Le blog de Dédé de Montreuil

" Sortons des grands ensembles pour aller voir les Grands Ensemble "

Archives de Catégorie: La luxure

Charles Aznavour, un grand Monsieur artiste !

Salut M’ssieurs-Dames,

J’ai rencontré Charles Aznavour sur le tournage du film «Ennemis  Publics »  où il tenait le rôle d’un vieil arabe. Sur le tournage, Charles a montré de suite, son respect  envers les réalisateurs et toute l’équipe du  film, toujours à l’heure, toujours disponible,  toujours souriant, toujours à l’écoute,  toujours prêt, toujours, toujours, et toujours,  ce pourrait être le début d’une chanson. Le grand Monsieur !!!

Pour la promotion du film dont j’étais chargé du développement, je lui ai demandé si je pouvais l’interviewer. Tout de suite, il m’a dit: « quand vous voulez à mon bureau ». J’organisai aussitôt ce grand rendez-vous avec cameraman, photographe, maquilleuse et ma pomme. Je n’oublierai jamais cet échange et cette complicité entre nous. Parlant de la banlieue, de la langue française et de nos origines, etc.. L’interview exclusive que vous allez découvrir est un message d’un dernier Grand…

https://www.youtube.com/watch?v=FhuxwuziSrI&feature=youtu.be

Charles Aznavour, c’était la France internationaliste, terre d’accueil, qui sait enseigner aux enfants de la République les valeurs fondamentales, mais aussi le charme, le romantisme sexy et une sorte de légèreté en constant équilibre entre le Nord introverti et le Sud extravagant. Charles Aznavour fut d’ailleurs l’idole d’une nouvelle génération issue de l’immigration.

A la fin de cette séance, je lui ai proposé de l’inviter au Festival de Cannes pour présenter la bande-annonce du film. Encore une fois, il me donna son accord et me glissa qu’il allait fêter ses 81 ans ce jour-là. Ce n’était pas tombé dans l’oreille d’un sourd ni d’un muet !  J’intervins auprès de Bernard Brochand, Maire de Cannes, pour savoir s’il  accepterait de rendre hommage à Charles, en lui remettant les clés de la ville. Monsieur Brochand fit mieux, il lui remit la Palme d’Or de la Ville et le nomma Citoyen d’Honneur !

Aussitôt, il me proposa d’organiser une grande fête à la Villa Domergue, lieu de réception prestigieux de la Ville de Cannes placé sur les hauteurs. J’en profitais pour inviter les médias, le CNC, le milieu du cinéma présent au Festival, les acteurs, les sponsors, les notables de la Ville et la Communauté arménienne très représentée à Cannes.

Charles était enchanté et me remercia chaleureusement. Grâce à cette belle fête, il avait retrouvé des cousins et amis arméniens de sa jeunesse. Il était très troublé et ému. J’avais compris ce jour-là la fraternité qui liait les Arméniens entre-eux.

Mais j’avais encore des surprises pour Charles, afin de clôturer son anniversaire en fanfare. J’ai sollicité, auprès de Monsieur Gilles Jacob, Président du Festival de Cannes, la Montée des Marches avec Charles et toute l’équipe du film. M. Jacob m’autorisa même à venir en Cadillac (mon partenaire), en bas des Marches, alors que Renault était le Partenaire Officiel du Festival. Le service communication de Renault était furieux. Mais ils avaient simplement oublié que Cadillac et Corvette étaient les voitures du film. J’ai osé et j’ai gagné…

3 et deux, ça fait 5

 Ce n’était pas fini !  J’ai demandé à Michel Denisot, s’il voulait bien recevoir en « Guest » Charles et les deux réalisateurs, pour parler du film en direct dans « Le Grand Journal ». J’organisai une surprise pour Charles, faire chanter «La bohème » en rap par les rappeurs de Barbès, la « Scred Connexion». Charles versa une larme… J’étais aussi heureux de voir les fruits de mon travail pour la promo de la bande-annonce du film «Ennemis Publics». Mai 2005.

Lettre Scred Connexion

Merci Monsieur Aznavour, chapeau bas et haut. J’aime votre fils Mischa qui est mon ami et toujours à mes côtés quand il le faut. Mischa je t’embrasse.

Salut l’artiste !

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Yara Lapidus. Jean-Michel Wilmotte

Bonjour M’ssieurs, Dames,

Actualités.

L’album de mon amie Yara Lapidus,   » Indéfiniment » est dans les bacs, une pure merveille de textes écrit par Yara et de musiques réalisées par Gabriel Yared, le grand compositeur  et arrangeur français d’origine libanaise.

 » Le point de départ est le timbre de Yara, pour lequel j’ai composé mes mélodies. Ses textes sont venus ensuite presque naturellement et un thème s’est imposé : l’amour, traité dans chaque chanson sous un angle différent. Les mots, la richesse des images qu’ils suscitent sont les séquences d’un film imaginaire… » Gabriel Yared

Photo : Fanny Latour-Lambert

L’album a été enregistré dans le célèbre studio Abbey Road à Londres, le complexe de studios d’enregistrement le plus grand et le plus célèbre au monde, créé en 1931. Les Beatles, Pink Floyd, Kanye West, U2, Michael Jackson … sont passés par-là !

J’ai toujours eu une belle amitié avec Yara depuis sa participation comme styliste au 1er défilé de mode, que j’ai conçu pour la jeunesse libanaise, après 17 années de guerre, place des Martyrs à Beyrouth.  Ils étaient 20 jeunes créateurs franco-libanais, diplômés  de la Chambre Syndicale de la Haute- Couture Parisienne, rempli d’espoir, de vie et d’enthousiasme.

Hôtel Lutécia

Après quatre années de rénovation, le célèbre et unique grand hôtel de la Rive-Gauche a ré-ouvert ses portes, entièrement repensé par mon fidèle ami, Jean-Michel Wilmotte, afin de rendre le lustre et la place du Lutécia dans l’hôtellerie de luxe.

La rénovation et la transformation des lieux sont des plus fidèles à l’esprit Art nouveau, puis Art déco. Privilégiant la lumière naturelle, la pierre de taille et les matériaux nobles (marbre, bronze, bois et cuir), Jean-Michel Wilmotte  a imaginé un vaste paquebot moderne aux lignes strictes et épurées. «Nous avons mis en exergue la beauté d’origine en y juxtaposant des éléments contemporains», explique Borina Andrieu, directrice de l’agence Wilmotte.

Telle une proue, le bar Joséphine de 10 mètres de long impressionne dès l’entrée. Aux murs, des fresques champêtres ont été découvertes sous les couches de peinture dévoilent citronniers et grappes de raisin. Une oeuvre d’art !

La pièce maîtresse du restaurant  Le Saint-Germain est certainement sa verrière de type Eiffel, peinte en transparence par Fabrice Hyber de personnages colorés. Le petit fumoir-bibliothèque rappelle les rendez-vous littéraires du passé avant de passer à table.

En sous-sol, la piscine de 17 mètres bénéficiant de lumière naturelle. est le clou du spa de 700 m2, ouvert au public (6800 € l’année). Et la liste d’attente est déjà longue !

David Lynch a prêté son nom à une suite de l’hôtel Lutetia.

Comment ne pas penser à Serge Gainsbourg et aux nombreuses nuits passés ensemble au bar à refaire le monde ! et aussi à Joséphine Baker dont j’ai eu la chance de rencontrer un soir bien arrosé près du piano.

 

 

 

 

 

Egoïste !

Bonjour M’ssieurs, Dames,

Le meilleur de l’égoïsme est de partager le n° 18 du magazine EGOÏSTE qui vient de paraître dans les kiosques.Photo Paolo Roversi

Les photographes et les écrivains les plus marquants de notre époque auront nourri les 17 numéros parus à ce jour avec une périodicité capricieuse. Egoïste est le dictionnaire subjectif d’une époque. Connu pour la magie de sa maquette, ses images mythiques comme le nu de Yannick Noah par Avedon ou le portrait d’Ava Gardner par Helmut Newton et ses publicités sur mesure conçues et réalisées spécialement par Nicole Wisniak, Egoïste a offert un espace de créativité aux grands écrivains tels que Françoise Sagan, Jean d’Ormesson, Bernard Frank. La sortie d’Egoïste constitue toujours un événement salué par la presse internationale. Chaque numéro est collectionné avec passion par de nombreux amateurs.

Dans ce dernier numéro, deux de mes amis Frédéric Beigbeder et Nicolas Bedos se penchent sur leurs arrière-pensées :

Toutes les pensées sont des arrière-pensées. La parole a été donnée à l’homme pour lui permettre de cacher ses arrière-pensées. La lucidité est une sorte d’arrière-pensée démasquée. Frédéric Beigbeder.

Quelle arrière-pensée la directrice de Egoïste avait-elle dans la tête lorsqu’elle m’a proposé d’écrire sur les arrière-pensés ? .

