Le blog de Dédé de Montreuil

" Sortons des grands ensembles pour aller voir les Grands Ensemble "

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Les Pleurs du Mâle d’Aimé Nouma

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Mon ami, le slameur, Aimé Nouma est à l’affiche avec la sortie de son premier livre  » Les pleurs du mâle  » parût aux éditions Universlam dans la Collection   » Entre Guillemets « .

Couverture 1(1)Les Pleurs du Mâle, un recueil de poésie slam contenant des chroniques parisiennes commencées à la fin des années 70.

Un Temps, rappelons-le, où le Sida n’existait pas encore. Temps où les immeubles n’étaient pas bardés de digicodes et où les caméras n’espionnaient pas en permanence la ville et ses sous-sols. Des tranches de vie, souvent celles de l’auteur, un ex-jeune des cités monté dans la capitale pour se chercher.

Des histoires d’amour, de sexe, d’argent, de quête de soi, de désir d’enfant, de banditisme et d’espoirs…

Des faits divers, largement teintés d’humour et d’érotisme avec, en toile de fond, Paris, la ville lumière, dont les quartiers populaires se modifient au gré des opérateurs immobiliers.

Les aventures quasi cinématographiques du  » Black – Titi  » de Paname  » comme on le surnomme dans l’univers du slam…

Né au Cameroun, ancien virtuose du ballon rond, Aimé s’est converti en jongleur de mots qu’il met en musique avec un flow très fluide.

Pour faire connaître et aider cet artiste hors du commun, acheter son livre à 10 euros en ligne http://www.universlam-editions.com/ , je vous le demande amicalement pour la défense des artistes.

Voici la préface du livre que je lui ai écrite :

Aimé, comment ne pas l’Aimer ?

Lors de notre rencontre dans les faubourgs de Levallois, j’ai compris qu’Aimé avait l’âme et le talent d’un artiste.

Regardez-le respirer, réfléchir, mater et vous serez  de suite conquis !

Avec son sourire de môme, avec sa démarche et sa gouaille de gadjo, ses verbes claquent et ses mots sont bien en place.

Je suis certain que Vian, Prévert, Apolinaire et Victor Hugo l’auraient apprécié.

Le crayon à la main, il a rempli des pages pour nous faire rêver et nous faire fantasmer…

Je suis très fier qu’il ait écrit un slam sur mézigue avec une recherche sur ma personnalité.

Aimé, continue à bouger, tu en as le corps et l’esprit.

Amitié fidèle…

Dédé de Montreuil

Il m’a fait l’honneur d’insérer le slam ci-dessous dans le livre  ( page 54 ) :

Salut Mon Dédé,

Faut croire que je suis  un peu con parfois, pour ne pas me rendre compte de la chance que j’ai d’avoir un pote comme dédé de Montreuil, malgré le temps qui passe.
Trop de la balle ton blog, ça me donne carrément envie d’avoir le même.
Au fait Dédé, tu voudrais pas être mon manager ?

Je t’ai fait un petit slam, mais il y a tellement à dire sur toi que je n’ai parlé que de la première soirée chez Laurie, donc il y aura une suite que j’ai déjà en tête puisque c’est du vécu. Dis moi ce que tu en penses. Amitié. Aimé.

Dédé de Montreuil, un aristo de la zone
St Germain, c’est son destin…
Comme l’attestent encore de beaux restes
il paraîtrait :qu’il était beau gosse le keum,
le gadjo quand il était plus jeune.
Que ça lui avait même permis defaire son gigolo.
Mais, ce n’est pas ce qui m’a marqué, sans conteste
quand je l’ai rencontré pour la première fois,
dans les beaux quartiers de la commune de Levallois
au cours d’un dîner mondain chez une relation commune.
Peu commun le bonhomme à la chevelure presque blanche.
Bonne mise, bonne mine, complet-veston,chemise blanche,
Westons et qui se recommandait de la Zone …Du 9.3..
Des quartiers chauds de la Seine-St-Denis ,ces endroits…
où banal petit rital , il avait grandi …
c’était fait ses premiers amis.
Et qui maintenant se faisait appeler Dédé, Dédé de Montreuil, Monsieur dédé de Montreuil
“Je suis un Aristo de la Zone” balançait-il avec une pointe d’orgueil.
St Germain, c’est son destin…
Et des barres de rires, à cette tablée,on s’en ai tapé ce soir là.
Car le drôle de Monsieur s’est avéré sympa, drôle , cultivé, tout ça.
Alternant verlan, argot, javanais et un langage chatié matiné de mots gitans,
il nous en a fait passer du bon temps ,nous racontant
avec humour et par le menu,
des vraies histoires vécues:
le Saint Germain-des-Prés des seventies, des sixties,
les bandes de voyous d’antan
les soirées de ouf du showbiz
les bastons, la schnouf, la tise…
Lipp, les Deux Magots, le Drugstore, Le Flore…
St Germain, c’est son destin…
Sans oublier les femmes:
les poufs, les stars, les starlettes…les grandes dames.
Il parlait aussi avec ferveur ,voire amour
de ses actions, ses combats pour l’intégration des jeunes , des défavorisés.
racontant ses victoires et aussi ses fours.
Il disait qu”il avait été favorisé par la vie
parlait des rencontres importantes de sa vie
citant de ci-de la des noms comme Mocky, Séguela, Aznavour, Servan-Schreiber,
Dali, Rocard, Prévert, MC Solaar, Cora Vaucaire, Mitterrand, etc..
Et là , il ouvrait les vannes ,mais sans monopoliser la parole,
et entre deux bonnes vannes ,(c’est un cas d’école)
il racontait, racontait, racontait , racontait, racontait
et nous on l’écoutait parce qu’il n’était pas là
à se la raconter …
Dédé au Départ, il était pas aiDé, mais il avait Décidé d’avoir un Destin… à St Germain….
St Germain, c’était son destin…

Le Slameur2coeur : Aimé

dédé en 1967

Dédé en 67 

La suite logique de mon destin à St Germain

SEIN GERMAIN

Comme d’hab je découvre le terrain

Par une conquête qui habite dans le coin

Sabine, « Zabineu », une belle rouquine issue de germains

Yeux pers, jeune fille au pair, rue des Saints-Pères

Chambre avec vue claire.

OK, Opé ,Super pour ce qu’on a à faire

Le matin

Après avoir ramené le marmot qu’elle materne fort bien

Passant rue du Four

Elle rapporte les croissants chauds et le pain du jour.

Frais comme le corps de ma mie qui me retrouve sous la couette

Où se lit à tue-tête

La carte du tendre

Pour qui veut l’entendre.

Rue Monsieur le Prince

Je parade sapé comme un prince

« Rue Madame ? »Oui Mr…heu Mme ! »

Tel un vrai indigène de St Germain,

Galamment j’indique le chemin.

« You’re so cute !where you come from ? »

« I’m african, cameroonian,

but I grew up in the suburbs,I’m a brand new parisian »

Tu parles avant d’être black titi de Panam

Je savais déjà parler aux dames

Mais pas le temps de prendre Racine,

Ecole de Médecine j’enlève Sabine

Sourire de gamine

On va boire des cafés rue de Buci ou Place St Sulpice

Tous ces moments passés ensemble sont des purs délices

« Aimé je t’aime !Je veux un café-crême ! »

Odéon , carrefour théâtre des émotions

Un skateur blond cause l’attraction

Il fait des sauts, des bonds, des contorsions

Sur la chaussée sept piteux képis s’étant piqués de l’arréter

Font tour-à-tour des roulés-boulés sous nos huées.

Rue saint-André-des-Arts, je suis désarmé par son désir de bébé

Maternel dessein éternel

Sous la Tour de Nesle même ritournelle

L’heure de la paternité n’a pas encore sonnée, désir snobé

« Aimé je t’aime ! Je veux un café-crème ! »

Non Sabine !Je me sépare de ton sein germain,

Le tétera un gamin mais ne sera pas le mien

Ou qui sait peut-être un jour, demain

Encore Saint germain main dans la main,

Sein germain dans la main

Aimé Nouma

 

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Lord Sandwich

Bonjour M’ssieurs-Dames,

En dégustant ce midi, un casse-dalle préparé par Michel, le tolier du rade en bas de chez moi, j’ai eu envi de vous faire découvrir l’origine du sandwich.

Une pratique culinaire simple qui rencontre auprès des urbains pressés un franc succès. En France, le sandwich représente un marché de 6,62 milliards d’euros. 70 % de la population active le consomme à l’heure du déjeuner. Près des deux tiers, (1,5 million de sandwichs sont consommés chaque jour en France), sont fabriqués à partir de la traditionnelle baguette. 30% contiennent du jambon.

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Michel, le tolier du bar-tabac  » le Dauphine « 

Casse-croûte, casse-dalle, un Paris-beurre, club-sandwich, canapé, burrito ( Mexique ) cheeseburger, croque-Monsieur, croque-Madame, Dagobert ( Belgique ) fouée ( ouest de la France ) hamburger, hot-dog, kebab, mitraillette ( Belgique ) dit aussi sandwich du routier, pan-bagnat ( Nice ), panini, pita ( Turquie ) , sandwich sous-marin ( USA ) tramezzino, tuna ftira (Malte) Wrap ( USA ) , etc….

Footlong ham & swiss submarine sandwich isolated on white

Le Paris-beurre est le plus vendu en France

Les conditions de vie qui conduisent à manger un sandwich sont attendrissantes : manque de temps, empressement, manque d’argent ou les trois ensemble.

