Le blog de Dédé de Montreuil

" Sortons des grands ensembles pour aller voir les Grands Ensemble "

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Musée Alphonse Allais

Bonjour M’ssieurs,Dames,

Vous savez que j’aime créer des premières, voici une Grande Dernière !

Aujourd’hui 30 septembre 2018, Le Petit musée de France d’Alphonse Allais, (officiellement classé S.V.P.) a fermé ses portes, avec une partie de l’histoire de France et de ses auteurs.
Parce qu’il faut bien naître quelque part, l’humoriste Alphonse Allais( dit Alphie) naît à Honfleur, place Hamelin, deux étages au-dessus de l’officine paternelle, une belle après-midi d’automne de l’année 1854.
« Le préparatoire des potards Allais » …….  enfin restauré, mais mieux potard que jamais, n’est-ce pas ?
Un musée pas comme les autres ! Un parcours raconté dans La Vie drôle de l’auteur Alphonse Allais.
 
 
                                     
 
Les grands musées du monde se divisent en salles.
Le Petit musée d’Alphonse, puisque le plus petit, se divise en étagères : il faut connaître l’étagère des inventions débridées d’Alphonse, comme les « boules Quies noires pour les oreilles des personnes en deuil » ou « l’amidon bleu-blanc-rouge pour raidir le drapeau français les jours sans vent …. » ou l’étagère des remèdes aux matières premières curieuses ou à la dénomination étrange, mais encore utilisés à la fin du XIXème siècle.
Allaisluia ! C’est à Honfleur, octobre 2012, que j’ai été intronisé Académicien de l’Académie Alphonse Allais » en quête des profils louches », avec mon ami Joël Martin * ( L’album de la Comtesse du Canard Enchainé ) décerné par Alain Casabona *Grand Chancelier de l’Académie Alphonse Allais, et Prix Alphonse Allais. 
Quelques phrases drôles d’Alphonse:
« Heureusement que Dieu a crée la naissance avant la mort, sinon que saurait-on de la vie ? « 
« Il était normand par sa mère et breton par un ami de son père »
« Les jambes permettent aux hommes de marcher et aux femmes de faire leur chemin »

« Logique féminine : C’est quand on serre une dame de trop près … qu’elle trouve qu’on va trop loin « 

« C’est parce que la fortune vient en dormant qu’elle arrive si lentement »
« L’homme est plein d’imperfections, mais on ne peut que se montrer indulgent si l’on songe à l’époque où il fut créé »
« Pour être emprisonné, il n’est pas absolument nécessaire d’être coupable, mais d’un autre côté, pour être mis en liberté, il ne suffit pas toujours d’être innocent !
« Le café est un breuvage qui fait dormir quand on n’en prend pas »
« Quand on ne travaillera plus les lendemains des jours de repos, la fatigue sera vaincue »
« Heureux celui qui ne connaît le travail que de réputation, car l’effort sans aptitude n’est qu’une erreur de plus »
« Une quantité énorme de fleuves se jettent dans la mer. Celle-ci ne déborde pas car la providence évite cette catastrophe en y mettant des éponges »
« Les gendarmes ont grand tort de malmener les criminels. sans eux, ils n’existeraient pas »
et le fameux monochrome rouge peint par Alphie : cueillette des tomates au bord de la mer rouge par un conclave de cardinaux apoplectiques.
Prochainement, le Maire de Honfleur va continuer de faire vivre ce musée dans un lieu de la ville.  je suis ravi que Jean-Yves Loriot ( procurateur de Normandie) et guide du musée, continue sa mission pour faire sourire les visiteurs en racontant la vie d’Alphonse et sa poésie à part !.
J’ai fait partager ce moment émouvant dans la joie à mes amis artistes.
C’est ainsi qu’Allais est Grand !
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Meilleurs voeux 2016

Bonjour M’ssieurs-Dames

A tous mes fidèles lectrices et lecteurs,

Je vous souhaite une grande année 2016 avec bonheur, joie et réussites.

