Le blog de Dédé de Montreuil

" Sortons des grands ensembles pour aller voir les Grands Ensemble "

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Siné, un grand Monsieur.

Bonjour M’ssieurs-Dames,

J’ai rencontré Siné en 68 dans un rade rue Gay-Lussac à côté des barricades, il m’avait impressionné pour son engagement envers les jeunes qui combattait pour une société nouvelle et pour ses mots toujours bien placé. Il me parlait de son journal  » L’enragé « avec enthousiasme et cruauté. Siné à toujours été dans mon esprit, je resterais un Sinéphile toute ma vie. Je lui dédicace la citation d’Elsa Triolet :  « Créer est aussi difficile que d’être libre« . dédé

Siné, en 2009. © MaxPPP

Siné, anticlérical farouche, est mort un jeudi de l’Ascension. Jean-Christophe Ogier, spécialiste BD de France Info, revient sur le parcours d’un dessinateur au trait à la fois rêche et rond. Mais toujours rageur.

Siné, c’était l’incarnation de l’anar radical, anticlérical, anticolonial, antifasciste… tellement anti tout qu’on l’accusera même d’être antisémite, ce dont il s’est toujours défendu avec force. Mais cela conduira Philippe Val, alors directeur de Charlie Hebdo, à le renvoyer de l’hebdomadaire, en 2008.

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Du coup, Siné va créer Siné Hebdo, puis Siné Mensuel, pour continuer à dire « Merde ! » – jusqu’à cette semaine, sur son lit d’hôpital –, avec des signatures comme Guy Bedos, Geluck, Christophe Alévêque, Isabelle Alonso, Michel Onfray… Siné avait sa bande, des personnes qui lui sont restées fidèles, alors même qu’il était resté « enragé » depuis les années 50. Enragé, du nom d’un des premiers journaux qu’il avait créé.

Siné était noir et rouge. Noir comme le drapeau de l’anarchie et celui des pirates, et il voyait rouge, contre tout et contre tous. C’était un homme en colère permanente. En colère contre les curés – il avait tellement bouffé du curé qu’il a du en avoir des indigestions… Il était en colère contre l’armée – il ne supportait pas les militaires. Il était en colère contre la police, contre la justice, contre tout ce qui incarnait l’Etat et le pouvoir.See original image

Siné a dénoncé, toute sa vie, la bêtise des gouvernants, la complicité des journalistes, l’appétit des riches, la résignation des pauvres, la capitulation des intellectuels, la généralisation de la surveillance et de la répression… Il dessinait et il écrivait avec gourmandise dans un registre injurieux, scatologique, héritier d’une tradition pamphlétaire sans limites.

On a du mal à l’imaginer mais il a travaillé à L’Express, en 1957, pour y brocarder curés, militaires et policiers. Durant l’été 1960, il remplace François Mauriac et son Bloc-notes. Les lettres de protestation affluent. Dans un éditorial un peu gêné aux entournures, JJSS prend sa défense: « Son but ne doit pas être de plaire. Nous n’avons donc aucune excuse à présenter« . Siné s’est d’ailleurs fâché avec la plupart des directeurs de journaux pour lesquels il avait travaillé, et pas uniquement Charlie Hebdo. Ce qui l’a conduit à devenir patron de presse, avec Siné Massacre, L’Enragé, Siné Mensuel… « Siné Massacre », c’était un mot d’ordre et une ligne de conduite qui l’a amené à de telles audaces qu’il a passé beaucoup de temps devant les tribunaux.

La rage, contre l’Etat d’abord, contre les cons ensuite !

Graphiquement, Siné, c’est un trait à la fois rêche et rond. Il se représentait volontiers lui-même, avec ces dernières années son appareil d’assistance respiratoire, ou dans son fauteuil roulant. Rêche, et rageur, mais capable de rondeur, également : il adorait les chats, il en a fait des livres entiers, et quand on aime les chats, on a de la rondeur… Même si dans cette plume, il y avait quelque chose d’aussi rêche que son discours.

Siné a été passionnel, toute sa vie, il fait partie de ces personnes qui  ne peuvent que réagir en contre, qui ne peuvent que dénoncer.  Son père naturel avait été condamné aux travaux forcés, il a passé la plus grande part de son service militaire en prison, il a toujours eu une rage, d’abord contre l’État, puis contre les cons. Et il y en avait beaucoup, selon lui.

Son autobiographie, qui s’ajoute à la trentaine de recueils de dessins et de réflexions politiques, et s’intitule Ma vie, mon œuvre, mon cul. Dans sa dernière une de Siné Mensuel, le numéro de ce mercredi, il réagissait au mouvement Nuit debout et appelait à la grève générale, sous le titre « Plus jamais couché ».

Siné l'incorrigible

Avant-hier, il écrivait sa dernière zone, publiée hier sur le site de Siné Mensuel, son journal :

Ça m’énerve grave.

Depuis quelque temps, vous avez dû remarquer que je ne nageais pas dans une joie de vivre dionysiaque ni dans un optimisme à tous crins, ce qui est pourtant mon penchant habituel. Je ne pense, depuis quelque temps, qu’à ma disparition prochaine, sinon imminente, et sens la mort qui rôde et fouine sans arrêt autour de moi comme un cochon truffier. Mon moral, d’habitude d’acier, ressemble le plus souvent maintenant à du mou de veau ! C’est horriblement chiant de ne penser obsessionnellement qu’à sa mort qui approche, à ses futures obsèques et au chagrin de ses proches ! Je pense aussi à tous les enculés qui vont se frotter les mains et ça m’énerve grave de crever avant eux ! Heureusement que vous êtes là, admirateurs inconditionnels, adulateurs forcenés… vous ne pouvez pas savoir comme vos messages me font du bien, un vrai baume miraculeux ! Et banzaï malgré tout !

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Il aurait ajouté : Continuez le combat !

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Emmanuel Macron, serait-il le Jean-Jacques Servan-Schreiber de notre époque ?

Bonjour M’ssieurs-Dames,

L’Express titre : Emmanuel Macron serait-il le Jean-Jacques Servan-Schreiber de notre époque ?.
Ayant été l’un des plus proches collaborateurs de Jean-Jacques Servan-Schreiber pendant vingt ans, Emmanuel Macron à t-il la même vision de la société que JJSS ?  j’espère que oui ! JJSS était un visionnaire.

« Le Défi américain » : 45 ans après, l’Europe aurait grand besoin d’un nouveau Jean-Jacques Servan-Schreiber.

La réédition de ce livre clé est un appel pour que notre société stagnante retrouve son chemin vers le futur optimiste. Éditions : Versilio Format : Numérique

Préface de Paul Krugman. Professeur émérite de l’université de Princeton, Paul Krugman est un économiste américain qui a obtenu le prix Nobel d’économie.

« À notre époque marquée par l’étroitesse d’esprit, où tous les discours s’accordent à prôner l’austérité et la révision à la baisse des attentes, relire l’ouvrage de Jean-Jacques Servan-Schreiber est un bon moyen de se souvenir à quel point il est essentiel d’avoir ce genre de vision. L’Europe a grand besoin d’autres » 

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Plus de 45 ans se sont écoulés depuis la publication du Défi américain par JJSS. Pourtant, cet ouvrage reste fondateur. Certes, les prédictions les plus saisissantes de Servan-Schreiber ne se sont pas réalisées : les entreprises américaines ne dominent pas l’économie européenne, les États-Unis n’ont pas acquis la supériorité économique et technologique à laquelle on pouvait s’attendre. Si JJSS n’a donc pas toujours été un prévisionniste exact (mais qui l’est ?), il n’en était pas moins un prophète exceptionnellement perspicace. La domination américaine contre laquelle il nous avait mis en garde ne s’est pas vérifiée – mais le monde dans lequel nous vivons n’en est pas moins celui que JJSS avait imaginé.

Si l’on s’en tient uniquement au « défi américain » dans son interprétation stricte : les entreprises américaines sont des acteurs majeurs de la scène européenne, mais elles sont loin de remplir le rôle qu’il avait envisagé pour elles.

Si l’on en croit les estimations du Bureau of Economic Analysis américain, les multinationales américaines en Europe ont produit une plus-value d’environ 600 milliards de dollars, soit un peu moins de 4 % du PIB de l’Union européenne. Elles ont par ailleurs employé 4,6 millions de personnes, ce qui représente un peu de plus de 2 % des emplois en général. Ces chiffres sont élevés, mais ils ne sont pas stupéfiants. La mainmise à laquelle les lecteurs de l’édition de 1968 auraient pu s’attendre n’a pas eu lieu.

Néanmoins, enrelisant Le Défi américain aujourd’hui, on pourrait se dire que le propos de l’auteur n’était pas tant de comparer l’Amérique à l’Europe que d’annoncer la nature changeante des économies avancées. JJSS s’est contenté de donner un visage à ces changements en les appelant « Amérique », ce qui l’a, d’ailleurs, aidé à capter l’attention du lecteur européen. (Il n’y a rien de tel qu’un peu de nationalisme pour faire monter l’adrénaline). Nous importe-t-il réellement de savoir si une corporation multinationale est américaine ou européenne ? Pas vraiment, non. Ce qui est important, ce sont les moteurs de la valeur et du succès économiques. JJSS était très en avance sur son temps dans sa manière de voir comment ces moteurs évoluaient.

Aujourd’hui, dire que nous vivons dans une économie du savoir est un lieu commun, tout comme d’avancer que le capital humain nous importe davantage que le capital physique, que la valeur économique provient largement d’actifs invisibles et que l’innovation est plus importante que l’accumulation. En 1968, ces propos étaient radicaux. Au-delà de la rivalité transatlantique, c’est la vision de l’avenir de Servan-Schreiber qui s’est révélée étonnamment juste.

Le chapitre qu’il a consacré à l’informatique était particulièrement prémonitoire. À cette époque, il s’agissait encore d’unités centrales gigantesques, laborieusement alimentées de cartes perforées. JJSS a vu que le futur se construirait àpartir de machines petites en taille mais incroyablement puissantes, sans parler des réseaux – le futur qu’il décrit, celui des données en ligne et de la communication instantanée, préfigure l’Internet avec une précision remarquable.

Et puis surtout, JJSS avait une vision très large de la politique économique – une vision qui soulignait l’importance de l’éducation, de la créativité et de l’intégration européenne. Certaines des avancées qu’il espérait pour l’Europe ont été accomplies ; beaucoup d’autres, non. À notre époque marquée par l’étroitesse d’esprit, où tous les discours s’accordent à prôner l’austérité et la révision à la baisse des attentes, relire cet ouvrage est un bon moyen de se souvenir à quel point il est essentiel d’avoir ce genre de vision.

Jean-Jacques Servan-Schreiber passe, dans les années 1960, pour un agitateur d’idées. Fondateur de L’Express, antigaulliste viscéral, mendésiste du premier cercle, il publie le 11 octobre 1967, chez Denoël, Le Défi américain. Prévu à un tirage de 15 000 exemplaires : il s’en vendra 3 millions en France et 15 millions dans le monde, en quinze langues. Un succès comparable à celui de Françoise Sagan en 1954 avec Bonjour tristesse.

JJSS. Un visionnaire que la France a loupé !!! Dans l’émission de NBC  » Face à la nation « , le célèbre intervieweur Lawrence Spivak a conclu l’intervention avec ces mots: « Quel dommage que vous ne soyez pas américain. Vous seriez chez nous un excellent candidat à la présidence. »

• CITATIONS •

« Le Défi américain m’a ravi sans réserve et allumé l’esprit. Il y a là une grande réussite : on a envie de réagir et de réaliser ». François Mitterrand. Président de la République Française.

« Le Défi américain est un livre excellent, vigoureux, moderne, c’est-à-dire libéré de beaucoup d’entraves et de routines de pensées ».  Valéry Giscard d’Estaing. Président de la République Française.

« Le Défi américain est un de ces livres phare qui marquent une époque. Il est difficile aujourd’hui d’imaginer le retentissement immense de cette œuvre. JJSS se révélait l’un des plus lucides et audacieux penseurs de son temps, et par bien des aspects du nôtre ». Robert Badinter. Avocat, ministre de la Justice.

« Le Défi américain fût un immense succès qui influença toute une génération. Il inspira mon départ pour les Etats-Unis après ma victoire aux Jeux Olympiques pour lancer ma vie professionnelle. C’est un livre qui rayonne d’intelligence et reste d’actualité ». Jean-Claude Killy. Triple médaillé d’or aux JO de Grenoble 1968.

