Le blog de Dédé de Montreuil

" Sortons des grands ensembles pour aller voir les Grands Ensemble "

Archives de Catégorie: Histoires

dédé à Shanghaï. 德德上海某

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Bonjour les amis.
Je vous annonce que je pars à Shanghai, le 8 août pour 3 ans avec ma famille.
Une bonne opportunité se présente devant nous, pourquoi la laisser passer ?
Cette ville en pleine évolution… me donne envie de créer des événements que l’on ne  peux plus faire dans notre vieille Europe !
Je vais commencer par créer  » Le club de St Germain des Prés  » afin de ne pas perdre mes habitudes.
Je vous tiendrai informé par mon blog de mon adaptation et de mes impressions.

Bises à tous.

PS : si vous avez des contacts à me communiquer à Shanghaï, ils seront les bienvenus.

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Il faut sauver le Grenier des Grands Augustins où Picasso peignit Guernica‏

Signez la Lettre ouverte à Anne Hidalgo et Manuel Valls : il faut sauver le Grenier des Grands Augustins où Picasso peignit Guernica

Chers amis,

Je sais combien cette cause vous tient à cœur et vous connaissez ma fierté d’avoir contribué à lui donner le plus large écho, en ma qualité d’animateur du comité de soutien. 

Nous comptons sur votre signature et pour faire passer le message autour de vous. Rien n’est perdu: nous pouvons encore sauver ce patrimoine.

Le CNEA a décidé de saisir la nouvelle municipalité, le premier ministre, et bien évidemment le président de la République.
 
C’était un 8 avril, Picasso nous quittait, rendons lui aujourd’hui un hommage mérité.
 
 Amitié fidèle
 
André Cardinali dit dédé de Montreuil
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Guernica – Pablo Picasso – 1937

Opinion Internationale lance une campagne pour demander au Premier ministre et à la maire de Paris de faire classer en urgence le Grenier des Grands-Augustins. Lisez l’édito de Michel Taube et signez l’Appel à Anne Hidalgo et Manuel Valls.

Je signe la Lettre ouverte à Anne Hidalgo et Manuel Valls :

Monsieur le Premier ministre,

Madame la Maire,

Tous deux venez d’être élus et nommés à vos éminentes fonctions. Tous deux êtes nés en Espagne et avez choisi de vivre en France et à Paris. C’est également à Paris que Picasso peignit le plus important tableau du XXème siècle, Guernica, dans l’appartement, constitué des deux derniers étages, où il vécut de 1937 à 1955, 7, rue des Grands Augustins. A votre manière, vous êtes, Madame, Monsieur, des héritiers singuliers deGuernica et vos destins marchent sur les pas de Picasso.

Vous le savez, le Grenier des Grands Augustins est fermé au public depuis novembre dernier. En 2013, la Chambre des huissiers de justice de Paris, propriétaires de l’immeuble, en a expulsé le Comité national pour l’Education artistique qui, après avoir entièrement réhabilité en 2002 cet espace laissé en déshérence depuis l’expulsion du peintre, y a organisé des centaines d’expositions, concerts, lectures, et surtout accueilli des milliers d’élèves d’écoles, de collèges et de lycées dans le cadre d’ateliers pédagogiques. Toutes activités gratuites.

Selon nos informations, l’immeuble de la rue des Grands Augustins est menacé d’être transformé…en résidence hôtelière de luxe. Ce serait d’autant plus incompréhensible que l’un des héritiers du peintre était disposé à financer intégralement une Fondation qui aurait maintenu la vocation artistique de ce lieu mythique tout en satisfaisant les exigences financières des propriétaires.

Madame la Maire, Monsieur le Premier ministre, nous vous demandons solennellement d’user de votre pouvoir et de votre autorité pour instruire une procédure de classement en urgence du Grenier comme lieu de mémoire. Malgré les interventions du Président de la République, du président de l’Académie des Beaux-Arts, du précédent maire de Paris, du Conseil de Paris, du maire du VIème arrondissement et de très nombreuses personnalités, cette procédure n’a toujours pas été, à notre connaissance, activée. Pourtant, ce type de protection avait été engagé avec succès il y a quelques années pour préserver un célèbre restaurant des Champs-Elysées ! Nous savons que la commission régionale du patrimoine et des sites se réunira le 13 mai prochain pour décider d’une éventuelle extension de la protection de l’immeuble des Grands-Augustins. Il s’agit là de l’ultime chance de conserver ce lieu unique de l’histoire des arts.

Quel magnifique symbole ce serait si vous annonciez, au moment de la réouverture de l’Hôtel Salé, la préservation définitive du Grenier des Grands-Augustins, et son accessibilité au public

Nous vous remercions de la bienveillante attention que vous pourrez porter à cette cause et nous vous prions d’agréer, Monsieur le Premier ministre, Madame la maire, l’expression de nos sentiments respectueux.

Madame de Montreuil, Marquise de Sade

Bonjour M’ssieurs – Dames,

Lors d’un déjeuner avec Alain Casabona et Gonzague Saint-Bris, une conversation s’est engagée autour de mon surnom  » dédé de Montreuil  » , après explication, Gonzague, alors,  me conseilla de faire connaissance avec  Madame de Montreuil, Marquise de Sade.

Quel bonheur d’être attablé avec deux hommes lettrés comme Alain et Gonzague : les mots, les références fusent à tout instant, je suis comme un enfant devant un livre d’histoire.

Marquis et Marquise.

Jamais contraste plus frappant que ce ménage du marquis et de la marquise de Sade ; d’un côté Donatien Alphonse François de Sade, le fameux satyre, l’écrivain scandaleux, le prisonnier de Vincennes et de la Bastille, convaincu de vices et de crimes immondes – de l’autre côté, Renée-Pélagie de Montreuil, une femme aimante, tendre, dévouée et résignée, aux yeux de qui l’époux ne saurait avoir de torts, une sainte de l’amour conjugal.

Le nom du marquis de Sade, n’inspire certainement pas beaucoup de sympathies. Il en sera tout autrement de la marquise. C’est l’ange à côté du monstre. Il est bon que l’on sache que dans le château de Valery, propriété de la famille de Sade, habita en même temps que le vice, la vertu – et dans la compagnie du plus détestable des maris la plus exemplaire des femmes.

La marquise de Sade était née « de Montreuil« . Le mariage fut célébré le 17 mai 1763, à Paris, à l’église Saint-Roch. Renée-Pélagie de Montreuil avait 23 ans, le marquis de Sade 22. Mariage de raison du côté de Sade, mariage d’amour du côté de Renée. Elle eut ensuite besoin de tout son courage et de sa passion pour supporter la vie qui lui fut faite. Elle devait d’ailleurs rester jusqu’au bout amoureuse, « amoureuse comme le sont les âmes pures et très droites, sans complications, et qui ne savent point se livrer à demi, assurées qu’elles ne se livreront point deux fois ».

La lune de miel fut courte, on se l’imagine aisément. Après un mois à peine, un abominable scandale éclata. Des filles entraînées dans « la petite maison » de Sade, se plaignirent de raffinements de débauche qui avaient ressemblé à d’ignobles brutalités. La marquise de Sade ne douta du reste pas un instant de son mari, accepta toutes ses explications et crut envers et contre tous à son innocence. « Elle avait admis sans hésiter l’hypothèse d’une erreur, d’une dénonciation calomnieuse. Elle était encore dans tout l’enivrement de son amour conjugal ».

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Après vingt sept ans de mariage avec un marquis, divin certes, mais qui, entré en prison à trente sept ans n’en sortit qu’à cinquante, après vingt sept ans de luttes, d’humiliations, écartelée entre la fureur dévastatrice de sa mère  et  la fureur (épistolière notamment) de son mari, on est en droit de se demander  qui était  réellement madame de Sade.
« Sa passion avait hissé jusqu’au sublime cette femme à l’esprit court, à la chair tranquille, l’obligeant pour ainsi dire à aimer au-dessus de ses moyens.

La marquise, par un entêtement généreux d’abnégation, pardonna, fit semblant d’ignorer ce que savait tout le monde, s’inquiéta peu de voir sa fortune s’émietter pourvu que le mari infidèle n’eût rien à lui reprocher. A partir de cette époque la marquise seule, combattue par sa famille, persiste héroïquement dans son rôle d’amante sacrifiée, d’épouse fidèle jusqu’à la mort, malgré l’infamie de l’aimé.

Le 5 juillet 1772 le marquis de Sade est accusé d’avoir tenté d’empoisonner des filles (c’est l’affaire de Marseille, la fameuse histoire des pastilles cantharidées), accusé en outre de débauches contre nature. La vérité oblige à dire qu’on mena singulièrement vite, avec une sorte de haine, cette affaire. Le 3 septembre Sade est condamné à mort, peine excessive puisque aucune de ses victimes n’avait succombé. Alors commence une campagne sublime de la femme dévouée, en faveur du mari qu’elle croit et qu’elle affirme innocent.

Le marquis, réfugié en Piémont, est arrêté par les autorités sardes et enfermé au château de Miolans. Son épouse ne l’entend pas ainsi, elle accable le gouverneur du château de plaintes et de reproches, voire de menaces. Elle allège la captivité du prisonnier, mieux que cela elle se met en tête de le délivrer! Elle recrute à Grenoble 15 hommes, les équipe, les arme, les anime. Elle gagne à Miolans quelques soldats invalides de la garnison. Par eux le marquis est averti, et il s’évade dans la nuit du 1er au 2 mai 1775.

La chère dame promet de s’inquiéter de toutes ses forces pour la liberté de son mari : « Sois bien convaincu que je ne tarderai pas pour t’instruire de ce qu’il y a de nouveau sur ta situation dès que je le pourrai. J’ai trop à coeur de te prouver tout mon attachement et toute ma tendresse pour rien négliger d’aucune manière ce qui te regarde. La longueur du temps déjà écoulé me tue et me désespère autant que toi parce que je partage ta position avec toute la sensibilité d’un coeur qui ne peut exister que par ton bonheur ». Ce qui me désespère le plus, écrit l’épouse admirable, c’est que tu m’accuses de négligence et de me laisser gagner, et ces soupçons accroissent le trouble de mon âme et font mon chagrin, t’aimant véritablement plus que moi-même.

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A force d’instances, la marquise fait réviser le procès de Sade. Le jugement qui concerne l’accusation d’empoisonnement est cassé. Mais par l’influence de la Présidente de Montreuil, belle-mère du marquis, celui-ci n’est tout de même pas rendu à la liberté. En 1778, le marquis est reconduit à Vincennes, d’Aix où l’avait amené la révision de son affaire, Mais en chemin, à Lambesc, à 5 lieues d’Aix la marquise le fait s’évader.

« Mon bonheur ne peut exister sans toi ni sans le tien, et le jour où l’on nous rendra l’un à l’autre, je crois que je mourrai de joie. Puisse-t-il arriver bientôt !Tous les voeux d’un coeur tout à toi ! ».

L’esprit dépravé du marquis ne cesse de forger de folles accusations et il imagine un monstrueux roman dont sa femme serait l’héroïne. Les termes de ses lettres sont orduriers. Le marquis est épouvanté de ses ignominies qui n’étonnent plus qu’elle. « Ta façon de penser à mon égard m’atterre, m’anéantit, m’humilie, moi qui ne vis et n’existe que pour toi !… Me voir soupçonnée et avilie! Je me tais, mais vous faites une plaie à mon coeur. Pourtant il ne se refermera jamais. Je n’ai pas à me justifier, ma conduite est au su et au vu de tout le monde. Non, il n’est pas possible que me connaissant comme tu dois me connaître, tu penses ce que tu écris ».

