Le blog de Dédé de Montreuil

" Sortons des grands ensembles pour aller voir les Grands Ensemble "

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Aïcha, ma pépite .

Aïcha Belaïdi, la pépite du cinéma est partie rejoindre les étoiles. Aïcha était ma soeur de coeur et d’esprit, une combattante qui va encore nous manquer dans notre pays.

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Aïcha avait créé le festival « Les Pépites du Cinéma »,  juste après les révoltes sociales de 2005, était une découvreuse de nouveaux talents.

Pépites

Défenseuse infatigable de la jeunesse des quartiers populaires, de ces « oubliés de la République française », Aïcha Belaïdi était extrêmement juste et honnête. Elle donnait sa chance à tout le monde et détestait l’injustice.

Elle avait travaillé une quinzaine d’années au sein de la Fondation Danielle Mitterrand,  comme directrice de la communication et de la culture.

Aïcha Belaïdi, fondatrice et présidente de l’Association   » Talents Urbains  » et du Festival « Les Pépites du Cinéma  » vient de nous quitter le 4 janvier 2016, des suites d’une longue maladie, contre laquelle elle s’est battue, sans relâche, avec le même courage et la même détermination qui était la sienne pour réhabiliter, par l’art et la culture urbaine, les quartiers populaires, par la découverte de pépites d’un cinéma de la diversité.

Aïcha mérite un Grand hommage de la République pour sa mission envers le cinéma urbain.

Son association est née du choc des émeutes de 2005 et de « l’image négative des banlieues véhiculées dans les médias ». Depuis sa création, c’est avec toute sa fougue passionnée que Talents Urbains et Les Pépites du Cinéma ont défriché et mis à l’honneur le cinéma d’une génération issue de la mixité sociale et des quartiers. Ces “pépites du cinéma”, apparues depuis 2007 dans un festival itinérant destiné au grand public et aux professionnels, a ouvert la voie à de nouveaux cinéastes et mis en valeur le travail de dizaines d’entre eux.
L’écran noir où se sont projeté leurs œuvres vient de s’assombrir un peu plus, laissant orphelins ces artistes qui étaient tous devenus son autre famille.

Comment oublier, notre complicité et nos longues discussions sur la mission qui nous animait: celle d’aider les jeunes talents de demain, c’est pour cela, quelle m’avait nommé Vice-Président de l’association ‘ Talents Urbains » en 2009.

Lettre originale de Aïcha

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Aîcha, je t’aime et je ne t’oublierai jamais.

Jean-Pierre Mocky avait tenu à soutenir Aïcha lors de l’édition 2010

Lettre originale de Mocky

Bonsoir les amis,

Ce soir, je ne peux être parmi vous, car je suis à la projection de mon dernier film,  “ Colère “ mais, j’apporte mon soutien à mon ami dédé de Montreuil, qui se bat pour les mômes de demain, c’est notre devoir à tous .

Je félicite également Aïcha pour son courage et sa ténacité pour avoir créé ce festival qui portera ses fruits dans le futur, j’en suis sûr …

J’aimerais apporter ma part d’homme responsable, en ouvrant les portes de mon cinéma  » Le Brady  » aux  “ Pépites du cinéma  » .

Je vous y attends tous!!!

Amitié à tous et bonne soirée avec mon ami dédé.

Jean – Pierre Mocky

Réalisateur
 

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Lettre Ouverte au Président de la République.

Monsieur le Président, cher François Hollande,

Beaucoup d’appels et de combats ont été menés de l’extérieur de la France, celui-ci en est un ! de Shanghai, je me permets de solliciter de toute urgence votre aide pour sauver les ateliers des Grands-Augustins menacés de destruction par la Chambre des Huissiers de Justice de Paris.

Alors que vous venez d’inaugurer le Musée Picasso,  le Grenier des Grands-Augustins va disparaître pour laisser place à une résidence hôtelière !

Monsieur le Président, vous venez d’affirmer que Pierre Daix qui vient de nous quitter: «  C’était un homme libre « , voici sa réaction dans un article de La Croix, daté du 24 juin 2014:

« Je suis absolument indigné des menaces pesant sur le Grenier des Grands-Augustins. C’est un lieu historique. C’est là, que Picasso a peint Guernica, mais aussi le Charnier. C’est là qu’il a passé toutes les années d’occupation avant de partir à la fin de la guerre dans le Midi. Il y revenait de temps à autre. Et c’est là encore qu’en 1949, il nous a montré à Aragon et à moi des lithographies qu’il venait de réaliser, dont La Colombe, devenue l’emblème du Mouvement de la paix. Ce lieu doit être conservé… »

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C’est ici au 7, rue des Grands-Augustins, que l’enfant Louis XIII fut proclamé roi le 10 mai 1610 à la mort de son père Henri IV.

C’est ici que l’on a amené Ravaillac après son attentat.

C’est ici que Honoré de  Balzac situe l’action de son  » Chef d’œuvre inconnu« , nouvelle fantastique mettant en scène le jeune Nicolas Poussin et les peintres Porbus et Frenhofer.

C’est ici que Jean-Louis Barrault  installa sa première compagnie et tint son théâtre expérimental.

Paul Claudel, Antonin Artaud, Louis Aragon, Georges Bataille, André Masson, Claude Dauphin, Jean Giraudoux, Jean Cocteau, Jules Romain, Armand Salacrou, François Mauriac, Henri Mondor, Jacques Prévert, Marcel Carné, Robert Desnos, Mouloudji, Dora Maar, Jean-Paul Sartre et bien sûr Simone de Beauvoir… Tous se retrouvaient régulièrement au  « Grenier des Grands Augustins », résidence de Jean-Louis Barrault entre 1933 et 1936.

« Au Grenier, la porte n’était jamais fermée, venait y habiter qui voulait ».

C’est ici que le Groupe Octobre de Jacques Prévert, et les Surréalistes organisèrent plusieurs réunions en 1936.

C’est ici que Pablo Picasso réalisa Guernica et séjourna jusqu’en 1955

C’est ici que Le Comité National pour l’Education Artistique ( CNEA ) association Loi de 1901, fondée en 1966 a installé son siège social, après avoir entièrement réhabilité les lieux, laissés en totale déshérence après l’expulsion de Pablo Picasso par les huissiers.

Le CNEA a été à son tour expulsé par la Chambre des huissiers il y a un an.

Il y a plus d’un an, le 15 avril 2013, vous aviez immédiatement répondu à l’appel lancé par le président du comité de soutien, Monsieur Lucien Clergue et exprimé votre volonté de voir ce dossier « traité prioritairement ». Aujourd’hui où en est-on ?

