Le blog de Dédé de Montreuil

" Sortons des grands ensembles pour aller voir les Grands Ensemble "

Archives de Catégorie: La luxure

Cyrielle Clair joue Ninon

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Je vous invite à aller voir cette pièce magnifique, bien écrite et bien jouée. J’aurai aimé courtiser Ninon, une femme d’esprit, séduisante, envoutante, joueuse et intelligente interprétée par mon amie Cyrielle Clair.  Ninon, Cyrielle et moi sommes nés au mois de novembre, c’est un bon point commun !!!

Un vrai bonheur et un bon moment avec des mots qu’on aimerait entendre plus souvent.  dédé

Cyrielle Clair est aussi insaisissable et indépendante que l’héroïne qu’elle interprète depuis le 30 avril sur la scène du théâtre des Mathurins, dans le 8e arrondissement de Paris. La comédienne incarne Ninon de Lenclos, personnage historique sans doute moins célèbre que sa parente Françoise d’Aubigné, future Madame de Maintenon, mais tout aussi fascinante. Dans Ninon, Lenclos ou la liberté, écrit par Hippolyte Wouters, s’affrontent ses deux figures féminines marquantes du XVIIe siècle. Cyrielle Clair signe également la scénographie du spectacle.

DERNIERE LE SAMEDI 29 JUIN A 19 HEURES

NINON-mathurins

« Ninon de Lenclos, l’héroïne de la pièce est une femme de plaisir. Françoise d’Aubigné, devenue madame de Maintenon, est une femme de pouvoir. Elles ont toutes deux pleinement réalisé les ambitions que leur proposait leur caractère, explique Hippolyte Wouters. L’avantage de la première est d’y être arrivée en s’offrant le luxe d’être simplement ce qu’elle était et d’avoir fait vivre en harmonie les élans de son corps et les exigences de son esprit. »  Hippolyte Wouters

Ninon de Lenclos, surnommée  » Notre Dame des Amours « , écrit dans une lettre au Marquis de Sévigné : « L’amour est la pièce du monde où les actes sont les plus courts et les entractes les plus longs! »

Chacune fut respectable et respectée. L’une mit son intelligence au service de son coeur, l’autre son coeur au service de son intelligence. L’avantage de la première est d’y être arrivée en s’offrant le luxe d’être simplement ce qu’elle était et d’avoir fait vivre en harmonie les élans de son corps et les exigences de son esprit. »

«Si les hommes connaissaient nos faiblesses, ils nous prendraient toujours.» Ninon de Lenclos.

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La colère m’anime

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Il y a longtemps que j’avais envie d’écrire sur la colèreGrâce à une amie artiste plasticienne, Aurélie Lasvaux,  mon inspiration a retenti ce matin.

Aurélie m’a fait découvrir chez elle à Rocamadour, ses dessins réalisés aux Beaux-Arts et ses tableaux-matières où elle intègre des matériaux comme le bois, la laine et confère à ses tableaux une nouvelle mesure, entre peinture et sculpture. Une médiation des arts plastiques. Une artiste en plusieurs dimensions comme ce tourbillon. Site d’Aurélie :  http://www.artmotnid.com/

Je lui signifie que deux de ses oeuvres ont du être réalisés sous l’effet de la colère. Aurélie est stupéfaite de ma réaction en me confirmant sa colère quand elle les a réalisées… Les artistes créent souvent sous l’effet de la colère et tant mieux, sinon ils auraient été comme beaucoup, des moutons  !!!

Nu d’Aurélie aux Beaux-Arts en 2006

Je suis en colère depuis enfant, parce qu’il y a de multiples occasions tous les jours de l’être avec ce qui se passe autour de nous et dans ce monde de brutes.

J’ai sans doute plus de chance d’être satisfait de cette colère qui m’anime sans pour cela être un rebelle ou un révolutionnaire, ce n’est pas le même chapitre, je le laisse aux autres… et pour les colériques : allez chez un psychiatre.

La colère déclenche en soi une mobilisation de l’organisme entier et l’esprit est plus concentré, la colère fournit l’énergie pour vaincre les obstacles qui se dressent devant nous. Une saine gestion de la colère va de pair avec l’attitude qui consiste à porter la responsabilité de sa vie. Il est donc faux d’affirmer que la colère est  » mauvaise conseillère « . La colère est une émotion légitime pour tout être humain et ça fait du bien !!!

La psychologie a bien montré, et expérimente chaque jour, les effets nocifs de la censure de la colère, qui enferme l’individu dans des zones de non-dits et parasite la relation aux autres.  La colère fait quand même partie des sept péchés capitaux avec la luxure qui m’entoure également :

Je fais ce que je veux, où je veux, quand je veux, avec qui je veux… Même Bill Gates et le Pape ne peuvent pas le faire !!! La liberté coûte cher, je l’ai eu à juste prix. dédé. Copyright 2010 ©   

La colère, ma colère est mon ADN pour réfléchir, m’enthousiasmer, dialoguer, m’exprimer… Je suppose que sans cette colère, je n’aurais sûrement pas été le même et je n’aurais pas eu le même parcours. Je vous remercie colère de m’avoir transmis ce privilège…

La première fois que j’ai conversé avec ma femme, elle m’a dit :  » Vous avez les yeux d’un homme en colère « . Elle ne s’est pas trompée…

Et vous, êtes-vous en colère ?

Cet après-midi, j’ai pris un café comme souvent avec mon ami Henry Gidel , le célèbre écrivain qui a reçu en 1995, le Prix Goncourt de la biographie et le Grand Prix international de la critique littéraire pour l’ensemble de son oeuvre, comme les biographies sur Feydeau, Guitry, Cocteau, Coco Chanel, Picasso, Sarah  Bernhard, Marie Curie et Jackie Kennedy, bientôt sur Pompidou.

Sur le coin de la table, il sortit un bout de papier, et m’écrivit ceci après avoir lu le billet sur la colère :

André a su admirablement montrer qu’à côté de la colère destructrice – péché capital – il existe une saine colère, une colère parfaitement maîtrisée grâce à laquelle les rapports sociaux, loin de se détériorer, pourront au contraire s’améliorer considérablement. Osons la qualifier de  » colère progressiste ».

Merci Henry d’avoir apaisé ma colère un instant. dédé

Une saine colère est une colère à laquelle on renonce une fois qu’elle a rempli son office. La colère fait partie de la Vie.

Voici ce qu’écrit Ron et Pat Potter-Efron, psychothérapeutes dans le Wisconsin¨. Ils se sont spécialisés dans la gestion de la colère.

 Leur dernier livre  » Que dit votre colère ?   » est paru aux éditions Eyrolles.  Si vous êtes en colère, courrez vite l’acheter !!!

téléchargement
Que vous soyez un colérique masqué, explosif ou chronique et en colère, les auteurs nous proposent un ensemble d’exercices à pratiquer la tête froide. Ils vous permettront de vous énerver plus sereinement, dans le respect d’autrui et de vous-même.

 

 

L’Académie Alphonse Allais à Honfleur

 Bonjour M’ssieurs-Dames,

 Samedi dernier, à Honfleur, mon ami Joël Martin * ( L’album de la Comtesse du Canard Enchainé ) a été intronisé sur mon conseil par Alain Casabona *Grand Chancelier de l’Académie Alphonse Allais, et lui-même Prix Alphonse Allais.  

Voici une partie du discours de Jojo à Honfleur :

Mais je n’aurais jamais eu le pur bonheur d’être des vôtres sans André Cardinali, alias Dédé de Montreuil, votre Ambassadeur en quête des profils louches, qui a débusqué fin novembre 2009 mon profil, patibulaire mais presque, comme disait le regretté Coluche, de contrepéteur festif et palmipédique dans les vastes salles du Palais des Ducs de Bourgogne où se tenait le Salon Européen du Livre de Dijon, dont il fut l’un des maîtres d’ouvrage.

En témoignage de mon énorme gratitude envers Dédé, je lui dédie cette contrepèterie, que, retour de Dijon, j’ai publiée le 2 décembre 2009 dans l’ « Album de la Comtesse » du Canard Enchaîné :  J’ai épongé la dette d’un certain débit de Montreuil ?

J’ai gardé pour la bonne bouche :

Le Cardinal proposa une amb/assade à Milady avant de l’abriter

Un certain André l’avait maculée…

Ce Cardinal/ n’exhibe pas son QI

Mon Jojo, le roi du contrepet, normalien, physicien nucléaire, musicien méritait amplement de faire son entrée dans cette illustre académie créée en 1954, aux côtés de quelques académiciens Allais atoires.

Le premier académicien, qui reçut à cette occasion le premier prix Alphonse Allais fut Eugène Ionesco, suivi entres autres, de :

Marcel Achard, Arletty, Yvan Audouard, ( lui aussi prix Alphonse Allais et créateur de l’album de la comtesse), René Clair, Raymond Devos, Nelly Kaplan, Raymond Queneau, Jean Yanne, Jean Amadou, Alain Decaux, Pierre Mondy, Marhe Mercadier, Pierre Perret, Jacques Pessis, Bernard Pivot, Yves Robert, Sempé, Patrick Préjean, Popeck, Claude Sérillon, Louis Velle, Claude Villers, Marc Jolivet, René de Obaldia, Sophie Forte, Pierre Tchernia, Jacques Villers ….

Avant les intronisations, une visite dans la pharmacie « Passocéan «  ou est né Alphonse Allais, commentée par Jean-Yves Loriot ( procurateur de Normandie ) a permis aux nouveaux académiciens de découvrir le crâne de Voltaire enfant et le fameux monochrome rouge peint par Alphie : cueillette des tomates au bord de la mer rouge par un conclave de cardinaux apoplectiques.

