Le blog de Dédé de Montreuil

" Sortons des grands ensembles pour aller voir les Grands Ensemble "

Archives de Catégorie: Témoignages

Opération panda – Orlinski

Bonjour M’ssieurs, Dames,

Je vais vous raconter comment le panda de Richard Orlinski a atterri sur la place Saint-Germain des Prés pendant l’Opération panda qui a lieu en ce moment et jusqu’au 7 janvier avec la vente de pandas en peluches  au  bénéfice de l’hôpital Necker-Enfants malades – AP-HP pour financer des projets d’amélioration de la qualité de vie des enfants hospitalisés, l’acquisition d’équipements médicaux de pointe et la création du premier centre de médecine ambulatoire pédiatrique.

Monsieur Orlinski

Oui

Avez-vous un panda ?

Non, pourquoi ?

Je lui raconte l’opération panda

Sensible à mes propos et aux actions qu’il a déjà réalisées avec l’hôpital Necker et d’autres associations, il me dit qu’il avait un panda en projet.

Je vous mets en contact avec Laetitia et merci d’avoir pensé à moi.

Au revoir Richard et à bientôt.

Trois jours après, on me transmet ce panda en 3D

Laetitia, sa directrice de développement, m’appelle pour parler du prix de ce premier panda 150 000 Euros.

CDIFS Chengdu toujours dans le cadre du jumelage entre le Comité Saint-Germain des Prés et le district de JinJiang de la ville de Chengdu accepte de prendre une partie du budget, Richard Orlinski prendra l’autre part.

Voilà, comment se construisent des belles histoires humaines et créatives.

La statue du panda sera successivement exposée au Zoo de Beauval de janvier à mai 2018 puis participera au Parcours Saint-Germain fin mai et prendra définitivement ses quartiers à l’hôpital Necker en juin 2018, dans une nouvelle aire de jeux, afin que les enfants participent à cette belle aventure.

C’était le but final ! Mission réussie. Si nous ne faisons pas des actions comme celles-là, à quoi sert-on ?

Je tiens à remercier vivement l’équipe de Richard Orlinski pour leur efficacité:  Laetitia, Clément, Shanna sans oublier Vincent et Didier qui ont assuré le transport et l’installation.

Inauguration de l’Opération panda, mercredi 13 décembre à 11 heures.

 

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L’idole est parti !

Bonjour M’ssieurs, Dames,

Johnny est parti rejoindre ses potes. Une partie de ma jeunesse est partie aussi. Je suis triste !

Comment ne pas penser à mon premier concert en 1963, avec Johnny à la Nation, en y allant avec une mobylette volée.

Témoignage de Frank Ténot sur le concert yéyé à la nation :
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Comment ne pas penser à mon ami Ticky Holgado  qui a été son secrétaire et l’un de ses meilleurs amis.

Comment ne pas penser à un dîner avec lui, après son dernier concert à l’Olympia en 2000, avec Laeticia, MC Solaar, Ticky et Jean-Claude Camus à l’hôtel Costes.

Johnny et MC Solaar sont les deux révolutions musicales du siècle dernier avec le Rock et le Rap.

Voici le communiqué rédigé par Laeticia.

« Johnny Hallyday est parti. Jean-Philippe Smet est décédé dans la nuit du 5 décembre 2017. J’écris ces mots sans y croire. Et pourtant, c’est bien cela. Mon homme n’est plus.

Il nous quitte cette nuit comme il aura vécu tout au long de sa vie, avec courage et dignité. Jusqu’au dernier instant, il a tenu tête à cette maladie qui le rongeait depuis des mois, nous donnant à tous des leçons de vie extraordinaires. Le coeur battant si fort dans un corps de rocker qui aura vécu toute une vie sans concession pour la scène, pour son public, pour ceux qui l’adulent et ceux qui l’aiment.

Mon homme n’est plus. Le papa de nos deux petites filles, Jade et Joy, est parti. Le papa de Laura et David a fermé ses yeux. Ses yeux bleus qui illumineront encore et encore notre maison, et nos âmes.

Aujourd’hui, par respect et par amour pour cet homme extraordinaire qui fut le mien pendant plus de 22 ans, pour perpétuer sa passion de la vie, des sensations fortes, des émotions sans demi-mesure, nous unissons tous nos prières, et nos coeurs. Nous pensons à lui si fort qu’il restera à jamais à nos côtés, aux côtés de ceux qui l’écoutent, le chantent et le chérissent depuis toujours.

Johnny était un homme hors du commun. Il le restera grâce à vous. Surtout, ne l’oubliez pas. Il est et restera avec nous pour toujours. Mon amour, je t’aime tant. «

Laeticia Hallyday

Chère Laeticia,

je vous adresse mes meilleures amitiés, Johnny était un grand qui a changé notre jeunesse.

Il était très heureux avec vous et l’amour qu’il donnait à vos deux filles le rendait joyeux.

Courage, nous sommes tous avec vous.

André Cardinali

Yuan Meng, le bébé panda du zoo de Beauval

Bonjour M’ssieurs, Dames,

Il s’appelle Yuan Meng, « accomplissement d’un rêve », il est gris et blanc rosé et pèse plus de 7 kilos. Brigitte Macron a baptisé lundi 4 décembre, au zoo de Beauval dans le Loir-et-Cher,le bébé panda né le 4 août, un geste d’amitié franco-chinoise. Le baptême de cet ours herbivore, « trésor national chinois » et symbole vivant de l’âme chinoise, a donné lieu à une grande cérémonie au zoo en présence de sa « marraine », Brigitte Macron, du vice-ministre des Affaires étrangères chinois Zhan Yesui et de l’ambassadeur de Chine Zhai Ju.  Les parents de Yuan Meng ont été prêtés à la France par la Chine en 2012 pour 10 ans, dans le cadre de la « diplomatie du panda », un cadeau que la Chine utilise pour resserrer les liens avec d’autres pays. La naissance de ce premier panda dans l’Hexagone intervient à quelques semaines de la première visite d’Emmanuel Macron en Chine.

Les soigneurs de la réserve chargés du panda, en Chine, avaient proposé des prénoms. Celui de Yuan Meng a été sélectionné par la première dame chinoise qui l’a ensuite proposé à Brigitte Macron. Dans trois ans, Yuan Meng devrait repartir en Chine, mais « nous espérons que ses parents […] nous donneront beaucoup d’autres bébés », a expliqué sa soigneuse, Delphine Pouvreau. La période de fécondation des pandas ne dure que 3 jours par an. « Cette naissance et ce prénom symbolisent l’amitié sino-française, qui accède à une nouvelle phase de développement », a-t-il souligné, estimant que les deux pays « approfondissaient des réformes, la mutation de leur pays », a déclaré le vice-ministre chinois en lisant un message de félicitations de l’épouse du président chinois, Xi Jinping. Beaucoup de Français ont suivi l’importance de cette naissance […], l’illustration d’un dialogue toujours fécond entre ces deux peuples », a déclaré Brigitte Macron. « La Chine a offert un symbole vivant de l’âme chinoise », a-t-elle dit, en remerciant les dirigeants chinois. « Je vous dis, madame, merci et à bientôt », a-t-elle conclu à l’adresse de la première dame chinoise, ajoutant : « Je vous remercie », en chinois.

« On a beaucoup à apprendre »

Brigitte Macron a ensuite confié vivre « comme un très grand honneur » cette mission diplomatique. « Je suis très émue qu’on m’ait confié ce devoir par rapport à la Chine, c’est aussi une très grande responsabilité. » Le don de panda géant, une espèce placée sur la liste rouge des espèces vulnérables, est utilisé par la Chine depuis le VIIe siècle pour sa diplomatie, une pratique qui avait atteint son apogée sous la Chine maoïste. Désormais, la Chine prête ses plantigrades à des pays alliés pour dix ans maximum, contre une somme fixée en fonction du nombre de visiteurs, environ un million d’euros par an. Depuis l’arrivée du couple de pandas géants, prêtés par la Chine en février 2012. 1,5 million de personnes sont déjà venues admirer les uniques représentants de cette espèce en France. Le bébé panda sera montré au public à partir du samedi 13 janvier. La France est le quatrième pays européen à accueillir la naissance d’un panda chinois après l’Autriche, la Belgique et l’Espagne. Sept pays européens et vingt-deux pays du monde hébergent des pandas venus de Chine. En 1973, la France avait été l’un des premiers pays à recevoir un panda, après les États-Unis.