Le premier janvier est le seul jour de l’année où les femmes oublient notre passé grâce à notre présent.
Sacha Guitry

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Que cette nouvelle année soit l’année de la Paix dans le monde.

C’est l’année internationale des  légumineuses.

Adieu 2015, année triste, une pensée à nos amis de Charlie Hebdo et aux morts du Bataclan.

Je ne prendrai pas de calendrier cette année, car j’ai été très mécontent de celui de l’année dernière!
Alphonse Allais

Et que l’année 2016 soit l’année de la création, je vais m’y atteler de suite !

année-créative

 

Mocky et les minimocks

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Voici un écrit d’Alain Casabona, président de l’Académie Alphonse Allais, relatif au prix éponyme remis à Jean-Pierre Mocky le 2 décembre, dans la salle Louis Lumière de la Société d’Encouragement pour l’Industrie Nationale.

Monsieur l’ambassadeur de l’Académie Alphonse Allais,  ( A 3 ), en quête des profils louches,

cher Dédé

La remise du Prix Alphonse Allais est toujours un moment d’exception, d’émotion. 1994 ! Joyeux traquenard tendu par les deux Robert – Chouard et Rotrou – à l’Hôtel Lutetia : vous êtes invité à une soirée « littéraire » et, patatras, vous voilà avec la comète de Allais autour du cou, entouré d’amis, illustres ou anonymes. Et puis un jour, re-patatras, c’est à vous de passer le témoin. Instants magiques, ponctués de surprises, de la remise du prix à Raymond Devos, à Honfleur en 1999, ou encore, l’an dernier, à François Morel, au Théâtre de la Porte Saint-Martin.Et cette année encore, nous n’avons pas été déçus !

Mocky, prix Alphonse Allais ! Super idée, Dédé. Réussir à filer un prix à Mocky, lui qui les abhorre, sans doute parce qu’il n’aime pas les juges, fallait oser ! Réception, dans les deux sens du terme, épatante. Certains people, mot qu’aurait détesté Alphi, n’étaient pas au rendez-vous ? La belle affaire ! Seule compte la joie du lauréat, du public et de tous ceux qui ont mis la main à la pâte pour témoigner leur reconnaissance à l’un des derniers grands du cinéma. En ces temps de grisaille et de morosité, les soirées de ce type sont si rares !

Mais revenons à Mocky, si rare lui aussi. Question d’une journaliste de la PQR : quel rapport entre Mocky et Allais ? Au-delà de la production considérable de nos deux compères, retenons avant tout leur refus commun du conformisme. Alphonse Allais, comme Jean-Pierre Mocky, ont lutté sans relâche contre la bêtise consacrée, la lâcheté admise, plaçant les cuistres dans des postures ridicules. Et s’il est une espèce polluante et pullulante, c’est bien celle constituée par tous ces plus-que-parfait du subjectif, individus satisfaits, éblouis de truismes et en quête permanente de reconnaissance. Actualité du refrain de Mayol : « Parlez-moi d’moi, ya qu’ça qui m’intéresse… » !

Imagine-t-on ces quelques mots, « c’est moi qui… », dans la bouche de Mocky ? Mocky, comme Alphi, n’a plus rien à prouver. N’ayant jamais été dans l’air du temps, au moins est- il assuré de ne pas partir en fumée. Et si beaucoup de cinéastes ne peuvent « sacquer », pour reprendre sa propre expression, l’auteur du Miraculé, c’est qu’ils jalousent sa liberté. Tant pis pour ces minimocks. Jean-Pierre Kalfon a résumé l’ambiance de cette soirée en deux mots : « bouffée d’air ». Merci Monsieur Mocky. Merci Dédé !

Alain Casabona

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Remise du prix Alphonse Allais à Jean Yanne par Alain Casabona, grand chancelier de l’Académie, sous l’oeil ébloui ( ou perplexe ? ) de Francis Perrin, garde du sceau, en présence de Raymond Devos, que l’on aperçoit, dissimulé derrière l’impétrant.

Sacré quatuor !. C’était en l’an de grâce 2000.

