Le blog de Dédé de Montreuil

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Race for Water. Une nouvelle Odyssée

Bonjour M’ssieurs, Dames

Ce dimanche 9 avril, s’élancera de Lorient, un homme extraordinaire sur un bateau merveilleux à la quête de l’impossible. Le projet est l’Odyssée pour l’Océan (RaceForWater.com) portant le rêve fou de combattre la pollution plastique dans les mers qui est une apocalypse silencieuse. Le bateau est un trimaran de course de 21 mètres construit à Lorient avec les meilleures technologies françaises, le plus beau produit de notre expertise extraordinaire dans le domaine de la voile. L’homme est Marco Simeoni, un entrepreneur Suisse qui après une prise de conscience fulgurante a vendu sa société leader dans le conseil informatique pour se consacrer au sauvetage des océans de la plus insidieuse et honteuse des pollutions humaines.

Reportage France 3 : http://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/morbihan/lorient/lorient-catamaran-race-for-water-bientot-depart-expedition-contre-pollution-1228951.html

Volontaire durant 3 années auprès de la Fondation Race For Water Franklin Servan-Schreiber s’est récemment engagé à temps plein pour la cause en tant que directeur de la communication et porte-parole de la Fondation.

J’ai le plaisir de partager cet article publié ce matin dans le Huffington Post avec vous tous. Franklin Servan-Schreiber.
La Fondation Race for Water propose une solution concrète concernant les déchets plastiques qui polluent nos rivières et, plus encore, nos océans.
Ce bateau est la preuve que les énergies propres sont l’avenir de l’humanité.

Je restais néanmoins sur ma faim, car parmi les amorces de solutions présentées, il manquait à mes yeux celle offerte par les nouvelles technologies. Les idées font progresser la société, mais ce sont les technologies qui concrétisent ce progrès. La technologie est trop souvent dissociée de l’écologie, de la même façon que le progrès matériel lui est opposé. Pourtant, il me semble, que la bataille contre le réchauffement climatique ne pourra se gagner, chez nous comme dans le tiers monde, qu’en l’associant à une facilité matérielle accrue. Personnellement, je rêve d’une Tesla lookée comme voiture de course, pas d’une Prius « raisonnable ». Je désire m’imaginer l’écologie comme l’Eldorado de demain.

Un très bel exemple de solution concrète et, j’aimerais préciser, positive, va s’élancer de Lorient ce weekend. Le navire Race for Water de la Fondation éponyme, va faire le tour du monde durant cinq ans en ne fonctionnant qu’aux énergies propres, un mix de solaire, d’hydrogène et d’une voile de kite. Ce navire n’est pas un projet de recherche comme l’a été l’avion Solar Impulse, mais une réalisation pragmatique. Si nous calquions la transition énergétique sur l’histoire de l’aviation, alors Solar Impulse serait la démonstration éclatante des frères Wright en 1903, et le navire Race for Water serait le tour de force de Santos Dumont avec le premier avion motorisé vendu en kit dès 1908. Trente années à peine séparent les premiers biplans de l’avion à réaction. Quel sera notre mix énergétique dans trente ans? Le pétrole sera peut-être déjà dépassé! Pourquoi ne pas s’autoriser à imaginer que les grandes sociétés pétrolières d’aujourd’hui deviendront les acteurs volontaires d’un avenir « propre »? La belle nouvelle, celle qui donne espoir, c’est que toutes les technologies d’avant-garde utilisées par le Race for Water sont déjà commerciales. Son départ de Lorient, ce dimanche 9 avril, marquera un point d’inflexion dans la transition énergétique. Je perçois à travers cet événement les prémisses de l’accélération fulgurante d’une transition énergétique dont le monde a tant besoin.

Cette transition invite aussi à considérer les déchets d’aujourd’hui comme les ressources de demain. Ce seront les technologies qui nous offriront cette possibilité. La Fondation Race for Water propose une autre solution concrète concernant les déchets plastiques qui polluent nos rivières et, plus encore, nos océans. Une recherche menée sur deux années par l’entrepreneur visionnaire suisse Marco Simeoni, a permis le constat implacable que les déchets plastiques sont irrécupérables une fois en mer: soit ils se fractionnent en micro-particules, soit ils sont tellement éparpillés dans l’immensité océanique qu’il est irréaliste de les collecter. La conclusion de l’étude est qu’il faut à la fois tenter de réduire notre consommation de plastique, et récupérer ces déchets à terre avant qu’ils ne s’échappent vers la mer. Là aussi des solutions technologiques commerciales de pointe permettraient de valoriser ces déchets en les transformant en énergie. Sur la base de la revente de cette énergie (électrique ou sous forme de gaz « propres ») nous pourrions rémunérer les milliers de collecteurs de rue comme c’est le cas pour l’aluminium, le papier, ou le verre. C’est une solution encore difficile à maitriser, au même titre que n’importe quelle avancée dans l’inconnu mais elle offre un espoir. Il faut se méfier des propositions trop simplistes pour résoudre les problèmes du monde, que ce soit en matière d’écologie ou de politique. L’accès aux vrais changements demande de faire des efforts, de se surpasser. De la créativité, de la résilience, et surtout des nouvelles technologies permettront à l’humanité de traverser la crise immense qui s’annonce. L’espoir est possible, il se doit être volontaire.

STOP !

Protégeons la mer pour nos enfants!

Je  m’engage auprès de cette mission visionnaire. A vous d’agir, aussi ! RaceForWater.com