Le blog de Dédé de Montreuil

" Sortons des grands ensembles pour aller voir les Grands Ensemble "

Archives de Tag: Aznavour Charles

Salut l’artiste !

Salut M’ssieurs-Dames,

Alphonse Allais a écrit un jour  » ne me demandez pas mon âge, il change tout le temps « . Cette réplique pourrait s’appliquer à Charles Aznavour qui a déclaré récemment :  » j’ai décidé de ne plus fêter mon anniversaire avant 100 ans « .

Raymond Devos, à l’occasion de ses soixante dix ans s’était fendu d’un :  » fini les anniversaires : j’arrête définitivement de vieillir !  »

Sacré trio.

Ok, Charles, on ne va pas vous pister pour vous apporter un Daring Bakers avec 90 bougies, tel l’entarteur planqué dans les allées du festival de Cannes et s’apprêtant à perpétuer ses horribles forfaits ( si vous voulez savoir le nom de la prochaine victime, vous pouvez m’inviter chez Ducasse ).

Non, je voulais tout simplement profiter de ce non-événement pour vous dire qu’on pense à vous et qu’on vous aime.

Charles a tenu son premier rôle au cinéma dans un film de Jean-Pierre Mocky, il tiendra bientôt son dernier rôle au cinéma dans un film de Mocky, c’est normal … ce sont deux grandes pointures.

J’ai rencontré Charles Aznavour sur le tournage du film «Ennemis  Publics « où il tenait le rôle d’un vieil arabe. Sur le tournage, Charles a montré de suite, son respect  envers les réalisateurs et toute l’équipe du  film : toujours à l’heure, toujours disponible,  toujours souriant, toujours à l’écoute, toujours, toujours, et toujours (  ce pourrait être le titre d’une chanson ).

 

Pour la promotion du film dont j’étais chargé du développement, je lui ai demandé si je pouvais l’interviewer, de suite il me dit: « quand vous voulez à mon bureau ». J’organisais aussitôt ce grand rendez-vous avec caméraman, photographe, maquilleuse et ma pomme. Je n’oublierai jamais cet échange et cette complicité entre nous. Parlant de la banlieue, de la langue française de nos origines, etc.. l’ interview que vous allez découvrir est le message d’un dernier Grand…

A la fin de cette séance, je lui ai proposé de l’inviter au Festival de Cannes pour présenter la bande-annonce du film,  il me donna son accord et me glissa qu’il allait fêter ses 81 ans ce jour-là. Ce n’était pas tombé dans l’oreille d’un sourd ni d’un muet! j’intervenais auprès de Bernard Brochand, Maire de Cannes, pour savoir s’il  accepterait de rendre hommage à Charles, en lui remettant les clés de la ville. Monsieur Brochand fit mieux, il lui remit la Palme d’Or de la Ville et le nomma Citoyen d’Honneur !

Une grande fête à la Villa Domergue, lieu de réception prestigieux de la Ville de Cannes a été organisé. J’en profitais pour inviter les médias, le CNC, le milieu du cinéma présent au Festival, les acteurs, les sponsors, les notables de la Ville et la Communauté arménienne très représentée à Cannes.

Charles était enchanté et me remercia chaleureusement, grâce à cette belle fête, il avait retrouvé des cousins et amis arméniens de sa jeunesse. Il était très troublé et ému. J’avais compris ce jour-là la fraternité qui liait les arméniens entre-eux.

Mais j’avais encore des surprises pour Charles afin de clôturer son anniversaire en fanfare. J’ai sollicité, auprès de Monsieur Gilles Jacob Président du Festival de Cannes, la Montée des Marches avec Charles et toute l’équipe du film. M. Jacob m’autorisa même à venir en Cadillac (mon partenaire), en bas des Marches, alors que Renault était le Partenaire Officiel du Festival. Le service communication de Renault était furieux. Mais ils avaient simplement oublié que Cadillac et Corvette étaient les voitures du film. J’ai osé et j’ai gagné…

3 et deux, ça fait 5

Attendez, ce n’est pas fini!!!  j’ai demandé à Michel Denisot s’il voulait bien recevoir en  » Guest  » Charles et les deux réalisateurs, pour parler du film en direct dans Le Grand Journal. J’organisais une surprise pour Charles, faire chanter en rap «La bohème » par les rappeurs de Barbès la « Scred Connexion». Charles versa une larme…

Lettre de la Scred Connexion

On en reparlera en 2024, ne serait-ce que pour faire mentir le dicton :  » ce sont les meilleurs qui partent les premiers « .