Jean-Pierre Mocky aurait sûrement aimé être des leurs ce jour-là. Maintenant, il est des nôtres !

Jean-Pierre Mocky. Prix Alphonse Allais 2013

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Le Prix Alphonse Allais 2013 a été remis a Jean-Pierre Mocky, pour l’ensemble de son oeuvre, par Alain Casabona, Grand Chancelier de l’Académie Alphonse Allais et Jacques Mailhot, Camerdingue de l’Académie, le lundi 2 décembre à la Société d’Encouragement pour l’Industrie Nationale, place Saint-Germain des Prés.

Orchestré et organisé par André Cardinali. Ambassadeur en quête des profils louches de l’Académie Alphonse Allais.

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Jean-Pierre Mocky fait partie des hommes à qui l’on n’a plus besoin de rendre hommage. C’est grâce à des types comme lui  que nous ne devenons pas tous des codes barres. Hommage non, reconnaissance oui ! tous les invités, illustres ou anonymes l’ont pris comme tel. Et tant pis pour ceux qui ont fait faux bond !. Ce devait être la fête. Ce fut la fête et quelle fête !

Le Prix Alphonse Allais a été créé en 1954 et attribué pour la première fois à Eugène Ionesco, excusez du peu, suivi de pointures comme Louis Velle, Jean-Marie Proslier, Robert Rotrou, Léo Campion, Arletty, Pierre Etaix, Raymond Devos, Jean Yanne, Pierre Perret, Sempé, Jean Amadou, Bernard Pivot …
 Jean-François Guyot, le souffleur et   » l’insuffleur  » de la Forge du Héron a accepté de réaliser le trophée du prix Alphonse Allais, avec le profil d’ Alphi, dessiné par Sacha Guitry, sur un coin de nappe, un soir de goguette.
Copie de Mocky - Guyot

La salle Lumière où s’est déroulée la réception est plus que le temple du cinéma. C’est ICI que les frères Lumière présentèrent le 22 mars 1895 leur cinématographe. C’est ici, oui, c’est ici, aussi que Madame Alice Guy-Blaché, la toute première femme réalisatrice de cinéma, à l’origine des premières fictions a convaincu Léon Gaumont de la laisser tourner le premier scénario de la maison éponyme. Pari osé, mais pari gagné, puisqu’en réalisant sa Fée aux Choux, Alice vient de créer la toute première fiction de l’histoire du cinéma. Un court-métrage de 60 secondes représentant la naissance d’enfants sortant des choux.

S’il en est un qui méritait d’être honoré dans ce lieu, c’est bien Jean-Pierre Mocky: il est à la fois metteur en scène, interprète, scénariste, monteur, producteur et distributeur. 

Parmi les surprises de la soirée, mes amis m’ont rejoint naturellement : Nicoletta, a chanté  « Ou es passé mon Saint- Germain des Prés  » et  « Mocky Blues « , Sarah Vernette récitante du conte d’Alphonse Allais,   » Paris plage « Aimé Nouma a slamé  » Mocky, le dernier des Mockicans «  et Rona Hartner qui nous a entraîné dans les steppes de l’Asie Centrale. ( un clin d’oeil pour Jean-Pierre, son père est Tchétchène )

Petite précision : cet événement a été réalisé sans qu’un euro ait été déboursé, pour la plus grande satisfaction d’Antoine de Montille, garde d’écus de l’Académie. Plus de deux cents invités, parmi lesquels, bien sûr, de nombreux académiciens allaisiens (A 3 ) et l’ensemble des administrateurs de l’Association des Amis d’Alphonse Allais ( A4) dont le président, Philippe Davis, a tenu à rendre un hommage particulièrement appuyé au lauréat, ont pu ainsi bénéficier de la générosité et de la complicité de tous ceux qui ont uni leurs efforts pour, eux aussi, saluer l’Artiste :

La Société d’Encouragement pour l’Industrie Nationale, Abaca, Bacardi, Champagne Devaux, Images Services, Les Menus du Monde, Madame est servie ! ( traiteur de la soirée ), Francisko Sanchez, Valette, Vignerons de Guitres, l’imprimerie Etc – Inn, le  Chef Jean-Pierre Jacquin, Ludo et Stéphanie ( Promomédias) sans oublier Xavier Tassin, Bernard Armagnac et Stéphane Péreirat.