Votre lettre adressée à Lucien Clergue :   François Hollande

…La seule question qui se pose est de savoir quand les ateliers des Grands-Augustins seront à nouveau ouverts au public

Il ne semble pas que l’on soit en mesure, du côté de l’administration, de répondre à cette question légitime. Par contre, ce qui est sûr, c’est que la chambre des huissiers se contre-fout éperdument des décisions prises par la Commission du patrimoine et des sites, autant que du décret qui a été signé par le Préfet de Paris le 18 juillet, et notifié à la mairie de Paris le 28 juillet, décret qui n’a toujours pas fait l’objet d’une publication au JO.

Vous a-t-on informé que huit jours après la notification du dit décret à la mairie, les huissiers ont déposé un permis de construire ? (PJ) Monsieur le Président de la République, vos ordres étaient clairs. Ils ont pourtant été bafoués, et permettez-moi de dire, avec tout le respect que je vous dois, que l’on se fout de votre gueule, comme de la nôtre et de tous ceux qui s’intéressent – ils sont légion – dans ce pays comme à l’étranger, à ce patrimoine universel. Nous attendons maintenant de votre part une décision urgente et incontestable. »

Une anecdote veut qu’à Otto Abetz, ambassadeur du régime nazi à Paris, aurait demandé à Picasso, sur le ton de la colère, lors d’une visite à son atelier rue des Grands-Augustins, devant une photo de la toile de Guernica : « C’est vous qui avez fait cela ? », Picasso aurait répondu : « Non… c’est vous »

Aujourd’hui, Picasso pourrait nous dire  » C’est vous qui avez sauvé mon atelier ? oui, c’est nous ! avec le soutien de François Hollande, Président de la République.

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Certain que vous mesurerez l’importance de cet appel, et confiant dans votre réponse, je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l’expression de ma très haute considération.

André Cardinali, animateur du comité de soutien.

PS : le Comité de soutien a récolté plus de deux mille signataires adressées à Madame Anne Hidalgo, Maire de Paris et à Monsieur Manuel Vals, Premier Ministre.

Etant installé en Chine, j’appelle tous mes amis à prendre mon relais pour sauver l’atelier Picasso.Ce combat est primordial pour les jeunes générations et pour le patrimoine culturel français et espagnol.
Frédéric Beigbeder, a lu ce message en mon absence, le jeudi 13 novembre 2014, lors de la conférence de presse à la Mairie du 6ème
Merci Frédéric, tu est un ami.
F Beigbeder Conf de presse
Quelques témoignages :

Carlos Saura

» ll y a quelques mois, alors que je préparais mon film « 33 jours » sur Picasso, Dora Maar et l’élaboration du tableau « Guernica« , j’ai eu l’occasion de visiter l’atelier de la rue des Grands- Augustins où l’artiste a peint le « Guernica ». Ce fut un grand moment d’émotion.

Je crois que ce lieu doit demeurer un lieu inaltérable, un centre de culte et d’admiration qui, en tant que Patrimoine de I’Humanité, mérite donc la plus grande attention de I’Etat français. ll n’est pas vain de penser que le « Guernica » est la plus formidable représentation « des désastres provoqués par la guerre », un tableau-affiche qui symbolise I’horreur et la violence de la guerre, malheureusement toujours présentes à notre époque, où les conflits belliqueux sont une menace permanente pour I’Humanité.

Pablo Picasso est un peintre espagnol et français, un peintre universel et sans frontières. ll a passé la majeure partie de sa vie en France qui I’a toujours bien accueilli. C’est à Paris, dans cet atelier des Augustins que Picasso, en y réalisant le « Guernica », a vécu une des expériences les plus émouvantes de l’Histoire de la peinture. Cette structure de la rue des Augustins qui a accueilli le théâtre, la danse et la peinture, mérite d’être conservée et protégée comme étant le lieu !e plus emblématique de Paris « .

NB : Carlos Saura prépare un film, 33 dias, dont la sortie est prévue en 2015, le rôle de Pablo Picasso étant confié à Antonio Banderas, celui de Dora Maar à Gwyneth Paltrow. A l’occasion du montage du projet, le CNEA avait accueilli le grand cinéaste au Grenier pour lui permettre de prendre les repères et mesures nécessaires à la reconstitution en studio des ateliers.


Erik Orsenna

»S’il est un lieu où la culture de la modernité a été créée, c’est les Grands-Augustins ! C’est par Guernica que j’ai appris ce qu’avait été la guerre d’Espagne et que j’ai compris certains enjeux qui ont meurtri l’Europe.

Bafouer ainsi cette mémoire si précieuse est insupportable. De plus, et surtout, faire vivre des endroits où il y a eu création, cela donne envie de créer. Et la France et l’Europe ont besoin de lieux de création. Les Grands-Augustins doivent revivre« .


Coup de gueule de Jean-Pierre Mocky

Une chose est certaine, le musée Picasso va rouvrir. Une autre chose est certaine : si les ateliers des Grands-Augustins ne sont pas classés, ils risquent, eux,  d’être définitivement fermés au public.

Picasso avait déclaré à Brassaï, le grand photographe : « après l’incendie du Bâteau-Lavoir, si les Grands-Augustins disparaissent, il ne restera plus rien de mon passage à Paris «

Et puis j’aimerai aussi qu’on pense au CNEA, viré par les huissiers à l’automne dernier. Sans le CNEA et tous ceux qui se battent aux côtés d’Alain Casabona, le grenier serait toujours aux oubliettes, et qui parlerait d’éducation artistique dans ce pays  ? «

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Lucien Clergue. Président de l’Académie des Beaux-Arts. Président du comité de soutien.

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Les animateurs du comité de soutien :

André Cardinali – Didier Lockwood, Charlotte Rampling, Alain Casabona.

Charlotte Rampling

» Petit à petit, je me suis engagée, par envie, par amour pour un endroit que je refusais de voir disparaître. Pour quelle raison? Qu’est-ce qui peut justifier la disparition d’un tel lieu de mémoire? Nous avons réalisé au Grenier des choses très créatives, très fortes, très joyeuses aussi. Je sais qu’il ne veut pas qu’on en parle, mais tant pis, nous y avons également joué une pièce de théâtre écrite par Alain Casabona sur cet atelier et les personnages historiques qui l’ont visité à travers les siècles. Les Grands-Augustins sont un véritable symbole. Quant à dire ce qu’ils vont devenir…Même si le résultat obtenu est considérable, la bataille n’est pas pour autant complètement gagnée, mais je doute que les ateliers puissent être désormais détruits. Il faut quand même rester très vigilant. Je ne suis pas politique, je suis simplement un soutien moral, affectif. Amoureuse d’un endroit, tout simplement, et amie des gens qui l’animaient, et qui, je l’espère, pourront à nouveau nous enchanter. Parce que le Grenier n’est pas seulement mythique. Il est magique« .