Lord Sandwich, ayant une passion dévorante pour le jeu, si bien qu’il en vint à se faire apporter de la viande de boeuf servie entre deux tranches de pain, pour manger d’une main et poursuivre sa partie de cartes de l’autre. Bien que ce type de repas fut certainement pratiqué depuis fort longtemps, par les gens de condition modeste, John Montagu conféra à ce mets ses lettres de noblesse.

téléchargement

C’est en 1762 que le sandwich prit le nom du Lord

Amateur d’art et de voyages,  Lord John Montagu, 4e comte de Sandwich, fit une brillante carrière politique dans l’Angleterre du Siècle des Lumières. Toutefois, le personnage demeure très ambigu avec toutes sortes de vertus, alors qu’il fit scandale par ses manoeuvres politiques, ses moeurs dissolues et sa corruption ; il fut, l’un des principaux responsables de la défaite anglaise dans la guerre d’Amérique.

Winston Churchill évoqua à plusieurs reprises la mémoire de Lord Sandwich, mais pour fustiger la grossièreté du personnage.

Si on accepte l’idée qu’un repas est resté de la nourriture avec du pain, il faut bien admettre qu’un sandwich ressemble à un repas à l’envers : du pain avec de la nourriture. Expression inversée d’un besoin élémentaire, réjouissant, qui prend de plus en plus d’importance dans une période où le moral est généralement atteint.

Enfin, impossible d’oublier que sandwich comme son nom l’indique, est d’origine anglaise. Est-ce un handicap ? Rien n’est moins sûr. De toute façon, sandwich est devenu un des rares mots internationaux du vocabulaire des hommes, Gloire lui en soit rendue. Il est une pièce maîtresse du grand esperanto de la cuisine.

« Certains dîners gratuits sont tellement ennuyeux qu’un sandwich payant est, de loin, préférable. » de José Artur.

Le visionnaire Lord Sandwich a disparu il y a deux siècles (1791). Dans les îles qui portent curieusement son nom au fin fond du Pacifique, on raconte que les disparus ont la charge d’aller compter les étoiles et nous reviennent, la comptabilité faite.

Aujourd’hui, la relève est assurée par le onzième comte de Sandwich, qui vient de créer une entreprise de restauration rapide : « The Earl of Sandwich ».

Voici une idée pour les sandwicheurs : créer des nouveaux sandwichs portant le nom des onze îles de l’archipel sandwich :

Zavodovki, Leskov, Visokoi, Candlemas, Vindication, Saunders, Montagu, Bristol, Bellingshausen, Cook, Thule.

Les îles Sandwich sont un archipel nommé par James Cook en l’honneur de John Montagu, c’est un territoire d’outre-mer du Royaume-Uni, découvert en 1775, composé d’îles volcaniques inhabités. La souveraineté de l’archipel est revendiquée par l’Argentine. Les îles Sandwich du Sud sont appelées South Sandwich Islands en anglais et tislas Sandwich del Sur en espagnol. 

James Cook fut dévoré par les indigènes des îles Sandwich !

images

 La ville de sandwich, au sud-est de l’Angleterre, a célébré en 2012, les 250 ans de la naissance du fameux casse-croûte qui a fait le tour du monde depuis.

Une Française à Rio de Janeiro et au Flore

Bonjour M’ssieurs- Dames. Olá Senhoras Senhores,
Un de mes amis, Benoît Perrier en charge de la Communication du Polo Club du Domaine de Chantilly, m’a conseillé de rencontrer son amie Marie-Laure Solanet.
Une rencontre très sympathique et enrichissante devant un bon café-croissant au Café de Flore ce matin. Marie-Maure est une femme passionnée, aimant la Culture en allant la chercher là ou son inspiration la guide. Ouverte sur le monde avec des amis artistes, des inconnus, des personnalités, Marie-Laure est une battante avec qui on a envi de partager un instant, afin qu’elle nous raconte sa passion envers les autres et ses nouvelles aventures… C’est une femme libre qui a décidée de vivre sa vie autrement.
Flore
 
Autre regard. Une française à Rio de Janeiro
Outro olhar. Uma francesa no Rio de Janeiro
Outro olhar_so frente
 
Marie-Laure Solanet a été Ambassadrice du Brésil à Paris et à Washington pendant 9 ans avant de s’installer définitivement à Rio de Janeiro depuis plus de 12 ans.
Passionnée par la ville et par la manière d’être carioca, Marie-Laure réalise chaque jour un rêve d’enfant : vivre en écrivant.
Dans ce livre, Marie-Laure réunit des histoires personnelles et bien singulières d’une manière de vivre marquée par son énergie captivante, son regard affectueux et son entière disponibilité pour faire de Rio le port d’une vie de surprises permanentes.
Voilà, un livre à découvrir d’une française qui a découvert la scène carioca, une vie solaire, pleine de découvertes et de nouvelles images qui mettent à bas les mythes les plus classiques à propos de Rio.
Quelques témoignages confirment la réussite de ce livre :
Ce livre est une déclaration d’amour à la capitale du samba. Qui veut être heureux dans un bon climat doit faire comme l’écrivain, tout balancer et venir ici.
Martinho da Vila ( chanteur )
Qui peut unir Paris, la Corse, Rio de Janeiro et l’île de Gigoia ? Uniquement Marie-Laure Solanet.
Elle peut aussi bien être dans les salons des Palais de Chantilly ou de Versailles que dans le salon de coiffure  » cabaret da Beleza  » sur la petite île de Barra da Tijuca. Elle peut-être vue dans un bus allant à Jacarepagua ou dans une limousine aux Champs-Elysées.
Enfin, elle est femme, artiste, écrivain et maître dans l’art de voir et de vivre.
Neville d’Almeida ( cinéaste et artiste plastique )
Avec un Autre Regard, Marie-Laure Solanet nous présente une vision singulière et très amoureuse de la ville de Rio de Janeiro et ses gens ; aventures capables d’émouvoir brésiliens et étrangers. Chaque histoire s’entrelace avec l’autre, toutes toujours bien racontées, avec légèreté, richesse de sons et remplies d’images quasi cinématographiques. C’est le genre de livre dans lequel on se plonge pour le lire d’une traite, économisant les dernières pages avec le goût de  » j’en veux plus  » et la peine que ça s’arrête.
Mano Melo ( écrivain et poète )

Este livro é uma declaração de amor à capital do samba. Quem quer ser feliz em um bom clima, faça como a escritora: jogue tudo pro alto e venha pra cá.”Martinho da Vila.

Uma francesa apaixonada pelo Rio descortina o seu olhar sobre a cidade. Em outro olhar – uma francesa no Rio de Janeiro, lançamento da Editora Casa da Palavra e edição trilíngue (português– francês – inglês), Marie-Laure Solanet conta como foi deixar há mais de 12 anos sua cidade natal, Paris, para viver no Rio de Janeiro.

 Ao desembarcar na cidade, Marie mergulhou de cabeça. Mais do que uma cidade maravilhosa, a francesa descobriu no cenário carioca uma vida solar, cheia de descobertas e de novas imagens que colocavam por terra os mitos mais clássicos sobre o Rio.

Desde o momento em que me instalei aqui procurei não dar muita atenção quando alguém tentava me convencer de que a cidade era perigosa e que eu não deveria, de forma alguma, sair sozinha depois do pôr do sol. Ao contrário, dava ouvidos àqueles que viviam a vida carioca em todo o seu charme e plenitude. No Brasil, no período do inverno, o sol se põe muito cedo e, no verão, não muito mais tarde que no inverno. Assim, se eu tivesse seguido os conselhos de amigos cautelosos seria forçada a ficar Luz”, Marie sempre pensou em um dia fugir para um país abundantemente ensolarado.

Após a morte prematura de seus pais, Marie começou a sentir o desejo de buscar outro lugar com o qual, de maneira inconsciente, sempre havia sonhado.

Minha mãe, que havia sido criada em Marrocos de uma forma totalmente livre (primeiro no interior e depois em Rabat), deixou em minhas veias sua nostalgia daquela vida repleta de calor, beleza e alegria permanente. Lembro de seu sofrimento com o frio parisiense, esperando os verões na Córsega como alguns esperam a chegada do Messias, e rememorando obstinadamente os prazeres de sua infância. Definitivamente, não queria ser para meus filhos esta mãe descontente com a própria sorte”, afirma.

Neste livro, que conta com prefácio do cantor, compositor e sambista Martinho da Vila, Marie-Laure reúne as histórias pessoais e tão singulares de uma vivência marcada por sua energia cativante, seu olhar afetuoso e sua inteira disposição para fazer do Rio o porto de uma vida de surpresas permanentes. A autora dá dicas de seus programas favoritos na cidade, como um passeio no Museu do Açude e no Parque Lage, seguido de lanche ou café da manhã na Casa da Táta ou no Bistrô do Paço e também desmistifica algumas máximas, como a de que o carnaval no Rio é perigoso.

O que pode unir Paris e a Ilha da Córsega ao Rio de Janeiro e à Ilha da Gigoia? Unicamente Marie-Laure Solanet. Ela tanto pode estar nos salões dos palácios de Chantilly ou Versailles quanto no salão de cabeleireiro “Cabaret da Beleza” na pequena ilha da Barra da Tijuca. Pode ser vista num ônibus indo para Jacarepaguá ou numa limousine na Champs Elysées. Enfim, ela é mulher, artista, escritora e mestre na arte de ver e de viver” – Neville d’Almeida.

Sobre a autora

Marie-Laure Solanet nasceu em 1955, em Paris, onde também foi criada. Foi embaixatriz do Brasil em Paris e Washington por nove anos, antes de se mudar definitivamente para o Rio de Janeiro. Tem três filhos e quatro netos. Apaixonada pela cidade e pelo jeito de ser carioca, Marie-Laure realiza diariamente um sonho de criança: viver escrevendo em um país ensolarado.

EDITORE : CASA DA PALAVRA 

Av. Calogeras, 6, sala 1.001

Rio de Janeiro

21. 2222. – 3167

Ticky on s’ennuie…

Salut M’ssieurs-Dames, Salut mon pote,

Il y a aujourd’hui 9 ans que mon pote Ticky Holgado, Ticky, mon Tikos est parti rejoindre ses potes et les miens au paradis des artistes. J’ai pas pu m’empêcher de m’évader un instant en pensant à lui.