Alphonse nous a requinqué avec ses poudres et ses potions magiques …

Comment ne pas pousser la porte de cette bien étrange pharmacie, et se priver de la visite du Petit musée d’Alphonse, le plus petit et plus zygomatique musée de France (officiellement classé S.V.P.).

Trop sérieux s’abstenir… Sinon, Allais-y même à bicyclette !

Le Petit musée d’Alphonse, puisque le plus petit, se divise en étagères : il faut découvrir les inventions débridées d’Alphonse, comme les boules noires pour les oreilles des personnes en deuil ou l’amidon bleu-blanc-rouge pour raidir le drapeau français les jours sans vent ….

L’acteur Henri Guybet a, lui aussi, été intronisé par Alain Casabona. Il débuta au Café de la Gare,aux côtés de Coluche, Romain Bouteille et Miou-Miou. Comment ne pas se souvenir d’Henri, dans Les Aventures de Rabbi Jacob et dans  « On a retrouvé la septième compagnie «

Après tous les discours, quelle ne fût pas ma surprise lorsque La Comtesse se retourna vers les académiciens en les interpellant «  pourquoi l’Ambassadeur, en quête des profils louches: André Cardinali, dit « Dédé de Montreuil » ne serait-il pas intronisé ? Stupeur dans la salle …

Du beau monde !

Alain Casabona ( le lion de St Germain Germain des Prés ) répondit alors : « c’est la surprise du jour. Avec l’accord de Francis Perrin, garde du sceau et de Jacques Mailhot, camerdingue de l’académie Alphonse Allais, la grande chancellerie a décidé de procéder aujourd’hui à l’ intronisation d’André Cardinali a qui je remets la Comète de Allais avec le titre de grand officier dans l’ordre de la comète « .

Et c’est ainsi qu’Allais est grand  ! 

  La médaille avec son cordon aux couleurs ultramontaines (et non ultramondaines !!! )

J’ai le cou bordé de nouilles  

Merci Casa, merci l’Académie, Merci l’Association des  Amis d’Alphonse Allais !

* Un billet sur Alain Casabona : https://soufflezsurlesbraises.com/2012/01/10/alain-casabona-le-lion-de-st-germain-2/

* Le dernier livre de Joël Martin : Les soupers d’un grand Palace. Editions Albin Michel

 

Bruce Lee, combattant philosophe

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Après mon coup de gueule contre Libération, j’avais besoin de me ressourcer pour me calmer…

Mon ami MC Solaar m’a offert, lors de nos vagabondages dans Paris, le livre de Bruce Lee  » Pensées Percutantes  » ou la sagesse du combattant philosophe.

Ce livre parût aux éditions Budo en 2000,  comprend plus de 800 aphorismes et couvre plus de 70 sujets dont l’éventail s’étend de la spiritualité et de la libération intérieure en passant par la famille jusqu’à la transmission directe des convictions selon lesquelles Bruce Lee vécut.

Tout le monde connaît l’acteur Bruce Lee, mais bien rares ceux qui connaissent l’homme d’esprit, celui qui associa une grande maîtrise physique à une non moins grande réflexion intellectuelle. il portait en lui tous les éléments qui font les vrais philosophes : polyvalent, universel, le fameux  » esprit sain dans un corps sain ».

En effet, Bruce Lee était un philosophe en devenir que le Destin n’a pas laissé s’épanouir. Mort à 32 ans, il n’était qu’au matin de sa vie et pourtant il fit tant de choses.

Quel autre homme fit davantage en aussi peu de temps ?

Bruce Lee m’a fait voir la vie différemment ! c’est pourquoi, je souhaite que ce livre fasse de même avec vous et réveille l’esprit assoupi qui nous habite trop souvent.

J’ai relevé pour vous quelques pensées pour vous évader un instant de ce monde de bruts dans lequel nous vivons.

La finalité de l’homme est dans son action et non dans sa pensée, aussi séduisante soit-elle.

C’est en confrontant et en comparant qu’on fait croître les idées nouvelles.

La réflexion indépendante est nécessaire à la recherche de la vérité, et non pas celle qui se repose sur le point de vue des autres ou sur un simple ouvrage.

La vie est immense, démesurée. elle ne reconnaît ni borne ni frontière.

Vivre consiste à s’exprimer, il faut être capable de création.

Absorbez-vous immédiatement dans l’écoute de la capacité de présence avec votre horloge interne.

L’instant est liberté. Il me serait impossible de vivre en suivant un emploi du temps contraignant. J’essaye de vivre en toute liberté, allant d’un moment à l’autre en laissant les choses se passer et en m’adaptant à elles.

Le conditionnement est un frein à la réalité. Nous n’arrivons pas à LA voir en tant que telle du fait de notre endoctrinement, pervers et tordu.

Connaître ne suffit pas. Il faut savoir l’appliquer. La volonté ne suffit pas. Il faut savoir agir.

Et une petite dernière …A quoi le monde doit-il ressembler pour que nous puissions en avoir conscience ? Et que percevons-nous de lui ?

J’espère que vous évaderez un instant en rejoignant ce grand homme. Merci Claude et Bruce pour m’avoir permis de mieux comprendre une saine philosophie.

C’est ici, que ça se passe…

Bonjour M’ssieurs-Dames,

J’aime vous faire découvrir Ici ou là des moments privilégiés, comme Le Grenier des Grands-Augustins, lieu Phoenix, sans doute le plus mythique de l’histoire de l’art et de la culture. C’est ici un lieu de création… où l’on a envie de créer.

C’est ici que d’illustres anciens résidents hantent encore les lieux.

C’est ici, au 7, rue des Grands-Augustins, que l’enfant Louis XIII fut proclamé roi le 10 mai 1610 à la mort de son père Henri IV.

C’est ici que l’on a amené Ravaillac après son attentat. 

C’est ici que Honoré de  Balzac situe l’action de son  » Chef d’œuvre inconnu « , nouvelle fantastique mettant en scène le jeune Nicolas Poussin et les peintres Porbus et Frenhofer.

« Vers la fin de l’année 1612, par une froide matinée de décembre, un jeune homme dont le vêtement était de très mince apparence, se promenait devant la porte d’une maison située rue des Grands Augustins, à Paris. Après avoir assez longtemps marché dans cette rue avec l’irrésolution d’un amant qui n’ose se présenter chez sa première maîtresse, quelque facile qu’ elle soit, il finit par franchir le seuil de cette porte, et demanda si Maître François PORBUS était en son logis.

Sur la réponse affirmative que lui fit une vieille femme occupée à balayer une salle basse, le jeune homme monta lentement les degrés, et s’arrêta de marche en marche, comme quelque courtisan de fraîche date, inquiet de l’accueil que le roi va lui faire. Quand il parvint en haut de la vis, il demeura pendant un moment sur le palier, incertain s’il prendrait le heurtoir grotesque qui ornait la porte de l’atelier où travaillait sans doute le peintre de Henri IV délaissé pour Rubens par Marie de Médicis. Le jeune homme éprouvait cette sensation profonde qui a dû faire vibrer le cœur des grands artistes quand, au fort de la jeunesse et de leur amour pour l’art, ils ont abordé un homme de génie ou quelque chef-d’œuvre. »

C’est ici que Jean-Louis Barrault  installa sa première compagnie et tint son théâtre expérimental.

Paul Claudel, Antonin Artaud, Louis Aragon, Georges Bataille, André Masson, Claude Dauphin, Jean Giraudoux, Jean Cocteau, Jules Romains, Armand Salacrou, François Mauriac, Henri Mondor, Jacques Prévert, Marcel Carné, Robert Desnos, Mouloudji, Dora Maar, Jean-Paul Sartre et bien sûr Simone de Beauvoir… Tous se retrouvaient régulièrement au  » Grenier des Grands Augustins », résidence de Jean-Louis Barrault entre 1933 et 1936.

 » Au Grenier, la porte n’était jamais fermée, venait y habiter qui voulait  » 

Laissons à Jean-louis Barrault (de 1934 à 1936) évoquer sa vie au grenier :

« J’avais trouvé un lieu merveilleux, rue des Grands Augustins, au 7 ou au 11, en tout cas deux bons chiffres. Vieil immeuble du XVIème siècle qui, le soir, était complètement vide. On y accédait par quelques marches au fond d’une cour bosselée de vieux pavés. A ce rez-de-chaussée surélevé siégeait le Syndicat des huissiers. Au-dessus, il y avait une industrie de tissage avec de vieux métiers très beaux. J’avais loué le dernier étage. Trois pièces bizarres avec de magnifiques poutres apparentes.

La première avait quatorze mètres sur huit. J’en fis mon atelier de travail et nous y donnâmes des représentations. La deuxième pièce, de quinze mètres sur quatre, devint à la fois dortoir, salle à manger, toilettes, fourre-tout : la salle commune. Je revois une étiquette  » Le lavabo doit rester bo.  » La troisième, de huit mètres sur quatre, je me la réservai pour moi. Mais souvent, quand je rentrais tard dans la nuit, je trouvais des gens dans mon lit.

Je fondai une compagnie : le Grenier des Augustins. Jean Dasté, au début, s’y était associé, il reprit vite sa liberté ; il eut raison car j’étais loin d’être mûr. Il me fallait encore beaucoup vivre.

J’étais très neuf alors, très primitif, je n’avais pas assez de connaissances spéciales pour devenir un intellectuel ; beaucoup de choses devaient me passer au-dessus de la tête. D’ailleurs, on ne me demandait pas de comprendre. J’étais conquis, c’était suffisant. Au reste, tout cela n’était pas tellement clair. A la papauté de Breton, au schisme communiste d’Aragon, à la dispersion des individualistes, on pouvait ajouter une quatrième veine ; celle qui venait du mouvement Dada : Tristan Tzara, Dr Fraenkel, etc. Tout le monde se mélangeait. Breton et Georges Bataille me demandèrent l’hospitalité au Grenier pour tenir leurs assemblées. C’est ainsi que, le 21 janvier 1936 eut lieu une grave cérémonie pleine d’humour à propos de la décollation de Louis XVI. L’humour. C’est du sérieux qui ne se prend pas au sérieux pour ne pas devenir trop sérieux.