 Didier Lockwood

»La culture, l’art, la mémoire sont les garants de la survie de notre espèce. L’art exerce une triple fonction : il est divinatoire, puisque visionnaire, en ce sens qu’il s’adresse au futur. Il est également le témoin de notre passé, de notre éveil et de notre progression. Mais il est également le seul véritable ancrage dans le présent car tout acte artistique est un cadeau. Ainsi, c’est en regardant au fond des choses, à travers une éducation au sensible, que l’on peut apercevoir la lumière et se retrouver, ensemble, pour servir ce qui nous anime : la vie. Le Grenier des Grands-Augustins doit demeurer un lieu de rassemblement, en toute humilité. Il s’agit de réfléchir sur ce que l’art et la culture nous apportent. A travers le sensible, on peut sublimer le sensé et le rationnel. De ce fait, si nos dirigeants faisaient davantage confiance aux artistes dans leurs visions, on pourrait éviter beaucoup de catastrophes« .


Communiqué d’Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication, à propos du classement du Grenier Picasso

Publié le 13.05.2014 À 19H50

Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication, se félicite de l’avis favorable rendu par la Commission régionale du patrimoine et des sites à l’inscription du Grenier Picasso au titre des monuments historiques. Réunie le 13 mai, la commission régionale du patrimoine et des sites d’Ile-de-France, placée sous la présidence du Préfet de région, a examiné l’extension de la protection au titre des monuments historiques de l’immeuble des Grands-Augustins. Étaient notamment concernés le 2ème étage et le grenier des Grands-Augustins où Pablo Picasso a installé son atelier à partir de 1937. Il aura créé dans ces lieux, pendant plus de trente ans, de nombreux chefs d’œuvre, et notamment « Guernica ». La Commission a rendu un avis favorable à l’extension de la protection. Désormais toutes les conditions sont réunies pour que l’arrêté d’inscription puisse être pris très rapidement. Aurélie Filippetti se réjouit de cet avis rendu par une commission composée d’éminents experts du patrimoine. Elle rappelle qu’elle avait demandé aux représentants du ministère de la Culture et de la Communication, au sein de cette commission, de voter en faveur de la protection, eu égard à la valeur historique de ce lieu indissociable de la mémoire de Pablo Picasso.


Comité de soutien, présidé par Lucien Clergue et fédéré autour de Charlotte Rampling, Didier Lockwood et André Cardinali dit dédé de Montreuil.

 Premiers signataires :

Victoria Abril, Nicole Avril, Pierre Arditi, Fernando Arrabal, Eugénie Bachelot-Prévert Josiane Balasko, Marie-Christine Barrault, Géraldine Beigbeder, Marc Bellanger, Pierre Bénichou, André Bercoff, Patrick Bouchitey, Emmanuel de Brantes, Cabu, Grâce de Capitani, André Cardinali, Alain Casabona, Madeleine Chapsal, Philippe Chevallier, Cyrielle Clair, Lucien Clergue, Hermine de Clermont-Tonnerre, Pierre Cornette de Saint-Cyr Michèle Cotta, Béatrice Dalle, Didier Decoin, Jean-Paul Delevoye, Philippe Douste-Blazy Jean-Claude Dreyfus, Jean-Pierre Elkabbach, Bruno Gaccio, Gilbert Grellet, Rona Hartner Izïa Higelin, Jacques Higelin, Yvette Horner, Paco Ibanez, Jean-Noël Jeanneney, Jean-Pierre Kalfon, Nelly Kaplan, Francis Lai, Jack Lang, Olivier et Yara Lapidus, Bernard Lavilliers Amanda Lear, Jean-Pierre Lecoq, Pierre Lescure, Peter Lindbergh, Didier Lockwood Michaël Lonsdale, Jacques Mailhot, Raghunath Manet, Joël Martin, Florent Massot, Jacques Menninger, Kamel Mennour, Saülo Mercader, Serge Moati, Jean-Pierre Mocky, François Morel, Nicoletta, Hélène Nougaro, René de Obaldia, Erik Orsenna, Henri Peña-Ruiz, Francis Perrin, Philippe Perrin, Patrick Poivre d’Arvor, Anne Queffelec, Charlotte Rampling, Michel Rocard, Jacques Rouveyrollis, Pierre Santini, Carlos Saura, Jacques Séguéla, Roger Serre, Jérôme Seydoux, Bruno Solo, Agnès Soral, Ousmane Sow, Bruno de Stabenrath, Philippe Tesson François-Joël Thiollier, Danièle Thomson,Sarah Vernette, Astrid Veillon, Jean-Pierre Wallez, Jean-Michel Wilmotte, Georges Wolinski, Gordon Zola…


PERMIS DE CONSTRUIRE. PC 075 106 14 V 0019

Date de dépôt 05/08/2014

Adresse

7 – 7 rue des Grands Augustins

Demandeur

HELZEAR

Monsieur Timothée de COURCY

22 rue Rennequin

75017 PARIS

Objet des travaux (lors du dépôt)

Réhabilitation avec changement de destination d’un bâtiment de bureau, sur rue et cour, de 3

étages + combles, sur 1 niveau de sous-sol, en résidence hôtelière de 25 chambres, avec

construction de mezzanines dans les volumes du rez-de-chaussée et 1er étage pour création de duplex, démolition des extensions à rez-de-chaussée et R+1 en fond de parcelle pour restitution

d’une deuxième cour, ravalement de la façade sur rue et de l’aile droite sur cour, modification de la devanture sur rue et création d’un pyrodome et d’une lucarne en brisis versant rue.

Surface supprimée : 110 m². Surface créée : 77 m².

Immeuble concerné par une inscription sur l’Inventaire Supplémentaire des Monuments

Historiques en date du 06/02/1926. Programme (lors de la décision)

Propriétaire :

CHAMBRE DEPARTEMENTALE DES HUISSIERS DE JUSTICE DE PARIS

17 RUE DE BEAUJOLAIS . 75001 PARIS

Architecte

CLCT ARCHITECTES

2, rue de Compiègne

75010 Paris

 

 

Salut l’artiste !

