Le blog de Dédé de Montreuil

" Sortons des grands ensembles pour aller voir les Grands Ensemble "

Archives de Catégorie: La luxure

La Bonne Etoile. Johnny, un homme au grand coeur.

 

 

Bonjour M’ssieurs, Dames,

La 42ème édition du salon des voitures anciennes, Rétromobile, vient de fermer ses portes. La vente aux enchères qui s’est tenue, le 10 février, a été le clou de ce grand show sous le marteau de mon ami Hervé Poulain, Commissaire – Priseur d’Arcurial.

Pour la première fois, Johnny Hallyday, le rockeur préféré des Français, a mis aux enchères, deux de ses bolides. Une vente évènement dont les profits seront intégralement reversés à l’association La Bonne Etoile, créé par sa femme Laetitia et la chef étoilée Hélène Darroze, qui vient en aide aux enfants défavorisés du Vietnam.

Johnny, un homme au grand cœur !

harley

La star fait la surprise d’offrir aux enchères deux lots provenant de sa collection personnelle : son Harley-Davidson Softail Springer de 1989, mise à prix 20 000 euros, a atteint 280 000 euros. Une moto que reconnaitrons ses fans, puisqu’elle figure sur la pochette de son single « Possible en moto » sorti en 1989.

jh-cd

Mais également sa célèbre Cadillac série 62 cabriolet, mise à prix à 50 000 euros, s’est envolée à 270 000 euros. Cette voiture de 1953, achetée à Los Angeles, est aussi célèbre par son emblématique propriétaire que par son histoire. En effet c’est l’œuvre du pape du custom américain Boyd Coddington, une figure qui a révolutionné le genre aux Etats-Unis. C’est aussi le dernier exemplaire réalisé par l’artiste, aujourd’hui disparu. Peinture spéciale avec ghost flames, gros moteur V8, chromes rutilants, sellerie entièrement en cuir personnalisée aux initiales du rocker.

encheres-270-000-euros-pour-la-cadillac-de-johnny-hallyday

Cette fabuleuse Cadillac figure sur la pochette de l’album « L’Attente », sorti en 2012.

cadillac-jh

Une autre merveille au salon, une DS 23 Pallas. J’ai déshabillé une DS pour avoir une ID (19)

maxresdefault

 

La collection Chtchoukine à Paris

Bonjour M’ssieurs, Dames,

J’ai eu la chance de visiter les musées de l’Ermitage à Saint Petersbourg en 2004 et Pouchkine à Moscou en 1997 et admirer plusieurs œuvres de la collection de Sergueï Ivanovitch Chtchoukine

Sa collection fait partie des collections russes d’art les plus remarquables. Depuis déjà longtemps, elle jouit d’une vaste renommée et d’une gloire légitime auprès des artistes et des connaisseurs éclairés de l’art. Il lui est revenu de devenir en Russie le passeur le plus fort des courants artistiques occidentaux, si brillamment exprimés par les œuvres de sa collection de Claude Monnet, Degas, Cézanne, Gauguin, Picasso, Van Gogh, Matisse, Renoir, Derain (… )

Sa collection donne véritablement un tableau fidèle de la peinture la plus récente…C’est pour cela, que j’ai couru revoir ce beau trésor à Paris.

Les trésors français et russes des musées de l’Ermitage et Pouchkine sont à Paris, jusqu’au 20 février 2017, à la Fondation Louis Vuitton, 130 œuvres de la collection Chtchoukine.
img_6504
L’événement culturel de l’année, en toute simplicité. Proprement bouleversant de voir de tels chefs-d’œuvre de nos plus grands peintres de l’art moderne… dont la grande majorité nous étaient restés inconnus. Une grande émotion et un plaisir étrange, et surpris.
Dont deux œuvres de l’un de mes Maîtres préférés;  le Douanier Rousseau
img_6485
Vue du pont de Sèvres et des coteaux de Clamart. 1908
et
Vue du parc Montsouris.1909
img_6503
Deux beautés de Alexandre Rodchenko.
Deux cercles . 1920
img_6549
Ligne n° 128. 1920img_6551
Une toile de Ivan Klioune.1916
img_6556
Suprématisme. 1916
img_6537Deux merveilles.
Picasso. Garçon au chien. 1904
et Garçon nu. 1906
img_6540
 Je craque sur Alexandra Exter. Vu à la galerie Trétiakov à Moscou en 1997
Florence 1914
img_6553

Alberto Giacometti

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Après avoir vu la Rétrospective au musée d’Art moderne de Paris en 1991 et à la Fondation Maeght à Saint-Paul de Vence. L’exposition de Giacometti à Shanghai est de loin la meilleure. Ne la loupez-pas si vous passez par ici, jusqu’au 31 juillet.

IMG_3933

Giacometti fait parti des artistes qui sont ancrés dans ma mémoire artistique comme Turner, Picasso, Dali, Delacroix, Calder.

Son père, Giovanni Giacometti, lui-même peintre, le pousse à s’intéresser à l’art. Il peint ses premières œuvres dans le domicile familial, essentiellement des portraits des membres de sa famille ou de ses condisciples, reprenant le style postimpressionniste paternel. Au terme de ses écoles obligatoires, Alberto part étudier à l’École des beaux-arts de Genève avant d’arriver à Paris en janvier 1922. Il emménage en décembre 1926 au 46 rue Hippolyte-Maindron (14e arr) dans « la caverne-atelier » qu’il ne quittera plus, malgré sa petite taille et son inconfort.

IMG_3934

Après avoir visité les Ateliers de Dali à Portlligat près de Cadaquès , Picasso rue des Grands-Augustins, Delacroix place de Fürstenberg, Calder à Saché,  j’aurais tant aimé connaître l’atelier de Giacometti, ou il créa la majorité de ses œuvres et m’asseoir à côté de lui dans le rade qu’il fréquentait tous les jours.

IMG_3981

Il fréquente l’atelier d’Antoine Bourdelle à Montparnasse. Il découvre le cubisme, l’art africain et la statuaire grecque et s’en inspire dans ses premières œuvres. Ses sculptures sont en plâtre, parfois peintes secondairement, ou coulées en bronze, technique qu’il pratiquera jusqu’à la fin de sa vie. Il étudia aussi au collège de Leonard de Vinci où il s’ennuya énormément.

Pour mieux connaître son oeuvre, il publie ce texte magnifique en 1933 :

« Depuis des années, je n’ai réalisé que des sculptures qui se sont offertes tout achevées à mon esprit ; je me suis borné à les reproduire dans l’espace sans y rien changer, sans me demander ce qu’elles pouvaient signifier. […] Rien ne m’est jamais apparu sous la forme de tableau, je vois rarement sous la forme de dessin. Les tentatives auxquelles je me suis livré quelquefois, de réalisation consciente d’une table ou même d’une sculpture ont toujours échoué. […] L’objet une fois construit, j’ai tendance à y retrouver transformés et déplacés des images, des impressions, des faits qui m’ont profondément ému (souvent à mon insu), des formes que je sens m’être très proches, bien que je sois souvent incapable de les identifier, ce qui me les rend toujours plus troublantes… » 

Giacometti a été l’un des premiers graffeurs, il avait compris qu’il fallait faire découvrir l’art dans la rue. Je ne pouvais pas le remarquer ! et ne pas penser à Jean-Michel Basquiat.

IMG_3952

J’ai craqué pour ses deux dessins.

IMG_3941

IMG_3972

pour cette statuette

IMG_3940

et pour cette photo prise par Henri-Cartier – Bresson, en 1961, rue d’Alésia.

1961 FRANCE.  Personalities. 1961. Paris. 14th arrondissement. Rue d'AlÈsia. Alberto GIACOMETTI, Swiss painter and sculptor. Image envoyÈ ‡ Pascale Giffard (Transaction : 632203948288906250) © Henri Cartier-Bresson / Magnum Photos

Alberto Giacometti et Henri Cartier-Bresson se sont rencontrés à Paris dans les années 1930. De cette rencontre est née une relation toute particulière qu’Henri a décrite en ces mots – publiés dans le journal The Queen du 1er mai 1962 :

Giacometti est un des hommes les plus intelligents que je connaisse, d’une honnêteté sur lui-même et sévère sur son travail, s’acharnant là où il éprouve le plus de difficultés. A Paris il se lève vers trois heures, va au café du coin, travaille, vadrouille à Montparnasse et se couche au jour. (…) Son visage a l’air d’une sculpture qui ne serait pas de lui, sauf les sillons des rides. La démarche très personnelle, un talon se pose très avant, peut-être a-t-il eu un accident, je ne sais pas, mais la démarche de sa pensée est encore plus curieuse, sa réponse va bien au-delà de ce que vous avez dit : il a tiré un trait, additionne et ouvre une autre équation. Quelle vivacité d’esprit, le moins conventionnel et le plus honnête qui soit. (…) Chez Alberto l’intellect est un instrument au service de la sensibilité. Dans certains domaines sa sensibilité prend de curieuses formes, par exemple méfiance de tout laisser-aller affectif avec les gens. Enfin cela ne regarde pas les lecteurs de Queen, pas plus que des descriptions d’Alberto prenant son café au lait au lit. Suffit, c’est mon ami. 

Le hasard a voulu qu’aujourd’hui, la Fondation Henri Cartier-Bresson se situe dans un atelier d’artiste du XIVe arrondissement de Paris, à deux pas des ateliers où Alberto Giacometti oeuvrait jadis…

 

  L’histoire de la chaussette disparue…

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Voici le premier billet de l’année pour vous faire sourire.

Pourquoi les chaussettes disparaissent-elles tout le temps des machines à laver ?

