Le blog de Dédé de Montreuil

" Sortons des grands ensembles pour aller voir les Grands Ensemble "

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Jean-Jacques Servan-Schreiber. Un homme hors du commun !

Bonjour M’ssieurs, Dames,

Le 13 février 1924 naissait JJSS. Un visionnaire que la France a loupé !!! Dans l’émission ‘Face à la nation’,  le célèbre intervieweur Lawrence Spivak a conclu l’intervention avec ces mots: « Quel dommage que vous ne soyez pas américain. Vous seriez chez nous un excellent candidat à la présidence. » 

Polytechnicien, Pilote de chasse  (US Navy en Alabama ), Journaliste, Patron de presse, Essayiste, homme politique.

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JJSS a écrit ce texte magnifique :

 » Il faut penser et agir avec toute la complexité de l’amour réel,

                          se garder de la rigueur de l’esprit.

Il faut croire à de multiples et changeantes vérités,

                        combattre au jour le jour,

et aimer en son coeur autre chose que soi-même.

                   Il faut créer.  » 

Jean-Jacques était un créateur, il aimait l’avenir et en particulier dans notre pays où chacun ne voit qu’un très grand espace devant lui, ne voit pas l’avenir, et quand il le voit, il en a peur, Jean-Jacques c’était le contraire…Il s’engagea avec un sens aigu de l’anticipation. Il est des premiers combats pour la décolonisation de l’Algérie, il est contre l’arme nucléaire, défend Airbus contre le Concorde, prône la suppression de l’héritage des moyens de production, développe des idées environnementalistes, accompagne les débuts de la révolution informatique, milite pour une Europe politique, la monnaie unique et pressent ce que l’on appellera plus tard la mondialisation…

JJSS était unique. Nous ne verrons pas de sitôt un autre homme comme lui. 

Fondateur de L’Express à 29 ans

Le titre est fondé par Jean-Jacques Servan-Schreiber et Françoise Giroud, comme supplément politique du journal  » Les Echos « , fondé par le père de JJSS,  Emile Servan-Schreiber. L’Express est le grand succès de la presse des années 1960. Jean-Jacques Servan-Schreiber par sa conviction et son intelligence a fait venir des grands noms comme  : Albert Camus, Alfred Sauvy, André Malraux, Fernando Arrabal, François Mauriac, François Mitterrand, Françoise Sagan, Jacques Attali, Jean Daniel, Jean-Paul Sartre, Pierre Salinger, Raymond Aron, Robert Badinter,  et tant d’autres…

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Cela me fait penser à la phrase de Françoise Giroud sur JJSS : « Quand on travaille à ses côtés, il vous éclaire sous votre meilleur jour, il vous donne envie de vous dépasser ».

La citation de JJSS   » Dire la vérité telle que nous la voyons  » devrait être affichée dans toutes les rédactions !!!

Depuis 1977, Jean-Jacques ne croyait plus à la presse écrite à cause des nouveaux réseaux d’information, comme d’habitude il avait vu juste.

J’ai eu la chance de travailler à L’Express comme collaborateur de JJSS   jusqu’au jour de la vente de L’express à Jimmy Goldsmith en 1977, ensuite j’ai continué avec lui vers d’autres aventures ( Défi Mondial, Centre Mondial Informatique ).

A 20 ans, rencontrer un homme comme JJSS, m’a permis de sortir des sentiers battus. C’était l’époque ou les patrons avaient conscience de leur rôle social et de leurs responsabilités  ( les actionnaires n’avaient pas le pouvoir d’aujourd’hui ) et le Coca Light pour Bobo’s n’existait pas !

Vous comprendrez mieux mon combat pour aider la jeunesse de demain, c’est comme Jean-Jacques, un Devoir… comme le 1er défilé de mode que j’ai conçu après 17 années de guerre à Beyrouth et aussi mon engagement pour préserver l’Atelier Picasso, la rénovation de la bibliothèque de la Société d’Encouragement pour l’Industrie Nationale, et mon implication à l’occasion de la remise du Prix Alphonse Allais à Jean-Pierre Mocky, l’un des derniers cinéastes de notre temps, etc…

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Jean-Jacques, mon pygmalion éternel.

