Le blog de Dédé de Montreuil

" Sortons des grands ensembles pour aller voir les Grands Ensemble "

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Musée Alphonse Allais

Bonjour M’ssieurs,Dames,

Vous savez que j’aime créer des premières, voici une Grande Dernière !

Aujourd’hui 30 septembre 2018, Le Petit musée de France d’Alphonse Allais, (officiellement classé S.V.P.) a fermé ses portes, avec une partie de l’histoire de France et de ses auteurs.
Parce qu’il faut bien naître quelque part, l’humoriste Alphonse Allais( dit Alphie) naît à Honfleur, place Hamelin, deux étages au-dessus de l’officine paternelle, une belle après-midi d’automne de l’année 1854.
« Le préparatoire des potards Allais » …….  enfin restauré, mais mieux potard que jamais, n’est-ce pas ?
Un musée pas comme les autres ! Un parcours raconté dans La Vie drôle de l’auteur Alphonse Allais.
 
 
                                     
 
Les grands musées du monde se divisent en salles.
Le Petit musée d’Alphonse, puisque le plus petit, se divise en étagères : il faut connaître l’étagère des inventions débridées d’Alphonse, comme les « boules Quies noires pour les oreilles des personnes en deuil » ou « l’amidon bleu-blanc-rouge pour raidir le drapeau français les jours sans vent …. » ou l’étagère des remèdes aux matières premières curieuses ou à la dénomination étrange, mais encore utilisés à la fin du XIXème siècle.
Allaisluia ! C’est à Honfleur, octobre 2012, que j’ai été intronisé Académicien de l’Académie Alphonse Allais » en quête des profils louches », avec mon ami Joël Martin * ( L’album de la Comtesse du Canard Enchainé ) décerné par Alain Casabona *Grand Chancelier de l’Académie Alphonse Allais, et Prix Alphonse Allais. 
Quelques phrases drôles d’Alphonse:
« Heureusement que Dieu a crée la naissance avant la mort, sinon que saurait-on de la vie ? « 
« Il était normand par sa mère et breton par un ami de son père »
« Les jambes permettent aux hommes de marcher et aux femmes de faire leur chemin »

« Logique féminine : C’est quand on serre une dame de trop près … qu’elle trouve qu’on va trop loin « 

« C’est parce que la fortune vient en dormant qu’elle arrive si lentement »
« L’homme est plein d’imperfections, mais on ne peut que se montrer indulgent si l’on songe à l’époque où il fut créé »
« Pour être emprisonné, il n’est pas absolument nécessaire d’être coupable, mais d’un autre côté, pour être mis en liberté, il ne suffit pas toujours d’être innocent !
« Le café est un breuvage qui fait dormir quand on n’en prend pas »
« Quand on ne travaillera plus les lendemains des jours de repos, la fatigue sera vaincue »
« Heureux celui qui ne connaît le travail que de réputation, car l’effort sans aptitude n’est qu’une erreur de plus »
« Une quantité énorme de fleuves se jettent dans la mer. Celle-ci ne déborde pas car la providence évite cette catastrophe en y mettant des éponges »
« Les gendarmes ont grand tort de malmener les criminels. sans eux, ils n’existeraient pas »
et le fameux monochrome rouge peint par Alphie : cueillette des tomates au bord de la mer rouge par un conclave de cardinaux apoplectiques.
Prochainement, le Maire de Honfleur va continuer de faire vivre ce musée dans un lieu de la ville.  je suis ravi que Jean-Yves Loriot ( procurateur de Normandie) et guide du musée, continue sa mission pour faire sourire les visiteurs en racontant la vie d’Alphonse et sa poésie à part !.
J’ai fait partager ce moment émouvant dans la joie à mes amis artistes.
C’est ainsi qu’Allais est Grand !
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La peur et le courage !

ATTENTION ! CE BILLET FAIT PEUR !

Bonjour M’ssieurs-Dames,

“ Ne jamais prendre conseil de vos peurs “ Andrew Jackson

J’ai découvert dans l’un de mes nombreux livres, cette citation et je voulais vous la faire partager avec quelques pensées personnelles à ce sujet :

La peur nous empêche de faire quoi que ce soit ! Elle nous paralyse, il faut refuser de laisser la peur s’installer.

La peur peut nous empêcher de nuire, mais elle permet également de nous arrêter…

Même quand les résultats seront très bénéfiques, mais à quel prix ?, la peur vous indique que le sacrifice sera très grand.

La peur nous dit de se rendre et épargner la vie !

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Alors, que Courage nous dit de combattre et de gagner sa liberté! la Liberté.

C’est le pouvoir qui vient de courage .

La peur vous dit de geler et de ne rien faire, ou de s’enfuir.

Courage vous dit de passer et à surmonter toutes les épreuves.

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Si le courage commence à monter en soi, la peur va s’écraser. La peur est peureuse, elle ne se bat pas, elle recule dès que le courage se montre.

Winston Churchill a dit …

»Telle est la leçon: ne jamais abandonner,  jamais, jamais en rien, grande ou petite, jamais céder à l’exception des condamnations de l’honneur et du bon sens. Ne jamais céder à la force, jamais céder à la puissance apparemment écrasante de l’ennemi. L’histoire est écrite par les vainqueurs ». « Le courage est la première qualité humaine, car c’est elle qui garantit toutes les autres ».

L’ennemi que nous avons aujourd’hui est elle-même la peur. Il ne faut pas l’écouter, ni l’entendre.  Le courage sert à se tenir debout devant elle. Puis nous gagnerons la liberté sur la peur qui nous revient de droit ! 

    » La peur est un état d’esprit et un état d’esprit peut se contrôler et se diriger « . Napoléon

L’homme courageux , n’est pas celui qui n’a pas peur, mais celui qui arrive toujours à surmonter sa peur !.  

J’espère qu’avec ses mots, vous n’aurez plus peur et que le courage vous donnera la force nécessaire pour combattre ce monde de bruts…. dédé 

Je dédie ce message à mon ami Alain Casabona qui n’a pas peur des promoteurs qui veulent changer l’atelier Picasso en un hôtel de luxe et pour son courage à combattre une putain de maladie.

Alain Casabona, auteur de plusieurs livres :

Histoires à dormir debout. Editions Le Rocher 1993. Prix Alphonse Allais 1994

Le Grenier aux merveilles. Editions Le Rocher 2007

L’éventail de Saturne. Editions Calman-Lévy 2010

Le dernier lion de Castelneau. Editions Calman-Lévy 2013

Dictionnaire ouvert jusqu’à 22 H. Editions Le Cherche-Midi 2012

C’est ICI. Editions Triartis 2013

Voici en Avant-Première, son dernier ouvrage sorti début janvier. Après s’être attaqué au mythe de Saturne et à la légende d’Orphée, Alain nous offre ici une version jubilatoire de Faust…

Courez-vite l’acheter chez votre libraire.

