Le blog de Dédé de Montreuil

" Sortons des grands ensembles pour aller voir les Grands Ensemble "

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Adel & Bernard, deux amis complices.

Bonjour M’ssieurs, Dames,

Deux de mes meilleurs amis m’ont quittés en 6 mois. Deux hommes généreux qui savaient donner aux autres.

J’ai rencontré Adel Tawilé qui était comme mon frère, à Byblos en 1995, à l’occasion du Salon des Artistes Décorateurs ( SAD Beyrouth 95).

Pour pouvoir organiser, le 1er défilé de mode après dix sept années de guerre, sur la Place des Martyrs à Beyrouth, j’avais besoin d’héberger 20 jeunes stylistes franco-libanais. Roger Moukarzel, un ami photographe libanais me présenta Adel dans son hôtel à Byblos, après lui avoir présenté le projet, il accepta instantanément de loger et restaurer les jeunes stylistes pendant un mois. Sans lui, le défilé n’aurait pas eu lieu.

Depuis ce jour-là, notre amitié s’est soudée, Adel était un homme très respecté et apprécié au Liban.

Nous avions également le projet en 2000, de réaliser deux défilés de mode “ Alphabet et Adonis “ dans le plus vieux port du monde, avec les 22 lettres de l’alphabet phénicien constitué à Byblos, où le sarcophage d’Ahiram porte le premier texte cursif parfaitement clair, en phénicien classique. Un concert du compositeur libanais Gabriel Yared était prévu avec la présence de Magida El Roumi, célèbre interprète libanaise avec la mise en lumières de Jacques Rouveyrollis. A cause de nouveaux bombardements au Liban, la manifestation n’a pu avoir lieu.

Je me rappelle des bons moments passés ensemble au Liban, à Paris et à Rovaniemi en Finlande pour un repérage destiné à des VIP libanais pour séjourner dans le village du Père Noël avec leurs enfants. Huit jours de bonheur et d’aventures avec les lapons et les lapones et leur vodka explosive.

La tonalité du surnom que je lui avait donné “ Adelos le roi de Byblos” est dans mon esprit en permanence.

Une pensée profonde pour sa femme Laurence et ses deux fils Eric et Bruno.

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Mon ami Bernard  Armagnac était un personnage hors du commun avec un grand Coeur. Sa mission naturelle était d’aider les autres, il a rapproché beaucoup d’hommes et de femmes dans les relations humaines et dans les affaires.

Beaucoup, aujourd’hui, lui doivent leurs carrières et leurs profits et son attention à des interventions et recommandations multiples, j’espère qu’ils s’en souviendront !

Bernard avait un carnet d’adresses incroyable dans divers milieux: édition, imprimerie, vinicole, show-bizz, gastronomie, rugby, polo, sports automobiles.

Natif de Cénac et Saint-Julien, proche de Sarlat, il a su gardé les pieds sur terre et ses valeurs. La mort de son père (91 ans) l’avait profondément touché l’année dernière, il était si heureux d’avoir apporté un compteur d’eau au potager de celui-ci, qui a appris à mon fils comment récolter des pommes de terre. Un grand instant chaleureux comme je les j’aime.

Bernard a vite compris la vie parisienne en gardant toujours son accent du Périgord qui faisait son charme, il savait s’introduire dans la haute société comme dans les milieux plus modestes avec un vrai talent d’acteur. Il aurait aussi bien pu jouer dans Molière que dans San Antonio.

Bernard à côté de Miroslav, propriétaire du Café de Flore et les garçons

Si je devais raconter toutes nos anecdotes, il faudrait presque écrire un dictionnaire de vie sur les fêtes et les repas passés ensemble dont le dernier aux Deux Magots pour le Réveillon du Jour de l’an. Avec plusieurs de ses amis nous allons organiser en sa mémoire un repas convivial quand ce Covid – 19 nous aura lâché la grappe.

Bernard s’est battu contre quatre cancers depuis 16 ans, il a été un combattant extraordinaire, il a tout essayé mais cette maladie ne l’a pas épargné!!!

Une pensée profonde pour sa femme Jeanine et son fils Jérôme.

Voici un texte ou je n’ai pas oublié de citer mon pote Nanar.

BIZART ( le biz, est un art )

Tard, dans un bar à Saint-Germain, un lascar a rencard avec une fille aux yeux hagards avec des beaux nibards, il a l’air bizarre dans son beau costard payé en pétrodollars, on se croirait dans un polar !

Assise dans un coin du bar, par un pur hasard, une cougar mate des mastards avec son clébard, un Saint-Bernard qui n’est pas le nectar de l’année, son père est Kosovar et sa mère Tatare n’a pas reçu le César. Elle cherche la bagarre à des lascars qui boivent des Ricard, ils se prennent pour des Rock Stars, ces tocards de bâtards ringards !

Son pote Nanar à qui il a donné rencard, ramène des canards du bourg de Villars dans sa Jaguar, ils ont reçu un Oscar à l’Alcazar, ce n’est pas un canular! Nanar c’est un anar, qui vendait des nénuphars samovars et du caviar à Zanzibar.

Le tôlier du bar est un malabar qui mâche toujours des carambars, il ne faut pas le chercher le Nounours ! Un nectar !

En face du bar, Chez Castel, Mc Solaar fume un cigare en lisant le Canard.

Le lascar, un certain Dédé de Montreuil, un ancien zonard et loubard qui a toujours trainé sur les grands boulevards… en écoutant Mozart ! avec son char en kevlar acheté 1 dinar au bazar de Dinard…