Salut M’ssieurs-Dames,

Alphonse Allais a écrit un jour  » ne me demandez pas mon âge, il change tout le temps « . Cette réplique pourrait s’appliquer à Charles Aznavour qui a déclaré récemment :  » j’ai décidé de ne plus fêter mon anniversaire avant 100 ans « .

Raymond Devos, à l’occasion de ses soixante dix ans s’était fendu d’un :  » fini les anniversaires : j’arrête définitivement de vieillir !  »

Sacré trio.

Ok, Charles, on ne va pas vous pister pour vous apporter un Daring Bakers avec 90 bougies, tel l’entarteur planqué dans les allées du festival de Cannes et s’apprêtant à perpétuer ses horribles forfaits ( si vous voulez savoir le nom de la prochaine victime, vous pouvez m’inviter chez Ducasse ).

Non, je voulais tout simplement profiter de ce non-événement pour vous dire qu’on pense à vous et qu’on vous aime.

Charles a tenu son premier rôle au cinéma dans un film de Jean-Pierre Mocky, il tiendra bientôt son dernier rôle au cinéma dans un film de Mocky, c’est normal … ce sont deux grandes pointures.

J’ai rencontré Charles Aznavour sur le tournage du film «Ennemis  Publics « où il tenait le rôle d’un vieil arabe. Sur le tournage, Charles a montré de suite, son respect  envers les réalisateurs et toute l’équipe du  film : toujours à l’heure, toujours disponible,  toujours souriant, toujours à l’écoute, toujours, toujours, et toujours (  ce pourrait être le titre d’une chanson ).

 

Pour la promotion du film dont j’étais chargé du développement, je lui ai demandé si je pouvais l’interviewer, de suite il me dit: « quand vous voulez à mon bureau ». J’organisais aussitôt ce grand rendez-vous avec caméraman, photographe, maquilleuse et ma pomme. Je n’oublierai jamais cet échange et cette complicité entre nous. Parlant de la banlieue, de la langue française de nos origines, etc.. l’ interview que vous allez découvrir est le message d’un dernier Grand…

A la fin de cette séance, je lui ai proposé de l’inviter au Festival de Cannes pour présenter la bande-annonce du film,  il me donna son accord et me glissa qu’il allait fêter ses 81 ans ce jour-là. Ce n’était pas tombé dans l’oreille d’un sourd ni d’un muet! j’intervenais auprès de Bernard Brochand, Maire de Cannes, pour savoir s’il  accepterait de rendre hommage à Charles, en lui remettant les clés de la ville. Monsieur Brochand fit mieux, il lui remit la Palme d’Or de la Ville et le nomma Citoyen d’Honneur !

Une grande fête à la Villa Domergue, lieu de réception prestigieux de la Ville de Cannes a été organisé. J’en profitais pour inviter les médias, le CNC, le milieu du cinéma présent au Festival, les acteurs, les sponsors, les notables de la Ville et la Communauté arménienne très représentée à Cannes.

Charles était enchanté et me remercia chaleureusement, grâce à cette belle fête, il avait retrouvé des cousins et amis arméniens de sa jeunesse. Il était très troublé et ému. J’avais compris ce jour-là la fraternité qui liait les arméniens entre-eux.

Mais j’avais encore des surprises pour Charles afin de clôturer son anniversaire en fanfare. J’ai sollicité, auprès de Monsieur Gilles Jacob Président du Festival de Cannes, la Montée des Marches avec Charles et toute l’équipe du film. M. Jacob m’autorisa même à venir en Cadillac (mon partenaire), en bas des Marches, alors que Renault était le Partenaire Officiel du Festival. Le service communication de Renault était furieux. Mais ils avaient simplement oublié que Cadillac et Corvette étaient les voitures du film. J’ai osé et j’ai gagné…

3 et deux, ça fait 5

Attendez, ce n’est pas fini!!!  j’ai demandé à Michel Denisot s’il voulait bien recevoir en  » Guest  » Charles et les deux réalisateurs, pour parler du film en direct dans Le Grand Journal. J’organisais une surprise pour Charles, faire chanter en rap «La bohème » par les rappeurs de Barbès la « Scred Connexion». Charles versa une larme…

Lettre de la Scred Connexion

On en reparlera en 2024, ne serait-ce que pour faire mentir le dicton :  » ce sont les meilleurs qui partent les premiers « .

L’atelier Picasso sauvé !

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Encore merci de votre soutien précieux, votre nom restera gravé dans l’histoire de ce lieu mythique.

J’aime bien ce genre de combats dont on dit qu’ils sont désespérés.

Sauver les Grands-Augustins, c’est notre devoir et notre fierté pour l’avenir des jeunes générations. C’est l’affaire de tous, ou du moins ça devrait l’être ! Pour reprendre ma maxime préférée, le Général Patton disait : “ Rien n’est impossible à condition d’utiliser l’audace ”. J’y ajouterai la passion !

dédé


 

Communiqué de presse CNEA                  
14 mai 2014
Le Comité National pour l’Education Artistique (CNEA) a pris connaissance du communiqué publié le 13 mai par Mme Aurélie Filippetti, ministre de la Culture (cf. PJ), et se félicite de l’avis favorable adopté à l’unanimité par la commission régionale du patrimoine et des sites. Ainsi que le demandaient les signataires de la lettre ouverte à la maire de Paris et au Premier ministre, la commission s’est prononcée en faveur de la protection, au titre des monuments historiques, du Grenier des Grands-Augustins, du deuxième étage de l’immeuble où fut peint Guernica, mais aussi de l’ensemble des façades, des toitures et de la cage d’escalier du 7, rue des Grands-Augustins.
Il s’agit là d’une magnifique victoire pour tous ceux qui ont uni leurs efforts depuis mai 2013 afin que les Grands-Augustins, qualifiés de « lieu le plus emblématique de Paris  » par le réalisateur Carlos Saura, soient définitivement protégés.
Le CNEA exprime sa vive reconnaissance aux membres de son comité de soutien, présidé par M. Lucien Clergue et fédéré autour de Mme Charlotte Rampling, de M. Didier Lockwood et de M. André Cardinali, dit Dédé de Montreuil.
Que soient aussi remerciés Opinion Internationale, le média en ligne qui a recueilli les signatures de nos soutiens*, et son fondateur, M. Michel Taube ; maître Marc Bellanger ; le groupe IGS (Institut de Gestion Sociale), qui soutient l’action du CNEA depuis plus de vingt ans et a accepté d’héberger l’association à titre provisoire. Bien évidemment, nos remerciements s’adressent aussi à tous les signataires de la lettre ouverte à la maire de Paris et au Premier ministre. Leur contribution a été essentielle pour rendre cette victoire possible. Merci aussi à M. Bertrand Delanoë, Mme Anne Hidalgo, M. Jean-Paul Delevoye, président du Conseil économique, social et environnemental, et M. Jean-Pierre Lecoq, qui n’ont pas ménagé leurs efforts pour appuyer nos démarches auprès du gouvernement. Merci enfin aux journalistes qui ont bien voulu se faire l’écho de ce combat sans précédent dans l’histoire du Patrimoine.
Pour reprendre les termes de la ministre de la Culture, « désormais, toutes les conditions sont réunies pour que l’arrêté d’inscription puisse être pris très rapidement. »
Notre combat ne s’arrête pas là. La vocation des Grands-Augustins ne peut être seulement patrimoniale, elle est aussi et avant tout culturelle: elle ne peut reprendre toute sa dimension que dans le cadre d’une ouverture au public, et tout particulièrement aux scolaires.
Le conseil d’administration du CNEA
* La liste des signataires, mais aussi l’éditorial de Michel Taube, la conférence de presse du 6 mai 2014, l’interview d’André Cardinali et l’improvisation de Didier Lockwood, sont consultables à l’adresse suivante:
2000 signataires ont signé la lettre ouverte à Anne Hidalgo et Manuel Valls avec plus de 100 personnalités du monde de l’art.