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Lettre Ouverte au Président de la République.

Monsieur le Président, cher François Hollande,

Beaucoup d’appels et de combats ont été menés de l’extérieur de la France, celui-ci en est un ! de Shanghai, je me permets de solliciter de toute urgence votre aide pour sauver les ateliers des Grands-Augustins menacés de destruction par la Chambre des Huissiers de Justice de Paris.

Alors que vous venez d’inaugurer le Musée Picasso,  le Grenier des Grands-Augustins va disparaître pour laisser place à une résidence hôtelière !

Monsieur le Président, vous venez d’affirmer que Pierre Daix qui vient de nous quitter: «  C’était un homme libre « , voici sa réaction dans un article de La Croix, daté du 24 juin 2014:

« Je suis absolument indigné des menaces pesant sur le Grenier des Grands-Augustins. C’est un lieu historique. C’est là, que Picasso a peint Guernica, mais aussi le Charnier. C’est là qu’il a passé toutes les années d’occupation avant de partir à la fin de la guerre dans le Midi. Il y revenait de temps à autre. Et c’est là encore qu’en 1949, il nous a montré à Aragon et à moi des lithographies qu’il venait de réaliser, dont La Colombe, devenue l’emblème du Mouvement de la paix. Ce lieu doit être conservé… »

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C’est ici au 7, rue des Grands-Augustins, que l’enfant Louis XIII fut proclamé roi le 10 mai 1610 à la mort de son père Henri IV.

C’est ici que l’on a amené Ravaillac après son attentat.

C’est ici que Honoré de  Balzac situe l’action de son  » Chef d’œuvre inconnu« , nouvelle fantastique mettant en scène le jeune Nicolas Poussin et les peintres Porbus et Frenhofer.

C’est ici que Jean-Louis Barrault  installa sa première compagnie et tint son théâtre expérimental.

Paul Claudel, Antonin Artaud, Louis Aragon, Georges Bataille, André Masson, Claude Dauphin, Jean Giraudoux, Jean Cocteau, Jules Romain, Armand Salacrou, François Mauriac, Henri Mondor, Jacques Prévert, Marcel Carné, Robert Desnos, Mouloudji, Dora Maar, Jean-Paul Sartre et bien sûr Simone de Beauvoir… Tous se retrouvaient régulièrement au  « Grenier des Grands Augustins », résidence de Jean-Louis Barrault entre 1933 et 1936.

« Au Grenier, la porte n’était jamais fermée, venait y habiter qui voulait ».

C’est ici que le Groupe Octobre de Jacques Prévert, et les Surréalistes organisèrent plusieurs réunions en 1936.

C’est ici que Pablo Picasso réalisa Guernica et séjourna jusqu’en 1955

C’est ici que Le Comité National pour l’Education Artistique ( CNEA ) association Loi de 1901, fondée en 1966 a installé son siège social, après avoir entièrement réhabilité les lieux, laissés en totale déshérence après l’expulsion de Pablo Picasso par les huissiers.

Le CNEA a été à son tour expulsé par la Chambre des huissiers il y a un an.

Il y a plus d’un an, le 15 avril 2013, vous aviez immédiatement répondu à l’appel lancé par le président du comité de soutien, Monsieur Lucien Clergue et exprimé votre volonté de voir ce dossier « traité prioritairement ». Aujourd’hui où en est-on ?

Votre lettre adressée à Lucien Clergue :   François Hollande

…La seule question qui se pose est de savoir quand les ateliers des Grands-Augustins seront à nouveau ouverts au public

Il ne semble pas que l’on soit en mesure, du côté de l’administration, de répondre à cette question légitime. Par contre, ce qui est sûr, c’est que la chambre des huissiers se contre-fout éperdument des décisions prises par la Commission du patrimoine et des sites, autant que du décret qui a été signé par le Préfet de Paris le 18 juillet, et notifié à la mairie de Paris le 28 juillet, décret qui n’a toujours pas fait l’objet d’une publication au JO.

Vous a-t-on informé que huit jours après la notification du dit décret à la mairie, les huissiers ont déposé un permis de construire ? (PJ) Monsieur le Président de la République, vos ordres étaient clairs. Ils ont pourtant été bafoués, et permettez-moi de dire, avec tout le respect que je vous dois, que l’on se fout de votre gueule, comme de la nôtre et de tous ceux qui s’intéressent – ils sont légion – dans ce pays comme à l’étranger, à ce patrimoine universel. Nous attendons maintenant de votre part une décision urgente et incontestable. »

Une anecdote veut qu’à Otto Abetz, ambassadeur du régime nazi à Paris, aurait demandé à Picasso, sur le ton de la colère, lors d’une visite à son atelier rue des Grands-Augustins, devant une photo de la toile de Guernica : « C’est vous qui avez fait cela ? », Picasso aurait répondu : « Non… c’est vous »

Aujourd’hui, Picasso pourrait nous dire  » C’est vous qui avez sauvé mon atelier ? oui, c’est nous ! avec le soutien de François Hollande, Président de la République.

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Certain que vous mesurerez l’importance de cet appel, et confiant dans votre réponse, je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l’expression de ma très haute considération.

André Cardinali, animateur du comité de soutien.

PS : le Comité de soutien a récolté plus de deux mille signataires adressées à Madame Anne Hidalgo, Maire de Paris et à Monsieur Manuel Vals, Premier Ministre.

Etant installé en Chine, j’appelle tous mes amis à prendre mon relais pour sauver l’atelier Picasso.Ce combat est primordial pour les jeunes générations et pour le patrimoine culturel français et espagnol.
Frédéric Beigbeder, a lu ce message en mon absence, le jeudi 13 novembre 2014, lors de la conférence de presse à la Mairie du 6ème
Merci Frédéric, tu est un ami.
F Beigbeder Conf de presse
Quelques témoignages :

Carlos Saura

» ll y a quelques mois, alors que je préparais mon film « 33 jours » sur Picasso, Dora Maar et l’élaboration du tableau « Guernica« , j’ai eu l’occasion de visiter l’atelier de la rue des Grands- Augustins où l’artiste a peint le « Guernica ». Ce fut un grand moment d’émotion.

Je crois que ce lieu doit demeurer un lieu inaltérable, un centre de culte et d’admiration qui, en tant que Patrimoine de I’Humanité, mérite donc la plus grande attention de I’Etat français. ll n’est pas vain de penser que le « Guernica » est la plus formidable représentation « des désastres provoqués par la guerre », un tableau-affiche qui symbolise I’horreur et la violence de la guerre, malheureusement toujours présentes à notre époque, où les conflits belliqueux sont une menace permanente pour I’Humanité.