« La publication du Défi américain, et ma première discussion avec Jean-Jacques Servan-Schreiber à cette occasion, fut le moment pour moi d’un éveil à la conscience européenne, et à l’importance de penser à long terme. Ce livre majeur a eu une influence considérable, même par celles de ses prévisions qui ne se sont pas réalisées, parce qu’elles ont sans doute aidé à réagir contre les menaces qu’elles annonçaient. » Jacques Attali. économiste et écrivain.

« J’appartiens à la génération pour laquelle Le Défi américain a été un livre culte. C’était un cri d’alarme pour nous appeler, nous Européens, à nous mobiliser. Le grand marché, l’euro, et bien d’autres réalisations de l’Europe politique ont été les réponses ultérieures au Défi américain. JJSS était un inégalable éveilleur des esprits ». Alain Minc. Ecrivain

« Le Défi américain a changé la donne non seulement dans les rapports Europe-Amérique, mais a aussi apporté une vision nouvelle et innovante de la compétitivité nationale. Ce livre fut un véritable catalyseur dans la création du Forum économique mondial ». Klaus Schwab. Fondateur et président du Forum économique mondial

« Jean-Jacques Servan-Schreiber a d’abord partagé sa vision audacieuse de l’accélération de la prospérité américaine en 1967. Cette progression semblait inévitable à l’époque : mais cinquante ans plus tard, nous en sommes bien loin. La réédition de ce livre clé est un appel pour que notre société stagnante retrouve son chemin vers le futur optimiste annoncé dans les années soixante ». Peter Thiel. Co-fondateur de Paypal, Managing Partner du Founder’s Fund.

« Jean-Jacques Servan-Schreiber était un vrai humaniste. Il comprenait l’importance de la souveraineté des peuples après le colonialisme européen, ainsi que la puissance qui vient en fédérant les ressources dans un monde de plus en plus multipolaire, démontré par son soutient de l’intégration européenne. Il a aussi prévu les opportunités et les défis de la technologie moderne ». Nicolas Berggruen. Fondateur et président du Berggruen Institute on Governance

 » Le Défi américain est en tête des listes de ventes. C’est un succès prodigieux quand on sait que le livre est riche en statistiques, traite du développement de l’économie et des entreprises mondiales, des ordinateurs, satellites et des rivalités entre puissances industrielles… Si Marx avait eu la même réussite avec « Das Kapital », nous serions peut-être tous en train d’agiter des drapeaux rouges en mangeant du caviar ». New York Times, 19 mai 1968.

 

Les Sans-Couilles !

Bonjour M’ssieurs, Dames,

Il y a eu les Sans-Culottes, aujourd’hui, il y a les Sans-Couilles !!! et demain, il faudrait mener un combat contre les énarques,  cancer de la France avec ce message : Les Sans-Enarques retournés dans votre Corps d’état et quitter l’entreprise dont vous avez assez profité pour laisser votre place aux vrais entrepreneurs ! ENA ( Ecole de Névrose et d’Ambition )

Au début de la Révolution française de 1789, le nom « Sans-culottes » est donné par mépris aux manifestants populaires qui portent des pantalons à rayures bleues et blanches. Ce costume est un signe de protestation, arboré par des avocats, des commerçants, des employés, des artisans, des bourgeois, puis par les membres de toutes les conditions qui se présentaient comme « patriotes ».

 La jolie sans-culotte en armes et son compagnon !

« Qu’est-ce qu’un sans-culotte ?  décrit par le Père Duchesne, été 1793
C’est un être qui va toujours à pied, qui n’a pas de millions comme vous voudriez tous en avoir, point de châteaux, point de valets pour le servir, et qui loge tout simplement avec sa femme et ses enfants, s’il en a, au quatrième ou au cinquième étage. Il est utile, il sait labourer un champ, forger, scier, limer, couvrir un toit, faire des souliers et verser jusqu’à la dernière goutte de son sang pour le salut de la République.

Quelques journalistes surent coller à ce peuple combattant et révolutionnaire : Jean-Paul Marat et son Ami du peuple, dans un tout autre registre, Jacques-René Hébert et son Père Duchesne, mais aussi Jacques Roux et son groupe les Enragés. Ils en furent longtemps les porte-paroles, plus que les guides, incontestés.

Ou sont-ils les journalistes qui s’engagent aujourd’hui ? Comme Camus, Mauriac, Jaurès, Zola, Aragon …

Ou sont-ils les intellectuels ? comme Jean-Paul Sartre, debout sur un bidon devant les usines Renault pour défendre le monde ouvrier.

Ou sont-ils les artistes comme Jacques Prévert qui à créé le Groupe Octobre ? et Coluche et ses Restos ?

Ou sont-ils les politiques ? …. comme Hollande, Président du Pays-Bas !!!

 

Sam Pisar, mon ami !

Sam Pisar, mon ami s’est éteint le 28  juillet 2015. Sam fait parti des grands hommes que j’ai eu la chance de côtoyer. Je me souviens encore des questions sur la politique que Sam me posait à chaque rencontre. Encore merci Sam de m’avoir écouter. Sam, c’est l’intelligence, le savoir, le regard et l’écoute envers les autres, toujours présent quand on a besoin de ses conseils.

Un américain à Paris

Samuel Pisar, européen de naissance, américain par vote spécial du Congrès, avocat et négociateur international, docteur des Universités de Paris et de Harvard. Celui qui fut l’un des plus jeunes survivants des camps de la mort à Auschwitz, écrivit ses phrases sublimes avec une telle force pour donner de l’espoir aux autres, c’est à dire nous tous…

« J’étais si jeune dans l’enfer que je n’avais pas grand chose à transformer. Ma colonne vertébrale intellectuelle et psychique était si souple qu’elle ne s’est pas brisée. »
« Aujourd’hui, survivant des survivants, je ressens une obligation de transmettre les quelques vérités que j’ai apprises lors de mon passage dans les bas-fonds de la condition humaine, puis sur quelques-uns de ses sommets. Personne ne peut vivre ce que j’ai vécu sans ressentir le besoin d’alerter les nouvelles générations sur les dangers qui peuvent détruire leur univers, comme ils ont jadis détruit le mien. »

Il a dialogué et travaillé avec les décideurs du monde, d’ouest en est et du nord au sud, contre les engrenages de la fatalité. De Henry Kisinger à Barack Obama en passant par Michel Rocard, Michaël Gorbatchev, Alexandre Soljénitsyne…

Sam est l’ami et le confident des grands de ce monde et aussi de dédé de Montreuil, et OUI ? Il a été aussi conseiller du Président John Fitgerald Kennedy.

« L’expérience extraordinaire de sa vie nous montre que l’univers est balayé par des rafales dont la violence échappe à la conscience des hommes, et que la survie d’un peuple, comme celle d’un individu, est toute entière en lui:dans sa capacité d’endurance, d’adaptation et de création, la ressource humaine est sans limite. Si nous puisons dans cette source infinie, des sociétés naîtront qui relègueront au Moyen Age la sueur et le capitaL ». Il écrivit ce texte en 1983, avait -il tort, avait-il raison, à vous de juger !!!

Sam fut le confident et l’ami de Jean-Jacques Servan-Schreiber pendant 40 ans, jusqu’au dernier jour de son souffle, menant à ses côtés tous ses combats : la campagne de Nancy, contre Chaban-Delmas à Bordeaux, la vente de L’Express à Jimmy Goldsmith, le Parti Radical et le Mouvement Réformateur, le Ministère des Réformes, Le Centre Mondial Informatique, l’Université de Carnegie-Mellon, à Pittsburgh,

J’ai eu la chance et le privilège de voir souvent Sam, j’ai participé à la lecture de ses ouvrages : La ressource Humaine, Les armes de la paix, Le sang de l’espoir, dont voici quelques dédicaces.

Pisar livre 3

Pisar livre 2

Pisar livre 1

J’ai une pensée toute particulière pour son épouse Judith, sa complice… sa fille Leah et son beau-fils Antony *. Je vous embrasse fidèlement.

André

* Antony Blinken est le Conseiller diplomatique de Barack Obama à la Maison Blanche.

http://www.lemonde.fr/festival/article/2014/07/21/ils-feront-le-monde-10-43-antony-blinken-le-diplomate-des-deux-rives_4460291_4415198.html

Sam Pisar et JJSS étaient deux visionnaires toujours à l’écoute du monde.

« Adieu JJSS « , par Samuel Pisar

La nouvelle m’est venue d’Amérique : JJSS n’est plus. Ma fille Leah – sa filleule – m’a appelé de Washington au milieu de la nuit. Elle a été prévenue par David, Émile, Franklin et Édouard, qui étaient au chevet de leur père en Normandie. Ainsi a disparu de ma vie un irremplaçable ami – un frère. Sa mère, Denise, me disait souvent avec humour : « J’ai trois fils : Jean-Jacques, Jean-Louis et Jean-Sam. » Un soir encore si proche, quand Sabine, son ange gardien jusqu’au dernier jour, nous a amené Jean-Jacques à la maison, il m’a regardé droit dans les yeux et m’a demandé : « Toi, qui es-tu ? » « Je suis Sam. » « Et elle, qui est-elle ? » « C’est Judith. » Soudain il s’agite et nous lance, des abîmes de sa longue maladie cérébrale, un message lucide, inespéré, déchirant, mi-question, mi-affirmation : « Les Pisar ? »

Le Jean-Jacques dont je parle n’est pas l’homme de presse, l’homme politique, l’homme public. Je parle de l’homme privé, de l’homme de coeur, de l’être tendre, généreux et sage qui m’a aidé à éduquer mes enfants, tout comme moi je l’ai aidé pour les siens, dans les grandes écoles et universités des deux côtés de l’Atlantique. Et pas seulement les siens et les miens : de jeunes Français et Françaises ont été formés à l’université Carnegie Mellon, ce temple de l’informatique, de la robotique et de l’intelligence artificielle, dont il a présidé le comité international après sa retraite de la vie politique, ainsi qu’à Harvard, Stanford et au coeur de la Silicon Valley.

Une génération franco-américaine a été marquée par ses idées. Jean-Jacques aimait l’Amérique, comme moi j’aime la France. Je voudrais témoigner aussi de la figure de dimension internationale, à travers laquelle la France rayonnait sur tous les continents. Le visionnaire du défi anticolonial, du défi américain, du défi nucléaire, du défi mondial – de tous les défis – se moquait de la politique conventionnelle, de la droite et de la gauche.

Il voulait non seulement réformer son pays, qui reste si farouchement opposé aux réformes. Il voulait surtout « équiper » sa jeunesse, ainsi que celle de l’Europe entière, pour les préparer à la désindustrialisation, à la concurrence sauvage qu’une économie globale allait leur imposer.

Aujourd’hui, la France et le monde se souviennent de Jean-Jacques Servan-Schreiber. De toutes les grandes capitales de la planète, les éloges affluent. Des États-Unis en particulier. Une avalanche d’articles et de portraits dans leNew York Times, le Washington Post ou le Wall Street Journal exprime l’universelle et profonde émotion d’une grande perte. C’est un phénomène qui incite à la réflexion.

Il a fait irruption dans ma vie il y a quarante ans, avec un appel téléphonique peu ordinaire. « Maître, plusieurs prisonniers politiques vont être condamnés à mort par la junte des colonels grecs, au coeur de notre Europe, dans le berceau même de la démocratie. Il nous faut agir. Accepterez-vous de m’accompagner à Athènes avec le général de Bénouville, le professeur Le Prince-Ringuet et le professeur Milliez ? Notre avion part du Bourget dans une heure. »

Voilà comment celui que de Gaulle appelait «notre  Zorro » m’a embarqué pour une aventure humanitaire et diplomatique couronnée de succès. Après sa grande victoire politique en Lorraine, je l’ai embarqué à mon tour. Le Congrès des États-Unis, où j’avais été conseiller pendant l’Administration Kennedy, l’a invité à Washington pour témoigner devant la commission des affaires étrangères du Sénat présidée par William Fulbright, et puis devant la commission sur la technologie de la Chambre des représentants présidée par le jeune Al Gore. Ses prestations étaient époustouflantes. La thèse qu’il a accréditée était que le vrai défi américain n’était pas sa force de frappe militaire, mais sa force de frappe universitaire. Toute la classe politique américaine l’a reçu comme un nouveau Tocqueville. Convié à la télévision nationale, dans l’émission « Face à la nation », le célèbre intervieweur Lawrence Spivak a conclu l’intervention avec ces mots : « Quel dommage que vous ne soyez pas américain. Vous seriez chez nous un excellent candidat à la présidence. »

http://www.servan-schreiber.com/

URGENT. J’ai besoin de vous.