Tu aimais le rock’ n’ roll, la rigolade, le cinéma, les fêtes entre copains et copines, la pétanque, le soleil et les couleurs vives du Maroc. Ticky, un ami irremplaçable, fidèle, généreux et séducteur qui emballais tout le monde, entre blagues et tendresses.

Ticky Holgado

Ticky c’est la bonté, tu aurais mérité le Prix de la camaraderie, toujours là quand il fallait, plein d’idées et de projets. Charmeur et coquin avec les femmes, déconneur avec ses potes, relationneur pour les uns et les autres sans retour d’ascenseur, ni d’escalier, profiteur de temps en temps sans pour cela être opportuniste, super joueur de boules, il aimait bien taquiner la cochonnette…

Avec Ticky 2

Ticky va pointer sous mon oeil averti !

Né à Toulouse, voleur de  » Mob bleue  » avec son pote Serge…, il commence la musique sous le nom de Ticky James  https://www.youtube.com/watch?v=87QlxtTLCzM et finira avec le groupe Les Claps Shooters ( des anciens de Martin Circus ) Voici Ticky avec Paul Personne en concert, c’est du lourd !!!

http://www.dailymotion.com/video/x6npub_paul-personne-ticky-holgado-le-blue_music

Dans les années soixante, il monte à Paris, et devient le Secrétaire particulier de Claude François, puis des Chats Sauvages avec son pote Mike Shanonn et ensuite de Johnny Hallyday – « l’idole comme il l’appelait ».

C’est tout naturellement qu’il commença sa carrière d’acteur avec plus de soixante films, rappelez-vous : Delicatessen, Une époque formidable avec une nomination au César pour le meilleur second rôle et aussi pour Gazon maudit et sa dernière apparition au cinéma dans le film de Claude Lelouch ou il tenait le rôle du Bon Dieu, ç’était un clin d’oeil en prévenant le Bon Dieu pour qu’il prépare le Pastis ( sans glaçons) à l’ombre d’un olivier.

En écrivant ce billet, beaucoup de souvenirs me viennent en tête, se serait trop long à vous raconter, c’est quand même lui qui présenta Jimmy Hendrix à L’idole, il a même vécu chez lui à Londres… Une petite quand même pour la route : un jour en compagnie de son pote Claude Nougaro à la terrasse d’un rade sur la Place du Capitole à Toulouse, comme deux oies,  ils voient passer Pascal Nègre, Claude dit à Ticky, « tu crois pas que Pascal est nègre comme un clou …depuis qu’il gagne des Pascal !

Comment oublier le duo avec Nicoletta et Joey Starr le soir de son enterrement chez son pote Jean-Pierre Rives ou tous ses amis étaient réunis. Ticky était un visionnaire en voyant Joey comme acteur :  https://www.youtube.com/watch?v=rKzEeMDmK2A

Une pensée particulière à Jean-Claude Darmon qui a offert et organisé à notre Tikos son départ vers les étoiles comme une Star et surtout à notre pote Ludo, qui m’a dit un jour en parlant de Ticky : » ils doivent être bien là-haut, puisque personne ne redescend » !

Ticky le jour de mon mariage, on s’aime, ça se voit non ?

 

TICKY et ses petites phrases : 

–  » Moi, un bon élève ? Pas du tout ! À l’école, je n’aimais que le dessin ! »
–  » Le succès, la réussite ? Je dis toujours que c’est l’Étoile qui fait mon calendrier. »
–  » Mon rôle préféré : celui d’un adulte qui reste dans ses rêves de môme. »
–  » Cloclo : le plus grand professeur de show-business de Paris. »
–  » Johnny (Hallyday, c’est quelqu’un que j’adore ; il fait partie de ma vie. »
–  »  La vraie amitié, c’est ce qui équilibre la vie. »

Mon Ticky, on s’ennuie et on ne t’oublie pas…  tu dois bien te marrer là-haut en voyant ce qui se passe ici.

 » Ticky fait parti de mes amis disparus qui sont vivants en moi tant qu’il me restera un souffle  »

Si tes amis, ne t’ont pas oublié, je compte bien organiser une fête en 2014 pour tes 10 ans dans le ciel.

Fidèle Amitié. Ton dédé

Femmes, femmes, femmes, c’est vous qui tenez entre vos mains le salut du monde. ( Léon Tolstoï )

Bonjour M’ssieurs-Dames,

       « Le secret de la vie est de continuer à penser. Et de cesser de penser à nous-mêmes. » 

Voilà ce que disait la grande scientifique italienne Rita Levi-Montalcini qui vient de s’éteindre à 103 ans.

         « Que le corps fasse ce qu’il veut. Je ne suis pas mon corps. Je suis mon esprit. »

Lauréate du Prix Nobel de médecine en 1986 pour la découverte et l’identification du  » facteur de croissance des cellules nerveuses, une protéine fondamentale dans le développement du cerveau « .

Elle a contribué à briser le dogme selon lequel, au coeur de notre matière grise, “tout peut mourir, rien ne peut être régénéré”, pour dire que notre organe peut en permanence produire de nouveaux neurones.

En 1992, Mme Levi-Montalcini avait créé une fondation d’aide à la jeunesse, à la devise claire : « Le futur appartient aux jeunes ».

rita

Cette grande Dame m’a donné envie d’écrire un billet sur les femmes qui m’ont fascinés :

Olympe de Gouges. Marie-Olympe de Gouges est morte guillotinée à Paris, le 3 novembre 1793. Femme de lettres, politique et polémiste. Auteure de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne et de l’abolition de l’esclavage des Noirs. Elle est devenue emblématique des mouvements pour la libération des femmes, et pour l’humanisme en général. Elle demanda l’instauration du divorce – le premier et seul droit conféré aux femmes par la Révolution . S’indignant de voir les femmes accoucher dans des hôpitaux ordinaires, elle demandait la création de maternités. Sensible à la pauvreté endémique, elle recommandait enfin la création d’ateliers nationaux pour les chômeurs et de foyers pour mendiants.

Elle déclara: « Les femmes n’ont jamais eu de plus grands ennemis qu’elles «.

( voir mon billet: Olympe de Gouges, une femme qui bouge… du 5/9/11 )

Indira Gandhi. Première ministre de la République d’Inde et seconde femme au monde élue démocratiquement à la tête d’un gouvernement. Quand elle a deux ans, son père l’engage dans la lutte pour l’indépendance de l’Inde aux côtés de Gandhi.

Alors qu’elle n’a que 11 ans, elle créé la Brigade des Singes. Ce groupe d’enfants avait notamment pour tâches de surveiller la police et de distribuer des tracts indépendantistes. Indira Gandhi aura durablement marqué la vie politique et économique de l’Inde, elle a permis à l’Inde de subvenir à ses besoins et de devenir une réelle puissance régionale, mais aussi elle a souvent abusée de son pouvoir et n’a jamais lutté contre la corruption.

Louise Michel. Institutrice, militante révolutionnaire et libertaire française. Elle fonde une école libre où elle enseigne pendant trois ans les principes républicains. Louise Michel fait partie de la frange révolutionnaire la plus radicale et se porte même volontaire pour aller seule à Versailles tuer Adolphe Thiers. Surnommée la Vierge Rouge, elle est condamnée à la déportation à vie et devient anarchiste. Elle défendit l’abolition de la peine de mort, les ouvriers et les chômeurs.

Golda Meir. A participé à la création de l’État dIsraël. Ministre des Affaires étrangères et Premier Ministre.

Représentante des femmes de la Histadrout. Elle gagne progressivement en influence au sein de la Histadrout qui compose une forme de gouvernement de l’ombre, dans l’attente de la création de l’État d’Israël.

En raison de sa fermeté, elle avait gagné le surnom de « la Dame de fer » de la politique israélienne.

On lui attribue cette phrase : « Nous pouvons pardonner aux Palestiniens de tuer nos enfants, mais nous ne pourrons jamais leur pardonner de nous obliger à tuer leurs enfants. La Paix viendra quand les Arabes aimeront leurs enfants plus qu’ils nous haïssent. »

Mata Hari.  Danseuse et courtisane. Elle a été fusillée par la France pour espionnage pendant la Première guerre mondiale.

L’historien Alain Decaux  témoignera lors d’une de ses recherches sur Mata Hari avoir interrogé le procureur Mornet sur l’enjeu réel que présentait le cas de cette présumée espionne. Celui-ci répondait « qu’on n’avait finalement pas grand chose à lui reprocher » mais que son cas était évoqué « sous le feu de la presse dans un contexte politique tel » que la raison d’État ne pouvait que l’emporter. Dans le Paris de la Belle Epoque, Mata Hari fut une « cocotte » naïve et vénale manipulée par les services secrets français.

Elsa Triolet. Tout le monde connaît les beaux yeux d’Elsa, chantés par Aragon. C’est Elsa qui ouvrira à Aragon les portes des milieux intellectuels soviétiques. Dès lors, la légende l’unit au poète. Si rarement femme a été autant célébrée, ce sont des tourments de mal aimée qui recèlent ses textes.  » La solitude n’est pas le grand thème de mes livres, elle l’est – de ma vie « écrira-t-elle un jour de douleur à Aragon. Elsa était inatteignable. ( voir mon billet: Elsa l’Aragonne du 20/8/12 )

Calamity Jane. Après avoir connu une notoriété de son vivant par sa participation à la Conquête de l’ouest et son rôle lors des guerres indiennes au cours desquelles elle s’est prétendue éclaireur pour l’armée américaine avec le général George Custer, elle devient le personnage principal d’un spectacle basé sur sa propre légende, le Wild West Show. Ce spectacle va accroître cette légende du vivant de Calamity Jane, rendant ardue la tâche de la démêler de la réalité.