Publicités

Aznavour, Mocky, Holgado, JJSS…

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Après avoir organisé les anniversaires de Charles Aznavour et Jean-Pierre Mocky arrive bientôt le 10 ème anniversaire de la disparition de mon ami Ticky Holgado. Cela m’a donné l’idée d’organiser des anniversaires pour des grandes personnalités afin de ne pas oublier leur passage sur cette Terre …

Anniversaire Charles Aznavour à Cannes. 18 mai 2005.  ( 81 ans )

Voici un billet avec une interview exclusive. Un vrai message…..

3 et deux, ça fait 5

Anniversaire de Jean-Pierre Mocky ( 80 ans ) à la remise du Prix Alphonse Allais le 2 décembre 2013 à Paris.

S’il en est un qui méritait d’être honoré ce jour-là, c’est bien Jean-Pierre Mocky: il est à la fois metteur en scène, interprète, scénariste, monteur, producteur et distributeur.

Voir billet https://soufflezsurlesbraises.com/2013/12/06/jean-pierre-mocky-prix-alphonse-allais-2013/

DSC_6954

Anniversaire de la disparition de Ticky Holgago. 22 janvier 2004.  10 ans déjà !

Voir billet  https://soufflezsurlesbraises.com/2013/01/22/ticky-on-sennuie-2/

DCF 1.0

 

« Créer, c’est se souvenir.  » Victor Hugo

Je cherche une idée pour organiser l’anniversaires de JJSS. 13 février 1924 (90 ans ) 

et de Charles Aznavour 22 mai 1924. (90 ans )

Nicoletta en concert au Bataclan

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Il ne sera jamais mort le soleil quand on connait mon amie Nicoletta.

Réservez vite vos places pour son prochain concert. Nicoletta sur scène, c’est une bombe…

Nicoletta

Nicoletta, la seule blanche qui a une voix de noire. Ray Charles

Nicoletta texte

Elle a la voix

Des mots du coeur

Des angoisses du corps

La voix

De la véhémence du bonheur cherché

Perdu et parfois rencontré

La voix

Qui appelle à l’amour, à l’acte amoureux

Elle est le réalisme de sa génération.

Charles Aznavour

Ma rencontre avec Nicoletta

Le soir de l’enterrement de Ticky Holgado, tous ses amis se sont retrouvées à L’Isle, le restaurant de Jean-Pierre Rives à Issy les Moulineaux, avec l’orchestre de Ticky  » Les Clap Shooters « . Nicoletta a chanté la chanson Mamy Blue rebaptisée Ticky Blue avec Joe Starr, c’était magique ces deux voix à part ….

Nicoletta va reproduire à la fête que j’organise pour Jean-Pierre Mocky  » Mocky Blue« .

Pour les dix ans de la disparition de Ticky, le 22 janvier, pourquoi pas organiser un concert avec ses amis chanteurs et musiciens comme Nicoletta, Johnny, Paul Personne, Joe Starr, Dan Mitrecey et les Clap shooters sans oublier Ludo.

Lorsque j’étais chargé du développement en 2008 du Salon Européen du livre à Dijon, j’ai invité Nicoletta pour la sortie de son livre, «  La Maison d’en face  » ce qui m’a donné l’initiative de proposer un concert Gospel au Sacré-Coeur de Dijon. Un succès assuré. Voici le mot de soutien

Cher André,
J’ai été heureuse de ton invitation au Salon du livre de Dijon, c’était bien organisé, dans de superbes lieux, avec
des auteurs très sympathiques de la région de la Bourgogne.
Peux-tu me passer une copie de l’émission “ Les grandes personnes “ que tu m’a organisée avec France Bleu
Bourgogne en Direct pendant 1 heure, le vendredi 28 novembre. C’était Super et encore Merci.

Jean-Christophe et moi, te soutenons dans ton action pour te battre pour ce salon, qui peut devenir un des meilleurs en France, en plus mon éditeur est ravi, car beaucoup de livres ont été vendus.

C’est dommage pour le concert au Sacré-Coeur, qui devait avoir lieu en même temps, il est reporté au mois de février. C’était de ta part, une bonne idée, d’assembler les deux pendant mon séjour à Dijon.
Je suis de tout coeur avec toi et j’attends de tes nouvelles pour d’autres projets réalisés en commun.
Je t’embrasse.
Nicole Chappuis dite Nicoletta

Les Pleurs du Mâle d’Aimé Nouma

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Mon ami, le slameur, Aimé Nouma est à l’affiche avec la sortie de son premier livre  » Les pleurs du mâle  » parût aux éditions Universlam dans la Collection   » Entre Guillemets « .

