autant dans les médias ? La question est posée …Sont-ils les maîtres du pays ? comme Google est, le maître-copieur des rédactions !!!

Le premier périodique imprimé au monde, un hebdomadaire de quatre pages, titré Relationfut lancé à Strasbourg en décembre  1605,  par Jean Carolus.

Le Monde. Actionnaires : Pierre Bergé (Héritier de Yves Saint-Laurent),Matthieu Pigasse ( homme d’affaires, propriétaire du magazine «  Les Inrockuptiles « ) et Xavier Niel ( Fondateur de Free)

Michel Legris publie en 1976 Le « Monde » tel qu’il est. D’après cet ancien journaliste du « quotidien de référence », derrière son apparente objectivité, Le Monde appliquerait de multiples procédés de désinformation mis au service de son engagement dans l’intelligentsia de gauche par une ligne éditoriale gauchisante.

En mai 2011, irrité par le contenu d’un article du Monde consacré à  François Mitterrand signé par l’historien François Cusset, l’actionnaire Pierre Bergé dira « regretter » d’avoir investi dans le quotidien. Il avance ainsi : « Je considère que contrairement … à ce qu’ils prétendent, les journalistes du Monde ne sont pas libres mais prisonniers de leurs idéologies, de leurs règlements de compte, et de leur mauvaise foi « .

Jean-Jacques Servan-Schreiber, responsable de la page de politique extérieure, quitte Le Monde au début des années cinquante en lui reprochant son neutralisme dans les relations Est-Ouest. 

Sous la Ve République, Le Monde soutient la politique étrangère du Général de Gaulle, tout en critiquant sa politique intérieure. Dans les années 1970, Le Monde s’oriente clairement vers un soutien à l’Union de la Gauche en soutenant la candidature de François Mitterrand à l’élection présidentielle de 1981.

En 2007, le directeur de la publication, Jean-Michel Colombani a lancé un appel à voter pour la candidate socialiste  Ségolène Royal.

NEWS. Anne Sinclair, à la tête du Hinffington  Post France ( site d’information américain, 37 millions de lecteurs /mois aux Etats-Unis ) financé par Le Monde et Matthieu Pigasse.

http://www.huffingtonpost.co.uk/

Libération. Actionnaires : Edouard de Rothschild ( ancien membre du CNPF) Carlo Caracciolo (magnia de la presse italienne), Pierre Bergé ( tiens-tiens) André Rousselet, BHL ( Tiens-tiens), Henry Seydoux et Pathé.

Libé à été fondé sous l’égide de Jean-Paul Sartre qui disait dans Nekrassov «  L’argent n’a pas d’idées «

Laurent Joffrin explique dans un courrier électronique :«La disparition de Libération ferait taire une voix importante dans la société française et exclurait de facto la gauche de la presse du matin » on comprend mieux pourquoi, Libé a fait appel au grand capital…

Le Point. Actionnaire : François Pinault ( homme d’affaires. PDG de la holding Artémis, très proche de Jacques Chirac.

Directeur de la publication Franz-Olivier Giesber, ancien directeur de la rédaction du Nouvel Observateur puis du Figaro ( de gauche à droite, en avant toute… )

Chroniqueurs : Claude Allègre, Alain Duhamel, Jean-Paul Enthoven, Bernard-Henri Lévy, Valéry Giscard D’Estaing, Patrick Besson.

Les Echos. Actionnaire : Bernard Arnault ( homme d’affaires. PDG de LVMH )

Selon l’ancien directeur de la rédaction, Jacques Barraux, « l’orientation du journal est d’essence libérale : nous défendons l’idée que le marché est supérieur au plan. En conséquence, nous pensons que l’entreprise privée est l’outil le plus performant, même si ce n’est pas le seul».