Enfin elle s’enferme dans un couvent, le plus régulier qu’elle a pu trouver. Elle continue du reste ses chères visites à Vincennes. Hélas ! Son mari la reçoit furieusement, se jette sur elle, la frappe… Elle s’en plaint timidement et ajoute : « Si tu es capable de me poignarder, ce serait dans ces circonstances un grand bonheur pour moi de ne plus exister ».

Dès qu’il fut libre, le marquis prendra ses dispositions pour faire prononcer la séparation « de corps et de bien » <;

La marquise de Sade reprenant son nom de Montreuil, cessa véritablement d’exister. Son mari devient le citoyen Sade, secrétaire de la section des Piques. Seule, triste, désabusée, elle meurt, le 7 juillet 1810, après avoir « largement payé son tribut à la misère humaine ».

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« Quel a été le désir de Renée de Sade, cette femme qui, avec son mari maudit, a « appris que le bonheur brille au fond même de l’enfer, comme la poussière d’or dans la boue » ?

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Ami de longue date de la famille de Sade, Gonzague Saint Bris a eu accès à des archives encore inédites. Il a voulu, outre son admiration pour l’écrivain, retracer un parcours humain douloureux et méconnu, révélant une fin de vie surprenante.
Le divin Marquis est une divine surprise sous la plume de Gonzague Saint Bris qui en trace, à l’aube du bicentenaire de sa mort, un portrait aussi saisissant qu’émouvant. Sans jamais rien éluder des aspects les plus choquants et dérangeants de son oeuvre ou de ses obsessions les plus viscérales, Gonzague Saint Bris va plus loin, explorant les relations du Marquis avec les femmes de sa vie, ses enfants, le monde de la monarchie, de la Révolution et de l’Empire.
Apparaît un homme singulier, d’un courage intellectuel hors norme et d’une liberté confondante.
Emprisonné pendant les deux tiers de son existence, l’auteur des 120 journées de Sodome ou de Justine ne rend jamais les armes.
Éternel insoumis, athée combattant, rebelle sans tabou, Donatien Alphonse François de Sade est l’Ange de l’ombre de la littérature française.
Après quarante-cinq ans de libération des moeurs, notre époque est totalement sous le signe de Sade, marquée de son empreinte brûlante et indélébile.
Je vous remercie Gonzague de m’avoir fait découvrir cette femme éprise de l’Ange de l’ombre.
Une femme à qui l’on aurait souhaiter dire :   » L’Amour triomphe de tout  » !!!.

Jean-Jacques Servan-Schreiber. Un homme hors du commun !

Bonjour M’ssieurs, Dames,

Le 13 février 1924 naissait JJSS. Un visionnaire que la France a loupé !!! Dans l’émission ‘Face à la nation’,  le célèbre intervieweur Lawrence Spivak a conclu l’intervention avec ces mots: « Quel dommage que vous ne soyez pas américain. Vous seriez chez nous un excellent candidat à la présidence. » 

Polytechnicien, Pilote de chasse  (US Navy en Alabama ), Journaliste, Patron de presse, Essayiste, homme politique.

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JJSS a écrit ce texte magnifique :

 » Il faut penser et agir avec toute la complexité de l’amour réel,

                          se garder de la rigueur de l’esprit.

Il faut croire à de multiples et changeantes vérités,

                        combattre au jour le jour,

et aimer en son coeur autre chose que soi-même.

                   Il faut créer.  » 

Jean-Jacques était un créateur, il aimait l’avenir et en particulier dans notre pays où chacun ne voit qu’un très grand espace devant lui, ne voit pas l’avenir, et quand il le voit, il en a peur, Jean-Jacques c’était le contraire…Il s’engagea avec un sens aigu de l’anticipation. Il est des premiers combats pour la décolonisation de l’Algérie, il est contre l’arme nucléaire, défend Airbus contre le Concorde, prône la suppression de l’héritage des moyens de production, développe des idées environnementalistes, accompagne les débuts de la révolution informatique, milite pour une Europe politique, la monnaie unique et pressent ce que l’on appellera plus tard la mondialisation…

JJSS était unique. Nous ne verrons pas de sitôt un autre homme comme lui. 

Fondateur de L’Express à 29 ans

Le titre est fondé par Jean-Jacques Servan-Schreiber et Françoise Giroud, comme supplément politique du journal  » Les Echos « , fondé par le père de JJSS,  Emile Servan-Schreiber. L’Express est le grand succès de la presse des années 1960. Jean-Jacques Servan-Schreiber par sa conviction et son intelligence a fait venir des grands noms comme  : Albert Camus, Alfred Sauvy, André Malraux, Fernando Arrabal, François Mauriac, François Mitterrand, Françoise Sagan, Jacques Attali, Jean Daniel, Jean-Paul Sartre, Pierre Salinger, Raymond Aron, Robert Badinter,  et tant d’autres…

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Cela me fait penser à la phrase de Françoise Giroud sur JJSS : « Quand on travaille à ses côtés, il vous éclaire sous votre meilleur jour, il vous donne envie de vous dépasser ».

La citation de JJSS   » Dire la vérité telle que nous la voyons  » devrait être affichée dans toutes les rédactions !!!

Depuis 1977, Jean-Jacques ne croyait plus à la presse écrite à cause des nouveaux réseaux d’information, comme d’habitude il avait vu juste.

J’ai eu la chance de travailler à L’Express comme collaborateur de JJSS   jusqu’au jour de la vente de L’express à Jimmy Goldsmith en 1977, ensuite j’ai continué avec lui vers d’autres aventures ( Défi Mondial, Centre Mondial Informatique ).

A 20 ans, rencontrer un homme comme JJSS, m’a permis de sortir des sentiers battus. C’était l’époque ou les patrons avaient conscience de leur rôle social et de leurs responsabilités  ( les actionnaires n’avaient pas le pouvoir d’aujourd’hui ) et le Coca Light pour Bobo’s n’existait pas !

Vous comprendrez mieux mon combat pour aider la jeunesse de demain, c’est comme Jean-Jacques, un Devoir… comme le 1er défilé de mode que j’ai conçu après 17 années de guerre à Beyrouth et aussi mon engagement pour préserver l’Atelier Picasso, la rénovation de la bibliothèque de la Société d’Encouragement pour l’Industrie Nationale, et mon implication à l’occasion de la remise du Prix Alphonse Allais à Jean-Pierre Mocky, l’un des derniers cinéastes de notre temps, etc…

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Jean-Jacques, mon pygmalion éternel.

« C’est pas possible !  «   ? est la phrase qu’il n’aimait pas de la part de ses collaborateurs. C’est pour cela qu’on allait jusqu’au bout de nos missions et c’est aussi pourquoi je suis resté à ses côtés pendant vingt ans.

Le Défi américain

Jean-Jacques Servan-Schreiber est au milieu des années 1960, un riche patron de presse et un éditorialiste politique toujours à l’affût des nouvelles idées. Par ses brillantes analyses et synthèses, il attire à lui les cerveaux de sa génération. L’Express est le principal journal d’opposition au Général de Gaulle et compte dans ses rangs quelques barons de la presse des décennies à venir : Claude Imbert, Jean-François Kahn, Catherine Nay, Michèle Cotta, Yvan Levaï, André Bercoff, Jean-François Revel…

De plus en plus anti-gaulliste et persuadé que le vieux Général n’est plus l’homme d’une France moderne, JJSS ne veut plus se contenter de son rôle d’observateur politique. Il est pourtant influent dans les milieux de gauche. Mais JJSS est avant tout un agitateur d’idées. Il considère que ses éditoriaux ne suffisent pas à éveiller ses concitoyens sur les défis que la France va devoir relever à l’avenir.  L’un d’eux bouleverse JJSS : les Etats-Unis et l’Europe se livreraient une guerre économique silencieuse où l’Europe semble totalement dépassée, tant au niveau des méthodes modernes du management que de l’équipement technologique et de la capacité de recherche.  Mais Servan-Schreiber y trouve l’occasion de développer un argumentaire en faveur d’un fédéralisme européen, dans un livre choc Le Défi américain, paru en 1967, reste aujourd’hui le plus gros succès de librairie pour un essai politique. Le livre est traduit en quinze langues, se vend à des millions d’exemplaires partout dans le monde et est unanimement reconnu comme très brillant.

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Une carrière politique engagée avec plusieurs batailles.

Le Concorde.

Le Concorde fut, comme le prédisait Jean-Jacques Servan-Schreiber avant même son premier vol, un  » Vietnam industriel« , mais cette entreprise était d’abord gaullienne.  » Nom de Dieu, nous le ferons ! » avait tonné le Général, en 1964, tapant du poing sur son bureau. La belle aventure a définitivement tourné au désastre financier. Le général de Gaulle s’en fichait: « On a fait ric-rac avec Caravelle, on fera peut-être ric-rac avec Concorde », rigolait-il. Pas le président François Mitterrand, qui veut même stopper l’exploitation commerciale du Concorde. Il sera finalement sauvé de justesse avec l’appui du ministre communiste des Transports Charles Fiterman qui trouve de nouveaux débouchés auprès des tour-opérateurs – l’un d’eux a d’ailleurs affrété l’avion qui s’est écrasé le 25 juillet 2000 à Gonesse.  Le coût du programme s’est élevé à 45 milliards de francs pour une vingtaine d’exemplaires construits. JJSS, s’interroge sur l’intérêt d’une telle dépense, « pour permettre à quelques milliardaires de traverser plus vite l’Atlantique ».  Aucun Concorde n’a été vendu, JJSS l’avait prédit.

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Le Bataillon de la Paix.

Une équipe internationale, embarque sur un petit voilier, le Fri en direction de Moruroa et Tahiti. L’objectif d’alerter l’opinion mondiale mais aussi, de retarder la campagne d’essais nucléaires aériens.

Plusieurs députés emmenés par Jean-Jacques Servan-Schreiber, Louis Besson, Charles Josselin, Anne-Marie Fritch – se joignent au « Bataillon de la Paix ». Accompagnés de représentants des Eglises, les pasteurs Gilbert Nicolas et Richard-Mollard, le Père Avril. Ils apportent le message des « Français contre la bombe », lancé à l’initiative du Mouvement pour le Désarmement, la Paix et la Liberté. Plusieurs milliers de Polynésiens formeront un impressionnant cortège dans la capitale tahitienne. Entre temps, le 22 juin, la Cour Internationale de Justice aura statué provisoirement demandant à la France de s’abstenir de sa campagne d’essais aériens.  Peu après, des militants non-violents français ont rejoint le Fri pour une action de « vigile » autour de Moruroa. Ce sont Jean-Marie Muller, fondateur du Mouvement pour une alternative non violente, Brice Lalonde, alors jeune écologiste, l’abbé Jean Toulat, écrivain et le général Jacques de Bollardière, mis d’office à la retraite pour avoir protesté contre l’usage de la torture en Algérie. Le tir Centaure du 17 juillet 1974 contaminera gravement Tahiti. 

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Enlèvement du chanteur Mikis Theodorakis aux colonels qui régnaient en Grèce.

En 1970, Jean-Jacques a été en Grèce avec Mélina Mercouri et Costa-Gravas pour plaider en faveur des condamnés du réseau « Défense démocratique », Papadopoulos lui permet de ramener Theodorakis en France. Le dictateur retient cependant sa femme et ses enfants en Grèce : Ils seront ses otages pour empêcher Theodorakis de parler.

Le Pouvoir Régional.

Avec dix ans d’avance sur les grandes lois décentralisatrices, Jean-Jacques Servan-Schreiber rêvait déjà de consacrer  » le pouvoir régional « .

Son idée ? Ne plus considérer la région comme un simple échelon administratif, réduit à l’application des politiques publiques, mais la doter d’un véritable pouvoir d’action. Un poids politique réel, équivalent à celui de l’Etat centralisé.

Aujourd’hui encore, à l’heure où l’on parle de regrouper les régions, cette conception demeure d’actualité.