Couverture 1(1)Les Pleurs du Mâle, un recueil de poésie slam contenant des chroniques parisiennes commencées à la fin des années 70.

Un Temps, rappelons-le, où le Sida n’existait pas encore. Temps où les immeubles n’étaient pas bardés de digicodes et où les caméras n’espionnaient pas en permanence la ville et ses sous-sols. Des tranches de vie, souvent celles de l’auteur, un ex-jeune des cités monté dans la capitale pour se chercher.

Des histoires d’amour, de sexe, d’argent, de quête de soi, de désir d’enfant, de banditisme et d’espoirs…

Des faits divers, largement teintés d’humour et d’érotisme avec, en toile de fond, Paris, la ville lumière, dont les quartiers populaires se modifient au gré des opérateurs immobiliers.

Les aventures quasi cinématographiques du  » Black – Titi  » de Paname  » comme on le surnomme dans l’univers du slam…

Né au Cameroun, ancien virtuose du ballon rond, Aimé s’est converti en jongleur de mots qu’il met en musique avec un flow très fluide.

Pour faire connaître et aider cet artiste hors du commun, acheter son livre à 10 euros en ligne http://www.universlam-editions.com/ , je vous le demande amicalement pour la défense des artistes.

Voici la préface du livre que je lui ai écrite :

Aimé, comment ne pas l’Aimer ?

Lors de notre rencontre dans les faubourgs de Levallois, j’ai compris qu’Aimé avait l’âme et le talent d’un artiste.

Regardez-le respirer, réfléchir, mater et vous serez  de suite conquis !

Avec son sourire de môme, avec sa démarche et sa gouaille de gadjo, ses verbes claquent et ses mots sont bien en place.

Je suis certain que Vian, Prévert, Apolinaire et Victor Hugo l’auraient apprécié.

Le crayon à la main, il a rempli des pages pour nous faire rêver et nous faire fantasmer…

Je suis très fier qu’il ait écrit un slam sur mézigue avec une recherche sur ma personnalité.

Aimé, continue à bouger, tu en as le corps et l’esprit.

Amitié fidèle…

Dédé de Montreuil

Il m’a fait l’honneur d’insérer le slam ci-dessous dans le livre  ( page 54 ) :

Salut Mon Dédé,

Faut croire que je suis  un peu con parfois, pour ne pas me rendre compte de la chance que j’ai d’avoir un pote comme dédé de Montreuil, malgré le temps qui passe.
Trop de la balle ton blog, ça me donne carrément envie d’avoir le même.
Au fait Dédé, tu voudrais pas être mon manager ?

Je t’ai fait un petit slam, mais il y a tellement à dire sur toi que je n’ai parlé que de la première soirée chez Laurie, donc il y aura une suite que j’ai déjà en tête puisque c’est du vécu. Dis moi ce que tu en penses. Amitié. Aimé.

Dédé de Montreuil, un aristo de la zone
St Germain, c’est son destin…
Comme l’attestent encore de beaux restes
il paraîtrait :qu’il était beau gosse le keum,
le gadjo quand il était plus jeune.
Que ça lui avait même permis defaire son gigolo.
Mais, ce n’est pas ce qui m’a marqué, sans conteste
quand je l’ai rencontré pour la première fois,
dans les beaux quartiers de la commune de Levallois
au cours d’un dîner mondain chez une relation commune.
Peu commun le bonhomme à la chevelure presque blanche.
Bonne mise, bonne mine, complet-veston,chemise blanche,
Westons et qui se recommandait de la Zone …Du 9.3..
Des quartiers chauds de la Seine-St-Denis ,ces endroits…
où banal petit rital , il avait grandi …
c’était fait ses premiers amis.
Et qui maintenant se faisait appeler Dédé, Dédé de Montreuil, Monsieur dédé de Montreuil
“Je suis un Aristo de la Zone” balançait-il avec une pointe d’orgueil.
St Germain, c’est son destin…
Et des barres de rires, à cette tablée,on s’en ai tapé ce soir là.
Car le drôle de Monsieur s’est avéré sympa, drôle , cultivé, tout ça.
Alternant verlan, argot, javanais et un langage chatié matiné de mots gitans,
il nous en a fait passer du bon temps ,nous racontant
avec humour et par le menu,
des vraies histoires vécues:
le Saint Germain-des-Prés des seventies, des sixties,
les bandes de voyous d’antan
les soirées de ouf du showbiz
les bastons, la schnouf, la tise…
Lipp, les Deux Magots, le Drugstore, Le Flore…
St Germain, c’est son destin…
Sans oublier les femmes:
les poufs, les stars, les starlettes…les grandes dames.
Il parlait aussi avec ferveur ,voire amour
de ses actions, ses combats pour l’intégration des jeunes , des défavorisés.
racontant ses victoires et aussi ses fours.
Il disait qu”il avait été favorisé par la vie
parlait des rencontres importantes de sa vie
citant de ci-de la des noms comme Mocky, Séguela, Aznavour, Servan-Schreiber,
Dali, Rocard, Prévert, MC Solaar, Cora Vaucaire, Mitterrand, etc..
Et là , il ouvrait les vannes ,mais sans monopoliser la parole,
et entre deux bonnes vannes ,(c’est un cas d’école)
il racontait, racontait, racontait , racontait, racontait
et nous on l’écoutait parce qu’il n’était pas là
à se la raconter …
Dédé au Départ, il était pas aiDé, mais il avait Décidé d’avoir un Destin… à St Germain….
St Germain, c’était son destin…

