Le blog de Dédé de Montreuil

" Sortons des grands ensembles pour aller voir les Grands Ensemble "

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Un Archipel de livres de mes amis !

Bonjour M’ssieurs-Dames,
Les éditions L’Archipel viennent de publier deux livres de deux amis : Tristane Banon  » Love et Caetera  » et Alain Depardieu  » Mon frère  »
J’ai connu Tristane au Salon du livre de Dijon en 2008, ou j’occupai le rôle de directeur du développement qui consistait également à convaincre des auteurs et éditeurs à venir à Dijon. Tristane fait partie des auteurs qui m’ont soutenu, pour que ce salon devienne l’un des meilleurs de France.Le pari était gagné ! ( 11 000 visiteurs), c’est alors qu’après 11 ans d’existence, le Maire de Dijon, François Rebsamen décida d’arrêter le salon, sans explication !!!

Un jour, Tristane eu l’idée qu’un éditeur publie un livre avec les billets de mon blog, je suis prêt à accoster sur l’Archipel !

Alain Depardieu, nous avons partagés le même bureau chez un pseudo-producteur…avec notre pôte en commun, Ticky Holgado. T’en souviens-tu Alain ?, Ticky tu nous manquent !.
J’en profite pour saluer PPDA ( lui aussi, rencontré au salon du livre de Dijon ) qui publie toujours chez L’Archipel  » Nostalgie des choses perdues « .
Mon amie, la Princesse Hermine de Clermont-Tonnerre nous initie aux bonnes manières et au Savoir-Vivre dans un livre sorti en 2013, toujours dans L’Archipel…

De Shanghai, ou je suis installé depuis huit mois, je vous adresse à tous mes amitiés fidèles. dédé de Montreuil ou dédé de Shanghai. 沪蝶蝶, c’est selon !

Tristane Banon.Love et caetera
Bouteilles de tendresse jetées à la mer, les lettres qu’a rassemblées ici Tristane Banon composent une autobiographie fragmentée à la fois pudique et poétique. Destinataires de son enthousiasme, de ses coups de coeur… ou de griffes : Damien Saez, Gisèle Halimi, Pete Doherty, Carla Bruni, Éric Naulleau, Vanessa Paradis, Karl Lagerfeld ou Albator, mais aussi sa mère, certains de ses proches, et même son ennemi d’un temps, Nicolas Bedos. « Ce livre ressemble à l’amour, c’est un jeu dangereux qui m’a rendue heureuse et m’a fait mal, tout à la fois… »
Tristane

Préface Carla Bruni
Les lettres de Tristane sont des bouteilles de tendresse jetées à la mer. Au milieu des flots de cynisme et de brutalité qui nous submergent, elles sont comme autant de petites bouées de sauvetage.Tristane Banon, qui est aussi journaliste,témoigne de sentiments peu fréquents à notre
époque, comme la délicatesse, la gentillesse,l’admiration parfois. De sa plume pleine de finesse,portée par sa voix à la fois fragile et limpide, Tristane nous raconte ses enthousiasmes, ses indignations,ses coups de cœur ou de foudre pour ceux à qui elle a choisi d’écrire.
On découvre autrement les destinataires de ces lettres. On croyait en connaître certains, mais on les voit différemment quand Tristane nous les
dépeint, les redessinant de ses mots, de sa voix douce, de son regard bienveillant. J’ai ainsi découvert des artistes que je connaissais trop peu, comme l’auteur-compositeur Damien Saez, la chorégraphe Karine Orts-Briançon, les comédiennes Anne Charrier ou Karole Rocher, et bien d’autres talents.
Il est vrai que l’admiration et la bienveillance sont si rares sur les ondes qu’il est délicieux de se pencher avec curiosité sur le travail ou le talent d’autrui sans entendre grincer la critique et l’acidité, pour une fois. Car c’est bien cela que nous offre Tristane Banon dans ses lettres : un moment de paix et d’humanité, quelques notes d’enthousiasme et de passion, une pincée de tendresse…
On sent bien, en lisant ces lettres, que Tristane a connu une drôle d’enfance, qu’elle a eu affaire à la solitude, à l’abandon, à la tristesse, mais ce sont l’intelligence, la découverte et la gentillesse qui animent son style à chaque ligne.
Cela fait du bien.
Téléchargez un extrait: http://www.ecriture-communication.com/archipel/wp-content/uploads/sites/2/Internet_banon_love_et_caetera.pdf

Alain Depardieu. Mon frère.