Pour tous ceux qui n’ont pas encore signé, vous pouvez encore le faire et le demander à vos amis. Merci d’avance.

 


Il était temps de classer cet immeuble emblématique.
 » ll y a quelques mois, alors que je préparais mon film « 33 jours » sur Picasso, Dora Maar et l’élaboration du tableau « Guernica« , j’ai eu l’occasion de visiter l’atelier de la rue des Grands- Augustins où l’artiste a peint le « Guernica ». Ce fut un grand moment d’émotion.
Je crois que ce lieu doit demeurer un lieu inaltérable, un centre de culte et d’admiration qui, en tant que Patrimoine de I’Humanité, mérite donc la plus grande attention de I’Etat français. ll n’est pas vain de penser que le « Guernica » est la plus formidable représentation « des désastres provoqués par la guerre », un tableau-affiche qui symbolise I’horreur et la violence de la guerre, malheureusement toujours présentes à notre époque, où les conflits belliqueux sont une menace permanente pour I’Humanité.
Pablo Picasso est un peintre espagnol et français, un peintre universel et sans frontières. ll a passé la majeure partie de sa vie en France qui I’a toujours bien accueilli. C’est à Paris, dans cet atelier des Augustins que Picasso, en y réalisant le « Guernica », a vécu une des expériences les plus émouvantes de l’Histoire de la peinture. Cette structure de la rue des Augustins qui a accueilli le théâtre, la danse et la peinture, mérite d’être conservée et protégée comme étant le lieu !e plus emblématique de Paris « Carlos Saura
NB : Carlos Saura prépare un film, 33 dias, dont la sortie est prévue en 2015, le rôle de Pablo Picasso étant confié à Antonio Banderas, celui de Dora Maar à Gwyneth Paltrow. A l’occasion du montage du projet, le CNEA avait accueilli le grand cinéaste au Grenier pour lui permettre de prendre les repères et mesures nécessaires à la reconstitution en studio des ateliers.

 » S’il est un lieu où la culture de la modernité a été créée, c’est les Grands-Augustins ! C’est par Guernica que j’ai appris ce qu’avait été la guerre d’Espagne et que j’ai compris certains enjeux qui ont meurtri l’Europe.

Bafouer ainsi cette mémoire si précieuse est insupportable. De plus, et surtout, faire vivre des endroits où il y a eu création, cela donne envie de créer. Et la France et l’Europe ont besoin de lieux de création. Les Grands-Augustins doivent revivre « . Erik Orsenna

Coup de gueule de Jean-Pierre Mocky

 » ça me fait doucement marrer de voir la polémique sur la réouverture de l’hôtel de Salé, et tout ça pour des histoires de personnes . Une chose est certaine, le musée va rouvrir. Une autre chose est certaine : si les ateliers des Grands-Augustins ne sont pas classés, ils risquent, eux,  d’être définitivement fermé au public.

J’ai été surpris de voir que Mr Claude Picasso, lors de ses nombreuses interviews, n’a pas parlé une seule fois de l’urgence de classer les ateliers de son père, qui avait déclaré à Brassaï, le grand photographe : « après l’incendie du Bâteau-Lavoir, si les Grands-Augustins disparaissent, il ne restera plus rien de mon passage à Paris « .

Mais, peut-être que Claude Picasso n’a pas eu le temps de se pencher sur le problème. On me dit qu’il n’a jamais mis les pieds aux Grands-Augustins.

C’est facile de dire :   » la France se fout de mon père  » , alors que les ateliers sont en péril et qu’on ne bouge pas le petit doigt !.

Et puis j’aimerai aussi qu’on pense au CNEA, viré par les huissiers à l’automne dernier. Sans le CNEA et tous ceux qui se battent aux côtés d’Alain Casabona, le grenier serait toujours aux oubliettes, et qui parlerait d’éducation artistique dans ce pays  ?  »


Lucien-Clergue-┬®-K.Cooper

 

Lucien Clergue. Président de l’Académie des Beaux-Arts et

Président du comité de soutien.

 

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Les animateurs du comité de soutien et Alain Casabona, Délégué général du CNEA.

 » Petit à petit, je me suis engagée, par envie, par amour pour un endroit que je refusais de voir disparaître. Pour quelle raison? Qu’est-ce qui peut justifier la disparition d’un tel lieu de mémoire? Nous avons réalisé au Grenier des choses très créatives, très fortes, très joyeuses aussi. Je sais qu’il ne veut pas qu’on en parle, mais tant pis, nous y avons également joué une pièce de théâtre écrite par Alain Casabona sur cet atelier et les personnages historiques qui l’ont visité à travers les siècles. Les Grands-Augustins sont un véritable symbole. Quant à dire ce qu’ils vont devenir…Même si le résultat obtenu est considérable, la bataille n’est pas pour autant complètement gagnée, mais je doute que les ateliers puissent être désormais détruits. Il faut quand même rester très vigilant. Je ne suis pas politique, je suis simplement un soutien moral, affectif. Amoureuse d’un endroit, tout simplement, et amie des gens qui l’animaient, et qui, je l’espère, pourront à nouveau nous enchanter. Parce que le Grenier n’est pas seulement mythique. Il est magique « .
Charlotte Rampling

