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Eric Dupond-Moretti, un cador !

Bonjour M’ssieurs, Dames,

Dans notre époque rempli de bobos, de faibles, de bonnes consciences, de barpat ( bon à rien, prêt à tout), un mec qui ouvre sa gueule et qui a des couilles, ça fait du bien !.

Avec 144 acquittements obtenu devant une cour d’assises, Eric Dupond-Moretti est surnommé « Acquittator » dans les prétoires. Son aversion contre une certaine magistrature, « institution de faux-culs, petit monde de l’entre-soi et de l’irresponsabilité » et le rapport de force qu’il engage avec les magistrats lors des procès font que certains d’entre eux voient en lui un « terroriste des prétoires »

Eric Dupond-Moretti aime rappeler son origine plébéienne, fils unique de Jean-Pierre Dupond, ouvrier métallurgiste, et d’Elena Moretti, femme de ménage d’origine italienne. Ses grands-parents paternels, Achille et Louise, sont également ouvriers. 

Sa vocation d’avocat puise ses origines dans une histoire familiale, son grand-père maternel, immigré italien, est retrouvé mort en 1957 dans des conditions suspectes, le long d’une voie ferrée. Son oncle porte plainte afin qu’une enquête soit ouverte mais rien n’est fait.

Cette injustice, un mystère de plus, le décidera à choisir la voie du droit. Dupond-Moretti dira : « Je pense que c’est à l’origine de cette vocation. Cela y participe à l’évidence », comme plusieurs grands pénalistes orphelins de père (Robert Badinter, Georges Kiejman, Hervé Temime), son enfance est marquée par ce sentiment d’injustice.

Mais le véritable déclic a lieu à 15 ans, lorsqu’il entend à la radio l’annonce de l’exécution de Christian Ranucci. Il est devenu avocat par « détestation de la peine de mort ». Alors que sa mère est devenue femme de ménage, il effectue plusieurs petits boulots pour financer ses études : fossoyeur, maçon, ouvrier à la chaîne, déchargeur de sacs de sable, serveur dans des boîtes de nuit ou serveur de restaurant, pion. À l’issue de ses études de droit, il est reçu premier au concours d’entrée, et lauréat ex aequo du Concours déloquence.

En 2013, il refuse la Légion d’Honneur.

En 1993, il se dit victime d’un « coup fourré » de la part du procureur José Thorel, qui aurait tenté de le faire tomber dans un dossier de stupéfiants, des traces de cocaïne ayant été retrouvées dans sa berline. Il subit alors une perquisition et une garde à vue, qui auraient pu mettre fin à sa carrière.

En mai 2015, Éric Dupond-Moretti se déclare publiquement partisan de l’interdiction du Front National, tout en précisant que « c’est compliqué car après, il y a reconstitution de ligue dissoute »

Le philosophe Bernard-Henri Lévy a critiqué dans une longue tribune dans Le Point du 13 novembre 2017,  l’excès de vanité et l’attitude narcissique d’Eric Dupond-Moretti, avocat de la défense lors du procès d’Abdelkader Merah.

La réponse ne s’est pas fait attendre,avec la verve habituelle de ce ténor du barreau :

A part ça, il vient de sortir Le dictionnaire de ma vie aux éditions Kero.

Indigné, impertinent, insolent, Éric Dupond-Moretti est assurément un des avocats les plus brillants du barreau français, il nous raconte ses grands procès et dévoile sa vérité sur le système judiciaire. Il dénonce les attaques contre la présomption d’innocence, la pression de l’opinion publique ou des réseaux sociaux, la magistrature paralysée par le corporatisme… On découvre également un homme haut en couleur, d’une grande générosité, qui voue un véritable culte à sa mère, qui aime la vie et ses plaisirs et, en passant, nous livre sa recette de spaghettis. Il partage depuis avril 2016 sa vie avec la chanteuse Isabelle Boulay.
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