 

 

« Il reste 5 jours pour sauver les Ateliers de Picasso »

André Cardinali, dit Dédé de Montreuil, est un créateur d’événements culturels. Il aide les jeunes talents à percer dans ce milieu. Fils d’immigrés italiens, il a grandi dans le Paris des années 60. C’est au contact de Jean-Jacques Servan-Schreiber, le fondateur de l’Express, dont il a été le secrétaire particulier pendant vingt ans, qu’il a puisé cette culture de l’engagement. Aujourd’hui il s’engage en tant qu’animateur du Comité de soutien pour sauver le Grenier des Grands-Augustins.

André Cardinali, à Paris, 9 avril 2014 © Alain Elorza

Vous vous battez pour la protection du Grenier des Grands-Augustins, là où Picasso a peint Guernica.

Quelle mouche a piqué Dédé de Montreuil pour qu’« il » s’engage ainsi ? 

C’est mon ami Alain Casabona qui, à la tête du Comité National pour l’Education Artistique (CNEA), m’a sensibilisé à cette cause. Nous avons mené ensemble des actions humanitaires comme la campagne « Tâtez-vous », pour le dépistage du cancer du sein, ou celle encore pour soutenir le chef Raoni et protéger la forêt amazonienne.

Selon nos informations, la Chambre des huissiers de justice de Paris, propriétaires de l’immeuble, s’apprêterait à louer l’ensemble du bâtiment à un investisseur qui voudrait y ouvrir une résidence hôtelière de luxe. Cela vous révolte. Pouvez-vous nous en dire plus ?

J’aime bien ce genre de combats dont on dit qu’ils sont désespérés ce qui, à mon avis, n’est pas le cas ici, quoiqu’en pensent ceux qui ont réussi à expulser le CNEA qui, rappelons-le, a réhabilité les lieux en 2002 pour y accomplir une œuvre considérable, notamment en organisant des concerts, des lectures, des expositions et surtout des ateliers pédagogiques, activités toutes gratuites.

J’ai eu la chance de travailler aux côtés d’un homme, Jean-Jacques Servan-Schreiber, qui m’a beaucoup inspiré et m’a appris comment on menait des combats à leur terme. Le combat pour sauver les Grands-Augustins est une cause magnifique. C’est un combat que je mène pour tous les enfants, et en particulier les miens : je les ai d’ailleurs emmenés à plusieurs reprises avec toute leur école à l’Atelier Picasso et ils y ont reçu des bonnes ondes.

Comment peut-on fermer un lieu aussi chargé d’histoire ? Balzac y situe l’action de son Chef d’œuvre inconnu, Jean-Louis Barrault y installa son atelier entre 1934 et 1936. C’est ici aussi que Prévert a créé le groupe Octobre. Picasso y a peint Guernica et la Colombe de la paix. Fermer ces ateliers reviendrait à rayer d’un trait une partie de notre patrimoine, du patrimoine européen aussi : ce serait une gifle pour l’Espagne mais aussi, même si cela peut sembler paradoxal, pour l’Allemagne. Pour moi, ce serait un acte de vandalisme caractérisé.

Parlez-nous de la chronologie des événements : comment ce lieu a t-il pu être cédé sans prendre en compte cette dimension historique ?

Tout d’abord, il faut préciser que ce lieu n’a pas encore été cédé pour la simple raison qu’il s’agit d’un bien inaliénable, qui ne peut être proposé qu’à la location, et encore… Ce n’est pas la Chambre des huissiers de justice de Paris qui en est le propriétaire, mais la centaine d’huissiers et des ayant-droits qui ont acheté l’immeuble en 1926. D’ailleurs, le CNEA a interjeté appel de l’ordonnance d’expulsion du 3 juillet 2013 en mettant en avant cet argument important émanant du juge des référés qui estime que la contestation émise par le CNEA est sérieuse et dépasse son pouvoir.

Ce qui est sûr, c’est que l’un des héritiers du peintre a proposé à la Chambre de louer l’ensemble de l’immeuble et de prendre à sa charge la totalité des travaux pour y installer une Fondation. Cette solution idéale a été refusée par le président de la Chambre qui a peut-être reçu une offre plus alléchante. Il serait intéressant d’ailleurs de savoir ce qu’en pensent ses confrères…

Toujours est-il qu’il y a le feu au lac. En effet, la commission régionale du patrimoine et des sites doit se réunir le 13 mai pour décider de l’avenir des Ateliers Picasso.

Vous évoquez les Ateliers Picasso et non le Grenier. Pourquoi ?

Cette question est essentielle. Il faut savoir que Picasso occupait non seulement le Grenier, c’est-à-dire le dernier étage, composé de sa chambre, de sa salle de bains et de l’atelier de peinture, mais aussi l’étage inférieur qui comprenait notamment l’atelier de sculpture. C’est là que fut peint en réalité Guernica. La hauteur sous plafonds du Grenier ne permettait pas à l’artiste d’y réaliser son chef d’œuvre. Imagine-t-on un instant que cet espace soit transformé en suite avec jacuzzi ? Nous avons soulevé cet aspect du problème dans nos courriers adressés au Premier ministre et à la Maire de Paris. En effet, le classement doit porter sur l’ensemble des ateliers, c’est-à-dire les deux derniers étages de l’immeuble du 7, rue des Grands-Augustins.

Comment se fait-il qu’une procédure d’urgence de classement n’ait pas encore été décidée ?

Effectivement, cette mesure aurait pu être prise dès l’été dernier. Saisi par le président de l’Académie des Beaux-Arts, Monsieur Lucien Clergue, François Hollande avait répondu à ce dernier le 14 avril 2013 – il y a donc plus d’un an – en exprimant sa volonté de voir ce dossier « confié à Madame Filippetti, traité prioritairement. »

Malgré les interventions du président de la République, du président de l’Académie des Beaux-Arts, de l’ancien Maire de Paris, du Conseil de Paris, du Maire du VIèmearrondissement, et les protestations indignées de très nombreuses personnalités, relayées par une importante campagne de presse, cette mesure, la seule de nature à protéger les Ateliers, n’a pas été engagée. Ceci est d’autant plus étonnant qu’il y a quelques années, Monsieur Jack Lang, alors ministre de la culture, avait réussi à classer en très peu de temps le Fouquet’s et éviter ainsi sa transformation en galerie marchande.

Comment expliquez-vous cet abandon des politiques ?

Plus que d’abandon, je parlerais d’incurie. Quand on sait que l’Hôtel Salé (Musée Picasso) qui devait ouvrir ses portes à l’automne dernier voit une fois encore son ouverture reculée à l’automne prochain, on peut se demander si certains de nos dirigeants aiment Picasso. D’où la Lettre ouverte à Monsieur Valls et à Madame Hidalgo sur lesquels nous comptons beaucoup. Et je le pense sincèrement. En effet, tous les deux ont insisté à plusieurs reprises sur l’importance qu’ils attachaient à la protection du patrimoine et au développement de l’éducation artistique. Le sort des Grands-Augustins est entre leurs mains. Alors, que l’on ne vienne pas nous annoncer le 14 mai que les Ateliers ne sont pas classés, faute d’information : désormais, toute la classe politique est au courant.

Le 6 mai, Opinion Internationale organise une conférence de presse avec le soutien du CNEA. Qu’en attendez-vous ?

Cette conférence de presse, à laquelle nous avons convié aussi tous nos soutiens, est l’ultime chance de mobiliser l’opinion et les politiques. Souvenons-nous de ce que disait Picasso à Brassaï, quelques temps après avoir été expulsé lui aussi par les huissiers : « après l’incendie du Bateau Lavoir, la destruction des Ateliers des Grands-Augustins effacerait toute trace de mon passage à Paris. »

Imaginez un peu : Carlos Saura doit sortir un film, 33 dias, avec Antonio Banderas dans le rôle de Picasso et Gwyneth Paltrow dans celui de Dora Maar en 2015 sur le moment de sa vie où le peintre peignit Guernica. La France serait la risée du monde. Personnellement, je préfère imaginer un autre scénario : voir les responsables politiques français, allemands et espagnols inaugurer ensemble les Ateliers restaurés. Cela aurait quand même une autre gueule, non ?

Si le 13 mai, les Ateliers ne sont pas classés, ils risquent de disparaître à jamais. Nous espérons donc que les médias relaieront fortement notre Appel : il reste «13 dias » pour sauver les Grands-Augustins.

C’est notre devoir et c’est notre fierté de mener ce combat. C’est pourquoi nous comptons sur vous, parce que la culture, parce que l’avenir des jeunes générations, c’est l’affaire de tous !

Pour reprendre ma maxime préférée, le Général Patton disait : “ Rien n’est impossible à condition d’utiliser l’audace ”. J’y ajouterai la passion !

Propos recueillis par Elie Levaï

En ma qualité d’animateur du Comité de soutien, je compte sur vous pour signer cet appel et m’aider à faire passer le message autour de vous.

Nous serons tous fiers d’avoir participé à ce combat culturel, sinon à quoi sert-on ?

Je n’ai pas envie que les enfants et les jeunes nous disent  » Pourquoi, vous avez laissé faire ça  » .

André Cardinali dit dédé de Montreuil
P. 06 20 51 71 63
guernica
Lien : http://www.opinion-internationale.com/

 

Jean-Jacques Servan-Schreiber. Un homme hors du commun !

Bonjour M’ssieurs, Dames,

Le 13 février 1924 naissait JJSS. Un visionnaire que la France a loupé !!! Dans l’émission ‘Face à la nation’,  le célèbre intervieweur Lawrence Spivak a conclu l’intervention avec ces mots: « Quel dommage que vous ne soyez pas américain. Vous seriez chez nous un excellent candidat à la présidence. » 

Polytechnicien, Pilote de chasse  (US Navy en Alabama ), Journaliste, Patron de presse, Essayiste, homme politique.

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JJSS a écrit ce texte magnifique :

 » Il faut penser et agir avec toute la complexité de l’amour réel,

                          se garder de la rigueur de l’esprit.

Il faut croire à de multiples et changeantes vérités,

                        combattre au jour le jour,

et aimer en son coeur autre chose que soi-même.

                   Il faut créer.  » 

Jean-Jacques était un créateur, il aimait l’avenir et en particulier dans notre pays où chacun ne voit qu’un très grand espace devant lui, ne voit pas l’avenir, et quand il le voit, il en a peur, Jean-Jacques c’était le contraire…Il s’engagea avec un sens aigu de l’anticipation. Il est des premiers combats pour la décolonisation de l’Algérie, il est contre l’arme nucléaire, défend Airbus contre le Concorde, prône la suppression de l’héritage des moyens de production, développe des idées environnementalistes, accompagne les débuts de la révolution informatique, milite pour une Europe politique, la monnaie unique et pressent ce que l’on appellera plus tard la mondialisation…

JJSS était unique. Nous ne verrons pas de sitôt un autre homme comme lui. 

Fondateur de L’Express à 29 ans

Le titre est fondé par Jean-Jacques Servan-Schreiber et Françoise Giroud, comme supplément politique du journal  » Les Echos « , fondé par le père de JJSS,  Emile Servan-Schreiber. L’Express est le grand succès de la presse des années 1960. Jean-Jacques Servan-Schreiber par sa conviction et son intelligence a fait venir des grands noms comme  : Albert Camus, Alfred Sauvy, André Malraux, Fernando Arrabal, François Mauriac, François Mitterrand, Françoise Sagan, Jacques Attali, Jean Daniel, Jean-Paul Sartre, Pierre Salinger, Raymond Aron, Robert Badinter,  et tant d’autres…

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Cela me fait penser à la phrase de Françoise Giroud sur JJSS : « Quand on travaille à ses côtés, il vous éclaire sous votre meilleur jour, il vous donne envie de vous dépasser ».

La citation de JJSS   » Dire la vérité telle que nous la voyons  » devrait être affichée dans toutes les rédactions !!!

Depuis 1977, Jean-Jacques ne croyait plus à la presse écrite à cause des nouveaux réseaux d’information, comme d’habitude il avait vu juste.

J’ai eu la chance de travailler à L’Express comme collaborateur de JJSS   jusqu’au jour de la vente de L’express à Jimmy Goldsmith en 1977, ensuite j’ai continué avec lui vers d’autres aventures ( Défi Mondial, Centre Mondial Informatique ).

A 20 ans, rencontrer un homme comme JJSS, m’a permis de sortir des sentiers battus. C’était l’époque ou les patrons avaient conscience de leur rôle social et de leurs responsabilités  ( les actionnaires n’avaient pas le pouvoir d’aujourd’hui ) et le Coca Light pour Bobo’s n’existait pas !