 » La culture, l’art, la mémoire sont les garants de la survie de notre espèce. L’art exerce une triple fonction : il est divinatoire, puisque visionnaire, en ce sens qu’il s’adresse au futur. Il est également le témoin de notre passé, de notre éveil et de notre progression. Mais il est également le seul véritable ancrage dans le présent car tout acte artistique est un cadeau. Ainsi, c’est en regardant au fond des choses, à travers une éducation au sensible, que l’on peut apercevoir la lumière et se retrouver, ensemble, pour servir ce qui nous anime : la vie. Le Grenier des Grands-Augustins doit demeurer un lieu de rassemblement, en toute humilité. Il s’agit de réfléchir sur ce que l’art et la culture nous apportent. A travers le sensible, on peut sublimer le sensé et le rationnel. De ce fait, si nos dirigeants faisaient davantage confiance aux artistes dans leurs visions, on pourrait éviter beaucoup de catastrophes « . Didier Lockwood


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La victoire de Guernica

Nous en aurons raison.

 Paul Eluard 

Une anecdote veut qu’à Otto Abetz, ambassadeur du régime nazi à Paris, aurait demandé à Picasso, sur le ton de la colère, lors d’une visite à son atelier rue des Grands-Augustins, devant une photo de la toile de Guernica : « C’est vous qui avez fait cela ? », Picasso aurait répondu : « Non… c’est vous »

Aujourd’hui, Picasso pourrait nous dire  » C’est vous qui avez sauvé mon atelier ? oui, c’est nous !

 

 

Aznavour, Mocky, Holgado, JJSS…

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Après avoir organisé les anniversaires de Charles Aznavour et Jean-Pierre Mocky arrive bientôt le 10 ème anniversaire de la disparition de mon ami Ticky Holgado. Cela m’a donné l’idée d’organiser des anniversaires pour des grandes personnalités afin de ne pas oublier leur passage sur cette Terre …

Anniversaire Charles Aznavour à Cannes. 18 mai 2005.  ( 81 ans )

Voici un billet avec une interview exclusive. Un vrai message…..

3 et deux, ça fait 5

Anniversaire de Jean-Pierre Mocky ( 80 ans ) à la remise du Prix Alphonse Allais le 2 décembre 2013 à Paris.

S’il en est un qui méritait d’être honoré ce jour-là, c’est bien Jean-Pierre Mocky: il est à la fois metteur en scène, interprète, scénariste, monteur, producteur et distributeur.

Voir billet https://soufflezsurlesbraises.com/2013/12/06/jean-pierre-mocky-prix-alphonse-allais-2013/

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Anniversaire de la disparition de Ticky Holgago. 22 janvier 2004.  10 ans déjà !

Voir billet  https://soufflezsurlesbraises.com/2013/01/22/ticky-on-sennuie-2/

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« Créer, c’est se souvenir.  » Victor Hugo

Je cherche une idée pour organiser l’anniversaires de JJSS. 13 février 1924 (90 ans ) 

et de Charles Aznavour 22 mai 1924. (90 ans )

Mocky et les minimocks

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Voici un écrit d’Alain Casabona, président de l’Académie Alphonse Allais, relatif au prix éponyme remis à Jean-Pierre Mocky le 2 décembre, dans la salle Louis Lumière de la Société d’Encouragement pour l’Industrie Nationale.

Monsieur l’ambassadeur de l’Académie Alphonse Allais,  ( A 3 ), en quête des profils louches,

cher Dédé

La remise du Prix Alphonse Allais est toujours un moment d’exception, d’émotion. 1994 ! Joyeux traquenard tendu par les deux Robert – Chouard et Rotrou – à l’Hôtel Lutetia : vous êtes invité à une soirée « littéraire » et, patatras, vous voilà avec la comète de Allais autour du cou, entouré d’amis, illustres ou anonymes. Et puis un jour, re-patatras, c’est à vous de passer le témoin. Instants magiques, ponctués de surprises, de la remise du prix à Raymond Devos, à Honfleur en 1999, ou encore, l’an dernier, à François Morel, au Théâtre de la Porte Saint-Martin.Et cette année encore, nous n’avons pas été déçus !

Mocky, prix Alphonse Allais ! Super idée, Dédé. Réussir à filer un prix à Mocky, lui qui les abhorre, sans doute parce qu’il n’aime pas les juges, fallait oser ! Réception, dans les deux sens du terme, épatante. Certains people, mot qu’aurait détesté Alphi, n’étaient pas au rendez-vous ? La belle affaire ! Seule compte la joie du lauréat, du public et de tous ceux qui ont mis la main à la pâte pour témoigner leur reconnaissance à l’un des derniers grands du cinéma. En ces temps de grisaille et de morosité, les soirées de ce type sont si rares !

Mais revenons à Mocky, si rare lui aussi. Question d’une journaliste de la PQR : quel rapport entre Mocky et Allais ? Au-delà de la production considérable de nos deux compères, retenons avant tout leur refus commun du conformisme. Alphonse Allais, comme Jean-Pierre Mocky, ont lutté sans relâche contre la bêtise consacrée, la lâcheté admise, plaçant les cuistres dans des postures ridicules. Et s’il est une espèce polluante et pullulante, c’est bien celle constituée par tous ces plus-que-parfait du subjectif, individus satisfaits, éblouis de truismes et en quête permanente de reconnaissance. Actualité du refrain de Mayol : « Parlez-moi d’moi, ya qu’ça qui m’intéresse… » !

Imagine-t-on ces quelques mots, « c’est moi qui… », dans la bouche de Mocky ? Mocky, comme Alphi, n’a plus rien à prouver. N’ayant jamais été dans l’air du temps, au moins est- il assuré de ne pas partir en fumée. Et si beaucoup de cinéastes ne peuvent « sacquer », pour reprendre sa propre expression, l’auteur du Miraculé, c’est qu’ils jalousent sa liberté. Tant pis pour ces minimocks. Jean-Pierre Kalfon a résumé l’ambiance de cette soirée en deux mots : « bouffée d’air ». Merci Monsieur Mocky. Merci Dédé !

Alain Casabona

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Remise du prix Alphonse Allais à Jean Yanne par Alain Casabona, grand chancelier de l’Académie, sous l’oeil ébloui ( ou perplexe ? ) de Francis Perrin, garde du sceau, en présence de Raymond Devos, que l’on aperçoit, dissimulé derrière l’impétrant.