Dans le cadre du jumelage entre le Comité Saint-Germain des Prés et Chengdu International Finance Square, sous le patronage de la mairie du 6ème arrondissement et du  gouvernement du district de  Jinjiang à Chengdu en Chine, une action va être organisée du 1er décembre au 7 janvier, place Saint-Germain des Prés, avec une vente de pandas en peluche, dont les bénéfices seront reversés intégralement à l’hôpital Necker- Enfants-Malades.

 

Une autre action avec les enfants-malades de Necker va être organisée au printemps au zoo de Beauval, à la rencontre du bébé panda (Les parents du bébé panda étant nés à Chengdu).

Cette action a pour but de constituer un lien de plus entre nos deux peuples, le panda étant le symbole de l’amitié sino-française.

 

 

Jumelage Saint-Germain des Prés – Chengdu

Bonjour M’ssieurs-Dames, 各位先生,女士們,先生們

Une belle histoire commence…

D’après mon idée originale, le jumelage entre Saint-Germain des Prés et la ville de Chengdu a posé une première pierre en mars 2017 pour construire des projets culturels, économiques et touristiques.

C’est pourquoi, avec Thomas Thompson, Directeur de Manifestory China, Chengdu-IFS, le Comité Saint-Germain-des-Prés avec le soutien éclairé de Bertrand Biard & Olivier Mothes, Directeurs associés de Manifestory Paris et leur équipe, nous avons imaginé et conçu les événements suivants :

  • Planter un arbre de l’amitié dans la cour de la Mairie du 6ème arrondissement et sur l’avenue Hongxing à Chengdu
  • Jean-Pierre Lecoq, Maire du 6ème arr & Miroslav Siljegovic, Président du Comité Saint-Germain des Prés
  • Pose de plaques de rues du boulevard Saint-Germain sur Hongxing Road à Chengdu et de Hongxing Road sur le boulevard Saint-Germain, devant le Café de Flore.
  • Opération panda. Du 1er décembre au 7 janvier, une action de bienfaisance, place Saint-Germain-des-Prés, avec la vente de pandas en peluche (symbole de Chengdu), dont les bénéfices seront reversés intégralement à l’hôpital Necker- Enfants – malades
  • L’artiste Richard Orlinski a créé son premier panda géant à cette occasion. Cette œuvre sera exposée le 13 décembre, place Saint-Germain-des-Prés, au zoo de Beauval et définitivement à l’hôpital Necker.
  • Pop-up du Café de Flore à Chengdu pendant les fêtes de Noël 2017. Apporter la culture du Café de Flore aux habitants de Chengdu est un pari riche d’échanges et de discussions.
  • Parcours Saint-Germain. Des artistes chinois vont présenter des œuvres pendant le Parcours Saint-Germain au mois de mai 2018, des artistes français présenteront à leur tour des œuvres en octobre au Parcours Saint-Germain à Chengdu.

C’est avec plaisir que je m’associe à ses échanges. Mon engagement permanent pour faire rayonner la culture, l’imagination, l’esthétisme au service du grand nettoyage des idées et des peuples ne peut me laisser indifférent.

André Cardinali

Jean-Pierre Lecoq, Maire du 6ème arrondissement de Paris, m’a nommé Ambassadeur de Saint-Germain des Prés pour les actions menées à Paris et à Chengdu. oh! la! la!

 

 

 

 

La Hune a brulée !

Bonjour M,ssieurs, Dames,

Au feu les pompiers, la Hune brûle..

Les pompiers tentent d’éteindre le violent incendie qui s’est déclaré jeudi 16 novembre dans l’ancienne librairie La Hune, en plein cœur historique et littéraire de Paris.

« Le rez-de-chaussée et le premier étage sont totalement sinistrés »

C’est une institution de la littérature et des arts qui est partie en fumée, jeudi 16 novembre, dans le quartier Saint-Germain-des-Prés, en plein cœur historique et littéraire de Paris, située non loin de l’église Saint-Germain et des célèbres cafés Les Deux Magots et le Café de Flore.

J’étais invité hier soir à La Hune, au vernissage de la toute première exposition des photographies de Matthieu Ricard  » Un demi-siècle dans l’Himalaya ». En vingt minutes tout a disparu.

Heureusement, les archives de La Hune sont conservées par la bibliothèque Kandinsky du Musée National d’Art Moderne, Centre Georges Pompidou.

C’est à La Hune que Jean-Paul Sartre m’achetait des livres pour m’éduquer à la littérature. C’est aussi là que j’ai fait de belles et surprenantes rencontres féminines !

Tant de souvenirs sont partis en fumée…

La célèbre librairie "La Hune".

En 2015, l’historique librairie parisienne a été reprise par le groupe Yellow Korner et transformée en galerie de photos d’art.

 

 

Le Prix de Flore, un grand cru 2017

Bonjour M’Ssieurs, Dames,

Hier soir au Café de Flore, le Tout-Paris littéraire et artistique était là, pour la remise du Prix de Flore.

Une des plus belles soirées parisiennes dans un bon esprit et une bonne ambiance.

Pour la première fois de son histoire, le jury a décidé cette année de récompenser deux candidats: Pierre Ducrozet pour «L’Invention des corps» (Actes Sud) et Johann Zarca pour «Paname Underground» (Goutte d’Or). Une façon d’affirmer doublement que cette année, on distingue des hommes.

Trois autres romans étaient sélectionnés par le Jury, présidé par Frédéric Beigbeder et composé de  Jacques Braunstein, Manuel Carcassonne, Carole Chrétiennot, Michèle Fitoussi, Jean-René van der Plaetsen, François Reynaert, Jean-Pierre Saccani, Bertrand de Saint-Vincent, Christophe Tison, Philippe Vandel, Arnaud Viviant.

David Dufresne. New Moon.  ( Seuil )

Eva Ionesco . Innocence. ( Grasset )

Marion Vernoux. Mobile Home.  ( L’Olivier )

Au programme :

  1. Sustentations
  2. Bulles
  3. Péroraisons
  4. Activités corporelles
  5. Autres activités corporelles
  6. Lit
  7. Activités corporelles annexes

C’était chaud ! Demandez à Fredo ?

L’histoire du Prix de Flore

Le Prix de Flore fut fondé un jour de mai 1994, autour d’une des tables du Flore, dans le but de couronner un auteur au talent « prometteur ». Les critères de sélection étant l’originalité, la modernité, la jeunesse.

Le jury se distingue par son indépendance, sa liberté, son insolence. Mr Miroslav Siljegovic, président d’honneur, remet au lauréat un chèque de 6100 euros, ainsi qu’un verre de Pouilly gravé à son nom, à consommer sans modération durant une année au Flore.

A l’année prochaine …


Thomas Pesquet, de retour sur terre !

Salut M’ssieurs-Dames,

Vendredi 2 juin 2017, 16 h 10, Thomas Pesquet avec le commandant russe Oleg Novitski, ont atterri au Kazakhstan, après plus de 6 mois passés dans l’espace, à 400 km en orbite autour de la Terre, à bord de la station spatiale Internationale.

Mission réussie. Lors de cette mission, l’astronaute français, âgé de 39 ans, a pu réaliser deux sorties dans l’espace, qui se sont parfaitement déroulées. Il a également enchaîné de nombreuses expériences scientifiques prévues dans son programme, tout en partageant son aventure avec le grand public, grâce aux réseaux sociaux.

Comment ne pas penser à cette belle expérience, vécu avec des astronautes en 1997.

Dédé à la Cité des Etoiles

Деде в Звездном городке

Je vais vous raconter une belle histoire et comment on fait des rencontres incroyables, à partir d’une photo parue dans L’Automobile Magazine : on y voyait le Champion du Monde de Formule 1, Mika Häkkinen, en apesanteur, à la Cité des Étoiles à Moscou.