Je pense quelles se vengent des sévices qu’ont leur fait subir tous les jours.

manège

Enfermé dans des chaussures en cuir de mauvaise qualité, en plastique made in China, en caoutchouc, dans des bottes d’équitation, dans des bottes d’égoutiers, dans des ballerines, même dans des Berluti, des Roger Vivier, voir même des Repetto de Serge Gainsbourg, elles nagent dans notre transpiration, se cognent aux cors et se frottent à la croûte de nos talons et à nos ongles incarnés…

Elles n’ont pas une bonne image, quand le café n’est pas bon, on dit que c’est un jus de chaussette, elles ont souvent des patates comme les chaussettes de Jean-Marie Messier parût dans Paris-Match.

téléchargementElles font souffrir nos mollets, on devrait écouter une amie journaliste italienne, Alessandra Bianchi qui nous conseille de porter des chaussettes mi-bas, la classe italienne, ma qué !

Elles sont souvent dans l’obscurité, elles voient un peu le jour pour aller dans le panier à linge sale, dans la machine à laver ou à la poubelle.

On les fait marcher, courir, sauter, trépigné, mouillé, alors qu’elles n’ont rien demandés.

Dans nos bagnoles, elles freinent, accélèrent, débrayent, tournent, s’arrêtent…

Dans le métro, elles montent, descendent, se font remarquer quand leurs odeurs remontent aux heures de pointe… Terminus tout le monde descend !

Ne parlons même pas de la souffrance quelles ont dans les chaussures de foot, dans les tennis, dans les chaussures de marche, ( 1 km à pied ça use, 2 km à pied ça use, ça use …) Dans les chaussures de ski et d’alpinistes, un jour au chaud, un jour au froid à – 10. Bande de bourreaux de chaussettes, vous devriez avoir honte, après avoir enlevé vos chaussettes maculés par la fatigue en disant pouah ! ça pue, alors, qu’elles seraient si joyeuses avec un petit bisou et un regard attendrissant.

Maintenant, passons dans la salle des tortures – la machine à laver, au début du cycle, elles ont froid et sont remplies de produits chimiques, mélangés avec les torchons de cuisine, les petites culottes, les slips,elles tournent dans tous les sens, les gloutons les attaquent de toute part, ça vibre, c’est brûlant pour finir dans un bruit de tambour pour être rincé et essoré, c’est à ce moment là, que la vengeance arrive et qu’elles disparaissent, Ah !Ah ! A notre tour de rouspéter et de chercher partout dans la machine, dans les filtres en dessous au-dessus Ih !Ih !

Elles se marrent bien entre-elles les filles-chaussettes !.

Des fois, au bout d’un long moment, la chaussette manquante réapparaît au fond d’un tiroir, d’une valise, d’un sac, sous les armoires et dans les commodes et le pire quand d’elles-mêmes, nous les retrouvons nouées avec leurs soeurs jumelles à leur place, quelle partie de cache-cache !

divorse

J’allais oublier, après tout ça il reste le sèche-linge, cette machine infernale qui nous enlève le meilleur “ le mouton “, c’est aussi sur un radiateur ou un sèche-linge à côté des slips et des soutiens-gorges qui pendent en nous snobant, c’est pas le pied!

Conclusion : aimons-les, elles seront plus douces et plus fidèles avec nous.

Deux anciens Premier Ministre ont donné la honte à l’honneur des chaussettes !

Bala

Astuce pour les contourner : acheter plusieurs paires de la même marque, de la même couleur,des chaussettes DD bien sûr, les chaussettes de classe !

dd prix

La chaussette DD , est à la fois confortable, chaleureuse et tendance. Une maîtrise des matières et une diversité: laine, coton, laine polaire, fil d’Ecosse, soie, cachemire, sont la clé d’une collection réussie.

La chaussette DD propose une large gamme qui saura vous séduire avec un grand choix de coloris diversifiés au fil des saisons.

portez dd

La gamme des chaussettes DD se décline par style :

ELEGANCE : des matières nobles et un style raffiné pour les femmes et les hommes chics et classiques.

CASUAL : des motifs dans l’ère du temps pour celles et ceux qui aiment la fantaisie et un look plus cool et cosy.

LUDIQUE : une fantaisie à la mode pour que la chaussette soit une extension des styles à la mode.

SPECIALITES : une gamme avec des vraies valeurs ajoutées : bord de côte souple, anti-transpiration, une ligne qui allie l’utile à l’agréable.

Souvent flashy, innovant et à la pointe de la mode, on pense inévitablement à Michael Jackson et son fameux Moonwalk. Et qui dit Moonwalk dit trois accessoires indispensables : mocassins noirs, chaussettes blanches et son pantalon cigarette noir.

Commençons par le le pantalon, Michael Jackson affectionnait tout particulièrement son pantalon cigarette noir, étroit au niveau des jambes et légèrement trop court au niveau de la cheville. D’abord synonyme d’un manque de moyen, le pantalon court devient la marque de fabrique du King of Pop, qui remet au goût du jour le pantalon feu-de-plancher, laissant apparaître ses chaussettes immaculées et ses mocassins étincelants.

Cette tenue est mise en avant dans de nombreux clips comme The Way You Make me Feel, ce style est immortalisé sur la pochette de l’album Off The Wall et parcourera le monde, une mode est née!

Passons aux mocassins, il les préfère noirs et les fait faire sur mesure en fin connaisseur, Michael Jakson à un faible pour les Weston, ce sont ses chaussures de prédilection pour effectuer son célèbre Moonwalk.

Enfin, les chaussettes, elles sont fines et parfaitement blanches, selon les occasions, il arbore des chaussettes à paillettes ou argentées.

Question : es-ce que Michael prenait soin de ses chaussettes ?

Réponse : seule les chaussettes de l’archi-Duchesse le sait !…

André Cardinali. Ambassadeur en quêtes des profils louches de l’Académie Alphonse Allais.

http://www.boiteallais.fr/?page_id=100

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Shanghai Daily. Cumulus Fashion World

Bonjour M’ssieurs, Dames,

Voici un article parût dans Shanghai Daily. Je compte sur mes compatriotes pour m’aider à réussir cet événement offert à la  Chine, à Shanghai, à la jeunesse chinoise et à celle des cinq continents. Aucun défilé mondial de mode n’a été réalisé, c’est une Première mondiale, faîtes le savoir à vos amis journalistes, du monde de la mode et des entreprises, je compte sur vous, j’ai besoin du soutien de tous. dédé de Shanghai.

Fashion reaches for the clouds

By Yang Di | January 18, 2015, Sunday. 沪蝶蝶

André Cardinali has a mission in mind. The international cultural events creator is keen to bring the first “Cumulus Fashion World” show to Shanghai on May 22. Forty designers from 20 countries, such as Australia – Brazil – China – Denmark – Estonia – Finland – France – Germany – Hungary – India – Italy – Japan – Lithunia – Poland – Russia – South Africa – Spain – The Nederlands – UK – USA, will participate the Shanghai event.

“Cumulus Fashion World is not a trade show, nor is it a school contest, it is a springboard for the careers of young designers,” said the Frenchman.

Following the success of the first Cumulus Fashion Tours, sponsored by Michel Rocard, in Paris at the Carrousel du Louvre, the Triennale di Milano and the London College of Fashion Cardinali wanted to pursue the idea in China.

Cardinali’s passion is to help young talent today so they will be successful tomorrow. He speaks with Shanghai Daily about the show, which is still being finalized.

Q: During your career you have been involved in public relations, strategy consulting, events, art and culture. How did you get your start in the fashion world and why did you found Cumulus?

As director of development for the “European Way(s) of Life” design exhibition at the Carrousel du Louvre in Paris in May 2002, Cumulus students presented several creations. It gave me the idea to create the first European fashion show, which I called Cumulus Fashion Tour with 20 European countries participating.

Q: What is Cumulus?

Cumulus Association is an international network of universities, colleges, associations, businesses and other multicultural partners in the fields of art, design and media. It was founded in 1990 in Helsinki, Finland. Cumulus has 211 members from 48 countries. For the show in Shanghai, we will celebrate the 25th anniversary of Cumulus. I have the support of professor Lou Yongqi, Cumulus vice-president and dean of the College of Design and Innovation at Tongji University.

Q: Why are you helping young designers?

I will never forget what some grown-up people did for me when I was young, this allowed me to have a good journey. It is my duty and mission to help young people and it is what motivates me. Adults often forget they were once young and were helped by their elders.

Q: Why are you bringing Cumulus Fashion World to Shanghai?

After the three fashion capitals, Paris, Milan and London, Shanghai is obviously the next perfect choice to host this unique event. Cumulus Fashion World aims to create links and develop the talents of tomorrow. Most of the young designers who participated in the European Cumulus Fashion Tour have found jobs in fashion houses.

Cumulus Photos London 331 bis

Final  « Cumulus Fashion Tour » in London

Q: What is the most challenging part of making the Shanghai event happen?

I am looking for the support of French companies operating in China to provide us with financial and logistical support, as well as companies from other countries involved in the show. I am also looking for the support of the cultural authorities of Shanghai Municipality, of the Embassy of France in China, of 18 other embassies of the involved countries, and of the French Chamber of Commerce and Industry in China.

Q: Where will the parade take place?

We are trying to get Shanghai Exhibition Center but nothing has been finalized. The past three European parades were held in prestigious places such as the Carrousel du Louvre in Paris, the Triennale in Milan, and the London College of Fashion in London. They were all graciously offered.

Q: How do you select the finalists for the event?

The teachers from each design institute will choose the two models that will be presented. Cumulus Fashion World is an exceptional showcase for schools and students, allowing them to present two of their graduation works: a ready-to-wear and an haute couture models. That is to say 40 models in total.

Q: There are several fashion competitions for young designers around the world. What makes Cumulus Fashion World special?

Cumulus Fashion World is not a trade show, nor is it a school contest, it is a springboard for the careers of young designers. That’s why it’s unique.

Q: What prizes and opportunities are given to the winners?

Four prizes will be awarded by a jury coming from the world of fashion, media and design. The winners of the Jury Grand Prix will be invited to work for one year in an haute-couture house.