Mais c’est quoi, une arrière-pensée ? !! D’ailleurs, à quel moment une  » pensée  » devient-elle « arrière-pensée »?

Par exemple :  » Plus jamais de mythomane » ou  » plus jamais de banquier  » ou  » j’ai plus de larmes à vendre aux pervers narcissiques »… C’est que, plus on vit, plus on pense, plus on arrière-pense. Nicolas Bedos.

Voici des tweets d’outre-tombe pensé par Patrick Besson :

Je n’aurais jamais dû faire d’enfants… Lucy

Ce XXIe siècle, je le sens bien… Le diable

J’avais bien dit que je ne voulais pas d’une décapotable… John Fitzgerald Kennedy

J’en ai marre de la banlieue ouest… Louis XIV

Pratique, ce tunnel sous la Manche… Moïse

Je ne comprends pas qu’il reste autant de Chinois… Mao

Vos gueules, les mouettes… Tchekhov

Si je tenais le cuisinier qui a donné mon nom à un steak… Chateaubriand

Qu’est-ce que Depardieu est allé faire en Russie ? Napoléon

La vieillesse, c’est le troisième sexe… Simone de Beauvoir

C’est bon de mourir avant ses illusions… Che GuevaraPhoto Ellen von Unwerth

Jack Ma, le roi de l’Internet chinois Alibaba

Bonjour M’ssieurs, Dames,

Chine : Alibaba gagne 16,38 milliards d’euros en 1 jour avec le Jour des célibataires.

Pour le Jour des célibataires, célébré dans l’empire du Milieu le 11 novembre 2017, le géant de l’e-commerce chinois Alibaba a une nouvelle fois battu tous les records.

17,354 milliards de dollars, soit 16,38 milliards d’euros, en 24 heures ! Les chiffres donnent le tournis, décliné par le site d’e-commerce Alibaba

En huit ans, le concurrent chinois d’Amazon est parvenu à transformer la traditionnelle fête des célibataires du 11 novembre en la plus importante journée de shopping du monde. Un milliard de transactions (dont 82 % sur smartphone) ont été réalisées en une seule journée.

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Quels sont les secrets de cette trajectoire exceptionnelle, ni héritiers, ni grandes écoles »,  Jack Ma, deuxième fortune de Chine avec quelque 23 milliards de dollars.

Au départ, il n’a rien pour plaire. Il est petit, maigrichon, à peine éduqué, instable, bref, pas franchement recommandable. Avec, parfois, des moments tragiques. Sa famille est cataloguée comme faisant partie des « cinq taches », les cinq catégories de personnes méritant la haine des masses populaires. Les bagarres étaient fréquentes à l’école et ses professeurs lui prédisaient un avenir de voyou. Sauf que Jack Ma se prenait pour un héros chevaleresque. Très tôt, il s’est entouré d’une bande d’amis indéfectibles, du genre « un pour tous et tous pour un ». Et on peut le croire quand, une fois adulte, il déclare : « Je n’ai jamais hésité à me battre, même contre un plus gros que moi. »

A l’âge de quatorze ans, Jack Ma, amoureux de la langue anglaise, promenait les touristes étrangers dans sa ville natale de Hangzhou. La Chine sortait alors à peine de la Révolution Culturelle. Quarante ans plus tard, il est devenu milliardaire et l’un des acteurs mondiaux les plus influents de l’économie numérique.Ses sites de commerce en ligne attirent chaque année plus de 400 millions de clients. Il investit également dans les médias, la finance en ligne, la santé et les vignobles, notamment en France, il possède trois châteaux avec des vignes dans le Bordelais.

En 2009, lorsque Alibaba lance sa journée de soldes, il ne réunit que 27 marchands sur sa plate-forme. Aujourd’hui, 6 millions de produits sont proposés par 50 000 commerçants de 25 pays. Et Alibaba tient à ce que cela se sache. Grâce à un compteur en temps réel projeté sur un écran de la taille d’un immeuble, 600 journalistes du monde entier ont pu voir le premier milliard de dollars de ventes atteint… en moins de 5 minutes. Le mastodonte chinois — qui pèse à lui seul 65 % des achats en ligne en Chine — n’a pas lésiné sur les moyens pour faire de ces 24 heures un immense show.
                                  Une soirée suivie par 11 millions de téléspectateurs

Scarlett Johansson et Jack Ma, à la soirée de lancement

Un développement qui mise autant sur l’offre de produits que sur le paiement sécurisé avec Alipay. « Nos investissements sont massifs dans la technologie. 250 ingénieurs travaillent à la recherche et au développement, affirme Jack Ma. Pendant les trois premières éditions du 11.11, nous vendions mais les sites des banques plantaient. » Des soucis qui appartiennent visiblement au passé. Aujourd’hui, grâce à 50 000 employés, Alibaba peut acheminer 52 millions de colis par jour et encaisser 120 000 transactions par seconde.

Je vous conseille de lire ce livre écrit par Duncan Clark en janvier 2017, un vrai régal et un bon exemple pour la jeunesse et pour « les premiers de la classe »!

Monument de l’amitié

Bonjour M’ssieurs, Dames,

L’amitié n’a pas de prix, c’est pourquoi j’ai une pensée pour mes amis disparus !

Celui qui n’est plus ton ami, ne l’a jamais été !

Il est bien plus qu’une connaissance mais moins qu’un ami proche en termes d’intimité et de confiance. L’ami ordinaire est aussi celui que l’on appelle le « bon copain ». Avec lui, on partage en priorité les bons moments, les activités de loisirs (sport, culture), les « tuyaux » professionnels. On peut le fréquenter seul ou en bande, il peut aussi se greffer ponctuellement sur le groupe des amis proches. Il est en général l’ami de ceux qui ont une vie professionnelle bien remplie et une vie sociale très étendue, et qui désirent conserver le temps qu’il leur reste pour leur vie de couple ou de famille. Les amitiés ordinaires se développent assez rapidement sur un terreau fait d’affinités et d’intérêts réciproques.

Les attentes légitimes : la bienveillance, la réciprocité dans le rendu de services, un état d’esprit positif (enthousiasme, encouragement).

Les motifs de rupture ou d’éloignement : la divergence d’intérêts, l’éloignement professionnel ou géographique, la propagation de potins, la rétention d’informations, l’absence de réciprocité dans le service.

L’ami proche

La relation avec lui est nourrie des cinq valeurs propres au meilleur ami que sont l’engagement, la confidence, la confiance, l’honnêteté et la communauté. Mais l’ami proche ne bénéficie quant à lui d’aucun statut d’exclusivité. On a, en général, plusieurs amis proches. Autre différence, il peut ignorer certains aspects de notre vie, de notre passé ; avec lui, l’intimité est moins transparente qu’avec le meilleur ami. Mais il y a un feeling particulier, une complicité tendre et l’assurance que l’on peut partager les grandes et petites joies, mais aussi les coups durs. L’ami proche est également celui avec qui l’on partage des moments en famille et avec qui l’on est dans l’échange intellectuel et culturel. Les « amis du couple » sont typiquement des amis proches.

Les attentes légitimes : la discrétion, la sincérité, la générosité, la bienveillance, la solidarité.

À l’heure des « relations jetables », l’amitié sincère et durable semble en voie de disparition.

L’amitié a-t-elle changé ? À l’échelle de l’histoire, je ne sais pas (pas encore !). Mais à l’échelle de mon histoire, c’est indéniable : je n’ai jamais eu autant d’amis. Enfant, puis adolescent, simplement, à l’époque, mes critères de l’amitié étaient bien différents. Qu’elle s’impose tel un coup de foudre, ou dans une longue conquête jalonnée d’épreuves, l’amitié était, chez moi, un choix radical, de confidences intimes, d’expériences partagées.

Seules deux ou trois personnes ont longtemps mérité, à mes yeux, le nom de « vrais amis ». Ils se reconnaîtront !

Maintenant, il y a Facebook, qui autorise à devenir l’ami d’un inconnu en un seul clic. Portée par cette conception classico- romantique de l’amitié. Car je ne suis pas dupe, sur Facebook, inutile d’être ami pour être ami. C’est absurde, mais c’est ainsi.

Dans une époque conduite par une logique libérale où l’autre est un moyen pour atteindre sa propre fin, il n’est pas étonnant que la “vraie amitié” soit si difficile à trouver. » Nous serions donc trop intéressés et trop « égocentrés » pour être de vrais amis. Car l’amitié véritable a ceci de particulier par rapport à l’amour : elle comprend forcément la différence et la séparation – physique et psychique. Pas de fusion amicale possible. Nous sommes amis « parce que c’était lui, parce que c’était moi », dans la reconnaissance de nos différences. Cette acceptation est-elle encore possible à notre époque de narcisses ?

Sur la stèle du monument de l’amitié, la citation de Rudyard Kipling  sera inscrite :

« Il n’y a pas de plaisir comparable à celui de rencontrer un vieil ami, excepté peut-être celui d’en faire un nouveau. »

 

 

La Bonne Etoile. Johnny, un homme au grand coeur.

