Le blog de Dédé de Montreuil

" Sortons des grands ensembles pour aller voir les Grands Ensemble "

Archives de Tag: dédé de Montreuil

Meilleurs voeux 2016

Bonjour M’ssieurs-Dames

A tous mes fidèles lectrices et lecteurs,

Je vous souhaite une grande année 2016 avec bonheur, joie et réussites.

Le premier janvier est le seul jour de l’année où les femmes oublient notre passé grâce à notre présent.
Sacha Guitry

images

Que cette nouvelle année soit l’année de la Paix dans le monde.

C’est l’année internationale des  légumineuses.

Adieu 2015, année triste, une pensée à nos amis de Charlie Hebdo et aux morts du Bataclan.

Je ne prendrai pas de calendrier cette année, car j’ai été très mécontent de celui de l’année dernière!
Alphonse Allais

Et que l’année 2016 soit l’année de la création, je vais m’y atteler de suite !

année-créative

 

Publicités

Route 66

66

                                                                                                              Sur la route 66, j’ai construit mon chemin de-ci de-là…

C’était un beau matin de novembre, un gosse est né à Montreuil sous Bois,  sa mère en bonne italienne se lamentait  » Mamamia, non volevo un ragazzo  » ma una ragazza  » ça commençait bien, ! mon père était au bistrot avec ses potes ritals pour arroser cet événement avec du Chianti.

Les voisines apportaient des fleurs, des tourtes, du nougat, du vin italien … Stop ! J’ai même eu droit à une timbale en argent avec mon prénom gravé dessus, déjà la luxure. 

Et oh ! et moi, j’existe ?  Pour la peine, je leur pousse une gueulante digne de la Comédia del’Arte. Simple mais efficace, ma liberté était acquise. D’ailleurs, elle m’a jamais quitté, car je l’ai eu à un juste prix.

Et voilà, comment est né, dédé de Montreuil  Emoji

 

 

Les graffitis du mur de Gainsbourg ont disparu…

Bonjour M’ssieurs, Dames,

Vendredi matin, j’ai vu un peintre sur une échelle enlever les graffitis sur le mur de la maison de Gainsbourg, au 5 Bis rue de Verneuil, 40 ans de graffitis enlevés par des coups de truelles et de grattoirs.  Ce peintre devrait entrer dans le livre des records de la connerie.

Dieu, pardonne-leurs, ils ne savent pas ce qu’ils font !!!  

et les initiateurs non plus !!!

gainsb_v01

Comme pour l’atelier Picasso, mon autre combat, quand allons-nous laisser comme témoignage l’histoire des lieux ou se sont réalisés des créations  ? Je suis en colère car mes enfants, nos enfants ne sauront et ne verront pas que leurs parents ont vécu une époque formidable avec des grands artistes comme l’était Gainsbourg.

gainsbourg_mur

L’art contentpourien, c’est déjà quelque chose. Copyright dédé de Montreuil

L’art doit être aussi dans la rue et pas seulement dans les musées, Serge était très fier des graffitis sur son mur quand nous rentrions d’une bonne nuit d’ivresse et de poésie. J’étais présent quand César a fait un graffiti pour Serge à 6 h du mat en sortant du Don Camillo.

Aujourd’hui, c’est un mur mort dont voici le requiem

http://www.youtube.com/watch?v=7vJvwD3XADc

Mur

En voyant cette interdiction crétine et provocante, des graffitis vont renaître cette nuit.  je l’espère…

Ne pas écrire

Serge avait déjà repeint en blanc le mur de sa façade, ça n’avait duré que quelques jours !!! comme le montre ce beau projet d’animation réalisé par Arnaud Jourdain, qui retrace l’accumulation des graffitis sur ce mur pendant cinq ans. A voir absolument !

Voici deux livres sur ce sacré mur :

LE MUR DE GAINSBOURG  Par Samuel Tastet (Ed. Est, Paris-Bucarest, 1992) 

1550805111

Le mur de l´hôtel particulier de Serge Gainsbourg aura vu défiler bon nombre de ses “fanatiques”. Chacun laissant en guise de témoignage troublant, un mot, une phrase, un graffiti. 56 photos illustrent cette étape obligée du pélérinage du souvenir.

RUE GAINSBOURG  Par Jean-Claude Maillard. (Editions Alternatives, 1998)

Adieu

La bible des amoureux du mur de Gainsbourg !

En mars 1990, Jean-Claude Maillard, reporter de La 5, interroge Serge Gainsbourg lorsqu’il sort de chez lui rue de Verneuil, et lui demande de commenter la façade graffitée de son hôtel-particulier. Il reconnaîtra que toutes les phrases écrites sont bonnes et qu’il en avait trouvée une très jolie: “Ici cogite une âme slave”. 

L’Académie Alphonse Allais à Honfleur

 Bonjour M’ssieurs-Dames,

 Samedi dernier, à Honfleur, mon ami Joël Martin * ( L’album de la Comtesse du Canard Enchainé ) a été intronisé sur mon conseil par Alain Casabona *Grand Chancelier de l’Académie Alphonse Allais, et lui-même Prix Alphonse Allais.  

Voici une partie du discours de Jojo à Honfleur :

Mais je n’aurais jamais eu le pur bonheur d’être des vôtres sans André Cardinali, alias Dédé de Montreuil, votre Ambassadeur en quête des profils louches, qui a débusqué fin novembre 2009 mon profil, patibulaire mais presque, comme disait le regretté Coluche, de contrepéteur festif et palmipédique dans les vastes salles du Palais des Ducs de Bourgogne où se tenait le Salon Européen du Livre de Dijon, dont il fut l’un des maîtres d’ouvrage.