« C’est pas possible !  «   ? est la phrase qu’il n’aimait pas de la part de ses collaborateurs. C’est pour cela qu’on allait jusqu’au bout de nos missions et c’est aussi pourquoi je suis resté à ses côtés pendant vingt ans.

Le Défi américain

Jean-Jacques Servan-Schreiber est au milieu des années 1960, un riche patron de presse et un éditorialiste politique toujours à l’affût des nouvelles idées. Par ses brillantes analyses et synthèses, il attire à lui les cerveaux de sa génération. L’Express est le principal journal d’opposition au Général de Gaulle et compte dans ses rangs quelques barons de la presse des décennies à venir : Claude Imbert, Jean-François Kahn, Catherine Nay, Michèle Cotta, Yvan Levaï, André Bercoff, Jean-François Revel…

De plus en plus anti-gaulliste et persuadé que le vieux Général n’est plus l’homme d’une France moderne, JJSS ne veut plus se contenter de son rôle d’observateur politique. Il est pourtant influent dans les milieux de gauche. Mais JJSS est avant tout un agitateur d’idées. Il considère que ses éditoriaux ne suffisent pas à éveiller ses concitoyens sur les défis que la France va devoir relever à l’avenir.  L’un d’eux bouleverse JJSS : les Etats-Unis et l’Europe se livreraient une guerre économique silencieuse où l’Europe semble totalement dépassée, tant au niveau des méthodes modernes du management que de l’équipement technologique et de la capacité de recherche.  Mais Servan-Schreiber y trouve l’occasion de développer un argumentaire en faveur d’un fédéralisme européen, dans un livre choc Le Défi américain, paru en 1967, reste aujourd’hui le plus gros succès de librairie pour un essai politique. Le livre est traduit en quinze langues, se vend à des millions d’exemplaires partout dans le monde et est unanimement reconnu comme très brillant.

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Une carrière politique engagée avec plusieurs batailles.

Le Concorde.

Le Concorde fut, comme le prédisait Jean-Jacques Servan-Schreiber avant même son premier vol, un  » Vietnam industriel« , mais cette entreprise était d’abord gaullienne.  » Nom de Dieu, nous le ferons ! » avait tonné le Général, en 1964, tapant du poing sur son bureau. La belle aventure a définitivement tourné au désastre financier. Le général de Gaulle s’en fichait: « On a fait ric-rac avec Caravelle, on fera peut-être ric-rac avec Concorde », rigolait-il. Pas le président François Mitterrand, qui veut même stopper l’exploitation commerciale du Concorde. Il sera finalement sauvé de justesse avec l’appui du ministre communiste des Transports Charles Fiterman qui trouve de nouveaux débouchés auprès des tour-opérateurs – l’un d’eux a d’ailleurs affrété l’avion qui s’est écrasé le 25 juillet 2000 à Gonesse.  Le coût du programme s’est élevé à 45 milliards de francs pour une vingtaine d’exemplaires construits. JJSS, s’interroge sur l’intérêt d’une telle dépense, « pour permettre à quelques milliardaires de traverser plus vite l’Atlantique ».  Aucun Concorde n’a été vendu, JJSS l’avait prédit.

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Le Bataillon de la Paix.

Une équipe internationale, embarque sur un petit voilier, le Fri en direction de Moruroa et Tahiti. L’objectif d’alerter l’opinion mondiale mais aussi, de retarder la campagne d’essais nucléaires aériens.