 

 

Bonjour M’ssieurs, Dames,

La 42ème édition du salon des voitures anciennes, Rétromobile, vient de fermer ses portes. La vente aux enchères qui s’est tenue, le 10 février, a été le clou de ce grand show sous le marteau de mon ami Hervé Poulain, Commissaire – Priseur d’Arcurial.

Pour la première fois, Johnny Hallyday, le rockeur préféré des Français, a mis aux enchères, deux de ses bolides. Une vente évènement dont les profits seront intégralement reversés à l’association La Bonne Etoile, créé par sa femme Laetitia et la chef étoilée Hélène Darroze, qui vient en aide aux enfants défavorisés du Vietnam.

Johnny, un homme au grand cœur !

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La star fait la surprise d’offrir aux enchères deux lots provenant de sa collection personnelle : son Harley-Davidson Softail Springer de 1989, mise à prix 20 000 euros, a atteint 280 000 euros. Une moto que reconnaitrons ses fans, puisqu’elle figure sur la pochette de son single « Possible en moto » sorti en 1989.

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Mais également sa célèbre Cadillac série 62 cabriolet, mise à prix à 50 000 euros, s’est envolée à 270 000 euros. Cette voiture de 1953, achetée à Los Angeles, est aussi célèbre par son emblématique propriétaire que par son histoire. En effet c’est l’œuvre du pape du custom américain Boyd Coddington, une figure qui a révolutionné le genre aux Etats-Unis. C’est aussi le dernier exemplaire réalisé par l’artiste, aujourd’hui disparu. Peinture spéciale avec ghost flames, gros moteur V8, chromes rutilants, sellerie entièrement en cuir personnalisée aux initiales du rocker.

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Cette fabuleuse Cadillac figure sur la pochette de l’album « L’Attente », sorti en 2012.

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Une autre merveille au salon, une DS 23 Pallas. J’ai déshabillé une DS pour avoir une ID (19)

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La collection Chtchoukine à Paris

Bonjour M’ssieurs, Dames,

J’ai eu la chance de visiter le musée de l’Ermitage à Saint Petersbourg en 2004 et le musée Pouchkine à Moscou en 1997 et admirer plusieurs œuvres de la collection de Sergueï Ivanovitch Chtchoukine

Sa collection fait partie des collections russes d’art les plus remarquables. Depuis déjà longtemps, elle jouit d’une vaste renommée et d’une gloire légitime auprès des artistes et des connaisseurs éclairés de l’art. Il lui est revenu de devenir en Russie le passeur le plus fort des courants artistiques occidentaux, si brillamment exprimés par les œuvres de sa collection de Claude Monnet, Degas, Cézanne, Gauguin, Picasso, Van Gogh, Matisse, Renoir, Derain (… ) http://www.collectionchtchoukine.com/emplacement/musee-pouchkine

Sa collection donne véritablement un tableau fidèle de la peinture la plus récente…C’est pour cela, que j’ai couru revoir ce beau trésor avec 130 œuvres de la collection à la Fondation Louis Vuitton, jusqu’au 20 février 2017. C’est grâce à Mr Bernard Arnault que des expositions comme celle-çi sont exposées à Paris. Prochainement une exposition du musée MoMa de New York sera présentée.

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L’événement culturel de l’année, en toute simplicité. Proprement bouleversant de voir de tels chefs-d’œuvre de nos plus grands peintres de l’art moderne… dont la grande majorité nous étaient restés inconnus. Une grande émotion et un plaisir étrange, et surpris.
Dont deux œuvres de l’un de mes Maîtres préférés;  le Douanier Rousseau
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Vue du pont de Sèvres et des coteaux de Clamart. 1908
et
Vue du parc Montsouris.1909
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Deux beautés de Alexandre Rodchenko.
Deux cercles . 1920
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Ligne n° 128. 1920img_6551
Une toile de Ivan Klioune.1916
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Suprématisme. 1916
img_6537Deux merveilles.
Picasso. Garçon au chien. 1904
et Garçon nu. 1906
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 Je craque sur Alexandra Exter. Vu à la galerie Trétiakov à Moscou en 1997
Florence 1914
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Alberto Giacometti

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Après avoir vu la Rétrospective au musée d’Art moderne de Paris en 1991 et à la Fondation Maeght à Saint-Paul de Vence. L’exposition de Giacometti à Shanghai est de loin la meilleure. Ne la loupez-pas si vous passez par ici, jusqu’au 31 juillet.

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Giacometti fait parti des artistes qui sont ancrés dans ma mémoire artistique comme Turner, Picasso, Dali, Delacroix, Calder.

Son père, Giovanni Giacometti, lui-même peintre, le pousse à s’intéresser à l’art. Il peint ses premières œuvres dans le domicile familial, essentiellement des portraits des membres de sa famille ou de ses condisciples, reprenant le style postimpressionniste paternel. Au terme de ses écoles obligatoires, Alberto part étudier à l’École des beaux-arts de Genève avant d’arriver à Paris en janvier 1922. Il emménage en décembre 1926 au 46 rue Hippolyte-Maindron (14e arr) dans « la caverne-atelier » qu’il ne quittera plus, malgré sa petite taille et son inconfort.

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Après avoir visité les Ateliers de Dali à Portlligat près de Cadaquès , Picasso rue des Grands-Augustins, Delacroix place de Fürstenberg, Calder à Saché,  j’aurais tant aimé connaître l’atelier de Giacometti, ou il créa la majorité de ses œuvres et m’asseoir à côté de lui dans le rade qu’il fréquentait tous les jours.

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Il fréquente l’atelier d’Antoine Bourdelle à Montparnasse. Il découvre le cubisme, l’art africain et la statuaire grecque et s’en inspire dans ses premières œuvres. Ses sculptures sont en plâtre, parfois peintes secondairement, ou coulées en bronze, technique qu’il pratiquera jusqu’à la fin de sa vie. Il étudia aussi au collège de Leonard de Vinci où il s’ennuya énormément.

Pour mieux connaître son oeuvre, il publie ce texte magnifique en 1933 :

« Depuis des années, je n’ai réalisé que des sculptures qui se sont offertes tout achevées à mon esprit ; je me suis borné à les reproduire dans l’espace sans y rien changer, sans me demander ce qu’elles pouvaient signifier. […] Rien ne m’est jamais apparu sous la forme de tableau, je vois rarement sous la forme de dessin. Les tentatives auxquelles je me suis livré quelquefois, de réalisation consciente d’une table ou même d’une sculpture ont toujours échoué. […] L’objet une fois construit, j’ai tendance à y retrouver transformés et déplacés des images, des impressions, des faits qui m’ont profondément ému (souvent à mon insu), des formes que je sens m’être très proches, bien que je sois souvent incapable de les identifier, ce qui me les rend toujours plus troublantes… » 

Giacometti a été l’un des premiers graffeurs, il avait compris qu’il fallait faire découvrir l’art dans la rue. Je ne pouvais pas le remarquer ! et ne pas penser à Jean-Michel Basquiat.

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J’ai craqué pour ses deux dessins.

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pour cette statuette

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et pour cette photo prise par Henri-Cartier – Bresson, en 1961, rue d’Alésia.

1961 FRANCE.  Personalities. 1961. Paris. 14th arrondissement. Rue d'AlÈsia. Alberto GIACOMETTI, Swiss painter and sculptor. Image envoyÈ ‡ Pascale Giffard (Transaction : 632203948288906250) © Henri Cartier-Bresson / Magnum Photos

Alberto Giacometti et Henri Cartier-Bresson se sont rencontrés à Paris dans les années 1930. De cette rencontre est née une relation toute particulière qu’Henri a décrite en ces mots – publiés dans le journal The Queen du 1er mai 1962 :

Giacometti est un des hommes les plus intelligents que je connaisse, d’une honnêteté sur lui-même et sévère sur son travail, s’acharnant là où il éprouve le plus de difficultés. A Paris il se lève vers trois heures, va au café du coin, travaille, vadrouille à Montparnasse et se couche au jour. (…) Son visage a l’air d’une sculpture qui ne serait pas de lui, sauf les sillons des rides. La démarche très personnelle, un talon se pose très avant, peut-être a-t-il eu un accident, je ne sais pas, mais la démarche de sa pensée est encore plus curieuse, sa réponse va bien au-delà de ce que vous avez dit : il a tiré un trait, additionne et ouvre une autre équation. Quelle vivacité d’esprit, le moins conventionnel et le plus honnête qui soit. (…) Chez Alberto l’intellect est un instrument au service de la sensibilité. Dans certains domaines sa sensibilité prend de curieuses formes, par exemple méfiance de tout laisser-aller affectif avec les gens. Enfin cela ne regarde pas les lecteurs de Queen, pas plus que des descriptions d’Alberto prenant son café au lait au lit. Suffit, c’est mon ami. 

