Le blog de Dédé de Montreuil

" Sortons des grands ensembles pour aller voir les Grands Ensemble "

Archives de Catégorie: Histoires

Egoïste !

Bonjour M’ssieurs, Dames,

Le meilleur de l’égoïsme est de partager le n° 18 du magazine EGOÏSTE qui vient de paraître dans les kiosques.Photo Paolo Roversi

Les photographes et les écrivains les plus marquants de notre époque auront nourri les 17 numéros parus à ce jour avec une périodicité capricieuse. Egoïste est le dictionnaire subjectif d’une époque. Connu pour la magie de sa maquette, ses images mythiques comme le nu de Yannick Noah par Avedon ou le portrait d’Ava Gardner par Helmut Newton et ses publicités sur mesure conçues et réalisées spécialement par Nicole Wisniak, Egoïste a offert un espace de créativité aux grands écrivains tels que Françoise Sagan, Jean d’Ormesson, Bernard Frank. La sortie d’Egoïste constitue toujours un événement salué par la presse internationale. Chaque numéro est collectionné avec passion par de nombreux amateurs.

Dans ce dernier numéro, deux de mes amis Frédéric Beigbeder et Nicolas Bedos se penchent sur leurs arrière-pensées :

Toutes les pensées sont des arrière-pensées. La parole a été donnée à l’homme pour lui permettre de cacher ses arrière-pensées. La lucidité est une sorte d’arrière-pensée démasquée. Frédéric Beigbeder.

Quelle arrière-pensée la directrice de Egoïste avait-elle dans la tête lorsqu’elle m’a proposé d’écrire sur les arrière-pensés ? .

Mais c’est quoi, une arrière-pensée ? !! D’ailleurs, à quel moment une  » pensée  » devient-elle « arrière-pensée »?

Par exemple :  » Plus jamais de mythomane » ou  » plus jamais de banquier  » ou  » j’ai plus de larmes à vendre aux pervers narcissiques »… C’est que, plus on vit, plus on pense, plus on arrière-pense. Nicolas Bedos.

Voici des tweets d’outre-tombe pensé par Patrick Besson :

Je n’aurais jamais dû faire d’enfants… Lucy

Ce XXIe siècle, je le sens bien… Le diable

J’avais bien dit que je ne voulais pas d’une décapotable… John Fitzgerald Kennedy

J’en ai marre de la banlieue ouest… Louis XIV

Pratique, ce tunnel sous la Manche… Moïse

Je ne comprends pas qu’il reste autant de Chinois… Mao

Vos gueules, les mouettes… Tchekhov

Si je tenais le cuisinier qui a donné mon nom à un steak… Chateaubriand

Qu’est-ce que Depardieu est allé faire en Russie ? Napoléon

La vieillesse, c’est le troisième sexe… Simone de Beauvoir

C’est bon de mourir avant ses illusions… Che GuevaraPhoto Ellen von Unwerth

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Opération panda – Richard Orlinski

Bonjour M’ssieurs, Dames,

Je vais vous raconter comment le 1er panda de Richard Orlinski a atterri sur la place Saint-Germain des Prés pendant l’Opération panda qui a lieu du 1er décembre  au 7 janvier avec la vente de pandas en peluches  au  bénéfice de l’hôpital Necker-Enfants malades – AP-HP pour financer des projets d’amélioration de la qualité de vie des enfants hospitalisés, l’acquisition d’équipements médicaux de pointe et la création du premier centre de médecine ambulatoire pédiatrique.

Monsieur Orlinski

Oui

Avez-vous un panda ?

Non, pourquoi ?

Je lui raconte l’opération panda

Sensible à mes propos et aux actions qu’il a déjà réalisées avec l’hôpital Necker et d’autres associations, il me dit qu’il avait un panda en projet.

Je vous mets en contact avec Laetitia et merci d’avoir pensé à moi.

Au revoir Richard et à bientôt.

Trois jours après, on me transmet ce panda en 3D

Laetitia, sa directrice de développement, m’appelle pour parler du prix de ce premier panda 190 000 Euros.

CDIFS Chengdu toujours dans le cadre du jumelage entre le Comité Saint-Germain des Prés et le district de JinJiang de la ville de Chengdu accepte de prendre une partie du budget, Richard Orlinski prendra l’autre part.

Voilà, comment se construisent des belles histoires humaines et créatives.

La statue du panda sera successivement exposée au Zoo de Beauval de janvier à mai 2018 puis participera au Parcours Saint-Germain fin mai et prendra définitivement ses quartiers à l’hôpital Necker en septembre 2018, dans une nouvelle aire de jeux, afin que les enfants participent à cette belle aventure.

C’était le but final ! Mission réussie. Si nous ne faisons pas des actions comme celles-là, à quoi servons-on ?

Je tiens à remercier vivement l’équipe de Richard Orlinski pour leur efficacité:  Laetitia, Clément, Shanna sans oublier Vincent et Didier qui ont assuré le transport et l’installation.

Inauguration de l’Opération panda, mercredi 13 décembre à 11 heures.

 

Yuan Meng, le bébé panda du zoo de Beauval

Bonjour M’ssieurs, Dames,

Il s’appelle Yuan Meng, « accomplissement d’un rêve », il est gris et blanc rosé et pèse plus de 7 kilos. Brigitte Macron a baptisé lundi 4 décembre, au zoo de Beauval dans le Loir-et-Cher,le bébé panda né le 4 août, un geste d’amitié franco-chinoise. Le baptême de cet ours herbivore, « trésor national chinois » et symbole vivant de l’âme chinoise, a donné lieu à une grande cérémonie au zoo en présence de sa « marraine », Brigitte Macron, du vice-ministre des Affaires étrangères chinois Zhan Yesui et de l’ambassadeur de Chine Zhai Ju.  Les parents de Yuan Meng ont été prêtés à la France par la Chine en 2012 pour 10 ans, dans le cadre de la « diplomatie du panda », un cadeau que la Chine utilise pour resserrer les liens avec d’autres pays. La naissance de ce premier panda dans l’Hexagone intervient à quelques semaines de la première visite d’Emmanuel Macron en Chine.

Les soigneurs de la réserve chargés du panda, en Chine, avaient proposé des prénoms. Celui de Yuan Meng a été sélectionné par la première dame chinoise qui l’a ensuite proposé à Brigitte Macron. Dans trois ans, Yuan Meng devrait repartir en Chine, mais « nous espérons que ses parents […] nous donneront beaucoup d’autres bébés », a expliqué sa soigneuse, Delphine Pouvreau. La période de fécondation des pandas ne dure que 3 jours par an. « Cette naissance et ce prénom symbolisent l’amitié sino-française, qui accède à une nouvelle phase de développement », a-t-il souligné, estimant que les deux pays « approfondissaient des réformes, la mutation de leur pays », a déclaré le vice-ministre chinois en lisant un message de félicitations de l’épouse du président chinois, Xi Jinping. Beaucoup de Français ont suivi l’importance de cette naissance […], l’illustration d’un dialogue toujours fécond entre ces deux peuples », a déclaré Brigitte Macron. « La Chine a offert un symbole vivant de l’âme chinoise », a-t-elle dit, en remerciant les dirigeants chinois. « Je vous dis, madame, merci et à bientôt », a-t-elle conclu à l’adresse de la première dame chinoise, ajoutant : « Je vous remercie », en chinois.

« On a beaucoup à apprendre »

Brigitte Macron a ensuite confié vivre « comme un très grand honneur » cette mission diplomatique. « Je suis très émue qu’on m’ait confié ce devoir par rapport à la Chine, c’est aussi une très grande responsabilité. » Le don de panda géant, une espèce placée sur la liste rouge des espèces vulnérables, est utilisé par la Chine depuis le VIIe siècle pour sa diplomatie, une pratique qui avait atteint son apogée sous la Chine maoïste. Désormais, la Chine prête ses plantigrades à des pays alliés pour dix ans maximum, contre une somme fixée en fonction du nombre de visiteurs, environ un million d’euros par an. Depuis l’arrivée du couple de pandas géants, prêtés par la Chine en février 2012. 1,5 million de personnes sont déjà venues admirer les uniques représentants de cette espèce en France. Le bébé panda sera montré au public à partir du samedi 13 janvier. La France est le quatrième pays européen à accueillir la naissance d’un panda chinois après l’Autriche, la Belgique et l’Espagne. Sept pays européens et vingt-deux pays du monde hébergent des pandas venus de Chine. En 1973, la France avait été l’un des premiers pays à recevoir un panda, après les États-Unis.

Dans le cadre du jumelage entre le Comité Saint-Germain des Prés et Chengdu International Finance Square, sous le patronage de la mairie du 6ème arrondissement et du  gouvernement du district de  Jinjiang à Chengdu en Chine, une action va être organisée du 1er décembre au 7 janvier, place Saint-Germain des Prés, avec une vente de pandas en peluche, dont les bénéfices seront reversés intégralement à l’hôpital Necker- Enfants-Malades.

 

Une autre action avec les enfants-malades de Necker va être organisée au printemps au zoo de Beauval, à la rencontre du bébé panda (Les parents du bébé panda étant nés à Chengdu).

Cette action a pour but de constituer un lien de plus entre nos deux peuples, le panda étant le symbole de l’amitié sino-française.

 

 

Jumelage Saint-Germain des Prés – Chengdu

Bonjour M’ssieurs-Dames, 各位先生,女士們,先生們

Une belle histoire commence…

D’après mon idée originale, le jumelage entre Saint-Germain des Prés et la ville de Chengdu a posé une première pierre en mars 2017 pour construire des projets culturels, économiques et touristiques.

C’est pourquoi, avec Thomas Thompson, Directeur de Manifestory China, Chengdu-IFS, le Comité Saint-Germain-des-Prés avec le soutien éclairé de Bertrand Biard & Olivier Mothes, Directeurs associés de Manifestory Paris et leur équipe, nous avons imaginé et conçu les événements suivants :

  • Planter un arbre de l’amitié dans la cour de la Mairie du 6ème arrondissement et sur l’avenue Hongxing à Chengdu
  • Jean-Pierre Lecoq, Maire du 6ème arr & Miroslav Siljegovic, Président du Comité Saint-Germain des Prés
  • Pose de plaques de rues du boulevard Saint-Germain sur Hongxing Road à Chengdu et de Hongxing Road sur le boulevard Saint-Germain, devant le Café de Flore.
  • Opération panda. Du 1er décembre au 7 janvier, une action de bienfaisance, place Saint-Germain-des-Prés, avec la vente de pandas en peluche (symbole de Chengdu), dont les bénéfices seront reversés intégralement à l’hôpital Necker- Enfants – malades
  • L’artiste Richard Orlinski a créé son premier panda géant à cette occasion. Cette œuvre sera exposée le 13 décembre, place Saint-Germain-des-Prés, au zoo de Beauval et définitivement à l’hôpital Necker.
  • Pop-up du Café de Flore à Chengdu pendant les fêtes de Noël 2017. Apporter la culture du Café de Flore aux habitants de Chengdu est un pari riche d’échanges et de discussions.
  • Parcours Saint-Germain. Des artistes chinois vont présenter des œuvres pendant le Parcours Saint-Germain au mois de mai 2018, des artistes français présenteront à leur tour des œuvres en octobre au Parcours Saint-Germain à Chengdu.