Je savais que mon pote Jojo (Georges Houel) était ami avec Jean-Loup Chrétien. Il m’organisa un rendez-vous dans son resto, « Le Volant », dans le 15ème. Entre le plat et le dessert, je propose à Jean-Loup de monter avec lui des opérations de Relations Publiques à La Cité des Étoiles. Il me donnait immédiatement son accord et nous nous donnions rendez-vous à Moscou 15 jours plus tard.

Son fils, Jean-Baptiste, m’accompagnait de Paris à Moscou. On retrouvait Jean-Loup dans un monastère orthodoxe de folie, nous soupions dans le réfectoire entourés de moines, entourés d’icônes exceptionnelles avec une valeur inestimable d’après le chef de la tribu (si je peux me permettre). C’est un spot où je retournerai dès que l’occasion se présentera.

Après une bonne nuit, nous partons le lendemain matin vers la Cité des Étoiles, située à une heure de Moscou, avec un chauffeur parlant un excellent français. La Cité des Étoiles appelée aussi le Centre Youri Gagarine est un centre d’entraînement où se côtoient les cosmonautes, les astronautes, les spationautes, les taïkonautes du monde entier. Ce symbole de la conquête spatiale russe semble totalement hors du temps et du progrès technique, ça ressemble à une cité de Sarcelles avec plusieurs bâtiments en béton, une épicerie et des terrains de sport…

Vladimir, Jean-Loup et dédé dans la rue principale de la Cité des Etoiles

Jean-Loup me présente son complice et ami, le Héros National de l’Union Soviétique, Vladimir Titov (Recordman de durée à la station orbitale MIR : 365 jours). Il a accomplit son dernier vol avec la navette Atlantis en compagnie de Jean-Loup en 1997.

Après la visite complète de la Cité des Etoiles et lors du déjeuner à la cafétéria réservée aux voyageurs de l’espace, une surprise nous attend : le spationaute français, Jean-François Clervoy déjeunait avec sa femme, ses enfants, ses parents et son chien, la veille de partir à Baïkonour dans la station MIR. Là !!! Je prends une leçon de Vie, tous ces grands hommes savent rester humbles sans se prendre au sérieux !!!

La relève…

Lors de la visite de la copie conforme de la Station MIR (qui allait tirer sa révérence après onze années de bons et loyaux services pour laisser sa place à un programme encore plus ambitieux : La station orbitale ALPHA), les deux premiers cosmonautes à s’envoler, un russe et un américain étaient en train de s’entraîner, la rencontre entre les deux anciens et les nouveaux est un grand moment, gravé aux restants de mes jours. Je les ai touché avec leurs combinaisons trempées de sueur, de la bonne sueur …

La Station MIR, quelle beauté !

Dédé dans le cockpit de la station MIR. J’ai la tête dans les étoiles

Après le déjeuner, Vladimir et Jean-Loup me font une surprise incroyable : ils ont obtenu de l’État Major de la Cité des Étoiles à ce que j’obtienne L’exclusivité d’organiser un voyage exceptionnel à la Cité des Étoiles – je crois rêver, j’ai la tête dans les Étoiles – pour des sociétés françaises qui inviteraient leurs clients privilégiés. Un voyage au cœur du passé plus proche d’Objectif Lune et de Tintin chez les Soviets que du Cinquième Élément avec un programme étoilé guidé par Vladimir et Jean-Loup SVP…

  • Visite d’une capsule Soyouz. de gauche à droite: Jean-Loup, dédé, Jean-Baptiste, Vladimir et le Commandant en Chef de la Cité des Etoiles

Nous revenons à Moscou pour visiter le Kremlin et le Palais des Armures. Ce musée possède l’une des plus belles collections d’objets d’art au monde avec la fameuse collection d’œufs Fabergé, qui ont appartenu aux Princes et aux Tsars.

Le soir même, nous dînons à 70 km de Moscou, lieu de résidence des hautes personnalités russes, résidence d’été avec leurs Datchas dans le restaurant «  La table des Tsars » en compagnie de Vladimir Titov et de son épouse « Madame informatique de la station MIR ». Elle parle sept langues dont un français remarquable, venant souvent à Paris, logée à l’hôtel Crillon pour rencontrer le staff de l’aérospatiale, elle connaît tous les endroits populaires de Paris, de la rue de Charonne aux Abbesses en passant par la rue St Denis et les grands boulevards en allant prendre ses repas dans des bouibouis.

Lorsque Vladimir Titov est entré dans le restaurant, tous les clients se sont levés pour saluer le Héros National, (j’en ai encore des frissons). Jean-Loup a reçu aussi une ovation, il est très connu en Russie.

Dehors, dans le froid, les chauffeurs attendent avec de grandes limousines noires et les gardes du corps, vêtus de long manteaux en cuir noir avec une valise de protection à la main. Ça rigole pas chez les Soviets !!!

Avant de commencer à dîner, je demande à Jean-Loup si on peut apporter un repas à notre chauffeur. Un Maître d’hôtel arrive avec un repas sur un plateau, je l’accompagne jusqu’à notre voiture, une Audi grise rutilante. Notre chauffeur est stupéfait et refuse. J’insiste. Il accepte et me remercie. A partir de ce moment-là, je suis devenu son ami, (on ne pense pas souvent aux gens qui sont à notre service en plus quand il fait – 25 degrés dehors).

Quand, je reviens dans le restaurant, Vladimir, son épouse et Jean-Loup sont soufflés et me disent qu’ils n’ont jamais vu une attention aussi simple que celle que je viens de faire. Pour moi, c’est normal, j’ai les pieds sur Terre !!!

Une anecdote caviaresque : au cours du repas, je pose une question candide aux deux cosmonautes en face de moi : « dîtes-moi, quand vous êtes là-haut, vous voyez la Terre comment ? » Ils explosent de rire et me répondent : « La Terre vu de l’espace, c’est comme une agate ». Je surenchéris en leur demandant : « Et nous alors ? » Ils se regardent toujours, explosés de rire. Voici leur réponse qui tue : «  Vous, vous n’existez pas ». Ça remet bien les choses et la prétention des terriens en place !!! C’est bien fait pour moi, je l’avais bien cherché. J’ai quand même une excuse : la vodka commençait à faire son effet planétaire.

Après ce bon repas, nous avons quitté les Titov et nous avons raccompagné Jean-Loup au monastère. Avec son fils, Jean-Baptiste, nous décidons d’aller faire un tour dans Moscou By night. Notre chauffeur devenu un ami nous servait de guide (et quel guide SVP !), nous expliquant dans les moindres détails et recoins l’historique de la ville et des anecdotes croustillantes.

Le summum : il arrête la belle Audi sur les hauteurs de Moscou juste devant la piste de descente olympique où ont eu lieu les JO d’hiver en 1980. Et là, il nous raconte la défaite de Napoléon avec des gestes vigoureux et lents à la fois, on s’y serait crû ! Des moments comme ça, j’en veux, t’en veux ? Nous sommes allés boire le dernier verre de vodka avec du champagne dans une boîte superbe remplie de bombes sexuelles, «  Le Night Life ». OH, lala, quelle nuit Bolchevik….

Les mains dans les poches sous les yeux…

Et pour finir la nuit, nous nous rendons sur la Place Rouge. Pas un pékin, seulement deux gardes du Mausolée de Lénine et six déneigeuses . Je les existe en leur faisant un signe comme quand on est spectateur sur un rallye. Une halu ! Les chauffeurs se marrent et commencent à se tirer la bourre sur la Place Rouge. Avec Jean-Baptiste, on croit rêver..

La place Rouge était vide
(Il ne manquait plus que Nathalie )
Il avait un joli nom, mon guide
La place Rouge était blanche
La neige faisait un tapis

Le lendemain matin, la tête dans les nuages, nous partons visiter le Centre de gestions des vols spatiaux à Koroliov. C’est dans cette salle qu’est donné le compte à rebours du lancement des fusées. Une autre surprise nous attend : nous voyons sur un écran géant et en direct Jean-François Clervoy , le spationaute avec lequel nous avons déjeuné la veille ! J’hallucine, Jean-Loup m’invite à lui parler en Direct de l’espace !! J’en crois pas mes mirettes !!! Je suis comme un môme devant un jouet !