Vous comprendrez mieux mon combat pour aider la jeunesse de demain, c’est comme Jean-Jacques, un Devoir… comme le 1er défilé de mode que j’ai conçu après 17 années de guerre à Beyrouth et aussi mon engagement pour préserver l’Atelier Picasso, la rénovation de la bibliothèque de la Société d’Encouragement pour l’Industrie Nationale, et mon implication à l’occasion de la remise du Prix Alphonse Allais à Jean-Pierre Mocky, l’un des derniers cinéastes de notre temps, etc…

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Jean-Jacques, mon pygmalion éternel.

« C’est pas possible !  «   ? est la phrase qu’il n’aimait pas de la part de ses collaborateurs. C’est pour cela qu’on allait jusqu’au bout de nos missions et c’est aussi pourquoi je suis resté à ses côtés pendant vingt ans.

Le Défi américain

Jean-Jacques Servan-Schreiber est au milieu des années 1960, un riche patron de presse et un éditorialiste politique toujours à l’affût des nouvelles idées. Par ses brillantes analyses et synthèses, il attire à lui les cerveaux de sa génération. L’Express est le principal journal d’opposition au Général de Gaulle et compte dans ses rangs quelques barons de la presse des décennies à venir : Claude Imbert, Jean-François Kahn, Catherine Nay, Michèle Cotta, Yvan Levaï, André Bercoff, Jean-François Revel…

De plus en plus anti-gaulliste et persuadé que le vieux Général n’est plus l’homme d’une France moderne, JJSS ne veut plus se contenter de son rôle d’observateur politique. Il est pourtant influent dans les milieux de gauche. Mais JJSS est avant tout un agitateur d’idées. Il considère que ses éditoriaux ne suffisent pas à éveiller ses concitoyens sur les défis que la France va devoir relever à l’avenir.  L’un d’eux bouleverse JJSS : les Etats-Unis et l’Europe se livreraient une guerre économique silencieuse où l’Europe semble totalement dépassée, tant au niveau des méthodes modernes du management que de l’équipement technologique et de la capacité de recherche.  Mais Servan-Schreiber y trouve l’occasion de développer un argumentaire en faveur d’un fédéralisme européen, dans un livre choc Le Défi américain, paru en 1967, reste aujourd’hui le plus gros succès de librairie pour un essai politique. Le livre est traduit en quinze langues, se vend à des millions d’exemplaires partout dans le monde et est unanimement reconnu comme très brillant.

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Une carrière politique engagée avec plusieurs batailles.

Le Concorde.

Le Concorde fut, comme le prédisait Jean-Jacques Servan-Schreiber avant même son premier vol, un  » Vietnam industriel« , mais cette entreprise était d’abord gaullienne.  » Nom de Dieu, nous le ferons ! » avait tonné le Général, en 1964, tapant du poing sur son bureau. La belle aventure a définitivement tourné au désastre financier. Le général de Gaulle s’en fichait: « On a fait ric-rac avec Caravelle, on fera peut-être ric-rac avec Concorde », rigolait-il. Pas le président François Mitterrand, qui veut même stopper l’exploitation commerciale du Concorde. Il sera finalement sauvé de justesse avec l’appui du ministre communiste des Transports Charles Fiterman qui trouve de nouveaux débouchés auprès des tour-opérateurs – l’un d’eux a d’ailleurs affrété l’avion qui s’est écrasé le 25 juillet 2000 à Gonesse.  Le coût du programme s’est élevé à 45 milliards de francs pour une vingtaine d’exemplaires construits. JJSS, s’interroge sur l’intérêt d’une telle dépense, « pour permettre à quelques milliardaires de traverser plus vite l’Atlantique ».  Aucun Concorde n’a été vendu, JJSS l’avait prédit.

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Le Bataillon de la Paix.

Une équipe internationale, embarque sur un petit voilier, le Fri en direction de Moruroa et Tahiti. L’objectif d’alerter l’opinion mondiale mais aussi, de retarder la campagne d’essais nucléaires aériens.

Plusieurs députés emmenés par Jean-Jacques Servan-Schreiber, Louis Besson, Charles Josselin, Anne-Marie Fritch – se joignent au « Bataillon de la Paix ». Accompagnés de représentants des Eglises, les pasteurs Gilbert Nicolas et Richard-Mollard, le Père Avril. Ils apportent le message des « Français contre la bombe », lancé à l’initiative du Mouvement pour le Désarmement, la Paix et la Liberté. Plusieurs milliers de Polynésiens formeront un impressionnant cortège dans la capitale tahitienne. Entre temps, le 22 juin, la Cour Internationale de Justice aura statué provisoirement demandant à la France de s’abstenir de sa campagne d’essais aériens.  Peu après, des militants non-violents français ont rejoint le Fri pour une action de « vigile » autour de Moruroa. Ce sont Jean-Marie Muller, fondateur du Mouvement pour une alternative non violente, Brice Lalonde, alors jeune écologiste, l’abbé Jean Toulat, écrivain et le général Jacques de Bollardière, mis d’office à la retraite pour avoir protesté contre l’usage de la torture en Algérie. Le tir Centaure du 17 juillet 1974 contaminera gravement Tahiti. 

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Enlèvement du chanteur Mikis Theodorakis aux colonels qui régnaient en Grèce.

En 1970, Jean-Jacques a été en Grèce avec Mélina Mercouri et Costa-Gravas pour plaider en faveur des condamnés du réseau « Défense démocratique », Papadopoulos lui permet de ramener Theodorakis en France. Le dictateur retient cependant sa femme et ses enfants en Grèce : Ils seront ses otages pour empêcher Theodorakis de parler.

Le Pouvoir Régional.

Avec dix ans d’avance sur les grandes lois décentralisatrices, Jean-Jacques Servan-Schreiber rêvait déjà de consacrer  » le pouvoir régional « .

Son idée ? Ne plus considérer la région comme un simple échelon administratif, réduit à l’application des politiques publiques, mais la doter d’un véritable pouvoir d’action. Un poids politique réel, équivalent à celui de l’Etat centralisé.

Aujourd’hui encore, à l’heure où l’on parle de regrouper les régions, cette conception demeure d’actualité.

Il faut la mener à son terme et doter les régions d’un véritable pouvoir réglementaire, outil indispensable pour mener de vraies politiques globales. C’est le seul moyen de créer vraiment des entités capables de peser au niveau européen et même mondial.

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Ministère des Réformes.

Après le décès du Président de la République, Georges Pompidou, le 2 avril 1974, Valéry Giscard d’Estaing accédait à la tête de l’Etat après 16 ans de régime gaulliste. Au gouvernement, le député Réformateur Jean-Jacques Servan-Schreiber est nommé Ministre des Réformes le 27 mai 1974.

Le 9 juin 1974, en apprenant la reprise des essais nucléaires à Moruroa, JJSS fait cette déclaration à France Inter : « Au nom de la France, des bombes vont exploser de nouveau dans le ciel du Pacifique et contaminer les habitants de la Polynésie française. C’est une chose contre laquelle je me suis élevé l’année dernière de toutes mes forces, lorsque j’étais à Tahiti avec le Bataillon de la Paix… » Jacques Chirac, Premier ministre, fit pression sur le Président de la République pour faire exclure Jean-Jacques Servan-Schreiber du gouvernement, ce qui fut fait le jour même de la déclaration publique du ministre.

Carrière politique : Député de Nancy. Président du Conseil Régional de Lorraine. Président du Parti Radical – Socialiste. Président du Mouvement Réformateur. Père fondateur de l’UDF.

Le Défi Mondial

Au milieu de la crise mondiale,JJSS saisit l’imagination et éclaire l’avenir. Il nous emporte de Paris à Bombay, de Tokyo à Riyad, de Hambourg à Alger, sur les sentiers de l’espoir. Dans le village de Taïf, en Arabie, dix avions privés atterrissent au crépuscule. Les hommes qui en sortent détiennent la richesse du monde. Ils posent leurs conditions.
Parmi des millions d’êtres humains affamés, illettrés, accumulant la misère du monde, des chefs d’Etat impatients interpellent l’Occident.

Dans les pays développés, la société industrielle, qui a perdu la maîtrise du pétrole et des investissements, se retrouve le dos au mur.

Du choc entre ces trois univers peut surgir un désastre, ou bien jaillir une flamme. Celle d’une épopée à l’échelle planétaire. Des instruments existent _ mais qui le sait? La révolution de l’intelligence est à notre portée, mais qui la veut? Un groupe d’hommes Européens, Arabes, Japonais conscients de ces périls, informés de ces réalités et de ces moyens, ont exploré ensemble, la voie de la Renaissance. Oui, elle existe. Tel est l’enjeu du Défi Mondial.

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Le Centre Mondial Informatique

JJSS joue alors de son influence auprès de Gaston Defferre afin de convaincre Mitterrand de créer un institut d’informatisation de la France. Ce sera le Centre mondial informatique et ressource humaine (CMIRH). JJSS est, comme il l’était avec Mendès France et Giscard d’Estaing, un conseiller de l’ombre du président, un éveilleur et même dit-on un « visiteur du soir »

Voir billet : https://soufflezsurlesbraises.com/2014/01/24/le-macintosh-a-30-ans-aujourdhui/  

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Oui JJSS était trop en avance, surtout dans le contexte des années 70. Bref, il a eu son utilité.
Les historiens s’y pencheront un jour, ce n’était pas totalement anachronique de parler d’Europe fédérale, de monnaie unique, d’informatisation, de globalisation de la consommation en 1969. JJSS a été là pour le montrer. Et d’une certaine façon, il est avec Mendès-France l’exemple que des hommes politiques peuvent être droits, intégres et visionnaires. Qu’on ne s’y trompe pas, l’image qu’on a voulu donner de lui : imprévoyant, bondissant et léger est fausse. JJSS est l’un de nos héros nationaux les plus lucides et les plus graves. Son idéal était le développement de son pays et, partant, le bonheur des Français.

JJSS laissera l’image d’un homme « visionnaire », louant son « courage qui avait du sens ». 

Message pour ses fils :  » Soyez fiers de votre père, c’était un grand homme de la France « 

dédé News

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Je vous présente une nouvelle rubrique pour informer mes amis et amies blogueurs dans le monde.

Schumacher: le « processus de réveil » est « entamé »

Les sédatifs administrés à Michael Schumacher, placé en coma artificiel après son accident à ski, ont été diminués afin « d’entamer un processus de réveil », affirme sa porte-parole ce jeudi.

La route s’annonce « longue »

Les médecins décident généralement de la sortie du coma artificiel une fois que la pression dans la boîte crânienne est redevenue basse et stable. « Quand on enlève doucement la sédation et que la pression reste correcte, cela détermine l’arrêt complet du coma artificiel », avait expliqué le Pr Gérard Audibert, responsable de l’unité de réanimation neurochirurgicale de l’hôpital universitaire de Nancy. Le patient revient alors à son « état de base clinique ». Il peut rester dans le coma, cela arrive, ou bien se « réveiller » progressivement. A la sortie du coma artificiel, les médecins sont attentifs aux réactions du patient, essayant de communiquer avec lui par des stimulations verbales, des ordres tels que « serrez-moi la main, fermez ou ouvrez les yeux ». Après cette phase, « la route peut être encore très longue et on a vu des patients s’améliorer entre un et trois ans après un accident », selon l’anesthésiste-réanimateur Bernard Vigué, du CHU de Bicêtre (région parisienne). On peut être fixé sur le handicap définitif consécutif à un traumatisme crânien environ deux ans après l’accident, d’après le Pr Audibert. « Il faut prier, souhaiter et espérer qu’un miracle va se produire, qu’il va se réveiller comme si de rien n’était, comme il était auparavant », avait lancé mardi le quadruple champion du monde allemand de F1 Sebastien Vettel.

LE DESSINATEUR ET FONDATEUR DES REVUES SATIRIQUES HARA-KIRI ET CHARLIE HEBDO, FRANÇOIS CAVANNA EST MORT À L’ÂGE DE 90 ANS. 

Cavanna, fondateur de Hara-Kiri et Charlie Hebdo, est mort

 François Cavanna, le rital

« C’est le grand prêtre de l’humour qui disparaît, en créant Hara-Kiri avec le Professeur Choron dans les années 1960,  magazine spécialisé dans l’humour paillard, potache et polémique, il est à l’origine d’une mini-révolution dans la presse et dans la manière de rire. De nombreux humoristes lui doivent beaucoup sans le savoir… Grande silhouette de druide aux longs cheveux blancs, Cavanna n’a cessé d’écrire pendant plus de 50 ans. Journaliste, dessinateur, romancier, auteur de près de 60 livres, il a imposé un humour sans tabou ni limite, qui a influencé des générations de lecteurs.