C’est avec plaisir que je m’associe à ses échanges. Mon engagement permanent pour faire rayonner la culture, l’imagination, l’esthétisme au service du grand nettoyage des idées et des peuples ne peut me laisser indifférent.

André Cardinali

Jean-Pierre Lecoq, Maire du 6ème arrondissement de Paris, m’a nommé Ambassadeur de Saint-Germain des Prés pour les actions menées à Paris et à Chengdu. oh! la! la!

 

 

 

 

Monument de l’amitié

Bonjour M’ssieurs, Dames,

L’amitié n’a pas de prix, c’est pourquoi j’ai une pensée pour mes amis disparus !

Celui qui n’est plus ton ami, ne l’a jamais été !

Il est bien plus qu’une connaissance mais moins qu’un ami proche en termes d’intimité et de confiance. L’ami ordinaire est aussi celui que l’on appelle le « bon copain ». Avec lui, on partage en priorité les bons moments, les activités de loisirs (sport, culture), les « tuyaux » professionnels. On peut le fréquenter seul ou en bande, il peut aussi se greffer ponctuellement sur le groupe des amis proches. Il est en général l’ami de ceux qui ont une vie professionnelle bien remplie et une vie sociale très étendue, et qui désirent conserver le temps qu’il leur reste pour leur vie de couple ou de famille. Les amitiés ordinaires se développent assez rapidement sur un terreau fait d’affinités et d’intérêts réciproques.

Les attentes légitimes : la bienveillance, la réciprocité dans le rendu de services, un état d’esprit positif (enthousiasme, encouragement).

Les motifs de rupture ou d’éloignement : la divergence d’intérêts, l’éloignement professionnel ou géographique, la propagation de potins, la rétention d’informations, l’absence de réciprocité dans le service.

L’ami proche

La relation avec lui est nourrie des cinq valeurs propres au meilleur ami que sont l’engagement, la confidence, la confiance, l’honnêteté et la communauté. Mais l’ami proche ne bénéficie quant à lui d’aucun statut d’exclusivité. On a, en général, plusieurs amis proches. Autre différence, il peut ignorer certains aspects de notre vie, de notre passé ; avec lui, l’intimité est moins transparente qu’avec le meilleur ami. Mais il y a un feeling particulier, une complicité tendre et l’assurance que l’on peut partager les grandes et petites joies, mais aussi les coups durs. L’ami proche est également celui avec qui l’on partage des moments en famille et avec qui l’on est dans l’échange intellectuel et culturel. Les « amis du couple » sont typiquement des amis proches.

Les attentes légitimes : la discrétion, la sincérité, la générosité, la bienveillance, la solidarité.

À l’heure des « relations jetables », l’amitié sincère et durable semble en voie de disparition.

L’amitié a-t-elle changé ? À l’échelle de l’histoire, je ne sais pas (pas encore !). Mais à l’échelle de mon histoire, c’est indéniable : je n’ai jamais eu autant d’amis. Enfant, puis adolescent, simplement, à l’époque, mes critères de l’amitié étaient bien différents. Qu’elle s’impose tel un coup de foudre, ou dans une longue conquête jalonnée d’épreuves, l’amitié était, chez moi, un choix radical, de confidences intimes, d’expériences partagées.

Seules deux ou trois personnes ont longtemps mérité, à mes yeux, le nom de « vrais amis ». Ils se reconnaîtront !

Maintenant, il y a Facebook, qui autorise à devenir l’ami d’un inconnu en un seul clic. Portée par cette conception classico- romantique de l’amitié. Car je ne suis pas dupe, sur Facebook, inutile d’être ami pour être ami. C’est absurde, mais c’est ainsi.

Dans une époque conduite par une logique libérale où l’autre est un moyen pour atteindre sa propre fin, il n’est pas étonnant que la “vraie amitié” soit si difficile à trouver. » Nous serions donc trop intéressés et trop « égocentrés » pour être de vrais amis. Car l’amitié véritable a ceci de particulier par rapport à l’amour : elle comprend forcément la différence et la séparation – physique et psychique. Pas de fusion amicale possible. Nous sommes amis « parce que c’était lui, parce que c’était moi », dans la reconnaissance de nos différences. Cette acceptation est-elle encore possible à notre époque de narcisses ?

Sur la stèle du monument de l’amitié, la citation de Rudyard Kipling  sera inscrite :

« Il n’y a pas de plaisir comparable à celui de rencontrer un vieil ami, excepté peut-être celui d’en faire un nouveau. »

 

 

Thomas Pesquet, de retour sur terre !

Salut M’ssieurs-Dames,

Vendredi 2 juin 2017, 16 h 10, Thomas Pesquet avec le commandant russe Oleg Novitski, ont atterri au Kazakhstan, après plus de 6 mois passés dans l’espace, à 400 km en orbite autour de la Terre, à bord de la station spatiale Internationale.

Mission réussie. Lors de cette mission, l’astronaute français, âgé de 39 ans, a pu réaliser deux sorties dans l’espace, qui se sont parfaitement déroulées. Il a également enchaîné de nombreuses expériences scientifiques prévues dans son programme, tout en partageant son aventure avec le grand public, grâce aux réseaux sociaux.

Comment ne pas penser à cette belle expérience, vécu avec des astronautes en 1997.

Dédé à la Cité des Etoiles

Деде в Звездном городке

Je vais vous raconter une belle histoire et comment on fait des rencontres incroyables, à partir d’une photo parue dans L’Automobile Magazine : on y voyait le Champion du Monde de Formule 1, Mika Häkkinen, en apesanteur, à la Cité des Étoiles à Moscou.

Je savais que mon pote Jojo (Georges Houel) était ami avec Jean-Loup Chrétien. Il m’organisa un rendez-vous dans son resto, « Le Volant », dans le 15ème. Entre le plat et le dessert, je propose à Jean-Loup de monter avec lui des opérations de Relations Publiques à La Cité des Étoiles. Il me donnait immédiatement son accord et nous nous donnions rendez-vous à Moscou 15 jours plus tard.

Son fils, Jean-Baptiste, m’accompagnait de Paris à Moscou. On retrouvait Jean-Loup dans un monastère orthodoxe de folie, nous soupions dans le réfectoire entourés de moines, entourés d’icônes exceptionnelles avec une valeur inestimable d’après le chef de la tribu (si je peux me permettre). C’est un spot où je retournerai dès que l’occasion se présentera.

Après une bonne nuit, nous partons le lendemain matin vers la Cité des Étoiles, située à une heure de Moscou, avec un chauffeur parlant un excellent français. La Cité des Étoiles appelée aussi le Centre Youri Gagarine est un centre d’entraînement où se côtoient les cosmonautes, les astronautes, les spationautes, les taïkonautes du monde entier. Ce symbole de la conquête spatiale russe semble totalement hors du temps et du progrès technique, ça ressemble à une cité de Sarcelles avec plusieurs bâtiments en béton, une épicerie et des terrains de sport…

Vladimir, Jean-Loup et dédé dans la rue principale de la Cité des Etoiles

Jean-Loup me présente son complice et ami, le Héros National de l’Union Soviétique, Vladimir Titov (Recordman de durée à la station orbitale MIR : 365 jours). Il a accomplit son dernier vol avec la navette Atlantis en compagnie de Jean-Loup en 1997.

Après la visite complète de la Cité des Etoiles et lors du déjeuner à la cafétéria réservée aux voyageurs de l’espace, une surprise nous attend : le spationaute français, Jean-François Clervoy déjeunait avec sa femme, ses enfants, ses parents et son chien, la veille de partir à Baïkonour dans la station MIR. Là !!! Je prends une leçon de Vie, tous ces grands hommes savent rester humbles sans se prendre au sérieux !!!

La relève…

Lors de la visite de la copie conforme de la Station MIR (qui allait tirer sa révérence après onze années de bons et loyaux services pour laisser sa place à un programme encore plus ambitieux : La station orbitale ALPHA), les deux premiers cosmonautes à s’envoler, un russe et un américain étaient en train de s’entraîner, la rencontre entre les deux anciens et les nouveaux est un grand moment, gravé aux restants de mes jours. Je les ai touché avec leurs combinaisons trempées de sueur, de la bonne sueur …

La Station MIR, quelle beauté !

Dédé dans le cockpit de la station MIR. J’ai la tête dans les étoiles

Après le déjeuner, Vladimir et Jean-Loup me font une surprise incroyable : ils ont obtenu de l’État Major de la Cité des Étoiles à ce que j’obtienne L’exclusivité d’organiser un voyage exceptionnel à la Cité des Étoiles – je crois rêver, j’ai la tête dans les Étoiles – pour des sociétés françaises qui inviteraient leurs clients privilégiés. Un voyage au cœur du passé plus proche d’Objectif Lune et de Tintin chez les Soviets que du Cinquième Élément avec un programme étoilé guidé par Vladimir et Jean-Loup SVP…

  • Visite d’une capsule Soyouz. de gauche à droite: Jean-Loup, dédé, Jean-Baptiste, Vladimir et le Commandant en Chef de la Cité des Etoiles

Nous revenons à Moscou pour visiter le Kremlin et le Palais des Armures. Ce musée possède l’une des plus belles collections d’objets d’art au monde avec la fameuse collection d’œufs Fabergé, qui ont appartenu aux Princes et aux Tsars.

Le soir même, nous dînons à 70 km de Moscou, lieu de résidence des hautes personnalités russes, résidence d’été avec leurs Datchas dans le restaurant «  La table des Tsars » en compagnie de Vladimir Titov et de son épouse « Madame informatique de la station MIR ». Elle parle sept langues dont un français remarquable, venant souvent à Paris, logée à l’hôtel Crillon pour rencontrer le staff de l’aérospatiale, elle connaît tous les endroits populaires de Paris, de la rue de Charonne aux Abbesses en passant par la rue St Denis et les grands boulevards en allant prendre ses repas dans des bouibouis.