A l’épicerie de la Cité des Etoiles, Vladimir Titov m’a acheté une montre réservée aux Cosmonautes.

Merci ! Messieurs Vladimir Titov et Jean-Loup Chrétien de m’avoir ouvert les portes de l’Espace, des Espaces… sans oublier mon pote Jojo qui est là-haut dans les étoiles…

Un autre scoop :  Avec Jean-Baptiste Chrétien, qui dirige une agence de publicité, nous avons eu une idée spatiale (être si près des hommes de l’espace, ça donne des idées!!!) Celle d’ imaginer pour le lancement du Grand Espace Renault, un visuel en adhésif du grand Espace collé sur une fusée avec ce message : Le Grand Espace dans l’EspaceNous recevons l’autorisation de réaliser ce panneau publicitaire unique. De retour à Paris, nous proposons cette idée au service Communication de Renault, qui refuse sans aucun commentaires…Revenons sur Terre…

Vivement les voyages privés dans l’espace, avec la navette aérospatiale «  Virgin Galactic » de Sir Richard Branson, afin que les terriens deviennent des créateurs plutôt que des gestionnaires salariés ne touchant plus le sol, en se protégeant sous un parasol.

Des moments importants comme j’ai vécu, que vous venez de découvrir  sont exceptionnels et uniques, grâce à une photo parût dans L’Automobile Magazine. La presse a du bon pour s’instruire et pour développer son audace et sa curiosité…

Regardez ce reportage russe incroyable, c’était le début des fusées qui m’ont fait tant rêver!

Race for Water. Une nouvelle Odyssée

Bonjour M’ssieurs, Dames

Ce dimanche 9 avril, s’élancera de Lorient, un homme extraordinaire sur un bateau merveilleux à la quête de l’impossible. Le projet est l’Odyssée pour l’Océan (RaceForWater.com) portant le rêve fou de combattre la pollution plastique dans les mers qui est une apocalypse silencieuse. Le bateau est un trimaran de course de 21 mètres construit à Lorient avec les meilleures technologies françaises, le plus beau produit de notre expertise extraordinaire dans le domaine de la voile. L’homme est Marco Simeoni, un entrepreneur Suisse qui après une prise de conscience fulgurante a vendu sa société leader dans le conseil informatique pour se consacrer au sauvetage des océans de la plus insidieuse et honteuse des pollutions humaines.

Reportage France 3 : http://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/morbihan/lorient/lorient-catamaran-race-for-water-bientot-depart-expedition-contre-pollution-1228951.html

Volontaire durant 3 années auprès de la Fondation Race For Water Franklin Servan-Schreiber s’est récemment engagé à temps plein pour la cause en tant que directeur de la communication et porte-parole de la Fondation.

J’ai le plaisir de partager cet article publié ce matin dans le Huffington Post avec vous tous. Franklin Servan-Schreiber.
La Fondation Race for Water propose une solution concrète concernant les déchets plastiques qui polluent nos rivières et, plus encore, nos océans.
Ce bateau est la preuve que les énergies propres sont l’avenir de l’humanité.

Je restais néanmoins sur ma faim, car parmi les amorces de solutions présentées, il manquait à mes yeux celle offerte par les nouvelles technologies. Les idées font progresser la société, mais ce sont les technologies qui concrétisent ce progrès. La technologie est trop souvent dissociée de l’écologie, de la même façon que le progrès matériel lui est opposé. Pourtant, il me semble, que la bataille contre le réchauffement climatique ne pourra se gagner, chez nous comme dans le tiers monde, qu’en l’associant à une facilité matérielle accrue. Personnellement, je rêve d’une Tesla lookée comme voiture de course, pas d’une Prius « raisonnable ». Je désire m’imaginer l’écologie comme l’Eldorado de demain.

Un très bel exemple de solution concrète et, j’aimerais préciser, positive, va s’élancer de Lorient ce weekend. Le navire Race for Water de la Fondation éponyme, va faire le tour du monde durant cinq ans en ne fonctionnant qu’aux énergies propres, un mix de solaire, d’hydrogène et d’une voile de kite. Ce navire n’est pas un projet de recherche comme l’a été l’avion Solar Impulse, mais une réalisation pragmatique. Si nous calquions la transition énergétique sur l’histoire de l’aviation, alors Solar Impulse serait la démonstration éclatante des frères Wright en 1903, et le navire Race for Water serait le tour de force de Santos Dumont avec le premier avion motorisé vendu en kit dès 1908. Trente années à peine séparent les premiers biplans de l’avion à réaction. Quel sera notre mix énergétique dans trente ans? Le pétrole sera peut-être déjà dépassé! Pourquoi ne pas s’autoriser à imaginer que les grandes sociétés pétrolières d’aujourd’hui deviendront les acteurs volontaires d’un avenir « propre »? La belle nouvelle, celle qui donne espoir, c’est que toutes les technologies d’avant-garde utilisées par le Race for Water sont déjà commerciales. Son départ de Lorient, ce dimanche 9 avril, marquera un point d’inflexion dans la transition énergétique. Je perçois à travers cet événement les prémisses de l’accélération fulgurante d’une transition énergétique dont le monde a tant besoin.

Cette transition invite aussi à considérer les déchets d’aujourd’hui comme les ressources de demain. Ce seront les technologies qui nous offriront cette possibilité. La Fondation Race for Water propose une autre solution concrète concernant les déchets plastiques qui polluent nos rivières et, plus encore, nos océans. Une recherche menée sur deux années par l’entrepreneur visionnaire suisse Marco Simeoni, a permis le constat implacable que les déchets plastiques sont irrécupérables une fois en mer: soit ils se fractionnent en micro-particules, soit ils sont tellement éparpillés dans l’immensité océanique qu’il est irréaliste de les collecter. La conclusion de l’étude est qu’il faut à la fois tenter de réduire notre consommation de plastique, et récupérer ces déchets à terre avant qu’ils ne s’échappent vers la mer. Là aussi des solutions technologiques commerciales de pointe permettraient de valoriser ces déchets en les transformant en énergie. Sur la base de la revente de cette énergie (électrique ou sous forme de gaz « propres ») nous pourrions rémunérer les milliers de collecteurs de rue comme c’est le cas pour l’aluminium, le papier, ou le verre. C’est une solution encore difficile à maitriser, au même titre que n’importe quelle avancée dans l’inconnu mais elle offre un espoir. Il faut se méfier des propositions trop simplistes pour résoudre les problèmes du monde, que ce soit en matière d’écologie ou de politique. L’accès aux vrais changements demande de faire des efforts, de se surpasser. De la créativité, de la résilience, et surtout des nouvelles technologies permettront à l’humanité de traverser la crise immense qui s’annonce. L’espoir est possible, il se doit être volontaire.

STOP !

Protégeons la mer pour nos enfants!

Je  m’engage auprès de cette mission visionnaire. A vous d’agir, aussi ! RaceForWater.com

La Bonne Etoile. Johnny, un homme au grand coeur.

 

 

Bonjour M’ssieurs, Dames,

La 42ème édition du salon des voitures anciennes, Rétromobile, vient de fermer ses portes. La vente aux enchères qui s’est tenue, le 10 février, a été le clou de ce grand show sous le marteau de mon ami Hervé Poulain, Commissaire – Priseur d’Arcurial.

Pour la première fois, Johnny Hallyday, le rockeur préféré des Français, a mis aux enchères, deux de ses bolides. Une vente évènement dont les profits seront intégralement reversés à l’association La Bonne Etoile, créé par sa femme Laetitia et la chef étoilée Hélène Darroze, qui vient en aide aux enfants défavorisés du Vietnam.