C’est ici que le Groupe Octobre de Jacques Prévert, et les Surréalistes organisèrent plusieurs réunions en 1936.

Au Grenier, la porte n’était jamais fermée, venait y habiter qui voulait. J’en laissais à mes camarades. Nous avions installé des lits dans tous les coins. Une république idéale. Une fois par semaine, nous organisions un pique-nique. Chacun apportait ce qu’il voulait. Les filles de notre groupe confectionnaient un plat. Je revois une énorme bassine remplie de calamars. L’imagination des convives n’était pas toujours éveillée et il nous arrivait parfois quarante camemberts que nous nous efforcions d’épuiser durant le reste de la semaine.

Joseph Kosma, compositeur tzigane, nous écrivait de merveilleuses chansons sur des poèmes de Prévert. Nous cherchions un enfant. Itkine m’en indique un qui traîne dans un quartier populaire de Paris, il doit avoir dans les huit ans, ne craint que deux espèces d’animaux : les flics et les chiens. Ce petit s’appelait Mouloudji. II trouve son lit au Grenier. Le premier soir, il venait de se coucher mais nous l’entendions remuer.(…) ».

C’est ici que les comédiennes Charlotte Rampling et Marie-Christine Barrault, nièce de Jean-Louis, ont revisités ici pour un bel hommage à Jean-Louis Barrault.

C’est ici que Pablo Picasso réalisa Guernica et séjourna jusqu’en 1955

En 1929, Pablo Picasso, qui voue une passion au « Chef d’œuvre Inconnu », illustre la nouvelle de Balzac en l’ornant de onze eaux fortes. Huit ans après, il s’installe au Grenier des Grands-Augustins où il crée notamment « Guernica ».

Cette photographie a été prise le 16 juin 1944 dans l’atelier de Picasso par Brassaï. Debout, de gauche à droite : Jacques Lacan, Cécile Eluard, Pierre Reverdy, Louise Leiris, Zanie Aubier, Picasso, Valentine Hugo, Simone de Beauvoir. Assis : Sartre , Albert Camus, Michel Leiris, Jean Aubier et Kazbek, le berger afghan de Picasso.

Dans son magnifique livre « Conversations avec Picasso », paru chez Gallimard, Brassaï, cet immense photographe qualifié  » d’œil vivant » par Henry Miller décrit la nouvelle résidence de Picasso.

« Dans ce très vieux coin de Paris, la rue porte le nom d’un ancien couvent rasé en 1791 et dont les terres s’étendaient jusqu’aux rue de Nevers, rue Guénégaud et rue Christine où habita Gertrude Stein et demeure encore Alice Toklas. Le petit hôtel particulier, à l’angle de la rue et du quai des Grands Augustins, occupé par le restaurant Lapérouse, est du XVème siècle. Je connaissais déjà la demeure patricienne du XVII ème siècle du n° 7 et les deux étages supérieurs devenus l’atelier de Picasso. Avant lui, Jean-Louis Barrault y répétait des pièces de théâtre ; et j’avais assisté parfois dans le « grenier Barrault » à ces séances. C’est d’ailleurs l’acteur qui avait signalé à Picasso ces curieux locaux disponibles, et celui-ci fut aussitôt séduit. En plus vaste, ils lui rappelaient le Bateau-Lavoir, dont secrètement il garda toute sa vie la nostalgie. Il pouvait y avoir l’impression d’être à l’intérieur d’un navire avec ses passerelles, ses soutes, sa cale.

Une autre séduction de cette maison : Balzac y avait situé son Chef-d’œuvre inconnu. C’est dans cette demeure l’hôtel de Savoie-Carignan avant la Révolution qu’il faisait rencontrer le maître Frenhofer avec François Porbus et Nicolas Poussin; c’est là que le héros de son roman s’éloignant, dans sa soif d’absolu, de plus en plus de la représentation de la nature, créa et détruisit son chef-d’œuvre et mourut… La description que Balzac donne de cette maison, de l’escalier raide et sombre, est d’ailleurs d’une ressemblance assez frappante. Ému et stimulé à l’idée de prendre la place de l’illustre ombre de Frenhofer, Picasso loua aussitôt l’atelier. C’était en 1937. Et sur le lieu du Chef-d’œuvre inconnu il allait peindre le  » chef-d’œuvre bien connu  » : Guernica.

C’est ici, que le piano préféré de Chopin est entré par la fenêtre

C’est ici, aujourd’hui que le CNEA est installé, dirigé par Alain Casabona. https://soufflezsurlesbraises.com/2012/01/10/alain-casabona-le-lion-de-st-germain-2/

Le Grenier des Grands-Augustins n’est pas un musée, il renaît et vibre en permanence.

Qu’est-ce que le C.N.E.A. ?

Le Comité National pour l’Education Artistiqueest une association Loi de 1901, fondée en 1966 et regroupant des enseignants, des étudiants, artistes, parents d’élèves, chefs d’entreprises, journalistes et élus de tous horizons, dans le seul but de défendre et de promouvoir les enseignements artistiques en milieu scolaire, de la maternelle à l’université. Tous les membres, y compris ceux du conseil d’administration, sont bénévoles.

Soutenu par un comité d’honneur composé de 700 personnalités, le C.N.E.A. s’est fixé une mission d’information et d’intervention permanente auprès de l’opinion et des pouvoirs publics, quelque soit le gouvernement en place.

Alain Casabona, Délégué général, a écrit une pièce en cinq tableaux «  C’est ici « destinée au théâtre et à la télévision.

La pièce a été jouée au Grenier avec Charlotte Rampling Mise en scène par François Leclère.

C’est ici, que l’affiche   » Notre festival d’une photo » sur une idée de ma pomme, a été vendue aux enchères par Maître Cornette de Saint-Cyr, au profit de l’Institut Gustave Roussy.

 https://soufflezsurlesbraises.com/2011/11/05/notre-festival-dune-photo/


C’est ici, que je fus proclamé  « Ambassadeur des profils louches  » par Alain Casabona, président de l’Académie Alphonse Allais.

Allais-y, c’est ici que ça se passe.

Jacques Rouveyrollis. « C’est toujours la première fois ».

Salut M’ssieurs-Dames,

Je tenais beaucoup à écrire ce billet sur mon ami Jacques Rouveyrollis, le plus grand scénographe lumières en France et certainement au monde.

Festivals, spectacles musicaux, théâtres, opéras, danse, musées, salons, grands événements, conventions, expositions, émissions de télévisions sur tous les continents ont fait appel au magicien de la lumière.

Vous avez certainement vu ses jeux de lumières, lors des spectacles de Jean-Michel Jarre, Johnny Halliday, Barbara, Charles Aznavour, Jacques Higgelin, Joe Dassin, Léo Ferré, Michel Polnareff, Michel Sardou, etc…

Dernier concert de Johnny au Stade de France. juin 2012

Site de Jacques http://rouveyrollis.com/nwp/

Comment pourrais-je oublier les spectacles ou il m’avait invité en Guest : Serge Gainsbourg, Jacques Dutronc, Régine, Jean-Pierre Casel, Johnny Halliday, Le Cadre Noir de Saumur, Carmen au Stade de France, au théâtre pour la pièce Cocteau-Marais

ll a reçu deux fois le Molière du créateur de lumières : Chapeau l’artiste.

  • En 2000 pour À torts et à raisons de Ronald Harwood, mis en scène par Marcel Bluwal au Théâtre Montparnasse
  • en 2002 pour La Boutique au coin de la rue de Miklos Laszlo mis en scène par Jean-Jacques Zilbermann auThéâtre Montparnasse.

La première fois, que j’ai rencontré Jacquot, c’était pour l’exposition du SAD ( Salon des Artistes Décorateurs) au Grand Palais en 1990, c’est lui qui avait éclairé la verrière en bleu.Vous rappelez-vous ?

 La deuxième fois, c’était  pour l’exposition Van Cleef & Arpels «  Rétrospective des créations Haute Joaillerie » au Palais Galliera, organisée par Protocole, je lui avait demandé de mettre en lumières la tente de réception en cristal, installée dans le jardin où avait lieu le Cocktail, l’entrée du Palais Galliera et le jardin. Féerie réussie et sublime.e vais vous raconter deux belles histoires, la première avec mon pote Lolo et ses deux potes de Villetaneuse, Majid et Celarane en sortant de chez Castel à 6 h du mat, on passa devant la Tour Eiffel ou Jacques était entrain de faire des essais pour le spectacle de Johnny, son technicien avait une console en mains et nous demanda en quelle couleur on voulait voir la Tour Eiffel, en rouge, en vert ,en bleu, etc.. on étaient aux premières loges, voir Paris et sa Tour Eiffel éclairés de tous leurs feux rien que pour nous, on n’est pas prêt d’oublier… Des moments comme ça, j’en veux, encore et encore…A l’époque je dormais chez ma fille Jennifer à Chatou avec une vue sur la tour Eiffel et j’aurais aimé lui demandé de se mettre à sa fenêtre à 6 h du mat, et lui aurais demandé quelle couleur elle aurait voulu voir la Tour Eiffel, elle aurait certainement été en pleine halu, je n’ai pas voulu la réveillée, dommage !!! , elle m’aurait certainement dit «  papa arrête de boire et viens te coucher !!!

La troisième fois, j’ai fais venir Jacques au Liban pour le projet d’éclairer le Port de Byblos ( Jbeil ), le plus vieux Port du Monde et la ville de Byblos, sur le modèle de la ville de Sarlat, éclairée par Jacques.