LOGO-Cumulus-Fashion-World

 

Route 66

66

                                                                                                              Sur la route 66, j’ai construit mon chemin de-ci de-là…

C’était un beau matin de novembre, un gosse est né à Montreuil sous Bois,  sa mère en bonne italienne se lamentait  » Mamamia, non volevo un ragazzo  » ma una ragazza  » ça commençait bien, ! mon père était au bistrot avec ses potes ritals pour arroser cet événement avec du Chianti.

Les voisines apportaient des fleurs, des tourtes, du nougat, du vin italien … Stop ! J’ai même eu droit à une timbale en argent avec mon prénom gravé dessus, déjà la luxure. 

Et oh ! et moi, j’existe ?  Pour la peine, je leur pousse une gueulante digne de la Comédia del’Arte. Simple mais efficace, ma liberté était acquise. D’ailleurs, elle m’a jamais quitté, car je l’ai eu à un juste prix.

Et voilà, comment est né, dédé de Montreuil  Emoji

 

 

Soeur Cristina, la religieuse qui enflamme  » The Voice  » italien

Bonjour M’ssieurs-Dames,
Un peu de rock et de joie, pour évacuer un instant les élections gonflantes…
Cristina, la soeur sicilienne a interprété la chanson   » No One  » d’Alicia Keys sous le regard ébahi du public…et à la stupéfaction du jury de The Voice, dès qu’il découvre qui chante !
Cristina est devenue la star des réseaux sociaux, et la vidéo de cette prestation incongrue approche  les 30 millions de vues… en 4 jours.
téléchargement
« J’ai un don, alors je vous le donne ! », s’est écriée la soeur de 25 ans face au jury qui lui demandait pourquoi elle avait fait le choix de participer à leur émission.
Une chose est sûre, soeur Cristina Scuccia pouvait compter sur les encouragements et le soutien indéfectible de ses consoeurs, qui jubilaient en coulisse.
les 3
Les coaches étaient tellement surpris qu’ils ont d’abord pensé qu’il s’agissait d’une plaisanterie. Mais c’est bel et bien une religieuse qui se trouvait devant eux. «Si j’étais tombé sur toi à la messe, j’irais toujours à l’église !, plaisante J-Ax, ( rappeur italien ) toi et moi nous sommes comme le diable et l’eau bénite. »

«J’ATTENDS UN COUP DE FIL DU PAPE FRANÇOIS !»

Et lorsque la chanteuse Raffaella Carrà lui demande « Mais que vont-ils penser au Vatican ?», soeur Cristina Scuccia lui répond du tac au tac qu’elle s’attend à un coup de fil du pape François, et ajoute aussitôt après : « le pape nous invite , à sortir, à évangéliser, à dire  » Dieu », que cela ne nous enlève rien, au contraire, que ça nous apporte encore plus..  et bien c’est ce que je fais, je suis ici pour ça ! ».

Ave, Cristina, rockeuse de diamant…
Le Pape devrait organiser un concert au Vatican…
soeur-cristina

Madame de Montreuil, Marquise de Sade

Bonjour M’ssieurs – Dames,

Lors d’un déjeuner avec Alain Casabona et Gonzague Saint-Bris, une conversation s’est engagée autour de mon surnom  » dédé de Montreuil  » , après explication, Gonzague, alors,  me conseilla de faire connaissance avec  Madame de Montreuil, Marquise de Sade.

Quel bonheur d’être attablé avec deux hommes lettrés comme Alain et Gonzague : les mots, les références fusent à tout instant, je suis comme un enfant devant un livre d’histoire.

Marquis et Marquise.

Jamais contraste plus frappant que ce ménage du marquis et de la marquise de Sade ; d’un côté Donatien Alphonse François de Sade, le fameux satyre, l’écrivain scandaleux, le prisonnier de Vincennes et de la Bastille, convaincu de vices et de crimes immondes – de l’autre côté, Renée-Pélagie de Montreuil, une femme aimante, tendre, dévouée et résignée, aux yeux de qui l’époux ne saurait avoir de torts, une sainte de l’amour conjugal.

Le nom du marquis de Sade, n’inspire certainement pas beaucoup de sympathies. Il en sera tout autrement de la marquise. C’est l’ange à côté du monstre. Il est bon que l’on sache que dans le château de Valery, propriété de la famille de Sade, habita en même temps que le vice, la vertu – et dans la compagnie du plus détestable des maris la plus exemplaire des femmes.

La marquise de Sade était née « de Montreuil« . Le mariage fut célébré le 17 mai 1763, à Paris, à l’église Saint-Roch. Renée-Pélagie de Montreuil avait 23 ans, le marquis de Sade 22. Mariage de raison du côté de Sade, mariage d’amour du côté de Renée. Elle eut ensuite besoin de tout son courage et de sa passion pour supporter la vie qui lui fut faite. Elle devait d’ailleurs rester jusqu’au bout amoureuse, « amoureuse comme le sont les âmes pures et très droites, sans complications, et qui ne savent point se livrer à demi, assurées qu’elles ne se livreront point deux fois ».

La lune de miel fut courte, on se l’imagine aisément. Après un mois à peine, un abominable scandale éclata. Des filles entraînées dans « la petite maison » de Sade, se plaignirent de raffinements de débauche qui avaient ressemblé à d’ignobles brutalités. La marquise de Sade ne douta du reste pas un instant de son mari, accepta toutes ses explications et crut envers et contre tous à son innocence. « Elle avait admis sans hésiter l’hypothèse d’une erreur, d’une dénonciation calomnieuse. Elle était encore dans tout l’enivrement de son amour conjugal ».

eustacheleroy

Après vingt sept ans de mariage avec un marquis, divin certes, mais qui, entré en prison à trente sept ans n’en sortit qu’à cinquante, après vingt sept ans de luttes, d’humiliations, écartelée entre la fureur dévastatrice de sa mère  et  la fureur (épistolière notamment) de son mari, on est en droit de se demander  qui était  réellement madame de Sade.
« Sa passion avait hissé jusqu’au sublime cette femme à l’esprit court, à la chair tranquille, l’obligeant pour ainsi dire à aimer au-dessus de ses moyens.

La marquise, par un entêtement généreux d’abnégation, pardonna, fit semblant d’ignorer ce que savait tout le monde, s’inquiéta peu de voir sa fortune s’émietter pourvu que le mari infidèle n’eût rien à lui reprocher. A partir de cette époque la marquise seule, combattue par sa famille, persiste héroïquement dans son rôle d’amante sacrifiée, d’épouse fidèle jusqu’à la mort, malgré l’infamie de l’aimé.

Le 5 juillet 1772 le marquis de Sade est accusé d’avoir tenté d’empoisonner des filles (c’est l’affaire de Marseille, la fameuse histoire des pastilles cantharidées), accusé en outre de débauches contre nature. La vérité oblige à dire qu’on mena singulièrement vite, avec une sorte de haine, cette affaire. Le 3 septembre Sade est condamné à mort, peine excessive puisque aucune de ses victimes n’avait succombé. Alors commence une campagne sublime de la femme dévouée, en faveur du mari qu’elle croit et qu’elle affirme innocent.

Le marquis, réfugié en Piémont, est arrêté par les autorités sardes et enfermé au château de Miolans. Son épouse ne l’entend pas ainsi, elle accable le gouverneur du château de plaintes et de reproches, voire de menaces. Elle allège la captivité du prisonnier, mieux que cela elle se met en tête de le délivrer! Elle recrute à Grenoble 15 hommes, les équipe, les arme, les anime. Elle gagne à Miolans quelques soldats invalides de la garnison. Par eux le marquis est averti, et il s’évade dans la nuit du 1er au 2 mai 1775.

La chère dame promet de s’inquiéter de toutes ses forces pour la liberté de son mari : « Sois bien convaincu que je ne tarderai pas pour t’instruire de ce qu’il y a de nouveau sur ta situation dès que je le pourrai. J’ai trop à coeur de te prouver tout mon attachement et toute ma tendresse pour rien négliger d’aucune manière ce qui te regarde. La longueur du temps déjà écoulé me tue et me désespère autant que toi parce que je partage ta position avec toute la sensibilité d’un coeur qui ne peut exister que par ton bonheur ». Ce qui me désespère le plus, écrit l’épouse admirable, c’est que tu m’accuses de négligence et de me laisser gagner, et ces soupçons accroissent le trouble de mon âme et font mon chagrin, t’aimant véritablement plus que moi-même.

Sade_1

A force d’instances, la marquise fait réviser le procès de Sade. Le jugement qui concerne l’accusation d’empoisonnement est cassé. Mais par l’influence de la Présidente de Montreuil, belle-mère du marquis, celui-ci n’est tout de même pas rendu à la liberté. En 1778, le marquis est reconduit à Vincennes, d’Aix où l’avait amené la révision de son affaire, Mais en chemin, à Lambesc, à 5 lieues d’Aix la marquise le fait s’évader.

« Mon bonheur ne peut exister sans toi ni sans le tien, et le jour où l’on nous rendra l’un à l’autre, je crois que je mourrai de joie. Puisse-t-il arriver bientôt !Tous les voeux d’un coeur tout à toi ! ».

L’esprit dépravé du marquis ne cesse de forger de folles accusations et il imagine un monstrueux roman dont sa femme serait l’héroïne. Les termes de ses lettres sont orduriers. Le marquis est épouvanté de ses ignominies qui n’étonnent plus qu’elle. « Ta façon de penser à mon égard m’atterre, m’anéantit, m’humilie, moi qui ne vis et n’existe que pour toi !… Me voir soupçonnée et avilie! Je me tais, mais vous faites une plaie à mon coeur. Pourtant il ne se refermera jamais. Je n’ai pas à me justifier, ma conduite est au su et au vu de tout le monde. Non, il n’est pas possible que me connaissant comme tu dois me connaître, tu penses ce que tu écris ».

