Le blog de Dédé de Montreuil

" Sortons des grands ensembles pour aller voir les Grands Ensemble "

Archives de Catégorie: Coup de gueule

Pourquoi les médiocres ont pris le pouvoir ?

Bonjour M’ssieurs, Dames,

Le philosophe québécois Alain Deneault fustige un monde où, avec la transformation des métiers en « travail  » le moyen est devenu la norme.

Propos recueillis par Victoria Gairin ( Le Point 16/01/2016 )

C’est peut-être un peu long, mais ça en vaut la peine ! Pourquoi il y a t-il dans le monde de bons penseurs et que rien ne bouge ? au contraire tout va à l’envers ! dédé

C’était le bon temps ! Quand Apple s’est développée, Steve Jobs a considéré qu’il avait atteint son niveau d’incompétence en tant que manager. Pendant un an, il  a cherché le manager. En 1984, il a convaincu John Sculley, Président de Pepsi-Cola en lui disant : Tu ne vas vendre toute ta vie des bulles, viens diffuser l’intelligence « .

Combien de personnes s’accrochent à leur pouvoir, alors qu’elles sont devenues illégitimes… ?

Alain Deneault  est docteur en philosophie et enseignant en sciences politiques à l’université de Montréal.

N’appelez plus Calais la «jungle» !

La Jungle

Arrêtons de dire «  La jungle de Calais »  ce ne sont pas des animaux !

Un lieu de vie et de passage est mieux !

L’appellation est devenue un moyen quotidien et courant de qualifier le campement de réfugiés à Calais qui déshumanise ses habitants.

Dans un article du Guardian daté du 7 mars, l’éditorialiste Joseph Harker questionne l’emploi du terme «jungle» rattaché à Calais pour parler des campements de ces mêmes réfugiés: «Quel genre de personnes vit dans une jungle? Sont-ils civilisés? Sont-ils respectables? Partagent-ils nos valeurs?» 

Pour Harker, que l’on soit pour ou contre l’accueil des réfugiés, «toute personne qui estime qu’ils sont humains, avec des espoirs et des aspirations comme nous, et que leur vies est toute aussi précieuse que les nôtres devrait cesser d’utiliser un tel langage, qui leur refuse cette humanité».

Le phénomène n’est pas exclusivement français. Le 3 novembre 2015, le dessinateur Stanley McMurtry publie un dessin dans le Daily Mail. Il représente les réfugiés de Calais dans une jungle., comme des indigènes.

  • Que fait Monsieur Cazeneuve, Ministre de l’Intérieur, pour ne pas leur offrir des cases neuves dans la jungle ?
  • Que font les Bourgeois de Calais ? et les bobos ? ils pensent surtout à se caler la panse !
  • Que font les cathos qui ont défilé contre le mariage pour tous ? ils sont moins gais !
  • Que font tous les scouts de France ? ils vont à Compostelle !
  • Que fait l’Europe pour empêcher de mettre des fils barbelés aux frontières européennes ? ne pas déranger, elle est en réunion !
  • Que fait François Hollande pour dire aux anglais «  Messieurs les anglais, ne nous prenez pas en otage, ils veulent entrer chez vous au Royaume-Uni » ?
  • Que font BHL, Finkielkraut et les intellectuels ? Ils réfléchissent au Café de Flore et à l’Institut de France !
  • Que fait Brigitte Bardot pour ne pas s’occuper de ces animaux-là ?   Invitez-les à la Madrague à St – Tropez !
  • Que font les musulmans français pour ne pas porter secours à leurs frères ? ils sont au bal mosquée !
  • Que font toutes les mères pour ne pas porter du lait aux enfants 
  • Que fait Nicolas Hulot pour faire une COP 2016 pour réchauffer leur sol dans le bourbier du Nord ? Il préfère l’Elysée, c’est bien chauffé !
  • Que font les humanistes Badinder, Kouchner, Debray ? Ils dorment !
  • Que fait-on pour dire à Marine Le Pen d’arrêter de faire ses choux gras sur la misère humaine et le populisme ? comme ses amis d’Autriche, de Hongrie, de Suède, de Finlande, du Danemark, de Grèce…

Que fait la Fondation Nobel et le Parlement suédois, pour ne pas donner le Prix Nobel de la Paix au Liban qui à donné refuge à « plus de 1,5 million de Syriens ? Ils ferment leurs frontières aux migrants !

  • Que font Monsieur Pinault et Arnault pour ne pas être mécènes de ce musée de l’horreur ? Merci patrons !
  • Que fait Manuel Valls pour ne pas se souvenir que 450.000 Espagnols sont entrés en France fuyant le franquisme et la guerre ? il s’occupe du code du travail pour trouver du boulot aux migrants !
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  • Que font « Les enfoirés et TF1 »  pour ne pas faire un concert à Calais pour récolter des fonds pour les migrants ? Coluche, lui, l’aurait fait !
  • Que fait Obama, pour arrêter cette putain de guerre ?  Rien, ce n’est pas l’Amérique !
  • Que font tous les  « Charlie » ?, pour empêcher les médias de dire « La jungle de Calais »
  • André Cardinali, fils de migrants italiens ayant fui le fascisme et la famine avec 800 000 italiens venus en France.