Qui se cache derrière l’un des plus grands acteurs français, à la riche filmographie et à la réputation sulfureuse ? Derrière l’acteur mythique, c’est l’homme Depardieu qui fait surface sous la plume de son frère Alain. Celui-ci évoque leur enfance à Châteauroux, ses délits de petit voyou, puis son arrivée tumultueuse à Paris.
C’est aussi, avec la notoriété, les frasques, le goût du bon vin, les rapports familiaux mouvementés, les intrusions en politique, mais aussi, chose moins connue, son approche de la spiritualité…
Alain dresse le portrait tout en rugosités de Gérard, où les éclats voisinent avec les confessions intimes. Plus encore, il souligne leurs différences : tandis que Gérard boude l’école, n’est pas aimé de sa mère et échoue à fonder une famille, Alain, ado demi-voyou comme son frère, bénéficie de l’amour de ses parents, fait de bonnes études et fonde un foyer.
Depardieu

Préface Robert Hossein
Aller vers ce qui nous dépasse Alain et Gérard Depardieu ont toujours couru après l’impossible ; issus d’un milieu modeste, provincial,
souvent déprimant, mais où l’amour tenait sa place, ils cherchent à faire de leur vie une ascension vers les étoiles.
Gérard, je l’apprécie comme acteur, comme tous les Français, mais nous n’avons jamais travaillé ensemble,hélas!
Alain, en revanche, avait son bureau voisin du mien quand, main dans la main avec Vincent Morelli, nous nous acharnions contre vents et marée à monter L’Affaire Seznec, L’Affaire Dominici, Une femme nommée Marie. Nous nous retrouvions de temps en temps pour bavarder. Nous avons découvert ainsi que nous avions beaucoup à partager! Alain est un bâtisseur. Il a d’ailleurs commencé sa vie dans l’architecture. Par la suite, il a
veillé aux destinées de films aussi ambitieux que Pirates,Tess, Tchao Pantin ou encore La Leçon de piano. Et bien d’autres. Il sait la masse de travail que représente ce genre d’entreprises – ces folies que nous aimons tellement.
Et je le sais moi aussi. Il faut avoir l’œil à tout! Ce sont des chantiers monstrueux ! De vraies cathédrales ! Des cathédrales de l’esprit. Comme si les cathédrales pouvaient être autre chose que des œuvres spirituelles. Ces affaires-là,ça ne marche que si l’on a la foi chevillée au corps. Ou au cœur. Rien n’est une question d’argent. Tout est une question d’amour. Et les fabricants de rêve – sur scène ou sur pellicule – sont bien placés pour le dire.
Or je sais qu’Alain a la foi. Comme son frère cadet,d’ailleurs, qui a lu saint Augustin à Notre-Dame de Paris. L’un et l’autre tiennent Dieu en amitié. Alain passe sa vie à brasser des millions d’euros: il le faut quand on veut matérialiser des songes. Mais ce qui l’intéresse,
c’est ce qui nous dépasse, ce qui nous dépassera toujours,ce qui est plus grand que nous, ce qui alimente notre
raison de vivre, comme une espérance mystérieuse, parfois irrationnelle.
C’est notre rôle ici-bas: aller au-delà de tout, inventer le destin.
C’est ce qu’ont fait Moïse, Jésus, Jean-Paul II. À notre modeste niveau, nous essayons nous aussi de soulever des montagnes – nos propres montagnes. Alain est des nôtres: un bâtisseur d’humanité.
Téléchargez un extrait:http://www.ecriture-communication.com/archipel/wp-content/uploads/sites/2/Depardieu_Mon-frere_extrait.pdf

Patrick Poivre d’Arvor. Nostalgie des choses perdues.