Sacré quatuor !. C’était en l’an de grâce 2000.

Jean-Pierre Mocky aurait sûrement aimé être des leurs ce jour-là. Maintenant, il est des nôtres !

Jean-Pierre Mocky. Prix Alphonse Allais 2013

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Le Prix Alphonse Allais 2013 a été remis a Jean-Pierre Mocky, pour l’ensemble de son oeuvre, par Alain Casabona, Grand Chancelier de l’Académie Alphonse Allais et Jacques Mailhot, Camerdingue de l’Académie, le lundi 2 décembre à la Société d’Encouragement pour l’Industrie Nationale, place Saint-Germain des Prés.

Orchestré et organisé par André Cardinali. Ambassadeur en quête des profils louches de l’Académie Alphonse Allais.

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Jean-Pierre Mocky fait partie des hommes à qui l’on n’a plus besoin de rendre hommage. C’est grâce à des types comme lui  que nous ne devenons pas tous des codes barres. Hommage non, reconnaissance oui ! tous les invités, illustres ou anonymes l’ont pris comme tel. Et tant pis pour ceux qui ont fait faux bond !. Ce devait être la fête. Ce fut la fête et quelle fête !

Le Prix Alphonse Allais a été créé en 1954 et attribué pour la première fois à Eugène Ionesco, excusez du peu, suivi de pointures comme Louis Velle, Jean-Marie Proslier, Robert Rotrou, Léo Campion, Arletty, Pierre Etaix, Raymond Devos, Jean Yanne, Pierre Perret, Sempé, Jean Amadou, Bernard Pivot …
 Jean-François Guyot, le souffleur et   » l’insuffleur  » de la Forge du Héron a accepté de réaliser le trophée du prix Alphonse Allais, avec le profil d’ Alphi, dessiné par Sacha Guitry, sur un coin de nappe, un soir de goguette.
Copie de Mocky - Guyot

La salle Lumière où s’est déroulée la réception est plus que le temple du cinéma. C’est ICI que les frères Lumière présentèrent le 22 mars 1895 leur cinématographe. C’est ici, oui, c’est ici, aussi que Madame Alice Guy-Blaché, la toute première femme réalisatrice de cinéma, à l’origine des premières fictions a convaincu Léon Gaumont de la laisser tourner le premier scénario de la maison éponyme. Pari osé, mais pari gagné, puisqu’en réalisant sa Fée aux Choux, Alice vient de créer la toute première fiction de l’histoire du cinéma. Un court-métrage de 60 secondes représentant la naissance d’enfants sortant des choux.

S’il en est un qui méritait d’être honoré dans ce lieu, c’est bien Jean-Pierre Mocky: il est à la fois metteur en scène, interprète, scénariste, monteur, producteur et distributeur. 

Parmi les surprises de la soirée, mes amis m’ont rejoint naturellement : Nicoletta, a chanté  « Ou es passé mon Saint- Germain des Prés  » et  « Mocky Blues « , Sarah Vernette récitante du conte d’Alphonse Allais,   » Paris plage « Aimé Nouma a slamé  » Mocky, le dernier des Mockicans «  et Rona Hartner qui nous a entraîné dans les steppes de l’Asie Centrale. ( un clin d’oeil pour Jean-Pierre, son père est Tchétchène )

Petite précision : cet événement a été réalisé sans qu’un euro ait été déboursé, pour la plus grande satisfaction d’Antoine de Montille, garde d’écus de l’Académie. Plus de deux cents invités, parmi lesquels, bien sûr, de nombreux académiciens allaisiens (A 3 ) et l’ensemble des administrateurs de l’Association des Amis d’Alphonse Allais ( A4) dont le président, Philippe Davis, a tenu à rendre un hommage particulièrement appuyé au lauréat, ont pu ainsi bénéficier de la générosité et de la complicité de tous ceux qui ont uni leurs efforts pour, eux aussi, saluer l’Artiste :

La Société d’Encouragement pour l’Industrie Nationale, Abaca, Bacardi, Champagne Devaux, Images Services, Les Menus du Monde, Madame est servie ! ( traiteur de la soirée ), Francisko Sanchez, Valette, Vignerons de Guitres, l’imprimerie Etc – Inn, le  Chef Jean-Pierre Jacquin, Ludo et Stéphanie ( Promomédias) sans oublier Xavier Tassin, Bernard Armagnac et Stéphane Péreirat.

Et c’est ainsi qu’Allais est grand !

LE DERNIER DES MOCKY-CANS slamé par Aimé Nouma

Quand mon ami Dédé de Montreuil m’a demandé si

je pouvais écrire un slam sur Jean-Pierre Mocky

je lui ai répondu très détendu que ce n’était pas les Mots-qui

manquaient pour pondre des textes

à propos de n’importe quoi ou de n’importe qui,

qu’on aime ou qu’on déteste.

Et  avec Mocky, M le Mocky, Mister Mocky

il s’agissait là  de parler en l’occurence

d’une sacrée personnalité , d’un doux-dingue

d’un cré-acteur agité, doublé d’un agitateur de conscience.
de quelqu’un qui avait déjà su forger lui-même sa légende dans le 7ème art

 à force  de talent , de grosses gueulantes,d’entregent avec les stars,

de coups de poings, de coups d’esbroufe, de coups de bluff et ouf

aussi de films coup de poings.

Et que la performance en fait Messieurs-Dames !

était de devoir utiliser le format court du slam

pour rendre hommage, célébrer un personnage

 s’étant rendu célèbre pour ses plus de 200 longs et courts métrages.

Plus d’un demi-siècle qu’il écume, rame et gamberge !

Donc bien  avant même l’arrivée de la Nouvelle Vague.

Plus de cinquante  berges

 que Mocky, le père du mot “dragueurs”

 nous aguiche et nous drague avec ses scénars ,

 ses affiches de fims  et leurs pléïades de stars.
Vedettes auxquelles sur les tournages,il prépare

 toujours un traitement à part.

Tant de temps que ce cinéaste d’un autre temps ,

cet insoumis qui a souvent mis ses sous dans ses prods

nous prodigue son art à Mockyfier.Oui, c’est bien mot mockyfier

le jeu et le statut des stars sur ses plateaux.
Et son génie est qu’à ce jeu , malgré leur égo,

les plus grands acteurs et comédiens s’y ont pliés.

Plus de cinquante piges que notre producteur-acteur

et réalisateur indépendant fustige quasi en temps réel

les travers des porcs, des cons, des cocus, de couillons,

des pervers, des corrompus, des maillons forts, des maillons

faibles de la société de consommation.