Plusieurs députés emmenés par Jean-Jacques Servan-Schreiber, Louis Besson, Charles Josselin, Anne-Marie Fritch – se joignent au « Bataillon de la Paix ». Accompagnés de représentants des Eglises, les pasteurs Gilbert Nicolas et Richard-Mollard, le Père Avril. Ils apportent le message des « Français contre la bombe », lancé à l’initiative du Mouvement pour le Désarmement, la Paix et la Liberté. Plusieurs milliers de Polynésiens formeront un impressionnant cortège dans la capitale tahitienne. Entre temps, le 22 juin, la Cour Internationale de Justice aura statué provisoirement demandant à la France de s’abstenir de sa campagne d’essais aériens.  Peu après, des militants non-violents français ont rejoint le Fri pour une action de « vigile » autour de Moruroa. Ce sont Jean-Marie Muller, fondateur du Mouvement pour une alternative non violente, Brice Lalonde, alors jeune écologiste, l’abbé Jean Toulat, écrivain et le général Jacques de Bollardière, mis d’office à la retraite pour avoir protesté contre l’usage de la torture en Algérie. Le tir Centaure du 17 juillet 1974 contaminera gravement Tahiti. 

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Enlèvement du chanteur Mikis Theodorakis aux colonels qui régnaient en Grèce.

En 1970, Jean-Jacques a été en Grèce avec Mélina Mercouri et Costa-Gravas pour plaider en faveur des condamnés du réseau « Défense démocratique », Papadopoulos lui permet de ramener Theodorakis en France. Le dictateur retient cependant sa femme et ses enfants en Grèce : Ils seront ses otages pour empêcher Theodorakis de parler.

Le Pouvoir Régional.

Avec dix ans d’avance sur les grandes lois décentralisatrices, Jean-Jacques Servan-Schreiber rêvait déjà de consacrer  » le pouvoir régional « .

Son idée ? Ne plus considérer la région comme un simple échelon administratif, réduit à l’application des politiques publiques, mais la doter d’un véritable pouvoir d’action. Un poids politique réel, équivalent à celui de l’Etat centralisé.

Aujourd’hui encore, à l’heure où l’on parle de regrouper les régions, cette conception demeure d’actualité.

Il faut la mener à son terme et doter les régions d’un véritable pouvoir réglementaire, outil indispensable pour mener de vraies politiques globales. C’est le seul moyen de créer vraiment des entités capables de peser au niveau européen et même mondial.

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Ministère des Réformes.

Après le décès du Président de la République, Georges Pompidou, le 2 avril 1974, Valéry Giscard d’Estaing accédait à la tête de l’Etat après 16 ans de régime gaulliste. Au gouvernement, le député Réformateur Jean-Jacques Servan-Schreiber est nommé Ministre des Réformes le 27 mai 1974.

Le 9 juin 1974, en apprenant la reprise des essais nucléaires à Moruroa, JJSS fait cette déclaration à France Inter : « Au nom de la France, des bombes vont exploser de nouveau dans le ciel du Pacifique et contaminer les habitants de la Polynésie française. C’est une chose contre laquelle je me suis élevé l’année dernière de toutes mes forces, lorsque j’étais à Tahiti avec le Bataillon de la Paix… » Jacques Chirac, Premier ministre, fit pression sur le Président de la République pour faire exclure Jean-Jacques Servan-Schreiber du gouvernement, ce qui fut fait le jour même de la déclaration publique du ministre.

Carrière politique : Député de Nancy. Président du Conseil Régional de Lorraine. Président du Parti Radical – Socialiste. Président du Mouvement Réformateur. Père fondateur de l’UDF.

Le Défi Mondial

Au milieu de la crise mondiale,JJSS saisit l’imagination et éclaire l’avenir. Il nous emporte de Paris à Bombay, de Tokyo à Riyad, de Hambourg à Alger, sur les sentiers de l’espoir. Dans le village de Taïf, en Arabie, dix avions privés atterrissent au crépuscule. Les hommes qui en sortent détiennent la richesse du monde. Ils posent leurs conditions.
Parmi des millions d’êtres humains affamés, illettrés, accumulant la misère du monde, des chefs d’Etat impatients interpellent l’Occident.

Dans les pays développés, la société industrielle, qui a perdu la maîtrise du pétrole et des investissements, se retrouve le dos au mur.