Edith Piaf.  La  » môme  » de Belleville, n’aura jamais su se guérir des blessures de l’enfance et des désillusions de l’amour. Elle a dédié sa vie à son public, sa relation la plus fidèle et la plus sincère.   » La vie en rose « ,    » L’hymne à l’amour  »   » Non, je ne regrette rien » resteront gravés sur les marches de la gloire.

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Piaf est sans conteste l’artiste féminine qui aura le plus marqué le XXème siècle, tant par la grandeur …qu’avec sa petite robe noire.

Jackie Kennedy. La First Lady la plus glamour de l’épopée américaine. Incarnation de la beauté, du charme et de l’élégance, sa personnalité n’a cessé d’attirer l’attention et son  rôle politique. Elle fut une véritable légende dont la vie, ponctuée d’histoires d’amour et de morts violentes, semble ressortir davantage à la tragédie grecque qu’à l’histoire contemporaine. Jackie   « la classe à la française  »

Marie Curie. Déterminée, ambitieuse, passionnée… Marie Curie reste une grande figure féminine du XXe siècle. Après une enfance difficile, elle s’est plongée corps et âme dans la recherche scientifique, s’usant la santé dans des manipulations radioactives. Ayant découvert le polonium et le radium, elle a reçu maintes récompenses, dont le prix Nobel de Physique en 1903, et de Chimie en 1911. Elle est d’ailleurs la seule, hommes et femmes confondus, à avoir reçu deux fois cette prestigieuse récompense. Elle est la première à avoir enseigné à la Sorbonne. Sa carrière scientifique accomplie, elle a voulu mettre ses découvertes au service de l’humanité.

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Ces femmes n’avaient pas besoin des médias et des hommes pour exister !!! 

On peut constater au regard de toutes ces femmes évoquées ci-dessus,  c’est que outre leur courage, leur dévouement et leur intégrité,  elles font preuve d’un degré de conscience, d’une clairvoyance et d’une indépendance d’esprit, qui semblent, là pour le coup, plus développés que chez la plupart des hommes. Elles font partie des esprits les plus éclairés de leur époque.

En un mot, quelles que soient leur positions politiques, elles sont parmi ceux qui incarnent au mieux l’esprit libertaire.

Si toutes ces femmes nous donnent non seulement une belle leçon d’humanité, nous montrent ce que peut signifier le mot de conviction, bien au delà, elles nous proposent des réflexions, des idées et des comportements à adopter, sur lesquels on serait bien inspiré de se pencher aujourd’hui et sur notre propre avenir.

Toutes ces femmes ont un point commun : elles ont toutes vécues des grandes histoires d’amour …

Femmes, femmes, femmes, c’est vous qui tenez entre vos mains le salut du monde. ( Léon Tolstoï )

Que serais-je sans les femmes ? dédé

Journal Brasil Infos

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Après le succès de mon blog  » Soufflez sur les braises  » et celui de Jol Press, j’ai la joie de vous annoncer ma collaboration au Journal Brasil Infos à Vitoria.

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SITE : www.brasil-infos.com

Voici le mail du fondateur du journal,  François-Mary Bourreau, m’invitant à le rejoindre.

Bonjour mon cher Dédé,

En premier lieu, merci pour votre prompt réponse et pour accepter de faire partie de notre rédaction.
Je vois  la présentation pour la publication de vos billets dans le journal sous forme d’une chronique libre avec annonce d’appel en première page complétée d’une photo. Je suis ouvert à toutes autres suggestions de votre part.
Un espace d’une page vous sera réservé pour vous exprimer – Vous avez « carte-blanche » pour les thèmes à traiter.
Une biographie de présentation sur votre parcours  sera visible avec un lien en annexe.
Dès aujourd’hui, je vais présenter auprès de nos lecteurs votre arrivée dans notre rédaction et votre chronique ponctuelle en première page.
Je mets aussi à votre disposition une page dans le journal pour présenter  tous vos événements avec le lien de votre site.
Il y a beaucoup de choses à réaliser au Brésil, je suis prêt à vous aider pour réaliser des événements pour la jeunesse.
Ceci vous donnera enfin l’opportunité de venir au Brésil – Et pour nous, vous accueillir sous le chaud soleil de Vitoria au nord de Rio.
Nous somme vraiment ravis pour votre précieuse collaboration.
A bientôt
Fidèle amitié
François-Mary Bourreau  
NB : Je remercie encore François – Mary de me faire confiance et d’être depuis longtemps un de mes fidèles lecteurs.
Sur ma proposition, une citation de JJSS est écrite sur la page d’accueil de Brasil – Infos » Dire la vérité telle que nous la voyons  » une citation pour les écoles de journalisme et pour les médias.
Je serai très heureux de réaliser des événements pour la jeunesse au Brésil comme celui-çi qui est d’actualité :
Madame Dilma ROUSSEFF, Présidente de la République Fédérative du Brésil à l’occasion de son voyage en France a été invitée à l’Elysée le 12 décembre 2012 par le Président François Hollande, ci-dessous une partie de son discours :
Nous avons aussi une frontière commune avec le Brésil. Le Brésil est notre plus grand voisin, puisqu’avec la Guyane nous avons 700 km de frontière commune. Sur le fleuve Oyapock, chacun sait qu’il y a un pont. Nous aurons dans les mois prochains un rendez-vous, Dilma ROUSSEFF et moi-même, pour inaugurer ce pont. D’ici-là, il faudra aménager des routes et des postes de douane… Mais c’est un engagement que nous avons pris car nous croyons aussi à cette opportunité de développer nos échanges, nos relations grâce à cette frontière, même si nous sommes préoccupés, l’un comme l’autre, par l’exploitation de l’or en Guyane et le trafic qu’il peut générer avec un certain nombre de drames intervenus ces derniers mois.
Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy n’ont pas réussi à inaugurer ce pont de la discorde, espérons que François Hollande réussira ?
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Pont de Oyapock. Le pont des couleurs…
Voici une idée originale, celle de faire inaugurer ce pont par des enfants brésiliens et français sans aucun adultes sur le pont.
Le pont se nommera  » Le pont des couleurs
Qu’en pensez-vous ? Pouvez-vous me soutenir …
Je remercie chaleureusement tous mes amis fidèles et maintenant ceux du Brésil.
Brasileiros queridos amigos, convido-vos a ler os meus posts no jornal Brasil-Info que irá mostrar-lhe a minha jornada, meus encontros, o meu favorito e meu discurso. Amizade. dédé

Allumez le Pho…

Bonjour M’ssieurs, Dames,  en vietnamien Xin chào, nữ

Mon beau-père Tin étant vietnamien, j’ai envie de vous faire déguster et apprécier, le Phở  (prononcé presque comme « feu ») le plat national vietnamien par lequel débute toute journée et qui peut se consommer à tout moment de la journée.

La base est faite de nouilles de riz dans un bouillon de bœuf avec de l’anis étoilé, des bâtonnets de cannelle, du gingembre et de l’oignon grillé, de la cardamome brune. On y ajoute de la viande de bœuf coupée en fines tranches : plat de côtes, macreuse, poitrine, flanchet, rumsteck cru en fine tranches qui cuiront dans le bouillon, boulettes de bœuf et tripes. On assaisonne le phở à la dernière minute de jus de citron, de feuilles de basilic thaï, de coriandre, de ciboulette asiatique, de coriandre longue et de rondelles de piment oiseau. Un bol d’oignons au vinaigre est laissé à disposition pour accompagner le phở.

La cuisson du bouillon prend quelques heures. Le bouillon doit être impérativement dégraissé. Au Viêt Nam, on trouve facilement des vendeurs de phở à tous les coins de rue et cela dès l’aube.

La recette du Pho de Tin 

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Phở ou soupe au boeuf et aux pâtes de riz

 

Recette pour 4 personnes

un morceau de 2-3 cm de gingembre

1 petit oignon

50 gr de pâtes de riz

1 kg de jarret ou de poitrine de boeuf

1 cuillère à soupe de sel

2 l d’eau

1 sachet aromatique comprenant 5 clous de girofle, 3 grains d’anis étoilé et 10 graines de coriandre

100 gr de filet de boeuf, en tranches très fine

Pour servir :

2 cuillères à soupe de ciboules, hachées quelques feuilles de coriandre fraîche, hachées

4 – 6 cuillères à café de nuoc – mâm

Maintenant, vous êtes prêt à devenir un grand chef vietnamien, c’est facile et vos amis vous en parleront longtemps.

Faites griller le gingembre sous un gril 15 minutes environ, ou jusqu’à ce que l’écorce noircisse. Laissez refroidir et grattez l’écorce. Râpez la chair et réservez-la.

Préparez l’oignon non épluché de la façon. Pelez-le lorsqu’il a refroidi et hachez la chair.

Portez une grande casserole d’eau à ébullition et faites cuire les pâtes 3 – 5 minutes, jusqu’à ce quelles soient tendres. Egouttez dans un chinois, rincez à l’eau froide.

Laissez les pâtes dans le chinois.

Placez le boeuf et le sel dans une casserole et couvrez d’eau. Portez à ébullition et laissez cuire 2 minutes à feu vif, puis égouttez. Rincez bien à l’eau froide et mettez le boeuf dans une casserole propre; ajoutez 2 litres d’eau et faites bouillir. baissez le feu et laissez mijoter 1 1/2 heure à découvert, jusqu’à ce que le liquide réduise d’un tiers. Ajouter les aromates, l’oignon et le gingembre, laissez mijoter 1 heure de plus, puis passez le bouillon.

Pour servir, réchauffez les pâtes avec de l’eau bouillante. Répartissez-les dans quatre bols et recouvrez d’une tranche de filet de boeuf. Couvrez de bouillon chaud, saupoudrez de ciboule et de coriandre et servez aussitôt avec un bol de nuoc-mâm. Pour en atténuer la saveur, ajoutez un peu de jus de citron et le tour est joué.

Bon appétit !