Le Slameur2coeur : Aimé

dédé en 1967

Dédé en 67 

La suite logique de mon destin à St Germain

SEIN GERMAIN

Comme d’hab je découvre le terrain

Par une conquête qui habite dans le coin

Sabine, « Zabineu », une belle rouquine issue de germains

Yeux pers, jeune fille au pair, rue des Saints-Pères

Chambre avec vue claire.

OK, Opé ,Super pour ce qu’on a à faire

Le matin

Après avoir ramené le marmot qu’elle materne fort bien

Passant rue du Four

Elle rapporte les croissants chauds et le pain du jour.

Frais comme le corps de ma mie qui me retrouve sous la couette

Où se lit à tue-tête

La carte du tendre

Pour qui veut l’entendre.

Rue Monsieur le Prince

Je parade sapé comme un prince

« Rue Madame ? »Oui Mr…heu Mme ! »

Tel un vrai indigène de St Germain,

Galamment j’indique le chemin.

« You’re so cute !where you come from ? »

« I’m african, cameroonian,

but I grew up in the suburbs,I’m a brand new parisian »

Tu parles avant d’être black titi de Panam

Je savais déjà parler aux dames

Mais pas le temps de prendre Racine,

Ecole de Médecine j’enlève Sabine

Sourire de gamine

On va boire des cafés rue de Buci ou Place St Sulpice

Tous ces moments passés ensemble sont des purs délices

« Aimé je t’aime !Je veux un café-crême ! »

Odéon , carrefour théâtre des émotions

Un skateur blond cause l’attraction

Il fait des sauts, des bonds, des contorsions

Sur la chaussée sept piteux képis s’étant piqués de l’arréter

Font tour-à-tour des roulés-boulés sous nos huées.

Rue saint-André-des-Arts, je suis désarmé par son désir de bébé

Maternel dessein éternel

Sous la Tour de Nesle même ritournelle

L’heure de la paternité n’a pas encore sonnée, désir snobé

« Aimé je t’aime ! Je veux un café-crème ! »

Non Sabine !Je me sépare de ton sein germain,

Le tétera un gamin mais ne sera pas le mien

Ou qui sait peut-être un jour, demain

Encore Saint germain main dans la main,

Sein germain dans la main

Aimé Nouma

 

Les Pleurs du Mâle de Aimé Nouma

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Mon ami, le slameur, Aimé Nouma est à l’affiche avec la sortie de son premier livre  » Les pleurs du mâle  » parût aux éditions Universlam dans la Collection   » Entre Guillemets « .

Couverture 1(1)Les Pleurs du Mâle, un recueil de poésie slam contenant des chroniques parisiennes commencées à la fin des années 70.

Un Temps, rappelons-le, où le Sida n’existait pas encore. Temps où les immeubles n’étaient pas bardés de digicodes et où les caméras n’espionnaient pas en permanence la ville et ses sous-sols. Des tranches de vie, souvent celles de l’auteur, un ex-jeune des cités monté dans la capitale pour se chercher.

Des histoires d’amour, de sexe, d’argent, de quête de soi, de désir d’enfant, de banditisme et d’espoirs…

Des faits divers, largement teintés d’humour et d’érotisme avec, en toile de fond, Paris, la ville lumière, dont les quartiers populaires se modifient au gré des opérateurs immobiliers.

Les aventures quasi cinématographiques du  » Black – Titi  » de Paname  » comme on le surnomme dans l’univers du slam…

Né au Cameroun, ancien virtuose du ballon rond, Aimé s’est converti en jongleur de mots qu’il met en musique avec un flow très fluide.