Lorsque Vladimir Titov est entré dans le restaurant, tous les clients se sont levés pour saluer le Héros National, (j’en ai encore des frissons). Jean-Loup a reçu aussi une ovation, il est très connu en Russie.

Dehors, dans le froid, les chauffeurs attendent avec de grandes limousines noires et les gardes du corps, vêtus de long manteaux en cuir noir avec une valise de protection à la main. Ça rigole pas chez les Soviets !!!

Avant de commencer à dîner, je demande à Jean-Loup si on peut apporter un repas à notre chauffeur. Un Maître d’hôtel arrive avec un repas sur un plateau, je l’accompagne jusqu’à notre voiture, une Audi grise rutilante. Notre chauffeur est stupéfait et refuse. J’insiste. Il accepte et me remercie. A partir de ce moment-là, je suis devenu son ami, (on ne pense pas souvent aux gens qui sont à notre service en plus quand il fait – 25 degrés dehors).

Quand, je reviens dans le restaurant, Vladimir, son épouse et Jean-Loup sont soufflés et me disent qu’ils n’ont jamais vu une attention aussi simple que celle que je viens de faire. Pour moi, c’est normal, j’ai les pieds sur Terre !!!

Une anecdote caviaresque : au cours du repas, je pose une question candide aux deux cosmonautes en face de moi : « dîtes-moi, quand vous êtes là-haut, vous voyez la Terre comment ? » Ils explosent de rire et me répondent : « La Terre vu de l’espace, c’est comme une agate ». Je surenchéris en leur demandant : « Et nous alors ? » Ils se regardent toujours, explosés de rire. Voici leur réponse qui tue : «  Vous, vous n’existez pas ». Ça remet bien les choses et la prétention des terriens en place !!! C’est bien fait pour moi, je l’avais bien cherché. J’ai quand même une excuse : la vodka commençait à faire son effet planétaire.

Après ce bon repas, nous avons quitté les Titov et nous avons raccompagné Jean-Loup au monastère. Avec son fils, Jean-Baptiste, nous décidons d’aller faire un tour dans Moscou By night. Notre chauffeur devenu un ami nous servait de guide (et quel guide SVP !), nous expliquant dans les moindres détails et recoins l’historique de la ville et des anecdotes croustillantes.

Le summum : il arrête la belle Audi sur les hauteurs de Moscou juste devant la piste de descente olympique où ont eu lieu les JO d’hiver en 1980. Et là, il nous raconte la défaite de Napoléon avec des gestes vigoureux et lents à la fois, on s’y serait crû ! Des moments comme ça, j’en veux, t’en veux ? Nous sommes allés boire le dernier verre de vodka avec du champagne dans une boîte superbe remplie de bombes sexuelles, «  Le Night Life ». OH, lala, quelle nuit Bolchevik….

Les mains dans les poches sous les yeux…

Et pour finir la nuit, nous nous rendons sur la Place Rouge. Pas un pékin, seulement deux gardes du Mausolée de Lénine et six déneigeuses . Je les existe en leur faisant un signe comme quand on est spectateur sur un rallye. Une halu ! Les chauffeurs se marrent et commencent à se tirer la bourre sur la Place Rouge. Avec Jean-Baptiste, on croit rêver..

La place Rouge était vide
(Il ne manquait plus que Nathalie )
Il avait un joli nom, mon guide
La place Rouge était blanche
La neige faisait un tapis

Le lendemain matin, la tête dans les nuages, nous partons visiter le Centre de gestions des vols spatiaux à Koroliov. C’est dans cette salle qu’est donné le compte à rebours du lancement des fusées. Une autre surprise nous attend : nous voyons sur un écran géant et en direct Jean-François Clervoy , le spationaute avec lequel nous avons déjeuné la veille ! J’hallucine, Jean-Loup m’invite à lui parler en Direct de l’espace !! J’en crois pas mes mirettes !!! Je suis comme un môme devant un jouet !

A l’épicerie de la Cité des Etoiles, Vladimir Titov m’a acheté une montre réservée aux Cosmonautes.

Merci ! Messieurs Vladimir Titov et Jean-Loup Chrétien de m’avoir ouvert les portes de l’Espace, des Espaces… sans oublier mon pote Jojo qui est là-haut dans les étoiles…

Un autre scoop :  Avec Jean-Baptiste Chrétien, qui dirige une agence de publicité, nous avons eu une idée spatiale (être si près des hommes de l’espace, ça donne des idées!!!) Celle d’ imaginer pour le lancement du Grand Espace Renault, un visuel en adhésif du grand Espace collé sur une fusée avec ce message : Le Grand Espace dans l’EspaceNous recevons l’autorisation de réaliser ce panneau publicitaire unique. De retour à Paris, nous proposons cette idée au service Communication de Renault, qui refuse sans aucun commentaires…Revenons sur Terre…

Vivement les voyages privés dans l’espace, avec la navette aérospatiale «  Virgin Galactic » de Sir Richard Branson, afin que les terriens deviennent des créateurs plutôt que des gestionnaires salariés ne touchant plus le sol, en se protégeant sous un parasol.

Des moments importants comme j’ai vécu, que vous venez de découvrir  sont exceptionnels et uniques, grâce à une photo parût dans L’Automobile Magazine. La presse a du bon pour s’instruire et pour développer son audace et sa curiosité…

Regardez ce reportage russe incroyable, c’était le début des fusées qui m’ont fait tant rêver!

La collection Chtchoukine à Paris

Bonjour M’ssieurs, Dames,

J’ai eu la chance de visiter le musée de l’Ermitage à Saint Petersbourg en 2004 et le musée Pouchkine à Moscou en 1997 et admirer plusieurs œuvres de la collection de Sergueï Ivanovitch Chtchoukine

Sa collection fait partie des collections russes d’art les plus remarquables. Depuis déjà longtemps, elle jouit d’une vaste renommée et d’une gloire légitime auprès des artistes et des connaisseurs éclairés de l’art. Il lui est revenu de devenir en Russie le passeur le plus fort des courants artistiques occidentaux, si brillamment exprimés par les œuvres de sa collection de Claude Monnet, Degas, Cézanne, Gauguin, Picasso, Van Gogh, Matisse, Renoir, Derain (… ) http://www.collectionchtchoukine.com/emplacement/musee-pouchkine

Sa collection donne véritablement un tableau fidèle de la peinture la plus récente…C’est pour cela, que j’ai couru revoir ce beau trésor avec 130 œuvres de la collection à la Fondation Louis Vuitton, jusqu’au 20 février 2017. C’est grâce à Mr Bernard Arnault que des expositions comme celle-çi sont exposées à Paris. Prochainement une exposition du musée MoMa de New York sera présentée.

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L’événement culturel de l’année, en toute simplicité. Proprement bouleversant de voir de tels chefs-d’œuvre de nos plus grands peintres de l’art moderne… dont la grande majorité nous étaient restés inconnus. Une grande émotion et un plaisir étrange, et surpris.
Dont deux œuvres de l’un de mes Maîtres préférés;  le Douanier Rousseau
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Vue du pont de Sèvres et des coteaux de Clamart. 1908
et
Vue du parc Montsouris.1909
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Deux beautés de Alexandre Rodchenko.
Deux cercles . 1920
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Ligne n° 128. 1920img_6551
Une toile de Ivan Klioune.1916
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Suprématisme. 1916
img_6537Deux merveilles.
Picasso. Garçon au chien. 1904
et Garçon nu. 1906
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 Je craque sur Alexandra Exter. Vu à la galerie Trétiakov à Moscou en 1997
Florence 1914
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Franklin Servan-Schreiber. Son premier livre !

Bonjour,

je n’ai pas écrit depuis plusieurs mois, pour cause d’affaires personnelles. Je vous prie de m’en excuser.

Je reviens vers vous, pour vous présenter un livre qui me touche, qui donne de l’amour et du courage, surtout dans les moments difficiles que je traverse actuellement.

Le livre de Franklin est un récit bouleversant, un témoignage plein d’espoir et une réflexion à la fois spirituelle et scientifique sur notre quête du bonheur et notre destin commun face aux défis écologiques et technologiques qui s’annoncent.
Connaissant les quatre fils de Jean-Jacques Servan-Schreiber, leur père, je suis d’autant plus touché par le récit de Franklin. Un homme sensible, aimant les autres tout en restant humble. Une belle histoire de vie qui doit nous servir d’exemple.
Franklin cite dans son livre ces mots auxquels, je crois depuis longtemps  » nous sommes tous de passage  » ne l’oublions pas !

Merci Franklin de nous faire partager ton intelligence.

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Avec mes frères, nous avons toujours été unis et solidaires, soudés par les joies de l’enfance et les ambitions de la jeunesse. Lorsque David, l’aîné, l’auteur du best-seller Anticancer, rechute de sa tumeur, toutes nos forces sont mobilisées et nous l’accompagnons jusqu’au bout de son plus grand défi. Il nous avait dit, l’avait écrit : la mort n’est pas injuste. Pourtant, du fond de ma tristesse, confronté à cette disparition trop soudaine bien qu’annoncée, je ne pouvais que m’interroger sur le sens de l’existence : avais-je pleinement vécu ? aurais-je des regrets à la fin ? Et je me souvins de cette fameuse phrase de Confucius que citait notre frère Émile : « On a deux vies, et la deuxième commence lorsqu’on se rend compte qu’on n’en a qu’une. » Je suis alors allé à la rencontre d’un vieil ami de David, Yves, un homme de quatre-vingt-huit ans, d’une expérience de vie admirable doublée d’une profonde sagesse. « C’est un prince », m’avait-on dit. C’est avec lui que j’entrepris cette recherche de sens. »

Quatre frères, un ami, et la recherche du sens de la vie est un récit bouleversant, un témoignage plein d’espoir et une réflexion à la fois spirituelle et scientifique sur notre quête du bonheur et notre destin commun face aux défis écologiques et technologiques qui s’annoncent.

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Franklin donnera une conférence et la signature de son livre,
à 19 heures, le vendredi 25  novembre
à l’Hôtel de l’Industrie. 4, place Saint-Germain des Prés à Paris 6 ème.

Venez nombreux.