Lors de mon séjour au Viêt Nam, je passais des moments de bonheur assis sur des tabourets en plastique de toutes les couleurs en compagnie de la population des quartiers à déguster du Phở , des nems , du canard laqué aux épices, et des os à moelle ( la gourmandise des vietnamiens ) à mourir … tous les plats étaient excellent et simple.

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Petit- déjeuner à l’aube dans un rade à Hué avec un Pho d’enfer… 

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Alcool-maison bu à la pipe d’osier, de la pépite….

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Ma petite protégée a Hô-Chi – Minh-Ville ( l’ancienne Saïgon ) qui nous fournissait tous les jours un breuvage à la noix de coco… un rêve

Les vietnamiens m’ont surnommé didi

Vietnam, mon pays de coeur…Đất nước Việt Nam trái tim tôi

Si vous le désirez, la prochaine fois, je vous concocterai une recette italienne de la meilleure région gastronomique : L’émilie- Romagne. Mon origine.

Ali, vendeur de journaux à la criée

Bonjour M’ssieurs-Dames,
«Ça yaï : on a retrouvé le père de Zohra », Ça yaï :« Fuite des cerveaux : Johnny Hallyday quitte la France », Ça yaï :« Encore une catastrophe : la femme de Hollande est revenue », « Ça yaï : Montebourg démissionne  » etc…
Depuis trente-six ans, Ali Akbar annonce les mauvaises nouvelles, les bonnes… mais aussi celles qui jaillissent de son esprit facétieux.
Emblème de Saint-Germain-des-Prés, ce vendeur de journaux à la criée est une figure du quartier.
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La preuve : Ali a sa tête peinte à l’angle de la rue du Four et de la rue des Canettes. C’est le chroniqueur Emmanuel de Brantes qui a eu l’idée de cette opération. Pour « tisser des liens » entre les habitants d’un quartier, les riverains sont invités à désigner des « êtres aimés » de leur quotidien dont le visage est ensuite peint dans la rue. «  La fresque remporte tous les suffrages. Les voisines d’en face applaudissent. Dans la rue, les gens interpellent Ali. « Mais… c’est toi sur le mur! C’est super! » « Les passants m’ont même obligé à rectifier le portrait d’origine et à peindre Ali avec sa casquette », sourit le peintre. « Si un jour on m’avait dit que j’aurais ma tête peinte sur un mur… Je ne suis pourtant pas une star, hein! Mais ça fait plaisir », lâche Ali avec ses yeux rieurs.
A 55 ans, Ali continue de sillonner les rues. Si, partout où il passe, les serveurs lui tapent dans le dos et les passants lui décochent un regard complice, peu de Germanopratins connaissent son parcours, alors, qu’il est connu dans le monde, les grands médias américains, anglais, japonnais, chinois ont écrit la trajectoire d’Ali.
Né au Pakistan, où il a commencé à travailler dès l’âge de 5 ans, cet ancien mousse débarque à Paris en 1972. Alors qu’il dort sous le pont Saint-Michel, une rencontre avec le professeur Choron, créateur de « Charlie Hebdo », le conduit à vendre la presse. « Le premier jour, j’ai vendu un journal dont le titre était Dieu existe, mais j’enc… le pape. Les gens avaient l’air choqué mais moi, je ne parlais pas français… » Peu à peu, Ali se promène entre la place de Solferino, le Luxembourg, Saint-Michel et Saint-Germain-des-Prés. «
Au début, le contact avec les gens était difficile, se souvient-il. Je sentais que je n’avais pas la bonne couleur. Des patrons de restaurants me jetaient dehors ou des dames mettaient leur main sur leur portefeuille en me voyant. Et puis, j’ai commencé à discuter avec certaines personnes et je leur donnais rendez-vous pour boire un verre après ma tournée. »
Aujourd’hui, Ali Akbar adore raconter qu’il bavarde avec Jean-Louis Debré ou Pierre Moscovici, qu’il a pris un verre avec Sophie Marceau sans savoir qui elle était, s’est baladé à l’arrière du scooter d’Edouard Baer, que Carla Bruni-Sarkozy, qu’il croisait régulièrement chez Castel, s’est levée pour l’embrasser, Ali a été naturalisé français par le bon coeur de  François Mitterrand.
Des paparazzis lui ont proposé de le payer pour savoir où dînaient des personnalités. Mais il a toujours refusé. » Même s’il regrette que Saint-Germain soit devenu « un quartier de frime, avec des habits de luxe », Ali n’est pas prêt de le quitter. « J’ai acheté une maison au Pakistan, mais je me sens beaucoup plus proche de la mentalité française. Je ne me vois pas arrêter complètement ce que je fais. »
Quoi qu’il en soit, le jour où Ali Akbar abandonnera ses journaux, les nouvelles n’auront plus la même saveur à Saint-Germain.
AliVoici son premier livre
et le deuxième« La Fabuleuse Histoire du vendeur de journaux qui a conquis le monde », Ed. J.-C. Gawsewitch, 17 €.
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Ce n’est pas le travail qui est récompensé dans ce livre, mais bien la chaleur humaine…
Ça yaï  …Ali, tu peux continuer à nous donner de la paix humaine. Ton pote dédé de Montreuil

 

Jean-Pierre Khalifa, mon Maître.

Salut M’ssieurs-Dames,

Un de mes Maîtres : Monsieur Jean-Pierre Khalifa, architecte bien connu et Président du SAD ( Salon des Artistes Décorateurs ) de 1985 à 2003 est décédé hier.

Que de souvenirs avec mon ami, Jean-Pierre Khalifa. Un homme sage, intelligent, curieux, généreux, créatif, passionné, le mot Amitié faisait parti de sa carapace remplie d’humour.

Si, comme le note André Malraux « la mort transforme la vie en destin », tous ceux qui lui ont rendu hommage depuis dimanche ne s’y sont pas trompés.

Je ne sais pas si Jean-Pierre a vécu heureux, mais il s’est fait un destin. Il savait convaincre et séduire, avec des relations intenses.

Ceux qui ont eu la chance comme moi de travailler quelques années à ses côtés étaient le plus souvent galvanisés par son exemple.

Il m’a toujours fait confiance en me conseillant précieusement, c’est lui qui m’a ouvert un clapet d’intelligence que je n’avais pas. Merci Jean-Pierre.

Sa trace sera toujours présente dans mon coeur et dans mon esprit.

Ayant collaboré à ses côtés, comme Chargé des partenariats et du développement : au Grand Palais, à Beyrouth et au Carrousel du Louvre, il m’a toujours laissé réaliser mes idées et mes projets en m’encourageant vivement avec La liberté de créer !

Voici la lettre qu’il m’avait adressée quand il a quitté la présidence du SAD.

Jean-Pierre Khalifa

Depuis 1901, date de sa fondation, la Société des Artistes Décorateurs a incarné la décoration en France. Ses archives représentent à la fois la mémoire du goût français pour le décor intérieur et les objets d’ameublement et le panorama le plus complet des styles.

Le Corbusier, Raymond Duchamp-Villon, Louis Marjorelle, Paul Follot, Jean Puiforcat, Robert Mallet-Srevens, Charlotte Perriand,, Raoul Dufy, Pierre Chareau, Maurice Dufrène, René Lalique,Robert Delaunay, Jean Dunand, Michel Dufet, André Arbus, Louis Süe, Guimard, Ruhlmann, Philippe Stark, Jean-Michel Wilmotte ont tous exposés des oeuvres uniques et originales sans oublier Raymond Moretti avec sa fresque monumentale d’Albert Einstein affichée sur le parvis du Grand Palais et le dessin sur le catalogue officiel du SAD 1990 ( ci-dessous)

Le SAD fut la dernière exposition au Grand Palais en 1994 avant les grands travaux, c’est là que j’ai fait exposer mon ami Jean-François Guyot pour la réédition du livre de Gustave Eiffel.

Jacques Chirac et Rafic Hariri ont demandé à Jean-Pierre d’organiser le SAD à Beyrouth en 1995. Première manifestation internationale après 17 années de guerre. Une structure de 7500 m2 a été installée sur la Place des Martyrs avec la présence de 450 artistes français qui ont exposés des œuvres exceptionnelles. Des Maîtres-verriers ont organisé une exposition dans la Basilique Saint-Georges encore rempli de sacs de sable et de douilles de mitraillettes, un trou d’obus énorme dans la chair de la Basilique laissait passer un faisceau de soleil sur les vitraux de l’exposition, des peintres ont présentés leurs toiles au Musée Sursock et des artisans leurs outils et leurs savoirs au Centre Culturel Français,  pour aider les libanais à reconstruire leur pays meurtri.

J’ai profité de cette grande manifestation pour exposer 40 modèles de 20 jeunes stylistes libanais et français dans l’enceinte même de l’exposition. Parrainé par dix grands couturiers de la Haute-Couture. Une Première…

A force de faire des aller et venue devant la statue de la Place des Martyrs, j’ai décidé avec mon complice Antoine Audbourg en 48 heures d’organiser le premier défilé de mode «  SAD Beyrouth 95 «  après les 17 années de guerre devant 3000 personnes. Une belle fête de la jeunesse et de la création. Nous sommes fiers d’avoir rendu heureux les libanais ce jour-là

Place des Martyrs à Beyrouth

C’est pour tout cela que j’ai écrit cette phrase dans L’Orient–Le-Jour qui a été reprise par plusieurs communautés religieuses :

La Renaissance du Liban, passera par la jeunesse et la Culture…

Le Liban restera à jamais gravé dans mon cœur et dans mon cerveau. Merci encore Président Khalifa…sans oublier mon ami Adel Tawilé qui a hébergé gracieusement les 40 stylistes dans son hôtel à Byblos. 

C’est encore Jean-Pierre Khalifa qui m’a permis de créer et réaliser le 1er défilé européen de mode «  Cumulus Fashion Tour » avec la présence de 54 stylistes de 20 pays européens au Carrousel du Louvre le 4 mai 2002 à l’occasion du dernier salon du SAD (56 ème édition) «  european way(s) of life. Ce défilé a ensuite été présenté à La Triennale di Milano et au London Collège of Fashion.