Les Echos ont été fondé par le père de JJSS, Monsieur Emile Servan-Schreiber

Hachette. Actionnaire : Arnaud Lagardère

Paris Match célèbre par sa devise : « Le poids des mots, le choc des photos ». En 2008,l’hebdomadaire adopte une nouvelle devise, « La vie est une histoire vraie » comme  par exemple :

Ségolène Royal serait intervenue auprès de Paris Match pour obtenir, même si elle n’avait aucune chance de l’obtenir, le renvoi d’une journaliste, Valérie Trierweiler, présentée comme l’« amie » de François Hollande…

Le Figaro. Actionnaire : Serge Dassault ( homme d’affaires. Sénateur UMP de l’Essonne )

d’après Figaro, le personnage de Beaumarchais, met en exergue la réplique :

« Sans la liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur. » C’est du lourd !!!

La ligne éditoriale du Figaro est de droite ou de Centre-droit, selon le spectre politique français habituellement utilisé. ( d’après le vent, Monsieur dédé !!! )

Tout ceci montre que la presse est culturellement de gauche et de droite,puisque les journalistes défendent des idées libérales. Il eut été plus intéressant de se demander pourquoi, alors que la plupart des journalistes se considèrent comme de gauche.
Les recrutement se font par l’intermédiaire d’écoles de journalisme qui pratiquent une rééducation aussi féroce que celle des IUFM sur les jeunes journalistes. Les journalistes de gauche étant généralement bien plus sectaires que ceux de droite peuvent facilement briser la carrière de celui qui oserait affirmer des idées différentes. L’uniformité étant en place, celui qui ose sortir de sa tranchée est flingué de suite.
En privé, et entre eux, des journalistes peuvent dire exactement la même chose que Le Pen, mais sans l’avouer à leur lecteurs et se l’avouer à eux mêmes.

Le gauchisme culturel des journalistes est donc une structure culturelle et s’explique par leur volonté d’être dans le camp du bien, du côté des beaux mots généraux et généreux.

Ayant travaillé à L’Express, je suis bien placé pour savoir que la presse sert de tremplin et de propagandes à un homme politique ou à un parti :

JJSS et L’Express servait Pierre Mendès France contre l’OAS. La candidature de Gaston Defferre est notamment inspirée par la campagne de L’Express, étant le « Monsieur X », candidat idéal de l’opposition au gaullisme, sans oublier Giscard d’Estaing en 1974 pour la présidentielle, etc…

Pour qui roulent-ils aujourd’hui ? Tout dépend du sens du vent !!!

Et encore ?

Le meilleur politique-journalistique l’emporte toujours comme lors des débats : Giscard-Mitterrand, Sarkozy-Ségolène, Sarkozy-Hollande

Quelques citations à méditer :

JEAN-JACQUES SERVAN-SCHREIBER  » Dire la vérité telle que nous la voyons « . 

ARMAND (Louis)
<< Une démocratie est d’autant plus stable qu’elle peut supporter un plus grand volume d’informations de qualité. >>

BEAUMARCHAIS (Pierre Augustin Caron de)
<< Pourvu que je ne parle ni de l’autorité, ni du culte, ni de la politique, ni de la morale, ni des gens en place, ni des corps en crédit, ni de l’Opéra, ni des autres spectacles, ni de personne qui tienne à quelque chose, je puis tout imprimer librement, sous l’inspection de deux ou trois censeurs. >>

CHATEAUBRIAND (François René de)
<< J’ai aidé à conquérir celle de vos libertés qui les vaut toutes, la liberté de la presse. >>

CHATEAUBRIAND (François René de)
<< Plus vous prétendez comprimer la presse, plus l’explosion sera forte. Il faut donc vous résoudre à vivre avec elle. >>

GAULLE (Charles de)
<< La raison d’être du gouvernement, c’est qu’il gouverne, c’est qu’il prend des responsabilités. C’est qu’il fait des choix clairs. C’est qu’il est cohérent. C’est qu’il obéit à l’intérêt national, et non à la dernière pression qu’il a subie, à la dernière mode qui court dans les journaux. C’est qu’il n’est pas du sable entre les doigts. >>

HUGO (Victor)
<< La presse a succédé au catéchisme dans le gouvernement du monde. Après le pape, le papier. >>