Il faut la mener à son terme et doter les régions d’un véritable pouvoir réglementaire, outil indispensable pour mener de vraies politiques globales. C’est le seul moyen de créer vraiment des entités capables de peser au niveau européen et même mondial.

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Ministère des Réformes.

Après le décès du Président de la République, Georges Pompidou, le 2 avril 1974, Valéry Giscard d’Estaing accédait à la tête de l’Etat après 16 ans de régime gaulliste. Au gouvernement, le député Réformateur Jean-Jacques Servan-Schreiber est nommé Ministre des Réformes le 27 mai 1974.

Le 9 juin 1974, en apprenant la reprise des essais nucléaires à Moruroa, JJSS fait cette déclaration à France Inter : « Au nom de la France, des bombes vont exploser de nouveau dans le ciel du Pacifique et contaminer les habitants de la Polynésie française. C’est une chose contre laquelle je me suis élevé l’année dernière de toutes mes forces, lorsque j’étais à Tahiti avec le Bataillon de la Paix… » Jacques Chirac, Premier ministre, fit pression sur le Président de la République pour faire exclure Jean-Jacques Servan-Schreiber du gouvernement, ce qui fut fait le jour même de la déclaration publique du ministre.

Carrière politique : Député de Nancy. Président du Conseil Régional de Lorraine. Président du Parti Radical – Socialiste. Président du Mouvement Réformateur. Père fondateur de l’UDF.

Le Défi Mondial

Au milieu de la crise mondiale,JJSS saisit l’imagination et éclaire l’avenir. Il nous emporte de Paris à Bombay, de Tokyo à Riyad, de Hambourg à Alger, sur les sentiers de l’espoir. Dans le village de Taïf, en Arabie, dix avions privés atterrissent au crépuscule. Les hommes qui en sortent détiennent la richesse du monde. Ils posent leurs conditions.
Parmi des millions d’êtres humains affamés, illettrés, accumulant la misère du monde, des chefs d’Etat impatients interpellent l’Occident.

Dans les pays développés, la société industrielle, qui a perdu la maîtrise du pétrole et des investissements, se retrouve le dos au mur.

Du choc entre ces trois univers peut surgir un désastre, ou bien jaillir une flamme. Celle d’une épopée à l’échelle planétaire. Des instruments existent _ mais qui le sait? La révolution de l’intelligence est à notre portée, mais qui la veut? Un groupe d’hommes Européens, Arabes, Japonais conscients de ces périls, informés de ces réalités et de ces moyens, ont exploré ensemble, la voie de la Renaissance. Oui, elle existe. Tel est l’enjeu du Défi Mondial.

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Le Centre Mondial Informatique

JJSS joue alors de son influence auprès de Gaston Defferre afin de convaincre Mitterrand de créer un institut d’informatisation de la France. Ce sera le Centre mondial informatique et ressource humaine (CMIRH). JJSS est, comme il l’était avec Mendès France et Giscard d’Estaing, un conseiller de l’ombre du président, un éveilleur et même dit-on un « visiteur du soir »

Voir billet : https://soufflezsurlesbraises.com/2014/01/24/le-macintosh-a-30-ans-aujourdhui/  

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Oui JJSS était trop en avance, surtout dans le contexte des années 70. Bref, il a eu son utilité.
Les historiens s’y pencheront un jour, ce n’était pas totalement anachronique de parler d’Europe fédérale, de monnaie unique, d’informatisation, de globalisation de la consommation en 1969. JJSS a été là pour le montrer. Et d’une certaine façon, il est avec Mendès-France l’exemple que des hommes politiques peuvent être droits, intégres et visionnaires. Qu’on ne s’y trompe pas, l’image qu’on a voulu donner de lui : imprévoyant, bondissant et léger est fausse. JJSS est l’un de nos héros nationaux les plus lucides et les plus graves. Son idéal était le développement de son pays et, partant, le bonheur des Français.

JJSS laissera l’image d’un homme « visionnaire », louant son « courage qui avait du sens ». 

Message pour ses fils :  » Soyez fiers de votre père, c’était un grand homme de la France « 

Le Macintosh à 30 ans

Salut M’ssieurs-Dames,

Une centaine de lecteurs du Monde.fr ont répondu à un appel à témoignages mis en ligne à l’occasion du trentième anniversaire du « Mac », lancé le 24 janvier 1984. La question posée ? « Racontez-nous votre première expérience avec un Mac d’Apple . »

Voici la mienne pour mes amis fidèles :

« L’histoire humaine ne commencera que lorsque l’homme s’appropriera l’Univers par la science, l’action et le rêve ». Citation de Jean Jaurès.

Steve Jobs est un génie du XXème siècle, il fait partie des créateurs qui ont fait bouger le monde, je ne peux m’empêcher à chaque fois que je vois une personne téléphoner avec un Iphone ou un gosse taper sur une tablette de penser à lui.

« C’est une vieille citation de  l’ancien joueur de hockey Wayne Gretzky que j’adore : « Je patine vers l’endroit où le palet va être, et non vers là où il a été ». Et nous avons toujours essayé de faire cela chez Apple. Depuis le tout début. Et nous le ferons toujours. » Steve Jobs.

La France , François Mitterrand et les énarques ont loupé ce génie ! quel gachis…

Je fus le premier en France à avoir vu et touché le Macintosh 128 K de Apple, pourquoi ?

JJSS invita Steve Jobs à Paris pour le présenter à François Mitterrand à l’occasion d’ une conférence au Centre Mondial Informatique. Je suis allé accueillir Steve à Roissy, et c’est à cet instant-là que j’ai eu entre les mains le Mac, cet ordinateur qui devint la référence de la Micro-Informatique dans le Monde, je ne pensais pas un seul instant en mettant le carton dans le coffre de la voiture, que c’était historique et que ça allait devenir la société moderne que nous connaissons tous aujourd’hui. En repartant aux USA, Steve m’offrit son Mac, vous découvrirez ci-dessous la première disquette de démonstration du Mac « System Disk » dédicacée par Steve, le Co-Fondateur de Apple.

NB : comme un con, j’ai jeté ce Mac, pensez au collector que j’aurais aujourd’hui ?


Une autre grande idée de JJSS : il proposa à François Mitterrand l’implantation d’une usine Apple en France à Charleville-Mézières avec la création d’ un ordinateur français sur le même modèle que le Macintosh, il se serait appelé « L’appel » à la place du logo de Apple, il y aurait eu un bonnet phrygien qui symbolise la Liberté et le civisme en souvenir du logo du Parti Radical, Présidé par Jean-Jacques Servan-Schreiber de 1971 à 1979.

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Communiqué : Cohttp://www.portices.fr/formation/Res/Info/Dimet/TextesAi/1984-11-Appel.html

Ce projet aurait permis à la jeunesse française d’avoir une avance sur tous les pays européens, malheureusement il n’a pas vu le jour, à cause de Laurent Fabius !!! et d’intérêts politiques et économiques avec Thomson et Goupil. Steve Jobs était dégouté et nous donc. JJSS, François Mitterrand, Gaston Defferre et Pierre Bérégovoy n’ont pas réussi à faire naître l’Appel..

Voici un résumé http://www.portices.fr/formation/Res/Info/Dimet/TextesAi/1985-01ChantiersPop.html

Ce que je retiens de Steve est simple.

Quand Apple s’est développée, Steve Jobs a considéré qu’il avait atteint son niveau d’incompétence en tant que manager.  » Combien de personnes s’accrochent à leur pouvoir alors qu’elles sont devenues illégitimes…
Pendant un an, il  a cherché le manager. En 1984, il a convaincu John Sculley, Président de Pepsi-Cola en lui disant :  « Tu ne vas vendre toute ta vie des bulles, viens diffuser l’intelligence »…

Une anecdote, en rentrant de Marseille avec d’autres chercheurs, Steve a complètement flashé sur une hôtesse de l’air d’Air Inter, il demanda à JJSS, comment faire pour retrouver cette fille ? Jean-Jacques téléphona de suite à Gaston Defferre, Ministre de l’Intérieur pour retrouver cette belle inconnue. Réponse de Air Inter : « Nous ne diffusons jamais le nom de nos personnels volants pour des raisons de sécurité ».

le beau gosse

Steve Jobs est reparti la tête basse en Californie sans son Macintosh.( hé !hé !) Une grande pensée à toi Steve, génie de Californie. Reposes-toi bien et de là-haut, invente nous encore des Ipad, des Ipod, des Iped,et des Ipud…pour nous faire rêver. Au fait, ça me revient, il a fait la découverte du Minitel au Centre Mondial, il était bouche-bée !!! Les ingénieurs français des Postes et Télécommunications présents autour de ce petit appareil de couleur marron frimaient comme des Coqs gaulois…

LE CENTRE MONDIAL INFORMATIQUE

François Mitterrand et ma pomme à L’Elysée

Le 20 novembre 1981, François Mitterrand annonçait au Palais de L’Elysée, la création du Centre Mondial Informatique sous l’impulsion et une idée de Jean-Jacques Servan-Schreiber, orateur brillant ayant une vraie capacité à convaincre.

http://www.portices.fr/formation/Res/Info/Dimet/ArticlesLivres/8311LedMicro.html

Etaient réunis ce jour-là dans la salle des Fêtes de L’Elysée,  autour du Président et de JJSS, l’initiateur de cet énorme projet : Jean-Pierre Chevenement, Jack Lang, Pierre Bérégovoy, Jacques Attali, Gaston Defferre, Pierre Dreyfus, Louis Mexandeau, André Rousselet et des grands chercheurs comme Radj Reddy, Seymour Papert, Nicholas Negroponte, Eduard Ayensu, Saburo Ohkita, et le spécialiste en informatique de la République Populaire de Chine, le Professeur Zhisong Tang, que du lourd…et du sérieux.

Sans oublier votre serviteur, s’il vous plaît. Et oui, dédé de Montreuil à L’Elysée, c’est un peu normal, il ne faut pas oublier que cette belle demeure nous appartient à tous…

Le Centre Mondial était situé au 22, avenue Matignon à Paris 8ème, il avait pour mission d’irriguer après de la jeunesse la « culture informatique ». C’était aussi, un lieu de travail, et d’expérimentation, pour les chercheurs du monde entier, trouvant, à Paris, un environnement puissamment informatisé par sa capacité d’invention. Une fourmilière mondiale de l’intelligence et de rencontres à haut-niveau.

Plus de 100 chercheurs, (qui n’étaient pas tous des trouveurs), vivaient jour et nuit dans cet immeuble surprenant mélangeant la modernité et l’ancien construit par l’architecte et peintre milanais, Vittorio Mazzucconi, j’aurais du profiter plus de leurs savoirs et de leurs expériences

Encore une fois, JJSS, le visionnaire avait vu et visé juste !!!

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Jeudi 30 janvier 2014 page 16

Une usine Apple en France ?

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Steve Jobs en 1984.

Le 12 février, François Hollande se rendra dans la Silicon Valley. C’est la première dois depuis trente ans qu’un président en exercice s’y rend. A l’époque, François Mitterrand était resté huit jours en Californie. Il y avait reconnu l’importance du » capital à risque  » et expliquait à Pierre Salinger vouloir encourager les cadres à se  » jeter dans l’aventure  » de l’entrepreneuriat. Trente ans avant la révolte des  » pigeons  » !.

A son retour, aiguillé par Jean-Jacques Servan-Schreiber, il musclait le Centre Mondial Informatique et Ressources Humaines à Paris, où brillait Nicholas Negroponte, créateur du Medialab au MIT, le pape de l’intelligence artificielle Seymour Papert, ou encore Alan Kay, spécialiste de l’interface homme-machine.