Pour faire connaître et aider cet artiste hors du commun, acheter son livre à 10 euros, je vous le demande amicalement pour la défense des artistes.

Voici la préface du livre que je lui ai écrite :

Aimé, comment ne pas l’Aimer ?

Lors de notre rencontre dans les faubourgs de Levallois, j’ai compris qu’Aimé avait l’âme et le talent d’un artiste.

Regardez-le respirer, réfléchir, mater et vous serez  de suite conquis !

Avec son sourire de môme, avec sa démarche et sa gouaille de gadjo, ses verbes claquent et ses mots sont bien en place.

Je suis certain que Vian, Prévert, Apolinaire et Victor Hugo l’auraient apprécié.

Le crayon à la main, il a rempli des pages pour nous faire rêver et nous faire fantasmer…

Je suis très fier qu’il ait écrit un slam sur mézigue avec une recherche sur ma personnalité.

Aimé, continue à bouger, tu en as le corps et l’esprit.

Amitié fidèle…

Dédé de Montreuil

Il m’a fait l’honneur d’insérer le slam ci-dessous :

Salut Mon Dédé,

Faut croire que je suis  un peu con parfois, pour ne pas me rendre compte de la chance que j’ai d’avoir un pote comme dédé de Montreuil, malgré le temps qui passe.
Trop de la balle ton blog, ça me donne carrément envie d’avoir le même.
Au fait Dédé, tu voudrais pas être mon manager ?

Je t’ai fait un petit slam, mais il y a tellement à dire sur toi que je n’ai parlé que de la première soirée chez Laurie, donc il y aura une suite que j’ai déjà en tête puisque c’est du vécu. Dis moi ce que tu en penses. Amitié. Aimé.

Dédé de Montreuil, un aristo de la zone
St Germain, c’est son destin…
Comme l’attestent encore de beaux restes
il paraîtrait :qu’il était beau gosse le keum,
le gadjo quand il était plus jeune.
Que ça lui avait même permis defaire son gigolo.
Mais, ce n’est pas ce qui m’a marqué, sans conteste
quand je l’ai rencontré pour la première fois,
dans les beaux quartiers de la commune de Levallois
au cours d’un dîner mondain chez une relation commune.
Peu commun le bonhomme à la chevelure presque blanche.
Bonne mise, bonne mine, complet-veston,chemise blanche,
Westons et qui se recommandait de la Zone …Du 9.3..
Des quartiers chauds de la Seine-St-Denis ,ces endroits…
où banal petit rital , il avait grandi …
c’était fait ses premiers amis.
Et qui maintenant se faisait appeler Dédé, Dédé de Montreuil, Monsieur dédé de Montreuil
“Je suis un Aristo de la Zone” balançait-il avec une pointe d’orgueil.
St Germain, c’est son destin…
Et des barres de rires, à cette tablée,on s’en ai tapé ce soir là.
Car le drôle de Monsieur s’est avéré sympa, drôle , cultivé, tout ça.
Alternant verlan, argot, javanais et un langage chatié matiné de mots gitans,
il nous en a fait passer du bon temps ,nous racontant
avec humour et par le menu,
des vraies histoires vécues:
le Saint Germain-des-Prés des seventies, des sixties,
les bandes de voyous d’antan
les soirées de ouf du showbiz
les bastons, la schnouf, la tise…
Lipp, les Deux Magots, le Drugstore, Le Flore…
St Germain, c’est son destin…
Sans oublier les femmes:
les poufs, les stars, les starlettes…les grandes dames.
Il parlait aussi avec ferveur ,voire amour
de ses actions, ses combats pour l’intégration des jeunes , des défavorisés.
racontant ses victoires et aussi ses fours.
Il disait qu”il avait été favorisé par la vie
parlait des rencontres importantes de sa vie
citant de ci-de la des noms comme Mocky, Séguela, Aznavour, Servan-Schreiber,
Dali, Rocard, Prévert, MC Solaar, Cora Vaucaire, Mitterrand, etc..
Et là , il ouvrait les vannes ,mais sans monopoliser la parole,
et entre deux bonnes vannes ,(c’est un cas d’école)
il racontait, racontait, racontait , racontait, racontait
et nous on l’écoutait parce qu’il n’était pas là
à se la raconter …
Dédé au Départ, il était pas aiDé, mais il avait Décidé d’avoir un Destin… à St Germain….
St Germain, c’était son destin…

Le Slameur2coeur : Aimé

dédé en 1967

Dédé en 67