Pablo Picasso est un peintre espagnol et français, un peintre universel et sans frontières. ll a passé la majeure partie de sa vie en France qui I’a toujours bien accueilli. C’est à Paris, dans cet atelier des Augustins que Picasso, en y réalisant le « Guernica », a vécu une des expériences les plus émouvantes de l’Histoire de la peinture. Cette structure de la rue des Augustins qui a accueilli le théâtre, la danse et la peinture, mérite d’être conservée et protégée comme étant le lieu !e plus emblématique de Paris « .

NB : Carlos Saura prépare un film, 33 dias, dont la sortie est prévue en 2015, le rôle de Pablo Picasso étant confié à Antonio Banderas, celui de Dora Maar à Gwyneth Paltrow. A l’occasion du montage du projet, le CNEA avait accueilli le grand cinéaste au Grenier pour lui permettre de prendre les repères et mesures nécessaires à la reconstitution en studio des ateliers.


Erik Orsenna

»S’il est un lieu où la culture de la modernité a été créée, c’est les Grands-Augustins ! C’est par Guernica que j’ai appris ce qu’avait été la guerre d’Espagne et que j’ai compris certains enjeux qui ont meurtri l’Europe.

Bafouer ainsi cette mémoire si précieuse est insupportable. De plus, et surtout, faire vivre des endroits où il y a eu création, cela donne envie de créer. Et la France et l’Europe ont besoin de lieux de création. Les Grands-Augustins doivent revivre« .


Coup de gueule de Jean-Pierre Mocky

Une chose est certaine, le musée Picasso va rouvrir. Une autre chose est certaine : si les ateliers des Grands-Augustins ne sont pas classés, ils risquent, eux,  d’être définitivement fermés au public.

Picasso avait déclaré à Brassaï, le grand photographe : « après l’incendie du Bâteau-Lavoir, si les Grands-Augustins disparaissent, il ne restera plus rien de mon passage à Paris «

Et puis j’aimerai aussi qu’on pense au CNEA, viré par les huissiers à l’automne dernier. Sans le CNEA et tous ceux qui se battent aux côtés d’Alain Casabona, le grenier serait toujours aux oubliettes, et qui parlerait d’éducation artistique dans ce pays  ? «

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Lucien Clergue. Président de l’Académie des Beaux-Arts. Président du comité de soutien.

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Les animateurs du comité de soutien :

André Cardinali – Didier Lockwood, Charlotte Rampling, Alain Casabona.

Charlotte Rampling

» Petit à petit, je me suis engagée, par envie, par amour pour un endroit que je refusais de voir disparaître. Pour quelle raison? Qu’est-ce qui peut justifier la disparition d’un tel lieu de mémoire? Nous avons réalisé au Grenier des choses très créatives, très fortes, très joyeuses aussi. Je sais qu’il ne veut pas qu’on en parle, mais tant pis, nous y avons également joué une pièce de théâtre écrite par Alain Casabona sur cet atelier et les personnages historiques qui l’ont visité à travers les siècles. Les Grands-Augustins sont un véritable symbole. Quant à dire ce qu’ils vont devenir…Même si le résultat obtenu est considérable, la bataille n’est pas pour autant complètement gagnée, mais je doute que les ateliers puissent être désormais détruits. Il faut quand même rester très vigilant. Je ne suis pas politique, je suis simplement un soutien moral, affectif. Amoureuse d’un endroit, tout simplement, et amie des gens qui l’animaient, et qui, je l’espère, pourront à nouveau nous enchanter. Parce que le Grenier n’est pas seulement mythique. Il est magique« .


 Didier Lockwood

»La culture, l’art, la mémoire sont les garants de la survie de notre espèce. L’art exerce une triple fonction : il est divinatoire, puisque visionnaire, en ce sens qu’il s’adresse au futur. Il est également le témoin de notre passé, de notre éveil et de notre progression. Mais il est également le seul véritable ancrage dans le présent car tout acte artistique est un cadeau. Ainsi, c’est en regardant au fond des choses, à travers une éducation au sensible, que l’on peut apercevoir la lumière et se retrouver, ensemble, pour servir ce qui nous anime : la vie. Le Grenier des Grands-Augustins doit demeurer un lieu de rassemblement, en toute humilité. Il s’agit de réfléchir sur ce que l’art et la culture nous apportent. A travers le sensible, on peut sublimer le sensé et le rationnel. De ce fait, si nos dirigeants faisaient davantage confiance aux artistes dans leurs visions, on pourrait éviter beaucoup de catastrophes« .


Communiqué d’Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication, à propos du classement du Grenier Picasso

Publié le 13.05.2014 À 19H50

Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication, se félicite de l’avis favorable rendu par la Commission régionale du patrimoine et des sites à l’inscription du Grenier Picasso au titre des monuments historiques. Réunie le 13 mai, la commission régionale du patrimoine et des sites d’Ile-de-France, placée sous la présidence du Préfet de région, a examiné l’extension de la protection au titre des monuments historiques de l’immeuble des Grands-Augustins. Étaient notamment concernés le 2ème étage et le grenier des Grands-Augustins où Pablo Picasso a installé son atelier à partir de 1937. Il aura créé dans ces lieux, pendant plus de trente ans, de nombreux chefs d’œuvre, et notamment « Guernica ». La Commission a rendu un avis favorable à l’extension de la protection. Désormais toutes les conditions sont réunies pour que l’arrêté d’inscription puisse être pris très rapidement. Aurélie Filippetti se réjouit de cet avis rendu par une commission composée d’éminents experts du patrimoine. Elle rappelle qu’elle avait demandé aux représentants du ministère de la Culture et de la Communication, au sein de cette commission, de voter en faveur de la protection, eu égard à la valeur historique de ce lieu indissociable de la mémoire de Pablo Picasso.


Comité de soutien, présidé par Lucien Clergue et fédéré autour de Charlotte Rampling, Didier Lockwood et André Cardinali dit dédé de Montreuil.