Hier soir, belle fête pour les 10 ans du départ de notre ami Ticky Holgado.

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Organisé par Djouhra, Ludo et dédé, tous ses potes se sont retrouvés O Mantra, rue Grégoire de Tours pour ne pas l’oublier. Maurice Roux a offert le cocktail , le champagne Selosse-Pajon  et les vins Jean Carmet et Depardieu ont bien arrosés la soirée jusqu’à l’aube.

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Jeudi 30 janvier 2014 page 16

Une usine Apple en France ?

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Steve Jobs en 1984.

Le 12 février, François Hollande se rendra dans la Silicon Valley. C’est la première dois depuis trente ans qu’un président en exercice s’y rend. A l’époque, François Mitterrand était resté huit jours en Californie. Il y avait reconnu l’importance du » capital à risque  » et expliquait à Pierre Salinger vouloir encourager les cadres à se  » jeter dans l’aventure  » de l’entrepreneuriat. Trente ans avant la révolte des  » pigeons  » !.

A son retour, aiguillé par Jean-Jacques Servan-Schreiber, il musclait le Centre Mondial Informatique et Ressources Humaines à Paris, où brillait Nicholas Negroponte, créateur du Medialab au MIT, le pape de l’intelligence artificielle Seymour Papert, ou encore Alan Kay, spécialiste de l’interface homme-machine.

Mais surtout Mitterrand fut littéralement  » épaté  » par Steve Jobs, 29 ans à l’époque, qui, invité en France, avait évoqué l’idée d’installer une usine à … Charleville-Mézières.  » Elle aurait porté le nom d’Appel « , se souvient André Cardinali, secrétaire de JJSS durant vingt ans. Mais la France, privilégiant un équipement Thomson To7 dans les écoles, a poliment refusé cette implantation.  » Et l’usine de Charleville-Mézières n’a jamais vu le jour …

Guillaume Grallet

Le Macintosh à 30 ans

Salut M’ssieurs-Dames,

Une centaine de lecteurs du Monde.fr ont répondu à un appel à témoignages mis en ligne à l’occasion du trentième anniversaire du « Mac », lancé le 24 janvier 1984. La question posée ? « Racontez-nous votre première expérience avec un Mac d’Apple . »

Voici la mienne pour mes amis fidèles :

« L’histoire humaine ne commencera que lorsque l’homme s’appropriera l’Univers par la science, l’action et le rêve ». Citation de Jean Jaurès.

Steve Jobs est un génie du XXème siècle, il fait partie des créateurs qui ont fait bouger le monde, je ne peux m’empêcher à chaque fois que je vois une personne téléphoner avec un Iphone ou un gosse taper sur une tablette de penser à lui.

« C’est une vieille citation de  l’ancien joueur de hockey Wayne Gretzky que j’adore : « Je patine vers l’endroit où le palet va être, et non vers là où il a été ». Et nous avons toujours essayé de faire cela chez Apple. Depuis le tout début. Et nous le ferons toujours. » Steve Jobs.

La France , François Mitterrand et les énarques ont loupé ce génie ! quel gachis…

Je fus le premier en France à avoir vu et touché le Macintosh 128 K de Apple, pourquoi ?

JJSS invita Steve Jobs à Paris pour le présenter à François Mitterrand à l’occasion d’ une conférence au Centre Mondial Informatique. Je suis allé accueillir Steve à Roissy, et c’est à cet instant-là que j’ai eu entre les mains le Mac, cet ordinateur qui devint la référence de la Micro-Informatique dans le Monde, je ne pensais pas un seul instant en mettant le carton dans le coffre de la voiture, que c’était historique et que ça allait devenir la société moderne que nous connaissons tous aujourd’hui. En repartant aux USA, Steve m’offrit son Mac, vous découvrirez ci-dessous la première disquette de démonstration du Mac « System Disk » dédicacée par Steve, le Co-Fondateur de Apple.

NB : comme un con, j’ai jeté ce Mac, pensez au collector que j’aurais aujourd’hui ?


Une autre grande idée de JJSS : il proposa à François Mitterrand l’implantation d’une usine Apple en France à Charleville-Mézières avec la création d’ un ordinateur français sur le même modèle que le Macintosh, il se serait appelé « L’appel » à la place du logo de Apple, il y aurait eu un bonnet phrygien qui symbolise la Liberté et le civisme en souvenir du logo du Parti Radical, Présidé par Jean-Jacques Servan-Schreiber de 1971 à 1979.

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Communiqué : Cohttp://www.portices.fr/formation/Res/Info/Dimet/TextesAi/1984-11-Appel.html

Ce projet aurait permis à la jeunesse française d’avoir une avance sur tous les pays européens, malheureusement il n’a pas vu le jour, à cause de Laurent Fabius !!! et d’intérêts politiques et économiques avec Thomson et Goupil. Steve Jobs était dégouté et nous donc. JJSS, François Mitterrand, Gaston Defferre et Pierre Bérégovoy n’ont pas réussi à faire naître l’Appel..

Voici un résumé http://www.portices.fr/formation/Res/Info/Dimet/TextesAi/1985-01ChantiersPop.html

Ce que je retiens de Steve est simple.

Quand Apple s’est développée, Steve Jobs a considéré qu’il avait atteint son niveau d’incompétence en tant que manager.  » Combien de personnes s’accrochent à leur pouvoir alors qu’elles sont devenues illégitimes…
Pendant un an, il  a cherché le manager. En 1984, il a convaincu John Sculley, Président de Pepsi-Cola en lui disant :  « Tu ne vas vendre toute ta vie des bulles, viens diffuser l’intelligence »…

Une anecdote, en rentrant de Marseille avec d’autres chercheurs, Steve a complètement flashé sur une hôtesse de l’air d’Air Inter, il demanda à JJSS, comment faire pour retrouver cette fille ? Jean-Jacques téléphona de suite à Gaston Defferre, Ministre de l’Intérieur pour retrouver cette belle inconnue. Réponse de Air Inter : « Nous ne diffusons jamais le nom de nos personnels volants pour des raisons de sécurité ».

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Steve Jobs est reparti la tête basse en Californie sans son Macintosh.( hé !hé !) Une grande pensée à toi Steve, génie de Californie. Reposes-toi bien et de là-haut, invente nous encore des Ipad, des Ipod, des Iped,et des Ipud…pour nous faire rêver. Au fait, ça me revient, il a fait la découverte du Minitel au Centre Mondial, il était bouche-bée !!! Les ingénieurs français des Postes et Télécommunications présents autour de ce petit appareil de couleur marron frimaient comme des Coqs gaulois…

LE CENTRE MONDIAL INFORMATIQUE

François Mitterrand et ma pomme à L’Elysée

Le 20 novembre 1981, François Mitterrand annonçait au Palais de L’Elysée, la création du Centre Mondial Informatique sous l’impulsion et une idée de Jean-Jacques Servan-Schreiber, orateur brillant ayant une vraie capacité à convaincre.

http://www.portices.fr/formation/Res/Info/Dimet/ArticlesLivres/8311LedMicro.html

Etaient réunis ce jour-là dans la salle des Fêtes de L’Elysée,  autour du Président et de JJSS, l’initiateur de cet énorme projet : Jean-Pierre Chevenement, Jack Lang, Pierre Bérégovoy, Jacques Attali, Gaston Defferre, Pierre Dreyfus, Louis Mexandeau, André Rousselet et des grands chercheurs comme Radj Reddy, Seymour Papert, Nicholas Negroponte, Eduard Ayensu, Saburo Ohkita, et le spécialiste en informatique de la République Populaire de Chine, le Professeur Zhisong Tang, que du lourd…et du sérieux.

Sans oublier votre serviteur, s’il vous plaît. Et oui, dédé de Montreuil à L’Elysée, c’est un peu normal, il ne faut pas oublier que cette belle demeure nous appartient à tous…

Le Centre Mondial était situé au 22, avenue Matignon à Paris 8ème, il avait pour mission d’irriguer après de la jeunesse la « culture informatique ». C’était aussi, un lieu de travail, et d’expérimentation, pour les chercheurs du monde entier, trouvant, à Paris, un environnement puissamment informatisé par sa capacité d’invention. Une fourmilière mondiale de l’intelligence et de rencontres à haut-niveau.

Plus de 100 chercheurs, (qui n’étaient pas tous des trouveurs), vivaient jour et nuit dans cet immeuble surprenant mélangeant la modernité et l’ancien construit par l’architecte et peintre milanais, Vittorio Mazzucconi, j’aurais du profiter plus de leurs savoirs et de leurs expériences

Encore une fois, JJSS, le visionnaire avait vu et visé juste !!!

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Jeudi 30 janvier 2014 page 16

Une usine Apple en France ?

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Steve Jobs en 1984.

Le 12 février, François Hollande se rendra dans la Silicon Valley. C’est la première dois depuis trente ans qu’un président en exercice s’y rend. A l’époque, François Mitterrand était resté huit jours en Californie. Il y avait reconnu l’importance du » capital à risque  » et expliquait à Pierre Salinger vouloir encourager les cadres à se  » jeter dans l’aventure  » de l’entrepreneuriat. Trente ans avant la révolte des  » pigeons  » !.

A son retour, aiguillé par Jean-Jacques Servan-Schreiber, il musclait le Centre Mondial Informatique et Ressources Humaines à Paris, où brillait Nicholas Negroponte, créateur du Medialab au MIT, le pape de l’intelligence artificielle Seymour Papert, ou encore Alan Kay, spécialiste de l’interface homme-machine.

Mais surtout Mitterrand fut littéralement  » épaté  » par Steve Jobs, 29 ans à l’époque, qui, invité en France, avait évoqué l’idée d’installer une usine à … Charleville-Mézières.  » Elle aurait porté le nom d’Appel « , se souvient André Cardinali, secrétaire de JJSS durant vingt ans. Mais la France, privilégiant un équipement Thomson To7 dans les écoles, a poliment refusé cette implantation.  » Et l’usine de Charleville-Mézières n’a jamais vu le jour …

Guillaume Grallet

 

Aznavour, Mocky, Holgado, JJSS…

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Après avoir organisé les anniversaires de Charles Aznavour et Jean-Pierre Mocky arrive bientôt le 10 ème anniversaire de la disparition de mon ami Ticky Holgado. Cela m’a donné l’idée d’organiser des anniversaires pour des grandes personnalités afin de ne pas oublier leur passage sur cette Terre …

Anniversaire Charles Aznavour à Cannes. 18 mai 2005.  ( 81 ans )

Voici un billet avec une interview exclusive. Un vrai message…..

3 et deux, ça fait 5

Anniversaire de Jean-Pierre Mocky ( 80 ans ) à la remise du Prix Alphonse Allais le 2 décembre 2013 à Paris.

S’il en est un qui méritait d’être honoré ce jour-là, c’est bien Jean-Pierre Mocky: il est à la fois metteur en scène, interprète, scénariste, monteur, producteur et distributeur.

Voir billet https://soufflezsurlesbraises.com/2013/12/06/jean-pierre-mocky-prix-alphonse-allais-2013/

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Anniversaire de la disparition de Ticky Holgago. 22 janvier 2004.  10 ans déjà !

Voir billet  https://soufflezsurlesbraises.com/2013/01/22/ticky-on-sennuie-2/

DCF 1.0

 

« Créer, c’est se souvenir.  » Victor Hugo

Je cherche une idée pour organiser l’anniversaires de JJSS. 13 février 1924 (90 ans ) 

et de Charles Aznavour 22 mai 1924. (90 ans )

Mon homonyme au Brésil

Interview croisée : André Cardinali (dédé de Montreuil) – france et André Cardinali – Brésil

Brasil-infos est heureux de vous présenter cette interview croisée peu banale auprès de deux homonymes qui sont à l’autre bout du monde. Ils portent non seulement le même prénom mais aussi le même nom et tous deux originaires d’Italie. L’un réside en France, l’autre au Brésil à des milliers de kilomètres.

L’originalité de l’interview ne s’arrête cependant pas là et continue plus particulièrement dans leur parcours respectif totalement différent.

Côté France nous avons André Cardinali (Alias dédé de Montreuil) avec une expérience de la vie hors du commun de même qu’un parcours à son actif non moins impressionnant et des projets d’avenir plein la tête. Toujours prêt à aider les jeunes et partir en croisade pour défendre les nobles causes.