Le hasard a voulu qu’aujourd’hui, la Fondation Henri Cartier-Bresson se situe dans un atelier d’artiste du XIVe arrondissement de Paris, à deux pas des ateliers où Alberto Giacometti oeuvrait jadis…

 

  L’histoire de la chaussette disparue…

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Voici le premier billet de l’année pour vous faire sourire.

Pourquoi les chaussettes disparaissent-elles tout le temps des machines à laver ?

Je pense quelles se vengent des sévices qu’ont leur fait subir tous les jours.

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Enfermé dans des chaussures en cuir de mauvaise qualité, en plastique made in China, en caoutchouc, dans des bottes d’équitation, dans des bottes d’égoutiers, dans des ballerines, même dans des Berluti, des Roger Vivier, voir même des Repetto de Serge Gainsbourg, elles nagent dans notre transpiration, se cognent aux cors et se frottent à la croûte de nos talons et à nos ongles incarnés…

Elles n’ont pas une bonne image, quand le café n’est pas bon, on dit que c’est un jus de chaussette, elles ont souvent des patates comme les chaussettes de Jean-Marie Messier parût dans Paris-Match.

téléchargementElles font souffrir nos mollets, on devrait écouter une amie journaliste italienne, Alessandra Bianchi qui nous conseille de porter des chaussettes mi-bas, la classe italienne, ma qué !

Elles sont souvent dans l’obscurité, elles voient un peu le jour pour aller dans le panier à linge sale, dans la machine à laver ou à la poubelle.

On les fait marcher, courir, sauter, trépigné, mouillé, alors qu’elles n’ont rien demandés.

Dans nos bagnoles, elles freinent, accélèrent, débrayent, tournent, s’arrêtent…

Dans le métro, elles montent, descendent, se font remarquer quand leurs odeurs remontent aux heures de pointe… Terminus tout le monde descend !

Ne parlons même pas de la souffrance quelles ont dans les chaussures de foot, dans les tennis, dans les chaussures de marche, ( 1 km à pied ça use, 2 km à pied ça use, ça use …) Dans les chaussures de ski et d’alpinistes, un jour au chaud, un jour au froid à – 10. Bande de bourreaux de chaussettes, vous devriez avoir honte, après avoir enlevé vos chaussettes maculés par la fatigue en disant pouah ! ça pue, alors, qu’elles seraient si joyeuses avec un petit bisou et un regard attendrissant.

Maintenant, passons dans la salle des tortures – la machine à laver, au début du cycle, elles ont froid et sont remplies de produits chimiques, mélangés avec les torchons de cuisine, les petites culottes, les slips,elles tournent dans tous les sens, les gloutons les attaquent de toute part, ça vibre, c’est brûlant pour finir dans un bruit de tambour pour être rincé et essoré, c’est à ce moment là, que la vengeance arrive et qu’elles disparaissent, Ah !Ah ! A notre tour de rouspéter et de chercher partout dans la machine, dans les filtres en dessous au-dessus Ih !Ih !

Elles se marrent bien entre-elles les filles-chaussettes !.

Des fois, au bout d’un long moment, la chaussette manquante réapparaît au fond d’un tiroir, d’une valise, d’un sac, sous les armoires et dans les commodes et le pire quand d’elles-mêmes, nous les retrouvons nouées avec leurs soeurs jumelles à leur place, quelle partie de cache-cache !

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J’allais oublier, après tout ça il reste le sèche-linge, cette machine infernale qui nous enlève le meilleur “ le mouton “, c’est aussi sur un radiateur ou un sèche-linge à côté des slips et des soutiens-gorges qui pendent en nous snobant, c’est pas le pied!

Conclusion : aimons-les, elles seront plus douces et plus fidèles avec nous.

Deux anciens Premier Ministre ont donné la honte à l’honneur des chaussettes !

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Astuce pour les contourner : acheter plusieurs paires de la même marque, de la même couleur,des chaussettes DD bien sûr, les chaussettes de classe !

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La chaussette DD , est à la fois confortable, chaleureuse et tendance. Une maîtrise des matières et une diversité: laine, coton, laine polaire, fil d’Ecosse, soie, cachemire, sont la clé d’une collection réussie.

La chaussette DD propose une large gamme qui saura vous séduire avec un grand choix de coloris diversifiés au fil des saisons.

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La gamme des chaussettes DD se décline par style :

ELEGANCE : des matières nobles et un style raffiné pour les femmes et les hommes chics et classiques.

CASUAL : des motifs dans l’ère du temps pour celles et ceux qui aiment la fantaisie et un look plus cool et cosy.

LUDIQUE : une fantaisie à la mode pour que la chaussette soit une extension des styles à la mode.

SPECIALITES : une gamme avec des vraies valeurs ajoutées : bord de côte souple, anti-transpiration, une ligne qui allie l’utile à l’agréable.

Souvent flashy, innovant et à la pointe de la mode, on pense inévitablement à Michael Jackson et son fameux Moonwalk. Et qui dit Moonwalk dit trois accessoires indispensables : mocassins noirs, chaussettes blanches et son pantalon cigarette noir.

Commençons par le le pantalon, Michael Jackson affectionnait tout particulièrement son pantalon cigarette noir, étroit au niveau des jambes et légèrement trop court au niveau de la cheville. D’abord synonyme d’un manque de moyen, le pantalon court devient la marque de fabrique du King of Pop, qui remet au goût du jour le pantalon feu-de-plancher, laissant apparaître ses chaussettes immaculées et ses mocassins étincelants.

Cette tenue est mise en avant dans de nombreux clips comme The Way You Make me Feel, ce style est immortalisé sur la pochette de l’album Off The Wall et parcourera le monde, une mode est née!

Passons aux mocassins, il les préfère noirs et les fait faire sur mesure en fin connaisseur, Michael Jakson à un faible pour les Weston, ce sont ses chaussures de prédilection pour effectuer son célèbre Moonwalk.

Enfin, les chaussettes, elles sont fines et parfaitement blanches, selon les occasions, il arbore des chaussettes à paillettes ou argentées.

Question : es-ce que Michael prenait soin de ses chaussettes ?

Réponse : seule les chaussettes de l’archi-Duchesse le sait !…

André Cardinali. Ambassadeur en quêtes des profils louches de l’Académie Alphonse Allais.

http://www.boiteallais.fr/?page_id=100

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Shanghai Daily. Cumulus Fashion World

Bonjour M’ssieurs, Dames,

Voici un article parût dans Shanghai Daily. Je compte sur mes compatriotes pour m’aider à réussir cet événement offert à la  Chine, à Shanghai, à la jeunesse chinoise et à celle des cinq continents. Aucun défilé mondial de mode n’a été réalisé, c’est une Première mondiale, faîtes le savoir à vos amis journalistes, du monde de la mode et des entreprises, je compte sur vous, j’ai besoin du soutien de tous. dédé de Shanghai.

Fashion reaches for the clouds

By Yang Di | January 18, 2015, Sunday. 沪蝶蝶

André Cardinali has a mission in mind. The international cultural events creator is keen to bring the first “Cumulus Fashion World” show to Shanghai on May 22. Forty designers from 20 countries, such as Australia – Brazil – China – Denmark – Estonia – Finland – France – Germany – Hungary – India – Italy – Japan – Lithunia – Poland – Russia – South Africa – Spain – The Nederlands – UK – USA, will participate the Shanghai event.

“Cumulus Fashion World is not a trade show, nor is it a school contest, it is a springboard for the careers of young designers,” said the Frenchman.

Following the success of the first Cumulus Fashion Tours, sponsored by Michel Rocard, in Paris at the Carrousel du Louvre, the Triennale di Milano and the London College of Fashion Cardinali wanted to pursue the idea in China.

Cardinali’s passion is to help young talent today so they will be successful tomorrow. He speaks with Shanghai Daily about the show, which is still being finalized.

Q: During your career you have been involved in public relations, strategy consulting, events, art and culture. How did you get your start in the fashion world and why did you found Cumulus?

As director of development for the “European Way(s) of Life” design exhibition at the Carrousel du Louvre in Paris in May 2002, Cumulus students presented several creations. It gave me the idea to create the first European fashion show, which I called Cumulus Fashion Tour with 20 European countries participating.

Q: What is Cumulus?

Cumulus Association is an international network of universities, colleges, associations, businesses and other multicultural partners in the fields of art, design and media. It was founded in 1990 in Helsinki, Finland. Cumulus has 211 members from 48 countries. For the show in Shanghai, we will celebrate the 25th anniversary of Cumulus. I have the support of professor Lou Yongqi, Cumulus vice-president and dean of the College of Design and Innovation at Tongji University.

Q: Why are you helping young designers?

I will never forget what some grown-up people did for me when I was young, this allowed me to have a good journey. It is my duty and mission to help young people and it is what motivates me. Adults often forget they were once young and were helped by their elders.