Johnny, un homme au grand cœur !

harley

La star fait la surprise d’offrir aux enchères deux lots provenant de sa collection personnelle : son Harley-Davidson Softail Springer de 1989, mise à prix 20 000 euros, a atteint 280 000 euros. Une moto que reconnaitrons ses fans, puisqu’elle figure sur la pochette de son single « Possible en moto » sorti en 1989.

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Mais également sa célèbre Cadillac série 62 cabriolet, mise à prix à 50 000 euros, s’est envolée à 270 000 euros. Cette voiture de 1953, achetée à Los Angeles, est aussi célèbre par son emblématique propriétaire que par son histoire. En effet c’est l’œuvre du pape du custom américain Boyd Coddington, une figure qui a révolutionné le genre aux Etats-Unis. C’est aussi le dernier exemplaire réalisé par l’artiste, aujourd’hui disparu. Peinture spéciale avec ghost flames, gros moteur V8, chromes rutilants, sellerie entièrement en cuir personnalisée aux initiales du rocker.

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Cette fabuleuse Cadillac figure sur la pochette de l’album « L’Attente », sorti en 2012.

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Une autre merveille au salon, une DS 23 Pallas. J’ai déshabillé une DS pour avoir une ID (19)

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La collection Chtchoukine à Paris

Bonjour M’ssieurs, Dames,

J’ai eu la chance de visiter le musée de l’Ermitage à Saint Petersbourg en 2004 et le musée Pouchkine à Moscou en 1997 et admirer plusieurs œuvres de la collection de Sergueï Ivanovitch Chtchoukine

Sa collection fait partie des collections russes d’art les plus remarquables. Depuis déjà longtemps, elle jouit d’une vaste renommée et d’une gloire légitime auprès des artistes et des connaisseurs éclairés de l’art. Il lui est revenu de devenir en Russie le passeur le plus fort des courants artistiques occidentaux, si brillamment exprimés par les œuvres de sa collection de Claude Monnet, Degas, Cézanne, Gauguin, Picasso, Van Gogh, Matisse, Renoir, Derain (… ) http://www.collectionchtchoukine.com/emplacement/musee-pouchkine

Sa collection donne véritablement un tableau fidèle de la peinture la plus récente…C’est pour cela, que j’ai couru revoir ce beau trésor avec 130 œuvres de la collection à la Fondation Louis Vuitton, jusqu’au 20 février 2017. C’est grâce à Mr Bernard Arnault que des expositions comme celle-çi sont exposées à Paris. Prochainement une exposition du musée MoMa de New York sera présentée.

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L’événement culturel de l’année, en toute simplicité. Proprement bouleversant de voir de tels chefs-d’œuvre de nos plus grands peintres de l’art moderne… dont la grande majorité nous étaient restés inconnus. Une grande émotion et un plaisir étrange, et surpris.
Dont deux œuvres de l’un de mes Maîtres préférés;  le Douanier Rousseau
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Vue du pont de Sèvres et des coteaux de Clamart. 1908
et
Vue du parc Montsouris.1909
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Deux beautés de Alexandre Rodchenko.
Deux cercles . 1920
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Ligne n° 128. 1920img_6551
Une toile de Ivan Klioune.1916
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Suprématisme. 1916
img_6537Deux merveilles.
Picasso. Garçon au chien. 1904
et Garçon nu. 1906
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 Je craque sur Alexandra Exter. Vu à la galerie Trétiakov à Moscou en 1997
Florence 1914
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Ali, le dernier crieur de journaux de Paris

Bonjour M’ssieurs, Dames,

Ali, le dernier crieur de journaux de Paris, celui qui nous dit, tous les jours, depuis plus de quarante ans, « Ça y est ! Ça y est ! Le Monde est arrivé !»,  a failli de ne plus jamais revenir sur le boulevard Saint-Germain.

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Les entrepôts du journal Le Monde ont en effet quitté Paris, s’éloignant vers Bobigny. C’était trop loin pour qu’Ali, qui est devenu quand même un monsieur âgé, puisse, dans des délais raisonnables, aller récupérer les quelques dizaines d’exemplaires qu’il vend dès l’heure du déjeuner. Sa pile de journaux avait déjà bien diminué : les « gratuits », dans le métro, la presse et les sites d’information en ligne…La concurrence était devenue rude, mais Ali persévérait, même pour quelques dizaines d’exemplaires.
Depuis ce déménagement, Ali disparaît petit à petit de Saint-Germain-des-Prés, dans la plus grande indifférence. C’est une profession qui s’éteint, et avec elle, un symbole.

Les étudiants de Sciences-Po se sont mobilisés en lançant une pétition qui a servi à trouver une solution pour Ali. Le Monde a répondu positivement. Et bravo aux étudiants qui sauvent les belles valeurs humaines.

 » Ça y est ! Ça y est ! Ali est sauvé « , il continuera à nous donner de bonnes et mauvaises nouvelles, avec son esprit facétieux.

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Mes enfants connaissent Ali depuis leur naissance, Ali fait parti de leur vie culturelle !

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Ali, mon frère pakistanais au Flore
«Ça yaï : on a retrouvé le père de Zohra », Ça yaï :« Fuite des cerveaux : Johnny Hallyday quitte la France », Ça yaï :« Encore une catastrophe : la femme de Hollande est revenue », « Ça yaï : Montebourg démissionne  » etc…
Ali Akbar annonce les mauvaises nouvelles, les bonnes… mais aussi celles qui jaillissent de son esprit facétieux.
Emblème de Saint-Germain-des-Prés, ce vendeur de journaux à la criée est une figure du quartier.
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La preuve : Ali a sa tête peinte à l’angle de la rue du Four et de la rue des Canettes. C’est le chroniqueur Emmanuel de Brantes qui a eu l’idée de cette opération. Pour « tisser des liens » entre les habitants d’un quartier, les riverains sont invités à désigner des « êtres aimés » de leur quotidien dont le visage est ensuite peint dans la rue. «  La fresque remporte tous les suffrages. Les voisines d’en face applaudissent. Dans la rue, les gens interpellent Ali. « Mais… c’est toi sur le mur! C’est super! » « Les passants m’ont même obligé à rectifier le portrait d’origine et à peindre Ali avec sa casquette », sourit le peintre. « Si un jour on m’avait dit que j’aurais ma tête peinte sur un mur… Je ne suis pourtant pas une star, hein! Mais ça fait plaisir », lâche Ali avec ses yeux rieurs.
A 55 ans, Ali continue de sillonner les rues. Si, partout où il passe, les serveurs lui tapent dans le dos et les passants lui décochent un regard complice, peu de Germanopratins connaissent son parcours, alors, qu’il est connu dans le monde, les grands médias américains, anglais, japonnais, chinois ont écrit la trajectoire d’Ali.
Né au Pakistan, où il a commencé à travailler dès l’âge de 5 ans, cet ancien mousse débarque à Paris en 1972. Alors qu’il dort sous le pont Saint-Michel, une rencontre avec le professeur Choron, créateur de « Charlie Hebdo », le conduit à vendre la presse. « Le premier jour, j’ai vendu un journal dont le titre était Dieu existe, mais j’enc… le pape. Les gens avaient l’air choqué mais moi, je ne parlais pas français… » Peu à peu, Ali se promène entre la place de Solferino, le Luxembourg, Saint-Michel et Saint-Germain-des-Prés. «
Au début, le contact avec les gens était difficile, se souvient-il. Je sentais que je n’avais pas la bonne couleur. Des patrons de restaurants me jetaient dehors ou des dames mettaient leur main sur leur portefeuille en me voyant. Et puis, j’ai commencé à discuter avec certaines personnes et je leur donnais rendez-vous pour boire un verre après ma tournée. »
Aujourd’hui, Ali Akbar adore raconter qu’il bavarde avec Jean-Louis Debré ou Pierre Moscovici, qu’il a pris un verre avec Sophie Marceau sans savoir qui elle était, s’est baladé à l’arrière du scooter d’Edouard Baer, que Carla Bruni-Sarkozy, qu’il croisait régulièrement chez Castel, s’est levée pour l’embrasser, Ali a été naturalisé français par le bon coeur de  François Mitterrand.
Des paparazzis lui ont proposé de le payer pour savoir où dînaient des personnalités. Mais il a toujours refusé. » Même s’il regrette que Saint-Germain soit devenu « un quartier de frime, avec des habits de luxe », Ali n’est pas prêt de le quitter. « J’ai acheté une maison au Pakistan, mais je me sens beaucoup plus proche de la mentalité française. Je ne me vois pas arrêter complètement ce que je fais. »
Quoi qu’il en soit, le jour où Ali Akbar abandonnera ses journaux, les nouvelles n’auront plus la même saveur à Saint-Germain.
Ali                                                                                   Voici son premier livre
et le deuxième
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Ça yaï  …Ali, tu peux continuer à nous donner de la paix humaine dans ce monde de bruts !!!.
Ton pote dédé de Montreuil

Franklin Servan-Schreiber. Son premier livre !