De l’autre côté de l’Atlantique dans l’État de São Paulo nous avons André Cardinali avec un parcours très impressionnant pour son jeune âge, un premier livre édité, un autre en cours, des rêves encore plein la tête mais aussi toute une projection en quête de devenir qui ne demande qu’à s’affirmer au fil de la vie et des expériences multiples qui forgent une maturité humaine.

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André Cardinali à St Germain des Prés

1- Pouvez-vous svp vous présenter en quelques mots ?

« Je suis né dans la banlieue parisienne à Montreuil (93)

Marié. 5 enfants (4 filles, 1 garçon) 7 fois grand-père

Surnom dédé de Montreuil

Créateur Culturel ».

2- De quelle partie de l’Italie sont vos origines ?

« Du Nord, de la région de Parma dans l’Emilie – Romagne ».

3- Comment fut votre jeunesse ?

« Très heureuse avec beaucoup d’amour et d’attention« .

4- Quelle a été votre formation ?

« Certificat d’Etudes Primaires. Brevet d’études

Ecole de la vie« .

5- Pouvez-vous nous raconter en quelques phrases votre parcours ?

« Secrétaire particulier de Jean-Jacques Servan-Schreiber  (mon pygmalion) pendant 20 ans.

Ce qui m’a permis de travailler dans la presse (L’Express) la politique, l’édition, l’informatique… »

6- Qu’est-ce qui vous attire dans le côté médiatique ? Pourquoi ?

« La réaction spontanée et l’écoute envers les autres et le courage de dire la vérité ! »

7- Pourquoi ce goût prononcé pour l’écriture ?

« Ayant eu comme Maîtres Jean-Paul Sartre et Jean-Jacques Servan-Schreiber, je me devais d’écrire pour les remercier de m’avoir éduqué à l’écriture et à la littérature sans oublier Jean-Jacques Rousseau, un de mes auteurs préférés ».

8- Pouvez-vous me citer une réalisation dont vous êtes le plus fier dans votre vie ?

« Celle d’aider la jeunesse en leur apportant mon expérience, c’est mon devoir et du civisme.

Exemple : Créateur du 1er défilé européen de mode avec 20 pays européens ».

9- Pouvez-vous me citer une réalisation dont vous êtes le plus fier dans votre vie personnelle ?

« Mes enfants ».

10- Quel regard portez-vous sur la société actuelle en général ?

« C’est un monde de brutes avec égoïsme, trahison, faiblesse et prétention ».

11- Qu’aimez-vous le plus dans la vie ?

« Les relations humaines, l’intelligence et l’Amour ».



12- Que regrettez-vous le plus ne pas avoir fait ?

« Rien… J’ai toujours fait ce que je voulais, ou je voulais, avec qui je voulais et quand je voulais, ça s’appelle la liberté et je l’ai eu à juste pris ! »

13- Comment vivez-vous au quotidien, (décrivez une journée type) ?

« J’emmène mes enfants Linh et Jean à l’école

Je bois un café avec mes potes au Café

Revue de presse quotidienne

Travail jusqu’à 14 h

Après-midi vagabonde ou rendez-vous professionnel

Soirée culturelle ». 

14- Si vous étiez un film, lequel ? Un acteur, lequel ?

« Laurence d’Arabie.  (Il m’a fait rêver quand je vivais chez les Bédouins dans le Sinaï),

Marlon Brando (Pour son côté mauvais garçon, j’ai eu la chance de le rencontrer) ».

15- Si vous étiez une musique (ou chanson), laquelle ?

« Aigle Noir.  Barbara« .

« Cette chanson décrit un rêve de Barbara, rêve dans lequel elle dort au bord d’un lac, jusqu’à ce qu’un aigle noir fasse irruption dans le ciel, troublant son sommeil. Barbara reconnaît cet aigle comme un personnage émergeant de ses souvenirs d’enfance, sans dire à l’auditeur de la chanson quel est ce personnage ».

16- Quelle serait votre réaction si je vous disais que vous avez un “homonyme“ au Brésil ?

« Enthousiaste et curieux de connaître sa personnalité et ses passions ».

17– Aimeriez-vous le rencontrer et faire plus ample connaissance avec lui (homonyme) ?

« Avec plaisir. A Paris ou au Brésil ».

18- Quel conseil donneriez-vous à nos compatriotes qui souhaitent venir s’installer au Brésil ?

« Soyez aux contacts de la population, évitez les expatriés (on apprend moins de choses avec eux) respectez les coutumes et les usages, vous serez plus vite adopté… »

19- À l’inverse, quel conseil donneriez-vous aux brésiliens qui souhaitent s’installer en France ?

« La France est un pays accueillant avec beaucoup d’histoire et de culture, les français sauront vous accueillir car ils adorent les brésiliens, votre culture et le football.

Asseyez-vous à une terrasse de café et parler à votre voisin, normalement vous serez bien écouté et guidé ».

20– Quelles sont vos réalisations en cours ? Pouvez-nous les décrire ?

« Combat pour sauver l’atelier de Picasso ou il a peint Guernica et la Colombe de la Paix ».

https://soufflezsurlesbraises.com/2013/06/10/latelier-picasso-menace-par-les-huissiers/

« Prix Alphonse Allais et anniversaire de Jean-Pierre Mocky« 

https://soufflezsurlesbraises.com/2013/05/31/le-dernier-des-mocky-quand/

21– Parlez-nous aussi de vos réalisations futures.

« Projet d’événements culturels au Château de Commarque ».

https://soufflezsurlesbraises.com/2013/09/03/commarque-la-forteresse-oubliee/

« Pont des couleurs à Oyapock ».  » A ponte das Cores de Oyapock « 

https://soufflezsurlesbraises.com/2013/09/26/pont-des-couleurs/

J’ai l’intelligence sûre de ne pas vouloir créer pour créer mais pour des créations qui soient ancrées dans le réel. 

22– Présentez-nous votre blog « soufflezsurlesbraises » et pourquoi ce titre ?

« Ce blog a été créé par un des meilleurs experts européens des réseaux sociaux. Bertrand Dussauge« .

« C’est lui qui a trouvé ce titre afin que je ne m’endorme pas !!! Et que ma colère s’anime tout le temps ! »

https://soufflezsurlesbraises.com/2012/11/05/la-colere-manime/

Le journal francophone brasil-infos.com vous remercie pour nous avoir aimablement accordé cette interview croisée.

« Je vous remercie également et je suis très heureux d’écrire dans Brasil-Infos ». dédé

Propos recueillis par François-Mary Bourreau pour le journal francophone brasil-infos.com

Et voici l’interview d’André Cardinali le brésilien

Interview compartilhada : André Cardinali – Brésil

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André Cardinali

1- Pouvez-vous svp vous présenter en quelques mots ?

1- Você pode por favor se apresentar em poucas palavras ?

« Sou André Cardinali, escritor e roteirista brasileiro. Sou natural de uma pequena cidade no interior, chamada Piracicaba, mas atualmente vivo e trabalho em São Paulo. Como roteirista, atuo com os canais Sony Pictures no Brasil e com produtoras de vídeo. Já minha carreira literária conta com um livro publicado, chamado Estátuas de Sal, e outro em processo de escrita ». 

« Je suis André Cardinali, écrivain scénariste brésilien. Je suis natif d’une petite ville de l’intérieur de São Paulo appelée PIRACICABA, mais actuellement je vis et travaille à São Paulo. Comme scénariste je travaille pour la chaîne Sony Picture au Brésil et comme producteur vidéo. Déjà ma carrière littéraire compte un livre publié appelé “Estátuas de Sal“ mais aussi un autre en cours d’écriture ».

2- De quelle partie de l’Italie sont vos origines ?

2- De qual parte da Italia pertencem as suas origens ?

« Não sei dizer com certeza, mas minha família comenta que o sobrenome veio da região de Pádova« . 

« Je ne saurais dire avec certitude, mais ma famille raconte que le nom vient de la région de Pádova« .

3- Comment fut votre jeunesse ?

3- Como foi a sua juventude ? 

« Passei minha juventude em Piracicaba e acho que foi bem comum. Como todos os jovens, gostava de jogar futebol e de garotas ! Talvez a diferença foi que gostava muito de inventar histórias, ver filmes, tinha muito interesse pela matéria de história na escola ». 

« J’ai passé ma jeunesse à Piracicaba et je pense que c’était bien banal. Comme tous les jeunes, j’aimais jouer au football et les filles ! Peut-être à la différence que j’aimais inventer des histoires, voir les films, j’avais beaucoup d’intérêt pour les récits d’histoire à l’école ».

4- Quelle a été votre formation ?

4- Qual a sua formação ?

« Ao sair da escola, resolvi estudar Rádio e TV na universidade e lá descobri minha paixão pelo roteiro e pelo cinema ».

« A la sortie de l’école, j’ai décidé d’étudier la Radio et la TV à l’Université. Là j’ai découvert ma passion pour le scénario et le cinéma ». 

5- Pouvez-vous nous raconter en quelques phrases votre parcours ?

5- Você pode nos dizer em algumas palavras como foi seu curso ? 

« Acho que o maior mérito da minha faculdade foi ter feito algumas grandes amizades, que com certeza vão durar pelo resto da vida, e ter conhecido os escritos do mitólogo Joseph Campbell que serviram de base para a elaboração de um modelo concreto e forte para se contar histórias tanto no cinema, quanto na literatura. Não apenas comecei a ter mais base teórica para escrever textos melhores com esse conhecimento, como também consegui interpretar melhor mitos e outros escritos sagrados de diferentes religiões, o que sempre foi uma das coisas que mais me interessava ».

« Je pense que le plus grand mérite de mon université fut de faire quelques grandes amitiés, qui certainement vont durer pour le reste de la vie, et d’avoir connu les écrits du mythologue Joseph Campbell qui servent de base pour l’élaboration d’un modèle concret et fort pour conter les histoires aussi bien au cinéma que dans la littérature. Non seulement j’ai commencé à avoir plus de bases théoriques pour écrire meilleur les textes avec ces connaissances mais aussi j’ai réussi à interpréter meilleur les mythes et autres écrits sacrés de différentes religions ce qui fut toujours des choses qui m’ont intéressé ». 

6- Qu’est-ce qui vous attire dans le côté médiatique ? Pourquoi ?

6- O que o atrai para o lado da mídia? Por quê ?

« Gosto de contar e ouvir histórias, comunicar, passar mensagens, emocionar. Pra mim, trabalhar com pessoas e para pessoas é a melhor coisa do mundo. A humanidade me fascina e intriga. Sempre encontro coisas para explorar dentro deste assunto ».

« J’aime de conter et d’écouter les histoires, passer les messages, émotionner. Pour moi, travailler avec les gens et pour les personnes est la meilleure chose du monde. L’humanité me fascine et m’intrigue. Toujours, je rencontre les choses pour explorer à l’intérieur de ce sujet ». 

7- Pourquoi ce goût prononcé pour l’écriture ?

7- Por que essa propensão pela escrita ?

« Acho que a literatura é uma forma de arte muito livre. Não é preciso investimento financeiro para se fazer uma obra-prima. Tudo o que você precisa é papel e caneta ou um computador. O resto é pura imaginação. A capacidade de absorver a atenção das pessoas e transportá-las para outros mundos também me atrai ».

« Je pense que la littérature est une forme d’art très libre. Nul besoin d’investissement financier pour faire un chef-œuvre. Tout ce que vous avez besoin est seulement un stylo ou un ordinateur. Le reste est pure imagination. La capacité d’absorber l’attention des gens et les transporter vers un autre monde m’attire ».

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Premier livre édité de André Cardinali

8- Pouvez-vous me citer une réalisation dont vous êtes le plus fier dans votre vie ?

8- Você pode me citar uma realização da qual você mais se orgulha em sua vida?

« Creio que a publicação do meu livro foi um dos pontos mais altos da minha vida. Foi algo pelo qual lutei por muito tempo e a conquista veio após muito esforço. Realmente me sinto orgulhoso de ter conseguido fazer aquela história que surgiu na minha cabeça alcançar pessoas distantes de todo o Brasil ».

« Je crois que la publication de mon livre fut un des points les plus hauts de ma vie. Ce fut quelque chose pour laquelle j’ai luté beaucoup de temps et la conquête est venue après beaucoup d’efforts. Réellement, je suis fier d’avoir réussi à faire cette histoire qui à surgi dans ma tête et atteindre les personnes éloignées de tout le Brésil ».