Du choc entre ces trois univers peut surgir un désastre, ou bien jaillir une flamme. Celle d’une épopée à l’échelle planétaire. Des instruments existent _ mais qui le sait? La révolution de l’intelligence est à notre portée, mais qui la veut? Un groupe d’hommes Européens, Arabes, Japonais conscients de ces périls, informés de ces réalités et de ces moyens, ont exploré ensemble, la voie de la Renaissance. Oui, elle existe. Tel est l’enjeu du Défi Mondial.

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Le Centre Mondial Informatique

JJSS joue alors de son influence auprès de Gaston Defferre afin de convaincre Mitterrand de créer un institut d’informatisation de la France. Ce sera le Centre mondial informatique et ressource humaine (CMIRH). JJSS est, comme il l’était avec Mendès France et Giscard d’Estaing, un conseiller de l’ombre du président, un éveilleur et même dit-on un « visiteur du soir »

Voir billet : https://soufflezsurlesbraises.com/2014/01/24/le-macintosh-a-30-ans-aujourdhui/  

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Oui JJSS était trop en avance, surtout dans le contexte des années 70. Bref, il a eu son utilité.
Les historiens s’y pencheront un jour, ce n’était pas totalement anachronique de parler d’Europe fédérale, de monnaie unique, d’informatisation, de globalisation de la consommation en 1969. JJSS a été là pour le montrer. Et d’une certaine façon, il est avec Mendès-France l’exemple que des hommes politiques peuvent être droits, intégres et visionnaires. Qu’on ne s’y trompe pas, l’image qu’on a voulu donner de lui : imprévoyant, bondissant et léger est fausse. JJSS est l’un de nos héros nationaux les plus lucides et les plus graves. Son idéal était le développement de son pays et, partant, le bonheur des Français.

JJSS laissera l’image d’un homme « visionnaire », louant son « courage qui avait du sens ». 

Message pour ses fils :  » Soyez fiers de votre père, c’était un grand homme de la France « 

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Débat Valéry Giscard d’Estaing et Jean-Jacques Servan-Schreiber

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Voici un débat datant de 1970 dans l’émission  » A armes égales  »  entre Valéry Giscard d’Estaing, Ministre de l’économie et des finances, et Jean – Jacques Servan-Schreiber sur l’égalité des chances dans la vie, sur le progrès social, et sur les mesures fiscales.

http://www.ina.fr/notice/voir/I00017662

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VGE était Ministre des finances sous la présidence de Georges Pompidou et JJSS Président du Parti Radical.

Ce débat était d’un autre niveau que le débat Sarkozy-Hollande  !!! présenté par de très bons journalistes et un public qui posait des questions  intelligentes.

C’était l’époque ou il n’y avait pas de COMPROMIS…

En 1974, Valéry Giscard d’Estaing, Président de la République entame une série de réformes qui structureront la France des années 1970. Il nomme JJSS, Ministre des Réformes.

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Les hommes de l’ombre. En vrai !

Bonjour M’ssieurs-Dames,

J’ai relevé un article écrit par Frédéric de Monicault dans Historia : Les hommes de l’ombre. En vrai !

L’excellente série diffusée sur France 2, montre à quel point le marketing politique fait désormais partie intégrante de la vie publique. Un rappel judicieux avant les prochaines échéances électorales.

«Les hommes de l’ombre» : la fiction politique de France 2 s’achève cette semaine, portée par le succès des quatre premiers épisodes. Un engouement mérité car les coulisses de la république sont habilement restituées. Les candidats à l’Elysée occupent l’avant-scène, mais le téléspectateur mesure aussi le poids prédominant des conseillers en communication. Dans la réalité de la vie politique française, cette tendance s’est imposée au cours des années 1980. Elle correspond au travail d’une triplette – le spécialiste du marketing Jacques Pilhan, le collaborateur de François Mitterrand, Gérard Colé, et le publicitaire Séguéla -, à la source de la campagne efficace du candidat socialiste en 1981. Le slogan notamment  – la «force tranquille» qui étaye la photo du futur président sur fond du petit village morvandiau de Sermages – est restée dans toutes les mémoires.