Le défilé a été diffusé au 20 heures de TF1 avec 14 millions de téléspectateurs. Un record ! ( c’était la vieille du 2ème tour des présidentielles entre Chirac et Le Pen )

Final du défilé au London College of  Fashion

Jean-Pierre aurait été si fier d’être à mes côtés pour le prochain défilé  » Cumulus Fashion Tour  » qui aura lieu à Marseille en juin 2013. Je lui rendrai hommage.

Aujourd’hui, Jean-Pierre Khalifa me manque déjà, il fait parti de ma construction créative et réactive. Jean-Pierre, tu seras toujours mon Ami et mon Maître.

Jean-Pierre Khalifa , un artiste dans l’âme, je le remercie encore de m’avoir fait confiance.

La colère m’anime

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Il y a longtemps que j’avais envie d’écrire sur la colèreGrâce à une amie artiste plasticienne, Aurélie Lasvaux,  mon inspiration a retenti ce matin.

Aurélie m’a fait découvrir chez elle à Rocamadour, ses dessins réalisés aux Beaux-Arts et ses tableaux-matières où elle intègre des matériaux comme le bois, la laine et confère à ses tableaux une nouvelle mesure, entre peinture et sculpture. Une médiation des arts plastiques. Une artiste en plusieurs dimensions comme ce tourbillon. Site d’Aurélie :  http://www.artmotnid.com/

Je lui signifie que deux de ses oeuvres ont du être réalisés sous l’effet de la colère. Aurélie est stupéfaite de ma réaction en me confirmant sa colère quand elle les a réalisées… Les artistes créent souvent sous l’effet de la colère et tant mieux, sinon ils auraient été comme beaucoup, des moutons  !!!

Nu d’Aurélie aux Beaux-Arts en 2006

Je suis en colère depuis enfant, parce qu’il y a de multiples occasions tous les jours de l’être avec ce qui se passe autour de nous et dans ce monde de brutes.

J’ai sans doute plus de chance d’être satisfait de cette colère qui m’anime sans pour cela être un rebelle ou un révolutionnaire, ce n’est pas le même chapitre, je le laisse aux autres… et pour les colériques : allez chez un psychiatre.

La colère déclenche en soi une mobilisation de l’organisme entier et l’esprit est plus concentré, la colère fournit l’énergie pour vaincre les obstacles qui se dressent devant nous. Une saine gestion de la colère va de pair avec l’attitude qui consiste à porter la responsabilité de sa vie. Il est donc faux d’affirmer que la colère est  » mauvaise conseillère « . La colère est une émotion légitime pour tout être humain et ça fait du bien !!!

La psychologie a bien montré, et expérimente chaque jour, les effets nocifs de la censure de la colère, qui enferme l’individu dans des zones de non-dits et parasite la relation aux autres.  La colère fait quand même partie des sept péchés capitaux avec la luxure qui m’entoure également :

Je fais ce que je veux, où je veux, quand je veux, avec qui je veux… Même Bill Gates et le Pape ne peuvent pas le faire !!! La liberté coûte cher, je l’ai eu à juste prix. dédé. Copyright 2010 ©   

La colère, ma colère est mon ADN pour réfléchir, m’enthousiasmer, dialoguer, m’exprimer… Je suppose que sans cette colère, je n’aurais sûrement pas été le même et je n’aurais pas eu le même parcours. Je vous remercie colère de m’avoir transmis ce privilège…

La première fois que j’ai conversé avec ma femme, elle m’a dit :  » Vous avez les yeux d’un homme en colère « . Elle ne s’est pas trompée…

Et vous, êtes-vous en colère ?

Cet après-midi, j’ai pris un café comme souvent avec mon ami Henry Gidel , le célèbre écrivain qui a reçu en 1995, le Prix Goncourt de la biographie et le Grand Prix international de la critique littéraire pour l’ensemble de son oeuvre, comme les biographies sur Feydeau, Guitry, Cocteau, Coco Chanel, Picasso, Sarah  Bernhard, Marie Curie et Jackie Kennedy, bientôt sur Pompidou.

Sur le coin de la table, il sortit un bout de papier, et m’écrivit ceci après avoir lu le billet sur la colère :

André a su admirablement montrer qu’à côté de la colère destructrice – péché capital – il existe une saine colère, une colère parfaitement maîtrisée grâce à laquelle les rapports sociaux, loin de se détériorer, pourront au contraire s’améliorer considérablement. Osons la qualifier de  » colère progressiste ».

Merci Henry d’avoir apaisé ma colère un instant. dédé

Une saine colère est une colère à laquelle on renonce une fois qu’elle a rempli son office. La colère fait partie de la Vie.

Voici ce qu’écrit Ron et Pat Potter-Efron, psychothérapeutes dans le Wisconsin¨. Ils se sont spécialisés dans la gestion de la colère.

 Leur dernier livre  » Que dit votre colère ?   » est paru aux éditions Eyrolles.  Si vous êtes en colère, courrez vite l’acheter !!!

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Que vous soyez un colérique masqué, explosif ou chronique et en colère, les auteurs nous proposent un ensemble d’exercices à pratiquer la tête froide. Ils vous permettront de vous énerver plus sereinement, dans le respect d’autrui et de vous-même.

 

 

Les nouvelles tables de Stef

Bonjour M’ssieurs-Dames,

En Avant-Première. Le nouveau livre de ma fille Stéphanie  » Les nouvelles tables de Stef   » sera en librairie le 25 octobre.

Le livre idéal pour recevoir dans les règles de l’art… de la table !

Après le succès de son premier livre  » Les tables de Stef « , les éditions Eyrolles et Marie Allavena renouvellent leur confiance à Stéphanie et à son talent.

Passionnée d’arts de la table depuis plusieurs années, Stéphanie Cardinali, transmet ses astuces et conseils pour faire de jolies tables avec trois fois rien !

Stéphanie vous livre en vingt-trois tables inédites, mille et une idées de déco, astucieuses, originales et économiques, qui feront de vos repas des moments de dépaysement assuré auprès de votre famille et de vos amis, sans oublier les enfants.

Ses conseils et ses idées pour harmoniser les couleurs, s’inspirer des tendances ou détourner les objets permettent de laisser libre cours à son imagination, et ouvrent le champ des possibles en matière de décoration originale et créative.

Selon que l’on fête un évènement solennel ou que l’on invite des amis pour le plaisir, Les nouvelles tables de Stef se révéleront une source précieuse d’inspiration pour tous ! Et un beau cadeau à offrir…

Mon autre fille Jennifer a réalisée tous les travaux de couture sur les tables de Stef.

Je compte sur vous, pour vite aller l’acheter dans les bonnes librairies. La création et la passion finissent toujours par payer.

En attendant le 25 octobre,  je vous invite sur son blog http://lestablesdecorativesdestef.over-blog.com/

Ma fille, à la réussite de ton nouveau livre, continue ta passion pour nous donner envie de recevoir et de faire la fête.

L’Académie Alphonse Allais à Honfleur

 Bonjour M’ssieurs-Dames,

 Samedi dernier, à Honfleur, mon ami Joël Martin * ( L’album de la Comtesse du Canard Enchainé ) a été intronisé sur mon conseil par Alain Casabona *Grand Chancelier de l’Académie Alphonse Allais, et lui-même Prix Alphonse Allais.  

Voici une partie du discours de Jojo à Honfleur :

Mais je n’aurais jamais eu le pur bonheur d’être des vôtres sans André Cardinali, alias Dédé de Montreuil, votre Ambassadeur en quête des profils louches, qui a débusqué fin novembre 2009 mon profil, patibulaire mais presque, comme disait le regretté Coluche, de contrepéteur festif et palmipédique dans les vastes salles du Palais des Ducs de Bourgogne où se tenait le Salon Européen du Livre de Dijon, dont il fut l’un des maîtres d’ouvrage.

En témoignage de mon énorme gratitude envers Dédé, je lui dédie cette contrepèterie, que, retour de Dijon, j’ai publiée le 2 décembre 2009 dans l’ « Album de la Comtesse » du Canard Enchaîné :  J’ai épongé la dette d’un certain débit de Montreuil ?

J’ai gardé pour la bonne bouche :

Le Cardinal proposa une amb/assade à Milady avant de l’abriter

Un certain André l’avait maculée…

Ce Cardinal/ n’exhibe pas son QI

Mon Jojo, le roi du contrepet, normalien, physicien nucléaire, musicien méritait amplement de faire son entrée dans cette illustre académie créée en 1954, aux côtés de quelques académiciens Allais atoires.

Le premier académicien, qui reçut à cette occasion le premier prix Alphonse Allais fut Eugène Ionesco, suivi entres autres, de :

Marcel Achard, Arletty, Yvan Audouard, ( lui aussi prix Alphonse Allais et créateur de l’album de la comtesse), René Clair, Raymond Devos, Nelly Kaplan, Raymond Queneau, Jean Yanne, Jean Amadou, Alain Decaux, Pierre Mondy, Marhe Mercadier, Pierre Perret, Jacques Pessis, Bernard Pivot, Yves Robert, Sempé, Patrick Préjean, Popeck, Claude Sérillon, Louis Velle, Claude Villers, Marc Jolivet, René de Obaldia, Sophie Forte, Pierre Tchernia, Jacques Villers ….

Avant les intronisations, une visite dans la pharmacie « Passocéan «  ou est né Alphonse Allais, commentée par Jean-Yves Loriot ( procurateur de Normandie ) a permis aux nouveaux académiciens de découvrir le crâne de Voltaire enfant et le fameux monochrome rouge peint par Alphie : cueillette des tomates au bord de la mer rouge par un conclave de cardinaux apoplectiques.