Anecdote :Dans l’avion qui le transporte à Beyrouth, il se retrouve au milieu des pélerins qui allaient à La Mecque avec une escale à Beyrouth. Sur la route de l ‘aéroport à Beyrouth, il hallucine quand il voit des panneaux géants de propagande du Hezbollah, il découvre Beyrouth en ruine, il reste muet et inquiet. Sur la petite autoroute qui relie Beyrouth à Byblos dans un embouteillage monstre, deux mecs se tirent dessus à coup de flingues, Jacques transpire, et me demande de repartir à Paris… Calme Jacquot, je l’installe dans une suite de l’hôtel Byblos sur Mer, dont les gérants sont mes potes Adelos et Milo. Après une bonne sieste, il devint plus calme, mes amis lui ont organisé en son honneur, un dîner à L’Oursin, leur restaurant en pleine mer. A la fin du repas, Jacques avait envi de fumer un joint, on lui ramène de l’herbe technicolor de la Vallée de la Becka dans un narguilé et au bout de plusieurs tafs, il me dit «  dédé, regarde, il y a le maillot jaune du Tour de France dans la mer ? On se marre, Jacques est aux Anges…

Après le dîner, nous lui faisons découvrir le Port et les souks de Byblos, il est trois heures du mat, seul un soldat syrien dans une guérite nous surveille, c’est à partir de là que j’ai découvert son vrai talent, « tu vois dédé, je vais mettre des pars 36 le long de la jetée du Port, comme ça on aura l’impression de marcher sur la lumière », il voit au loin, un clocher d’église qui domine le port, il montre du doigt en disant, je vais envoyer de la Tour des Phéniciens du Port une flèche lumineuse qui éclairera le clocher, es-t-il possible au Liban, de faire fabriquer des copies de vielles amphores éclairées qui seront installés sur la muraille d’enceinte du Port et ainsi de suite…

Quelle nuit merveilleuse, Jacques éclaire nos esprits en même temps et me fait réfléchir à l’événement que j’ai proposé au Maire de Byblos avec un concert de Gabriel Yared et l’Orchestre de Paris avec la sublime chanteuse libanaise Magida El Roumi ? Ce projet n’a pas pu se réaliser à cause des attentats dans le sud Liban. 

Jacques, est un créateur, et à ses côtés on en devient un aussi, je pense à Jessica Duclos son assistante.

Etre avec lui à Byblos, si proche des Phéniciens, de la Princesse Europe et des 11 civilisations, c’est plus qu’un rêve, c’est une aurore boréale jumelé à une étoile filante.

Jacques d’origine italienne en gladiateur au Colisée. Avé Jacquot.

« Une collaboration artistique et une belle rencontre humaine ». Jacques Rouveyrollis.

Johnny sera bientôt au Liban pour un concert, j’espère que Jacques me fera une place dans ses malles de lumières ?

Philippe Perrin, le ferrailleur de Grenoble…

Salut M’ssieurs-Dames,

Je souhaite vous faire découvrir un artiste pas comme les autres, mon pote Philippe Perrin. Mon phiphi !

Philippe Perrin est un artiste hyperbolique, il utilise l’agrandissement « exagéré  » d’un objet pour concrétiser une idée outre les limites de la vraisemblance.

Son oeuvre UNDER THE GUN, acquise par la Société des Amis de la Fondation Maeght a été exposée à la Fondation Maeght, à  Saint- Paul de Vence  jusqu’au 18 mars 2012. Il est déjà chez les grands !!! 

Sa prochaine expo aura lieu à  la Biennale de La Havane à Cuba du 11 mai au 11 juin 2012 Mai 2012, il sera la Guest Star avec une oeuvre monumentale placée dans la ville. Une Kalashnikov de 20 mètres de long…

BajoElFuego-Philippe Perrin (2)

La Biennale de la Havane est considérée comme l’une des plus importantes manifestations artistiques au monde.

Voici une interview publiée dans INFERNO, afin de mieux cerner le personnage.

Le futur reste à écrire.

Philippe Perrin, vous faites une entrée remarquée dans le monde de l’art en 1987 avec un “Hommage à Arthur Cravan” qui d’emblée vous a installé en artiste-dandy, symptomatique d’une certaine tradition française du dilettante un peu “cailra”, détaché des contingences de ce marché contre lequel vous ne cessez de buter. Ce sont ces premiers héros de la modernité artistique, des Picabia, Duchamp, Tzara, Cravan… une certaine attitude donc, tout comme les “voyous” historiques Caravage et Villon qui vous interpellent et vous nourrissent. Malgré tout, votre engagement d’artiste, s’il n’est pas politique au sens stricto-sensu du terme, est très fort, tout comme les actions plutôt musclées que vous avez pu mener ici ou là… Que pouvez-vous nous dire de votre positionnement vis à vis de cette période des seventies où un art plus directement politique a émergé ?

Heaven. Eglise Saint-Eustache. Photo Marc Dommage

PP. Pour commencer je ne bute contre aucun marché. Je fonctionne à ma manière, à contre-courant ou en parallèle, sur des chemins qui me sont propres, par ailleurs le genre de période que nous traversons me donne entièrement raison,. En électron libre je subis la crise moindrement que d’autres trop encrés dans un marché de masse. J’ai souvent remarqué que bien des gens connaissent les noms des galeristes chez qui ils ont acheté des « œuvres » en ayant oublié le nom même de l’artiste. La galerie « Label » et l’artiste « produit ». Ce n’est pas mon cas. J’ai une identité propre qui m’empêche d’être noyé dans ce magma du marché de cet art entré désormais de plein-pied dans l’industrie du luxe. Quand j’étais dans les couloirs de la dernière FIAC j’avais l’impression d’être au « Bon Marché ». On vend des formes en oubliant leurs sens, comme de vulgaires pompes. Ca ne tenait pas debout et tout le monde l’a bien senti. Quand les galeries d’art contemporain se mettent à « fourguer » des modernes dans les foires ça sent le sapin. Forcément je me fais pas mal d’ennemis depuis toutes ces années, avec ma grande gueule, mais c’est à cela que l’on reconnaît la valeur des gens paraît-il  ?…

Chaussure Roger Vivier. Un de mes amis chers !

Les « amis » qui nourrissent mon Panthéon personnel et dont je me sens proche ou qui m’abreuvent, à qui je fais souvent référence ou que j’utilise parfois, de Cravan au Caravage, de Joe Strummer à François Villon ou Louis Mandrin ont toujours été des personnalités fortes, résistantes ou « en colère ». Poètes assassins ou chanteurs en cavale, ils ont tous été des acteurs et non pas des produits de leurs époques. Je suis un enfant des années soixante, un adolescent des 70’s, mais je ne dissocie pas l’histoire et la culture passée du présent. Pour moi le mouvement Punk de mon adolescence est presque une synthèse de toutes ces personnalités, ou au moins un maillon de cette même chaîne qui se glisse inlassablement dans le temps. Résister, fabriquer, décider, faire, agir, c’est ne pas se laisser endormir, c’est ne pas se faire abattre ou emprisonner. Exister, tout simplement. C’est cela mon engagement. Être moi, rester moi, avoir mes idées et mes pensées propres. Les exprimer, les clamer ou les déclamer, en passant d’une forme à une autre sans en oublier le sens. Être un « artiste », agir dans l’art, la musique ou la poésie (je n’ai surtout pas dis l’écriture ou la littérature), ce n’est pas faire des études de marché, c’est faire ce que l’on est, ce que l’on voit, le montrer et le partager avec les autres. Avec générosité. Être un homme et mourir à la fin. Un punk rocker quoi, definitively, comme le disait encore Joe Strummer peu avant sa mort en décembre 2002. Pour ce qui est des artistes/dandys du moment, je n’ai jamais revendiqué quelque chose de la sorte. On m’a « qualifié » de tel. Une histoire de critiques ou de journalistes. Je ne suis pas une posture, une imposture. Je ne suis que moi. Je laisse ce perchoir vulgaire aux pseudos intellectuels du boulevard Saint-Germain adeptes des passages télévisuels histoire de frimer un peu devant les « gonzesses ». Quant à mon engagement, oui, il est souvent politique. La politique ne se résume pas à une politique de politiciens, elle est un droit du peuple, un devoir, un sens à nos conditions d’humains. Si tu ne politises pas tes pensées quelles en sont leurs sens ? A quoi servent tes conversations entre amis sans accords ni conflits ? Rien. Que dalle. La démonstration, la dénonciation, la « mise en lumière » des faits (divers), sont pour moi le but de l’action artistique. Je suis parce que je suis. Je suis parce que je dis. Je ne suis pas parce que je pense, je suis parce que j’affirme. Point barre.