 Premiers signataires :

Victoria Abril, Nicole Avril, Pierre Arditi, Fernando Arrabal, Eugénie Bachelot-Prévert Josiane Balasko, Marie-Christine Barrault, Géraldine Beigbeder, Marc Bellanger, Pierre Bénichou, André Bercoff, Patrick Bouchitey, Emmanuel de Brantes, Cabu, Grâce de Capitani, André Cardinali, Alain Casabona, Madeleine Chapsal, Philippe Chevallier, Cyrielle Clair, Lucien Clergue, Hermine de Clermont-Tonnerre, Pierre Cornette de Saint-Cyr Michèle Cotta, Béatrice Dalle, Didier Decoin, Jean-Paul Delevoye, Philippe Douste-Blazy Jean-Claude Dreyfus, Jean-Pierre Elkabbach, Bruno Gaccio, Gilbert Grellet, Rona Hartner Izïa Higelin, Jacques Higelin, Yvette Horner, Paco Ibanez, Jean-Noël Jeanneney, Jean-Pierre Kalfon, Nelly Kaplan, Francis Lai, Jack Lang, Olivier et Yara Lapidus, Bernard Lavilliers Amanda Lear, Jean-Pierre Lecoq, Pierre Lescure, Peter Lindbergh, Didier Lockwood Michaël Lonsdale, Jacques Mailhot, Raghunath Manet, Joël Martin, Florent Massot, Jacques Menninger, Kamel Mennour, Saülo Mercader, Serge Moati, Jean-Pierre Mocky, François Morel, Nicoletta, Hélène Nougaro, René de Obaldia, Erik Orsenna, Henri Peña-Ruiz, Francis Perrin, Philippe Perrin, Patrick Poivre d’Arvor, Anne Queffelec, Charlotte Rampling, Michel Rocard, Jacques Rouveyrollis, Pierre Santini, Carlos Saura, Jacques Séguéla, Roger Serre, Jérôme Seydoux, Bruno Solo, Agnès Soral, Ousmane Sow, Bruno de Stabenrath, Philippe Tesson François-Joël Thiollier, Danièle Thomson,Sarah Vernette, Astrid Veillon, Jean-Pierre Wallez, Jean-Michel Wilmotte, Georges Wolinski, Gordon Zola…


PERMIS DE CONSTRUIRE. PC 075 106 14 V 0019

Date de dépôt 05/08/2014

Adresse

7 – 7 rue des Grands Augustins

Demandeur

HELZEAR

Monsieur Timothée de COURCY

22 rue Rennequin

75017 PARIS

Objet des travaux (lors du dépôt)

Réhabilitation avec changement de destination d’un bâtiment de bureau, sur rue et cour, de 3

étages + combles, sur 1 niveau de sous-sol, en résidence hôtelière de 25 chambres, avec

construction de mezzanines dans les volumes du rez-de-chaussée et 1er étage pour création de duplex, démolition des extensions à rez-de-chaussée et R+1 en fond de parcelle pour restitution

d’une deuxième cour, ravalement de la façade sur rue et de l’aile droite sur cour, modification de la devanture sur rue et création d’un pyrodome et d’une lucarne en brisis versant rue.

Surface supprimée : 110 m². Surface créée : 77 m².

Immeuble concerné par une inscription sur l’Inventaire Supplémentaire des Monuments

Historiques en date du 06/02/1926. Programme (lors de la décision)

Propriétaire :

CHAMBRE DEPARTEMENTALE DES HUISSIERS DE JUSTICE DE PARIS

17 RUE DE BEAUJOLAIS . 75001 PARIS

Architecte

CLCT ARCHITECTES

2, rue de Compiègne

75010 Paris

 

 

Madame de Montreuil, Marquise de Sade

Bonjour M’ssieurs – Dames,

Lors d’un déjeuner avec Alain Casabona et Gonzague Saint-Bris, une conversation s’est engagée autour de mon surnom  » dédé de Montreuil  » , après explication, Gonzague, alors,  me conseilla de faire connaissance avec  Madame de Montreuil, Marquise de Sade.

Quel bonheur d’être attablé avec deux hommes lettrés comme Alain et Gonzague : les mots, les références fusent à tout instant, je suis comme un enfant devant un livre d’histoire.

Marquis et Marquise.

Jamais contraste plus frappant que ce ménage du marquis et de la marquise de Sade ; d’un côté Donatien Alphonse François de Sade, le fameux satyre, l’écrivain scandaleux, le prisonnier de Vincennes et de la Bastille, convaincu de vices et de crimes immondes – de l’autre côté, Renée-Pélagie de Montreuil, une femme aimante, tendre, dévouée et résignée, aux yeux de qui l’époux ne saurait avoir de torts, une sainte de l’amour conjugal.

Le nom du marquis de Sade, n’inspire certainement pas beaucoup de sympathies. Il en sera tout autrement de la marquise. C’est l’ange à côté du monstre. Il est bon que l’on sache que dans le château de Valery, propriété de la famille de Sade, habita en même temps que le vice, la vertu – et dans la compagnie du plus détestable des maris la plus exemplaire des femmes.

La marquise de Sade était née « de Montreuil« . Le mariage fut célébré le 17 mai 1763, à Paris, à l’église Saint-Roch. Renée-Pélagie de Montreuil avait 23 ans, le marquis de Sade 22. Mariage de raison du côté de Sade, mariage d’amour du côté de Renée. Elle eut ensuite besoin de tout son courage et de sa passion pour supporter la vie qui lui fut faite. Elle devait d’ailleurs rester jusqu’au bout amoureuse, « amoureuse comme le sont les âmes pures et très droites, sans complications, et qui ne savent point se livrer à demi, assurées qu’elles ne se livreront point deux fois ».

La lune de miel fut courte, on se l’imagine aisément. Après un mois à peine, un abominable scandale éclata. Des filles entraînées dans « la petite maison » de Sade, se plaignirent de raffinements de débauche qui avaient ressemblé à d’ignobles brutalités. La marquise de Sade ne douta du reste pas un instant de son mari, accepta toutes ses explications et crut envers et contre tous à son innocence. « Elle avait admis sans hésiter l’hypothèse d’une erreur, d’une dénonciation calomnieuse. Elle était encore dans tout l’enivrement de son amour conjugal ».

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Après vingt sept ans de mariage avec un marquis, divin certes, mais qui, entré en prison à trente sept ans n’en sortit qu’à cinquante, après vingt sept ans de luttes, d’humiliations, écartelée entre la fureur dévastatrice de sa mère  et  la fureur (épistolière notamment) de son mari, on est en droit de se demander  qui était  réellement madame de Sade.
« Sa passion avait hissé jusqu’au sublime cette femme à l’esprit court, à la chair tranquille, l’obligeant pour ainsi dire à aimer au-dessus de ses moyens.

La marquise, par un entêtement généreux d’abnégation, pardonna, fit semblant d’ignorer ce que savait tout le monde, s’inquiéta peu de voir sa fortune s’émietter pourvu que le mari infidèle n’eût rien à lui reprocher. A partir de cette époque la marquise seule, combattue par sa famille, persiste héroïquement dans son rôle d’amante sacrifiée, d’épouse fidèle jusqu’à la mort, malgré l’infamie de l’aimé.

Le 5 juillet 1772 le marquis de Sade est accusé d’avoir tenté d’empoisonner des filles (c’est l’affaire de Marseille, la fameuse histoire des pastilles cantharidées), accusé en outre de débauches contre nature. La vérité oblige à dire qu’on mena singulièrement vite, avec une sorte de haine, cette affaire. Le 3 septembre Sade est condamné à mort, peine excessive puisque aucune de ses victimes n’avait succombé. Alors commence une campagne sublime de la femme dévouée, en faveur du mari qu’elle croit et qu’elle affirme innocent.