Enfin elle s’enferme dans un couvent, le plus régulier qu’elle a pu trouver. Elle continue du reste ses chères visites à Vincennes. Hélas ! Son mari la reçoit furieusement, se jette sur elle, la frappe… Elle s’en plaint timidement et ajoute : « Si tu es capable de me poignarder, ce serait dans ces circonstances un grand bonheur pour moi de ne plus exister ».

Dès qu’il fut libre, le marquis prendra ses dispositions pour faire prononcer la séparation « de corps et de bien » <;

La marquise de Sade reprenant son nom de Montreuil, cessa véritablement d’exister. Son mari devient le citoyen Sade, secrétaire de la section des Piques. Seule, triste, désabusée, elle meurt, le 7 juillet 1810, après avoir « largement payé son tribut à la misère humaine ».

PBP-marquise de sade:PBP

« Quel a été le désir de Renée de Sade, cette femme qui, avec son mari maudit, a « appris que le bonheur brille au fond même de l’enfer, comme la poussière d’or dans la boue » ?

sade (1)

Ami de longue date de la famille de Sade, Gonzague Saint Bris a eu accès à des archives encore inédites. Il a voulu, outre son admiration pour l’écrivain, retracer un parcours humain douloureux et méconnu, révélant une fin de vie surprenante.
Le divin Marquis est une divine surprise sous la plume de Gonzague Saint Bris qui en trace, à l’aube du bicentenaire de sa mort, un portrait aussi saisissant qu’émouvant. Sans jamais rien éluder des aspects les plus choquants et dérangeants de son oeuvre ou de ses obsessions les plus viscérales, Gonzague Saint Bris va plus loin, explorant les relations du Marquis avec les femmes de sa vie, ses enfants, le monde de la monarchie, de la Révolution et de l’Empire.
Apparaît un homme singulier, d’un courage intellectuel hors norme et d’une liberté confondante.
Emprisonné pendant les deux tiers de son existence, l’auteur des 120 journées de Sodome ou de Justine ne rend jamais les armes.
Éternel insoumis, athée combattant, rebelle sans tabou, Donatien Alphonse François de Sade est l’Ange de l’ombre de la littérature française.
Après quarante-cinq ans de libération des moeurs, notre époque est totalement sous le signe de Sade, marquée de son empreinte brûlante et indélébile.
Je vous remercie Gonzague de m’avoir fait découvrir cette femme éprise de l’Ange de l’ombre.
Une femme à qui l’on aurait souhaiter dire :   » L’Amour triomphe de tout  » !!!.

Pourquoi les riches ont gagné ?

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Crise ou pas, la richesse mondiale est en plein boum et ceux qui la possèdent n’ont jamais été si dominateurs. Jean-Louis Servan-Schreiber prend, dans son nouveau livre, la mesure de ce phénomène.

Et, à l’autre extrémité du spectre, la pauvreté, sur la planète, s’est aussi réduite plus vite que prévu. Pourtant, les inégalités s’accroissent et peuvent déstabiliser des sociétés obsédées par l’égalitarisme. Pour « JLSS », la réduction de cette fracture va devenir la question primordiale des vingt années à venir.

Pourquoi les riches ont gagné
Le fondateur de L’Expansion et de Clés souligne que le pouvoir d’informer est très largement tombé aux mains des riches. © Bruno Charoy / Pasco

Jean-Louis Servan-Schreiber, journaliste, écrivain et patron de presse, est l’un des meilleurs observateurs de l’époque contemporaine. Il l’a montré dans ses choix professionnels, en créant les bons médias au bon moment: L’Expansion avec Jean Boissonnat en 1967, puis, notamment, L’Entreprise, Radio Classique, Psychologies Magazine et, enfin, Clés, avec sa femme, Perla… sans oublier L’Express, lancé avec son frère, Jean-Jacques Servan-Schreiber ( avec qui j’ai travaillé pendant 20 ans )

Il l’a montré aussi dans ses engagements, puisqu’il préside aujourd’hui le comité de soutien en France de l’ONG Human Rights Watch. Il l’a montré, enfin, dans les choix thématiques de la dizaine de livres qu’il a publiés à ce jour : Le Pouvoir d’informer, L’Art du temps, Le Métier de patron,ou plus récemment Trop vite ! et Aimer (quand même) le XXIe siècle.

L’économie, le comportement humain, l’accélération des sociétés sont ses centres d’intérêt permanents, et il porte sur leur évolution un regard à la fois lucide et optimiste. Son nouveau livre, Pourquoi les riches ont gagné (Albin Michel), dont L’Express publie en exclusivité les bonnes feuilles, part d’un constat : depuis six ans, en Occident, l’obsession politique et médiatique de « la crise » occulte le fait que nous assistons, depuis 2000, à une explosion de la richesse mondiale.  

La planète compterait désormais plus de 12 millions de millionnaires, dont 500 000 en France!

[Extraits] Les riches ont gagné, mais quels riches? Tous ceux qui, dans un pays comme la France, gagnent 6 000 euros net par mois et plus (montant à partir duquel les Français, interrogés en 2013 par Challenges, situent la richesse)? Ou ceux qui possèdent 1 million de patrimoine? Ou les très riches (10 millions)? Ou les hyperriches, ce 0,1 % de la population qui nourrit à la fois les fantasmes des plus modestes, les tirages des magazines people et l’imagination fiscale des gouvernants à la recherche de symboles politiques d’équité?

Même s’ils ne constituent pas une catégorie sociologique homogène, même s’ils ne vivent pas de la même manière et n’ont pas les mêmes priorités, ils ont en commun de ne pas connaître les pesanteurs et les difficultés matérielles auxquelles se mesurent au jour le jour 99 % des citoyens. Eux-mêmes et leurs enfants ont accès à ce qu’une société moderne offre de plus confortable, de plus divertissant, de plus succulent, de plus exotique, de plus esthétique ou de plus novateur. Ils sont mieux conseillés, mieux protégés, mieux soignés, mieux éduqués.

C’est pour eux que semble avoir été formulée l’expression anglaise« the best of everything ». Certes, cela ne les empêche pas de connaître les duretés de l’existence comme les dilemmes ou les conflits de tout mortel. Mais leur bulle est climatisée.

En majorité, ce ne sont pas des nantis paresseux ni des parasites de la modernité. La plupart agissent, produisent et s’efforcent de maintenir ou de développer leurs actifs. Beaucoup même se plaignent de consacrer tant de temps à ce qui les rend riches qu’ils n’en ont guère pour profiter du résultat de leurs efforts. Ils jouent plutôt, dans notre société, un rôle de modèle enviable que de repoussoir ou d’adversaire. C’est peut-être en cela qu’ils ont gagné, sans avoir mené de guerre ni suscité de révolte.

Pourquoi un tel succès, qui ne paraît ni précaire ni sérieusement contesté ? Pour des raisons conjoncturelles, politico-historiques et du fait aussi de leur propre comportement. Nous les avons abordés sous différents aspects au long de cet essai, mais il est temps de les résumer, comme un faisceau d’indices ou de preuves :

– Pour être riche, il faut de l’argent, or celui-ci abonde comme jamais sur notre planète. On l’oublie souvent dans nos pays en crise, mais le développement mondial est rapide et global. La richesse naît plus facilement dans son sillage. Non seulement parce qu’il se crée, en permanence, de nouveaux produits ou services, mais du fait que le niveau de vie général augmente, de même que le pouvoir d’achat des consommateurs de ces produits. Davantage, certes, dans les pays en progression forte que dans les nôtres. Mais les riches vendent et investissent partout, puisqu’ils ont les moyens d’être présents sur les marchés où la demande croît le plus vite.

Les riches n’ont pas de frontières.

– La richesse n’est pas une simple retombée du progrès économique. Elle fructifie aussi au croisement des deux valeurs clefs de ce nouveau siècle : l’individualisme et le culte de l’argent. Les héros contemporains ne sont ni politiques, ni militaires, ni religieux, ni même savants. Ils sont sportifs, acteurs et artistes, entrepreneurs à succès.

Les héros sont bien payés et deviennent riches. 

– Les patrimoines des riches s’accroissent plus vite que la misère ne diminue. Les taux de rendement des capitaux seront durablement, au cours de ce siècle, plus élevés que la croissance des PIB. De ce fait, l’héritage va reprendre de l’importance dans les décennies à venir, ce qui n’est jamais en faveur de la réduction des inégalités.

Qu’ils travaillent ou non, les riches s’enrichissent.

– La misère recule enfin dans le monde. Elle était dominante il y a encore un demi-siècle; la croissance est rapidement en train de la marginaliser, laissant la place à une immense classe moyenne, qui peuplera la planète ce siècle durant. Il en résulte une atmosphère plus propice à la richesse. Il semble plus légitime de prospérer si d’autres ne meurent pas de faim à proximité.

Le ressentiment à l’encontre de la richesse s’atténue.

– En même temps, la demande d’égalité, si rituelle dans le discours républicain, n’est plus politiquement prioritaire. Dans les continents en forte croissance, on insiste plutôt sur l’égalité des chances que sur celle des revenus. Sans grands résultats d’ailleurs. Dans les pays plus stagnants, la revendication sociale se porte sur le maintien des acquis plutôt que sur des progrès de niveau de vie, qui semblent bien hypothétiques sans vraie croissance.La pression sociale est plus réaliste et souvent résignée.

– Il n’y a plus d’idéologies antiriches, comme ce fut longtemps le cas entre la Révolution française et la dissolution du Parti communiste de l’Union soviétique en 1990. Il n’y a plus d’ennemis de classe, selon la formule léniniste. Les riches sont considérés par la gauche comme une force politique antagoniste et une cible encore privilégiée de contribuables. Mais ces derniers y sont habitués et ont appris à négocier en conséquence.

Politiquement, les riches sont devenus des acteurs sociaux puissants et non plus une classe honnie.