Mais surtout Mitterrand fut littéralement  » épaté  » par Steve Jobs, 29 ans à l’époque, qui, invité en France, avait évoqué l’idée d’installer une usine à … Charleville-Mézières.  » Elle aurait porté le nom d’Appel « , se souvient André Cardinali, secrétaire de JJSS durant vingt ans. Mais la France, privilégiant un équipement Thomson To7 dans les écoles, a poliment refusé cette implantation.  » Et l’usine de Charleville-Mézières n’a jamais vu le jour …

Guillaume Grallet

 

Alain Rey, Le petit Robert

Bonjour M’ssieurs – Dames,

Alain Rey a été intronisé  le lundi 20 janvier par Alain Casabona, Grand chancelier à l’Académie Alphonse Allais.

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En deux mots … on peut tout dire ! Adepte de la concision…Paul Eluard.

Alain Rey est un linguiste et lexicographe, rédacteur en chef des publications des Editions Le Robert. Il est un observateur de l’évolution de la langue française. Il incarne une langue française en perpétuelle évolution ( à la différence de Madame Hélène Carrrère d’Encausse, mèrepétuelle de l’Académie française ) n’hésitant pas à inclure dans ses dictionnaires du verlan ou des régionalismes.

 Je dédie cette citation au Maître des mots : 

Alphone-ALLAIS-Alain-REY

Il nous faut peu de mots pour exprimer l’essentiel. Paul Eluard

Mon ami Joël Martin ( La Comtesse de l’Album du Canard Enchainé ) lui a concocté quelques contrepèteries :

Alain Rey a l’airain : un laid râle (Un râlait)… Ah, les reins !

Ne pas confondre Allais pinté et Alain pété.

Alain a toujours aimé l’essai, Allais a toujours aimé les seins.

Alain ne s’est pas retrouvé député, Allais ne s’est pas retrouvé des putains.

Alain se rendait-il au caté ? Allais se rendait-il aux catins ?

Alain est-il coquet ? Allais est-il coquin ? (Le coquet pinte, le coquin pète)

Là où le père parle de robinets, le Robert parle de Pinay.

Ne pas confondre Robur le Conquérant avec Robert le concurrent.

Ne pas confondre Le beau-père parle de marine et Le Robert parle de ma p…

Ne pas confondre Deux robots chers et Deux roberts chauds.

Une petite en rabe :

Ne pas confondre La fonction du dictionnaire et L’addiction du fonctionnaire.

Voici une idée, que j’ai retrouvée dans mon tiroir à idées …

Organiser une Exposition éphémère  » Le voyage des Mots  » sous la Présidence de quatre moqueurs : Serge Moati, Jean-Pierre Mocky, Yann Moix et François Morel. A l’occasion du cinquentenaire de la parution «  Les Mots «  de Jean-Paul Sartre. Gallimard 1964.

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Sous la présidence d’honneur de M.Alain Rey pour son dernier livre «Le voyage des mots» de l’Orient arabe et persan vers la langue française. Editions Guy Tredaniel. 2013.

« Un immense voyage de mots et d’idées a conduit les civilisation arabe, persane et turque à enrichir notre pensée et nos imaginaires. Héritiers de cet impressionnant transfert, les mots de notre langue sont secrètement nourris par leur origine orientale » – Alain Rey

Couverture Le voyage des mots - Alain Rey - Guy Trédaniel Editeur

  • Les invités seraient invités à choisir leur mot préféré et ceux d’autres auteurs connus accrochés aux murs ( les mots, pas les auteurs !!! ) en les dégustant avec une partie salée et une partie sucrée.  Une saveur des mots.

  • Mots fléchés, Mots d’Amour, Mosaïques, Maux de tête, Mots d’esprit, Mot con posé … Jeu de mots, seront les bienvenus sans oublier les gros mots ! 

  • à l’entracte, dégustation d’ exquis Mots…avec les glaces Motta. 

En fait les mots agglutinés sont le seul fruit de l’imagination et

ne sont pas dans les dictionnaires.

Anticonstitutionnellement n’est pas (plus) le mot le plus long

de notre chère langue, ce serait :

 HEXAKOSIOIHEXEKONTAHEXAPHOBIE

qui signifie la phobie du nombre 666….

SMILES est le mot le plus long dans le dictionnaire anglais, car il y a un mille entre les deux S

Je me demande si je ne suis pas en train de jouer avec les mots. Et si les mots étaient faits pour ça ? Boris Vian

 

 

 

Pourquoi les riches ont gagné ?

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Crise ou pas, la richesse mondiale est en plein boum et ceux qui la possèdent n’ont jamais été si dominateurs. Jean-Louis Servan-Schreiber prend, dans son nouveau livre, la mesure de ce phénomène.

Et, à l’autre extrémité du spectre, la pauvreté, sur la planète, s’est aussi réduite plus vite que prévu. Pourtant, les inégalités s’accroissent et peuvent déstabiliser des sociétés obsédées par l’égalitarisme. Pour « JLSS », la réduction de cette fracture va devenir la question primordiale des vingt années à venir.

Pourquoi les riches ont gagné
Le fondateur de L’Expansion et de Clés souligne que le pouvoir d’informer est très largement tombé aux mains des riches. © Bruno Charoy / Pasco

Jean-Louis Servan-Schreiber, journaliste, écrivain et patron de presse, est l’un des meilleurs observateurs de l’époque contemporaine. Il l’a montré dans ses choix professionnels, en créant les bons médias au bon moment: L’Expansion avec Jean Boissonnat en 1967, puis, notamment, L’Entreprise, Radio Classique, Psychologies Magazine et, enfin, Clés, avec sa femme, Perla… sans oublier L’Express, lancé avec son frère, Jean-Jacques Servan-Schreiber ( avec qui j’ai travaillé pendant 20 ans )

Il l’a montré aussi dans ses engagements, puisqu’il préside aujourd’hui le comité de soutien en France de l’ONG Human Rights Watch. Il l’a montré, enfin, dans les choix thématiques de la dizaine de livres qu’il a publiés à ce jour : Le Pouvoir d’informer, L’Art du temps, Le Métier de patron,ou plus récemment Trop vite ! et Aimer (quand même) le XXIe siècle.

L’économie, le comportement humain, l’accélération des sociétés sont ses centres d’intérêt permanents, et il porte sur leur évolution un regard à la fois lucide et optimiste. Son nouveau livre, Pourquoi les riches ont gagné (Albin Michel), dont L’Express publie en exclusivité les bonnes feuilles, part d’un constat : depuis six ans, en Occident, l’obsession politique et médiatique de « la crise » occulte le fait que nous assistons, depuis 2000, à une explosion de la richesse mondiale.  

La planète compterait désormais plus de 12 millions de millionnaires, dont 500 000 en France!

[Extraits] Les riches ont gagné, mais quels riches? Tous ceux qui, dans un pays comme la France, gagnent 6 000 euros net par mois et plus (montant à partir duquel les Français, interrogés en 2013 par Challenges, situent la richesse)? Ou ceux qui possèdent 1 million de patrimoine? Ou les très riches (10 millions)? Ou les hyperriches, ce 0,1 % de la population qui nourrit à la fois les fantasmes des plus modestes, les tirages des magazines people et l’imagination fiscale des gouvernants à la recherche de symboles politiques d’équité?

Même s’ils ne constituent pas une catégorie sociologique homogène, même s’ils ne vivent pas de la même manière et n’ont pas les mêmes priorités, ils ont en commun de ne pas connaître les pesanteurs et les difficultés matérielles auxquelles se mesurent au jour le jour 99 % des citoyens. Eux-mêmes et leurs enfants ont accès à ce qu’une société moderne offre de plus confortable, de plus divertissant, de plus succulent, de plus exotique, de plus esthétique ou de plus novateur. Ils sont mieux conseillés, mieux protégés, mieux soignés, mieux éduqués.

C’est pour eux que semble avoir été formulée l’expression anglaise« the best of everything ». Certes, cela ne les empêche pas de connaître les duretés de l’existence comme les dilemmes ou les conflits de tout mortel. Mais leur bulle est climatisée.

En majorité, ce ne sont pas des nantis paresseux ni des parasites de la modernité. La plupart agissent, produisent et s’efforcent de maintenir ou de développer leurs actifs. Beaucoup même se plaignent de consacrer tant de temps à ce qui les rend riches qu’ils n’en ont guère pour profiter du résultat de leurs efforts. Ils jouent plutôt, dans notre société, un rôle de modèle enviable que de repoussoir ou d’adversaire. C’est peut-être en cela qu’ils ont gagné, sans avoir mené de guerre ni suscité de révolte.

Pourquoi un tel succès, qui ne paraît ni précaire ni sérieusement contesté ? Pour des raisons conjoncturelles, politico-historiques et du fait aussi de leur propre comportement. Nous les avons abordés sous différents aspects au long de cet essai, mais il est temps de les résumer, comme un faisceau d’indices ou de preuves :

– Pour être riche, il faut de l’argent, or celui-ci abonde comme jamais sur notre planète. On l’oublie souvent dans nos pays en crise, mais le développement mondial est rapide et global. La richesse naît plus facilement dans son sillage. Non seulement parce qu’il se crée, en permanence, de nouveaux produits ou services, mais du fait que le niveau de vie général augmente, de même que le pouvoir d’achat des consommateurs de ces produits. Davantage, certes, dans les pays en progression forte que dans les nôtres. Mais les riches vendent et investissent partout, puisqu’ils ont les moyens d’être présents sur les marchés où la demande croît le plus vite.

Les riches n’ont pas de frontières.

– La richesse n’est pas une simple retombée du progrès économique. Elle fructifie aussi au croisement des deux valeurs clefs de ce nouveau siècle : l’individualisme et le culte de l’argent. Les héros contemporains ne sont ni politiques, ni militaires, ni religieux, ni même savants. Ils sont sportifs, acteurs et artistes, entrepreneurs à succès.

Les héros sont bien payés et deviennent riches. 

– Les patrimoines des riches s’accroissent plus vite que la misère ne diminue. Les taux de rendement des capitaux seront durablement, au cours de ce siècle, plus élevés que la croissance des PIB. De ce fait, l’héritage va reprendre de l’importance dans les décennies à venir, ce qui n’est jamais en faveur de la réduction des inégalités.

Qu’ils travaillent ou non, les riches s’enrichissent.

– La misère recule enfin dans le monde. Elle était dominante il y a encore un demi-siècle; la croissance est rapidement en train de la marginaliser, laissant la place à une immense classe moyenne, qui peuplera la planète ce siècle durant. Il en résulte une atmosphère plus propice à la richesse. Il semble plus légitime de prospérer si d’autres ne meurent pas de faim à proximité.

Le ressentiment à l’encontre de la richesse s’atténue.

– En même temps, la demande d’égalité, si rituelle dans le discours républicain, n’est plus politiquement prioritaire. Dans les continents en forte croissance, on insiste plutôt sur l’égalité des chances que sur celle des revenus. Sans grands résultats d’ailleurs. Dans les pays plus stagnants, la revendication sociale se porte sur le maintien des acquis plutôt que sur des progrès de niveau de vie, qui semblent bien hypothétiques sans vraie croissance.La pression sociale est plus réaliste et souvent résignée.

– Il n’y a plus d’idéologies antiriches, comme ce fut longtemps le cas entre la Révolution française et la dissolution du Parti communiste de l’Union soviétique en 1990. Il n’y a plus d’ennemis de classe, selon la formule léniniste. Les riches sont considérés par la gauche comme une force politique antagoniste et une cible encore privilégiée de contribuables. Mais ces derniers y sont habitués et ont appris à négocier en conséquence.

Politiquement, les riches sont devenus des acteurs sociaux puissants et non plus une classe honnie.