Q: Why are you bringing Cumulus Fashion World to Shanghai?

After the three fashion capitals, Paris, Milan and London, Shanghai is obviously the next perfect choice to host this unique event. Cumulus Fashion World aims to create links and develop the talents of tomorrow. Most of the young designers who participated in the European Cumulus Fashion Tour have found jobs in fashion houses.

Cumulus Photos London 331 bis

Final  « Cumulus Fashion Tour » in London

Q: What is the most challenging part of making the Shanghai event happen?

I am looking for the support of French companies operating in China to provide us with financial and logistical support, as well as companies from other countries involved in the show. I am also looking for the support of the cultural authorities of Shanghai Municipality, of the Embassy of France in China, of 18 other embassies of the involved countries, and of the French Chamber of Commerce and Industry in China.

Q: Where will the parade take place?

We are trying to get Shanghai Exhibition Center but nothing has been finalized. The past three European parades were held in prestigious places such as the Carrousel du Louvre in Paris, the Triennale in Milan, and the London College of Fashion in London. They were all graciously offered.

Q: How do you select the finalists for the event?

The teachers from each design institute will choose the two models that will be presented. Cumulus Fashion World is an exceptional showcase for schools and students, allowing them to present two of their graduation works: a ready-to-wear and an haute couture models. That is to say 40 models in total.

Q: There are several fashion competitions for young designers around the world. What makes Cumulus Fashion World special?

Cumulus Fashion World is not a trade show, nor is it a school contest, it is a springboard for the careers of young designers. That’s why it’s unique.

Q: What prizes and opportunities are given to the winners?

Four prizes will be awarded by a jury coming from the world of fashion, media and design. The winners of the Jury Grand Prix will be invited to work for one year in an haute-couture house.

LOGO-Cumulus-Fashion-World

 

Route 66

66

                                                                                                              Sur la route 66, j’ai construit mon chemin de-ci de-là…

C’était un beau matin de novembre, un gosse est né à Montreuil sous Bois,  sa mère en bonne italienne se lamentait  » Mamamia, non volevo un ragazzo  » ma una ragazza  » ça commençait bien, ! mon père était au bistrot avec ses potes ritals pour arroser cet événement avec du Chianti.

Les voisines apportaient des fleurs, des tourtes, du nougat, du vin italien … Stop ! J’ai même eu droit à une timbale en argent avec mon prénom gravé dessus, déjà la luxure. 

Et oh ! et moi, j’existe ?  Pour la peine, je leur pousse une gueulante digne de la Comédia del’Arte. Simple mais efficace, ma liberté était acquise. D’ailleurs, elle m’a jamais quitté, car je l’ai eu à un juste prix.

Et voilà, comment est né, dédé de Montreuil  Emoji

 

 

Soeur Cristina, la religieuse qui enflamme  » The Voice  » italien

Bonjour M’ssieurs-Dames,
Un peu de rock et de joie, pour évacuer un instant les élections gonflantes…
Cristina, la soeur sicilienne a interprété la chanson   » No One  » d’Alicia Keys sous le regard ébahi du public…et à la stupéfaction du jury de The Voice, dès qu’il découvre qui chante !
Cristina est devenue la star des réseaux sociaux, et la vidéo de cette prestation incongrue approche  les 30 millions de vues… en 4 jours.
téléchargement
« J’ai un don, alors je vous le donne ! », s’est écriée la soeur de 25 ans face au jury qui lui demandait pourquoi elle avait fait le choix de participer à leur émission.
Une chose est sûre, soeur Cristina Scuccia pouvait compter sur les encouragements et le soutien indéfectible de ses consoeurs, qui jubilaient en coulisse.
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Les coaches étaient tellement surpris qu’ils ont d’abord pensé qu’il s’agissait d’une plaisanterie. Mais c’est bel et bien une religieuse qui se trouvait devant eux. «Si j’étais tombé sur toi à la messe, j’irais toujours à l’église !, plaisante J-Ax, ( rappeur italien ) toi et moi nous sommes comme le diable et l’eau bénite. »

«J’ATTENDS UN COUP DE FIL DU PAPE FRANÇOIS !»

Et lorsque la chanteuse Raffaella Carrà lui demande « Mais que vont-ils penser au Vatican ?», soeur Cristina Scuccia lui répond du tac au tac qu’elle s’attend à un coup de fil du pape François, et ajoute aussitôt après : « le pape nous invite , à sortir, à évangéliser, à dire  » Dieu », que cela ne nous enlève rien, au contraire, que ça nous apporte encore plus..  et bien c’est ce que je fais, je suis ici pour ça ! ».

Ave, Cristina, rockeuse de diamant…
Le Pape devrait organiser un concert au Vatican…
soeur-cristina

Madame de Montreuil, Marquise de Sade

Bonjour M’ssieurs – Dames,

Lors d’un déjeuner avec Alain Casabona et Gonzague Saint-Bris, une conversation s’est engagée autour de mon surnom  » dédé de Montreuil  » , après explication, Gonzague, alors,  me conseilla de faire connaissance avec  Madame de Montreuil, Marquise de Sade.

Quel bonheur d’être attablé avec deux hommes lettrés comme Alain et Gonzague : les mots, les références fusent à tout instant, je suis comme un enfant devant un livre d’histoire.

Marquis et Marquise.

Jamais contraste plus frappant que ce ménage du marquis et de la marquise de Sade ; d’un côté Donatien Alphonse François de Sade, le fameux satyre, l’écrivain scandaleux, le prisonnier de Vincennes et de la Bastille, convaincu de vices et de crimes immondes – de l’autre côté, Renée-Pélagie de Montreuil, une femme aimante, tendre, dévouée et résignée, aux yeux de qui l’époux ne saurait avoir de torts, une sainte de l’amour conjugal.

Le nom du marquis de Sade, n’inspire certainement pas beaucoup de sympathies. Il en sera tout autrement de la marquise. C’est l’ange à côté du monstre. Il est bon que l’on sache que dans le château de Valery, propriété de la famille de Sade, habita en même temps que le vice, la vertu – et dans la compagnie du plus détestable des maris la plus exemplaire des femmes.

La marquise de Sade était née « de Montreuil« . Le mariage fut célébré le 17 mai 1763, à Paris, à l’église Saint-Roch. Renée-Pélagie de Montreuil avait 23 ans, le marquis de Sade 22. Mariage de raison du côté de Sade, mariage d’amour du côté de Renée. Elle eut ensuite besoin de tout son courage et de sa passion pour supporter la vie qui lui fut faite. Elle devait d’ailleurs rester jusqu’au bout amoureuse, « amoureuse comme le sont les âmes pures et très droites, sans complications, et qui ne savent point se livrer à demi, assurées qu’elles ne se livreront point deux fois ».

La lune de miel fut courte, on se l’imagine aisément. Après un mois à peine, un abominable scandale éclata. Des filles entraînées dans « la petite maison » de Sade, se plaignirent de raffinements de débauche qui avaient ressemblé à d’ignobles brutalités. La marquise de Sade ne douta du reste pas un instant de son mari, accepta toutes ses explications et crut envers et contre tous à son innocence. « Elle avait admis sans hésiter l’hypothèse d’une erreur, d’une dénonciation calomnieuse. Elle était encore dans tout l’enivrement de son amour conjugal ».

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Après vingt sept ans de mariage avec un marquis, divin certes, mais qui, entré en prison à trente sept ans n’en sortit qu’à cinquante, après vingt sept ans de luttes, d’humiliations, écartelée entre la fureur dévastatrice de sa mère  et  la fureur (épistolière notamment) de son mari, on est en droit de se demander  qui était  réellement madame de Sade.
« Sa passion avait hissé jusqu’au sublime cette femme à l’esprit court, à la chair tranquille, l’obligeant pour ainsi dire à aimer au-dessus de ses moyens.

La marquise, par un entêtement généreux d’abnégation, pardonna, fit semblant d’ignorer ce que savait tout le monde, s’inquiéta peu de voir sa fortune s’émietter pourvu que le mari infidèle n’eût rien à lui reprocher. A partir de cette époque la marquise seule, combattue par sa famille, persiste héroïquement dans son rôle d’amante sacrifiée, d’épouse fidèle jusqu’à la mort, malgré l’infamie de l’aimé.

Le 5 juillet 1772 le marquis de Sade est accusé d’avoir tenté d’empoisonner des filles (c’est l’affaire de Marseille, la fameuse histoire des pastilles cantharidées), accusé en outre de débauches contre nature. La vérité oblige à dire qu’on mena singulièrement vite, avec une sorte de haine, cette affaire. Le 3 septembre Sade est condamné à mort, peine excessive puisque aucune de ses victimes n’avait succombé. Alors commence une campagne sublime de la femme dévouée, en faveur du mari qu’elle croit et qu’elle affirme innocent.