– Les riches sont militants et acteurs d’une idéologie, le libéralisme. Le fait qu’il s’agisse d’un système économique illustre notre époque, où l’essentiel du jeu politique tourne autour du partage d’un gâteau qui se rétrécit. Le libéralisme est à la fois décrié et triomphant. Il déchaîne les polémiques, mais il n’a aucun adversaire frontal. Personne n’a, mondialement, de doctrine crédible à lui substituer. Les débats actuels se limitent aux moyens d’en atténuer les effets sociaux, quelquefois dévastateurs.

Les riches sont à l’aise avec l’idéologie dominante, la leur.

– Partout dans le monde, le seul adversaire des riches est la fiscalité. Il s’agit à la fois de les faire contribuer le plus possible aux dépenses publiques et de donner l’impression que les politiciens ne sont pas leurs amis ou complices. Cette guérilla, pour laquelle les riches sont bien armés, ne pourra obtenir de résultats significatifs que lorsqu’il y aura une véritable fiscalité mondiale. On en est loin. Les Etats s’efforcent de resserrer les mailles du filet en passant des accords d’échanges d’informations et de lutte contre les paradis fiscaux. Mais, avec 192 nations à la fiscalité autonome, les riches trouveront encore longtemps des havres financiers hospitaliers.

Les riches sont experts en stratégies fiscales planétaires.

– Les Etats de toutes tendances ferraillent avec les riches, mais n’ont pas les moyens de leur faire la guerre. Car leur premier casse-tête politique est le chômage. Or ce sont les riches qui créent les emplois. Le grave pour un responsable politique serait de déclencher une grève – pis, un exode – des employeurs. Il y a connivence de fait entre les gouvernements et les riches, qui ont mutuellement besoin les uns des autres.

On ne peut pas se passer des riches quand on est au pouvoir.

– Les riches sont amenés partout à se substituer à l’indigence budgétaire publique. Leur rôle financier est donc destiné à croître dans de nombreux secteurs d’activité : éducation, santé, recherche scientifique, aide humanitaire, philanthropie, mécénat artistique. Sans oublier que, de longue date, les entreprises que possèdent et dirigent les riches contribuent de façon décisive au financement des prestations sociales. Ce qui rend les riches coresponsables, avec la puissance publique, de la stabilité sociale du pays.Les riches sont devenus un acteur public central.

– Les riches sont mieux à même de tirer parti de la modernité que les politiques. Ils sont mieux informés, mieux conseillés, plus libres et plus concentrés que les élus du peuple. Car ils n’ont qu’un seul objectif, produire de l’argent et le protéger. Ils n’ont pas d’électeurs, peuvent garder le secret sur leurs plans et leurs tactiques, et savent s’arranger entre eux.

En même temps, au service de cet objectif central, ils peuvent mettre des moyens considérables, qui, souvent, manquent aux Etats. A la différence de ces derniers, ils se jouent des frontières et ont des stratégies mondiales. Les entreprises multinationales, que certains d’entre eux gouvernent, sont plus puissantes économiquement que la plupart des pays représentés à l’ONU. Seules les plus grandes nations peuvent encore les tenir en respect mais pas sur tous les terrains. Seuls les riches ont un pouvoir mondial.

– De ce fait, les riches n’ont plus de complexes et poussent leurs avantages sans prendre trop de précautions. La manière dont les banquiers et les financiers ont réduit à une peau de chagrin les mesures de régulation que les Etats voulaient prendre après la crise de 2008 l’illustre de façon éclatante. Les bonus les plus insolents sont repartis de plus belle dès 2009. Comme si les riches se sentaient libres de tirer un profit financier de tous les aléas économiques, laissant les politiques s’arranger avec les conséquences, en particulier sociales. Qu’a pesé un Montebourg face à un Mittal?

Les riches ne prennent plus de gants pour affronter le pouvoir politique.

– Les riches tiennent les médias, directement ou indirectement. Soit parce qu’ils en sont propriétaires, soit parce que les médias ont un besoin vital de la publicité que les riches peuvent leur attribuer, ou leur refuser. Comme la presse est en position de faiblesse partout, elle est un peu à leur merci. Les journaux les plus prestigieux, au bord de la faillite, sont rachetés à la casse par des possédants.

C’est ainsi que Jeff Bezos, qui a créé Amazon, a « sauvé », en 2013, le Washington Post. Même les médias les plus modernes ne peuvent vivre, à l’exception de quelques-uns, du Canard enchaînéà Mediapart, sans l’assentiment financier des puissants. Il n’y a que lorsqu’un riche est en difficulté que les médias se ruent à la curée. Ce qui donne à ces derniers une impression fugitive de puissance. D’autant qu’à ce moment-là les autres riches abandonnent l’animal à son triste sort. Car les riches ne sont pas tendres avec les plus faibles d’entre eux.

Le pouvoir d’informer est tombé très largement entre les mains des riches.

– Plus globalement, les riches contrôlent l’essentiel de l’argent sur la planète. Soit parce qu’ils en possèdent eux-mêmes (mais ce n’est qu’une petite partie de l’argent-pouvoir), soit parce qu’ils sont aux manettes du business mondial. Ceux, en effet, qui sont à la tête des entreprises ou des banques, non seulement sont nommés par eux, mais ils sont responsables devant ces jurys d’argent que sont les actionnaires, lesquels ont compris l’intérêt d’enrichir rapidement ceux qui travaillent pour eux.

Ainsi s’assurent-ils qu’ils sont passés dans le clan des riches. De ce fait, la morale de l’argent, les buts de l’argent, les stratégies de l’argent pèsent de plus en plus sur le destin de nos contemporains. On n’en finit pas d’en mesurer l’ampleur des conséquences. A l’échelle de la planète, même le plus puissant des riches ne pèse pas bien lourd, mais la religion de l’argent, commune à presque tous les riches, domine le débat mondial dans les pays en paix, c’est-àdire presque partout.

Les riches détiennent le pouvoir essentiel, celui de l’argent. Le reste suit.

– Certains riches ont pu réussir en politique, comme Michael Bloomberg ou Silvio Berlusconi, mais ce sont des exceptions. Car, d’instinct, les riches ont compris combien la détention publique du pouvoir est périlleuse et provisoire. Ils préfèrent l’infiltrer pour en obtenir ce qui leur est nécessaire. La vulnérabilité des politiciens face aux riches, c’est que la politique coûte cher et que la plupart des candidats à l’élection ne disposent pas de moyens personnels. Les scandales financiers qui émaillent la vie politique portent sur des sommes dérisoires comparées aux vraies fortunes. Quand un politique dissimule 600 000 euros, sa carrière est fichue. Quand un riche a fraudé sur 6 millions, il trouve discrètement un compromis financier avec l’administration.

Les riches laissent les détenteurs officiels du pouvoir prendre les risques. Ils se contentent de les influencer.Ils savent que la richesse est plus pérenne que les mandats électifs.

Ainsi s’exerce le pouvoir des riches. Il est pacifique, car ils n’ont plus, comme ce fut le cas au cours de l’Histoire, besoin de déclencher des guerres ni de fomenter des coups d’Etat pour maximiser leur puissance. Un marché mondial sur lequel ils peuvent intervenir avec l’efficacité des technologies contemporaines leur suffit. Ils n’ont besoin ni de police, ni d’armée, ni de censure pour servir leurs intérêts.

Au contraire, opérer dans un monde ouvert, à l’expression libérée et où la loi est respectée, crée les conditions optimales de leur réussite. Les riches sont forcément modernes, sinon ils ne survivent pas longtemps dans un monde en accélération permanente.

Les riches se doivent d’être des mutants de leur époque, de la comprendre, la deviner avant les autres. Ceux qui y parviennent gagnent gros et, en plus, s’amusent à ce jeu en vraie grandeur et à sommes réelles.

Les riches ont gagné. Ils n’ont même plus besoin de s’en vanter. Ce monde actuel est devenu le leur, ils y sont chez eux.

Ne pas oublier que les nouveaux riches sont aussi des anciens pauvres… dédé

Moi, je m’en fous, je vis dans la luxure :

 Je fais ce que je veux

ou je veux

quand je veux

avec qui je veux… 

Même Bill Gates et le Pape ne peuvent pas le faire !!! 

ça s’appelle la liberté et je l’ai eu à juste prix.

Alice Guy Blaché, pionnière du cinéma oublié

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Dans la rubrique des femmes passionnantes, voici Alice Guy Blaché, une femme novatrice qui aurait mérité un Oscar, un César, un Lion d’Or et la Palme suprême du cinéma.
Messieurs Seydoux, pourquoi ne pas réaliser un film avec Léa Seydoux dans le rôle de Alice ? ©Copyright 2013. André Cardinali

Le Cinéma, aussi connu sous le nom de 7ème Art, est aujourd’hui l’art du Spectacle le plus connu au Monde, mais pour autant, qui connait vraiment le cinéma aujourd’hui? Par exemple, si je vous demandais où avaient été inventées les premières fictions, par qui, etc, sauriez-vous en mesure de me répondre? Vous tenteriez certainement une réponse qui enverrait son auteur du côté du Pays de l’Oncle Sam, et pourquoi pas de Hollywood, mais vous ferriez fausse route. Les plus érudits d’entre vous parlerais très certainement des frères Lumières, et de leur magnifique et innovante invention du cinématographe, présenté pour la première fois à la Société d’Encouragement pour l’Industrie Nationale, 4, place St Germain des Prés, le 22 mars 1895 avec leur film  » La sortie des ouvrières de l’usine Lumière « .

En effet, pour les Français, ce sont les frères Lumières qui sont les créateurs du Cinéma, alors que pour les Américains, il s’agirait d’avantage de Thomas Edison. En réalité, les deux, ou plutôt les trois, ont inventé un système capable de retranscrire une image, mais cela tenait d’avantage de la reproduction de faits de la vie courante que de cinéma au sens fictionnel du terme. En réalité, les premières fictions, vont bien voir le jour du côté de l’Hexagone, mais étrangement, son inventeur, on plutôt en l’occurrence son inventrice, va se retrouver au fil du temps complètement effacée des tablettes historiques. Aujourd’hui, l’heure est venue de « Rendre à César ce qui appartient à César ».