– Les riches sont militants et acteurs d’une idéologie, le libéralisme. Le fait qu’il s’agisse d’un système économique illustre notre époque, où l’essentiel du jeu politique tourne autour du partage d’un gâteau qui se rétrécit. Le libéralisme est à la fois décrié et triomphant. Il déchaîne les polémiques, mais il n’a aucun adversaire frontal. Personne n’a, mondialement, de doctrine crédible à lui substituer. Les débats actuels se limitent aux moyens d’en atténuer les effets sociaux, quelquefois dévastateurs.

Les riches sont à l’aise avec l’idéologie dominante, la leur.

– Partout dans le monde, le seul adversaire des riches est la fiscalité. Il s’agit à la fois de les faire contribuer le plus possible aux dépenses publiques et de donner l’impression que les politiciens ne sont pas leurs amis ou complices. Cette guérilla, pour laquelle les riches sont bien armés, ne pourra obtenir de résultats significatifs que lorsqu’il y aura une véritable fiscalité mondiale. On en est loin. Les Etats s’efforcent de resserrer les mailles du filet en passant des accords d’échanges d’informations et de lutte contre les paradis fiscaux. Mais, avec 192 nations à la fiscalité autonome, les riches trouveront encore longtemps des havres financiers hospitaliers.

Les riches sont experts en stratégies fiscales planétaires.

– Les Etats de toutes tendances ferraillent avec les riches, mais n’ont pas les moyens de leur faire la guerre. Car leur premier casse-tête politique est le chômage. Or ce sont les riches qui créent les emplois. Le grave pour un responsable politique serait de déclencher une grève – pis, un exode – des employeurs. Il y a connivence de fait entre les gouvernements et les riches, qui ont mutuellement besoin les uns des autres.

On ne peut pas se passer des riches quand on est au pouvoir.

– Les riches sont amenés partout à se substituer à l’indigence budgétaire publique. Leur rôle financier est donc destiné à croître dans de nombreux secteurs d’activité : éducation, santé, recherche scientifique, aide humanitaire, philanthropie, mécénat artistique. Sans oublier que, de longue date, les entreprises que possèdent et dirigent les riches contribuent de façon décisive au financement des prestations sociales. Ce qui rend les riches coresponsables, avec la puissance publique, de la stabilité sociale du pays.Les riches sont devenus un acteur public central.

– Les riches sont mieux à même de tirer parti de la modernité que les politiques. Ils sont mieux informés, mieux conseillés, plus libres et plus concentrés que les élus du peuple. Car ils n’ont qu’un seul objectif, produire de l’argent et le protéger. Ils n’ont pas d’électeurs, peuvent garder le secret sur leurs plans et leurs tactiques, et savent s’arranger entre eux.

En même temps, au service de cet objectif central, ils peuvent mettre des moyens considérables, qui, souvent, manquent aux Etats. A la différence de ces derniers, ils se jouent des frontières et ont des stratégies mondiales. Les entreprises multinationales, que certains d’entre eux gouvernent, sont plus puissantes économiquement que la plupart des pays représentés à l’ONU. Seules les plus grandes nations peuvent encore les tenir en respect mais pas sur tous les terrains. Seuls les riches ont un pouvoir mondial.

– De ce fait, les riches n’ont plus de complexes et poussent leurs avantages sans prendre trop de précautions. La manière dont les banquiers et les financiers ont réduit à une peau de chagrin les mesures de régulation que les Etats voulaient prendre après la crise de 2008 l’illustre de façon éclatante. Les bonus les plus insolents sont repartis de plus belle dès 2009. Comme si les riches se sentaient libres de tirer un profit financier de tous les aléas économiques, laissant les politiques s’arranger avec les conséquences, en particulier sociales. Qu’a pesé un Montebourg face à un Mittal?

Les riches ne prennent plus de gants pour affronter le pouvoir politique.

– Les riches tiennent les médias, directement ou indirectement. Soit parce qu’ils en sont propriétaires, soit parce que les médias ont un besoin vital de la publicité que les riches peuvent leur attribuer, ou leur refuser. Comme la presse est en position de faiblesse partout, elle est un peu à leur merci. Les journaux les plus prestigieux, au bord de la faillite, sont rachetés à la casse par des possédants.

C’est ainsi que Jeff Bezos, qui a créé Amazon, a « sauvé », en 2013, le Washington Post. Même les médias les plus modernes ne peuvent vivre, à l’exception de quelques-uns, du Canard enchaînéà Mediapart, sans l’assentiment financier des puissants. Il n’y a que lorsqu’un riche est en difficulté que les médias se ruent à la curée. Ce qui donne à ces derniers une impression fugitive de puissance. D’autant qu’à ce moment-là les autres riches abandonnent l’animal à son triste sort. Car les riches ne sont pas tendres avec les plus faibles d’entre eux.

Le pouvoir d’informer est tombé très largement entre les mains des riches.

– Plus globalement, les riches contrôlent l’essentiel de l’argent sur la planète. Soit parce qu’ils en possèdent eux-mêmes (mais ce n’est qu’une petite partie de l’argent-pouvoir), soit parce qu’ils sont aux manettes du business mondial. Ceux, en effet, qui sont à la tête des entreprises ou des banques, non seulement sont nommés par eux, mais ils sont responsables devant ces jurys d’argent que sont les actionnaires, lesquels ont compris l’intérêt d’enrichir rapidement ceux qui travaillent pour eux.

Ainsi s’assurent-ils qu’ils sont passés dans le clan des riches. De ce fait, la morale de l’argent, les buts de l’argent, les stratégies de l’argent pèsent de plus en plus sur le destin de nos contemporains. On n’en finit pas d’en mesurer l’ampleur des conséquences. A l’échelle de la planète, même le plus puissant des riches ne pèse pas bien lourd, mais la religion de l’argent, commune à presque tous les riches, domine le débat mondial dans les pays en paix, c’est-àdire presque partout.

Les riches détiennent le pouvoir essentiel, celui de l’argent. Le reste suit.

– Certains riches ont pu réussir en politique, comme Michael Bloomberg ou Silvio Berlusconi, mais ce sont des exceptions. Car, d’instinct, les riches ont compris combien la détention publique du pouvoir est périlleuse et provisoire. Ils préfèrent l’infiltrer pour en obtenir ce qui leur est nécessaire. La vulnérabilité des politiciens face aux riches, c’est que la politique coûte cher et que la plupart des candidats à l’élection ne disposent pas de moyens personnels. Les scandales financiers qui émaillent la vie politique portent sur des sommes dérisoires comparées aux vraies fortunes. Quand un politique dissimule 600 000 euros, sa carrière est fichue. Quand un riche a fraudé sur 6 millions, il trouve discrètement un compromis financier avec l’administration.

Les riches laissent les détenteurs officiels du pouvoir prendre les risques. Ils se contentent de les influencer.Ils savent que la richesse est plus pérenne que les mandats électifs.

Ainsi s’exerce le pouvoir des riches. Il est pacifique, car ils n’ont plus, comme ce fut le cas au cours de l’Histoire, besoin de déclencher des guerres ni de fomenter des coups d’Etat pour maximiser leur puissance. Un marché mondial sur lequel ils peuvent intervenir avec l’efficacité des technologies contemporaines leur suffit. Ils n’ont besoin ni de police, ni d’armée, ni de censure pour servir leurs intérêts.

Au contraire, opérer dans un monde ouvert, à l’expression libérée et où la loi est respectée, crée les conditions optimales de leur réussite. Les riches sont forcément modernes, sinon ils ne survivent pas longtemps dans un monde en accélération permanente.

Les riches se doivent d’être des mutants de leur époque, de la comprendre, la deviner avant les autres. Ceux qui y parviennent gagnent gros et, en plus, s’amusent à ce jeu en vraie grandeur et à sommes réelles.

Les riches ont gagné. Ils n’ont même plus besoin de s’en vanter. Ce monde actuel est devenu le leur, ils y sont chez eux.

Ne pas oublier que les nouveaux riches sont aussi des anciens pauvres… dédé

Moi, je m’en fous, je vis dans la luxure :

 Je fais ce que je veux

ou je veux

quand je veux

avec qui je veux… 

Même Bill Gates et le Pape ne peuvent pas le faire !!! 

ça s’appelle la liberté et je l’ai eu à juste prix.

Jean-Pierre Mocky. Prix Alphonse Allais 2013

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Le Prix Alphonse Allais 2013 a été remis a Jean-Pierre Mocky, pour l’ensemble de son oeuvre, par Alain Casabona, Grand Chancelier de l’Académie Alphonse Allais et Jacques Mailhot, Camerdingue de l’Académie, le lundi 2 décembre à la Société d’Encouragement pour l’Industrie Nationale, place Saint-Germain des Prés. Nous avons profité de cet instant pour fêter ses 80 ans.

Orchestré et organisé par André Cardinali. Ambassadeur en quête des profils louches de l’Académie Alphonse Allais.

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Jean-Pierre Mocky fait partie des hommes à qui l’on n’a plus besoin de rendre hommage. C’est grâce à des types comme lui  que nous ne devenons pas tous des codes barres. Hommage non, reconnaissance oui ! tous les invités, illustres ou anonymes l’ont pris comme tel. Et tant pis pour ceux qui ont fait faux bond !. Ce devait être la fête. Ce fut la fête et quelle fête !

Le Prix Alphonse Allais a été créé en 1954 et attribué pour la première fois à Eugène Ionesco, excusez du peu, suivi de pointures comme Louis Velle, Jean-Marie Proslier, Robert Rotrou, Léo Campion, Arletty, Pierre Etaix, Raymond Devos, Jean Yanne, Pierre Perret, Sempé, Jean Amadou, Bernard Pivot …
 Jean-François Guyot, le souffleur et   » l’insuffleur  » de la Forge du Héron a accepté de réaliser le trophée du prix Alphonse Allais, avec le profil d’ Alphi, dessiné par Sacha Guitry, sur un coin de nappe, un soir de goguette.
Copie de Mocky - Guyot

La salle Lumière où s’est déroulée la réception est plus que le temple du cinéma. C’est ICI que les frères Lumière présentèrent le 22 mars 1895 leur cinématographe. C’est ici, oui, c’est ici, aussi que Madame Alice Guy-Blaché, la toute première femme réalisatrice de cinéma, à l’origine des premières fictions a convaincu Léon Gaumont de la laisser tourner le premier scénario de la maison éponyme. Pari osé, mais pari gagné, puisqu’en réalisant sa Fée aux Choux, Alice vient de créer la toute première fiction de l’histoire du cinéma. Un court-métrage de 60 secondes représentant la naissance d’enfants sortant des choux.

S’il en est un qui méritait d’être honoré dans ce lieu, c’est bien Jean-Pierre Mocky: il est à la fois metteur en scène, interprète, scénariste, monteur, producteur et distributeur. 

Parmi les surprises de la soirée, mes amis m’ont rejoint naturellement : Nicoletta, a chanté  « Ou es passé mon Saint- Germain des Prés  » et  « Mocky Blues « , Sarah Vernette récitante du conte d’Alphonse Allais,   » Paris plage « Aimé Nouma a slamé  » Mocky, le dernier des Mockicans «  et Rona Hartner qui nous a entraîné dans les steppes de l’Asie Centrale. ( un clin d’oeil pour Jean-Pierre, son père est Tchétchène )

Petite précision : cet événement a été réalisé sans qu’un euro ait été déboursé, pour la plus grande satisfaction d’Antoine de Montille, garde d’écus de l’Académie. Plus de deux cents invités, parmi lesquels, bien sûr, de nombreux académiciens allaisiens (A 3 ) et l’ensemble des administrateurs de l’Association des Amis d’Alphonse Allais ( A4) dont le président, Philippe Davis, a tenu à rendre un hommage particulièrement appuyé au lauréat, ont pu ainsi bénéficier de la générosité et de la complicité de tous ceux qui ont uni leurs efforts pour, eux aussi, saluer l’Artiste :

La Société d’Encouragement pour l’Industrie Nationale, Abaca, Bacardi, Champagne Devaux, Images Services, Les Menus du Monde, Madame est servie ! ( traiteur de la soirée ), Francisko Sanchez, Valette, Vignerons de Guitres, l’imprimerie Etc – Inn, le  Chef Jean-Pierre Jacquin, Ludo et Stéphanie ( Promomédias) sans oublier Xavier Tassin, Bernard Armagnac et Stéphane Péreirat.