Le marquis, réfugié en Piémont, est arrêté par les autorités sardes et enfermé au château de Miolans. Son épouse ne l’entend pas ainsi, elle accable le gouverneur du château de plaintes et de reproches, voire de menaces. Elle allège la captivité du prisonnier, mieux que cela elle se met en tête de le délivrer! Elle recrute à Grenoble 15 hommes, les équipe, les arme, les anime. Elle gagne à Miolans quelques soldats invalides de la garnison. Par eux le marquis est averti, et il s’évade dans la nuit du 1er au 2 mai 1775.

La chère dame promet de s’inquiéter de toutes ses forces pour la liberté de son mari : « Sois bien convaincu que je ne tarderai pas pour t’instruire de ce qu’il y a de nouveau sur ta situation dès que je le pourrai. J’ai trop à coeur de te prouver tout mon attachement et toute ma tendresse pour rien négliger d’aucune manière ce qui te regarde. La longueur du temps déjà écoulé me tue et me désespère autant que toi parce que je partage ta position avec toute la sensibilité d’un coeur qui ne peut exister que par ton bonheur ». Ce qui me désespère le plus, écrit l’épouse admirable, c’est que tu m’accuses de négligence et de me laisser gagner, et ces soupçons accroissent le trouble de mon âme et font mon chagrin, t’aimant véritablement plus que moi-même.

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A force d’instances, la marquise fait réviser le procès de Sade. Le jugement qui concerne l’accusation d’empoisonnement est cassé. Mais par l’influence de la Présidente de Montreuil, belle-mère du marquis, celui-ci n’est tout de même pas rendu à la liberté. En 1778, le marquis est reconduit à Vincennes, d’Aix où l’avait amené la révision de son affaire, Mais en chemin, à Lambesc, à 5 lieues d’Aix la marquise le fait s’évader.

« Mon bonheur ne peut exister sans toi ni sans le tien, et le jour où l’on nous rendra l’un à l’autre, je crois que je mourrai de joie. Puisse-t-il arriver bientôt !Tous les voeux d’un coeur tout à toi ! ».

L’esprit dépravé du marquis ne cesse de forger de folles accusations et il imagine un monstrueux roman dont sa femme serait l’héroïne. Les termes de ses lettres sont orduriers. Le marquis est épouvanté de ses ignominies qui n’étonnent plus qu’elle. « Ta façon de penser à mon égard m’atterre, m’anéantit, m’humilie, moi qui ne vis et n’existe que pour toi !… Me voir soupçonnée et avilie! Je me tais, mais vous faites une plaie à mon coeur. Pourtant il ne se refermera jamais. Je n’ai pas à me justifier, ma conduite est au su et au vu de tout le monde. Non, il n’est pas possible que me connaissant comme tu dois me connaître, tu penses ce que tu écris ».

Enfin elle s’enferme dans un couvent, le plus régulier qu’elle a pu trouver. Elle continue du reste ses chères visites à Vincennes. Hélas ! Son mari la reçoit furieusement, se jette sur elle, la frappe… Elle s’en plaint timidement et ajoute : « Si tu es capable de me poignarder, ce serait dans ces circonstances un grand bonheur pour moi de ne plus exister ».

Dès qu’il fut libre, le marquis prendra ses dispositions pour faire prononcer la séparation « de corps et de bien » <;

La marquise de Sade reprenant son nom de Montreuil, cessa véritablement d’exister. Son mari devient le citoyen Sade, secrétaire de la section des Piques. Seule, triste, désabusée, elle meurt, le 7 juillet 1810, après avoir « largement payé son tribut à la misère humaine ».

PBP-marquise de sade:PBP

« Quel a été le désir de Renée de Sade, cette femme qui, avec son mari maudit, a « appris que le bonheur brille au fond même de l’enfer, comme la poussière d’or dans la boue » ?

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Ami de longue date de la famille de Sade, Gonzague Saint Bris a eu accès à des archives encore inédites. Il a voulu, outre son admiration pour l’écrivain, retracer un parcours humain douloureux et méconnu, révélant une fin de vie surprenante.
Le divin Marquis est une divine surprise sous la plume de Gonzague Saint Bris qui en trace, à l’aube du bicentenaire de sa mort, un portrait aussi saisissant qu’émouvant. Sans jamais rien éluder des aspects les plus choquants et dérangeants de son oeuvre ou de ses obsessions les plus viscérales, Gonzague Saint Bris va plus loin, explorant les relations du Marquis avec les femmes de sa vie, ses enfants, le monde de la monarchie, de la Révolution et de l’Empire.
Apparaît un homme singulier, d’un courage intellectuel hors norme et d’une liberté confondante.
Emprisonné pendant les deux tiers de son existence, l’auteur des 120 journées de Sodome ou de Justine ne rend jamais les armes.
Éternel insoumis, athée combattant, rebelle sans tabou, Donatien Alphonse François de Sade est l’Ange de l’ombre de la littérature française.
Après quarante-cinq ans de libération des moeurs, notre époque est totalement sous le signe de Sade, marquée de son empreinte brûlante et indélébile.
Je vous remercie Gonzague de m’avoir fait découvrir cette femme éprise de l’Ange de l’ombre.
Une femme à qui l’on aurait souhaiter dire :   » L’Amour triomphe de tout  » !!!.

Alain Rey, Le petit Robert

Bonjour M’ssieurs – Dames,

Alain Rey a été intronisé  le lundi 20 janvier par Alain Casabona, Grand chancelier à l’Académie Alphonse Allais.

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En deux mots … on peut tout dire ! Adepte de la concision…Paul Eluard.

Alain Rey est un linguiste et lexicographe, rédacteur en chef des publications des Editions Le Robert. Il est un observateur de l’évolution de la langue française. Il incarne une langue française en perpétuelle évolution ( à la différence de Madame Hélène Carrrère d’Encausse, mèrepétuelle de l’Académie française ) n’hésitant pas à inclure dans ses dictionnaires du verlan ou des régionalismes.

 Je dédie cette citation au Maître des mots : 

Alphone-ALLAIS-Alain-REY

Il nous faut peu de mots pour exprimer l’essentiel. Paul Eluard

Mon ami Joël Martin ( La Comtesse de l’Album du Canard Enchainé ) lui a concocté quelques contrepèteries :

Alain Rey a l’airain : un laid râle (Un râlait)… Ah, les reins !

Ne pas confondre Allais pinté et Alain pété.

Alain a toujours aimé l’essai, Allais a toujours aimé les seins.

Alain ne s’est pas retrouvé député, Allais ne s’est pas retrouvé des putains.

Alain se rendait-il au caté ? Allais se rendait-il aux catins ?

Alain est-il coquet ? Allais est-il coquin ? (Le coquet pinte, le coquin pète)

Là où le père parle de robinets, le Robert parle de Pinay.