La personne qui est à l’origine des premières fictions, n’est autre que la toute première femme réalisatrice du cinéma, Madame Alice Guy-Blaché.

Alice

Alice Guy, entre comme « simple » secrétaire au Comptoir Général de la Photographie, au service de Léon Gaumont, une société qui produit notamment des appareils de projections, des caméras et qui en 1895 deviendra la société de production « Gaumont ». Une société aujourd’hui très connue dans le milieu du Cinéma, qui à son origine n’avait que pour seul but que de faire de simples reportages, et de développer la technique cinématographique.

Une ambition qui ne satisfait pas à Alice Guy qui voit déjà plus loin, et qui pousse Léon Gaumont à accepter le premier scénario de la maison Gaumont et de la laisser tourner un film de Fiction.

Le pari est osé, mais il est gagnant, puisque en produisant « La Fée aux Choux » en 1896, Alice Guy vient de mettre sur pieds la toute première fiction de l’époque et de l’Histoire du Cinéma. Un court métrage de 60 secondes, un choix osé, qui filmait la naissance des enfants sortant des choux.

La Fée aux Choux, Vidéo :  http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=MTd7r0VkgnQ

Alice Guy fut une vraie innovatrice. Curieuse de tous, Alice Guy va s’essayer au cinéma d’Attraction puis au cinéma de Narration avec les premiers gros plans de l’Histoire du Cinéma dans le film « Madame à des envies », daté de 1906.

En 1906, Alice Guy Blaché va entrer dans l’Histoire en tournant sa version de  » La vie du Christ « , ce qui sera la seule réalisatrice de l’Histoire, à se lancer dans un tel sujet et cela jusqu’aux années 2000.

christ

En 1907, Alice Guy devient, Alice Guy-Blaché, suite à sa rencontre avec Herbert Blaché, un anglo-saxon. Peu de temps après, les jeunes mariés s’envolent pour le pays de l’Oncle Sam, afin d’y développer l’un des nouveaux outils de la jeune société de Production française, mais sans grands succès.  Qu’importe, il en faut plus pour abattre notre jeune française déjà réalisatrice d’une centaine de courts-métrages en France. Toujours aussi curieuse, cette dernière lance donc sa propre société de production ( Solax ) outre Atlantique, et se met à mettre en scène des histoires liées aux mélodrames, aux problèmes ethniques, à la guerre de sécession, aux westerns, etc.

images

En 1914, Alice Guy-Blaché va encore plus loin dans la polémique, puisqu’elle lance un film traitant de la traite des Blanches dans  » The Lure « .

Le Cinéma devient un vrai jeu commercial aux USA, et l’on assiste à l’avènement commercial de Hollywood. Dans la cité des Anges qu’elle a rejointe, Alice Guy-Blaché signe un grand succès commercial et perd l’amour de sa vie qui la quitte. Elle signe aussi à cette époque son échec le plus retentissant en 1920, année ou elle échappe à la mort après avoir contracté la Grippe Espagnole, un échec qui mettra un terme à sa carrière dans le Cinéma et qui la repoussera à rentrer en France. Alice Guy-Blaché ne connaîtra pas de nouveau les succès de ses débuts dans l’Hexagone, et ne parviendra plus à trouver d’emploi dans le milieu du cinéma sur le vieux continent. Mise à mal par le Monde du Cinéma, Alice Guy-Blaché s’essayera par la suite aux contes pour enfants, animera des conférences, etc…

Une femme qui reste néanmoins une pionnière dans bien des domaines du cinéma, puisqu’elle fut la première à faire usage du gros plan, entre autre,  à monter une société de production en qualité de femme, ainsi que la première à détruire une voiture, engendrer des explosions, ou faire usage d’animaux sauvages dans ses films. Une carrière riche de plus de 600 Films, au sein de laquelle elle aura aussi été la première à adapter à l’écran, un roman, un opéra, ainsi qu’à faire usage d’Affiches pour ses films.

Finalement, cette grande Dame du cinéma, a donné son dernier clap de fin, le 24 Mars 1968 dans le New Jersey.

images (2)

Cyrielle Clair joue Ninon

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Je vous invite à aller voir cette pièce magnifique, bien écrite et bien jouée. J’aurai aimé courtiser Ninon, une femme d’esprit, séduisante, envoutante, joueuse et intelligente interprétée par mon amie Cyrielle Clair.  Ninon, Cyrielle et moi sommes nés au mois de novembre, c’est un bon point commun !!!

Un vrai bonheur et un bon moment avec des mots qu’on aimerait entendre plus souvent.  dédé

Cyrielle Clair est aussi insaisissable et indépendante que l’héroïne qu’elle interprète depuis le 30 avril sur la scène du théâtre des Mathurins, dans le 8e arrondissement de Paris. La comédienne incarne Ninon de Lenclos, personnage historique sans doute moins célèbre que sa parente Françoise d’Aubigné, future Madame de Maintenon, mais tout aussi fascinante. Dans Ninon, Lenclos ou la liberté, écrit par Hippolyte Wouters, s’affrontent ses deux figures féminines marquantes du XVIIe siècle. Cyrielle Clair signe également la scénographie du spectacle.

DERNIERE LE SAMEDI 29 JUIN A 19 HEURES

NINON-mathurins

« Ninon de Lenclos, l’héroïne de la pièce est une femme de plaisir. Françoise d’Aubigné, devenue madame de Maintenon, est une femme de pouvoir. Elles ont toutes deux pleinement réalisé les ambitions que leur proposait leur caractère, explique Hippolyte Wouters. L’avantage de la première est d’y être arrivée en s’offrant le luxe d’être simplement ce qu’elle était et d’avoir fait vivre en harmonie les élans de son corps et les exigences de son esprit. »  Hippolyte Wouters

Ninon de Lenclos, surnommée  » Notre Dame des Amours « , écrit dans une lettre au Marquis de Sévigné : « L’amour est la pièce du monde où les actes sont les plus courts et les entractes les plus longs! »

Chacune fut respectable et respectée. L’une mit son intelligence au service de son coeur, l’autre son coeur au service de son intelligence. L’avantage de la première est d’y être arrivée en s’offrant le luxe d’être simplement ce qu’elle était et d’avoir fait vivre en harmonie les élans de son corps et les exigences de son esprit. »

«Si les hommes connaissaient nos faiblesses, ils nous prendraient toujours.» Ninon de Lenclos.

La colère m’anime

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Il y a longtemps que j’avais envie d’écrire sur la colèreGrâce à une amie artiste plasticienne, Aurélie Lasvaux,  mon inspiration a retenti ce matin.

Aurélie m’a fait découvrir chez elle à Rocamadour, ses dessins réalisés aux Beaux-Arts et ses tableaux-matières où elle intègre des matériaux comme le bois, la laine et confère à ses tableaux une nouvelle mesure, entre peinture et sculpture. Une médiation des arts plastiques. Une artiste en plusieurs dimensions comme ce tourbillon. Site d’Aurélie :  http://www.artmotnid.com/

Je lui signifie que deux de ses oeuvres ont du être réalisés sous l’effet de la colère. Aurélie est stupéfaite de ma réaction en me confirmant sa colère quand elle les a réalisées… Les artistes créent souvent sous l’effet de la colère et tant mieux, sinon ils auraient été comme beaucoup, des moutons  !!!

Nu d’Aurélie aux Beaux-Arts en 2006

Je suis en colère depuis enfant, parce qu’il y a de multiples occasions tous les jours de l’être avec ce qui se passe autour de nous et dans ce monde de brutes.

J’ai sans doute plus de chance d’être satisfait de cette colère qui m’anime sans pour cela être un rebelle ou un révolutionnaire, ce n’est pas le même chapitre, je le laisse aux autres… et pour les colériques : allez chez un psychiatre.

La colère déclenche en soi une mobilisation de l’organisme entier et l’esprit est plus concentré, la colère fournit l’énergie pour vaincre les obstacles qui se dressent devant nous. Une saine gestion de la colère va de pair avec l’attitude qui consiste à porter la responsabilité de sa vie. Il est donc faux d’affirmer que la colère est  » mauvaise conseillère « . La colère est une émotion légitime pour tout être humain et ça fait du bien !!!

La psychologie a bien montré, et expérimente chaque jour, les effets nocifs de la censure de la colère, qui enferme l’individu dans des zones de non-dits et parasite la relation aux autres.  La colère fait quand même partie des sept péchés capitaux avec la luxure qui m’entoure également :

Je fais ce que je veux, où je veux, quand je veux, avec qui je veux… Même Bill Gates et le Pape ne peuvent pas le faire !!! La liberté coûte cher, je l’ai eu à juste prix. dédé. Copyright 2010 ©   

La colère, ma colère est mon ADN pour réfléchir, m’enthousiasmer, dialoguer, m’exprimer… Je suppose que sans cette colère, je n’aurais sûrement pas été le même et je n’aurais pas eu le même parcours. Je vous remercie colère de m’avoir transmis ce privilège…

La première fois que j’ai conversé avec ma femme, elle m’a dit :  » Vous avez les yeux d’un homme en colère « . Elle ne s’est pas trompée…

Et vous, êtes-vous en colère ?

Cet après-midi, j’ai pris un café comme souvent avec mon ami Henry Gidel , le célèbre écrivain qui a reçu en 1995, le Prix Goncourt de la biographie et le Grand Prix international de la critique littéraire pour l’ensemble de son oeuvre, comme les biographies sur Feydeau, Guitry, Cocteau, Coco Chanel, Picasso, Sarah  Bernhard, Marie Curie et Jackie Kennedy, bientôt sur Pompidou.

Sur le coin de la table, il sortit un bout de papier, et m’écrivit ceci après avoir lu le billet sur la colère :

André a su admirablement montrer qu’à côté de la colère destructrice – péché capital – il existe une saine colère, une colère parfaitement maîtrisée grâce à laquelle les rapports sociaux, loin de se détériorer, pourront au contraire s’améliorer considérablement. Osons la qualifier de  » colère progressiste ».