Et c’est ainsi qu’Allais est grand !

LE DERNIER DES MOCKY-CANS slamé par Aimé Nouma

Quand mon ami Dédé de Montreuil m’a demandé si

je pouvais écrire un slam sur Jean-Pierre Mocky

je lui ai répondu très détendu que ce n’était pas les Mots-qui

manquaient pour pondre des textes

à propos de n’importe quoi ou de n’importe qui,

qu’on aime ou qu’on déteste.

Et  avec Mocky, M le Mocky, Mister Mocky

il s’agissait là  de parler en l’occurence

d’une sacrée personnalité , d’un doux-dingue

d’un cré-acteur agité, doublé d’un agitateur de conscience.
de quelqu’un qui avait déjà su forger lui-même sa légende dans le 7ème art

 à force  de talent , de grosses gueulantes,d’entregent avec les stars,

de coups de poings, de coups d’esbroufe, de coups de bluff et ouf

aussi de films coup de poings.

Et que la performance en fait Messieurs-Dames !

était de devoir utiliser le format court du slam

pour rendre hommage, célébrer un personnage

 s’étant rendu célèbre pour ses plus de 200 longs et courts métrages.

Plus d’un demi-siècle qu’il écume, rame et gamberge !

Donc bien  avant même l’arrivée de la Nouvelle Vague.

Plus de cinquante  berges

 que Mocky, le père du mot “dragueurs”

 nous aguiche et nous drague avec ses scénars ,

 ses affiches de fims  et leurs pléïades de stars.
Vedettes auxquelles sur les tournages,il prépare

 toujours un traitement à part.

Tant de temps que ce cinéaste d’un autre temps ,

cet insoumis qui a souvent mis ses sous dans ses prods

nous prodigue son art à Mockyfier.Oui, c’est bien mot mockyfier

le jeu et le statut des stars sur ses plateaux.
Et son génie est qu’à ce jeu , malgré leur égo,

les plus grands acteurs et comédiens s’y ont pliés.

Plus de cinquante piges que notre producteur-acteur

et réalisateur indépendant fustige quasi en temps réel

les travers des porcs, des cons, des cocus, de couillons,

des pervers, des corrompus, des maillons forts, des maillons

faibles de la société de consommation.

Alternant tour à tour chefs d’oeuvres rabelaisiens et insolites,

navets, fours,satyres sociales ,drames politiques,Films de série B voire

 Z et parfois devançant même l’Histoire avec des films prémonitoires.

Plus de cinquante ans que ça dure,

 avec souvent , très souvent, trop souvent la censure

et les coups durs.sans compter dans le métier, les crevures

qui suppurent et bien sûr aussi l’usure.

Même s’il semble inusable le vieux dur.

Tout ça valait bien que je prenne ma plume et fasse un slam sur JPM.
je crois même  que j’aurais été bien snob de m’y dérober.surtout quand on pense

 que Mocky

c’est peut-être un des derniers Mocky-Cans on les  prononcent

que ce soit en France ou ailleurs dans le monde

fait référence à un cinéma qui ose, qui dénonce

non pas comme tant d’autres qui encensent

 sans cesse la connerie du monde

Ce genre de référence ne gagne jamais de récompense

alors moi , Aimé NOUMA ce soir prophète d’Alphonse ALLAIS

je suis fier et heureux de  participer à la remise de ce prix

à l’impayable Jean-Pierre MOCKY.

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 un mot de mon ami Dan Mitrecey qui a bien compris pourquoi, nous avons organisé cette fête pour Jean-Pierre Mocky

Comme (presque) toujours, t’avais raison Dédé…Tu sais reconnaître les grands hommes.

Mocky, c’est le dernier des grands iconoclastes, l’ultime grande gueule, le trublion au verbe fort qui n’a plus son pareil pour appeler un con un con, sans les circonvolutions auxquelles nous ont habitués les suce-bites des médias sachant beaucoup mieux manier le cirage que la critique positive. Une sorte de Don Quichotte cinéaste qui s’est attaqué sans faillir aux moulins de la bêtise humaine sans jamais moucheter sa lance.

Alors, lui attribuer le Prix Alphonse Allais, ce n’est pas une récompense, c’est une évidence…
Un petit mot, tout de même, pour remercier les non-éduqués qui se sont contenter de venir se goberger sans même penser à se taire pour écouter ceux qui s’exprimaient à cette occasion. Un grand merci à Alain Casabona qui est parvenu à dire ce qu’il avait à dire malgré le brouhaha des conversations autour des petits fours rapidement engloutis et des verres prestement vidés. C’est limite si on ne les entendait pas roter… Remarque, on n’est pas étonné, et on a les noms…
Bravo pour cette cérémonie et merci à Mr Mocky pour l’ensemble de son oeuvre.

Dan Mitrecey

Nicoletta en concert au Bataclan

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Il ne sera jamais mort le soleil quand on connait mon amie Nicoletta.

Réservez vite vos places pour son prochain concert. Nicoletta sur scène, c’est une bombe…

Nicoletta

Nicoletta, la seule blanche qui a une voix de noire. Ray Charles

Nicoletta texte

Elle a la voix

Des mots du coeur

Des angoisses du corps

La voix

De la véhémence du bonheur cherché

Perdu et parfois rencontré

La voix

Qui appelle à l’amour, à l’acte amoureux

Elle est le réalisme de sa génération.

Charles Aznavour

Ma rencontre avec Nicoletta

Le soir de l’enterrement de Ticky Holgado, tous ses amis se sont retrouvées à L’Isle, le restaurant de Jean-Pierre Rives à Issy les Moulineaux, avec l’orchestre de Ticky  » Les Clap Shooters « . Nicoletta a chanté la chanson Mamy Blue rebaptisée Ticky Blue avec Joe Starr, c’était magique ces deux voix à part ….

Nicoletta va reproduire à la fête que j’organise pour Jean-Pierre Mocky  » Mocky Blue« .

Pour les dix ans de la disparition de Ticky, le 22 janvier, pourquoi pas organiser un concert avec ses amis chanteurs et musiciens comme Nicoletta, Johnny, Paul Personne, Joe Starr, Dan Mitrecey et les Clap shooters sans oublier Ludo.

Lorsque j’étais chargé du développement en 2008 du Salon Européen du livre à Dijon, j’ai invité Nicoletta pour la sortie de son livre, «  La Maison d’en face  » ce qui m’a donné l’initiative de proposer un concert Gospel au Sacré-Coeur de Dijon. Un succès assuré. Voici le mot de soutien

Cher André,
J’ai été heureuse de ton invitation au Salon du livre de Dijon, c’était bien organisé, dans de superbes lieux, avec
des auteurs très sympathiques de la région de la Bourgogne.
Peux-tu me passer une copie de l’émission “ Les grandes personnes “ que tu m’a organisée avec France Bleu
Bourgogne en Direct pendant 1 heure, le vendredi 28 novembre. C’était Super et encore Merci.

Jean-Christophe et moi, te soutenons dans ton action pour te battre pour ce salon, qui peut devenir un des meilleurs en France, en plus mon éditeur est ravi, car beaucoup de livres ont été vendus.

C’est dommage pour le concert au Sacré-Coeur, qui devait avoir lieu en même temps, il est reporté au mois de février. C’était de ta part, une bonne idée, d’assembler les deux pendant mon séjour à Dijon.
Je suis de tout coeur avec toi et j’attends de tes nouvelles pour d’autres projets réalisés en commun.
Je t’embrasse.
Nicole Chappuis dite Nicoletta

Il y a 50 ans. 1963…

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Il y a 50 ans, Valentina Terechkova devenait la première femme à aller dans l’espace.

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Les Parisiens découvrent pour la première fois un tableau d’Andy Warhol, les Twenty Marilyns.

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Le 28 août 1963, plus de 250.000 personnes se rejoignaient à Washington pour protester pacifiquement contre les discriminations raciales. Sur les marches du mémorial de Lincoln, Martin Luther King Jr. a pris la parole et prononcé l’un des plus célèbres discours du monde : « I have a dream ».  » Je fais un rêve « 

Martin tombe

EDF produit pour la première fois l’électricité atomique. Ironie du sort, la même année, 102 puissances mondiales s’unissent pour abandonner les essais nucléaires air, mer et espace ! Un autre abandon notable est celui de la prison d’Alcatraz, désertée par ses derniers détenus. 

Inauguration de la Maison de la Radio. Sur ses ondes tourne le premier 45 tours d’un jeune groupe londonien jusque-là inconnu : The Rolling Stones.

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Assassinat du président John Fitzgerald Kennedy à Dallas au Texas. 

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Le 11 octobre 1963, décès de Edith Piaf et Jean Cocteau. Deux monstres sacrés.

Dédicace Jean Marais

Jean Marais m’a offert ce dessin avec son Maître.

Le Pape Jean XXIII monte au ciel.

George Braque, son dernier tableau à titre posthume.

Robert Schuman, père de l’Europe. C’était une belle idée !!!

C’est aussi l’année ou les beaux gosses font leur apparition ; Johnny Depp, Brat Pitt, El Texano (matador américain).

Le virtuose des échecs, Garry Kasparov, le génie du cinéma Quentin Tarantino, le roi Mohamed VI, la star Michael Jordan sans oublier Lolo Ferrari , Stéphane Bern et Laurent Ruquier ( il doit y avoir une erreur de casting… )

C’était aussi l’année ou mon père est mort. Ses derniers mots  » va à l’école et écoute les autres « .

Dédé à l'école

 C’était en 1963 à la communale, il y a déjà 50 piges.

Commarque, la forteresse oubliée

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Voici le premier billet de la rentrée pour vous faire partager un grand moment d’histoire.

Quand un ami vous appelle pour vous présenter quelqu’un ou un lieu, n’hésitez surtout pas ! souvent on passe à côté de bonnes rencontres avec des hommes et femmes passionnés.

C’est ce qui s’est passé avec mon ami Bernard Armagnac quand il m’a invité au château de Commarque pour rencontrer le Comte Hubert de Commarque.

Le château de Comarques

Le Château de Commarque couvre 15000 ans d’Histoire de l’Homme au cœur du Périgord Noir, de la préhistoire au moyen-âge

Au 12e siècle, la famille de Commarque construit une forteresse destinée à défendre un passage entre Montignac et Sarlat, près d’une source abondante. Au retour des croisades, elle doit cohabiter avec une branche cadette des Beynac qui a acquis le château. Le château sera une coseigneurie de six famille !

Au 17e siècle, celui-ci est abandonné à cause de sa vétusté. 
Depuis 1968, Hubert de Commarque, descendant des premiers propriétaires, redonne vie à ce lieu en entreprenant le sauvetage de ce vaisseau de l’histoire enfoui sous 400 ans d’oubli.

En 1972, il rachète ce berceau de famille et mène obstinément avec l’aide de l’administration des Monuments Historiques des travaux de consolidation et de restauration qui ont permis de sauver une grande partie des murs en élévation, en particulier grâce à des reprises de brèches et de béances sur le château proprement dit, qui était en grand danger d’écroulement. ​

Quand il arrivera sur le site, seuls le donjon et la chapelle Saint-Jean émergeaient de la colline envahie par les arbres et la végétation pendant trois siècles. C’est donc au fil des ans qu’il a dégagé l’ensemble du site visible actuellement et le travail n’est pas terminé ! 