Le marquis, réfugié en Piémont, est arrêté par les autorités sardes et enfermé au château de Miolans. Son épouse ne l’entend pas ainsi, elle accable le gouverneur du château de plaintes et de reproches, voire de menaces. Elle allège la captivité du prisonnier, mieux que cela elle se met en tête de le délivrer! Elle recrute à Grenoble 15 hommes, les équipe, les arme, les anime. Elle gagne à Miolans quelques soldats invalides de la garnison. Par eux le marquis est averti, et il s’évade dans la nuit du 1er au 2 mai 1775.

La chère dame promet de s’inquiéter de toutes ses forces pour la liberté de son mari : « Sois bien convaincu que je ne tarderai pas pour t’instruire de ce qu’il y a de nouveau sur ta situation dès que je le pourrai. J’ai trop à coeur de te prouver tout mon attachement et toute ma tendresse pour rien négliger d’aucune manière ce qui te regarde. La longueur du temps déjà écoulé me tue et me désespère autant que toi parce que je partage ta position avec toute la sensibilité d’un coeur qui ne peut exister que par ton bonheur ». Ce qui me désespère le plus, écrit l’épouse admirable, c’est que tu m’accuses de négligence et de me laisser gagner, et ces soupçons accroissent le trouble de mon âme et font mon chagrin, t’aimant véritablement plus que moi-même.

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A force d’instances, la marquise fait réviser le procès de Sade. Le jugement qui concerne l’accusation d’empoisonnement est cassé. Mais par l’influence de la Présidente de Montreuil, belle-mère du marquis, celui-ci n’est tout de même pas rendu à la liberté. En 1778, le marquis est reconduit à Vincennes, d’Aix où l’avait amené la révision de son affaire, Mais en chemin, à Lambesc, à 5 lieues d’Aix la marquise le fait s’évader.

« Mon bonheur ne peut exister sans toi ni sans le tien, et le jour où l’on nous rendra l’un à l’autre, je crois que je mourrai de joie. Puisse-t-il arriver bientôt !Tous les voeux d’un coeur tout à toi ! ».

L’esprit dépravé du marquis ne cesse de forger de folles accusations et il imagine un monstrueux roman dont sa femme serait l’héroïne. Les termes de ses lettres sont orduriers. Le marquis est épouvanté de ses ignominies qui n’étonnent plus qu’elle. « Ta façon de penser à mon égard m’atterre, m’anéantit, m’humilie, moi qui ne vis et n’existe que pour toi !… Me voir soupçonnée et avilie! Je me tais, mais vous faites une plaie à mon coeur. Pourtant il ne se refermera jamais. Je n’ai pas à me justifier, ma conduite est au su et au vu de tout le monde. Non, il n’est pas possible que me connaissant comme tu dois me connaître, tu penses ce que tu écris ».

Enfin elle s’enferme dans un couvent, le plus régulier qu’elle a pu trouver. Elle continue du reste ses chères visites à Vincennes. Hélas ! Son mari la reçoit furieusement, se jette sur elle, la frappe… Elle s’en plaint timidement et ajoute : « Si tu es capable de me poignarder, ce serait dans ces circonstances un grand bonheur pour moi de ne plus exister ».

Dès qu’il fut libre, le marquis prendra ses dispositions pour faire prononcer la séparation « de corps et de bien » <;

La marquise de Sade reprenant son nom de Montreuil, cessa véritablement d’exister. Son mari devient le citoyen Sade, secrétaire de la section des Piques. Seule, triste, désabusée, elle meurt, le 7 juillet 1810, après avoir « largement payé son tribut à la misère humaine ».

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« Quel a été le désir de Renée de Sade, cette femme qui, avec son mari maudit, a « appris que le bonheur brille au fond même de l’enfer, comme la poussière d’or dans la boue » ?

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Ami de longue date de la famille de Sade, Gonzague Saint Bris a eu accès à des archives encore inédites. Il a voulu, outre son admiration pour l’écrivain, retracer un parcours humain douloureux et méconnu, révélant une fin de vie surprenante.
Le divin Marquis est une divine surprise sous la plume de Gonzague Saint Bris qui en trace, à l’aube du bicentenaire de sa mort, un portrait aussi saisissant qu’émouvant. Sans jamais rien éluder des aspects les plus choquants et dérangeants de son oeuvre ou de ses obsessions les plus viscérales, Gonzague Saint Bris va plus loin, explorant les relations du Marquis avec les femmes de sa vie, ses enfants, le monde de la monarchie, de la Révolution et de l’Empire.
Apparaît un homme singulier, d’un courage intellectuel hors norme et d’une liberté confondante.
Emprisonné pendant les deux tiers de son existence, l’auteur des 120 journées de Sodome ou de Justine ne rend jamais les armes.
Éternel insoumis, athée combattant, rebelle sans tabou, Donatien Alphonse François de Sade est l’Ange de l’ombre de la littérature française.
Après quarante-cinq ans de libération des moeurs, notre époque est totalement sous le signe de Sade, marquée de son empreinte brûlante et indélébile.
Je vous remercie Gonzague de m’avoir fait découvrir cette femme éprise de l’Ange de l’ombre.
Une femme à qui l’on aurait souhaiter dire :   » L’Amour triomphe de tout  » !!!.

Pourquoi les riches ont gagné ?

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Crise ou pas, la richesse mondiale est en plein boum et ceux qui la possèdent n’ont jamais été si dominateurs. Jean-Louis Servan-Schreiber prend, dans son nouveau livre, la mesure de ce phénomène.

Et, à l’autre extrémité du spectre, la pauvreté, sur la planète, s’est aussi réduite plus vite que prévu. Pourtant, les inégalités s’accroissent et peuvent déstabiliser des sociétés obsédées par l’égalitarisme. Pour « JLSS », la réduction de cette fracture va devenir la question primordiale des vingt années à venir.

Pourquoi les riches ont gagné
Le fondateur de L’Expansion et de Clés souligne que le pouvoir d’informer est très largement tombé aux mains des riches. © Bruno Charoy / Pasco

Jean-Louis Servan-Schreiber, journaliste, écrivain et patron de presse, est l’un des meilleurs observateurs de l’époque contemporaine. Il l’a montré dans ses choix professionnels, en créant les bons médias au bon moment: L’Expansion avec Jean Boissonnat en 1967, puis, notamment, L’Entreprise, Radio Classique, Psychologies Magazine et, enfin, Clés, avec sa femme, Perla… sans oublier L’Express, lancé avec son frère, Jean-Jacques Servan-Schreiber ( avec qui j’ai travaillé pendant 20 ans )

Il l’a montré aussi dans ses engagements, puisqu’il préside aujourd’hui le comité de soutien en France de l’ONG Human Rights Watch. Il l’a montré, enfin, dans les choix thématiques de la dizaine de livres qu’il a publiés à ce jour : Le Pouvoir d’informer, L’Art du temps, Le Métier de patron,ou plus récemment Trop vite ! et Aimer (quand même) le XXIe siècle.

L’économie, le comportement humain, l’accélération des sociétés sont ses centres d’intérêt permanents, et il porte sur leur évolution un regard à la fois lucide et optimiste. Son nouveau livre, Pourquoi les riches ont gagné (Albin Michel), dont L’Express publie en exclusivité les bonnes feuilles, part d’un constat : depuis six ans, en Occident, l’obsession politique et médiatique de « la crise » occulte le fait que nous assistons, depuis 2000, à une explosion de la richesse mondiale.  

La planète compterait désormais plus de 12 millions de millionnaires, dont 500 000 en France!

[Extraits] Les riches ont gagné, mais quels riches? Tous ceux qui, dans un pays comme la France, gagnent 6 000 euros net par mois et plus (montant à partir duquel les Français, interrogés en 2013 par Challenges, situent la richesse)? Ou ceux qui possèdent 1 million de patrimoine? Ou les très riches (10 millions)? Ou les hyperriches, ce 0,1 % de la population qui nourrit à la fois les fantasmes des plus modestes, les tirages des magazines people et l’imagination fiscale des gouvernants à la recherche de symboles politiques d’équité?

Même s’ils ne constituent pas une catégorie sociologique homogène, même s’ils ne vivent pas de la même manière et n’ont pas les mêmes priorités, ils ont en commun de ne pas connaître les pesanteurs et les difficultés matérielles auxquelles se mesurent au jour le jour 99 % des citoyens. Eux-mêmes et leurs enfants ont accès à ce qu’une société moderne offre de plus confortable, de plus divertissant, de plus succulent, de plus exotique, de plus esthétique ou de plus novateur. Ils sont mieux conseillés, mieux protégés, mieux soignés, mieux éduqués.

C’est pour eux que semble avoir été formulée l’expression anglaise« the best of everything ». Certes, cela ne les empêche pas de connaître les duretés de l’existence comme les dilemmes ou les conflits de tout mortel. Mais leur bulle est climatisée.