9- Pouvez-vous me citer une réalisation dont vous êtes le plus fier dans votre vie personnelle ?

9- Você pode me citar uma realização da qual você mais se orgulha em sua vida pessoal ?

« Acho que ter saído de uma cidade pequena e encontrar meu espaço dentro desta metrópole que é São Paulo, com 11 milhões de habitantes, também foi uma conquista. Meu trabalho com o livro também me possibilitou outra coisa muito boa que foi poder conhecer muitas pessoas diferentes e compartilhar experiências, coisa que dificilmente conseguiria de outro modo. A vida de escritor tem esse poder de tocar no coração das pessoas e fazê-las se abrirem, deixando aberto um canal de comunicação sincero e emocional ». 

« Je pense qu’être sorti d’une petite ville et rencontrer ma place à l’intérieur de cette métropole qu’est São Paulo, avec ses 11 millions d’habitants (intra-muros), fut aussi une victoire. Mon travail avec le livre m’a permis entre autres bonnes choses de pouvoir connaître beaucoup de personnes différentes et partager des expériences, chose qui serait difficilement réalisable d’une autre manière. La vie de l’écrivain a ce pouvoir de toucher dans le cœur les personnes et les faire s’ouvrir, laisser ouvert un canal de communication sincère mais aussi émotionnel ». 

10- Quel regard portez-vous sur la société actuelle en général ?

10- Qual é a sua visão sobre a atual sociedade?

« Eu vejo o mundo passando por grandes transformações e creio que o saldo pode ser positivo. No Brasil, especificamente, passamos agora por um período turbulento, com muitas manifestações. Vejo isso com muita alegria, pois somos um país sem muito costume de sair às ruas para exigir seus direitos. Agora, finalmente o povo acordou e percebeu que há muito pelo que lutar: educação, saúde, segurança e direitos sociais, como o casamento homossexual, aborto, entre outras. Acho que o debate entre as diferentes partes é benéfico, afinal é do debate que vive a democracia, porém o que me incomoda nisso tudo são as vozes de ambos os lados do debate que julgam ter toda a razão e não se permitem escutar ou respeitar os argumentos de quem discorda. O debate é ótimo, mas sem respeito entre as partes não se chega a lugar nenhum ».

« Je vois un monde passer par de grandes transformations et je crois que le solde peut être positif. Au Brésil, plus précisément, nous allons maintenant passer à travers une période turbulente, avec beaucoup de manifestations. Je vois cela avec joie, parce que nous sommes un pays qui n’a pas beaucoup la coutume d’aller dans la rue pour réclamer ses droits. Maintenant, le peuple s’est finalement réveillé et il s’est rendu compte qu’il reste encore beaucoup à combattre: l’éducation, la santé, la sécurité, et les droits sociaux, comme le mariage homosexuel, l’avortement, entre autres. Je pense que le débat entre les camps différents est une bonne chose. Au final c’est du débat que vit la démocratie, mais ce qui me dérange dans tout cela sont les voix des deux côtés du débat qui jugent avoir toutes deux raisons sans se laisser écouter ou respecter les arguments de ceux qui sont en désaccord. Le débat est super, mais sans le respect mutuel entre les parties il ne mènera nulle part ».

11- Qu’aimez-vous le plus dans la vie ?

11- O que você mais ama na vida ?

« Acho que a vida em si, suas possibilidades infinitas, as pessoas que podemos conhecer, as coisas que podemos aprender, o amor que podemos ter por outras pessoas. Por vezes, tendo a ter uma visão pessimista do mundo, mas sei que, no fundo, todas estas experiências, mesmo que negativas, valem a pena e me fazem crescer como pessoa ». 

« Je pense que la vie elle-même, sa ses possibilités infinies, les personnes que nous pouvons connaître, les choses que nous pouvons apprendre, l’amour que nous pouvons avoir pour d’autres personnes. Parfois, on a tendance d’avoir une vision pessimiste du monde, mais je sais qu’au fond, toutes ces expériences, même les négatives, valent la peine car elles me font grandir en tant que personne ».

12- Que regrettez-vous le plus ne pas avoir fait ?

12- O que mais lamenta não ter feito ?

« Na verdade, são tantas coisas que é difícil dizer uma específica. Acho que em muitas ocasiões, poderia ter arriscado mais ou persistido mais. Eu tenho outra grande paixão na minha vida que é a música. Adoraria viver de música também. Já deve fazer uns 3 anos desde que estive envolvido com uma banda. Desde então, deixei um pouco de lado os projetos musicais, mas eles certamente fazem muita falta para mim e planejo em breve voltar para esse universo. Não quero deixar isso morrer ». 

« En fait, il y a tellement de choses qu’il m’est difficile d’en citer une en particulier. Je pense que dans de nombreuses occasions, je pourrais m’aventurer plus loin et persister plus longtemps. J’ai une autre passion dans ma vie c’est la musique. J’adorerais vivre de la musique aussi. Ça doit faire près de 3 ans que je fais partie d’un groupe. Depuis lors, j’ai laissé un peu de côté les projets musicaux, mais certainement ils me manquent beaucoup, et j’envisage de revenir bientôt à cet univers. Je ne veux pas laisser cela mourir ».

13- Comment vivez-vous au quotidien, (Décrivez une journée type) ?

13- Como você vive o cotidiano ? (Descreva um dia típico).

« Minha rotina é uma vida dupla, por assim dizer. Como manter-se apenas com a literatura é muito difícil e acredito que de maneira especial no Brasil, com níveis de leitura muito baixos na população, meu verdadeiro faturamento vem do trabalho com a televisão. Então, das 10h às 19h trabalho em um escritório, escrevendo e dirigindo peças para a TV. À noite, transformo-me no escritor. Sento em meu computador e escrevo minhas próprias histórias ». 

« Ma routine est une double vie, pour ainsi dire. Ne gardant que la littérature est tout simplement trop difficile je crois d’une manière spéciale au Brésil, avec de très faibles niveaux de lecture dans la population, mon revenu réel principal vient de mon travail avec la télévision. Alors, de 10h à 19h je travail dans un bureau, j’écris et dirige les pièces pour la télévision. La nuit, je me transforme en écrivain. Je suis assis devant mon ordinateur et j’écris mes propres histoires ». 

14- Si vous étiez un film, lequel ? Un acteur, lequel ?

14- Se você fosse um filme, qual seria? E se fosse um ator, qual seria?

« Difícil falar sobre um filme porque aprendi a me identificar com todos, ou quase todos. Protagonistas mais inocentes e com grandes sonhos certamente me cativam e, com essa descrição, existem muitos filmes ! » 

« Difficile de parler sur un film parce que j’ai appris à m’identifier avec tous, ou quasiment tous. Protagonistes les plus innocents et avec de grands rêves ont sûrement su me captiver avec cette description, il y a beaucoup de films! » 

15- Si vous étiez une musique (ou chanson), laquelle ?

15- Se você fosse uma música (ou canção), qual seria ?

« Existe uma música do cantor americano John Mayer com a qual me identifico muito. Ela chama-se « Bigger Than My Body » e fala sobre ser um sonhador. Eu realmente sou um sonhador ! » 

« Il existe une musique du chanteur américain John Mayer avec laquelle je m’identifie beaucoup. Elle s’appelle “Bigger Than My Body“ et parle sur un rêveur. Réellement, je suis un rêveur ! »

16- Quelle serait votre réaction si je vous disais que vous avez un “homonyme“ au France?

16- Como você reagiria se eu lhe dissesse que você tem um « homônimo » na França ?

« Com certeza, ficaria muito surpreso. Acredito que meu nome deva ser um pouco comum na França, mas nunca imaginei que pudesse haver alguém com meu sobrenome italiano também ! »

« Avec certitude, je serais très surpris. Je crois que mon prénom doit être un peu commun en France, mais je n’ai jamais imaginé qu’il puisse y avoir une personne avec mon nom italien aussi ». 

17– Aimeriez-vous le rencontrer et faire plus ample connaissance avec lui (homonyme) ?

17– Gostaria de conhecer e se familiarizar com ele (homônimo) ? 

« Adoraria. Seria muito bom saber se nossas famílias de fato tem um ancestral comum e, claro, descobrir o que mais podemos ter em comum além do nome ». 

« J’adorerais. Cela me ferait le plus grand plaisir. Il serait bon de savoir si nos familles ont en fait un ancêtre commun et, bien sûr, savoir ce que nous avons en commun, en plus du nom ».

18- Quel conseil donneriez-vous à nos compatriotes qui souhaitent venir s’installer au Brésil ?

18- Que conselho você daria para os cidadãos franceses que pretendem se instalar no Brasil ?

« Acho que uma das maiores dificuldades de europeus em geral ao se instalar no Brasil é o clima. Aqui temos um clima bem mais quente e que não sei se agrada a todos. A mim mesmo não me agrada em muitas situações ! Nunca fui à Europa, mas me parece evidente que a população brasileira tem um nível educacional menor e maiores abismos entre classes sociais. Quem vier ao Brasil, deve ter isso em mente ». 

« Je pense que l’une des plus grandes difficultés pour les européens en général pour s’installer au Brésil est le climat. Ici nous avons un climat bien plus chaud et je ne sais si cela plaît à tous. Pour moi-même ceci ne me plaît pas en nombreuses situations ! Je n’ai jamais été en Europe, mais il me paraît évident que la population brésilienne a un niveau d’éducation inférieur et de plus grands écarts entre classes sociales. Qui vient au Brésil doit avoir cela à l’esprit ». 

19- A l’inverse, quel conseil donneriez-vous aux brésiliens qui souhaitent s’intaller en France ?

19- Por outro lado, qual conselho você daria para os brasileiros que querem se estabelecer na França ?

« Acho que respeitar a cultura e os costumes locais é fundamental. Ao entrar na casa de uma pessoa, sempre acreditei que é de bom tom seguir as regras do anfitrião, do mesmo modo, acho que o brasileiro ao ir para a França deve observar os costumes locais e tentar se inserir neles, respeitando o país que o recebeu ».

« Je pense que respecter la culture et coutumes locales est fondamental. En entrant dans la maison d’une personne, j’ai toujours cru qu’il est de bon ton de suivre les règles d’accueil, de la même façon, je pense que le Brésilien qui se rend en France se doit d’observer les coutumes locales et essayer de s’insérer en elles, en respectant le pays qui l’a reçu ».

Le journal francophone brasil-infos.com vous remercie pour nous avoir aimablement accordé cet interview croisé.

O jornal francês “brasil infos.com“ agradece por ter gentilmente cedido esta entrevista compartilhada.

Propos recueillis par François-Mary Bourreau pour le journal francophone brasil-infos.com

 



 

« Un ministre, ça ferme sa gueule. Si ça veut l’ouvrir, ça démissionne »

Bonjour M’ssieurs-Dames,

« Un ministre, ça ferme sa gueule. Si ça veut l’ouvrir, ça démissionne », disait Jean-Pierre Chevènement.

Delphine Batho contre les restrictions budgétaires

Delphine Batho

Quelques heures seulement après ses critiques sur RTL ,où elle dénonçait les restrictions budgétaires auxquelles son ministère allait devoir faire face, le Président François Hollande a limogé sa ministre de l’Ecologie.

Avant elle, d’autres ministres ont été priés de se diriger vers la sortie. En cause : des prises de position souvent peu appréciées par l’exécutif.

Léon Schwartzenberg et le sida

Léon Schwartzenberg, ministre délégué chargé de la Santé, à l'issue du premier Conseil des ministres du gouvernement Rocard, le 29 juin 1988.

Il détient le record de brièveté du gouvernement Rocard. Léon Schwartzenberg n’est resté ministre de la Santé que neuf jours, courant 1988.

Neuf petits jours au cours desquels le cancérologue a déclenché une polémique, se prononçant pour « le dépistage systématique du sida et l’utilisation de la méthadone dans le traitement de la toxicomanie ».  Trop radical pour l’exécutif de l’époque.

Jean-Jacques Servan-Schreiber contre les essais nucléaires

Jean-Jacques Servan-Schreiber en octobre 1971.

Jean-Jacques Servan-Schreiber a aussi été un ministre éphémère, (du 28 mai au 9 juin 1974 ) dans le gouvernement de Jacques Chirac. L’homme est contraint à la démission, quelques jours après sa nomination, pour avoir pris position publiquement contre les essais nucléaires français dans le Pacifique.