Merci Henry d’avoir apaisé ma colère un instant. dédé

Une saine colère est une colère à laquelle on renonce une fois qu’elle a rempli son office. La colère fait partie de la Vie.

Voici ce qu’écrit Ron et Pat Potter-Efron, psychothérapeutes dans le Wisconsin¨. Ils se sont spécialisés dans la gestion de la colère.

 Leur dernier livre  » Que dit votre colère ?   » est paru aux éditions Eyrolles.  Si vous êtes en colère, courrez vite l’acheter !!!

téléchargement
Que vous soyez un colérique masqué, explosif ou chronique et en colère, les auteurs nous proposent un ensemble d’exercices à pratiquer la tête froide. Ils vous permettront de vous énerver plus sereinement, dans le respect d’autrui et de vous-même.

 

 

L’Académie Alphonse Allais à Honfleur

 Bonjour M’ssieurs-Dames,

 Samedi dernier, à Honfleur, mon ami Joël Martin * ( L’album de la Comtesse du Canard Enchainé ) a été intronisé sur mon conseil par Alain Casabona *Grand Chancelier de l’Académie Alphonse Allais, et lui-même Prix Alphonse Allais.  

Voici une partie du discours de Jojo à Honfleur :

Mais je n’aurais jamais eu le pur bonheur d’être des vôtres sans André Cardinali, alias Dédé de Montreuil, votre Ambassadeur en quête des profils louches, qui a débusqué fin novembre 2009 mon profil, patibulaire mais presque, comme disait le regretté Coluche, de contrepéteur festif et palmipédique dans les vastes salles du Palais des Ducs de Bourgogne où se tenait le Salon Européen du Livre de Dijon, dont il fut l’un des maîtres d’ouvrage.

En témoignage de mon énorme gratitude envers Dédé, je lui dédie cette contrepèterie, que, retour de Dijon, j’ai publiée le 2 décembre 2009 dans l’ « Album de la Comtesse » du Canard Enchaîné :  J’ai épongé la dette d’un certain débit de Montreuil ?

J’ai gardé pour la bonne bouche :

Le Cardinal proposa une amb/assade à Milady avant de l’abriter

Un certain André l’avait maculée…

Ce Cardinal/ n’exhibe pas son QI

Mon Jojo, le roi du contrepet, normalien, physicien nucléaire, musicien méritait amplement de faire son entrée dans cette illustre académie créée en 1954, aux côtés de quelques académiciens Allais atoires.

Le premier académicien, qui reçut à cette occasion le premier prix Alphonse Allais fut Eugène Ionesco, suivi entres autres, de :

Marcel Achard, Arletty, Yvan Audouard, ( lui aussi prix Alphonse Allais et créateur de l’album de la comtesse), René Clair, Raymond Devos, Nelly Kaplan, Raymond Queneau, Jean Yanne, Jean Amadou, Alain Decaux, Pierre Mondy, Marhe Mercadier, Pierre Perret, Jacques Pessis, Bernard Pivot, Yves Robert, Sempé, Patrick Préjean, Popeck, Claude Sérillon, Louis Velle, Claude Villers, Marc Jolivet, René de Obaldia, Sophie Forte, Pierre Tchernia, Jacques Villers ….

Avant les intronisations, une visite dans la pharmacie « Passocéan «  ou est né Alphonse Allais, commentée par Jean-Yves Loriot ( procurateur de Normandie ) a permis aux nouveaux académiciens de découvrir le crâne de Voltaire enfant et le fameux monochrome rouge peint par Alphie : cueillette des tomates au bord de la mer rouge par un conclave de cardinaux apoplectiques.

Alphonse nous a requinqué avec ses poudres et ses potions magiques …

Comment ne pas pousser la porte de cette bien étrange pharmacie, et se priver de la visite du Petit musée d’Alphonse, le plus petit et plus zygomatique musée de France (officiellement classé S.V.P.).

Trop sérieux s’abstenir… Sinon, Allais-y même à bicyclette !

Le Petit musée d’Alphonse, puisque le plus petit, se divise en étagères : il faut découvrir les inventions débridées d’Alphonse, comme les boules noires pour les oreilles des personnes en deuil ou l’amidon bleu-blanc-rouge pour raidir le drapeau français les jours sans vent ….

L’acteur Henri Guybet a, lui aussi, été intronisé par Alain Casabona. Il débuta au Café de la Gare,aux côtés de Coluche, Romain Bouteille et Miou-Miou. Comment ne pas se souvenir d’Henri, dans Les Aventures de Rabbi Jacob et dans  « On a retrouvé la septième compagnie «

Après tous les discours, quelle ne fût pas ma surprise lorsque La Comtesse se retourna vers les académiciens en les interpellant «  pourquoi l’Ambassadeur, en quête des profils louches: André Cardinali, dit « Dédé de Montreuil » ne serait-il pas intronisé ? Stupeur dans la salle …

Du beau monde !

Alain Casabona ( le lion de St Germain Germain des Prés ) répondit alors : « c’est la surprise du jour. Avec l’accord de Francis Perrin, garde du sceau et de Jacques Mailhot, camerdingue de l’académie Alphonse Allais, la grande chancellerie a décidé de procéder aujourd’hui à l’ intronisation d’André Cardinali a qui je remets la Comète de Allais avec le titre de grand officier dans l’ordre de la comète « .

Et c’est ainsi qu’Allais est grand  ! 

  La médaille avec son cordon aux couleurs ultramontaines (et non ultramondaines !!! )

J’ai le cou bordé de nouilles  

Merci Casa, merci l’Académie, Merci l’Association des  Amis d’Alphonse Allais !

* Un billet sur Alain Casabona : https://soufflezsurlesbraises.com/2012/01/10/alain-casabona-le-lion-de-st-germain-2/

* Le dernier livre de Joël Martin : Les soupers d’un grand Palace. Editions Albin Michel

 

Bruce Lee, combattant philosophe

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Après mon coup de gueule contre Libération, j’avais besoin de me ressourcer pour me calmer…

Mon ami MC Solaar m’a offert, lors de nos vagabondages dans Paris, le livre de Bruce Lee  » Pensées Percutantes  » ou la sagesse du combattant philosophe.

Ce livre parût aux éditions Budo en 2000,  comprend plus de 800 aphorismes et couvre plus de 70 sujets dont l’éventail s’étend de la spiritualité et de la libération intérieure en passant par la famille jusqu’à la transmission directe des convictions selon lesquelles Bruce Lee vécut.

Tout le monde connaît l’acteur Bruce Lee, mais bien rares ceux qui connaissent l’homme d’esprit, celui qui associa une grande maîtrise physique à une non moins grande réflexion intellectuelle. il portait en lui tous les éléments qui font les vrais philosophes : polyvalent, universel, le fameux  » esprit sain dans un corps sain ».

En effet, Bruce Lee était un philosophe en devenir que le Destin n’a pas laissé s’épanouir. Mort à 32 ans, il n’était qu’au matin de sa vie et pourtant il fit tant de choses.

Quel autre homme fit davantage en aussi peu de temps ?

Bruce Lee m’a fait voir la vie différemment ! c’est pourquoi, je souhaite que ce livre fasse de même avec vous et réveille l’esprit assoupi qui nous habite trop souvent.

J’ai relevé pour vous quelques pensées pour vous évader un instant de ce monde de bruts dans lequel nous vivons.

La finalité de l’homme est dans son action et non dans sa pensée, aussi séduisante soit-elle.

C’est en confrontant et en comparant qu’on fait croître les idées nouvelles.

La réflexion indépendante est nécessaire à la recherche de la vérité, et non pas celle qui se repose sur le point de vue des autres ou sur un simple ouvrage.

La vie est immense, démesurée. elle ne reconnaît ni borne ni frontière.

Vivre consiste à s’exprimer, il faut être capable de création.

Absorbez-vous immédiatement dans l’écoute de la capacité de présence avec votre horloge interne.

L’instant est liberté. Il me serait impossible de vivre en suivant un emploi du temps contraignant. J’essaye de vivre en toute liberté, allant d’un moment à l’autre en laissant les choses se passer et en m’adaptant à elles.

Le conditionnement est un frein à la réalité. Nous n’arrivons pas à LA voir en tant que telle du fait de notre endoctrinement, pervers et tordu.

Connaître ne suffit pas. Il faut savoir l’appliquer. La volonté ne suffit pas. Il faut savoir agir.

Et une petite dernière …A quoi le monde doit-il ressembler pour que nous puissions en avoir conscience ? Et que percevons-nous de lui ?

J’espère que vous évaderez un instant en rejoignant ce grand homme. Merci Claude et Bruce pour m’avoir permis de mieux comprendre une saine philosophie.

C’est ici, que ça se passe…

Bonjour M’ssieurs-Dames,

J’aime vous faire découvrir Ici ou là des moments privilégiés, comme Le Grenier des Grands-Augustins, lieu Phoenix, sans doute le plus mythique de l’histoire de l’art et de la culture. C’est ici un lieu de création… où l’on a envie de créer.

C’est ici que d’illustres anciens résidents hantent encore les lieux.

C’est ici, au 7, rue des Grands-Augustins, que l’enfant Louis XIII fut proclamé roi le 10 mai 1610 à la mort de son père Henri IV.

C’est ici que l’on a amené Ravaillac après son attentat. 

C’est ici que Honoré de  Balzac situe l’action de son  » Chef d’œuvre inconnu « , nouvelle fantastique mettant en scène le jeune Nicolas Poussin et les peintres Porbus et Frenhofer.

« Vers la fin de l’année 1612, par une froide matinée de décembre, un jeune homme dont le vêtement était de très mince apparence, se promenait devant la porte d’une maison située rue des Grands Augustins, à Paris. Après avoir assez longtemps marché dans cette rue avec l’irrésolution d’un amant qui n’ose se présenter chez sa première maîtresse, quelque facile qu’ elle soit, il finit par franchir le seuil de cette porte, et demanda si Maître François PORBUS était en son logis.