Et c’est ainsi qu’Allais est grand !

LE DERNIER DES MOCKY-CANS slamé par Aimé Nouma

Quand mon ami Dédé de Montreuil m’a demandé si

je pouvais écrire un slam sur Jean-Pierre Mocky

je lui ai répondu très détendu que ce n’était pas les Mots-qui

manquaient pour pondre des textes

à propos de n’importe quoi ou de n’importe qui,

qu’on aime ou qu’on déteste.

Et  avec Mocky, M le Mocky, Mister Mocky

il s’agissait là  de parler en l’occurence

d’une sacrée personnalité , d’un doux-dingue

d’un cré-acteur agité, doublé d’un agitateur de conscience.
de quelqu’un qui avait déjà su forger lui-même sa légende dans le 7ème art

 à force  de talent , de grosses gueulantes,d’entregent avec les stars,

de coups de poings, de coups d’esbroufe, de coups de bluff et ouf

aussi de films coup de poings.

Et que la performance en fait Messieurs-Dames !

était de devoir utiliser le format court du slam

pour rendre hommage, célébrer un personnage

 s’étant rendu célèbre pour ses plus de 200 longs et courts métrages.

Plus d’un demi-siècle qu’il écume, rame et gamberge !

Donc bien  avant même l’arrivée de la Nouvelle Vague.

Plus de cinquante  berges

 que Mocky, le père du mot “dragueurs”

 nous aguiche et nous drague avec ses scénars ,

 ses affiches de fims  et leurs pléïades de stars.
Vedettes auxquelles sur les tournages,il prépare

 toujours un traitement à part.

Tant de temps que ce cinéaste d’un autre temps ,

cet insoumis qui a souvent mis ses sous dans ses prods

nous prodigue son art à Mockyfier.Oui, c’est bien mot mockyfier

le jeu et le statut des stars sur ses plateaux.
Et son génie est qu’à ce jeu , malgré leur égo,

les plus grands acteurs et comédiens s’y ont pliés.

Plus de cinquante piges que notre producteur-acteur

et réalisateur indépendant fustige quasi en temps réel

les travers des porcs, des cons, des cocus, de couillons,

des pervers, des corrompus, des maillons forts, des maillons

faibles de la société de consommation.

Alternant tour à tour chefs d’oeuvres rabelaisiens et insolites,

navets, fours,satyres sociales ,drames politiques,Films de série B voire

 Z et parfois devançant même l’Histoire avec des films prémonitoires.

Plus de cinquante ans que ça dure,

 avec souvent , très souvent, trop souvent la censure

et les coups durs.sans compter dans le métier, les crevures

qui suppurent et bien sûr aussi l’usure.

Même s’il semble inusable le vieux dur.

Tout ça valait bien que je prenne ma plume et fasse un slam sur JPM.
je crois même  que j’aurais été bien snob de m’y dérober.surtout quand on pense

 que Mocky

c’est peut-être un des derniers Mocky-Cans on les  prononcent

que ce soit en France ou ailleurs dans le monde

fait référence à un cinéma qui ose, qui dénonce

non pas comme tant d’autres qui encensent

 sans cesse la connerie du monde

Ce genre de référence ne gagne jamais de récompense

alors moi , Aimé NOUMA ce soir prophète d’Alphonse ALLAIS

je suis fier et heureux de  participer à la remise de ce prix

à l’impayable Jean-Pierre MOCKY.

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 un mot de mon ami Dan Mitrecey qui a bien compris pourquoi, nous avons organisé cette fête pour Jean-Pierre Mocky

Comme (presque) toujours, t’avais raison Dédé…Tu sais reconnaître les grands hommes.