Presse :
 » Transmission, transfiguration, permanence, vitalité traversent ce livre réconfortant, impossible à lâcher jusqu’à la dernière ligne  » Psychologies Magazine

 » JJSS sondait l’époque ; David nos cerveaux ; Franklin, dans son livre, s’attaque aux mystères de l’âme  » Paris-Match

 » Une rencontre touchante et pudique avec un homme sensible  » La Côte ( Suisse )

 » Il est des livres qui nous accompagnent dans un moment difficile de la vie. Il est des ouvrages que l’on voudrait avoir écrit.Il est des récits qui redonnent envie. Quatre frères, un ami, et la recherche du sens de la vie est de ceux-là.  Cité Magazine ( Suisse )

Lecteurs :
 » Je voulais vous dire bravo pour ce magnifique témoignage. Je l’ai littéralement dévoré en deux jours. Vous parvenez à transmettre tellement d’émotions, de la surpuissance de l’amour, aux forces qui se déploient naturellement dans les moments de désespoir. Quant à la fin métaphysique, elle remet l’homme à sa place dans cet univers infini et méconnu tout en sublimant ce qu’on oublie souvent : le miracle que représente la vie ! Je n’avais pas envie de vous quitter à la fin du livre. » Camille R.

 »  C’est émouvant et plein de sensibilité. Les mots sont justes, il faut beaucoup de courage pour s’exprimer ainsi. A travers l’histoire singulière de votre famille chacun peut y trouver un peu la sienne.  » Patricia P.

 » Je n’imaginais pas que ce livre serait aussi touchant, drôle et instructif… Un grand merci : j’ai passé d’excellente soirée à déguster votre livre sur mon canapé…tout en dégustant un bon whisky de ma collection. Votre livre m’a appris plein de choses et la bibliographie donne envie d’aller explorer toutes les références que vous citez. » François B.

 »  Votre livre est beau, tendre, sensible, passionnant, intelligent. Vos sentiments et pensées y sont parfaitement exprimés. Il nous parle d’amitié, de compréhension de l’autre, et de partage. enfin il nous explique des choses bien complexes aussi clairement et nettement que possible. subitement on se sent intelligent  » Nicole C.

Je ne peux les citer tous…

L’Atelier Picasso sauvé !

Bonjour Mssieurs, Dames,

Il y a des combats qui méritent d’être menés, comme celui de l’Atelier des Grands-Augustins, qui était en péril! Et qui vient de bénéficier d’une décision favorable et sans précédent de la Cour de Cassation.

C’est ICI, que Balzac, Jacques Prévert, Jean-Louis Barrault ont créé certaines de leurs œuvres!. C’est pour cela que je me suis engagé auprès de mon ami, Alain Casabona, délégué général du CNEA ( Comité National pour l’Education Artistique ) qui n’a jamais baissé les bras, malgré les pressions et les anomalies, pour sauvegarder ce lieu rempli d’histoires et de créations pour la jeunesse.

Ce billet est destiné à tous les amis et personnalités qui ont apporté spontanément leurs soutiens et leurs signatures à la Lettre ouverte, adressée au Premier Ministre, Manuel Valls et à la Maire de Paris, Anne Hidalgo, datée de 2014.

Je vous en remercie chaleureusement. Sans oublier mes enfants Linh et Jean qui m’ont toujours soutenu.

Ce billet mérite d’être diffusé auprès de vos amis et des réseaux sociaux. Je compte sur vous. Merci. dédé

C’est ICI, que Picasso a peint Guernica !

photo Grenier

Cher Dédé,

Je sais tout le travail que tu as accompli depuis si longtemps au service de la jeunesse et des artistes et plus largement de la culture. Ton ardeur à soutenir notre cause depuis trois ou quatre ans en témoigne largement, s’il le fallait. Ton ralliement immédiat au noyau dur constitué par les animateurs de notre Comité de soutien, Lucien Clergue, Charlotte Rampling, Didier Lockwood et maître Marc Bellanger, a été décisif pour le développement de notre campagne. Pour paraphraser le Cid: « Nous partîmes cinq cents, mais par un prompt renfort…. » 
C’est pourquoi je pense que le communiqué que tu trouveras ci-joint, ainsi que la décision de justice qui l’accompagne devraient te réjouir, de même que tous ceux que tu as convaincus de nous rejoindre dans ce combat que l’on disait perdu d’avance. Qu’ils en soient chaleureusement remerciés. Certes rien n’est encore gagné; aussi faut-il se garder de tout triomphalisme, mais il s’agit là d’une superbe victoire qui augure d’une heureuse issue.
Avec toute mon amitié,
Alain Casabona,
Délégué général du CNEA

Communiqué de presse, 3 juin 2016

Grenier des Grands-Augustins :

La Cour de Cassation donne raison au CNEA

et condamne sévèrement la Chambre des Huissiers de Justice de Paris

Le CNEA (Comité National pour l’Education Artistique) a la satisfaction d’annoncer que par arrêt de la Cour de Cassation en date du 1er juin 2016, justice lui a été rendue, la Cour Suprême ayant invalidé le congé qui a permis à la CHJP (Chambre des Huissiers de Justice de Paris) de l’évincer du Grenier des Grands-Augustins. Il est désormais jugé de façon définitive que le CNEA a été expulsé du Grenier de manière illégale.

C’est donc à bon droit que le CNEA a engagé cette action judiciaire dans le but de « sanctuariser » ce lieu mythique, ancien atelier de Jean-Louis Barrault et de Pablo Picasso, afin de le protéger et de permettre ainsi au public, et tout particulièrement aux scolaires, de profiter de cet endroit qualifié par le réalisateur Carlos Saura de « lieu le plus emblématique de Paris, digne d’être classé au Patrimoine mondial de l’Humanité. »

Il fallait pour cela éviter que le Grenier ne soit transformé, comme l’étage inférieur, en chambres d’hôtel et suites, le président de la CHJP, Maître Denis Calippe, ayant contracté un bail avec un groupe immobilier, chargé de convertir l’ensemble de l’immeuble, situé 7, rue des Grands-Augustins, en résidence hôtelière de luxe. Afin d’éviter ce désastre, le CNEA avait organisé une vaste campagne et saisi, par le biais d’une lettre ouverte, le Premier ministre et la maire de Paris. A la suite de cette action, la Commission régionale du Patrimoine et des Sites avait voté à l’unanimité le 13 mai 2014 le classement à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques des deux derniers étages de l’immeuble, dont le Grenier.

Faisant fi de cette décision, ledit groupe immobilier avait déposé le 5 août 2014 un permis de construire occultant ce classement. Malgré toutes les interventions du CNEA, entre autres, auprès des pouvoirs publics, la mairie de Paris avait accordé un permis de construire au groupe en question le 15 juillet 2015. Face au danger planant sur les deux derniers étages, le CNEA avait donc décidé de déposer un recours devant le Tribunal administratif le 15 septembre 2015 pour demander l’annulation de ce permis, appuyé dans sa démarche par le Comité de défense des Ateliers des Grands-Augustins.

Toutes les étapes de ce combat sans précédent dans l’histoire du Patrimoine sont retracées sur le site du CNEA (rubriques « Actualité », « Actualité judiciaire » & « Communiqués ») : https://lecnea.wordpress.com/

Le CNEA tient à remercier tous ceux qui lui ont manifesté leur soutien pendant ces années de procédure judiciaire, si lourdes à traverser. Nous ferons état de tous ces soutiens dans un prochain communiqué, après avoir réfléchi aux suites à donner à cette décision de justice et consulté notre Conseil, Maître Marc Bellanger. Une réunion du Conseil d’administration est convoquée à cet effet.

P/O le Bureau national du CNEA

Alain Casabona, Délégué général

Contact : c.n.e.a@wanadoo.fr

Conférence de presse, jeudi 13 novembre 2014 à la Mairie du 6ème arr…

Chers amis,

De Shanghai, je suis, comme vous pouvez l’imaginer, de tout cœur avec vous dans ce combat ultime pour sauver les Grands-Augustins ( Atelier Picasso ) en étant l’un des animateurs du Comité de soutien avec Charlotte Rampling et Didier Lockwood.

 Je remercie Frédéric Beigbeder d’avoir accepté de me représenter.

Je salue tout particulièrement Maître Roland Dumas, dont le témoignage précieux et la ténacité dont il a fait preuve, pour que soit respectée la volonté de Picasso, à savoir le retour de Guernica à Madrid, « quand l’Espagne serait devenue une démocratie ».

J’ai la conviction que la réunion d’aujourd’hui va permettre de trouver enfin une solution positive face à la situation scandaleuse contre laquelle nous protestons. Alerté par le Président de l’Académie des Beaux-Arts, et président de notre Comité de soutien, Lucien Clergue, le Président de la République avait pourtant – c’était en avril 2013 – exprimé clairement sa volonté de voir ce dossier « traité prioritairement ». Un an après, face à l’inertie des pouvoirs publics, le Comité de soutien dont je suis l’un des animateurs, avait pris l’initiative d’adresser une lettre ouverte au Premier ministre et à la Maire de Paris, quelques jours après leur nomination.

La commission régionale du Patrimoine et des sites s’était réunie, et avait – décision semble-t-il sans précédent – voté à l’unanimité le classement du Grenier et de l’étage inférieur, où Picasso a peint Guernica et la Colombe, devenue l’emblème de la paix.

Nous nous étions tous félicités de cette décision, largement relayée par la presse, qui avait titré « le Grenier des Grands-Augustins est sauvé ».

Sauvé ? Tu parles ! Les huissiers, ou plutôt la Chambre des huissiers de Justice de Paris – ne pas confondre – a profité de l’absence de réactivité immédiate des pouvoirs publics pour déposer, en douce, le 5 août dernier, une demande de permis de construire pour transformer l’Hôtel de Savoie…en résidence hôtelière de luxe, après avoir affirmé pendant des mois que telle n’était pas son intention, et que ceux qui véhiculaient cette information étaient des affabulateurs, allant jusqu’à faire état, sur une radio publique, d’ « allégations fantaisistes ».

Le temps des pétitions est passé ! C’est pourquoi, aujourd’hui, nous en appelons au Président de la République pour lui demander d’user de son autorité et de ses pouvoirs pour que les Grands-Augustins retrouvent leur vocation culturelle et artistique, et soient ouverts au public, dans les meilleurs délais. Halte au foutage de gueule : il faut arrêter de tergiverser !

Avec tout le respect que nous devons au Président de la République, nous lui demandons solennellement de prendre ses responsabilités dans cette affaire.

Faute de quoi, la France sera la risée du monde entier pour tous ceux qui sont attachés à ce patrimoine.