JEFFERSON (Thomas)
<< Dans la presse, seules les publicités disent la vérité. >>

JEFFERSON (Thomas)
<< S’il m’était laissé de choisir si nous devons avoir un gouvernement sans journaux ou des journaux sans gouvernement, je n’hésiterais pas un instant à préférer le dernier choix. >>

KARR (Alphonse)
<< Il y a deux sortes de journaux : ceux qui approuvent et soutiennent le gouvernement quoi qu’il fasse, et ceux qui le blâment et l’attaquent quoi qu’il fasse. >>

MITTERRAND (François)
<< Le journaliste, lui peut écrire n’importe quoi et se tromper sur tout, cela ne change rien, ses journaux se vendent toujours aussi bien ou aussi mal. >>

RAFFARIN (Jean-Pierre)
<< On cherche toujours à annoncer la nouvelle la veille, et la dictature du scoop conduit l’homme politique à être préfabriqué. (…) La société de l’information adore annoncer une rentrée difficile, une année suivante forcément plus rude que la précédente. >>
SARKOZY (Nicolas)
<< Dans un pays où il n’y a plus d’opposition, la presse s’attribue la fonction d’opposition. >>

VIGNY (Alfred de)
<< La presse est une bouche forcée d’être toujours ouverte et de parler toujours. De là vient qu’elle dit mille fois qu’elle n’a rien à dire, et qu’elle divague souvent. >>

ZOLA (Émile)
<< La presse est le réceptacle de tous les ferments nauséabonds. Elle fomente les révolutions, elle reste le foyer toujours ardent où s’allument les incendies. Elle deviendra seulement utile le jour où l’on aura pu la dompter et employer sa puissance comme un instrument gouvernemental… >>

Et la meilleure pour la fin :

GANDHI (Mohandas Karamchand)
Philosophe et homme politique indien

<< La règle d’or de la conduite est la tolérance mutuelle, car nous ne penserons jamais tous de la même façon, nous ne verrons qu’une partie de la vérité et sous des angles différents. >>
| Source : Tous les hommes sont frères

 C’est vraiment l’objet d’un débat. qu’en pensez-vous ?

Aussi imparfaite qu’est la presse, vaut-il mieux la conserver ainsi ou la réformer ?. Sa réforme, ses valeurs, ses responsabilités dans l’influence de l’opinion sont-elles en train d’évoluer avec la liberté d’expression des blogueurs, nouveaux témoins critiques de la société qui fabriquent leur propre audience organisée par les algorithmes des moteurs de recherche. Sans Google, que serait la presse aujourd’hui ?

Alors le Canard Enchainé, délivre-toi et devient Le Canard Déchainé…

Je terminerais par cette phrase que j’ai écrite sur les bords de la Mer Rouge en 1981 :

  » Quand on voyage, on s’aperçoit que les livres mentent  »  alors la presse !!! : No Comment

La France à la niche par André Bercoff

Mon dédé,

Voici le dernier billet que j’ai signé dans Le Monde.
Toi, j’en suis sûr, tu peux comprendre, car tu fais parti des intelligents ( et pas des intellos)  continuons le combat pour les dormeurs qui ne se réveilleront jamais.

Bonne lecture.
Amitiés à mon pôte dédé que j’admire
André Bercoff
Aller voir son blog, vous ne serez pas déçu. http://andrebercoff.blogspot.com/

Halte au masochisme !. Aujourd’hui, notre pays est occupé doucement, gentiment, insidieusement, par le camp du Bien. La police de la pensée correcte triomphe sur tous les étals médiatico-politiques. Au fur et à mesure des abandons de tout excès polémique, de toute pensée critique, de toute idée non formatée par les utopies droits-de-l’hommistes du côté de la gauche et de l’arnaque financière et publicitaire côté droite, la France se recroqueville. S’emmerde. Se couche. Râle et s’endort en faisant des rêves de star. Semble enfin accomplie la castration de ce peuple français qui, jadis, prenait des bastilles et, il y a encore quelques décennies, faisait mine de défiler pour changer la vie.

Merci André de ton Amitié. Ce pays est trop sectorisé et beaucoup ne sont pas à leur place… dédé