Alphonse nous a requinqué avec ses poudres et ses potions magiques …

Comment ne pas pousser la porte de cette bien étrange pharmacie, et se priver de la visite du Petit musée d’Alphonse, le plus petit et plus zygomatique musée de France (officiellement classé S.V.P.).

Trop sérieux s’abstenir… Sinon, Allais-y même à bicyclette !

Le Petit musée d’Alphonse, puisque le plus petit, se divise en étagères : il faut découvrir les inventions débridées d’Alphonse, comme les boules noires pour les oreilles des personnes en deuil ou l’amidon bleu-blanc-rouge pour raidir le drapeau français les jours sans vent ….

L’acteur Henri Guybet a, lui aussi, été intronisé par Alain Casabona. Il débuta au Café de la Gare,aux côtés de Coluche, Romain Bouteille et Miou-Miou. Comment ne pas se souvenir d’Henri, dans Les Aventures de Rabbi Jacob et dans  « On a retrouvé la septième compagnie «

Après tous les discours, quelle ne fût pas ma surprise lorsque La Comtesse se retourna vers les académiciens en les interpellant «  pourquoi l’Ambassadeur, en quête des profils louches: André Cardinali, dit « Dédé de Montreuil » ne serait-il pas intronisé ? Stupeur dans la salle …

Du beau monde !

Alain Casabona ( le lion de St Germain Germain des Prés ) répondit alors : « c’est la surprise du jour. Avec l’accord de Francis Perrin, garde du sceau et de Jacques Mailhot, camerdingue de l’académie Alphonse Allais, la grande chancellerie a décidé de procéder aujourd’hui à l’ intronisation d’André Cardinali a qui je remets la Comète de Allais avec le titre de grand officier dans l’ordre de la comète « .

Et c’est ainsi qu’Allais est grand  ! 

  La médaille avec son cordon aux couleurs ultramontaines (et non ultramondaines !!! )

J’ai le cou bordé de nouilles  

Merci Casa, merci l’Académie, Merci l’Association des  Amis d’Alphonse Allais !

* Un billet sur Alain Casabona : https://soufflezsurlesbraises.com/2012/01/10/alain-casabona-le-lion-de-st-germain-2/

* Le dernier livre de Joël Martin : Les soupers d’un grand Palace. Editions Albin Michel

 

Bruce Lee, combattant philosophe

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Après mon coup de gueule contre Libération, j’avais besoin de me ressourcer pour me calmer…

Mon ami MC Solaar m’a offert, lors de nos vagabondages dans Paris, le livre de Bruce Lee  » Pensées Percutantes  » ou la sagesse du combattant philosophe.

Ce livre parût aux éditions Budo en 2000,  comprend plus de 800 aphorismes et couvre plus de 70 sujets dont l’éventail s’étend de la spiritualité et de la libération intérieure en passant par la famille jusqu’à la transmission directe des convictions selon lesquelles Bruce Lee vécut.

Tout le monde connaît l’acteur Bruce Lee, mais bien rares ceux qui connaissent l’homme d’esprit, celui qui associa une grande maîtrise physique à une non moins grande réflexion intellectuelle. il portait en lui tous les éléments qui font les vrais philosophes : polyvalent, universel, le fameux  » esprit sain dans un corps sain ».

En effet, Bruce Lee était un philosophe en devenir que le Destin n’a pas laissé s’épanouir. Mort à 32 ans, il n’était qu’au matin de sa vie et pourtant il fit tant de choses.

Quel autre homme fit davantage en aussi peu de temps ?

Bruce Lee m’a fait voir la vie différemment ! c’est pourquoi, je souhaite que ce livre fasse de même avec vous et réveille l’esprit assoupi qui nous habite trop souvent.

J’ai relevé pour vous quelques pensées pour vous évader un instant de ce monde de bruts dans lequel nous vivons.

La finalité de l’homme est dans son action et non dans sa pensée, aussi séduisante soit-elle.

C’est en confrontant et en comparant qu’on fait croître les idées nouvelles.

La réflexion indépendante est nécessaire à la recherche de la vérité, et non pas celle qui se repose sur le point de vue des autres ou sur un simple ouvrage.

La vie est immense, démesurée. elle ne reconnaît ni borne ni frontière.

Vivre consiste à s’exprimer, il faut être capable de création.

Absorbez-vous immédiatement dans l’écoute de la capacité de présence avec votre horloge interne.

L’instant est liberté. Il me serait impossible de vivre en suivant un emploi du temps contraignant. J’essaye de vivre en toute liberté, allant d’un moment à l’autre en laissant les choses se passer et en m’adaptant à elles.

Le conditionnement est un frein à la réalité. Nous n’arrivons pas à LA voir en tant que telle du fait de notre endoctrinement, pervers et tordu.

Connaître ne suffit pas. Il faut savoir l’appliquer. La volonté ne suffit pas. Il faut savoir agir.

Et une petite dernière …A quoi le monde doit-il ressembler pour que nous puissions en avoir conscience ? Et que percevons-nous de lui ?

J’espère que vous évaderez un instant en rejoignant ce grand homme. Merci Claude et Bruce pour m’avoir permis de mieux comprendre une saine philosophie.

Elsa Triolet, l’Aragonne…

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Créer est aussi difficile que d’être libre

Cette citation d’Elsa Triolet, m’a beaucoup aidé a devenir libre et créatif. Je voudrais vous faire partager un instant avec Elsa Triolet, une femme secrète et mystérieuse.

Elsa Triolet et Louis Aragon ont, tout au long de leur vie, été attentif à la jeune création. Ils avaient même, le don de découvrir de nouveaux talents. Je continue la même passion qu’eux.

Elsa Triolet, née Elsa Kagan, est une femme de lettres et résistante française, d’origine russe.

Elsa a été une de mes inspiratrices, je me sens si proche d’elle !.

Elle rencontre Louis Aragon en 1928 à Paris, au café La Coupole, fréquenté par beaucoup d’artistes. Elle devient sa muse. Elle se marie avec Aragon le 28 février 1939. Elle entre avec lui dans la Résistance à Lyon.

Appartenant au comité directeur du Comité national des écrivains , elle s’attache à promouvoir la lecture et la vente de livres dans les années cinquante.. Elle a reçu le Prix Goncourt en 1944. Elle voyage beaucoup dans les pays socialistes avec Aragon, mais, si elle a conscience de l’antisémitisme qui atteint des crimes qui sont commis en Union Soviétique, elle ne fait aucune déclaration publique sur ces événements.

Pour connaître cette grande dame engagée, je vous conseille de lire la biographie écrite par Huguette Bouchardeau

et le livre sublime  » La mise en mots  »

Pour l’homme, il existe une langue maternelle, son premier mode d’expression ; ensuite, il peut l’oublier, en apprendre une ou plusieurs autres sans oublier la première. L’homme est capable de s’exprimer dans les cou-cou, cra-cra et autres trilles humains. 
C’est ainsi que s’ouvre la Mise en mots, texte où, à la fin de sa vie, Elsa Triolet raconte ses rapports avec l’écriture. L’homme y est défini non comme l’animal doué de langage, mais comme l’étrange animal capable d’en utiliser plusieurs. Le seul animal, donc, confronté au problème du choix

Elsa Triolet meurt d’un malaise cardiaque le 16 juin 1970 dans la propriété qu’elle possède avec Aragon, le Moulin de Villeneuve, à Saint-Arnoult-en-Yvelines. C’est là que furent écrites quelques-unes des plus belles pages de la littérature française. C’est un lieu d’émotion et de paix qui permet d’approcher un instant deux grandes figures de notre vie intellectuelle.

Quand j’ai besoin d’inspiration, je vais me promener quelques instants dans le parc, j’en reviens avec une bouffée d’oxygène sereine et reposante. C’est un de mes lieux secrets…

Elsa repose dans un tombeau aux côtés d’Aragon, dans le parc de six hectares entourant ce vieux moulin.

Sur leurs tombes, on peut lire cette phrase d’Elsa Triolet : « Quand côte à côte nous serons enfin des gisants, l’alliance de nos livres nous unira pour le meilleur et pour le pire, dans cet avenir qui était notre rêve et notre souci majeur à toi et à moi. La mort aidant, on aurait peut-être essayé, et réussi à nous séparer plus sûrement que la guerre de notre vivant, les morts sont sans défense. Alors nos livres croisés viendront, noir sur blanc la main dans la main s’opposer à ce qu’on nous arrache l’un à l’autre. ELSA »

La saison est là pour vous faire vivre et découvrir la maison de leurs amours et de leurs passions.

http://www.maison-triolet-aragon.com/

Ce n’est pas un hasard si Edmonde Charles-Roux était la Présidente de l’association de la maison d’Elsa et d’Aragon,une autre grande dame de la création culturelle et d’engagement.

 

C’est ici, que ça se passe…

Bonjour M’ssieurs-Dames,

J’aime vous faire découvrir Ici ou là des moments privilégiés, comme Le Grenier des Grands-Augustins, lieu Phoenix, sans doute le plus mythique de l’histoire de l’art et de la culture. C’est ici un lieu de création… où l’on a envie de créer.

C’est ici que d’illustres anciens résidents hantent encore les lieux.

C’est ici, au 7, rue des Grands-Augustins, que l’enfant Louis XIII fut proclamé roi le 10 mai 1610 à la mort de son père Henri IV.

C’est ici que l’on a amené Ravaillac après son attentat. 

C’est ici que Honoré de  Balzac situe l’action de son  » Chef d’œuvre inconnu « , nouvelle fantastique mettant en scène le jeune Nicolas Poussin et les peintres Porbus et Frenhofer.

« Vers la fin de l’année 1612, par une froide matinée de décembre, un jeune homme dont le vêtement était de très mince apparence, se promenait devant la porte d’une maison située rue des Grands Augustins, à Paris. Après avoir assez longtemps marché dans cette rue avec l’irrésolution d’un amant qui n’ose se présenter chez sa première maîtresse, quelque facile qu’ elle soit, il finit par franchir le seuil de cette porte, et demanda si Maître François PORBUS était en son logis.