André Cardinali dit dédé de Montreuil ou de Shanghai, c’est selon !.

F Beigbeder Conf de presse

Carlos Saura m’a adressé le message suivant :

Cher dédé,

Je crois que ce lieu doit demeurer un lieu inaltérable, un centre de culte et d’admiration qui, en tant que Patrimoine de I’Humanité, mérite donc la plus grande attention de I’Etat français. ll n’est pas vain de penser que le « Guernica » est la plus formidable représentation « des désastres provoqués par la guerre », un tableau-affiche qui symbolise I’horreur et la violence de la guerre, malheureusement toujours présentes à notre époque, où les conflits belliqueux sont une menace permanente pour I’Humanité.

Cette structure de la rue des Augustins qui a accueilli le théâtre, la danse et la peinture, mérite d’être conservée et protégée comme étant le lieu !e plus emblématique de Paris « .

A ce sujet, Carlos Saura prépare un film,  « 33 dias « , dont la sortie est prévue en 2017, le rôle de Pablo Picasso étant confié à Antonio Banderas, celui de Dora Maar à Gwyneth Paltrow. A l’occasion du montage du projet, le CNEA avait accueilli le grand cinéaste au Grenier pour lui permettre de prendre les repères et mesures nécessaires à la reconstitution en studio des ateliers.

Et puisqu’il est question de cinéma, rappelons que chaque scène est précédée de l’ordre du réalisateur : « ACTION ». C’est ce que nous attendons aujourd’hui. Il est temps de mettre un terme à ce mauvais feuilleton !

André Cardinali.

PS : Une anecdote veut qu’Otto Abetz, ambassadeur du régime nazi à Paris, aurait demandé à Picasso, sur le ton de la colère, lors d’une visite à son atelier rue des Grands-Augustins, devant une photo de la toile de Guernica : « C’est vous qui avez fait cela ? », Picasso aurait répondu : « Non… c’est vous »

Aujourd’hui, Picasso pourrait nous dire  » C’est vous qui avez sauvé mon atelier ? oui, c’est nous !.

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Robert Doisneau

Match de foot à Shanghai

 

Football : Shanghai SIPG – Hangzhou Greentown 1 – 0
Chinese Super League – Shanghai Stadium – Samedi 21 Mai 2016

35 000 spectateurs. Temps pluvieux.

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Emu dans le couloir qui mène les équipes sur le terrain, un jeune français installé à Shanghai depuis 2 ans,  accompagne l’attaquant ivoirien Jean Kouassi sur le terrain .

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Jean Cardinali a dit avant le match à Jean Kouassi  » je vais te porter chance « . Le seul but du match a été marqué par l’attaquant ivoirien. En échange, il lui a donné son maillot n° 17 et l’a invité au prochain match pour à nouveau lui porter chance. C’est le premier match de football professionnel auquel le jeune français assistait. C’est une belle première !

Jean Kouassi

Jean Cardinali, a été le meilleur joueur et meilleur buteur, lors d’un tournoi scolaire entre 6 écoles internationales en 2015, avec son équipe Shanghai American School,

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Jean a rencontré à Roissy, le joueur chilien du Bayern de Munich, Arturo Vidal surnommé « El Guerrero[»

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Jean à vraiment de la chance, il est invité par Didier Deschamps, sélectionneur de l’équipe de France à l’EURO 2016.

Mon septennat, mon œuvre !

Bonjour M’ssieurs-Dames,

De Grands Travaux en faveur de la culture.

Marquer la capitale française de sa politique, de son histoire. La plupart des présidents de la Vè République ont souhaité réaliser de grands travaux, témoignages de leur septennat.

Si le général De Gaulle et Valéry Giscard d’Estaing n’ont pas véritablement marqué de leur empreinte la ville de Paris ou le paysage français par la commande de réalisation architecturale d’envergure, George Pompidou, François Mitterrand et Jacques Chirac ont quant à eux confié à des architectes novateurs des réalisations qui connaissent aujourd’hui une renommée internationale.

Georges Pompidou lance la tendance avec le Centre Beaubourg. Passionné d’art contemporain a l’idée de créer un immense espace culturel en plein centre de Paris, sur l’esplanade Beaubourg. Il organise alors un grand concours international. Parmi les 650 projets proposés, c’est celui de Renzo Piano et de Richard Rogers qui est retenu. Et il s’agit d’un projet novateur ! Avec ses cheminées de paquebot, ses tubes métalliques et ses couleurs vives, l’édifice terminé en 1977 suscite la polémique. Mais désormais, les collections de ce Musée national d’Art moderne sont plébiscitées dans le monde entier. Visiteurs annuels : 3 millions

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François Mitterrand débute son premier septennat en décidant de la construction de l’Opéra – Bastille afin de décharger l’Opéra Garnier. Conçu par Carlos Ott, tout de verre et de marbre, le très moderne Opéra Bastille est inauguré le 14 juillet 1989, pour le bicentenaire de la Révolution française. La même année, un autre chantier ambitieux est inauguré : la construction de la Pyramide du Louvre qui s’intègre dans le projet Grand Louvre, un plan de rénovation visant à valoriser les qualités d’exposition du Louvre. C’est l’architecte sino-américain Ieoh Ming Pei qui surprend en plaçant au centre de la cour Napoléon, cette pyramide de verre et d’acier haute de 21,65 mètres, en guise de porte d’entrée au célèbre musée. Visiteurs annuels 8 millions

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La Cité de la Musique, l’Arche de la Défense, l’institut du Monde Arabe sont également à ajouter aux nombres des Grands Travaux de François Mitterrand. Son dernier ouvrage, est celui de l’agrandissement de la Bibliothèque Nationale de France. Construite d’après les plans de Dominique Perrault, la Bibliothèque François Mitterrand s’organise autour de quatre tours, symbolisant quatre livres ouverts.

Jacques Chirac ne déroge pas à la règle. Son monument à lui ? le musée du Quai Branly, réalisé par Jean Nouvel. Visiteurs annuels 1 500 000

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A l’inverse de leurs prédécesseurs, Nicolas Sarkozy et François Hollande n’auront pas réalisé de grands travaux culturels,  c’est un signe de regrettable désintérêt envers la Culture et le patrimoine de la France !

« Les hommes politiques se situent de plus en plus dans l’éphémère, ils passent sans laisser de traces “

Aujourd’hui, ce sont des grands patrons qui les remplacent : Bernard Arnault avec la Fondation Louis Vuitton et François Pinault avec un Musée d’art contemporain  à la Bourse de Commerce en 2018. Sans oublier, Vladimir Poutine avec l’église orthodoxe et un centre culturel russe près du Pont de l’Alma, réalisé par Jean-Michel Wilmotte.

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Tous ces grands travaux n’ont guère de sens s’ils ne sont pas accompagnés d’une politique ambitieuse de formation du public, d’où l’importance de l’éducation artistique qui constitue toujours la cinquième roue du carrosse dans le parcours éducatif. A l’exception de Jacques Chirac, qui a repris la promesse non tenue de François Mitterrand en 1981, à savoir élaborer une grande loi sur l’éducation artistique, loi qui, accompagnée de mesures budgétaires importantes, ne sera votée que le 6 janvier 1988, nos présidents ne se sont guère intéressés à ce qui constitue la base de la pyramide. Par ailleurs, en ce qui concerne le mécénat, constatons que la plupart des projets n’ont pu voir le jour que grâce à l’argent public ou à celui des actionnaires. Ce qui ne retire rien à la qualité d’oeuvres comme la fondation Arnault, mais il serait temps que ceux qui s’apprêtent à se présenter à l’élection présidentielle et l’opinion publique prennent conscience que la réalisation la plus ambitieuse d’une Nation, c’est la satisfaction des intérêts des jeunes générations. Ce à quoi tente de s’employer le CNEA.( Comité National pour l’Education Artistique ) Enfin, constatons les difficultés que rencontrent les défenseurs du Patrimoine. Il n’est pour s’en convaincre que de mesurer l’ampleur des dégats causés par l’absence d’une volonté politique claire et ferme sur un dossier comme celui des Ateliers des Grands-Augustins où Picasso a peint Guernica. En conclusion, disons qu’éducation artistique, défense du Patrimoine et « grands travaux » constituent les trois éléments indissociables d’une authentique politique culturelle. La recette ? Volonté politique, budget équilibré, formation des maîtres et changement de cap des médias, tout particulièrement du service public.

 

 

 

Siné, un grand Monsieur.

Bonjour M’ssieurs-Dames,

J’ai rencontré Siné en 68 dans un rade rue Gay-Lussac à côté des barricades, il m’avait impressionné pour son engagement envers les jeunes qui combattait pour une société nouvelle et pour ses mots toujours bien placé. Il me parlait de son journal  » L’enragé « avec enthousiasme et cruauté. Siné à toujours été dans mon esprit, je resterais un Sinéphile toute ma vie. Je lui dédicace la citation d’Elsa Triolet :  « Créer est aussi difficile que d’être libre« . dédé

Siné, en 2009. © MaxPPP

Siné, anticlérical farouche, est mort un jeudi de l’Ascension. Jean-Christophe Ogier, spécialiste BD de France Info, revient sur le parcours d’un dessinateur au trait à la fois rêche et rond. Mais toujours rageur.

Siné, c’était l’incarnation de l’anar radical, anticlérical, anticolonial, antifasciste… tellement anti tout qu’on l’accusera même d’être antisémite, ce dont il s’est toujours défendu avec force. Mais cela conduira Philippe Val, alors directeur de Charlie Hebdo, à le renvoyer de l’hebdomadaire, en 2008.

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Du coup, Siné va créer Siné Hebdo, puis Siné Mensuel, pour continuer à dire « Merde ! » – jusqu’à cette semaine, sur son lit d’hôpital –, avec des signatures comme Guy Bedos, Geluck, Christophe Alévêque, Isabelle Alonso, Michel Onfray… Siné avait sa bande, des personnes qui lui sont restées fidèles, alors même qu’il était resté « enragé » depuis les années 50. Enragé, du nom d’un des premiers journaux qu’il avait créé.