Bonjour,

je n’ai pas écrit depuis plusieurs mois, pour cause d’affaires personnelles. Je vous prie de m’en excuser.

Je reviens vers vous, pour vous présenter un livre qui me touche, qui donne de l’amour et du courage, surtout dans les moments difficiles que je traverse actuellement.

Le livre de Franklin est un récit bouleversant, un témoignage plein d’espoir et une réflexion à la fois spirituelle et scientifique sur notre quête du bonheur et notre destin commun face aux défis écologiques et technologiques qui s’annoncent.
Connaissant les quatre fils de Jean-Jacques Servan-Schreiber, leur père, je suis d’autant plus touché par le récit de Franklin. Un homme sensible, aimant les autres tout en restant humble. Une belle histoire de vie qui doit nous servir d’exemple.
Franklin cite dans son livre ces mots auxquels, je crois depuis longtemps  » nous sommes tous de passage  » ne l’oublions pas !

Merci Franklin de nous faire partager ton intelligence.

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Avec mes frères, nous avons toujours été unis et solidaires, soudés par les joies de l’enfance et les ambitions de la jeunesse. Lorsque David, l’aîné, l’auteur du best-seller Anticancer, rechute de sa tumeur, toutes nos forces sont mobilisées et nous l’accompagnons jusqu’au bout de son plus grand défi. Il nous avait dit, l’avait écrit : la mort n’est pas injuste. Pourtant, du fond de ma tristesse, confronté à cette disparition trop soudaine bien qu’annoncée, je ne pouvais que m’interroger sur le sens de l’existence : avais-je pleinement vécu ? aurais-je des regrets à la fin ? Et je me souvins de cette fameuse phrase de Confucius que citait notre frère Émile : « On a deux vies, et la deuxième commence lorsqu’on se rend compte qu’on n’en a qu’une. » Je suis alors allé à la rencontre d’un vieil ami de David, Yves, un homme de quatre-vingt-huit ans, d’une expérience de vie admirable doublée d’une profonde sagesse. « C’est un prince », m’avait-on dit. C’est avec lui que j’entrepris cette recherche de sens. »

Quatre frères, un ami, et la recherche du sens de la vie est un récit bouleversant, un témoignage plein d’espoir et une réflexion à la fois spirituelle et scientifique sur notre quête du bonheur et notre destin commun face aux défis écologiques et technologiques qui s’annoncent.

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Franklin donnera une conférence et la signature de son livre,
à 19 heures, le vendredi 25  novembre
à l’Hôtel de l’Industrie. 4, place Saint-Germain des Prés à Paris 6 ème.

Venez nombreux.

Presse :
 » Transmission, transfiguration, permanence, vitalité traversent ce livre réconfortant, impossible à lâcher jusqu’à la dernière ligne  » Psychologies Magazine

 » JJSS sondait l’époque ; David nos cerveaux ; Franklin, dans son livre, s’attaque aux mystères de l’âme  » Paris-Match

 » Une rencontre touchante et pudique avec un homme sensible  » La Côte ( Suisse )

 » Il est des livres qui nous accompagnent dans un moment difficile de la vie. Il est des ouvrages que l’on voudrait avoir écrit.Il est des récits qui redonnent envie. Quatre frères, un ami, et la recherche du sens de la vie est de ceux-là.  Cité Magazine ( Suisse )

Lecteurs :
 » Je voulais vous dire bravo pour ce magnifique témoignage. Je l’ai littéralement dévoré en deux jours. Vous parvenez à transmettre tellement d’émotions, de la surpuissance de l’amour, aux forces qui se déploient naturellement dans les moments de désespoir. Quant à la fin métaphysique, elle remet l’homme à sa place dans cet univers infini et méconnu tout en sublimant ce qu’on oublie souvent : le miracle que représente la vie ! Je n’avais pas envie de vous quitter à la fin du livre. » Camille R.

 »  C’est émouvant et plein de sensibilité. Les mots sont justes, il faut beaucoup de courage pour s’exprimer ainsi. A travers l’histoire singulière de votre famille chacun peut y trouver un peu la sienne.  » Patricia P.

 » Je n’imaginais pas que ce livre serait aussi touchant, drôle et instructif… Un grand merci : j’ai passé d’excellente soirée à déguster votre livre sur mon canapé…tout en dégustant un bon whisky de ma collection. Votre livre m’a appris plein de choses et la bibliographie donne envie d’aller explorer toutes les références que vous citez. » François B.

 »  Votre livre est beau, tendre, sensible, passionnant, intelligent. Vos sentiments et pensées y sont parfaitement exprimés. Il nous parle d’amitié, de compréhension de l’autre, et de partage. enfin il nous explique des choses bien complexes aussi clairement et nettement que possible. subitement on se sent intelligent  » Nicole C.

Je ne peux les citer tous…

Michel Rocard

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Encore un grand qui nous quitte ! Michel Rocard un vrai homme de gauche, qui incarne une partie de l’histoire de la gauche française. Des combats contre la guerre d’Algérie à la préservation de l’Arctique, du PSU à la deuxième gauche, de l’affrontement avec François Mitterrand au Parlement européen, il a toujours gardé une ligne politique réfléchie et constructive.

Certains le comparaient à un ordinateur. Pour avoir également travaillé avec Jean-Jacques Servan-Schreiber, fondateur de l’Express, j’ai pu constater le même fonctionnement intellectuel… Et les mêmes difficultés à faire une carrière politique de premier plan.

D’où l’idée saugrenue qu’en politique, surtout si l’on veut accéder à l’Elysée, il ne faudrait pas être trop « intelligent ». Entendons-nous, il ne s’agit pas de dire qu’il faut être idiot pour réussir… Il s’agit surtout d’être capable de faire des choix simples et de les exprimer de manière compréhensible et facilement identifiable par son public. Toutes choses que ne savait pas faire Rocard qui restait dans l’exigence de la pensée conceptuelle du plus haut niveau.

Dernièrement, il fustigeait la gauche française,  » la plus rétrograde d’Europe à ses yeux, et jugeait que les droits des citoyens ne se résument pas aux acquis sociaux et que le véritable socialisme, c’est l’accès pour tous aux activités de l’esprit ».

Valls, tu dis que je suis ton père en politique, alors maintenant prouve-le !

J’étais chargé des relations avec l’Assemblée nationale quand il était Premier ministre. Il m’avait expliqué qu’il ne fallait pas que je fasse de la politique, qu’il fallait que je fasse autre chose, alors que je m’engageais pour lui ». Manuel Valls.

Citations de Michel Rocard

« La politique est dégueulasse, parce que les hommes qui la font la rendent dégueulasse ».

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J’ai eu la chance de le rencontrer plusieurs fois, il avait accepté de parrainer le 1er défilé de Mode Européen avec la participation de vingt pays  » Cumulus Fashion Tour  » au Carrousel du Louvre et à la Triennale di Milano et de m’apporter son soutien au Salon Européen du Livre de Dijon.

Je vous remercie cher Michel.