Alternant tour à tour chefs d’oeuvres rabelaisiens et insolites,

navets, fours,satyres sociales ,drames politiques,Films de série B voire

 Z et parfois devançant même l’Histoire avec des films prémonitoires.

Plus de cinquante ans que ça dure,

 avec souvent , très souvent, trop souvent la censure

et les coups durs.sans compter dans le métier, les crevures

qui suppurent et bien sûr aussi l’usure.

Même s’il semble inusable le vieux dur.

Tout ça valait bien que je prenne ma plume et fasse un slam sur JPM.
je crois même  que j’aurais été bien snob de m’y dérober.surtout quand on pense

 que Mocky

c’est peut-être un des derniers Mocky-Cans on les  prononcent

que ce soit en France ou ailleurs dans le monde

fait référence à un cinéma qui ose, qui dénonce

non pas comme tant d’autres qui encensent

 sans cesse la connerie du monde

Ce genre de référence ne gagne jamais de récompense

alors moi , Aimé NOUMA ce soir prophète d’Alphonse ALLAIS

je suis fier et heureux de  participer à la remise de ce prix

à l’impayable Jean-Pierre MOCKY.

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 un mot de mon ami Dan Mitrecey qui a bien compris pourquoi, nous avons organisé cette fête pour Jean-Pierre Mocky

Comme (presque) toujours, t’avais raison Dédé…Tu sais reconnaître les grands hommes.

Mocky, c’est le dernier des grands iconoclastes, l’ultime grande gueule, le trublion au verbe fort qui n’a plus son pareil pour appeler un con un con, sans les circonvolutions auxquelles nous ont habitués les suce-bites des médias sachant beaucoup mieux manier le cirage que la critique positive. Une sorte de Don Quichotte cinéaste qui s’est attaqué sans faillir aux moulins de la bêtise humaine sans jamais moucheter sa lance.

Alors, lui attribuer le Prix Alphonse Allais, ce n’est pas une récompense, c’est une évidence…
Un petit mot, tout de même, pour remercier les non-éduqués qui se sont contenter de venir se goberger sans même penser à se taire pour écouter ceux qui s’exprimaient à cette occasion. Un grand merci à Alain Casabona qui est parvenu à dire ce qu’il avait à dire malgré le brouhaha des conversations autour des petits fours rapidement engloutis et des verres prestement vidés. C’est limite si on ne les entendait pas roter… Remarque, on n’est pas étonné, et on a les noms…
Bravo pour cette cérémonie et merci à Mr Mocky pour l’ensemble de son oeuvre.

Dan Mitrecey

Mocky en pleine forme.

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Mocky : « J’aimerais faire un film avec Chirac et Lagerfeld en bagnards évadés de Cayenne » voici l’esprit de Monsieur Jean-Pierre Mocky, cela donne le ton d’entrée.

Franc-tireur du cinéma, l’œil moqueur et la langue bien pendue, l’un des derniers monstres sacrés du cinéma français multiplie les anecdotes désopilantes, sans jamais se départir d’une certaine mélancolie.

Mocky est à la fois metteur en scène, interprète, scénariste, monteur, producteur et distributeur. Il contrôle ainsi l’ensemble du processus de production d’un film.

Artisan autoproclamé, Jean-Pierre Mocky est propriétaire d’un cinéma au quartier latin, Le Desperado, un cinéma dont le nom lui va comme un gant. Son 67 ème film Le Mentor y ai diffusé en ce moment. A 79 ans, il suit sa voie d’auteur indépendant, à mille lieux des grands studios et de la langue marketée. Ses origines tchétchènes ont du le guider.

Sur ma proposition, Jean-Pierre Mocky va recevoir le Prix Alphonse Allais remis par Alain Casabona, Grand Chancelier de l’Académie Alphonse Allais dont je suis Ambassadeur, en quête des profils louches. ( il y a du boulot !!! )

Le Prix Alphonse Allais 2013 (2)

Quelle régalade samedi soir chez Ruquier, pour la présentation du film de Jean-Pierre  » Le renard Jaune  » quand il a flingué Natacha Polony et Aymeric Caron, des bobos lights !!!

http://www.dailymotion.com/video/x10gtcn_jean-pierre-mocky-vs-caron-polony-t-v-ruquier_news#.UayWHdJM-fU

Autre grand moment : le 29 Novembre 2008, Mocky est invité de l’ émission de radio  » Les amis du samedi  » sur France Bleu Bourgogne en compagnie d’Astrid Veillon, à l’occasion du salon européen du livre de Dijon. Outre son livre  » Cette fois je flingue », Mocky évoque le Marsannay, seule variété de bourgogne rosé que Luis Bunuel lui a fait connaître quand il déjeunait avec lui à la Coupole à Montparnasse. Un Must : Mocky s’est mis à chambrer un Chef de la région qui présentait des recettes avec des betteraves que Jean-Pierre déteste.

Jean-Pierre Mocky

Jean-Pierre a toujours soutenu mes combats, la preuve :

Paris, le 10 décembre 2008
Mon cher dédé
J’ai été heureux de venir te soutenir au Salon du livre à Dijon, tu as raison de te défoncer, ce salon à toutes les
possibilités pour devenir une référence dans le monde des éditeurs et des auteurs. Le lieu est magique.
J’ai fait comme tu le sais, d’autres salons, celui de Dijon vaut largement les plus connus, certainement grâce à
toi et à l’équipe qui nous a reçu si chaleureusement.
Transmets mes remerciements à tous sans oublier tes copains de France Bleu, dis-leur que j’aime toujours pas les betteraves.

Vive la Bourgogne, vive Dijon et son salon du livre et vive mon pote dédé qui est un grand Monsieur.
Amitiés
Jean-Pierre Mocky

La semaine dernière, nous nous sommes revus à l’Expo de Pierre Terrasson dédiée à Vanessa Paradis

MOCKY.DEDEDEMONTREUIL.SpArtS.14.05.2013

A mon ami Jean-Pierre, le Voltaire du cinéma

S’il n’en reste qu’un ce sera Mocky, le seul qui a attaqué tous les secteurs de la société ( la religion, les SDF, les dragueurs, les snobs, les vierges, le foot, le sexe, le pognon, la politique, le deal, la colère, etc… ) il me fait souvent penser à Prévert, profitons-en, sinon on va le regretter, Jean-Pierre on te surveille de près, fais attention à toi , on t’aime, j’ai envie de créer le Manifeste du Mockysme. Dédé