Siné était noir et rouge. Noir comme le drapeau de l’anarchie et celui des pirates, et il voyait rouge, contre tout et contre tous. C’était un homme en colère permanente. En colère contre les curés – il avait tellement bouffé du curé qu’il a du en avoir des indigestions… Il était en colère contre l’armée – il ne supportait pas les militaires. Il était en colère contre la police, contre la justice, contre tout ce qui incarnait l’Etat et le pouvoir.See original image

Siné a dénoncé, toute sa vie, la bêtise des gouvernants, la complicité des journalistes, l’appétit des riches, la résignation des pauvres, la capitulation des intellectuels, la généralisation de la surveillance et de la répression… Il dessinait et il écrivait avec gourmandise dans un registre injurieux, scatologique, héritier d’une tradition pamphlétaire sans limites.

On a du mal à l’imaginer mais il a travaillé à L’Express, en 1957, pour y brocarder curés, militaires et policiers. Durant l’été 1960, il remplace François Mauriac et son Bloc-notes. Les lettres de protestation affluent. Dans un éditorial un peu gêné aux entournures, JJSS prend sa défense: « Son but ne doit pas être de plaire. Nous n’avons donc aucune excuse à présenter« . Siné s’est d’ailleurs fâché avec la plupart des directeurs de journaux pour lesquels il avait travaillé, et pas uniquement Charlie Hebdo. Ce qui l’a conduit à devenir patron de presse, avec Siné Massacre, L’Enragé, Siné Mensuel… « Siné Massacre », c’était un mot d’ordre et une ligne de conduite qui l’a amené à de telles audaces qu’il a passé beaucoup de temps devant les tribunaux.

La rage, contre l’Etat d’abord, contre les cons ensuite !

Graphiquement, Siné, c’est un trait à la fois rêche et rond. Il se représentait volontiers lui-même, avec ces dernières années son appareil d’assistance respiratoire, ou dans son fauteuil roulant. Rêche, et rageur, mais capable de rondeur, également : il adorait les chats, il en a fait des livres entiers, et quand on aime les chats, on a de la rondeur… Même si dans cette plume, il y avait quelque chose d’aussi rêche que son discours.

Siné a été passionnel, toute sa vie, il fait partie de ces personnes qui  ne peuvent que réagir en contre, qui ne peuvent que dénoncer.  Son père naturel avait été condamné aux travaux forcés, il a passé la plus grande part de son service militaire en prison, il a toujours eu une rage, d’abord contre l’État, puis contre les cons. Et il y en avait beaucoup, selon lui.

Son autobiographie, qui s’ajoute à la trentaine de recueils de dessins et de réflexions politiques, et s’intitule Ma vie, mon œuvre, mon cul. Dans sa dernière une de Siné Mensuel, le numéro de ce mercredi, il réagissait au mouvement Nuit debout et appelait à la grève générale, sous le titre « Plus jamais couché ».

Siné l'incorrigible

Avant-hier, il écrivait sa dernière zone, publiée hier sur le site de Siné Mensuel, son journal :

Ça m’énerve grave.

Depuis quelque temps, vous avez dû remarquer que je ne nageais pas dans une joie de vivre dionysiaque ni dans un optimisme à tous crins, ce qui est pourtant mon penchant habituel. Je ne pense, depuis quelque temps, qu’à ma disparition prochaine, sinon imminente, et sens la mort qui rôde et fouine sans arrêt autour de moi comme un cochon truffier. Mon moral, d’habitude d’acier, ressemble le plus souvent maintenant à du mou de veau ! C’est horriblement chiant de ne penser obsessionnellement qu’à sa mort qui approche, à ses futures obsèques et au chagrin de ses proches ! Je pense aussi à tous les enculés qui vont se frotter les mains et ça m’énerve grave de crever avant eux ! Heureusement que vous êtes là, admirateurs inconditionnels, adulateurs forcenés… vous ne pouvez pas savoir comme vos messages me font du bien, un vrai baume miraculeux ! Et banzaï malgré tout !

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Il aurait ajouté : Continuez le combat !

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Un Archipel de livres de mes amis !

Bonjour M’ssieurs-Dames,
Les éditions L’Archipel viennent de publier deux livres de deux amis : Tristane Banon  » Love et Caetera  » et Alain Depardieu  » Mon frère  »
J’ai connu Tristane au Salon du livre de Dijon en 2008, ou j’occupai le rôle de directeur du développement qui consistait également à convaincre des auteurs et éditeurs à venir à Dijon. Tristane fait partie des auteurs qui m’ont soutenu, pour que ce salon devienne l’un des meilleurs de France.Le pari était gagné ! ( 11 000 visiteurs), c’est alors qu’après 11 ans d’existence, le Maire de Dijon, François Rebsamen décida d’arrêter le salon, sans explication !!!

Un jour, Tristane eu l’idée qu’un éditeur publie un livre avec les billets de mon blog, je suis prêt à accoster sur l’Archipel !

Alain Depardieu, nous avons partagés le même bureau chez un pseudo-producteur…avec notre pôte en commun, Ticky Holgado. T’en souviens-tu Alain ?, Ticky tu nous manquent !.
J’en profite pour saluer PPDA ( lui aussi, rencontré au salon du livre de Dijon ) qui publie toujours chez L’Archipel  » Nostalgie des choses perdues « .
Mon amie, la Princesse Hermine de Clermont-Tonnerre nous initie aux bonnes manières et au Savoir-Vivre dans un livre sorti en 2013, toujours dans L’Archipel…

De Shanghai, ou je suis installé depuis huit mois, je vous adresse à tous mes amitiés fidèles. dédé de Montreuil ou dédé de Shanghai. 沪蝶蝶, c’est selon !

Tristane Banon.Love et caetera
Bouteilles de tendresse jetées à la mer, les lettres qu’a rassemblées ici Tristane Banon composent une autobiographie fragmentée à la fois pudique et poétique. Destinataires de son enthousiasme, de ses coups de coeur… ou de griffes : Damien Saez, Gisèle Halimi, Pete Doherty, Carla Bruni, Éric Naulleau, Vanessa Paradis, Karl Lagerfeld ou Albator, mais aussi sa mère, certains de ses proches, et même son ennemi d’un temps, Nicolas Bedos. « Ce livre ressemble à l’amour, c’est un jeu dangereux qui m’a rendue heureuse et m’a fait mal, tout à la fois… »
Tristane

Préface Carla Bruni
Les lettres de Tristane sont des bouteilles de tendresse jetées à la mer. Au milieu des flots de cynisme et de brutalité qui nous submergent, elles sont comme autant de petites bouées de sauvetage.Tristane Banon, qui est aussi journaliste,témoigne de sentiments peu fréquents à notre
époque, comme la délicatesse, la gentillesse,l’admiration parfois. De sa plume pleine de finesse,portée par sa voix à la fois fragile et limpide, Tristane nous raconte ses enthousiasmes, ses indignations,ses coups de cœur ou de foudre pour ceux à qui elle a choisi d’écrire.
On découvre autrement les destinataires de ces lettres. On croyait en connaître certains, mais on les voit différemment quand Tristane nous les
dépeint, les redessinant de ses mots, de sa voix douce, de son regard bienveillant. J’ai ainsi découvert des artistes que je connaissais trop peu, comme l’auteur-compositeur Damien Saez, la chorégraphe Karine Orts-Briançon, les comédiennes Anne Charrier ou Karole Rocher, et bien d’autres talents.
Il est vrai que l’admiration et la bienveillance sont si rares sur les ondes qu’il est délicieux de se pencher avec curiosité sur le travail ou le talent d’autrui sans entendre grincer la critique et l’acidité, pour une fois. Car c’est bien cela que nous offre Tristane Banon dans ses lettres : un moment de paix et d’humanité, quelques notes d’enthousiasme et de passion, une pincée de tendresse…
On sent bien, en lisant ces lettres, que Tristane a connu une drôle d’enfance, qu’elle a eu affaire à la solitude, à l’abandon, à la tristesse, mais ce sont l’intelligence, la découverte et la gentillesse qui animent son style à chaque ligne.
Cela fait du bien.
Téléchargez un extrait: http://www.ecriture-communication.com/archipel/wp-content/uploads/sites/2/Internet_banon_love_et_caetera.pdf

Alain Depardieu. Mon frère.

Qui se cache derrière l’un des plus grands acteurs français, à la riche filmographie et à la réputation sulfureuse ? Derrière l’acteur mythique, c’est l’homme Depardieu qui fait surface sous la plume de son frère Alain. Celui-ci évoque leur enfance à Châteauroux, ses délits de petit voyou, puis son arrivée tumultueuse à Paris.
C’est aussi, avec la notoriété, les frasques, le goût du bon vin, les rapports familiaux mouvementés, les intrusions en politique, mais aussi, chose moins connue, son approche de la spiritualité…
Alain dresse le portrait tout en rugosités de Gérard, où les éclats voisinent avec les confessions intimes. Plus encore, il souligne leurs différences : tandis que Gérard boude l’école, n’est pas aimé de sa mère et échoue à fonder une famille, Alain, ado demi-voyou comme son frère, bénéficie de l’amour de ses parents, fait de bonnes études et fonde un foyer.
Depardieu

Préface Robert Hossein
Aller vers ce qui nous dépasse Alain et Gérard Depardieu ont toujours couru après l’impossible ; issus d’un milieu modeste, provincial,
souvent déprimant, mais où l’amour tenait sa place, ils cherchent à faire de leur vie une ascension vers les étoiles.
Gérard, je l’apprécie comme acteur, comme tous les Français, mais nous n’avons jamais travaillé ensemble,hélas!
Alain, en revanche, avait son bureau voisin du mien quand, main dans la main avec Vincent Morelli, nous nous acharnions contre vents et marée à monter L’Affaire Seznec, L’Affaire Dominici, Une femme nommée Marie. Nous nous retrouvions de temps en temps pour bavarder. Nous avons découvert ainsi que nous avions beaucoup à partager! Alain est un bâtisseur. Il a d’ailleurs commencé sa vie dans l’architecture. Par la suite, il a
veillé aux destinées de films aussi ambitieux que Pirates,Tess, Tchao Pantin ou encore La Leçon de piano. Et bien d’autres. Il sait la masse de travail que représente ce genre d’entreprises – ces folies que nous aimons tellement.
Et je le sais moi aussi. Il faut avoir l’œil à tout! Ce sont des chantiers monstrueux ! De vraies cathédrales ! Des cathédrales de l’esprit. Comme si les cathédrales pouvaient être autre chose que des œuvres spirituelles. Ces affaires-là,ça ne marche que si l’on a la foi chevillée au corps. Ou au cœur. Rien n’est une question d’argent. Tout est une question d’amour. Et les fabricants de rêve – sur scène ou sur pellicule – sont bien placés pour le dire.
Or je sais qu’Alain a la foi. Comme son frère cadet,d’ailleurs, qui a lu saint Augustin à Notre-Dame de Paris. L’un et l’autre tiennent Dieu en amitié. Alain passe sa vie à brasser des millions d’euros: il le faut quand on veut matérialiser des songes. Mais ce qui l’intéresse,
c’est ce qui nous dépasse, ce qui nous dépassera toujours,ce qui est plus grand que nous, ce qui alimente notre
raison de vivre, comme une espérance mystérieuse, parfois irrationnelle.
C’est notre rôle ici-bas: aller au-delà de tout, inventer le destin.
C’est ce qu’ont fait Moïse, Jésus, Jean-Paul II. À notre modeste niveau, nous essayons nous aussi de soulever des montagnes – nos propres montagnes. Alain est des nôtres: un bâtisseur d’humanité.
Téléchargez un extrait:http://www.ecriture-communication.com/archipel/wp-content/uploads/sites/2/Depardieu_Mon-frere_extrait.pdf

Patrick Poivre d’Arvor. Nostalgie des choses perdues.