Michel RocardCher André Cardinali,
Il m’est agréable d’avoir de vos nouvelles. Je vois qu’une fois de plus que vous êtes d’une grande activité. Je n’en doutais pas !
Bravo pour ce Salon Européen du livre de Dijon. Et l’idée de mettre la Belgique à l’honneur est superbe.
J’aurais aimé y être présent, mais malheureusement, comme mon assistante Catherine Mignon vous l’a déjà confirmé, je suis retenu à Paris tout le  week-end. C’est dommage.
Je garde un excellent souvenir du défilé Cumulus Fashion Tour au Carrousel du Louvre et à la Triennale de Milan, votre efficacité et votre précision dans le travail avaient transformé ce  » patronage » en fête.

Bonne chance, cher André.
Bien cordialement à vous.
Michel Rocard
Député Européen

Paris, le 30 octobre 2008

 

 

 

L’Atelier Picasso sauvé !

Bonjour Mssieurs, Dames,

Il y a des combats qui méritent d’être menés, comme celui de l’Atelier des Grands-Augustins, qui était en péril! Et qui vient de bénéficier d’une décision favorable et sans précédent de la Cour de Cassation.

C’est ICI, que Balzac, Jacques Prévert, Jean-Louis Barrault ont créé certaines de leurs œuvres!. C’est pour cela que je me suis engagé auprès de mon ami, Alain Casabona, délégué général du CNEA ( Comité National pour l’Education Artistique ) qui n’a jamais baissé les bras, malgré les pressions et les anomalies, pour sauvegarder ce lieu rempli d’histoires et de créations pour la jeunesse.

Ce billet est destiné à tous les amis et personnalités qui ont apporté spontanément leurs soutiens et leurs signatures à la Lettre ouverte, adressée au Premier Ministre, Manuel Valls et à la Maire de Paris, Anne Hidalgo, datée de 2014.

Je vous en remercie chaleureusement. Sans oublier mes enfants Linh et Jean qui m’ont toujours soutenu.

Ce billet mérite d’être diffusé auprès de vos amis et des réseaux sociaux. Je compte sur vous. Merci. dédé

C’est ICI, que Picasso a peint Guernica !

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Cher Dédé,

Je sais tout le travail que tu as accompli depuis si longtemps au service de la jeunesse et des artistes et plus largement de la culture. Ton ardeur à soutenir notre cause depuis trois ou quatre ans en témoigne largement, s’il le fallait. Ton ralliement immédiat au noyau dur constitué par les animateurs de notre Comité de soutien, Lucien Clergue, Charlotte Rampling, Didier Lockwood et maître Marc Bellanger, a été décisif pour le développement de notre campagne. Pour paraphraser le Cid: « Nous partîmes cinq cents, mais par un prompt renfort…. » 
C’est pourquoi je pense que le communiqué que tu trouveras ci-joint, ainsi que la décision de justice qui l’accompagne devraient te réjouir, de même que tous ceux que tu as convaincus de nous rejoindre dans ce combat que l’on disait perdu d’avance. Qu’ils en soient chaleureusement remerciés. Certes rien n’est encore gagné; aussi faut-il se garder de tout triomphalisme, mais il s’agit là d’une superbe victoire qui augure d’une heureuse issue.
Avec toute mon amitié,
Alain Casabona,
Délégué général du CNEA

Communiqué de presse, 3 juin 2016

Grenier des Grands-Augustins :

La Cour de Cassation donne raison au CNEA

et condamne sévèrement la Chambre des Huissiers de Justice de Paris

Le CNEA (Comité National pour l’Education Artistique) a la satisfaction d’annoncer que par arrêt de la Cour de Cassation en date du 1er juin 2016, justice lui a été rendue, la Cour Suprême ayant invalidé le congé qui a permis à la CHJP (Chambre des Huissiers de Justice de Paris) de l’évincer du Grenier des Grands-Augustins. Il est désormais jugé de façon définitive que le CNEA a été expulsé du Grenier de manière illégale.

C’est donc à bon droit que le CNEA a engagé cette action judiciaire dans le but de « sanctuariser » ce lieu mythique, ancien atelier de Jean-Louis Barrault et de Pablo Picasso, afin de le protéger et de permettre ainsi au public, et tout particulièrement aux scolaires, de profiter de cet endroit qualifié par le réalisateur Carlos Saura de « lieu le plus emblématique de Paris, digne d’être classé au Patrimoine mondial de l’Humanité. »

Il fallait pour cela éviter que le Grenier ne soit transformé, comme l’étage inférieur, en chambres d’hôtel et suites, le président de la CHJP, Maître Denis Calippe, ayant contracté un bail avec un groupe immobilier, chargé de convertir l’ensemble de l’immeuble, situé 7, rue des Grands-Augustins, en résidence hôtelière de luxe. Afin d’éviter ce désastre, le CNEA avait organisé une vaste campagne et saisi, par le biais d’une lettre ouverte, le Premier ministre et la maire de Paris. A la suite de cette action, la Commission régionale du Patrimoine et des Sites avait voté à l’unanimité le 13 mai 2014 le classement à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques des deux derniers étages de l’immeuble, dont le Grenier.

Faisant fi de cette décision, ledit groupe immobilier avait déposé le 5 août 2014 un permis de construire occultant ce classement. Malgré toutes les interventions du CNEA, entre autres, auprès des pouvoirs publics, la mairie de Paris avait accordé un permis de construire au groupe en question le 15 juillet 2015. Face au danger planant sur les deux derniers étages, le CNEA avait donc décidé de déposer un recours devant le Tribunal administratif le 15 septembre 2015 pour demander l’annulation de ce permis, appuyé dans sa démarche par le Comité de défense des Ateliers des Grands-Augustins.

Toutes les étapes de ce combat sans précédent dans l’histoire du Patrimoine sont retracées sur le site du CNEA (rubriques « Actualité », « Actualité judiciaire » & « Communiqués ») : https://lecnea.wordpress.com/

Le CNEA tient à remercier tous ceux qui lui ont manifesté leur soutien pendant ces années de procédure judiciaire, si lourdes à traverser. Nous ferons état de tous ces soutiens dans un prochain communiqué, après avoir réfléchi aux suites à donner à cette décision de justice et consulté notre Conseil, Maître Marc Bellanger. Une réunion du Conseil d’administration est convoquée à cet effet.

P/O le Bureau national du CNEA

Alain Casabona, Délégué général

Contact : c.n.e.a@wanadoo.fr

Conférence de presse, jeudi 13 novembre 2014 à la Mairie du 6ème arr…

Chers amis,

De Shanghai, je suis, comme vous pouvez l’imaginer, de tout cœur avec vous dans ce combat ultime pour sauver les Grands-Augustins ( Atelier Picasso ) en étant l’un des animateurs du Comité de soutien avec Charlotte Rampling et Didier Lockwood.

 Je remercie Frédéric Beigbeder d’avoir accepté de me représenter.

Je salue tout particulièrement Maître Roland Dumas, dont le témoignage précieux et la ténacité dont il a fait preuve, pour que soit respectée la volonté de Picasso, à savoir le retour de Guernica à Madrid, « quand l’Espagne serait devenue une démocratie ».

J’ai la conviction que la réunion d’aujourd’hui va permettre de trouver enfin une solution positive face à la situation scandaleuse contre laquelle nous protestons. Alerté par le Président de l’Académie des Beaux-Arts, et président de notre Comité de soutien, Lucien Clergue, le Président de la République avait pourtant – c’était en avril 2013 – exprimé clairement sa volonté de voir ce dossier « traité prioritairement ». Un an après, face à l’inertie des pouvoirs publics, le Comité de soutien dont je suis l’un des animateurs, avait pris l’initiative d’adresser une lettre ouverte au Premier ministre et à la Maire de Paris, quelques jours après leur nomination.

La commission régionale du Patrimoine et des sites s’était réunie, et avait – décision semble-t-il sans précédent – voté à l’unanimité le classement du Grenier et de l’étage inférieur, où Picasso a peint Guernica et la Colombe, devenue l’emblème de la paix.

Nous nous étions tous félicités de cette décision, largement relayée par la presse, qui avait titré « le Grenier des Grands-Augustins est sauvé ».