Ne pas confondre Robur le Conquérant avec Robert le concurrent.

Ne pas confondre Le beau-père parle de marine et Le Robert parle de ma p…

Ne pas confondre Deux robots chers et Deux roberts chauds.

Une petite en rabe :

Ne pas confondre La fonction du dictionnaire et L’addiction du fonctionnaire.

Voici une idée, que j’ai retrouvée dans mon tiroir à idées …

Organiser une Exposition éphémère  » Le voyage des Mots  » sous la Présidence de quatre moqueurs : Serge Moati, Jean-Pierre Mocky, Yann Moix et François Morel. A l’occasion du cinquentenaire de la parution «  Les Mots «  de Jean-Paul Sartre. Gallimard 1964.

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Sous la présidence d’honneur de M.Alain Rey pour son dernier livre «Le voyage des mots» de l’Orient arabe et persan vers la langue française. Editions Guy Tredaniel. 2013.

« Un immense voyage de mots et d’idées a conduit les civilisation arabe, persane et turque à enrichir notre pensée et nos imaginaires. Héritiers de cet impressionnant transfert, les mots de notre langue sont secrètement nourris par leur origine orientale » – Alain Rey

Couverture Le voyage des mots - Alain Rey - Guy Trédaniel Editeur

  • Les invités seraient invités à choisir leur mot préféré et ceux d’autres auteurs connus accrochés aux murs ( les mots, pas les auteurs !!! ) en les dégustant avec une partie salée et une partie sucrée.  Une saveur des mots.

  • Mots fléchés, Mots d’Amour, Mosaïques, Maux de tête, Mots d’esprit, Mot con posé … Jeu de mots, seront les bienvenus sans oublier les gros mots ! 

  • à l’entracte, dégustation d’ exquis Mots…avec les glaces Motta. 

En fait les mots agglutinés sont le seul fruit de l’imagination et

ne sont pas dans les dictionnaires.

Anticonstitutionnellement n’est pas (plus) le mot le plus long

de notre chère langue, ce serait :

 HEXAKOSIOIHEXEKONTAHEXAPHOBIE

qui signifie la phobie du nombre 666….

SMILES est le mot le plus long dans le dictionnaire anglais, car il y a un mille entre les deux S

Je me demande si je ne suis pas en train de jouer avec les mots. Et si les mots étaient faits pour ça ? Boris Vian

 

 

 

CONSEIL DU JOUR

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Si d’aventure, il vous arrive de recevoir un courrier au ton désagréable, ponctué d’insultes ou de nom d’oiseaux, je vous recommande vivement d’utiliser la réponse type de mon ami Alain Casabona :

 Monsieur,
 
Il est des lettres qu’il vaut mieux recevoir, plutôt que de les avoir écrites, tant elles déshonorent leur auteur.
 
Je vous prie d’agréer, Monsieur, l’expression de mes sentiments choisis.
Stylo

Alain Casabona, défenseur de l’éducation artistique.

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Mon ami  Alain Casabona fait partie de ces hommes qui rendent la vie plus belle.

Unanimement reconnu pour son humanisme, ses passions artistiques, son enthousiasme vous anime ou vous ranime dès que vous le rencontrez. Nous avons le même point commun, celui de vouloir aider les jeunes. C’est notre devoir,  voire du civisme. C’est un privilège !

« Un jour tu verras, on se rencontrera… » Comment ne pas évoquer cette chanson de Mouloudji.

Alain se consacre aux autres pour en valoriser tous les talents et éclairer le quotidien à la splendeur de la fraternité.

Le 27 juin, Monsieur Jean-Paul Delevoye, Président du Conseil économique, social et environnemental lui a remis la Croix d’Officier de l’Ordre des Arts et des Lettres au Palais d’Iéna.

Le choix du Palais d’Iéna, siège du CESE, n’était pas anodin. Au delà de l’amitié et de la complicité de nos hôtes – Jean-Paul DE. et Casa ont organisé maintes manifestations dans le cadre de l’A.M.F. ( association des Maires de France, dirigée par Jean-Paul DE de 1992 à 2002), c’est au CESE que François Hollande a rendu sa première visite officielle, quelques jours après son élection, pour évoquer  » la condition des jeunes « . Par ailleurs la lecture de  » Libération  » du 2 juillet nous apprend que  » … villipendés par le président sortant, syndicats et patronat sont remis au centre du jeu par Hollande, dans le cadre de la conférence des 9 et 10 juillet, consacrée aux grandes réformes du quinquennat, avec un vrai symbole : celle-ci ne se tiendra pas à L’Elysée, mais au Conseil Economique et Social … « .

Fin connaisseur de l’art politique, Casa n’a pas manqué de rappeler que le candidat Hollande s’était engagé à mettre en place un plan quinquennal pour l’éducation artistique,   » priorité de l’action gouvernementale « , comme l’a rappelé Aurélie Filippetti, ministre de la Culture, lors de sa prise de fonction. Thème repris hier par le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, qui a annoncé, dans son discours de politique générale, l’élaboration  » en septembre d’un grand plan d’éducation artistique et culturelle « . Aux actes, citoyens ! 

Après nous avoir révélé que le récipiendaire est issu du croisement d’un Corse et d’une Bretonne, née à Guéméné-sur-Scorff, patrie de l’andouille, et s’être livré à un brillant exposé de botanique, (le chardon Casabona – ptilostemon casabona – étant considéré comme la plus belle variété du genre ),

Le chardon casabona  

Jean-Paul DE. a évoqué en termes dithyrambiques le parcours du Casa ( cf mon billet du 10 janvier 2012) https://soufflezsurlesbraises.com/2012/01/10/alain-casabona-le-lion-de-st-germain-2 dans le genre  » Le Malraux nouveau est arrivé  » et cité la maxime préférée du Corse, empruntée à Paul de Gondi, cardinal de Retz et ennemi juré de Mazarin :  » Tout craindre et ne rien redouter  » . Avis aux bretteurs potentiels…