Mocky, c’est le dernier des grands iconoclastes, l’ultime grande gueule, le trublion au verbe fort qui n’a plus son pareil pour appeler un con un con, sans les circonvolutions auxquelles nous ont habitués les suce-bites des médias sachant beaucoup mieux manier le cirage que la critique positive. Une sorte de Don Quichotte cinéaste qui s’est attaqué sans faillir aux moulins de la bêtise humaine sans jamais moucheter sa lance.

Alors, lui attribuer le Prix Alphonse Allais, ce n’est pas une récompense, c’est une évidence…
Un petit mot, tout de même, pour remercier les non-éduqués qui se sont contenter de venir se goberger sans même penser à se taire pour écouter ceux qui s’exprimaient à cette occasion. Un grand merci à Alain Casabona qui est parvenu à dire ce qu’il avait à dire malgré le brouhaha des conversations autour des petits fours rapidement engloutis et des verres prestement vidés. C’est limite si on ne les entendait pas roter… Remarque, on n’est pas étonné, et on a les noms…
Bravo pour cette cérémonie et merci à Mr Mocky pour l’ensemble de son oeuvre.

Dan Mitrecey

Grégoire Lacroix, un Euphorisme…et des mots

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Comme vous le savez mon blog sert avant tout à vous amuser, à vous informer et à vous faire découvrir mes rencontres, lors de mes vagabondages buissonniers.

Aujourd’hui, mon ami Alain Casabona  » Le Maestro du faubourg  » m’a présenté Grégoire Lacroix.

J’ai encore mal au ventre en pensant à la partie de rigolade pendant notre déjeuner au Marco-Polo, un resto italien digne de ce nom ;  je vous le recommande.

Bien que né sous le signe de la balance, Grégoire Lacroix est un déséquilibré qui ne doit son salut qu’à la pratique de la sieste et de l’humour nonchalant.

Créatif tous azimuts et « déconoclaste multimédia », il a longtemps cherché sa voie au risque de la trouver… ce qui arriva. Mais elle avait la forme d’un rond-point dont il prit toutes les branches à la fois : guitariste de jazz, créateur de photo-démontages, parolier de chansons définitivement inconnues, membre de l’Académie Alphonse Allais, Ministre des Plaisirs associés, Fondateur de la philosophie évitiste, auteur sensible et drôle, à l’image de ses Euphorismes et de ses Patates parlantes.

Dans Euphorismes n’y-a-t-il pas « Euphorie  » ?

C’est l’état exact dans lequel me laissent les pépites verbales de maître Grégoire après intense et jouissive lecture d’icelles. Lichtenberg ou Pascal n’ont qu’à bien se tenir.

Méditez ces réalistes élucubrations auprès desquelles celles de nos pseudo philosophes médiatisés d’aujourd’hui font figure de rédacteurs de bulletins météo. Pierre Perret

Grégoire m’a offert deux livres sur ses Euphorismes (Editions Max Milo ). Je vous conseille de vous les procurer et de les offrir à vos amis pour les élever jusqu’aux hauteurs du rire avant de plonger dans des abîmes méditatifs !

Et aussi un autre livre :  » Les patates parlantes  « .  (Ce livre a été édité à compte d’auteur et n’est pas commercialisé ).

Pour avoir la patate,  je vous  livre un extrait de la préface pour vous donner le ton joyeux, désinvolte, hilarant et nécessaire.

La Pomme de Terre, tubercule pacifique est, depuis toujours, soumise à des tortures qu’aucun autre légume ne saurait supporter : épluchée, débitée en rondelles, en bâtonnets, en billes, en spirale, elle peut être selon l’humeur : sautée, fritée, vaporisée, chipsée, broyée, réduite en purée, et, le plus souvent plongée nue dans l’huile bouillante.

Ne dévoile-t-elle pas cette faculté secrète qu’ont les pommes de terre de dialoguer entre elles dans l’obscurité des bacs à légumes, endroit discret où, si on leur en laisse le temps, l’on peut aussi voir germer leurs idées ?