Gun

– Vous vous définissez souvent comme un provocateur. Mais un provocateur raffiné, qui sait combien cette attitude-là n’est pas une fin en soi, et doit impérativement générer du sens, une responsabilité. Et un appel d’air généralisé, vous qui êtes avant tout épris de liberté et le revendiquez haut et fort. Un artiste engagé donc, sans être militant. De quel tribut pensez-vous être “redevable”, en tant qu’artiste de ce début de millénaire, à l’égard des générations qui vous ont précédé ?-

PP. Je ne me suis jamais revendiqué provocateur. Encore moins raffiné. Pffff. (rires !) Je suis même aisément lourd si la poésie environnementale l’autorise. Avec Rudy Ricciotti, en bon numéro de siamois, nous nous laissons régulièrement aller verbalement vers la lourdeur en nous tapant sur le ventre : Quelle légèreté enfin ! Quel bonheur ! la liberté… Je ne me revendique surtout de rien. Les gens qui n’ont pas d’identité propre se revendiquent toujours de quelque chose pour se mettre en valeur et s’en servir de garde-fous en cas de « suspection » quant à l’honnêteté de leur « discours ». Ils diront les choses «au nom de». La culture est l’intelligence des idiots. Taisez vous, plutôt !… Un peu de respect. Et le mot « engagé », si lourd de sens lui-même qu’il en prive toute liberté de l’être. Et « militant », dont la racine est la même que celle du mot « militaire » (membre d’une force armée). Aucun groupe donc. C’était justement les 70’s des Brigate Rosso, de la Bande à Baader, de Carlos, etc… On a vu où tout cela a mené. Une grande manipulation au bénéfice des…  La lutte est pour moi dans l’individualité. Nous avons changé d’époque. L’ennemi c’est les autres, en général. Tout le monde est devenu trop égoïste pour former des groupes, puisqu’il ne reste d’idéologie que l’individualité et le confort « canapé » qui va avec. Être libre c’est ne rien posséder, pouvoir déménager demain avec deux valises sans avoir à se poser de questions. Les comptes bancaires changent de lieux aisément, pas les ateliers « d’artistes » à crédit de 2000 M2. Que je ne possède pas, d’ailleurs, contrairement à tellement de gens que je connais qui sont au final plutôt dans l’immobilier que dans la culture ou la pensée. Même si « culture » et « pensée » sont des mots qui ne veulent plus dire grand chose non plus au moment où les « penseurs » sont des présentateurs télé. Je n’aime pas posséder, cela m’empêche de dormir, m’étouffe, m’étrangle. Je me sens bien avec une carte visa dans la poche et un sac à la main. Le reste m’indiffère. La liberté c’est cher. Ca coûte les tripes et les couilles, il faut avoir le courage de les poser tous les matin au réveil sur le billot.

La liberté se paie. Elle ne peut être pour moi que dans la solitude et dans l’autonomie. Hélas… Il ne s’agit pas d’être « engagé » ou « militant », il faut être résistant.

Propos recueillis par Marc Roudier

A lire : Philippe Perrin, Always the sun…

Editions Al Dante 2010

Important catalogue publié à l’occasion de la rétrospective Philippe Perrin, « Haut et court »à la Maison Européenne de la Photographie, qui réunit les principales oeuvres de l’artiste de 1986 à aujourd’hui.

LE SITE DE PHILIPPE PERRIN : http://www.philippeperrin.com/

Continue mon Phiphi à vivre ta liberté, tu l’as eu à juste prix !!!

Astrid Veillon, une vraie princesse

Bonsoir M’ssieurs-Dames,

Connaissez-vous Astrid Veillon ? Non ! alors, c’est dommage !!! si oui, alors vous avez de la chance …

Courrez vite la voir sur scène au théâtre Michel à Paris, dans  » Ma première fois  » une pièce écrite par Ken Davenport. Inspirée du site web  » My first time  » la pièce raconte à partir d’histoires vraies, les premières expériences sexuelles.  » Ma première fois  » a déjà séduit plus d’un million de spectateurs dans le monde, il ne manque plus que vous et vos amis…  jusqu’au 1er avril.

http://www.theatre-michel.fr/affiche.php?affiche=9

http://www.francetv.fr/culturebox/astrid-veillon-revit-les-premieres-fois-au-theatre-michel-78109

A l’occasion du Salon Européen du livre de Dijon, ou j’étais chargé d’inviter des auteurs, j’ai pas manqué une seconde pour solliciter Astrid à venir présenter son premier roman   » Pourras-tu me pardonner ? « , paru en 2008 aux éditions Plon.

Comment oublier l’émission sur France Bleu Bourgogne avec Astrid et mon pote Jean-Pierre Mochy qui a démoli un Chef qui présentait une recette d’artichaud, c’était chaud !!!

Saviez-vous qu’Astrid est la fille du Vicomte Veillon de la Garoullaye et de la Vicomtesse, née Christine Chêne. Descendante de Françoise Chatelain de Cressy, la célèbre « grand-mère de la Réunion », et descendante capétienne, c’est-à-dire des rois de France.

Astrid Veillon quitte le domicile familial à l’âge de 17 ans, afin de réaliser son rêve : être comédienne. Elle commence dans un premier temps par poser comme mannequin pour des photos de mode.

Sa carrière de comédienne commence par des participations pour les productions AB , et enchaîne avec la série Extrême Limite. Cette première expérience va lui ouvrir de nouvelles portes. En effet, on la retrouve dans Jamais deux sans toi…tles Bœuf-carottes, « Les Cordier juge et flic », « Nestor Burma », « Sous le soleil », « Un homme en colère », « Justice », « Les monos », « La femme du boulanger »…

Progressivement, elle intègre le grand écran en débutant dans des films tels que L’Affaire et Opération Espadon (Swordfish).

En 2003, elle se lance dans l’écriture d’une pièce de théâtre : La Salle de bain (mise en scène par Jean-Luc Moreau, jouée à la Comédie de Paris), dans laquelle elle relate la crise de la trentaine.

Sans oublier :  La pièce  » Opus Cœur  » d’Israël Horovitz joué aux côtés du regretté Pierre Vaneck à l’Hébertot en 2006

En juin 2008, TF1 diffuse le téléfilm Hold-up à l’italienne dans lequel Astrid joue le rôle de Marion Deschamps, aux côtés de Bruno Wolkowitch, Claudia Cardinale et Jacques Perrin, ainsi que  » Une traversée sans histoire  » jouée en 2011 au Toursky chez le grand Richard Martin pour deux représentations exceptionnelles (1500 personnes en deux jours….) ainsi que son deuxième roman   » neuf mois dans la vie d’une femme « .

Astrid a partagée l’affiche avec Alain Delon sur la scène du théâtre Marigny, dans la pièce d’Éric Assous  « Les Montagnes russes  »

Pour info, Astrid va réaliser  son premier long métrage,  l’année prochaine, une adaptation de   » La salle de bain  » où l’on retrouvera les héroïnes dix ans plus tard.

Chère Astrid, continue ta croisade, apporte-nous ta joie et ta créativité pour nous enthousiasmer encore.

Ton ami fidèle. dédé

Francesco M. Bongiovanni, un Avant-Gardiste

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Le livre The Décline & Fall of Europe vient de paraître. c’est normal de vous informer et de vous communiquer en AvantPremière ce livre qui va certainement faire un carton sur le déclin & la chute de l’Europe.

L’auteur, Francesco Bongiovanni, un ami italien qui a grandi à Casablanca, vécu longtemps en Asie, a tapé dans le Mille avec l’actualité de l’Europe qui est remise en question par des politiques de plusieurs pays européens.

Le livre, qualifié par l’un des plus importants journaux britanniques de « wake-up call for the 21st century » parait en anglais et peut-être commandé dés aujourdhui chez Amazon et à travers d’autres websites. Voir www.thedeclineandfallofeurope.com ou bien www.francesco-bongiovanni.com pour plus d’informations.

Après avoir décroché son MBA à Harvard et un Doctorat d’Ingénérie , Francesco commence sa carrière comme banquier d’affaires à Wall Street et Londres, puis part pour l’Asie comme entrepreneur et y restera 15 ans, développant différentes affaires, notamment en Chine et à Hongkong.

Après plusieurs années en Asie, il revient à Monaco pour créer La Compagnie d’Investissement Monaco – Asie –CODIMA  http://www.codima.mc/focalisée sur les affaires entre l’Europe et l’Asie. Il crée aussi l’Association Monaco – Asie qui lance d’importants projets humanitaires et de protection de la biodiversité notamment en Indonésie où il est le premier à reconstruire entièrement un village détruit par le tsunami il y a quelques années, ce qui lui vaut d’etre nommé Chevalier dans l’Ordre de Saint Charles par le Prince Albert II de Monaco.

En 2006, il fonde Zenzen, première chaine de restauration rapide Asiatique sur le modèle opérationnel des grandes chaines internationales de fastfood,  avec des produits de qualité. Le concept remporte entre autres, la Palme d’Or de la Restauration à Paris. Zenzen se développe petit à petit en franchise, avec des unités à Monaco, Moscou, Milan, Rabat, la route est toute ouverte pour installer Zenzen dans le monde. Encore un coup de poker réussi.http://www.zenzen.com/

Francesco est le genre d’homme qui regarde toujours vers l’avenir avec le sourire et sans se poser des questions, c’est un fonceur comme il en manque beaucoup dans notre chère et vieille Europe avec quand même un avantage certain, il est parti à 20 ans voir d’autres pays hors de l’Europe.

Je pense qu’il n’a pas fini de construire plusieurs entreprises, Francesco fourmille d’idées et d’amis fidèles… Il passe son temps libre à jouer et composer de la musique et est un avide pratiquant de beach-volley.

Je suis très heureux et fier de connaître Francesco depuis plus de vingt ans. Il est toujours présent dans mon esprit. Il est en avant-garde, en avance sur son temps, à la pointe du progrès et du savoir…

Ciao Francesco et à bientôt dans un Zenzen pour être un instant zen sans piquer du zen. ( nez en verlan)

Cécilia Dutter. Lame de fond

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Le roman  » Lame de fond  » de Cécilia Dutter vient d’être récompensé du Prix Oulmont de la Fondation de France 2012.

Maintenant, Cécilia, prend la Lame de la Vie pour aller à fond… dédé

Roman d’une fuite, roman sur le couple et l’effritement du désir, roman sur le renoncement et la difficulté à connaître ceux auprès desquels on vit … Cécilia nous invite à une traversée du miroir, une bouleversante quête de soi.

C’est le quatrième roman de Cécilia après : Une présence incertaine, La Dame de ses pensées et une biographie sur Etty Hillesum  » une voix dans la nuit ».