Commarque 1

Le Comte ne cache pas son plaisir lorsqu’il retire des tapis de mousse d’un seul tenant et voit apparaître dessous un mur intact, un blason de carrier sur une falaise travaillée, un emplacement de poutre, un larmier de toit. Cet hiver, il a ressuscité des dizaines de mètres de falaise dans la vallée, en direction des sculptures préhistoriques de Cap-Blanc. 

Parallèlement il conduit un programme de fouilles archéologiques faisant appel à de nombreuses disciplines, qui vient enrichir continûment la connaissance sur la vie et l’organisation d’un Castrum au cours du Moyen-Age. 

Signalons que Commarque, avant d’être un castrum ou même un village troglodytique, a abrité des populations préhistoriques qui disposaient d’une source d’eau toute proche et dont des peintures rupestres de bouquetins datant du Magdalénien attestent la présence de 150 gravures dans une petite grotte préhistorique dans la falaise (elle ne se visite pas, car trop étroite). Parmi les dizaines de figures de l’époque Magdalénienne (15 000 ans avant J.C.), représentées dans cette grotte, l’une d’elles est considérée comme une des plus belles représentations de l’art pariétal, à savoir un cheval grandeur nature en bas-relief dont la tête en particulier, souvent représentée, est d’un réalisme saisissant.

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S’il est un site qui inspire des superlatifs tels que « magique », « mystérieux », « envoûtant », c’est bien Commarque.

Hubert de Commarque commence à voir le bout de ce travail titanesque effectué ces dernières années : « Avec la restauration des corps de logis, on pourra organiser des séminaires, des expositions, des banquets et Commarque sera assuré d’une pérennité. »

Pour le soutenir, un programme européen est en train de se mettre en place avec une équipe pluridisciplinaire de préhistoriens, médiévistes, topographes, géologues, sédimentologues, etc. Objectif : continuer de fouiller, sonder, répertorier le site et réaliser des images 3D de ce lieu magique.

Après avoir visité et écouté cet homme passionné , je peux remercier mon ami Bernard de m’avoir permis de vivre un grand moment.

Si vous vous promenez dans le coin, allez découvrir cet endroit magique avec la chance de rencontrer Le Comte Hubert de Commarque, une pelle ou un marteau à la main.

http://www.commarque.com/

Voici deux autres demeures de Christine et Hubert de Commarque, ils vous accueilleront avec plaisir.

http://www.demeures-de-commarque.com/

chateau_de_la_bourgonie

 

Copie de chateau_de_la_poujade

 

 

 

 

Les graffitis du mur de Gainsbourg ont disparu…

Bonjour M’ssieurs, Dames,

Vendredi matin, j’ai vu un peintre sur une échelle enlever les graffitis sur le mur de la maison de Gainsbourg, au 5 Bis rue de Verneuil, 40 ans de graffitis enlevés par des coups de truelles et de grattoirs.  Ce peintre devrait entrer dans le livre des records de la connerie.

Dieu, pardonne-leurs, ils ne savent pas ce qu’ils font !!!  

et les initiateurs non plus !!!

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Comme pour l’atelier Picasso, mon autre combat, quand allons-nous laisser comme témoignage l’histoire des lieux ou se sont réalisés des créations  ? Je suis en colère car mes enfants, nos enfants ne sauront et ne verront pas que leurs parents ont vécu une époque formidable avec des grands artistes comme l’était Gainsbourg.

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L’art contentpourien, c’est déjà quelque chose. Copyright dédé de Montreuil

L’art doit être aussi dans la rue et pas seulement dans les musées, Serge était très fier des graffitis sur son mur quand nous rentrions d’une bonne nuit d’ivresse et de poésie. J’étais présent quand César a fait un graffiti pour Serge à 6 h du mat en sortant du Don Camillo.

Aujourd’hui, c’est un mur mort dont voici le requiem

http://www.youtube.com/watch?v=7vJvwD3XADc

Mur

En voyant cette interdiction crétine et provocante, des graffitis vont renaître cette nuit.  je l’espère…

Ne pas écrire

Serge avait déjà repeint en blanc le mur de sa façade, ça n’avait duré que quelques jours !!! comme le montre ce beau projet d’animation réalisé par Arnaud Jourdain, qui retrace l’accumulation des graffitis sur ce mur pendant cinq ans. A voir absolument !

Voici deux livres sur ce sacré mur :

LE MUR DE GAINSBOURG  Par Samuel Tastet (Ed. Est, Paris-Bucarest, 1992) 

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Le mur de l´hôtel particulier de Serge Gainsbourg aura vu défiler bon nombre de ses “fanatiques”. Chacun laissant en guise de témoignage troublant, un mot, une phrase, un graffiti. 56 photos illustrent cette étape obligée du pélérinage du souvenir.

RUE GAINSBOURG  Par Jean-Claude Maillard. (Editions Alternatives, 1998)

Adieu

La bible des amoureux du mur de Gainsbourg !

En mars 1990, Jean-Claude Maillard, reporter de La 5, interroge Serge Gainsbourg lorsqu’il sort de chez lui rue de Verneuil, et lui demande de commenter la façade graffitée de son hôtel-particulier. Il reconnaîtra que toutes les phrases écrites sont bonnes et qu’il en avait trouvée une très jolie: “Ici cogite une âme slave”. 

L’atelier Picasso menacé par les huissiers

URGENT

Au moment où l’on commémore le 40è anniversaire de la disparition du peintre, L’atelier Picasso est menacé de fermeture par la Chambre des huissiers de justice de Paris. Le CNEA ( Comité National pour l’Education Artistique) qui a réhabilité en 2002, ce lieu mythique où Picasso a peint Guernica, est en effet assigné en référé le 19 juin par le Président des Huissiers parisiens, qui compte profiter des vacances d’été pour expulser l’association. Sans faire de vagues ? voire ( cf communiqué de presse )

Picasso chassé par un huissier.

Autoportrait…

Picasso huissiers
Face à cette situation absurde, le CNEA a décidé de lancer un appel solennel à l’ensemble des huissiers de justice concernés et de constituer un Comité de soutien animé par Lucien Clergue, Président de l’Académie des Beaux-Arts, Charlotte Rampling, ambassadrice du CNEA et le violoniste Didier Lockwood, président d’honneur de l’association.
En quelques heures de nombreuses personnalités ont répondu parmi lesquelles: Jacques Delors, Michel Rocard, Marie-Christine Barrault, Eugénie Bachelot Prévert, André Bercoff, Grâce de Capitani, André Cardinali (dit Dédé de Montreuil), Cyrielle Clair, Michèle Cotta, Jean Daniel, Jean-Jacques Debout, Jean-Noël Jeanneney, Raghunath Manet,  Serge Moati, François Morel, Hélène Nougaro, Patrick Poivre d’Arvor, Nicolas Stavy, Pierre Cornette de Saint-Cyr…
À signaler la réaction de Pierre Daix dans un article de La Croix: Je suis absolument indigné des menaces pesant sur le Grenier des Grands-Augustins. C’est un lieu historique. C’est là, que Picasso a peint Guernica, mais aussi le Charnier. C’est là qu’il a passé toutes les années d’occupation avant de partir à la fin de la guerre dans le Midi. Il y revenait de temps à autre. Et c’est là encore qu’en 1949, il nous a montré à Aragon et moi des lithographies qu’il venait de réaliser, dont La Colombe, devenue l’emblème du Mouvement de la paix. Ce lieu doit être conservé, même si la dernière fois que je l’ai visité il ne restait plus que les murs. Déjà, l’autre atelier de Picasso à Paris, le Bateau-Lavoir a disparu, dans un incendie en 1970. » Pierre Daix. Spécialiste de Picasso.

La liste des membres du comité de soutien sera réactualisée quotidiennement.

L’atelier Picasso est situé au 7, rue des Grands-Augustins, Paris 6ème

C’est ici que l’enfant Louis XIII fut proclamé roi le 10 mai 1610 

C’est ici que Balzac, dans sa nouvelle  » Le Chef-d’Oeuvre inconnu « , situe la rencontre entre Porbus, Poussin et Frenhofer

C’est ici que Jean-Louis Barrault installa sa compagnie théâtrale

 C’est ici  que le Groupe Octobre de Jacques Prévert fut hébergé

C’est ici, que se sont tenus des conférences du mouvement  » Contre-attaque « 

C’est ici,  le 30 novembre 2012, que Cacique Raoni Metuktire, Chef suprême du peuple Kayapo a lancé L’opération  » Urgence Amazonie « , pour aider à la protection de territoires Kayapo menacés.

https://www.youtube.com/watch?v=9FEY-MrZGaU

C’est ici que Pablo Picasso réalisa Guernica

C’est ici que Picasso réalisa La Colombe, devenue l’emblème du Mouvement de la paix

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Lettre de soutien de François Hollande François Hollande 

Face à cette situation absurde, un comité de soutien animé par André Cardinali dit  » dédé de Montreuil « , lancé récemment, a réuni les signatures de personnalités comme Jacques Delors, Michel Rocard, Jean-Jacques Debout, Jacques Séguéla, Jean-Michel Wilmotte, Bernard-Henri Lévy. Marie-Christine Barrault, Eugénie Bachelot – Prévert, André Bercoff, Pierre Cornette de Saint-Cyr, Michèle Cotta, Jean Daniel, Jean-Jacques Debout, Jacques Mailhot, Christine Géricot, Serge Moati, François Morel, Patrick Poivre- d’Arvor, Grâce de Capitani, Pierre Santini, Cyrielle Clair, Jean-Pierre Mocky, Jean-Noël Jeanneney, Joël Martin ( La Comtesse du Canard ) Gilbert Grellet  ( AFP ), Hélène Nougaro, Pierre Terrasson, Bernard Lavilliers, Rona Hartner, Nicoletta, Kate Barry, Raghunath Manet, François Marthouret, Rick Odums, Patrick Rotman, Nicolas Stavy, Hermine de Clermont-Tonnerre, Pierre Lescure, Pierre Arditi, Olivier et Yara Lapidus, Aimé Nouma,

Nous avons reçu également le soutien de Jack Lang,  Président de l’Institut du Monde Arabe

c’est pour tout cela que nous avons besoin de votre soutien réactif. 

Battons- nous pour la sauvegarde de la Culture 

Envoyez-nous votre soutien par mail SVP

dcardinali@hotmail.com 

Amitié combattante 

dédé de Montreuil

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Picasso déjà chassé du lieu en 1955 par les huissiers, on est en pleine commémoration culturelle…

CNEA           

Communiqué de presse 10/06/2013

LE GRENIER DES GRANDS-AUGUSTINS, ANCIEN ATELIER  DE PABLO PICASSO,

MENACÉ DE FERMETURE PAR LES HUISSIERS.

Au moment ou l’on commémore le 40è anniversaire de la disparition du peintre, le Président de la Chambre des huissiers de justice de Paris a décidé d’organiser un vide grenier rue des Grands-Augustins.

Le Grenier des Grands-Augustins, 7, rue des Grands-Augustins à Paris 6è, constitue un témoignage unique dans l’histoire des Arts aux XIXè et XXè siècle. Balzac y situe sonChef-d’œuvre inconnu, Jean-Louis Barrault y créé sa première compagnie (1934-1936), Picasso y installe son atelier en 1937 et y peint sa célèbre  toile Guernica , avant d’en être expulsé en 1955. Après un demi-siècle d’abandon,  la Chambre des huissiers de justice de Paris, présidée à l’époque par Maitre Jean-Daniel Lachkar, passe une convention en 2002 avec le CNEA (Comité National pour l’Education Artistique), dont l’action est saluée par des politiques de tous horizons, mais aussi par la Commission Européenne ou encore par les trois derniers directeurs généraux de L’UNESCO. Cette convention prévoit la mise à disposition du Grenier à titre gracieux. En contrepartie, le CNEA a remis en état ce lieu mythique et a amplement associé la Chambre aux manifestations artistiques et autres opérations de communication sur une cause qui recueille une adhésion à peu près unanime. Plus de 700 concerts, expositions, lectures et ateliers pédagogiques ont pu être ainsi proposés à un large public, sur invitation. Toutes ces manifestations étant gratuites.