C’est pour cela que Grégoire a donné la parole à ce peuple opprimé et, par la force des choses, résigné.

Et patati et patata… Ce livre n’est pas une patate chaude !

Et maintenant, quelques Euphorismes de Grégoire que j’ai relevés pour vous :

Quand on n’a plus rien à se dire, on parle de communication.

Tolstoï et moi, sommes sur un pied d’égalité : il n’a rien lu de moi et réciproquement.

Il paraît que l’hépatite C, a contaminé tout le reste de l’alphabet.

Quand on voit la complexité des circonvolutions cérébrales, on prend conscience de ce miracle qu’est une idée simple.

Les empathiques sont des gens qui se mettent si bien à la place des autres qu’ils ne savent plus où est la leur.

Quand on va à la pêche aux cons, ça mord toujours…

Si le temps vous semble long, prenez-le dans le sens de la largeur.

Le bruit court, qu’on peut avoir une vie sexuelle sans avoir lu Freud.

Il paraît que les moutons insomniaques comptent les uns sur les autres pour s’endormir.

On s’ennuie toujours dans une exposition canine : y a pas un chat.

Je peux maintenant l’avouer, le spermatozoïde dont la victoire a donné lieu à ma naissance s’était dopé.

C’est quand même scandaleux, qu’un chauffard meurtrier puisse être libéré pour bonne conduite !. Etc…

Grégoire  fait aussi des collages hilarants. A suivre… dans un prochain billet. Pas tout à la fois quand même !!!

Je vais concocter une rencontre  (autour de bonnes bouteilles amies de vin rouge) sous la baguette verbale du Lion de Saint-Germain, Alain Casabona, entre Grégoire et mon pote Jojo, vous savez le Roi de la Contrepèterie,  Joel Martin(Comtesse de l’Album  du Canard déchainé).

J’ai hâte d’entendre des beaux mots, des gros mots, des grands et petits mots, je suis certain d’avoir des maux de tête le lendemain matin.

Je vous dédicace une citation que j’ai écrite dédiée à mes trois amis cités et à mon ami MC Solaar (jongleur des mots qui claquent) :

Au bar des encyclopédies, Le Petit Robert a tué Larousse à coup de Hachette après avoir eu des mots. dédé

Les mots m’ont donné une idée : celle d’organiser une exposition éphémère avec la saveur des mots écrits par plusieurs auteurs sur des supports alimentaires salés et sucrés, les invités croqueront les mots à pleine dents jusqu’au dernier mot. A l’entracte, il y aura des Exquis-mots au Moka en espérant qu’ils n’auront pas de maux d’estomac… et des mots de ventre comme ceux que j’ai eu aujourd’hui !

Seuls les mots d’esprit et les Mots Con posé seront admis.  Serge Moati sera l’invité d’Honneur entouré de Tops-Modèles

Il nous faut peu de mots pour exprimer l’essentiel. Paul Eluard

En deux mots … on peut tout dire !  ( un adepte inconnu de la concision )

Je me demande si je ne suis pas en train de jouer avec les mots. Et si les mots étaient faits pour ça ? Boris Vian

Et le mot de la fin : Les gens qui ne rient jamais ne sont pas des gens sérieux… Alphonse Allais

Je vous quitte , je suis invité à un Bal Mosquée…

Alain Casabona, le lion de Saint-Germain…

Bonsoir M’ssieurs-Dames,

Mon ami, Alain Casabona nous a quitté après une longue maladie, avec laquelle il s’est battu avec un courage exemplaire.

Alain Casabona fait partie de ces hommes qui rendent la vie plus belle.

Unanimement reconnu pour son humanisme, ses passions artistiques, son enthousiasme qui vous anime ou vous ranime dès que vous le rencontrez. Nous avions le même point commun, celui de vouloir aider les jeunes. C’est notre devoir,  voir du civisme. C’est un privilège !

« Un jour tu verras, on se rencontrera… » Comment ne pas évoquer cette chanson de Mouloudji.