En témoignage de mon énorme gratitude envers Dédé, je lui dédie cette contrepèterie, que, retour de Dijon, j’ai publiée le 2 décembre 2009 dans l’ « Album de la Comtesse » du Canard Enchaîné :  J’ai épongé la dette d’un certain débit de Montreuil ?

J’ai gardé pour la bonne bouche :

Le Cardinal proposa une amb/assade à Milady avant de l’abriter

Un certain André l’avait maculée…

Ce Cardinal/ n’exhibe pas son QI

Mon Jojo, le roi du contrepet, normalien, physicien nucléaire, musicien méritait amplement de faire son entrée dans cette illustre académie créée en 1954, aux côtés de quelques académiciens Allais atoires.

Le premier académicien, qui reçut à cette occasion le premier prix Alphonse Allais fut Eugène Ionesco, suivi entres autres, de :

Marcel Achard, Arletty, Yvan Audouard, ( lui aussi prix Alphonse Allais et créateur de l’album de la comtesse), René Clair, Raymond Devos, Nelly Kaplan, Raymond Queneau, Jean Yanne, Jean Amadou, Alain Decaux, Pierre Mondy, Marhe Mercadier, Pierre Perret, Jacques Pessis, Bernard Pivot, Yves Robert, Sempé, Patrick Préjean, Popeck, Claude Sérillon, Louis Velle, Claude Villers, Marc Jolivet, René de Obaldia, Sophie Forte, Pierre Tchernia, Jacques Villers ….

Avant les intronisations, une visite dans la pharmacie « Passocéan «  ou est né Alphonse Allais, commentée par Jean-Yves Loriot ( procurateur de Normandie ) a permis aux nouveaux académiciens de découvrir le crâne de Voltaire enfant et le fameux monochrome rouge peint par Alphie : cueillette des tomates au bord de la mer rouge par un conclave de cardinaux apoplectiques.

Alphonse nous a requinqué avec ses poudres et ses potions magiques …

Comment ne pas pousser la porte de cette bien étrange pharmacie, et se priver de la visite du Petit musée d’Alphonse, le plus petit et plus zygomatique musée de France (officiellement classé S.V.P.).

Trop sérieux s’abstenir… Sinon, Allais-y même à bicyclette !

Le Petit musée d’Alphonse, puisque le plus petit, se divise en étagères : il faut découvrir les inventions débridées d’Alphonse, comme les boules noires pour les oreilles des personnes en deuil ou l’amidon bleu-blanc-rouge pour raidir le drapeau français les jours sans vent ….

L’acteur Henri Guybet a, lui aussi, été intronisé par Alain Casabona. Il débuta au Café de la Gare,aux côtés de Coluche, Romain Bouteille et Miou-Miou. Comment ne pas se souvenir d’Henri, dans Les Aventures de Rabbi Jacob et dans  « On a retrouvé la septième compagnie «

Après tous les discours, quelle ne fût pas ma surprise lorsque La Comtesse se retourna vers les académiciens en les interpellant «  pourquoi l’Ambassadeur, en quête des profils louches: André Cardinali, dit « Dédé de Montreuil » ne serait-il pas intronisé ? Stupeur dans la salle …

Du beau monde !

Alain Casabona ( le lion de St Germain Germain des Prés ) répondit alors : « c’est la surprise du jour. Avec l’accord de Francis Perrin, garde du sceau et de Jacques Mailhot, camerdingue de l’académie Alphonse Allais, la grande chancellerie a décidé de procéder aujourd’hui à l’ intronisation d’André Cardinali a qui je remets la Comète de Allais avec le titre de grand officier dans l’ordre de la comète « .

Et c’est ainsi qu’Allais est grand  ! 

  La médaille avec son cordon aux couleurs ultramontaines (et non ultramondaines !!! )

J’ai le cou bordé de nouilles  

Merci Casa, merci l’Académie, Merci l’Association des  Amis d’Alphonse Allais !

* Un billet sur Alain Casabona : https://soufflezsurlesbraises.com/2012/01/10/alain-casabona-le-lion-de-st-germain-2/

* Le dernier livre de Joël Martin : Les soupers d’un grand Palace. Editions Albin Michel

 

Soufflez sur les braises …

dédé de Montreuil

Ce blog raconte des histoires de mon voyage de jeune délinquant – sans casier judiciaire – « Dédé de Montreuil » échappé des terrains vagues de la zone ( le mot banlieue est venu plus tard ) proche de Paris.

Je voulais aller voir les lumières de la ville et j’ai croisé de grands bonshommes qui ont étonnamment choisi de partager un bout de chemin avec moi.

Fils d’un résistant communiste italien, ouvrier immigré en France, je ne supportais pas la pauvreté de mes voisins et de mes potes à Montreuil et à Bagnolet. Ma colère est née à ce moment là et ne m’a jamais quitté.

Ces braises au fond de mon cœur ne s’éteindront qu’avec mon dernier souffle. Ces braises donnent des flammes pour réchauffer le cœur des autres… Elles ne consument pas les matières mais elles conçoivent des projets qui relient les hommes, pour qu’un talent visible s’engage avec un autre talent dans l’ombre.

Je préserverai une part de mon jardin secret avec des conneries de ma jeunesse et des missions que l’on m’a confiées en toute confiance. C’est pas maintenant que je vais balancer comme les gars qui n’ont ni paroles, ni honneur !!!

J’ai la chance de vivre un destin, peu commun, qui me plonge dans toutes les communautés de notre société. Du rade à l’Élysée, mon engagement reste invariable. Ma curiosité, mon audace, mon enthousiasme depuis plus de cinquante ans m’ont fait vivre des histoires que j’ai décidé de raconter et de partager avec vous sur ce blog.

André Cardinali