Les hommes roulaient en DS ; les femmes portaient des mini-jupes dessinées par Mary Quant. Dans les transports, on donnait son ticket à un poinçonneur. La musique s’écoutait sur 45 ou 33 tours. Plus tard, le walkman fera l’effet d’une révolution. Dans les salles de cinéma, des ouvreuses nous menaient à notre fauteuil. Les films, eux, étaient vus d’abord sur grand écran, puis en VHS.
Dans ce Dictionnaire des choses perdues, Patrick Poivre d’Arvor se rappelle un temps où la crise était loin, une époque heureuse qui mérite d’être célébrée.
En se livrant, de façon intime, il la fait revivre les apéritifs d’antan, l’âge d’or des paquebots, les biscuits que son grand-père lui ramenait de ses voyages ou les Dinky Toys qu’il collectionnait enfant… Par petites touches personnelles, il brosse le roman des Trente Glorieuses.
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Préface
C’était avant. Était-ce mieux ? Je ne sais. Mais c’était avant et cela me plaît ainsi. Parce que les remontées de souvenirs qu’a suscitées en moi ce travail d’exhumation né de mes échanges avec mon éditeur, Arnaud Le Guern, me disent assez qui j’étais petit garçon puis adolescent,mais aussi ce que j’ai voulu devenir. La fidélité à ce petit garçon-là doit à mes yeux se transmettre comme une vertu cardinale. Et à travers ce livre je rends hommage à ce monde « d’avant » qui l’a façonné et a nourri ses rêves.
Ce monde-là était plus lent, certes, mais est-ce si grave ? Il était par nature moins « moderne »,mais qu’est-ce qui se démode plus que la mode ?
À mes yeux de sexagénaire nostalgique, c’était d’abord un monde enchanté et, plus les années passent, plus il le devient.
La nostalgie, ce n’est pas le passéisme. C’est d’abord un sentiment tonique de frustration devant notre impuissance à retenir les êtres et les
choses qui nous filent entre les doigts. Ne pleurons pas sur le lait renversé : ils ne sont plus là, ils ne reviendront que si nous les maintenons fermement en vie. Si l’oubli les recouvre et les ensevelit,ils seront morts pour de bon. Mais si nous savons les honorer comme il se doit, leur rendre hommage comme ils le méritent, à travers un livre ou une simple pensée, ils pourront ressusciter.
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Princesse Hermine de Clermont-Tonnnerre. Savoir-Vivre au XXIe siècle.
Savoir-vivre au XXIe siècle
Les moeurs changent, les usages évoluent, la politesse demeure. Aujourd’hui comme hier, elle consiste à recevoir avec art, dresser un plan de table, établir un menu, faire bon usage d’une carte de visite, respecter les coutumes d’un hôte étranger, et transmettre les principes d’une bonne éducation… mais pas seulement. C’est aussi penser à éteindre son portable dans les lieux publics, s’adresser sans hauteur ni familiarité à la nounou de ses enfants, se tenir lorsqu’on est invité à un mariage protestant ou un baptême musulman…
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Savoir-vivre au XXIe siècle, c’est avoir pour principal souci d’être agréable aux autres. Et en cette matière, civilité rime le plus souvent avec simplicité. Cela vaut pour le téléphone portable et l’email, derniers supports de la goujaterie ! Les règles et les conseils contenus dans ce guide sont faciles à suivre. Ils permettent de vivre en harmonie avec autrui, et de s’éviter bien des désagréments – notamment celui d’être classé parmi les snobs, les malotrus… ou les tristes sires.
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Une belle histoire d’Amour par Frédéric Beigbeder !

Bonjour M’ssieurs, Dames,

Avant de vous présenter le dernier livre de Frédéric Beigbeder, je voudrais encore le remercier pour avoir accepté d’être mon ambassadeur en présentant un texte pour sauver l’Atelier Picasso, lors d’une conférence de presse. ( voir billet  » Lettre ouverte au Président de la République  » 4 novembre 2014 ). Sur ton idée, le Prix Saint-Germain de Shanghai sera remis le 5 novembre à Shanghai par Jean-Michel Wilmotte. Je t’embrasse Fredo. Une belle histoire d’amour, ça fait du bien, dans ce monde de bruts !

L’idylle mécon­nue d’Oona O’Neill et Jerry Salin­ger.

« Il arrive toujours un moment où les hommes semblent attendre la catastrophe qui réglera leurs problèmes. Ces périodes sont généralement nommées : avant-guerres. Elles sont assez mal choisies pour tomber amoureux.
En 1940, à New York, un écrivain débutant nommé Jerry Salinger, 21 ans, rencontre Oona O’Neill, 15 ans, la fille du plus grand dramaturge américain. Leur idylle ne commencera vraiment que l’été suivant… quelques mois avant Pearl Harbor. Début 1942, Salinger est appelé pour combattre en Europe et Oona part tenter sa chance à Hollywood. Ils ne se marièrent jamais et n’eurent aucun enfant. »

Frédé­ric Beig­be­der est un grand enfant, qui a décidé de se pencher, dans Oona &Salin­ger (Gras­set), sur l’histoire de deux jeunes adultes, encore en gesta­tion. Lorsqu’ils se rencontrent en 1940, Oona O’Neill et Jerry Salin­ger n’ont que quinze et vingt-et-un ans. Elle est la fille du drama­turge améri­cain et prix Nobel de litté­ra­ture Eugène O’Neill. L’immense aura de son père permet à cette appren­tie comé­dienne -aussi légère que ce dernier est torturé- de figu­rer dans les pages mondaines des maga­zines people entou­rée de ses amies les héri­tières Gloria Vander­bilt et Carol Marcus.

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Elle a sa table dans le carré VIP du Stork Club, l’un des plus établis­se­ments les plus bran­chés de New-York. Cest là qu’elle se lie d’amitié avec Truman Capote. Jerry, fils d’un commerçant froma­ger, n’est que toléré dans ces endroits à la mode où l’on plébis­cite cette ingé­nue beauté. Le jeune écri­vain n’a alors publié qu’une poignée de nouvelles. Mais son mètre quatre-vingt-dix et son regard sombre séduisent la jeune fille, qui s’embarque dans ce flirt avec la fougue de ses seize ans. « C’est entre seize et vingt-deux ans qu’on aime vrai­ment, écrit Beig­be­der. L’amour est absolu, sans la moindre hési­ta­tion. Oona et Jerry s’aimaient ainsi sans réflé­chir, les yeux écarquillés ».

Si leur rela­tion reste chaste, le jeune homme passe des nuits à lui lire ses écrits, elle, lui confie le drame de sa vie. L’indif­fé­rence de ce père, si célèbre, qui a quitté sa mère, l’écri­vaine Agnès Boul­ton, lorsqu’elle avait deux ans. Cet homme à qui elle écri­vait de poignantes lettres d’enfant : « Papa je t’aime, ne m’oublie pas ». Il n’a jamais su lui tendre la main. S’il lui répond, bien des années trop tard, c’est pour la sommer de ne pas jouer les star­lettes et d’arrê­ter de lui faire honte. Après son titre de Glamour Girl au Stork Club, il lui décoche même ces mots assas­sins : « Toute cette publi­cité que tu as eue est de mauvaise qualité, sauf si ton ambi­tion est d’être une actrice de seconde zone, le genre qui a sa photo dans les jour­naux pendant deux ans et puis retourne dans l’obscu­rité de sa stupide vie sans talent ».

Oona, « orphe­line d’un père vivant et célèbre », écrit Beig­be­der, dissi­mule cette faille derrière son sourire toujours écla­tant. Elle aspire à la légè­reté, se laisse aimer par Jerry Salin­ger, qui est atten­dri par cet ange à sauver. Ils se baladent main dans la main dans Central Park, échangent des baisers sur leur banc de Washing­ton Square, volent des livres d’occa­sion sur la 4e Avenue, fréquentent les clubs à la mode. « Lui est certes fier de sortir avec la fille d’un si grand drama­turge, décrypte Bertrand Meyer-Stabley, auteur d’Oona Chaplin(ed.Pygma­lion), mais il est surtout séduit par sa grande origi­na­lité. C’est un person­nage poétique, son prénom qui signi­fie  »unique » en gaélique, est comme une brise ».

Mais au bout de quelques semaines, le vent tourne. Leurs natures si diffé­rentes commencent déjà à les sépa­rer. Elle supporte mal le mauvais carac­tère et l’ambi­tion déme­su­rée de son amou­reux, se lasse de ce cheva­lier servant aussi exclu­sif qu’irri­table. L’écri­vain sent bien qu’elle lui échappe. La guerre fait rage en Europe. Se sentant sur le point de perdre la bataille des senti­ments, il décide de s’enga­ger, de partir libé­rer la France. Elle ne vien­dra pas lui dire au revoir, et part tenter sa chance à Holly­wood. Fin de cette première belle histoire d’amour, pense-t-elle. Mais le futur auteur du best-sellerL’attrape-coeurs ne capi­tule pas. Il lui écrit des lettres enflam­mées. Chacune des nouvelles qu’il rédige depuis le front est aussi à lire comme un texte à clé qui lui est adressé. « La guerre et ses atro­ci­tés lui font subli­mer leur histoire, et il vit très mal le fait qu’elle ait tourné la page de son côté. Il la met alors sur un piédes­tal pour mieux la lapi­der, en lui écri­vant une lettre horri­ble­ment bles­sante, lorsqu’elle lui apprend sa rencontre avec Char­lie Chaplin », raconte Bertrand Meyer Stabley.