Dans «Les hommes de l’ombre», les convictions et les trajectoires des communicants se révèlent parfois à géométrie variable. Ce n’est pas l’apanage de la fiction : après avoir accompagné François Mitterrand, Jacques Pilhan a mis son talent au service de Jacques Chirac à partir de 1995. Cette double expérience réussie lui a valu la réputation de «gourou» du marketing politique. Il a sûrement façonné un style mais pas non plus fabriqué un système. Les années 1960, avec l’émergence de la télévision, ont commencé à focaliser les candidats sur les questions d’image. Même le général de Gaulle n’a pas échappé à la règle : entre 1960 et 1969, il assure plus de cinquante allocutions ou entretiens radiotélévisés.
La campagne présidentielle de 1965 représente un tournant : les hommes politiques, pour se rapprocher ou pour séduire encore davantage l’opinion, ouvrent certains pans de leur vie privée. Jean Lecanuet se fait photographier en famille, même chose pour Georges Pompidou en 1969. Valéry Giscard d’Estaing va encore plus loin : on le voit jouer au football ou encore descendre les pistes de ski de Courchevel, comme en février 1975. Mais il reste une place pour l’improvisation : la fameuse réplique de Giscard – «Vous n’avez pas, Monsieur Mitterrand, le monopole du cœur» – lors du débat télévisé de mai 1974 surgit de manière spontanée. Aujourd’hui, les conseillers en communication alimenteraient les protagonistes en fiches détaillées et formules assassines.
Dans ce dossier du marketing politique, l’exemple, comme souvent, vient de l’autre côté de l’Atlantique. Des experts ont fait les comptes : on recense moins de 300 professionnels quand les Etats-Unis affichent plusieurs milliers de consultants et une inflation de cabinets.
L’ascension des «spin doctors» est beaucoup plus enracinée : parmi les figures tutélaires, Joe Napolitan a été l’un des piliers du clan Kennedy. Fondateur de l’Association internationale des consultants politiques, il a participé en première ligne à plus d’une centaine de campagnes électorales. Aux côtés également du président Lyndon B. Johnson, il s’est forgé une réputation qui le mit en contact avec Jean-Jacques Servan-Schreiber et, toujours lui, Valéry Giscard d’Estaing. La communication politique a désormais largement franchi les frontières.

J’ai eu la chance d’approcher, Jacques Pilhan, Jacques Séguéla, Joe Napolitan et Jean-Jacques Servan-Schreiber, vous comprendrez mieux mon regard sur   » Les hommes de la lumière  » .  En vrai !

Jacques Pilhan, un stratège de la communication politique et un curieux de la vie.

Il a tout l’air d’un grand …

Jacques Séguéla, mon ami, mon mentor, toujours présent quand j’ai besoin de conseils. Fidèle en Amitié.

Jacques Séguéla, publicitaire et stratège en communication, auteur de la célèbre « Force tranquille » de François Mitterrand, est encore plus critique : « Je ne sais pas pourquoi, mais, dès qu’on touche à la communication, c’est toujours du Grand-Guignol, avec son lot de désinformation, copines, drames, etc. La réalité est beaucoup plus simple : ces « hommes de l’ombre » sont les metteurs en onde, les metteurs en scène, les metteurs en forme de la parole et des actions du candidat ». Selon lui, « seul compte le message » et les communicants ont vocation à faciliter sa lecture et doivent s’en tenir là. « Sur ce message, ils n’ont pas leur mot à dire. D’ailleurs, un candidat digne de ce nom ne se laisse jamais influencer… »

La force tranquille

Joe Napolitan, Mon professeur politique. Il écrivait toutes ses analyses politiques avec une machine à écrire, qu’il m’a offerte. Une Voss Wup Portal dans une valise noire.

Joe tapait avec deux doigts sur sa machine pour rendre un seul feuillet de synthèse à plus de 100 candidats dans le monde entier pour leurs campagnes politiques comme John F. Kennedy, Lyndon B. Johnson, Giscard d’Estaing, François Mitterrand, etc…

Joe, fumeur de Havane

JJSS. Mon pygmalion. Un visionnaire qui serait utile aujourd’hui dans le merdier où nous sommes.

Une passion: son pays                                                                                  JJSS et dédé