Les hommes roulaient en DS ; les femmes portaient des mini-jupes dessinées par Mary Quant. Dans les transports, on donnait son ticket à un poinçonneur. La musique s’écoutait sur 45 ou 33 tours. Plus tard, le walkman fera l’effet d’une révolution. Dans les salles de cinéma, des ouvreuses nous menaient à notre fauteuil. Les films, eux, étaient vus d’abord sur grand écran, puis en VHS.
Dans ce Dictionnaire des choses perdues, Patrick Poivre d’Arvor se rappelle un temps où la crise était loin, une époque heureuse qui mérite d’être célébrée.
En se livrant, de façon intime, il la fait revivre les apéritifs d’antan, l’âge d’or des paquebots, les biscuits que son grand-père lui ramenait de ses voyages ou les Dinky Toys qu’il collectionnait enfant… Par petites touches personnelles, il brosse le roman des Trente Glorieuses.
ppda
Préface
C’était avant. Était-ce mieux ? Je ne sais. Mais c’était avant et cela me plaît ainsi. Parce que les remontées de souvenirs qu’a suscitées en moi ce travail d’exhumation né de mes échanges avec mon éditeur, Arnaud Le Guern, me disent assez qui j’étais petit garçon puis adolescent,mais aussi ce que j’ai voulu devenir. La fidélité à ce petit garçon-là doit à mes yeux se transmettre comme une vertu cardinale. Et à travers ce livre je rends hommage à ce monde « d’avant » qui l’a façonné et a nourri ses rêves.
Ce monde-là était plus lent, certes, mais est-ce si grave ? Il était par nature moins « moderne »,mais qu’est-ce qui se démode plus que la mode ?
À mes yeux de sexagénaire nostalgique, c’était d’abord un monde enchanté et, plus les années passent, plus il le devient.
La nostalgie, ce n’est pas le passéisme. C’est d’abord un sentiment tonique de frustration devant notre impuissance à retenir les êtres et les
choses qui nous filent entre les doigts. Ne pleurons pas sur le lait renversé : ils ne sont plus là, ils ne reviendront que si nous les maintenons fermement en vie. Si l’oubli les recouvre et les ensevelit,ils seront morts pour de bon. Mais si nous savons les honorer comme il se doit, leur rendre hommage comme ils le méritent, à travers un livre ou une simple pensée, ils pourront ressusciter.
Téléchargez un extrait :
http://www.ecriture-communication.com/archipel/wp-content/uploads/sites/2/internet_poivre-d_arvor-nostalgie-des-choses-perdues.indd_.pdf

Princesse Hermine de Clermont-Tonnnerre. Savoir-Vivre au XXIe siècle.
Savoir-vivre au XXIe siècle
Les moeurs changent, les usages évoluent, la politesse demeure. Aujourd’hui comme hier, elle consiste à recevoir avec art, dresser un plan de table, établir un menu, faire bon usage d’une carte de visite, respecter les coutumes d’un hôte étranger, et transmettre les principes d’une bonne éducation… mais pas seulement. C’est aussi penser à éteindre son portable dans les lieux publics, s’adresser sans hauteur ni familiarité à la nounou de ses enfants, se tenir lorsqu’on est invité à un mariage protestant ou un baptême musulman…
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Savoir-vivre au XXIe siècle, c’est avoir pour principal souci d’être agréable aux autres. Et en cette matière, civilité rime le plus souvent avec simplicité. Cela vaut pour le téléphone portable et l’email, derniers supports de la goujaterie ! Les règles et les conseils contenus dans ce guide sont faciles à suivre. Ils permettent de vivre en harmonie avec autrui, et de s’éviter bien des désagréments – notamment celui d’être classé parmi les snobs, les malotrus… ou les tristes sires.
Télécharger un extrait:
http://www.ecriture-communication.com/archipel/wp-content/uploads/sites/2/internet_2013clermont_tonnerre_savoir-vivre_au_xxie_siecle.indd_.pdf

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Ali, vendeur de journaux à la criée