Aujourd’hui le Président de la Chambre a décidé d’engager une procédure (référé devant le TGI de Paris le 19 Juin) afin de profiter des vacances d’été pour expulser le CNEA et fermer le Grenier. Sans faire de vagues? Voire…  Cette initiative est loin de faire l’unanimité au sein d’une profession soucieuse de restaurer une image dégradée. Acquis en 1925 par la Chambre du département de la Seine, regroupant aujourd’hui Paris et les départements de la Petite Couronne, et sous condition d’inaliénabilité, l’immeuble est en effet  propriété non de la Chambre, mais de l’ensemble des huissiers parisiens et, semble t-il de ceux des Hauts de Seine, de Seine-Saint-Denis et du Val de Marne.

Le CNEA, saisi du souhait du Président de louer l’immeuble dans sa totalité, a trouvé un preneur prestigieux et éminemment solvable, membre de la famille Picasso, qui ne s’oppose pas, bien au contraire, au maintien du CNEA dans les lieux, ni à l’engagement d’une procédure d’urgence de classement du Grenier au titre des monuments historiques. En effet, l’Hôtel de Savoie, où est situé le Grenier, est partiellement classé, mais sans protection particulière du Grenier. Une démarche en ce sens a été effectuée récemment par le Président de l’Académie des Beaux-Arts auprès de Président de la République qui a répondu favorablement à cette requête.

Contact: c.n.e.a@wanadoo.fr

 

Jean-Pierre Mocky, un seigneur !

Bonjour M’ssieurs-Dames,

« J’aimerais faire un film avec Chirac et Lagerfeld en bagnards évadés de Cayenne » voici l’esprit de Jean-Pierre Mocky, cela donne le ton de ce Grand Monsieur…

Franc-tireur du cinéma, l’œil moqueur et la langue bien pendue, l’un des derniers monstres sacrés du cinéma français nous a quitté le 8 août à 90 ans.

Ses anecdotes désopilantes, sans jamais se départir d’une certaine mélancolie, me manque déjà.

Mocky à la fois metteur en scène, interprète, scénariste, monteur, producteur et distributeur. Il contrôlait ainsi l’ensemble du processus de production d’un film.

Artisan autoproclamé, Jean-Pierre Mocky a toujours suivi sa voie d’auteur indépendant, à mille lieux des grands studios et de la langue marketée. Ses origines tchétchènes ont du le guider.

Lors d’un déjeuner en bas de chez lui, avant de partir à l’émission de Ruquier, pour la présentation du film  » Le renard Jaune  » je lui ai demandé de bousculer Aymeric Caron (le bobo végan par excellence), il m’a promis de le faire : Quelle régalade, quand il a flingué Natacha Polony et Aymeric Caron, des bobos lights !!! et Barpat ( Bon à rien, prêt à tout ) Jean-Pierre adorait ce mot de mon répertoire.

http://www.dailymotion.com/video/x10gtcn_jean-pierre-mocky-vs-caron-polony-t-v-ruquier_news#.UayWHdJM-fU

Autre grand moment : le 29 novembre 2008, Mocky est invité de l’émission  » Les amis du samedi  » sur France Bleu Bourgogne en compagnie d’Astrid Veillon, à l’occasion du Salon européen du livre de Dijon. Outre son livre  » Cette fois je flingue », Mocky évoque le Marsannay, seule variété de bourgogne rosé que Luis Bunuel lui a fait connaître quand il déjeunait avec lui à la Coupole à Montparnasse. Un Must : Mocky s’est mis à chambrer un Chef de la région qui présentait des recettes avec des betteraves que Jean-Pierre déteste.

Jean-Pierre Mocky

Jean-Pierre a toujours soutenu mes combats :

Paris, le 10 décembre 2008

Mon cher dédé
J’ai été heureux de venir te soutenir au Salon du livre à Dijon, tu as raison de te défoncer, ce salon à toutes les
possibilités pour devenir une référence dans le monde des éditeurs et des auteurs. Le lieu est magique.
J’ai fait comme tu le sais, d’autres salons, celui de Dijon vaut largement les plus connus, certainement grâce à
toi et à l’équipe qui nous a reçu si chaleureusement.
Transmets mes remerciements à tous sans oublier tes copains de France Bleu, dis-leur que j’aime toujours pas les betteraves.

Vive la Bourgogne, vive Dijon et son salon du livre et vive mon pote dédé qui est un grand Monsieur.
Amitiés
Jean-Pierre Mocky

Expo Pierre Terrasson dédiée à Vanessa Paradis

MOCKY.DEDEDEMONTREUIL.SpArtS.14.05.2013

Mon ami Jean-Pierre, le Voltaire du cinéma

S’il n’en reste qu’un ce sera Mocky, le seul qui a attaqué tous les secteurs de la société ( la religion, les SDF, les dragueurs, les snobs, les vierges, le foot, le sexe, le pognon, la politique, le deal, la colère, etc… ) il me fait souvent penser à Prévert, profitons-en, sinon on va le regretter, Jean-Pierre on te surveille de près, fais attention à toi , on t’aime, j’ai envie de créer le Manifeste du Mockysme. Dédé

Sur mon initiative, Jean-Pierre Mocky à reçu le 2 décembre 2013, le Prix Alphonse Allais, pour l’ensemble de son oeuvre, remis par Alain Casabona, Grand Chancelier de l’Académie Alphonse Allais et Jacques Mailhot, Camerdingue de l’Académie, à la Société d’Encouragement pour l’Industrie Nationale, place Saint-Germain des Prés.

A voir : https://soufflezsurlesbraises.com/2013/12/06/jean-pierre-mocky-prix-alphonse-allais-2013/

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Charlotte Rampling a reçu la Comète de Allais au théâtre des Deux Anes, intronisée par Alain Casabona, Grand Chancelier, Jacques Mailhot, Camerdingue de l’Académie Alphonse Allais et Francis Perrin, Garde du Sceau et détenteur de la Comète de Allais, André Cardinali, Ambassadeur des profils louches. Jean-Pierre Mocky, précédent lauréat, a remis, le trophée à Charlotte, devant une salle comble.

A voir : https://soufflezsurlesbraises.com/2017/01/07/prix-alphonse-allais-2016-remis-a-charlotte-rampling/

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De gauche à droite : Francis Perrin, Jean-Pierre Mocky, Charlotte Rampling, Alain Casabona, Jacques Mailhot, Irène Jacob, André Cardinali.

Dernièrement, par amitié, il avait accepté d’être présent sur le clip de ma pôtesse Vahena, une chanteuse des rues ( en construction )

L’Express a 60 ans

Bonjour M’ssieurs-Dames,

L’Express est né le 16 mai 1953 pour certains alors que j’ai en ma possession le numéro 1 datant du 2 mars 1953. Les historiens le diront.

L'Express n° 1

Le titre est fondé par Jean-Jacques Servan-Schreiber – JJSS et Françoise Giroud, comme supplément politique du journal  » Les Echos « , fondé par le père de JJSS,  Emile Servan-Schreiber. A sa création L’Express agit comme le « porte-parole » du président du conseil de l’époque, Pierre Mendès France, et permet l’adhésion d’une partie de la population à un régime qui était jusqu’alors jugé décevant.

En 1964, L’Express se transforme au format newsmagazine, qui inspireront plus tard Le Nouvel ObservateurLe PointL’Evénement du Jeudi. L’Express devient le premier magazine d’information français sur le modèle du Time. Le journal se généralise de plus en plus et devient le reflet des changements de la société française. L’Express est le grand succès de la presse des années 1960.

La citation de JJSS   » Dire la vérité telle que nous la voyons  » devrait être inscrite dans toutes les rédactions !!!

Jean-Jacques Servan-Schreiber par sa conviction et son intelligence a fait venir des grands noms comme  :

Albert Camus, Alfred Sauvy, André Malraux, Fernando Arrabal, François Mauriac, François Mitterrand, Françoise Sagan, Jacques Attali, Jean Daniel, Jean-Paul Sartre, Pierre Salinger, Raymond Aron, Robert Badinter,  et tant d’autres…

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JJSS, François Mauriac, Françoise Giroud en 1954

De nombreux journalistes y ont fait leurs armes : Jacques Derogy, André Bercoff, Jean-François Khan, Roger Priouret, Georges Suffert, Pierre Péan, Michèle Cotta, Catherine Nay, Anne Sinclair, Christine Ockrent, Yvan Levaï, Danièle Granet, Jean-François Bizot, Alice Morgaine, Jean-François Revel, Olivier Todd, Philippe Grumbach…

Brigitte Gros, Madeleine Chapsal, Jean-Louis Servan-Schreiber, Christiane Collange, Jean Ferniot, formaient la forteresse de JJSS.

J’ai eu la chance de travailler à L’Express comme collaborateur de JJSS  de juin 1970 jusqu’au jour de la vente de L’express à Jimmy Goldsmith en 1977, ensuite j’ai continué avec lui pour d’autres aventures ( Défi Mondial, Centre Mondial Informatique )

Depuis 1977, Jean-Jacques ne croyait plus à la presse écrite à cause des nouveaux réseaux d’information, comme d’habitude il avait vu juste, c’était un visionnaire qui manque aujourd’hui.

Je souhaite un bon anniversaire à L’Express et mon soutien à Christophe Barbier afin qu’il n’oublie pas les messages des fondateurs et les grands noms qui sont passés par L’Express pour défendre les combats et les idées de notre société.

Pour son 60 ème  anniversaire L’Express change. Parce  que nous attendons plus d’un journal d’information, comme à l’origine.

Christophe Barbier écrit dans son édito du nouveau numéro de L’Express du 15 mai :

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Parce que vous espérez de la presse écrite une hauteur de vue, un standing élevé, une distinction, et non le rabâchage du  » vu partout « . Notre journal entend répondre à cette question fondamentale : quels sujets méritent vraiment d’être imprimés ? Seuls les écrits restes, et ce qu’ils recèlent doit donc être au-dessus de toute facilité. Contre l’  » ‘infobésité « , cette malbouffe du cerveau qui nous fait avaler le moindre fait divers comme si il s’agissait d’une affaire d’Etat, tout en érigeant les starlettes de la télé-réalité au rang de philosophes des temps modernes, la presse doit se révolter, pour mettre dans la tête de ceux qui  » font l’actu » le plomb qui servait jadis dans les imprimeries. L’Express dresse ses colères, ses idées et son inextinguible foi en l’humanisme, ( je rajouterai l’humain ) pour un autre mai fondateur. Oui, nous croyons que l’optimisme est un combat, qu’une plume peut changer le siècle, que les maux se guérissent aussi par les mots.

Ma réaction subite …

L’Express doit revenir comme avant avec des personnalités qui ont des choses à dire  (sans être en campagne de promotion)  et avec des journalistes curieux, informés ( sans google actu ) et sans copier et déguiser les dépêches de l’AFP ainsi que leurs confrères de la presse étrangère. Enfin, sortir du format des écoles de journalisme sans goût et sans odeur !!! du light.

La vraie université du journalisme, c’est le bistrot :on pause une question et on a la réponse immédiatement  ( surtout pas les bars branchés pour les débranchés  )!!! dédé

L'Express n° 1

Sur les marches de L’Elysée

Photo de gauche prise par Jean-Régis Roustan ( photographe de L’Express ) et celle de droite par Benoît Lombrière