Jean-Paul Delevoye entouré d’Alain Casabona et de ses filles

Au delà des compliments dont le président Delevoye a bien voulu se montrer prodigue, sans mesure, il parait juste de replacer cette sympathique réunion dans son double contexte: Celui de l’amitié, avant tout.
La raison principale de cette distinction est le combat permanent d’Alain Casabona pour  l’Education artistique.
L’Education artistique n’est pas un accessoire pédagogique de second ordre. C’est véritablement un pilier dans la construction de la personnalité de chaque jeune. Dans tous les milieux sociaux, pour toutes les ambitions ouvertes par l’école, l’Education artistique est le sésame de la sensibilité, sans laquelle les intelligences restent abstraites, et souvent fausses. Elle ouvre les esprits les plus divers à la réalité, soit qu’elle constitue un biais d’apprentissage, soit qu’elle ancre cet apprentissage dans l’enchantement de la vie. Elle donne du sens.
D’autre part l’Education artistique forme un lien social et un médiateur de paix sans égal. La meilleure preuve, le goût unanime des jeunes pour la musique: combien ce goût spontané serait-il encore plus fécond de concorde et de solidarité s’il s’appuyait sur une pratique à peu près générale !
La pratique artistique véhicule en effet des codes, des valeurs, des opportunités de rencontres qui transcendent les clivages. Elle est un défi jeté par la sensibilité vraie aux désordres posés par le raisonnement dévoyé. Imagine-t-on combien Guernica, l’œuvre de Picasso, a contribué à la paix en Europe depuis 1945 ? Elle rend tout simplement impensable, aux yeux des jeunes générations, un nouveau conflit.
Cela suffirait à la justifier.
Pourtant cette cause de l’Education artistique parait encore lointaine à trop de responsables publics, à trop de parents et même à trop de jeunes. Elle avance néanmoins, comme Jean-Paul Delevoye l’a rappelé grâce, je crois, à deux facteurs:
– A la tête de l’Etat, dans les ministères, au sein des collectivités territoriales, d’institutions internationales comme l’UNESCO ou le Conseil des Communautés Européennes, elle fait son chemin, lentement mais surement. La création, il y a quelques années, du Haut Conseil de l’Education Artistique et Culturelle, la récente annonce qu’elle constitue une priorité gouvernementale, vont dans ce sens. Et même si, naturellement, le peu de sagesse incite Alain Casabona à l’impatience, il sait que « Le temps n’épargne rien de ce qui se fait sans lui « , et qu’il faut convaincre, bien au delà des élus et des responsables administratifs.
L’Education artistique suscite un immense courant de sympathie, d’appuis, de militantisme.
Les efforts portent déjà leurs fruits. L’inscription, à l’école et au collège d’un nouvel enseignement, celui de l’Histoire des Arts, faisant l’objet d’une épreuve avec coefficient 2 au brevet des collèges, en témoigne. Certes, les difficultés rencontrées sont importantes, étant donné la transversalité de cet enseignement, qui concerne toutes les disciplines. Et pourtant, cette nouvelle matière, qui s’ajoute, sans se substituer à eux, aux Arts visuels et à l’Education musicale, connait un succès croissant.
L’éducation artistique prend désormais toute sa place dans l’action publique. Il reste néanmoins beaucoup à faire, tout particulièrement dans les domaines de la formation des maitres et de la mise en place des partenariats.
Le chantier est considérable, mais la route est tracée.
La cause de l’Education artistique doit et peut permettre de rassembler les principales forces vives éducatives, culturelles et artistiques, sociales et économiques, au service de l’épanouissement personnel du plus grand nombre, et de la paix.
Alain Casabona     

Le lion de Saint-Germain. Officier…

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Grande nouvelle : mon pote Alain Casabona, qui m’a nommé récemment ambassadeur de l’Académie Alphonse Allais  » en quête des profils louches  » vient d’ête nommé Officier des Arts et des Lettres.

Bravo mon ami ! c’est bien mérité. Ceux qui veulent faire connaissance avec le Casa peuvent consulter le billet que je lui ai consacré dernièrement  » Alain Casabona, le lion de Saint-Germain  » .

https://soufflezsurlesbraises.com/2012/01/10/alain-casabona-le-lion-de-st-germain-2/

Alain Casabona est un homme de coeur et un défenseur de l’éducation artistique. S’il n’en reste qu’un, ce sera lui !

Nous avons déjeuné aujourd’hui avec son ami libanais Antoun Khater. Antoun vit en France depuis plus de trente ans avec son épouse et leur fils de dix sept ans de nationalité française. Sa demande de naturalisation française vient d’être refusée ?

Motif : Antoun a eu un retard de paiement d’impôts de deux mois, il y a quelques années…

Sa carte de séjour vient à expirer dans un an. Elle ne sera pas renouvelée.

Alain m’a demandé de mobiliser un maximum d’amis pour le soutenir. Je compte sur vous pour nous rejoindre.

Notre nouveau Président François Hollande a exprimé clairement sa volonté de combattre les injustices.

En voici une belle à réparer. C’est le moment de passer aux actes, Cher François.

Aussi allons nous saisir le Président pour l’informer de cette situation. Nous vous tiendrons informé de nos démarches et pour l’engagement de tout mettre en oeuvre pour qu’ Antoun reste dans cette France qu’il aime tant. Nous sommes tous ses alliés.

Je comprends très bien le désarroi que ressent Antoun, je suis un fils d’immigré italien, né en France,  j’ai reçu la nationalité Française à vingt et un ans. Ce jour, est gravé dans ma mémoire et je suis fier d’être français.

Dans l’amitié comme dans la vie, tout est une question de preuves et de courage.

Prêter main forte vite et bien à un ami dans le besoin plutôt que de donner des conseils, c’est mieux… dédé

Alain Casabona, le lion de Saint-Germain…

Bonsoir M’ssieurs-Dames,

Mon ami, Alain Casabona nous a quitté après une longue maladie, avec laquelle il s’est battu avec un courage exemplaire.

Alain Casabona fait partie de ces hommes qui rendent la vie plus belle.

Unanimement reconnu pour son humanisme, ses passions artistiques, son enthousiasme qui vous anime ou vous ranime dès que vous le rencontrez. Nous avions le même point commun, celui de vouloir aider les jeunes. C’est notre devoir,  voir du civisme. C’est un privilège !

« Un jour tu verras, on se rencontrera… » Comment ne pas évoquer cette chanson de Mouloudji.

C’est ce qui c’est passé, le premier jour ou je l’ai rencontré à l’atelier Picasso, rue des Grands-Augustins.

Alain se consacre aux autres pour en valoriser tous les talents et éclairer le quotidien à la splendeur de la fraternité.

Né au xxème siècle, ancien élève de l’école publique, Alain Casabona est un pianiste incroyable et l’un des plus grands romanciers actuels, encensé par la critique.

Depuis 1980, il est administrateur bénévole du CNEA ( Comité National pour l’Education Artistique). En 2005, il est nommé Secrétaire général du Haut-Conseil de l’Education Artistique, qu’il dirige avec Didier Lockwood, le violoniste de jazz. On lui doit notamment la loi sur les enseignements artistiques, l’organisation de sommets internationaux sur ce sujet et, l’an dernier, la création d’un nouvel enseignement d’Histoire des arts à l’école et au collège, avec inscription obligatoire de cette discipline au brevet des collèges. Une avancée sans précédent sous la Vème République.

Passionné de conservation du patrimoine,  c’est lui qui a réhabilité en 2002, le mythique Grenier des Grands-Augustins, l’ancien atelier de Jean-Louis Barrault et de Pablo Picasso, où fut créé Guernica.