J’ai connu Cécilia lors du Salon Européen du livre à Dijon. La rencontre d’une femme attentive, joyeuse et curieuse.

Cécilia est également, Critique littéraire à La Revue Littéraire. Son site www.cecilia-dutter.fr

Je lui souhaite beaucoup de lecteurs et lectrices pour ce nouveau roman de fond, c’est une lame…de Vie.

La citation d’un de mes auteurs préférés inscrit dans son roman, est une marque d’intelligence de sa part.

 » Ce soir mon coeur fait chanter des anges qui se souviennent…

Une voix, presque mienne, par trop de silence tentée,

monte et se décide à ne plus revenir ;

tendre et intrépide, à quoi va-t-elle s’unir ?  »

Vergers,

Rainer Maria Rilke

NB : Si un jour, vous vous balladez dans le Valais en Switzerland, aller vous reposer un moment sur  la tombe de Rilke à Rarogne.

Vous en reviendrez serein et épanoui… Comme moi, je l’ai été.

Rilke a voulu inscrire cette poésie lyrique sur sa pierre tombale :

Rose, ô pure contradiction, désir de n’être le sommeil de personne sous tant de paupières.

Je vous conseille également d’aller visiter la Fondation Rainer Maria Rilke, à Sierre, vous serez bluffé !!! par la richesse intellectuelle de ce grand poète pragois .

Grégoire Lacroix, un Euphorisme…et des mots

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Comme vous le savez mon blog sert avant tout à vous amuser, à vous informer et à vous faire découvrir mes rencontres, lors de mes vagabondages buissonniers.

Aujourd’hui, mon ami Alain Casabona  » Le Maestro du faubourg  » m’a présenté Grégoire Lacroix.

J’ai encore mal au ventre en pensant à la partie de rigolade pendant notre déjeuner au Marco-Polo, un resto italien digne de ce nom ;  je vous le recommande.

Bien que né sous le signe de la balance, Grégoire Lacroix est un déséquilibré qui ne doit son salut qu’à la pratique de la sieste et de l’humour nonchalant.

Créatif tous azimuts et « déconoclaste multimédia », il a longtemps cherché sa voie au risque de la trouver… ce qui arriva. Mais elle avait la forme d’un rond-point dont il prit toutes les branches à la fois : guitariste de jazz, créateur de photo-démontages, parolier de chansons définitivement inconnues, membre de l’Académie Alphonse Allais, Ministre des Plaisirs associés, Fondateur de la philosophie évitiste, auteur sensible et drôle, à l’image de ses Euphorismes et de ses Patates parlantes.

Dans Euphorismes n’y-a-t-il pas « Euphorie  » ?

C’est l’état exact dans lequel me laissent les pépites verbales de maître Grégoire après intense et jouissive lecture d’icelles. Lichtenberg ou Pascal n’ont qu’à bien se tenir.

Méditez ces réalistes élucubrations auprès desquelles celles de nos pseudo philosophes médiatisés d’aujourd’hui font figure de rédacteurs de bulletins météo. Pierre Perret

Grégoire m’a offert deux livres sur ses Euphorismes (Editions Max Milo ). Je vous conseille de vous les procurer et de les offrir à vos amis pour les élever jusqu’aux hauteurs du rire avant de plonger dans des abîmes méditatifs !

Et aussi un autre livre :  » Les patates parlantes  « .  (Ce livre a été édité à compte d’auteur et n’est pas commercialisé ).

Pour avoir la patate,  je vous  livre un extrait de la préface pour vous donner le ton joyeux, désinvolte, hilarant et nécessaire.

La Pomme de Terre, tubercule pacifique est, depuis toujours, soumise à des tortures qu’aucun autre légume ne saurait supporter : épluchée, débitée en rondelles, en bâtonnets, en billes, en spirale, elle peut être selon l’humeur : sautée, fritée, vaporisée, chipsée, broyée, réduite en purée, et, le plus souvent plongée nue dans l’huile bouillante.

Ne dévoile-t-elle pas cette faculté secrète qu’ont les pommes de terre de dialoguer entre elles dans l’obscurité des bacs à légumes, endroit discret où, si on leur en laisse le temps, l’on peut aussi voir germer leurs idées ?

C’est pour cela que Grégoire a donné la parole à ce peuple opprimé et, par la force des choses, résigné.

Et patati et patata… Ce livre n’est pas une patate chaude !

Et maintenant, quelques Euphorismes de Grégoire que j’ai relevés pour vous :

Quand on n’a plus rien à se dire, on parle de communication.

Tolstoï et moi, sommes sur un pied d’égalité : il n’a rien lu de moi et réciproquement.

Il paraît que l’hépatite C, a contaminé tout le reste de l’alphabet.

Quand on voit la complexité des circonvolutions cérébrales, on prend conscience de ce miracle qu’est une idée simple.

Les empathiques sont des gens qui se mettent si bien à la place des autres qu’ils ne savent plus où est la leur.

Quand on va à la pêche aux cons, ça mord toujours…

Si le temps vous semble long, prenez-le dans le sens de la largeur.

Le bruit court, qu’on peut avoir une vie sexuelle sans avoir lu Freud.

Il paraît que les moutons insomniaques comptent les uns sur les autres pour s’endormir.

On s’ennuie toujours dans une exposition canine : y a pas un chat.

Je peux maintenant l’avouer, le spermatozoïde dont la victoire a donné lieu à ma naissance s’était dopé.

C’est quand même scandaleux, qu’un chauffard meurtrier puisse être libéré pour bonne conduite !. Etc…

Grégoire  fait aussi des collages hilarants. A suivre… dans un prochain billet. Pas tout à la fois quand même !!!

Je vais concocter une rencontre  (autour de bonnes bouteilles amies de vin rouge) sous la baguette verbale du Lion de Saint-Germain, Alain Casabona, entre Grégoire et mon pote Jojo, vous savez le Roi de la Contrepèterie,  Joel Martin(Comtesse de l’Album  du Canard déchainé).

J’ai hâte d’entendre des beaux mots, des gros mots, des grands et petits mots, je suis certain d’avoir des maux de tête le lendemain matin.

Je vous dédicace une citation que j’ai écrite dédiée à mes trois amis cités et à mon ami MC Solaar (jongleur des mots qui claquent) :

Au bar des encyclopédies, Le Petit Robert a tué Larousse à coup de Hachette après avoir eu des mots. dédé

Les mots m’ont donné une idée : celle d’organiser une exposition éphémère avec la saveur des mots écrits par plusieurs auteurs sur des supports alimentaires salés et sucrés, les invités croqueront les mots à pleine dents jusqu’au dernier mot. A l’entracte, il y aura des Exquis-mots au Moka en espérant qu’ils n’auront pas de maux d’estomac… et des mots de ventre comme ceux que j’ai eu aujourd’hui !

Seuls les mots d’esprit et les Mots Con posé seront admis.  Serge Moati sera l’invité d’Honneur entouré de Tops-Modèles

Il nous faut peu de mots pour exprimer l’essentiel. Paul Eluard

En deux mots … on peut tout dire !  ( un adepte inconnu de la concision )

Je me demande si je ne suis pas en train de jouer avec les mots. Et si les mots étaient faits pour ça ? Boris Vian

Et le mot de la fin : Les gens qui ne rient jamais ne sont pas des gens sérieux… Alphonse Allais

Je vous quitte , je suis invité à un Bal Mosquée…

Les hommes de l’ombre. En vrai !

Bonjour M’ssieurs-Dames,

J’ai relevé un article écrit par Frédéric de Monicault dans Historia : Les hommes de l’ombre. En vrai !

L’excellente série diffusée sur France 2, montre à quel point le marketing politique fait désormais partie intégrante de la vie publique. Un rappel judicieux avant les prochaines échéances électorales.

«Les hommes de l’ombre» : la fiction politique de France 2 s’achève cette semaine, portée par le succès des quatre premiers épisodes. Un engouement mérité car les coulisses de la république sont habilement restituées. Les candidats à l’Elysée occupent l’avant-scène, mais le téléspectateur mesure aussi le poids prédominant des conseillers en communication. Dans la réalité de la vie politique française, cette tendance s’est imposée au cours des années 1980. Elle correspond au travail d’une triplette – le spécialiste du marketing Jacques Pilhan, le collaborateur de François Mitterrand, Gérard Colé, et le publicitaire Séguéla -, à la source de la campagne efficace du candidat socialiste en 1981. Le slogan notamment  – la «force tranquille» qui étaye la photo du futur président sur fond du petit village morvandiau de Sermages – est restée dans toutes les mémoires.

Dans «Les hommes de l’ombre», les convictions et les trajectoires des communicants se révèlent parfois à géométrie variable. Ce n’est pas l’apanage de la fiction : après avoir accompagné François Mitterrand, Jacques Pilhan a mis son talent au service de Jacques Chirac à partir de 1995. Cette double expérience réussie lui a valu la réputation de «gourou» du marketing politique. Il a sûrement façonné un style mais pas non plus fabriqué un système. Les années 1960, avec l’émergence de la télévision, ont commencé à focaliser les candidats sur les questions d’image. Même le général de Gaulle n’a pas échappé à la règle : entre 1960 et 1969, il assure plus de cinquante allocutions ou entretiens radiotélévisés.
La campagne présidentielle de 1965 représente un tournant : les hommes politiques, pour se rapprocher ou pour séduire encore davantage l’opinion, ouvrent certains pans de leur vie privée. Jean Lecanuet se fait photographier en famille, même chose pour Georges Pompidou en 1969. Valéry Giscard d’Estaing va encore plus loin : on le voit jouer au football ou encore descendre les pistes de ski de Courchevel, comme en février 1975. Mais il reste une place pour l’improvisation : la fameuse réplique de Giscard – «Vous n’avez pas, Monsieur Mitterrand, le monopole du cœur» – lors du débat télévisé de mai 1974 surgit de manière spontanée. Aujourd’hui, les conseillers en communication alimenteraient les protagonistes en fiches détaillées et formules assassines.
Dans ce dossier du marketing politique, l’exemple, comme souvent, vient de l’autre côté de l’Atlantique. Des experts ont fait les comptes : on recense moins de 300 professionnels quand les Etats-Unis affichent plusieurs milliers de consultants et une inflation de cabinets.
L’ascension des «spin doctors» est beaucoup plus enracinée : parmi les figures tutélaires, Joe Napolitan a été l’un des piliers du clan Kennedy. Fondateur de l’Association internationale des consultants politiques, il a participé en première ligne à plus d’une centaine de campagnes électorales. Aux côtés également du président Lyndon B. Johnson, il s’est forgé une réputation qui le mit en contact avec Jean-Jacques Servan-Schreiber et, toujours lui, Valéry Giscard d’Estaing. La communication politique a désormais largement franchi les frontières.