Le coup de foudre est immé­diat entre la jeune comé­dienne de dix-sept ans et le célé­bris­sime Char­lot, qui en a alors plus de cinquante. Orson Welles avait prédit, en lisant les lignes de la main d’Oona, qu’elle épou­se­rait son ami, dès qu’elle l’aurait rencon­tré. Malgré l’ire de son père et le scan­dale provoqué par leur diffé­rence d’âge, miss O’Neill s’unit à Chaplin, en cati­mini, en 1943, juste après ses dix-huit ans, à Carpin­te­ria, à côté de Santa Barbara. Ils vécurent heureux et eurent huit descen­dants. « Cette enfant seule […] se cher­chait un protec­teur, quelqu’un pour l’adop­ter, comme un chat qui fait semblant d’être indé­pen­dant et réclame son bol de lait à heures fixes. Elle ne pouvait se conten­ter d’un adoles­cent belliqueux, d’un fantas­sin expa­trié, d’un écri­vain ombra­geux, et encore moins d’un vété­ran trau­ma­tisé », analyse Frédé­ric Beig­be­der. Ce dernier, pour­tant grand fan de Salin­ger, avoue comprendre le choix d’Oona. Le grand enfant, qui vient lui-même de se marier, a mûri.

Fais-moi mal, « Charlie » !

 

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Voici le dernier message que Georges m’a adressé pour sauver l’atelier Picasso ainsi que le soutien de Cabu transmis par Angélique :

Cher dédé, Cabu m’a donné son accord pour signer la lettre en son nom, ce que je viens de faire.

Bonne chance pour votre combat !

Angélique Le Corre

Charlie Hebdo

C’est toute une partie de ma jeunesse qui vient de s’écrouler, tout ça à cause des burkons !!! et de leur intolérance !!! N’ont t-ils pas de mères ?

Ces meurtres ont été commis par des gens qui se sentaient offensés par les caricatures de Mahomet publiés dans Charlie Hebdo ! Avec l’objectif évident d’intimider les journalistes du monde entier qui oseraient critiquer l’islam.Cet attentat aura peut être le résultat bénéfique de faire comprendre combien la liberté d’expression est précieuse, et fragile à la fois.

Selon la citation de JJSS, « Dire la vérité telle que nous la voyons« est le symbole de la liberté !

Comment oublier mes conversations avec Georges sur le boulevard Saint-Germain devant le kiosque à côté du Flore, les clins d’oeil avec Cabu toujours pressé ?

Comment oublier, quand j’ai dit à Georges devant le kiosque, à la sortie de Charlie Hebdo avec Mahomet,  « Avec cette provoc, vous avez signé votre arrêt de mort ! il m’a demandé pourquoi ?, je lui ai répondu  » vous ne savez pas ce qui se passe dans les cités, alors arrêtez !  »

Comment oublier la sortie du premier numéro de Charlie Hebdo avec le Professeur Chorron en 1970, au lendemain de l’interdiction du magazine satirique Hara-Kiri, le «journal bête et méchant» fondé en 1960 par Cavanna et le professeur Choron. Hara-Kiri s’était attiré les foudres du ministère de l’Intérieur en titrant, au lendemain de la mort du général de Gaulle: «Bal tragique à Colombey: 1 mort»?.

Comment oublier Cavanna, le rital aux yeux bleus, l’ange tutélaire ? et Reiser et le « Gros dégueulasse »

Comment oublier les rigolades, les réflexions, les débats avec mes potes autour d’un verre en lisant Charlie Hebdo ?.

Comment oublier que Charlie Hebdo est le symbole de la liberté d’expression et de notre liberté…. ?

Comment oublier Charb, Tignoux et toutes les victimes fusillées lâchement ?

Charlie Hebdo, continuez à vous battre pour vos amis disparus et pour nous, nous sommes à vos côtés dans ce jour de tristesse.

Message de Alain Casabona, Délégué général du CNEA. ( Comité National pour l’Education Artistique )

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Ils étaient là…dès la réouverture du Grenier des Grands-Augustins, Cabu, Tignous, Wolinski, entre autres, fréquentaient régulièrement les lieux. Les dessins que nous vous présentons sont inédits, car extraits de notre livre d’or (consultable en haute définition à la rubrique éponyme de notre site: https://lecnea.wordpress.com). En 2004, nos trois dessinateurs avaient accepté de participer à l’exposition « Démocratiquement croqués » . A cette occasion, la classe politique avait été largement invitée à servir de modèle à nos caricaturistes. Peu avaient répondu à l’appel: l’Union nationale n’était pas au rendez-vous… Par contre, un large public, et notamment de nombreux scolaires, s’était rendu au Grenier pour participer aux activités gratuites qui leur étaient proposées dans ce cadre, où nos amis partageaient allègrement saucisson et Saint-pourçain avec les visiteurs. Et que dire de la joie des enfants repartant avec un dessin réalisé à leurs côtés.

Ils étaient là…après notre expulsion par la chambre des huissiers de justice de Paris. Dès l’annonce de la constitution du Comité de soutien des Grands-Augustins, Cabu, Tignous et Wolinski, qui étaient déjà membres depuis près de dix ans du Comité d’honneur du CNEA, avaient été parmi les premiers à répondre à notre appel.

Le CNEA dénonce cet acte de barbarie, et exprime toute sa sympathie et son soutien aux familles, aux proches des victimes, et à l’équipe de Charlie Hebdo.

 

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En souvenir de Georges et Cabu, interview dans Paris-Match avec quelques vérités sur la liberté d’expression !

Dans les années 70, vous osiez des blagues impubliables aujourd’hui…
Wolinski. A l’époque, il est vrai qu’on faisait de l’humour sur la pédophilie, et ça ne passerait plus. On faisait même des dessins qui seraient considérés par certains comme antisémites. Mais comme je suis juif, c’est moi qui faisais les dessins sur les “youpins”.
Cabu. En France, il y a toujours eu deux tabous, la religion et l’armée. Pour l’armée, ça s’est un peu tassé depuis que la conscription a été supprimée. En revanche, ça ne s’est pas calmé avec les religions. Autrefois, il n’y avait que les catholiques qui nous emmerdaient, désormais ce sont les trois religions monothéistes.

Quel est votre meilleur souvenir de ces années passées avec le Professeur Choron ?
W. Au cours d’un déjeuner extraordinaire à Saint-­Germain, quand le journal marchait très bien, il nous a déclaré : “Mon comptable me dit que je gagne trop d’argent. Je double les salaires !” De 15 000, je suis passé à 30 000 francs.
C. Georges a toujours su se faire payer. Heureusement, car il était chargé de famille. Mais Choron nous donnait de fausses fiches de paie. Quand Cavanna a demandé sa retraite, il y a quinze ans, on lui a dit qu’il lui manquait dix-neuf années de cotisations !

Wolinski, vous avez réalisé près de 600 affiches publicitaires, alors que Cabu s’y est refusé. N’avez-vous pas été considéré comme un “vendu” ?
W. Cabu est un être pur, il est comme ça ! Moi j’avais besoin d’argent, et la pub, ça ne me dérangeait pas. En 1968, un publiciste a eu l’idée de me demander des affiches pour le chocolat Mars. Je n’avais jamais gagné autant d’argent de ma vie, il m’a payé 5 000 francs le dessin. De gauchiste, j’ai été traité de “récupéré”, c’était le terme à l’époque.
C. Ça venait de l’extérieur, nous on n’a jamais osé, l’amitié nous protégeait. Moi, j’ai travaillé pour le chewing-gum Hollywood, et ils ont passé mes dessins vraiment partout. Là, c’était trop ! On ne peut pas attaquer la société de consommation et en faire la pub. Après, j’ai arrêté.

Mais parfois, un dessin refusé peut être mal pris…
W. Cabu et moi, on n’est pas vraiment des provocateurs. On ne cherche pas la bagarre. On n’est pas comme Siné, pour qui un dessin qui n’est pas censuré n’est pas un bon dessin. On cherche à faire de bons dessins marrants, qui fassent rigoler les gens. Parfois, on va un peu trop loin, mais les gens aiment bien ça.
C. On a des procès. Mais quand on attaque les autres, il faut accepter d’être attaqué. Ce qu’on n’accepte pas, c’est des fatwas, des menaces de mort ou qu’on envoie deux cocktails Molotov dans la rédaction de “Charlie”…

Wolinski, êtes-vous d’accord avec la façon dont Cabu caricature les Français moyens ?
W. Lui, il a trouvé les beaufs, moi, j’aime bien dessiner les femmes, je trouve ça plus agréable. Je les habille, je les déshabille, je fais voler leur jupe. Les mecs, j’ai appris à les faire. Au début, c’était forcément un type qui n’a pas de cheveux avec un gros nez. Maintenant, je m’applique plus, je fais des personnages qui ressemblent aux gens de la rue.
C. Je reconnais que si je conduisais, je serais, moi aussi, un beauf au volant…

Au cours des années, lequel d’entre vous est resté de gauche, et lequel s’est le plus embourgeoisé ?
W. Etre de gauche, ça veut dire quoi ? Vivre comme un pauvre ? J’aime bien avoir un bel appartement, une femme élégante, des enfants bien élevés. C’est ça, être embourgeoisé ? Je n’ai pas envie de vivre comme un clodo.
C. Ce qui est important, c’est ce qu’on fait, pas ce qu’on est.

Le dessinateur de presse est forcément de gauche…
C. Aujourd’hui, oui. Mais du temps de “L’Assiette au beurre”, la majorité était de droite. Ils étaient anti-­dreyfusards, antisémites, mais étaient de très bons dessinateurs.
W. L’humour demande un manque de respect qui n’est pas de droite. La droite est sérieuse, respectueuse, elle a des convictions, une morale, elle croit en Dieu, elle est béate devant l’infini et le néant. Les humoristes s’en foutent, ils ont peur, et parfois ils se suicident comme Chaval et Bosc.
C. Trop de lucidité…

Avez-vous envisagé votre retraite ?
W. Je ne me vois pas m’arrêter. Ou alors pour me consacrer, comme je le fais en ce moment, à la peinture.
C. Tant qu’il y aura des journaux, non. On veut se bagarrer pour que la presse papier vive. Nous deux, on continuera encore longtemps à faire chier le monde.

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Chronique de Delfeil de Ton dans Le Nouvel Obs du 14 janvier 2015.

 Charlie

Pourquoi, tu t’est obstiné Charb ? dédé de Montreuil.