Bonjour M’ssieurs-Dames,
«Ça yaï : on a retrouvé le père de Zohra », Ça yaï :« Fuite des cerveaux : Johnny Hallyday quitte la France », Ça yaï :« Encore une catastrophe : la femme de Hollande est revenue », « Ça yaï : Montebourg démissionne  » etc…
Depuis trente-six ans, Ali Akbar annonce les mauvaises nouvelles, les bonnes… mais aussi celles qui jaillissent de son esprit facétieux.
Emblème de Saint-Germain-des-Prés, ce vendeur de journaux à la criée est une figure du quartier.
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La preuve : Ali a sa tête peinte à l’angle de la rue du Four et de la rue des Canettes. C’est le chroniqueur Emmanuel de Brantes qui a eu l’idée de cette opération. Pour « tisser des liens » entre les habitants d’un quartier, les riverains sont invités à désigner des « êtres aimés » de leur quotidien dont le visage est ensuite peint dans la rue. «  La fresque remporte tous les suffrages. Les voisines d’en face applaudissent. Dans la rue, les gens interpellent Ali. « Mais… c’est toi sur le mur! C’est super! » « Les passants m’ont même obligé à rectifier le portrait d’origine et à peindre Ali avec sa casquette », sourit le peintre. « Si un jour on m’avait dit que j’aurais ma tête peinte sur un mur… Je ne suis pourtant pas une star, hein! Mais ça fait plaisir », lâche Ali avec ses yeux rieurs.
A 55 ans, Ali continue de sillonner les rues. Si, partout où il passe, les serveurs lui tapent dans le dos et les passants lui décochent un regard complice, peu de Germanopratins connaissent son parcours, alors, qu’il est connu dans le monde, les grands médias américains, anglais, japonnais, chinois ont écrit la trajectoire d’Ali.
Né au Pakistan, où il a commencé à travailler dès l’âge de 5 ans, cet ancien mousse débarque à Paris en 1972. Alors qu’il dort sous le pont Saint-Michel, une rencontre avec le professeur Choron, créateur de « Charlie Hebdo », le conduit à vendre la presse. « Le premier jour, j’ai vendu un journal dont le titre était Dieu existe, mais j’enc… le pape. Les gens avaient l’air choqué mais moi, je ne parlais pas français… » Peu à peu, Ali se promène entre la place de Solferino, le Luxembourg, Saint-Michel et Saint-Germain-des-Prés. «
Au début, le contact avec les gens était difficile, se souvient-il. Je sentais que je n’avais pas la bonne couleur. Des patrons de restaurants me jetaient dehors ou des dames mettaient leur main sur leur portefeuille en me voyant. Et puis, j’ai commencé à discuter avec certaines personnes et je leur donnais rendez-vous pour boire un verre après ma tournée. »
Aujourd’hui, Ali Akbar adore raconter qu’il bavarde avec Jean-Louis Debré ou Pierre Moscovici, qu’il a pris un verre avec Sophie Marceau sans savoir qui elle était, s’est baladé à l’arrière du scooter d’Edouard Baer, que Carla Bruni-Sarkozy, qu’il croisait régulièrement chez Castel, s’est levée pour l’embrasser, Ali a été naturalisé français par le bon coeur de  François Mitterrand.
Des paparazzis lui ont proposé de le payer pour savoir où dînaient des personnalités. Mais il a toujours refusé. » Même s’il regrette que Saint-Germain soit devenu « un quartier de frime, avec des habits de luxe », Ali n’est pas prêt de le quitter. « J’ai acheté une maison au Pakistan, mais je me sens beaucoup plus proche de la mentalité française. Je ne me vois pas arrêter complètement ce que je fais. »
Quoi qu’il en soit, le jour où Ali Akbar abandonnera ses journaux, les nouvelles n’auront plus la même saveur à Saint-Germain.
AliVoici son premier livre
et le deuxième« La Fabuleuse Histoire du vendeur de journaux qui a conquis le monde », Ed. J.-C. Gawsewitch, 17 €.
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Ce n’est pas le travail qui est récompensé dans ce livre, mais bien la chaleur humaine…
Ça yaï  …Ali, tu peux continuer à nous donner de la paix humaine. Ton pote dédé de Montreuil

 

Brute France pour Carla Bruni

 

Mes amis rappeurs, m’inspirent tous les jours.

Depuis que Carla Bruni a déclaré vouloir adapter la chanson  » Douce France  » de Charles Trenet en italien, j’ai écrit cette prose titrée  » Brute France  » car je suis fils d’immigré italien, né à Montreuil.

France, pays de ma naissance et de ma chance

France, des rêves dans mon enfance

France, de l’espérance à mon adolescence

France, où j’ai noué mon ignorance à mon indépendance

France, de douces vacances

France, mon élégance

France…

France, une existence en déchéance

France, un cahier de doléances

France, une arrogance de bienséances

France, une éloquence qui me décontenance

France, qu’as-tu fais de tes danses, de ton excellence ?

France, des politiques dans l’incompétence

France, où vont les échéances et les créances ?

France, plus de transe

France, plus d’ambiance et d’extravagances

France, tu cours dans tous les sens

France…

France, ton peuple a de la patience

France, donne-nous de l’assurance, de la délivrance

France, ne gâche pas nos expériences et nos sciences

France, réveille les compétences

France, bouscule le silence

France, nous voulons ta Renaissance

France, arrête ta convalescence

France, urgence

France, j’ai encore envie de t’appeler France

France, ma plus belle romance

France, ma révérence.

France, pays de ma naissance et de ma reconnaissance.

André Cardinali