C’est ce qui c’est passé, le premier jour ou je l’ai rencontré à l’atelier Picasso, rue des Grands-Augustins.

Alain se consacre aux autres pour en valoriser tous les talents et éclairer le quotidien à la splendeur de la fraternité.

Né au xxème siècle, ancien élève de l’école publique, Alain Casabona est un pianiste incroyable et l’un des plus grands romanciers actuels, encensé par la critique.

Depuis 1980, il est administrateur bénévole du CNEA ( Comité National pour l’Education Artistique). En 2005, il est nommé Secrétaire général du Haut-Conseil de l’Education Artistique, qu’il dirige avec Didier Lockwood, le violoniste de jazz. On lui doit notamment la loi sur les enseignements artistiques, l’organisation de sommets internationaux sur ce sujet et, l’an dernier, la création d’un nouvel enseignement d’Histoire des arts à l’école et au collège, avec inscription obligatoire de cette discipline au brevet des collèges. Une avancée sans précédent sous la Vème République.

Passionné de conservation du patrimoine,  c’est lui qui a réhabilité en 2002, le mythique Grenier des Grands-Augustins, l’ancien atelier de Jean-Louis Barrault et de Pablo Picasso, où fut créé Guernica.

Ouvert au public, le grenier a accueilli plus de 400 écoles, collèges et lycées dans le cadre d’ateliers pédagogiques et Alain organise, avec les nombreux bénévoles qui l’entourent, des manifestations culturelles de premier plan : concerts, lectures, expositions dont la dernière, pour la Prévention du cancer du sein «  Tâtez-vous », avec une vente aux enchères d’oeuvres orchestrée par Maître Pierre Cornette de Saint-Cyr, au cours de laquelle a été présentée l’affiche créée par Alain et Marie-Laure Rabé, sur mon idée «  Notre Festival d’une photo », a connu un succès considérable.
Toutes ces activités sont gratuites, et reconnues par les plus hautes instances internationales. C’est ainsi que Madame Irina Bokova, la Directrice générale de L’Unesco, lui avait adressé ce message :
« Permettez-moi de vous féliciter pour votre engagement concret en faveur d’une cause et d’un combat qui sont au cœur de nos préoccupations… Une fois encore, je vous congratule pour ce que vous défendez avec passion et conviction. Je souhaite que ce message soit entendu et lu par le plus grand nombre « .
Casa, comme le surnomment ses amis est au cœur de l’art comme avocat de la cause de l’éducation artistique et culturelle des jeunes générations. Casa a gardé de l’enfance une espèce de vitalité communicative avec un goût prononcé pour la blague de potache. Pas de politiquement correct chez lui !
Grand Chancelier de l’Académie Alphonse-Allais, Casa, manie l’humour comme personne. Ne pouvant tenir en place, sauf devant un piano, Casa évoque ses souvenirs par petites touches furtives. Ce faux vantard est un vrai modeste au cœur pur. Il m’avait nommé Ambassadeur de l’Académie  » en quête des profils louches  » Académie que nous allons défendre pour sa mémoire et ses engagements.