« Je ne pouvais rien dire d’autre », s’explique l’ex-ministre, cité par L’Express. « Ma position était parfaitement connue des journalistes et de l’opinion, je n’allais pas la changer! » Le président de l’époque, Valery Giscard d’Estaing, lui aurait alors répliqué :  » Mais si, Jean-Jacques. Il fallait simplement vous taire ou dire que vous étiez désormais lié par la solidarité gouvernementale. » Et le président de conclure :  » De tous les départs que j’ai connus, c’est l’un des plus dignes et des moins amers. »

Alain Bombard contre la chasse à cour

Alain Bombard, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Environnement, arrive au conseil des ministres, le 27 mai 1981

Le biologiste était un « scientifique engagé ». Trop engagé pour rester au gouvernement. Alain Bombard a fait un passage éclair d’un mois dans le premier gouvernement de Pierre Mauroy, en 1981. Le secrétaire d’État auprès du ministre de l’Environnement fut débarquer après s’être prononcé pour l’abolition de la chasse à courre.

« Malencontreuse initiative ». « François Mitterrand, dont le frère Philippe était maître d’un équipage au lièvre, s’opposa à cette interdiction symbolique ».

Alain Madelin contre certains avantages acquis sur les retraites

Alain Madelin en mai 1995.

Pas touche aux régimes spéciaux. Alain Madelin n’est pas resté bien longtemps à Bercy en 1995, la faute à ses positions trop libérales sur la réforme des retraites. explique Libération

Le ministre de l’Économie et des Finances doit faire son « départ forcé  » du gouvernement, après avoir suggéré de remettre en cause « certains avantages acquis« . La suggestion avait provoqué « un tollé dans les milieux syndicaux et à gauche « .

Question : vaut-il mieux l’ouvrir ou être appréciés par l’exécutif ?

L’Express a 60 ans

Bonjour M’ssieurs-Dames,

L’Express est né le 16 mai 1953 pour certains alors que j’ai en ma possession le numéro 1 datant du 2 mars 1953. Les historiens le diront.

L'Express n° 1

Le titre est fondé par Jean-Jacques Servan-Schreiber – JJSS et Françoise Giroud, comme supplément politique du journal  » Les Echos « , fondé par le père de JJSS,  Emile Servan-Schreiber. A sa création L’Express agit comme le « porte-parole » du président du conseil de l’époque, Pierre Mendès France, et permet l’adhésion d’une partie de la population à un régime qui était jusqu’alors jugé décevant.

En 1964, L’Express se transforme au format newsmagazine, qui inspireront plus tard Le Nouvel ObservateurLe PointL’Evénement du Jeudi. L’Express devient le premier magazine d’information français sur le modèle du Time. Le journal se généralise de plus en plus et devient le reflet des changements de la société française. L’Express est le grand succès de la presse des années 1960.

La citation de JJSS   » Dire la vérité telle que nous la voyons  » devrait être inscrite dans toutes les rédactions !!!

Jean-Jacques Servan-Schreiber par sa conviction et son intelligence a fait venir des grands noms comme  :

Albert Camus, Alfred Sauvy, André Malraux, Fernando Arrabal, François Mauriac, François Mitterrand, Françoise Sagan, Jacques Attali, Jean Daniel, Jean-Paul Sartre, Pierre Salinger, Raymond Aron, Robert Badinter,  et tant d’autres…

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JJSS, François Mauriac, Françoise Giroud en 1954

De nombreux journalistes y ont fait leurs armes : Jacques Derogy, André Bercoff, Jean-François Khan, Roger Priouret, Georges Suffert, Pierre Péan, Michèle Cotta, Catherine Nay, Anne Sinclair, Christine Ockrent, Yvan Levaï, Danièle Granet, Jean-François Bizot, Alice Morgaine, Jean-François Revel, Olivier Todd, Philippe Grumbach…

Brigitte Gros, Madeleine Chapsal, Jean-Louis Servan-Schreiber, Christiane Collange, Jean Ferniot, formaient la forteresse de JJSS.

J’ai eu la chance de travailler à L’Express comme collaborateur de JJSS  de juin 1970 jusqu’au jour de la vente de L’express à Jimmy Goldsmith en 1977, ensuite j’ai continué avec lui pour d’autres aventures ( Défi Mondial, Centre Mondial Informatique )

Depuis 1977, Jean-Jacques ne croyait plus à la presse écrite à cause des nouveaux réseaux d’information, comme d’habitude il avait vu juste, c’était un visionnaire qui manque aujourd’hui.

Je souhaite un bon anniversaire à L’Express et mon soutien à Christophe Barbier afin qu’il n’oublie pas les messages des fondateurs et les grands noms qui sont passés par L’Express pour défendre les combats et les idées de notre société.

Pour son 60 ème  anniversaire L’Express change. Parce  que nous attendons plus d’un journal d’information, comme à l’origine.

Christophe Barbier écrit dans son édito du nouveau numéro de L’Express du 15 mai :

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Parce que vous espérez de la presse écrite une hauteur de vue, un standing élevé, une distinction, et non le rabâchage du  » vu partout « . Notre journal entend répondre à cette question fondamentale : quels sujets méritent vraiment d’être imprimés ? Seuls les écrits restes, et ce qu’ils recèlent doit donc être au-dessus de toute facilité. Contre l’  » ‘infobésité « , cette malbouffe du cerveau qui nous fait avaler le moindre fait divers comme si il s’agissait d’une affaire d’Etat, tout en érigeant les starlettes de la télé-réalité au rang de philosophes des temps modernes, la presse doit se révolter, pour mettre dans la tête de ceux qui  » font l’actu » le plomb qui servait jadis dans les imprimeries. L’Express dresse ses colères, ses idées et son inextinguible foi en l’humanisme, ( je rajouterai l’humain ) pour un autre mai fondateur. Oui, nous croyons que l’optimisme est un combat, qu’une plume peut changer le siècle, que les maux se guérissent aussi par les mots.

Ma réaction subite …

L’Express doit revenir comme avant avec des personnalités qui ont des choses à dire  (sans être en campagne de promotion)  et avec des journalistes curieux, informés ( sans google actu ) et sans copier et déguiser les dépêches de l’AFP ainsi que leurs confrères de la presse étrangère. Enfin, sortir du format des écoles de journalisme sans goût et sans odeur !!! du light.

La vraie université du journalisme, c’est le bistrot :on pause une question et on a la réponse immédiatement  ( surtout pas les bars branchés pour les débranchés  )!!! dédé

L'Express n° 1

Sur les marches de L’Elysée

Photo de gauche prise par Jean-Régis Roustan ( photographe de L’Express ) et celle de droite par Benoît Lombrière

Débat Valéry Giscard d’Estaing et Jean-Jacques Servan-Schreiber

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Voici un débat datant de 1970 dans l’émission  » A armes égales  »  entre Valéry Giscard d’Estaing, Ministre de l’économie et des finances, et Jean – Jacques Servan-Schreiber sur l’égalité des chances dans la vie, sur le progrès social, et sur les mesures fiscales.

http://www.ina.fr/notice/voir/I00017662

imgres

VGE était Ministre des finances sous la présidence de Georges Pompidou et JJSS Président du Parti Radical.

Ce débat était d’un autre niveau que le débat Sarkozy-Hollande  !!! présenté par de très bons journalistes et un public qui posait des questions  intelligentes.

C’était l’époque ou il n’y avait pas de COMPROMIS…

En 1974, Valéry Giscard d’Estaing, Président de la République entame une série de réformes qui structureront la France des années 1970. Il nomme JJSS, Ministre des Réformes.

PAR165862

 

Journal Brasil Infos

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Après le succès de mon blog  » Soufflez sur les braises  » et celui de Jol Press, j’ai la joie de vous annoncer ma collaboration au Journal Brasil Infos à Vitoria.

logo-brasil-infos-copie-1

SITE : www.brasil-infos.com

Voici le mail du fondateur du journal,  François-Mary Bourreau, m’invitant à le rejoindre.

Bonjour mon cher Dédé,

En premier lieu, merci pour votre prompt réponse et pour accepter de faire partie de notre rédaction.
Je vois  la présentation pour la publication de vos billets dans le journal sous forme d’une chronique libre avec annonce d’appel en première page complétée d’une photo. Je suis ouvert à toutes autres suggestions de votre part.
Un espace d’une page vous sera réservé pour vous exprimer – Vous avez « carte-blanche » pour les thèmes à traiter.
Une biographie de présentation sur votre parcours  sera visible avec un lien en annexe.
Dès aujourd’hui, je vais présenter auprès de nos lecteurs votre arrivée dans notre rédaction et votre chronique ponctuelle en première page.
Je mets aussi à votre disposition une page dans le journal pour présenter  tous vos événements avec le lien de votre site.
Il y a beaucoup de choses à réaliser au Brésil, je suis prêt à vous aider pour réaliser des événements pour la jeunesse.
Ceci vous donnera enfin l’opportunité de venir au Brésil – Et pour nous, vous accueillir sous le chaud soleil de Vitoria au nord de Rio.
Nous somme vraiment ravis pour votre précieuse collaboration.
A bientôt
Fidèle amitié
François-Mary Bourreau  
NB : Je remercie encore François – Mary de me faire confiance et d’être depuis longtemps un de mes fidèles lecteurs.
Sur ma proposition, une citation de JJSS est écrite sur la page d’accueil de Brasil – Infos » Dire la vérité telle que nous la voyons  » une citation pour les écoles de journalisme et pour les médias.
Je serai très heureux de réaliser des événements pour la jeunesse au Brésil comme celui-çi qui est d’actualité :
Madame Dilma ROUSSEFF, Présidente de la République Fédérative du Brésil à l’occasion de son voyage en France a été invitée à l’Elysée le 12 décembre 2012 par le Président François Hollande, ci-dessous une partie de son discours :
Nous avons aussi une frontière commune avec le Brésil. Le Brésil est notre plus grand voisin, puisqu’avec la Guyane nous avons 700 km de frontière commune. Sur le fleuve Oyapock, chacun sait qu’il y a un pont. Nous aurons dans les mois prochains un rendez-vous, Dilma ROUSSEFF et moi-même, pour inaugurer ce pont. D’ici-là, il faudra aménager des routes et des postes de douane… Mais c’est un engagement que nous avons pris car nous croyons aussi à cette opportunité de développer nos échanges, nos relations grâce à cette frontière, même si nous sommes préoccupés, l’un comme l’autre, par l’exploitation de l’or en Guyane et le trafic qu’il peut générer avec un certain nombre de drames intervenus ces derniers mois.
Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy n’ont pas réussi à inaugurer ce pont de la discorde, espérons que François Hollande réussira ?
téléchargement
Pont de Oyapock. Le pont des couleurs…
Voici une idée originale, celle de faire inaugurer ce pont par des enfants brésiliens et français sans aucun adultes sur le pont.
Le pont se nommera  » Le pont des couleurs
Qu’en pensez-vous ? Pouvez-vous me soutenir …
Je remercie chaleureusement tous mes amis fidèles et maintenant ceux du Brésil.
Brasileiros queridos amigos, convido-vos a ler os meus posts no jornal Brasil-Info que irá mostrar-lhe a minha jornada, meus encontros, o meu favorito e meu discurso. Amizade. dédé

dédé dans Clés

Bonjour mes amis,

Voici mon portrait dans le magazine Clés du mois d’octobre dans la rubrique  » Défricheurs du XXIème siècle  »  ( page 23 ) http://www.cles.com/flipbook

« J‘ai eu beaucoup de chance  lorsque j’étais jeune, sortant de la banlieue », « en rencontrant les bonnes personnes au bon moment, surtout, des gens généreux et responsables qui m’ont porté, poussé, façonné, encouragé comme mon pygmalion Jean-Jacques Servan-Schreiber pendant vingt ans. 

C’est mon devoir de ne pas oublier et de passer le relais.». 

C’est pour cela, qu’à mon tour depuis vingt ans, j’apporte mon expérience aux jeunes talents de demain. C’est ma passion, voir même du civisme.

Voici un exemple concret : j’ai créé et organisé le 1er défile européen de mode “ Cumulus Fashion Tour” à Paris, Milan et Londres avec la participation de 54 stylistes du réseau Cumulus venant de 20 pays européens.

Podium du défilé Cumulus Fashion Tour à Londres en 2003

Ce défilé est avant tout, un message d’espoir pour la jeunesse afin de les faire découvrir auprès des professionnels.

Le Général George Patton citait “ Rien n’est imposible à condition d’utiliser l’audace ” je rajouterai  » et la passion  »

Ecoutez le jingle de Cumulus Fashion Tour qui a fait danser plus de 600 personnes lors du défilé à London.

Black Jack est l’un des papa du rap.