Ouvert au public, le grenier a accueilli plus de 400 écoles, collèges et lycées dans le cadre d’ateliers pédagogiques et Alain organise, avec les nombreux bénévoles qui l’entourent, des manifestations culturelles de premier plan : concerts, lectures, expositions dont la dernière, pour la Prévention du cancer du sein «  Tâtez-vous », avec une vente aux enchères d’oeuvres orchestrée par Maître Pierre Cornette de Saint-Cyr, au cours de laquelle a été présentée l’affiche créée par Alain et Marie-Laure Rabé, sur mon idée «  Notre Festival d’une photo », a connu un succès considérable.
Toutes ces activités sont gratuites, et reconnues par les plus hautes instances internationales. C’est ainsi que Madame Irina Bokova, la Directrice générale de L’Unesco, lui avait adressé ce message :
« Permettez-moi de vous féliciter pour votre engagement concret en faveur d’une cause et d’un combat qui sont au cœur de nos préoccupations… Une fois encore, je vous congratule pour ce que vous défendez avec passion et conviction. Je souhaite que ce message soit entendu et lu par le plus grand nombre « .
Casa, comme le surnomment ses amis est au cœur de l’art comme avocat de la cause de l’éducation artistique et culturelle des jeunes générations. Casa a gardé de l’enfance une espèce de vitalité communicative avec un goût prononcé pour la blague de potache. Pas de politiquement correct chez lui !
Grand Chancelier de l’Académie Alphonse-Allais, Casa, manie l’humour comme personne. Ne pouvant tenir en place, sauf devant un piano, Casa évoque ses souvenirs par petites touches furtives. Ce faux vantard est un vrai modeste au cœur pur. Il m’avait nommé Ambassadeur de l’Académie  » en quête des profils louches  » Académie que nous allons défendre pour sa mémoire et ses engagements.

« Avec Casa, pas d’austère Liszt « 

J’avais posé quelques questions à Alain autour d’un verre, plusieurs …

Qui es-tu Alain  ?
Ca dépend de l’instant. Impression par moments d’appartenir à plusieurs siècles. C’est peut être pour cette raison que dans mes romans, on passe allègrement d’une époque à une autre, sans pour autant que ces récits soient autobiographiques – karmatique, isn’t it ?
Photo de Virginie Clériot
 Raconte-moi ton parcours
Atypique. Pianiste ( j’ai commencé très tard et abordé la scène très tôt, carrière interrompue par un accident de moto ). Enseignant. Conseiller culturel, haut fonctionnaire… J’adore faire la cuisine, et on m’a proposé à plusieurs reprises d’ouvrir un restaurant.
 Et tes passions ?
La vie !
 Parle-moi de tes vrais amis
Toujours présents, célèbres ou anonymes.
Perdu hier une merveille d’homme, un des plus grands pianistes du XXème siècle, aussi, Alexis Weissenberg. Il m’a appris une chose: on ne découvre pas la musique; on se découvre en musique.
 Alexis Weissenberg .dr
As-tu des messages à faire passer ?
On ne changera pas l’école tant que l’on ne donnera pas une place de premier plan à  l’Art dans nos établissements scolaires, qu’il s’agisse de son histoire, mais surtout de ses pratiques. Ainsi les enfants prendront conscience de la richesse qu’ils portent en eux. Sans doute notre civilisation titanesque, préoccupée avant tout de dominer physiquement la nature, accorde-t-elle plus de prix aux savoirs opératoires qu’aux savoirs spéculatifs. La chimie ou l’informatique, si nécessaires par elles-mêmes, semblent donner plus de prise sur la réalité que la musique ou les arts plastiques. Mais cette réalité est tronquée: l’échec scolaire en est un signe. Beaucoup d’enfants ne s’adaptent guère à une activité intellectuelle exclusivement tournée vers la puissance démonstrative et qui fait peu de cas non seulement des vertus de l’introspection, mais encore des merveilles de l’ineffable. Notre système éducatif est boiteux. Il n’est pas douteux que l’action publique, dans ce domaine, relaie puissamment les chances personnelles de l’enfant. Si l’on s’obstine à donner aussi peu d’importance aux savoirs artistiques à l’école, on agravera la fracture scolaire et la fracture sociale. L’éducation artistique est aussi un élément majeur dans le cadre de la construction d’une politique de la paix parce qu’elle élargit la vision du monde de celui qui la reçoit.
Parle-moi d’amour
Le mécréant que je suis croit à la grâce.
C’est quoi la grâce ?
Je serais bien incapable de t’en donner une définition, mais au moins, à l’appui de celle-ci, je suis persuadé d’une chose: l’Amour est une grâce.
Amour de mes deux filles Marie et Madeleine.
Et l’Académie Alphonse Allais, dont tu es le Grand chancelier ?
Une bande de joyeux drilles.
Ne pas confondre avec  « Les amis d’Alphonse Allais », de moins bonne fréquentation…dédé
 L’Académie a sorti son dictionnaire, aux éditions du Cherche midi, peux-tu nous donner une de tes définitions ? 
MARSUPIALE n.f. Air particulièrement apprécié par les didelphes (koalas, opossums et autres sarigues…). Ainsi est-il d’usage, en Australie, quand deux kangourous se marient, d’exécuter en leur honneur la Marsupiale de Mendelssohn.
Sigi, le compositeur désabusé dans ton nouveau roman  » Le dernier lion de Castelnau  » (éditions Calmann-Lévy), serait-ce toi ?
Désabusé, certainement pas. En panne d’inspiration, plutôt… enfin, par moments.
Quels sont tes projets ?
Un film, adapté de l’Eventail de Saturne, avec le même acteur dans les rôles de Beethoven et de Goya…mais chut !
Une pièce, aussi, sur le Grenier.
 Son titre ?
«  HISTOIRE D’ICI ». ICI : C’est en effet par ces trois lettres, écrites à la craie sur la porte du Grenier, que Picasso définissait l’accès à l’antre du minotaure.
Tu as permis à beaucoup d’artistes, célèbres ou inconnus de s ‘exprimer dans ce lieu magique. Jean-Louis Barrault et Picasso seraient certainement fiers de ton action et de celle de tes collaborateurs, tous bénévoles. Il faut savoir aussi que vous ne recevez aucune subvention, ni de l’état, ni des collectivités.
Viens, Alain, on va boire un Casa à Nice
Plutôt à Ajaccio…
Alain a écrit deux autres romans :  Le Grenier aux merveilles (Ed Du Rocher) et l’Eventail de Saturne (Ed Calmann-Lévy), ainsi qu’un recueil de nouvelles ( Histoires à dormir Dubout  ), qui a obtenu le prix Alphonse-Allais (Ed Du Rocher)  
Je ne t’oublierai jamais, cher Alain, dédé