« Avec Casa, pas d’austère Liszt « 

J’avais posé quelques questions à Alain autour d’un verre, plusieurs …

Qui es-tu Alain  ?
Ca dépend de l’instant. Impression par moments d’appartenir à plusieurs siècles. C’est peut être pour cette raison que dans mes romans, on passe allègrement d’une époque à une autre, sans pour autant que ces récits soient autobiographiques – karmatique, isn’t it ?
Photo de Virginie Clériot
 Raconte-moi ton parcours
Atypique. Pianiste ( j’ai commencé très tard et abordé la scène très tôt, carrière interrompue par un accident de moto ). Enseignant. Conseiller culturel, haut fonctionnaire… J’adore faire la cuisine, et on m’a proposé à plusieurs reprises d’ouvrir un restaurant.
 Et tes passions ?
La vie !
 Parle-moi de tes vrais amis
Toujours présents, célèbres ou anonymes.
Perdu hier une merveille d’homme, un des plus grands pianistes du XXème siècle, aussi, Alexis Weissenberg. Il m’a appris une chose: on ne découvre pas la musique; on se découvre en musique.
 Alexis Weissenberg .dr
As-tu des messages à faire passer ?
On ne changera pas l’école tant que l’on ne donnera pas une place de premier plan à  l’Art dans nos établissements scolaires, qu’il s’agisse de son histoire, mais surtout de ses pratiques. Ainsi les enfants prendront conscience de la richesse qu’ils portent en eux. Sans doute notre civilisation titanesque, préoccupée avant tout de dominer physiquement la nature, accorde-t-elle plus de prix aux savoirs opératoires qu’aux savoirs spéculatifs. La chimie ou l’informatique, si nécessaires par elles-mêmes, semblent donner plus de prise sur la réalité que la musique ou les arts plastiques. Mais cette réalité est tronquée: l’échec scolaire en est un signe. Beaucoup d’enfants ne s’adaptent guère à une activité intellectuelle exclusivement tournée vers la puissance démonstrative et qui fait peu de cas non seulement des vertus de l’introspection, mais encore des merveilles de l’ineffable. Notre système éducatif est boiteux. Il n’est pas douteux que l’action publique, dans ce domaine, relaie puissamment les chances personnelles de l’enfant. Si l’on s’obstine à donner aussi peu d’importance aux savoirs artistiques à l’école, on agravera la fracture scolaire et la fracture sociale. L’éducation artistique est aussi un élément majeur dans le cadre de la construction d’une politique de la paix parce qu’elle élargit la vision du monde de celui qui la reçoit.
Parle-moi d’amour
Le mécréant que je suis croit à la grâce.
C’est quoi la grâce ?
Je serais bien incapable de t’en donner une définition, mais au moins, à l’appui de celle-ci, je suis persuadé d’une chose: l’Amour est une grâce.
Amour de mes deux filles Marie et Madeleine.
Et l’Académie Alphonse Allais, dont tu es le Grand chancelier ?
Une bande de joyeux drilles.
Ne pas confondre avec  « Les amis d’Alphonse Allais », de moins bonne fréquentation…dédé
 L’Académie a sorti son dictionnaire, aux éditions du Cherche midi, peux-tu nous donner une de tes définitions ? 
MARSUPIALE n.f. Air particulièrement apprécié par les didelphes (koalas, opossums et autres sarigues…). Ainsi est-il d’usage, en Australie, quand deux kangourous se marient, d’exécuter en leur honneur la Marsupiale de Mendelssohn.
Sigi, le compositeur désabusé dans ton nouveau roman  » Le dernier lion de Castelnau  » (éditions Calmann-Lévy), serait-ce toi ?
Désabusé, certainement pas. En panne d’inspiration, plutôt… enfin, par moments.
Quels sont tes projets ?
Un film, adapté de l’Eventail de Saturne, avec le même acteur dans les rôles de Beethoven et de Goya…mais chut !
Une pièce, aussi, sur le Grenier.
 Son titre ?
«  HISTOIRE D’ICI ». ICI : C’est en effet par ces trois lettres, écrites à la craie sur la porte du Grenier, que Picasso définissait l’accès à l’antre du minotaure.
Tu as permis à beaucoup d’artistes, célèbres ou inconnus de s ‘exprimer dans ce lieu magique. Jean-Louis Barrault et Picasso seraient certainement fiers de ton action et de celle de tes collaborateurs, tous bénévoles. Il faut savoir aussi que vous ne recevez aucune subvention, ni de l’état, ni des collectivités.
Viens, Alain, on va boire un Casa à Nice
Plutôt à Ajaccio…
Alain a écrit deux autres romans :  Le Grenier aux merveilles (Ed Du Rocher) et l’Eventail de Saturne (Ed Calmann-Lévy), ainsi qu’un recueil de nouvelles ( Histoires à dormir Dubout  ), qui a obtenu le prix Alphonse-Allais (Ed Du Rocher)  
Je ne t’oublierai jamais, cher Alain, dédé