Sur la réponse affirmative que lui fit une vieille femme occupée à balayer une salle basse, le jeune homme monta lentement les degrés, et s’arrêta de marche en marche, comme quelque courtisan de fraîche date, inquiet de l’accueil que le roi va lui faire. Quand il parvint en haut de la vis, il demeura pendant un moment sur le palier, incertain s’il prendrait le heurtoir grotesque qui ornait la porte de l’atelier où travaillait sans doute le peintre de Henri IV délaissé pour Rubens par Marie de Médicis. Le jeune homme éprouvait cette sensation profonde qui a dû faire vibrer le cœur des grands artistes quand, au fort de la jeunesse et de leur amour pour l’art, ils ont abordé un homme de génie ou quelque chef-d’œuvre. »

C’est ici que Jean-Louis Barrault  installa sa première compagnie et tint son théâtre expérimental.

Paul Claudel, Antonin Artaud, Louis Aragon, Georges Bataille, André Masson, Claude Dauphin, Jean Giraudoux, Jean Cocteau, Jules Romains, Armand Salacrou, François Mauriac, Henri Mondor, Jacques Prévert, Marcel Carné, Robert Desnos, Mouloudji, Dora Maar, Jean-Paul Sartre et bien sûr Simone de Beauvoir… Tous se retrouvaient régulièrement au  » Grenier des Grands Augustins », résidence de Jean-Louis Barrault entre 1933 et 1936.

 » Au Grenier, la porte n’était jamais fermée, venait y habiter qui voulait  » 

Laissons à Jean-louis Barrault (de 1934 à 1936) évoquer sa vie au grenier :

« J’avais trouvé un lieu merveilleux, rue des Grands Augustins, au 7 ou au 11, en tout cas deux bons chiffres. Vieil immeuble du XVIème siècle qui, le soir, était complètement vide. On y accédait par quelques marches au fond d’une cour bosselée de vieux pavés. A ce rez-de-chaussée surélevé siégeait le Syndicat des huissiers. Au-dessus, il y avait une industrie de tissage avec de vieux métiers très beaux. J’avais loué le dernier étage. Trois pièces bizarres avec de magnifiques poutres apparentes.

La première avait quatorze mètres sur huit. J’en fis mon atelier de travail et nous y donnâmes des représentations. La deuxième pièce, de quinze mètres sur quatre, devint à la fois dortoir, salle à manger, toilettes, fourre-tout : la salle commune. Je revois une étiquette  » Le lavabo doit rester bo.  » La troisième, de huit mètres sur quatre, je me la réservai pour moi. Mais souvent, quand je rentrais tard dans la nuit, je trouvais des gens dans mon lit.

Je fondai une compagnie : le Grenier des Augustins. Jean Dasté, au début, s’y était associé, il reprit vite sa liberté ; il eut raison car j’étais loin d’être mûr. Il me fallait encore beaucoup vivre.

J’étais très neuf alors, très primitif, je n’avais pas assez de connaissances spéciales pour devenir un intellectuel ; beaucoup de choses devaient me passer au-dessus de la tête. D’ailleurs, on ne me demandait pas de comprendre. J’étais conquis, c’était suffisant. Au reste, tout cela n’était pas tellement clair. A la papauté de Breton, au schisme communiste d’Aragon, à la dispersion des individualistes, on pouvait ajouter une quatrième veine ; celle qui venait du mouvement Dada : Tristan Tzara, Dr Fraenkel, etc. Tout le monde se mélangeait. Breton et Georges Bataille me demandèrent l’hospitalité au Grenier pour tenir leurs assemblées. C’est ainsi que, le 21 janvier 1936 eut lieu une grave cérémonie pleine d’humour à propos de la décollation de Louis XVI. L’humour. C’est du sérieux qui ne se prend pas au sérieux pour ne pas devenir trop sérieux.

C’est ici que le Groupe Octobre de Jacques Prévert, et les Surréalistes organisèrent plusieurs réunions en 1936.

Au Grenier, la porte n’était jamais fermée, venait y habiter qui voulait. J’en laissais à mes camarades. Nous avions installé des lits dans tous les coins. Une république idéale. Une fois par semaine, nous organisions un pique-nique. Chacun apportait ce qu’il voulait. Les filles de notre groupe confectionnaient un plat. Je revois une énorme bassine remplie de calamars. L’imagination des convives n’était pas toujours éveillée et il nous arrivait parfois quarante camemberts que nous nous efforcions d’épuiser durant le reste de la semaine.

Joseph Kosma, compositeur tzigane, nous écrivait de merveilleuses chansons sur des poèmes de Prévert. Nous cherchions un enfant. Itkine m’en indique un qui traîne dans un quartier populaire de Paris, il doit avoir dans les huit ans, ne craint que deux espèces d’animaux : les flics et les chiens. Ce petit s’appelait Mouloudji. II trouve son lit au Grenier. Le premier soir, il venait de se coucher mais nous l’entendions remuer.(…) ».

C’est ici que les comédiennes Charlotte Rampling et Marie-Christine Barrault, nièce de Jean-Louis, ont revisités ici pour un bel hommage à Jean-Louis Barrault.

C’est ici que Pablo Picasso réalisa Guernica et séjourna jusqu’en 1955

En 1929, Pablo Picasso, qui voue une passion au « Chef d’œuvre Inconnu », illustre la nouvelle de Balzac en l’ornant de onze eaux fortes. Huit ans après, il s’installe au Grenier des Grands-Augustins où il crée notamment « Guernica ».

Cette photographie a été prise le 16 juin 1944 dans l’atelier de Picasso par Brassaï. Debout, de gauche à droite : Jacques Lacan, Cécile Eluard, Pierre Reverdy, Louise Leiris, Zanie Aubier, Picasso, Valentine Hugo, Simone de Beauvoir. Assis : Sartre , Albert Camus, Michel Leiris, Jean Aubier et Kazbek, le berger afghan de Picasso.

Dans son magnifique livre « Conversations avec Picasso », paru chez Gallimard, Brassaï, cet immense photographe qualifié  » d’œil vivant » par Henry Miller décrit la nouvelle résidence de Picasso.

« Dans ce très vieux coin de Paris, la rue porte le nom d’un ancien couvent rasé en 1791 et dont les terres s’étendaient jusqu’aux rue de Nevers, rue Guénégaud et rue Christine où habita Gertrude Stein et demeure encore Alice Toklas. Le petit hôtel particulier, à l’angle de la rue et du quai des Grands Augustins, occupé par le restaurant Lapérouse, est du XVème siècle. Je connaissais déjà la demeure patricienne du XVII ème siècle du n° 7 et les deux étages supérieurs devenus l’atelier de Picasso. Avant lui, Jean-Louis Barrault y répétait des pièces de théâtre ; et j’avais assisté parfois dans le « grenier Barrault » à ces séances. C’est d’ailleurs l’acteur qui avait signalé à Picasso ces curieux locaux disponibles, et celui-ci fut aussitôt séduit. En plus vaste, ils lui rappelaient le Bateau-Lavoir, dont secrètement il garda toute sa vie la nostalgie. Il pouvait y avoir l’impression d’être à l’intérieur d’un navire avec ses passerelles, ses soutes, sa cale.

Une autre séduction de cette maison : Balzac y avait situé son Chef-d’œuvre inconnu. C’est dans cette demeure l’hôtel de Savoie-Carignan avant la Révolution qu’il faisait rencontrer le maître Frenhofer avec François Porbus et Nicolas Poussin; c’est là que le héros de son roman s’éloignant, dans sa soif d’absolu, de plus en plus de la représentation de la nature, créa et détruisit son chef-d’œuvre et mourut… La description que Balzac donne de cette maison, de l’escalier raide et sombre, est d’ailleurs d’une ressemblance assez frappante. Ému et stimulé à l’idée de prendre la place de l’illustre ombre de Frenhofer, Picasso loua aussitôt l’atelier. C’était en 1937. Et sur le lieu du Chef-d’œuvre inconnu il allait peindre le  » chef-d’œuvre bien connu  » : Guernica.

C’est ici, que le piano préféré de Chopin est entré par la fenêtre

C’est ici, aujourd’hui que le CNEA est installé, dirigé par Alain Casabona. https://soufflezsurlesbraises.com/2012/01/10/alain-casabona-le-lion-de-st-germain-2/

Le Grenier des Grands-Augustins n’est pas un musée, il renaît et vibre en permanence.

Qu’est-ce que le C.N.E.A. ?

Le Comité National pour l’Education Artistiqueest une association Loi de 1901, fondée en 1966 et regroupant des enseignants, des étudiants, artistes, parents d’élèves, chefs d’entreprises, journalistes et élus de tous horizons, dans le seul but de défendre et de promouvoir les enseignements artistiques en milieu scolaire, de la maternelle à l’université. Tous les membres, y compris ceux du conseil d’administration, sont bénévoles.

Soutenu par un comité d’honneur composé de 700 personnalités, le C.N.E.A. s’est fixé une mission d’information et d’intervention permanente auprès de l’opinion et des pouvoirs publics, quelque soit le gouvernement en place.

Alain Casabona, Délégué général, a écrit une pièce en cinq tableaux «  C’est ici « destinée au théâtre et à la télévision.

La pièce a été jouée au Grenier avec Charlotte Rampling Mise en scène par François Leclère.

C’est ici, que l’affiche   » Notre festival d’une photo » sur une idée de ma pomme, a été vendue aux enchères par Maître Cornette de Saint-Cyr, au profit de l’Institut Gustave Roussy.

 https://soufflezsurlesbraises.com/2011/11/05/notre-festival-dune-photo/


C’est ici, que je fus proclamé  « Ambassadeur des profils louches  » par Alain Casabona, président de l’Académie Alphonse Allais.

Allais-y, c’est ici que ça se passe.