J’ai eu la chance d’approcher, Jacques Pilhan, Jacques Séguéla, Joe Napolitan et Jean-Jacques Servan-Schreiber, vous comprendrez mieux mon regard sur   » Les hommes de la lumière  » .  En vrai !

Jacques Pilhan, un stratège de la communication politique et un curieux de la vie.

Il a tout l’air d’un grand …

Jacques Séguéla, mon ami, mon mentor, toujours présent quand j’ai besoin de conseils. Fidèle en Amitié.

Jacques Séguéla, publicitaire et stratège en communication, auteur de la célèbre « Force tranquille » de François Mitterrand, est encore plus critique : « Je ne sais pas pourquoi, mais, dès qu’on touche à la communication, c’est toujours du Grand-Guignol, avec son lot de désinformation, copines, drames, etc. La réalité est beaucoup plus simple : ces « hommes de l’ombre » sont les metteurs en onde, les metteurs en scène, les metteurs en forme de la parole et des actions du candidat ». Selon lui, « seul compte le message » et les communicants ont vocation à faciliter sa lecture et doivent s’en tenir là. « Sur ce message, ils n’ont pas leur mot à dire. D’ailleurs, un candidat digne de ce nom ne se laisse jamais influencer… »

La force tranquille

Joe Napolitan, Mon professeur politique. Il écrivait toutes ses analyses politiques avec une machine à écrire, qu’il m’a offerte. Une Voss Wup Portal dans une valise noire.

Joe tapait avec deux doigts sur sa machine pour rendre un seul feuillet de synthèse à plus de 100 candidats dans le monde entier pour leurs campagnes politiques comme John F. Kennedy, Lyndon B. Johnson, Giscard d’Estaing, François Mitterrand, etc…

Joe, fumeur de Havane

JJSS. Mon pygmalion. Un visionnaire qui serait utile aujourd’hui dans le merdier où nous sommes.

Une passion: son pays                                                                                  JJSS et dédé

Nuit tzigane avec Rona Hartner

Bonjour M’ssieurs-Dames,
Philippe  de Beaumont, organise avec son père Dominique de Beaumont et sa sœur Pauline un spectacle intitulé «  Nuit Tsigane » au profit de l’association FASET, le mardi 14 février 2012 à 20h30 au Cirque National Alexis Grüss (porte de Passy, Paris 16ème).

La motivation de cette soirée spéciale découle de 45 ans d’engagement de Dominique de Beaumont auprès de la cause tsigane. Elle a 2 objectifs principaux :

1. Œuvrer pour l’intégration des enfants tsiganes dans nos sociétés

L’intégralité des profits de cette soirée sera reversée à la FASET (Fédération des Associations de Scolarisation des Enfants Tsiganes).

Cette association, créée en 1969, a pour action de scolariser les enfants tsiganes dans des camions appelés «Antennes Scolaires Mobiles ». Son rôle consiste à rejoindre et à épauler les enfants tsiganes et les enfants des « Gens du Voyage » en rupture scolaire ou dont la scolarité est « en pointillée » pour diverses raisons  en leur donnant les outils indispensables pour mieux comprendre et s’adapter aux fonctionnements de notre société : des bases primaires (la lecture, l’écriture) jusqu’aux apprentissages secondaires du cursus classique de l’éducation nationale. Aujourd’hui, les diverses structures ASET sont présentes sur 13 départements et accueillent annuellement plus de 3000 enfants et jeunes.

2. Soutenir et promouvoir la culture tsigane

Cette soirée réunira différents talents pour exprimer la grande diversité et richesse artistique de ce peuple, notamment :

– Le Cirque National Alexis Grüss et son spectacle équestre « Empreintes » où pas moins d’une trentaine de chevaux défileront sur scène pour réaliser des numéros de hautes voltiges.

Je vous invite à découvrir, ( si ce n’est déjà fait ) Rona Hartner, une chanteuse aux multiples styles musicaux, entre modernité, jazz rock et tradition tsigane. C’est une bombe qui ensorcelle les salles, je l’ai vu en concert à Montreuil, un souvenir inoubliable, avec une présence, un charisme, une gouaille, une artiste, une VRAIE.

http://www.youtube.com/watch?v=qjps0uW6Y7I

Rona, une bombe artistique

Née à Bucarest, Rona est une actrice et compositrice franco-roumaine d’origine allemande. Elle a été officiellement naturalisée française à la fin de l’année 2010.

Après la révolution roumaine, elle suit des cours de musique puis d’art dramatique à l’Université de Bucarest. En 1996, elle rencontre le metteur en scène Tony Gatlif pour son film Gadjo Dilo, elle décroche le premier rôle et sa performance lui vaut un Léopard de Bronze au Festival de Locarno. Elle joue également au théâtre, principalement dans des pièces modernes, mais également classiques tel Richard III de Shakespeare. Son site officiel : ronahartner.com/

Légérie de Tony Gatlif est arrivée en France avec Gadjo Dilo. Cest à partir de ce premier film que s’est forgée la vocation musicale de cette comédienne roumaine. Elle rêvait de fusions inédites entre le brassage des musiques quelle découvrait à Paris et sa culture tzigane.

– URS Karpatz, un groupe de 8 artistes dans la pure tradition de la musique tsigane.

Nuit Tsigane sera présentée par Aurélia Decker, humoriste, qui nous fera découvrir la culture tsigane sous un angle nouveau.

Nuit Tsigane est parrainé par Simone Veil qui a toujours soutenu la cause tsigane et qui, à ce titre, a reçu en 2010 le Prix Européens des Droits Civiques des Sinti et des Roms.

Sont également présents dans le Comité d’Honneur : Luc Chatel, Luc Ferry, Pascal Clément, Patrick Poivre d’Arvor, Elisabeth Badinter, mon pote André Bercoff, Serge Orru, Pierre Rabhi, Martin Desprez, Tao-By et Jean Temir Kerefoff.

Toutes les informations concernant cet évènement sont disponibles sur le site www.nuit-tsigane2012.com

A bientôt !

dédé de Montreuil, un gadjo…

Anniversaire. Le blog de dédé de Montreuil

Bonjour M’ssieurs-Dames,
Aujourd’hui, il y aura 1 an que mon blog a été créé par Bertrand Dussauge, l’un des meilleurs experts européens des réseaux sociaux qui accompagne les leaders connus, ou pas, dans ce nouveau monde bienveillant du partage des talents, des savoirs et des témoignages.
Mes braises ne sont pas prêtes d’être éteintes. Vous pouvez souffler dessus pour m’empêcher de dormir
Photo de ma potesse, Alessandra Dadier
Je serais aussi très heureux, si vous m’écriviez un mot d’encouragement, dans les commentaires de ce billet
J’espère que vous avez : apprécié, rigolé, été étonné à mes histoires, à mes coups de coeur et coups de gueule sur l’actualité, toujours sans polémique.
Créativité, efficacité, réactivité, amitié, dédé votre serviteur vous invite à boire un blog
Cocktail  » Le blog » créé avec Bertrand Dussauge
J’ai hâte de vous lire, M’ssieurs-Dames.
Amitié fidèle
dédé de Montreuil.
DD des initiales qui se sont fait un nom
La vie c’est iDDéale
PS : Si vous n’êtes pas encore abonnés, inscrivez votre email à gauche sur la page d’accueil et faîtes en profiter vos amis et contacts.
En 2012, il faut du flouze pour ne pas avoir le bluzz et être balèze en 2013…

L’idéologie est froide

Bonjour M’ssieurs-Dames,

<< Comptez l’argent pour rien, les places pour rien, la popularité pour rien ; c’est la presse qui est tout. Achetez la presse, et vous serez maîtres de l’opinion, c’est-à-dire les maîtres du pays. >> Isaac Moïse.

Les grands manias de la presse française gagnent des bénéfices dans leurs entreprises, pourquoi en perdent-ils autant dans les médias ? La question est posée …Sont-ils les maîtres du pays ? comme Google est, le maître-copieur des rédactions !!!

Le premier périodique imprimé au monde, un hebdomadaire de quatre pages, titré Relationfut lancé à Strasbourg en décembre  1605,  par Jean Carolus.

Le Monde. Actionnaires : Pierre Bergé (Héritier de Yves Saint-Laurent),Matthieu Pigasse ( homme d’affaires, propriétaire du magazine «  Les Inrockuptiles « ) et Xavier Niel ( Fondateur de Free)

Michel Legris publie en 1976 Le « Monde » tel qu’il est. D’après cet ancien journaliste du « quotidien de référence », derrière son apparente objectivité, Le Monde appliquerait de multiples procédés de désinformation mis au service de son engagement dans l’intelligentsia de gauche par une ligne éditoriale gauchisante.