En majorité, ce ne sont pas des nantis paresseux ni des parasites de la modernité. La plupart agissent, produisent et s’efforcent de maintenir ou de développer leurs actifs. Beaucoup même se plaignent de consacrer tant de temps à ce qui les rend riches qu’ils n’en ont guère pour profiter du résultat de leurs efforts. Ils jouent plutôt, dans notre société, un rôle de modèle enviable que de repoussoir ou d’adversaire. C’est peut-être en cela qu’ils ont gagné, sans avoir mené de guerre ni suscité de révolte.

Pourquoi un tel succès, qui ne paraît ni précaire ni sérieusement contesté ? Pour des raisons conjoncturelles, politico-historiques et du fait aussi de leur propre comportement. Nous les avons abordés sous différents aspects au long de cet essai, mais il est temps de les résumer, comme un faisceau d’indices ou de preuves :

– Pour être riche, il faut de l’argent, or celui-ci abonde comme jamais sur notre planète. On l’oublie souvent dans nos pays en crise, mais le développement mondial est rapide et global. La richesse naît plus facilement dans son sillage. Non seulement parce qu’il se crée, en permanence, de nouveaux produits ou services, mais du fait que le niveau de vie général augmente, de même que le pouvoir d’achat des consommateurs de ces produits. Davantage, certes, dans les pays en progression forte que dans les nôtres. Mais les riches vendent et investissent partout, puisqu’ils ont les moyens d’être présents sur les marchés où la demande croît le plus vite.

Les riches n’ont pas de frontières.

– La richesse n’est pas une simple retombée du progrès économique. Elle fructifie aussi au croisement des deux valeurs clefs de ce nouveau siècle : l’individualisme et le culte de l’argent. Les héros contemporains ne sont ni politiques, ni militaires, ni religieux, ni même savants. Ils sont sportifs, acteurs et artistes, entrepreneurs à succès.

Les héros sont bien payés et deviennent riches. 

– Les patrimoines des riches s’accroissent plus vite que la misère ne diminue. Les taux de rendement des capitaux seront durablement, au cours de ce siècle, plus élevés que la croissance des PIB. De ce fait, l’héritage va reprendre de l’importance dans les décennies à venir, ce qui n’est jamais en faveur de la réduction des inégalités.

Qu’ils travaillent ou non, les riches s’enrichissent.

– La misère recule enfin dans le monde. Elle était dominante il y a encore un demi-siècle; la croissance est rapidement en train de la marginaliser, laissant la place à une immense classe moyenne, qui peuplera la planète ce siècle durant. Il en résulte une atmosphère plus propice à la richesse. Il semble plus légitime de prospérer si d’autres ne meurent pas de faim à proximité.

Le ressentiment à l’encontre de la richesse s’atténue.

– En même temps, la demande d’égalité, si rituelle dans le discours républicain, n’est plus politiquement prioritaire. Dans les continents en forte croissance, on insiste plutôt sur l’égalité des chances que sur celle des revenus. Sans grands résultats d’ailleurs. Dans les pays plus stagnants, la revendication sociale se porte sur le maintien des acquis plutôt que sur des progrès de niveau de vie, qui semblent bien hypothétiques sans vraie croissance.La pression sociale est plus réaliste et souvent résignée.

– Il n’y a plus d’idéologies antiriches, comme ce fut longtemps le cas entre la Révolution française et la dissolution du Parti communiste de l’Union soviétique en 1990. Il n’y a plus d’ennemis de classe, selon la formule léniniste. Les riches sont considérés par la gauche comme une force politique antagoniste et une cible encore privilégiée de contribuables. Mais ces derniers y sont habitués et ont appris à négocier en conséquence.

Politiquement, les riches sont devenus des acteurs sociaux puissants et non plus une classe honnie.

– Les riches sont militants et acteurs d’une idéologie, le libéralisme. Le fait qu’il s’agisse d’un système économique illustre notre époque, où l’essentiel du jeu politique tourne autour du partage d’un gâteau qui se rétrécit. Le libéralisme est à la fois décrié et triomphant. Il déchaîne les polémiques, mais il n’a aucun adversaire frontal. Personne n’a, mondialement, de doctrine crédible à lui substituer. Les débats actuels se limitent aux moyens d’en atténuer les effets sociaux, quelquefois dévastateurs.

Les riches sont à l’aise avec l’idéologie dominante, la leur.

– Partout dans le monde, le seul adversaire des riches est la fiscalité. Il s’agit à la fois de les faire contribuer le plus possible aux dépenses publiques et de donner l’impression que les politiciens ne sont pas leurs amis ou complices. Cette guérilla, pour laquelle les riches sont bien armés, ne pourra obtenir de résultats significatifs que lorsqu’il y aura une véritable fiscalité mondiale. On en est loin. Les Etats s’efforcent de resserrer les mailles du filet en passant des accords d’échanges d’informations et de lutte contre les paradis fiscaux. Mais, avec 192 nations à la fiscalité autonome, les riches trouveront encore longtemps des havres financiers hospitaliers.

Les riches sont experts en stratégies fiscales planétaires.

– Les Etats de toutes tendances ferraillent avec les riches, mais n’ont pas les moyens de leur faire la guerre. Car leur premier casse-tête politique est le chômage. Or ce sont les riches qui créent les emplois. Le grave pour un responsable politique serait de déclencher une grève – pis, un exode – des employeurs. Il y a connivence de fait entre les gouvernements et les riches, qui ont mutuellement besoin les uns des autres.

On ne peut pas se passer des riches quand on est au pouvoir.

– Les riches sont amenés partout à se substituer à l’indigence budgétaire publique. Leur rôle financier est donc destiné à croître dans de nombreux secteurs d’activité : éducation, santé, recherche scientifique, aide humanitaire, philanthropie, mécénat artistique. Sans oublier que, de longue date, les entreprises que possèdent et dirigent les riches contribuent de façon décisive au financement des prestations sociales. Ce qui rend les riches coresponsables, avec la puissance publique, de la stabilité sociale du pays.Les riches sont devenus un acteur public central.

– Les riches sont mieux à même de tirer parti de la modernité que les politiques. Ils sont mieux informés, mieux conseillés, plus libres et plus concentrés que les élus du peuple. Car ils n’ont qu’un seul objectif, produire de l’argent et le protéger. Ils n’ont pas d’électeurs, peuvent garder le secret sur leurs plans et leurs tactiques, et savent s’arranger entre eux.

En même temps, au service de cet objectif central, ils peuvent mettre des moyens considérables, qui, souvent, manquent aux Etats. A la différence de ces derniers, ils se jouent des frontières et ont des stratégies mondiales. Les entreprises multinationales, que certains d’entre eux gouvernent, sont plus puissantes économiquement que la plupart des pays représentés à l’ONU. Seules les plus grandes nations peuvent encore les tenir en respect mais pas sur tous les terrains. Seuls les riches ont un pouvoir mondial.

– De ce fait, les riches n’ont plus de complexes et poussent leurs avantages sans prendre trop de précautions. La manière dont les banquiers et les financiers ont réduit à une peau de chagrin les mesures de régulation que les Etats voulaient prendre après la crise de 2008 l’illustre de façon éclatante. Les bonus les plus insolents sont repartis de plus belle dès 2009. Comme si les riches se sentaient libres de tirer un profit financier de tous les aléas économiques, laissant les politiques s’arranger avec les conséquences, en particulier sociales. Qu’a pesé un Montebourg face à un Mittal?

Les riches ne prennent plus de gants pour affronter le pouvoir politique.

– Les riches tiennent les médias, directement ou indirectement. Soit parce qu’ils en sont propriétaires, soit parce que les médias ont un besoin vital de la publicité que les riches peuvent leur attribuer, ou leur refuser. Comme la presse est en position de faiblesse partout, elle est un peu à leur merci. Les journaux les plus prestigieux, au bord de la faillite, sont rachetés à la casse par des possédants.

C’est ainsi que Jeff Bezos, qui a créé Amazon, a « sauvé », en 2013, le Washington Post. Même les médias les plus modernes ne peuvent vivre, à l’exception de quelques-uns, du Canard enchaînéà Mediapart, sans l’assentiment financier des puissants. Il n’y a que lorsqu’un riche est en difficulté que les médias se ruent à la curée. Ce qui donne à ces derniers une impression fugitive de puissance. D’autant qu’à ce moment-là les autres riches abandonnent l’animal à son triste sort. Car les riches ne sont pas tendres avec les plus faibles d’entre eux.

Le pouvoir d’informer est tombé très largement entre les mains des riches.

– Plus globalement, les riches contrôlent l’essentiel de l’argent sur la planète. Soit parce qu’ils en possèdent eux-mêmes (mais ce n’est qu’une petite partie de l’argent-pouvoir), soit parce qu’ils sont aux manettes du business mondial. Ceux, en effet, qui sont à la tête des entreprises ou des banques, non seulement sont nommés par eux, mais ils sont responsables devant ces jurys d’argent que sont les actionnaires, lesquels ont compris l’intérêt d’enrichir rapidement ceux qui travaillent pour eux.