Sur la réponse affirmative que lui fit une vieille femme occupée à balayer une salle basse, le jeune homme monta lentement les degrés, et s’arrêta de marche en marche, comme quelque courtisan de fraîche date, inquiet de l’accueil que le roi va lui faire. Quand il parvint en haut de la vis, il demeura pendant un moment sur le palier, incertain s’il prendrait le heurtoir grotesque qui ornait la porte de l’atelier où travaillait sans doute le peintre de Henri IV délaissé pour Rubens par Marie de Médicis. Le jeune homme éprouvait cette sensation profonde qui a dû faire vibrer le cœur des grands artistes quand, au fort de la jeunesse et de leur amour pour l’art, ils ont abordé un homme de génie ou quelque chef-d’œuvre. »

C’est ici que Jean-Louis Barrault  installa sa première compagnie et tint son théâtre expérimental.

Paul Claudel, Antonin Artaud, Louis Aragon, Georges Bataille, André Masson, Claude Dauphin, Jean Giraudoux, Jean Cocteau, Jules Romains, Armand Salacrou, François Mauriac, Henri Mondor, Jacques Prévert, Marcel Carné, Robert Desnos, Mouloudji, Dora Maar, Jean-Paul Sartre et bien sûr Simone de Beauvoir… Tous se retrouvaient régulièrement au  » Grenier des Grands Augustins », résidence de Jean-Louis Barrault entre 1933 et 1936.

 » Au Grenier, la porte n’était jamais fermée, venait y habiter qui voulait  » 

Laissons à Jean-louis Barrault (de 1934 à 1936) évoquer sa vie au grenier :

« J’avais trouvé un lieu merveilleux, rue des Grands Augustins, au 7 ou au 11, en tout cas deux bons chiffres. Vieil immeuble du XVIème siècle qui, le soir, était complètement vide. On y accédait par quelques marches au fond d’une cour bosselée de vieux pavés. A ce rez-de-chaussée surélevé siégeait le Syndicat des huissiers. Au-dessus, il y avait une industrie de tissage avec de vieux métiers très beaux. J’avais loué le dernier étage. Trois pièces bizarres avec de magnifiques poutres apparentes.

La première avait quatorze mètres sur huit. J’en fis mon atelier de travail et nous y donnâmes des représentations. La deuxième pièce, de quinze mètres sur quatre, devint à la fois dortoir, salle à manger, toilettes, fourre-tout : la salle commune. Je revois une étiquette  » Le lavabo doit rester bo.  » La troisième, de huit mètres sur quatre, je me la réservai pour moi. Mais souvent, quand je rentrais tard dans la nuit, je trouvais des gens dans mon lit.

Je fondai une compagnie : le Grenier des Augustins. Jean Dasté, au début, s’y était associé, il reprit vite sa liberté ; il eut raison car j’étais loin d’être mûr. Il me fallait encore beaucoup vivre.

J’étais très neuf alors, très primitif, je n’avais pas assez de connaissances spéciales pour devenir un intellectuel ; beaucoup de choses devaient me passer au-dessus de la tête. D’ailleurs, on ne me demandait pas de comprendre. J’étais conquis, c’était suffisant. Au reste, tout cela n’était pas tellement clair. A la papauté de Breton, au schisme communiste d’Aragon, à la dispersion des individualistes, on pouvait ajouter une quatrième veine ; celle qui venait du mouvement Dada : Tristan Tzara, Dr Fraenkel, etc. Tout le monde se mélangeait. Breton et Georges Bataille me demandèrent l’hospitalité au Grenier pour tenir leurs assemblées. C’est ainsi que, le 21 janvier 1936 eut lieu une grave cérémonie pleine d’humour à propos de la décollation de Louis XVI. L’humour. C’est du sérieux qui ne se prend pas au sérieux pour ne pas devenir trop sérieux.

C’est ici que le Groupe Octobre de Jacques Prévert, et les Surréalistes organisèrent plusieurs réunions en 1936.

Au Grenier, la porte n’était jamais fermée, venait y habiter qui voulait. J’en laissais à mes camarades. Nous avions installé des lits dans tous les coins. Une république idéale. Une fois par semaine, nous organisions un pique-nique. Chacun apportait ce qu’il voulait. Les filles de notre groupe confectionnaient un plat. Je revois une énorme bassine remplie de calamars. L’imagination des convives n’était pas toujours éveillée et il nous arrivait parfois quarante camemberts que nous nous efforcions d’épuiser durant le reste de la semaine.

Joseph Kosma, compositeur tzigane, nous écrivait de merveilleuses chansons sur des poèmes de Prévert. Nous cherchions un enfant. Itkine m’en indique un qui traîne dans un quartier populaire de Paris, il doit avoir dans les huit ans, ne craint que deux espèces d’animaux : les flics et les chiens. Ce petit s’appelait Mouloudji. II trouve son lit au Grenier. Le premier soir, il venait de se coucher mais nous l’entendions remuer.(…) ».

C’est ici que les comédiennes Charlotte Rampling et Marie-Christine Barrault, nièce de Jean-Louis, ont revisités ici pour un bel hommage à Jean-Louis Barrault.

C’est ici que Pablo Picasso réalisa Guernica et séjourna jusqu’en 1955

En 1929, Pablo Picasso, qui voue une passion au « Chef d’œuvre Inconnu », illustre la nouvelle de Balzac en l’ornant de onze eaux fortes. Huit ans après, il s’installe au Grenier des Grands-Augustins où il crée notamment « Guernica ».

Cette photographie a été prise le 16 juin 1944 dans l’atelier de Picasso par Brassaï. Debout, de gauche à droite : Jacques Lacan, Cécile Eluard, Pierre Reverdy, Louise Leiris, Zanie Aubier, Picasso, Valentine Hugo, Simone de Beauvoir. Assis : Sartre , Albert Camus, Michel Leiris, Jean Aubier et Kazbek, le berger afghan de Picasso.

Dans son magnifique livre « Conversations avec Picasso », paru chez Gallimard, Brassaï, cet immense photographe qualifié  » d’œil vivant » par Henry Miller décrit la nouvelle résidence de Picasso.

« Dans ce très vieux coin de Paris, la rue porte le nom d’un ancien couvent rasé en 1791 et dont les terres s’étendaient jusqu’aux rue de Nevers, rue Guénégaud et rue Christine où habita Gertrude Stein et demeure encore Alice Toklas. Le petit hôtel particulier, à l’angle de la rue et du quai des Grands Augustins, occupé par le restaurant Lapérouse, est du XVème siècle. Je connaissais déjà la demeure patricienne du XVII ème siècle du n° 7 et les deux étages supérieurs devenus l’atelier de Picasso. Avant lui, Jean-Louis Barrault y répétait des pièces de théâtre ; et j’avais assisté parfois dans le « grenier Barrault » à ces séances. C’est d’ailleurs l’acteur qui avait signalé à Picasso ces curieux locaux disponibles, et celui-ci fut aussitôt séduit. En plus vaste, ils lui rappelaient le Bateau-Lavoir, dont secrètement il garda toute sa vie la nostalgie. Il pouvait y avoir l’impression d’être à l’intérieur d’un navire avec ses passerelles, ses soutes, sa cale.

Une autre séduction de cette maison : Balzac y avait situé son Chef-d’œuvre inconnu. C’est dans cette demeure l’hôtel de Savoie-Carignan avant la Révolution qu’il faisait rencontrer le maître Frenhofer avec François Porbus et Nicolas Poussin; c’est là que le héros de son roman s’éloignant, dans sa soif d’absolu, de plus en plus de la représentation de la nature, créa et détruisit son chef-d’œuvre et mourut… La description que Balzac donne de cette maison, de l’escalier raide et sombre, est d’ailleurs d’une ressemblance assez frappante. Ému et stimulé à l’idée de prendre la place de l’illustre ombre de Frenhofer, Picasso loua aussitôt l’atelier. C’était en 1937. Et sur le lieu du Chef-d’œuvre inconnu il allait peindre le  » chef-d’œuvre bien connu  » : Guernica.

C’est ici, que le piano préféré de Chopin est entré par la fenêtre

C’est ici, aujourd’hui que le CNEA est installé, dirigé par Alain Casabona. https://soufflezsurlesbraises.com/2012/01/10/alain-casabona-le-lion-de-st-germain-2/

Le Grenier des Grands-Augustins n’est pas un musée, il renaît et vibre en permanence.

Qu’est-ce que le C.N.E.A. ?

Le Comité National pour l’Education Artistiqueest une association Loi de 1901, fondée en 1966 et regroupant des enseignants, des étudiants, artistes, parents d’élèves, chefs d’entreprises, journalistes et élus de tous horizons, dans le seul but de défendre et de promouvoir les enseignements artistiques en milieu scolaire, de la maternelle à l’université. Tous les membres, y compris ceux du conseil d’administration, sont bénévoles.

Soutenu par un comité d’honneur composé de 700 personnalités, le C.N.E.A. s’est fixé une mission d’information et d’intervention permanente auprès de l’opinion et des pouvoirs publics, quelque soit le gouvernement en place.

Alain Casabona, Délégué général, a écrit une pièce en cinq tableaux «  C’est ici « destinée au théâtre et à la télévision.

La pièce a été jouée au Grenier avec Charlotte Rampling Mise en scène par François Leclère.

C’est ici, que l’affiche   » Notre festival d’une photo » sur une idée de ma pomme, a été vendue aux enchères par Maître Cornette de Saint-Cyr, au profit de l’Institut Gustave Roussy.

 https://soufflezsurlesbraises.com/2011/11/05/notre-festival-dune-photo/


C’est ici, que je fus proclamé  « Ambassadeur des profils louches  » par Alain Casabona, président de l’Académie Alphonse Allais.

Allais-y, c’est ici que ça se passe.