En mai 2011, irrité par le contenu d’un article du Monde consacré à  François Mitterrand signé par l’historien François Cusset, l’actionnaire Pierre Bergé dira « regretter » d’avoir investi dans le quotidien. Il avance ainsi : « Je considère que contrairement … à ce qu’ils prétendent, les journalistes du Monde ne sont pas libres mais prisonniers de leurs idéologies, de leurs règlements de compte, et de leur mauvaise foi « .

Jean-Jacques Servan-Schreiber, responsable de la page de politique extérieure, quitte Le Monde au début des années cinquante en lui reprochant son neutralisme dans les relations Est-Ouest. 

Sous la Ve République, Le Monde soutient la politique étrangère du Général de Gaulle, tout en critiquant sa politique intérieure. Dans les années 1970, Le Monde s’oriente clairement vers un soutien à l’Union de la Gauche en soutenant la candidature de François Mitterrand à l’élection présidentielle de 1981.

En 2007, le directeur de la publication, Jean-Michel Colombani a lancé un appel à voter pour la candidate socialiste  Ségolène Royal.

NEWS. Anne Sinclair, à la tête du Hinffington  Post France ( site d’information américain, 37 millions de lecteurs /mois aux Etats-Unis ) financé par Le Monde et Matthieu Pigasse.

http://www.huffingtonpost.co.uk/

Libération. Actionnaires : Edouard de Rothschild ( ancien membre du CNPF) Carlo Caracciolo (magnia de la presse italienne), Pierre Bergé ( tiens-tiens) André Rousselet, BHL ( Tiens-tiens), Henry Seydoux et Pathé.

Libé à été fondé sous l’égide de Jean-Paul Sartre qui disait dans Nekrassov «  L’argent n’a pas d’idées «

Laurent Joffrin explique dans un courrier électronique :«La disparition de Libération ferait taire une voix importante dans la société française et exclurait de facto la gauche de la presse du matin » on comprend mieux pourquoi, Libé a fait appel au grand capital…

Le Point. Actionnaire : François Pinault ( homme d’affaires. PDG de la holding Artémis, très proche de Jacques Chirac.

Directeur de la publication Franz-Olivier Giesber, ancien directeur de la rédaction du Nouvel Observateur puis du Figaro ( de gauche à droite, en avant toute… )

Chroniqueurs : Claude Allègre, Alain Duhamel, Jean-Paul Enthoven, Bernard-Henri Lévy, Valéry Giscard D’Estaing, Patrick Besson.

Les Echos. Actionnaire : Bernard Arnault ( homme d’affaires. PDG de LVMH )

Selon l’ancien directeur de la rédaction, Jacques Barraux, « l’orientation du journal est d’essence libérale : nous défendons l’idée que le marché est supérieur au plan. En conséquence, nous pensons que l’entreprise privée est l’outil le plus performant, même si ce n’est pas le seul».

Les Echos ont été fondé par le père de JJSS, Monsieur Emile Servan-Schreiber

Hachette. Actionnaire : Arnaud Lagardère

Paris Match célèbre par sa devise : « Le poids des mots, le choc des photos ». En 2008,l’hebdomadaire adopte une nouvelle devise, « La vie est une histoire vraie » comme  par exemple :

Ségolène Royal serait intervenue auprès de Paris Match pour obtenir, même si elle n’avait aucune chance de l’obtenir, le renvoi d’une journaliste, Valérie Trierweiler, présentée comme l’« amie » de François Hollande…

Le Figaro. Actionnaire : Serge Dassault ( homme d’affaires. Sénateur UMP de l’Essonne )

d’après Figaro, le personnage de Beaumarchais, met en exergue la réplique :

« Sans la liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur. » C’est du lourd !!!

La ligne éditoriale du Figaro est de droite ou de Centre-droit, selon le spectre politique français habituellement utilisé. ( d’après le vent, Monsieur dédé !!! )

Tout ceci montre que la presse est culturellement de gauche et de droite,puisque les journalistes défendent des idées libérales. Il eut été plus intéressant de se demander pourquoi, alors que la plupart des journalistes se considèrent comme de gauche.
Les recrutement se font par l’intermédiaire d’écoles de journalisme qui pratiquent une rééducation aussi féroce que celle des IUFM sur les jeunes journalistes. Les journalistes de gauche étant généralement bien plus sectaires que ceux de droite peuvent facilement briser la carrière de celui qui oserait affirmer des idées différentes. L’uniformité étant en place, celui qui ose sortir de sa tranchée est flingué de suite.
En privé, et entre eux, des journalistes peuvent dire exactement la même chose que Le Pen, mais sans l’avouer à leur lecteurs et se l’avouer à eux mêmes.

Le gauchisme culturel des journalistes est donc une structure culturelle et s’explique par leur volonté d’être dans le camp du bien, du côté des beaux mots généraux et généreux.

Ayant travaillé à L’Express, je suis bien placé pour savoir que la presse sert de tremplin et de propagandes à un homme politique ou à un parti :

JJSS et L’Express servait Pierre Mendès France contre l’OAS. La candidature de Gaston Defferre est notamment inspirée par la campagne de L’Express, étant le « Monsieur X », candidat idéal de l’opposition au gaullisme, sans oublier Giscard d’Estaing en 1974 pour la présidentielle, etc…

Pour qui roulent-ils aujourd’hui ? Tout dépend du sens du vent !!!

Et encore ?

Le meilleur politique-journalistique l’emporte toujours comme lors des débats : Giscard-Mitterrand, Sarkozy-Ségolène, Sarkozy-Hollande

Quelques citations à méditer :

JEAN-JACQUES SERVAN-SCHREIBER  » Dire la vérité telle que nous la voyons « . 

ARMAND (Louis)
<< Une démocratie est d’autant plus stable qu’elle peut supporter un plus grand volume d’informations de qualité. >>

BEAUMARCHAIS (Pierre Augustin Caron de)
<< Pourvu que je ne parle ni de l’autorité, ni du culte, ni de la politique, ni de la morale, ni des gens en place, ni des corps en crédit, ni de l’Opéra, ni des autres spectacles, ni de personne qui tienne à quelque chose, je puis tout imprimer librement, sous l’inspection de deux ou trois censeurs. >>

CHATEAUBRIAND (François René de)
<< J’ai aidé à conquérir celle de vos libertés qui les vaut toutes, la liberté de la presse. >>

CHATEAUBRIAND (François René de)
<< Plus vous prétendez comprimer la presse, plus l’explosion sera forte. Il faut donc vous résoudre à vivre avec elle. >>

GAULLE (Charles de)
<< La raison d’être du gouvernement, c’est qu’il gouverne, c’est qu’il prend des responsabilités. C’est qu’il fait des choix clairs. C’est qu’il est cohérent. C’est qu’il obéit à l’intérêt national, et non à la dernière pression qu’il a subie, à la dernière mode qui court dans les journaux. C’est qu’il n’est pas du sable entre les doigts. >>

HUGO (Victor)
<< La presse a succédé au catéchisme dans le gouvernement du monde. Après le pape, le papier. >>

JEFFERSON (Thomas)
<< Dans la presse, seules les publicités disent la vérité. >>

JEFFERSON (Thomas)
<< S’il m’était laissé de choisir si nous devons avoir un gouvernement sans journaux ou des journaux sans gouvernement, je n’hésiterais pas un instant à préférer le dernier choix. >>

KARR (Alphonse)
<< Il y a deux sortes de journaux : ceux qui approuvent et soutiennent le gouvernement quoi qu’il fasse, et ceux qui le blâment et l’attaquent quoi qu’il fasse. >>

MITTERRAND (François)
<< Le journaliste, lui peut écrire n’importe quoi et se tromper sur tout, cela ne change rien, ses journaux se vendent toujours aussi bien ou aussi mal. >>

RAFFARIN (Jean-Pierre)
<< On cherche toujours à annoncer la nouvelle la veille, et la dictature du scoop conduit l’homme politique à être préfabriqué. (…) La société de l’information adore annoncer une rentrée difficile, une année suivante forcément plus rude que la précédente. >>
SARKOZY (Nicolas)
<< Dans un pays où il n’y a plus d’opposition, la presse s’attribue la fonction d’opposition. >>

VIGNY (Alfred de)
<< La presse est une bouche forcée d’être toujours ouverte et de parler toujours. De là vient qu’elle dit mille fois qu’elle n’a rien à dire, et qu’elle divague souvent. >>

ZOLA (Émile)
<< La presse est le réceptacle de tous les ferments nauséabonds. Elle fomente les révolutions, elle reste le foyer toujours ardent où s’allument les incendies. Elle deviendra seulement utile le jour où l’on aura pu la dompter et employer sa puissance comme un instrument gouvernemental… >>

Et la meilleure pour la fin :

GANDHI (Mohandas Karamchand)
Philosophe et homme politique indien

<< La règle d’or de la conduite est la tolérance mutuelle, car nous ne penserons jamais tous de la même façon, nous ne verrons qu’une partie de la vérité et sous des angles différents. >>
| Source : Tous les hommes sont frères

 C’est vraiment l’objet d’un débat. qu’en pensez-vous ?

Aussi imparfaite qu’est la presse, vaut-il mieux la conserver ainsi ou la réformer ?. Sa réforme, ses valeurs, ses responsabilités dans l’influence de l’opinion sont-elles en train d’évoluer avec la liberté d’expression des blogueurs, nouveaux témoins critiques de la société qui fabriquent leur propre audience organisée par les algorithmes des moteurs de recherche. Sans Google, que serait la presse aujourd’hui ?

Alors le Canard Enchainé, délivre-toi et devient Le Canard Déchainé…

Je terminerais par cette phrase que j’ai écrite sur les bords de la Mer Rouge en 1981 :

  » Quand on voyage, on s’aperçoit que les livres mentent  »  alors la presse !!! : No Comment