Ainsi s’assurent-ils qu’ils sont passés dans le clan des riches. De ce fait, la morale de l’argent, les buts de l’argent, les stratégies de l’argent pèsent de plus en plus sur le destin de nos contemporains. On n’en finit pas d’en mesurer l’ampleur des conséquences. A l’échelle de la planète, même le plus puissant des riches ne pèse pas bien lourd, mais la religion de l’argent, commune à presque tous les riches, domine le débat mondial dans les pays en paix, c’est-àdire presque partout.

Les riches détiennent le pouvoir essentiel, celui de l’argent. Le reste suit.

– Certains riches ont pu réussir en politique, comme Michael Bloomberg ou Silvio Berlusconi, mais ce sont des exceptions. Car, d’instinct, les riches ont compris combien la détention publique du pouvoir est périlleuse et provisoire. Ils préfèrent l’infiltrer pour en obtenir ce qui leur est nécessaire. La vulnérabilité des politiciens face aux riches, c’est que la politique coûte cher et que la plupart des candidats à l’élection ne disposent pas de moyens personnels. Les scandales financiers qui émaillent la vie politique portent sur des sommes dérisoires comparées aux vraies fortunes. Quand un politique dissimule 600 000 euros, sa carrière est fichue. Quand un riche a fraudé sur 6 millions, il trouve discrètement un compromis financier avec l’administration.

Les riches laissent les détenteurs officiels du pouvoir prendre les risques. Ils se contentent de les influencer.Ils savent que la richesse est plus pérenne que les mandats électifs.

Ainsi s’exerce le pouvoir des riches. Il est pacifique, car ils n’ont plus, comme ce fut le cas au cours de l’Histoire, besoin de déclencher des guerres ni de fomenter des coups d’Etat pour maximiser leur puissance. Un marché mondial sur lequel ils peuvent intervenir avec l’efficacité des technologies contemporaines leur suffit. Ils n’ont besoin ni de police, ni d’armée, ni de censure pour servir leurs intérêts.

Au contraire, opérer dans un monde ouvert, à l’expression libérée et où la loi est respectée, crée les conditions optimales de leur réussite. Les riches sont forcément modernes, sinon ils ne survivent pas longtemps dans un monde en accélération permanente.

Les riches se doivent d’être des mutants de leur époque, de la comprendre, la deviner avant les autres. Ceux qui y parviennent gagnent gros et, en plus, s’amusent à ce jeu en vraie grandeur et à sommes réelles.

Les riches ont gagné. Ils n’ont même plus besoin de s’en vanter. Ce monde actuel est devenu le leur, ils y sont chez eux.

Ne pas oublier que les nouveaux riches sont aussi des anciens pauvres… dédé

Moi, je m’en fous, je vis dans la luxure :

 Je fais ce que je veux

ou je veux

quand je veux

avec qui je veux… 

Même Bill Gates et le Pape ne peuvent pas le faire !!! 

ça s’appelle la liberté et je l’ai eu à juste prix.

Alice Guy Blaché, pionnière du cinéma oublié

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Dans la rubrique des femmes passionnantes, voici Alice Guy Blaché, une femme novatrice qui aurait mérité un Oscar, un César, un Lion d’Or et la Palme suprême du cinéma.
Messieurs Seydoux, pourquoi ne pas réaliser un film avec Léa Seydoux dans le rôle de Alice ? ©Copyright 2013. André Cardinali

Le Cinéma, aussi connu sous le nom de 7ème Art, est aujourd’hui l’art du Spectacle le plus connu au Monde, mais pour autant, qui connait vraiment le cinéma aujourd’hui? Par exemple, si je vous demandais où avaient été inventées les premières fictions, par qui, etc, sauriez-vous en mesure de me répondre? Vous tenteriez certainement une réponse qui enverrait son auteur du côté du Pays de l’Oncle Sam, et pourquoi pas de Hollywood, mais vous ferriez fausse route. Les plus érudits d’entre vous parlerais très certainement des frères Lumières, et de leur magnifique et innovante invention du cinématographe, présenté pour la première fois à la Société d’Encouragement pour l’Industrie Nationale, 4, place St Germain des Prés, le 22 mars 1895 avec leur film  » La sortie des ouvrières de l’usine Lumière « .

En effet, pour les Français, ce sont les frères Lumières qui sont les créateurs du Cinéma, alors que pour les Américains, il s’agirait d’avantage de Thomas Edison. En réalité, les deux, ou plutôt les trois, ont inventé un système capable de retranscrire une image, mais cela tenait d’avantage de la reproduction de faits de la vie courante que de cinéma au sens fictionnel du terme. En réalité, les premières fictions, vont bien voir le jour du côté de l’Hexagone, mais étrangement, son inventeur, on plutôt en l’occurrence son inventrice, va se retrouver au fil du temps complètement effacée des tablettes historiques. Aujourd’hui, l’heure est venue de « Rendre à César ce qui appartient à César ».

La personne qui est à l’origine des premières fictions, n’est autre que la toute première femme réalisatrice du cinéma, Madame Alice Guy-Blaché.

Alice

Alice Guy, entre comme « simple » secrétaire au Comptoir Général de la Photographie, au service de Léon Gaumont, une société qui produit notamment des appareils de projections, des caméras et qui en 1895 deviendra la société de production « Gaumont ». Une société aujourd’hui très connue dans le milieu du Cinéma, qui à son origine n’avait que pour seul but que de faire de simples reportages, et de développer la technique cinématographique.

Une ambition qui ne satisfait pas à Alice Guy qui voit déjà plus loin, et qui pousse Léon Gaumont à accepter le premier scénario de la maison Gaumont et de la laisser tourner un film de Fiction.

Le pari est osé, mais il est gagnant, puisque en produisant « La Fée aux Choux » en 1896, Alice Guy vient de mettre sur pieds la toute première fiction de l’époque et de l’Histoire du Cinéma. Un court métrage de 60 secondes, un choix osé, qui filmait la naissance des enfants sortant des choux.

La Fée aux Choux, Vidéo :  http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=MTd7r0VkgnQ

Alice Guy fut une vraie innovatrice. Curieuse de tous, Alice Guy va s’essayer au cinéma d’Attraction puis au cinéma de Narration avec les premiers gros plans de l’Histoire du Cinéma dans le film « Madame à des envies », daté de 1906.

En 1906, Alice Guy Blaché va entrer dans l’Histoire en tournant sa version de  » La vie du Christ « , ce qui sera la seule réalisatrice de l’Histoire, à se lancer dans un tel sujet et cela jusqu’aux années 2000.

christ

En 1907, Alice Guy devient, Alice Guy-Blaché, suite à sa rencontre avec Herbert Blaché, un anglo-saxon. Peu de temps après, les jeunes mariés s’envolent pour le pays de l’Oncle Sam, afin d’y développer l’un des nouveaux outils de la jeune société de Production française, mais sans grands succès.  Qu’importe, il en faut plus pour abattre notre jeune française déjà réalisatrice d’une centaine de courts-métrages en France. Toujours aussi curieuse, cette dernière lance donc sa propre société de production ( Solax ) outre Atlantique, et se met à mettre en scène des histoires liées aux mélodrames, aux problèmes ethniques, à la guerre de sécession, aux westerns, etc.

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En 1914, Alice Guy-Blaché va encore plus loin dans la polémique, puisqu’elle lance un film traitant de la traite des Blanches dans  » The Lure « .

Le Cinéma devient un vrai jeu commercial aux USA, et l’on assiste à l’avènement commercial de Hollywood. Dans la cité des Anges qu’elle a rejointe, Alice Guy-Blaché signe un grand succès commercial et perd l’amour de sa vie qui la quitte. Elle signe aussi à cette époque son échec le plus retentissant en 1920, année ou elle échappe à la mort après avoir contracté la Grippe Espagnole, un échec qui mettra un terme à sa carrière dans le Cinéma et qui la repoussera à rentrer en France. Alice Guy-Blaché ne connaîtra pas de nouveau les succès de ses débuts dans l’Hexagone, et ne parviendra plus à trouver d’emploi dans le milieu du cinéma sur le vieux continent. Mise à mal par le Monde du Cinéma, Alice Guy-Blaché s’essayera par la suite aux contes pour enfants, animera des conférences, etc…

Une femme qui reste néanmoins une pionnière dans bien des domaines du cinéma, puisqu’elle fut la première à faire usage du gros plan, entre autre,  à monter une société de production en qualité de femme, ainsi que la première à détruire une voiture, engendrer des explosions, ou faire usage d’animaux sauvages dans ses films. Une carrière riche de plus de 600 Films, au sein de laquelle elle aura aussi été la première à adapter à l’écran, un roman, un opéra, ainsi qu’à faire usage d’Affiches pour ses films.

Finalement, cette grande Dame du cinéma, a donné son dernier clap de fin, le 24 Mars 1968 dans le New Jersey.

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