Sauvé ? Tu parles ! Les huissiers, ou plutôt la Chambre des huissiers de Justice de Paris – ne pas confondre – a profité de l’absence de réactivité immédiate des pouvoirs publics pour déposer, en douce, le 5 août dernier, une demande de permis de construire pour transformer l’Hôtel de Savoie…en résidence hôtelière de luxe, après avoir affirmé pendant des mois que telle n’était pas son intention, et que ceux qui véhiculaient cette information étaient des affabulateurs, allant jusqu’à faire état, sur une radio publique, d’ « allégations fantaisistes ».

Le temps des pétitions est passé ! C’est pourquoi, aujourd’hui, nous en appelons au Président de la République pour lui demander d’user de son autorité et de ses pouvoirs pour que les Grands-Augustins retrouvent leur vocation culturelle et artistique, et soient ouverts au public, dans les meilleurs délais. Halte au foutage de gueule : il faut arrêter de tergiverser !

Avec tout le respect que nous devons au Président de la République, nous lui demandons solennellement de prendre ses responsabilités dans cette affaire.

Faute de quoi, la France sera la risée du monde entier pour tous ceux qui sont attachés à ce patrimoine.

André Cardinali dit dédé de Montreuil ou de Shanghai, c’est selon !.

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Carlos Saura m’a adressé le message suivant :

Cher dédé,

Je crois que ce lieu doit demeurer un lieu inaltérable, un centre de culte et d’admiration qui, en tant que Patrimoine de I’Humanité, mérite donc la plus grande attention de I’Etat français. ll n’est pas vain de penser que le « Guernica » est la plus formidable représentation « des désastres provoqués par la guerre », un tableau-affiche qui symbolise I’horreur et la violence de la guerre, malheureusement toujours présentes à notre époque, où les conflits belliqueux sont une menace permanente pour I’Humanité.

Cette structure de la rue des Augustins qui a accueilli le théâtre, la danse et la peinture, mérite d’être conservée et protégée comme étant le lieu !e plus emblématique de Paris « .

A ce sujet, Carlos Saura prépare un film,  « 33 dias « , dont la sortie est prévue en 2017, le rôle de Pablo Picasso étant confié à Antonio Banderas, celui de Dora Maar à Gwyneth Paltrow. A l’occasion du montage du projet, le CNEA avait accueilli le grand cinéaste au Grenier pour lui permettre de prendre les repères et mesures nécessaires à la reconstitution en studio des ateliers.

Et puisqu’il est question de cinéma, rappelons que chaque scène est précédée de l’ordre du réalisateur : « ACTION ». C’est ce que nous attendons aujourd’hui. Il est temps de mettre un terme à ce mauvais feuilleton !

André Cardinali.

PS : Une anecdote veut qu’Otto Abetz, ambassadeur du régime nazi à Paris, aurait demandé à Picasso, sur le ton de la colère, lors d’une visite à son atelier rue des Grands-Augustins, devant une photo de la toile de Guernica : « C’est vous qui avez fait cela ? », Picasso aurait répondu : « Non… c’est vous »

Aujourd’hui, Picasso pourrait nous dire  » C’est vous qui avez sauvé mon atelier ? oui, c’est nous !.

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Robert Doisneau

Alberto Giacometti

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Après avoir vu la Rétrospective au musée d’Art moderne de Paris en 1991 et à la Fondation Maeght à Saint-Paul de Vence. L’exposition de Giacometti à Shanghai est de loin la meilleure. Ne la loupez-pas si vous passez par ici, jusqu’au 31 juillet.

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Giacometti fait parti des artistes qui sont ancrés dans ma mémoire artistique comme Turner, Picasso, Dali, Delacroix, Calder.

Son père, Giovanni Giacometti, lui-même peintre, le pousse à s’intéresser à l’art. Il peint ses premières œuvres dans le domicile familial, essentiellement des portraits des membres de sa famille ou de ses condisciples, reprenant le style postimpressionniste paternel. Au terme de ses écoles obligatoires, Alberto part étudier à l’École des beaux-arts de Genève avant d’arriver à Paris en janvier 1922. Il emménage en décembre 1926 au 46 rue Hippolyte-Maindron (14e arr) dans « la caverne-atelier » qu’il ne quittera plus, malgré sa petite taille et son inconfort.

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Après avoir visité les Ateliers de Dali à Portlligat près de Cadaquès , Picasso rue des Grands-Augustins, Delacroix place de Fürstenberg, Calder à Saché,  j’aurais tant aimé connaître l’atelier de Giacometti, ou il créa la majorité de ses œuvres et m’asseoir à côté de lui dans le rade qu’il fréquentait tous les jours.

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Il fréquente l’atelier d’Antoine Bourdelle à Montparnasse. Il découvre le cubisme, l’art africain et la statuaire grecque et s’en inspire dans ses premières œuvres. Ses sculptures sont en plâtre, parfois peintes secondairement, ou coulées en bronze, technique qu’il pratiquera jusqu’à la fin de sa vie. Il étudia aussi au collège de Leonard de Vinci où il s’ennuya énormément.

Pour mieux connaître son oeuvre, il publie ce texte magnifique en 1933 :

« Depuis des années, je n’ai réalisé que des sculptures qui se sont offertes tout achevées à mon esprit ; je me suis borné à les reproduire dans l’espace sans y rien changer, sans me demander ce qu’elles pouvaient signifier. […] Rien ne m’est jamais apparu sous la forme de tableau, je vois rarement sous la forme de dessin. Les tentatives auxquelles je me suis livré quelquefois, de réalisation consciente d’une table ou même d’une sculpture ont toujours échoué. […] L’objet une fois construit, j’ai tendance à y retrouver transformés et déplacés des images, des impressions, des faits qui m’ont profondément ému (souvent à mon insu), des formes que je sens m’être très proches, bien que je sois souvent incapable de les identifier, ce qui me les rend toujours plus troublantes… » 

Giacometti a été l’un des premiers graffeurs, il avait compris qu’il fallait faire découvrir l’art dans la rue. Je ne pouvais pas le remarquer ! et ne pas penser à Jean-Michel Basquiat.

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J’ai craqué pour ses deux dessins.

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pour cette statuette

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et pour cette photo prise par Henri-Cartier – Bresson, en 1961, rue d’Alésia.

1961 FRANCE.  Personalities. 1961. Paris. 14th arrondissement. Rue d'AlÈsia. Alberto GIACOMETTI, Swiss painter and sculptor. Image envoyÈ ‡ Pascale Giffard (Transaction : 632203948288906250) © Henri Cartier-Bresson / Magnum Photos

Alberto Giacometti et Henri Cartier-Bresson se sont rencontrés à Paris dans les années 1930. De cette rencontre est née une relation toute particulière qu’Henri a décrite en ces mots – publiés dans le journal The Queen du 1er mai 1962 :

Giacometti est un des hommes les plus intelligents que je connaisse, d’une honnêteté sur lui-même et sévère sur son travail, s’acharnant là où il éprouve le plus de difficultés. A Paris il se lève vers trois heures, va au café du coin, travaille, vadrouille à Montparnasse et se couche au jour. (…) Son visage a l’air d’une sculpture qui ne serait pas de lui, sauf les sillons des rides. La démarche très personnelle, un talon se pose très avant, peut-être a-t-il eu un accident, je ne sais pas, mais la démarche de sa pensée est encore plus curieuse, sa réponse va bien au-delà de ce que vous avez dit : il a tiré un trait, additionne et ouvre une autre équation. Quelle vivacité d’esprit, le moins conventionnel et le plus honnête qui soit. (…) Chez Alberto l’intellect est un instrument au service de la sensibilité. Dans certains domaines sa sensibilité prend de curieuses formes, par exemple méfiance de tout laisser-aller affectif avec les gens. Enfin cela ne regarde pas les lecteurs de Queen, pas plus que des descriptions d’Alberto prenant son café au lait au lit. Suffit, c’est mon ami. 

Le hasard a voulu qu’aujourd’hui, la Fondation Henri Cartier-Bresson se situe dans un atelier d’artiste du XIVe arrondissement de Paris, à deux pas des ateliers où Alberto Giacometti oeuvrait jadis…