Zone de Montreuil

J’ai connu les bidonvilles dans mon enfance à Montreuil et revoir cette image à Calais, NON !

La peur et le courage !

ATTENTION ! CE BILLET FAIT PEUR !

Bonjour M’ssieurs-Dames,

“ Ne jamais prendre conseil de vos peurs “ Andrew Jackson

J’ai découvert dans l’un de mes nombreux livres, cette citation et je voulais vous la faire partager avec quelques pensées personnelles à ce sujet :

La peur nous empêche de faire quoi que ce soit ! Elle nous paralyse, il faut refuser de laisser la peur s’installer.

La peur peut nous empêcher de nuire, mais elle permet également de nous arrêter…

Même quand les résultats seront très bénéfiques, mais à quel prix ?, la peur vous indique que le sacrifice sera très grand.

La peur nous dit de se rendre et épargner la vie !

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Alors, que Courage nous dit de combattre et de gagner sa liberté! la Liberté.

C’est le pouvoir qui vient de courage .

La peur vous dit de geler et de ne rien faire, ou de s’enfuir.

Courage vous dit de passer et à surmonter toutes les épreuves.

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Si le courage commence à monter en soi, la peur va s’écraser. La peur est peureuse, elle ne se bat pas, elle recule dès que le courage se montre.

Winston Churchill a dit …

»Telle est la leçon: ne jamais abandonner,  jamais, jamais en rien, grande ou petite, jamais céder à l’exception des condamnations de l’honneur et du bon sens. Ne jamais céder à la force, jamais céder à la puissance apparemment écrasante de l’ennemi. L’histoire est écrite par les vainqueurs ». « Le courage est la première qualité humaine, car c’est elle qui garantit toutes les autres ».

L’ennemi que nous avons aujourd’hui est elle-même la peur. Il ne faut pas l’écouter, ni l’entendre.  Le courage sert à se tenir debout devant elle. Puis nous gagnerons la liberté sur la peur qui nous revient de droit ! 

    » La peur est un état d’esprit et un état d’esprit peut se contrôler et se diriger « . Napoléon

L’homme courageux , n’est pas celui qui n’a pas peur, mais celui qui arrive toujours à surmonter sa peur !.  

J’espère qu’avec ses mots, vous n’aurez plus peur et que le courage vous donnera la force nécessaire pour combattre ce monde de bruts…. dédé 

Je dédie ce message à mon ami Alain Casabona qui n’a pas peur des promoteurs qui veulent changer l’atelier Picasso en un hôtel de luxe et pour son courage à combattre une putain de maladie.

Alain Casabona, auteur de plusieurs livres :

Histoires à dormir debout. Editions Le Rocher 1993. Prix Alphonse Allais 1994

Le Grenier aux merveilles. Editions Le Rocher 2007

L’éventail de Saturne. Editions Calman-Lévy 2010

Le dernier lion de Castelneau. Editions Calman-Lévy 2013

Dictionnaire ouvert jusqu’à 22 H. Editions Le Cherche-Midi 2012

C’est ICI. Editions Triartis 2013

Voici en Avant-Première, son dernier ouvrage sorti début janvier. Après s’être attaqué au mythe de Saturne et à la légende d’Orphée, Alain nous offre ici une version jubilatoire de Faust…

Courez-vite l’acheter chez votre libraire.

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FRANCE

 

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Naturalisation

Mes parents, arrivés en France en 1923, ont demandé plusieurs fois la nationalité française à partir de 1939, ils ne l’ont jamais obtenu jusqu’à leur décès en 1963 et 1992.

Moi-même, fils d’immigré, étant né en France, n’ai eu la Nationalité Française que le jour de mes vingt et ans.

Voir mon Certificat de nationalité

Avant d’obtenir ce certificat de nationalité, il fallait se tenir à carreau ! Pour des petites conneries de môme, combien de fois les flics ont dit à mon père, Monsieur Cardinali  » si votre fils n’arrête pas ses bêtises, vous retournerez dans votre pays ! Et on vous enlèvera votre carte de séjour » ça sonne encore dans mes oreilles… La nationalité française se mérite ! Et je ne la regrette pas !

Monsieur le Président de la République, remettez la nationalité française à 18 ans aux enfants nés de parents étrangers, ça changera beaucoup de choses et cela évitera à des nouveaux terroristes français de sévir dans notre pays. Notre liberté est atteinte, n’attendons plus, sinon, ça sera le chaos et les politiques en seront les coupables.

Voici un texte sur notre beau pays :

France, mon espérance !

France, pays de ma naissance et de ma chance ! 

France, des rêves dans mon enfance

France, de l’espérance à mon adolescence

France, où j’ai noué mon ignorance à mon indépendance

France, de douces vacances

France, mon élégance

France…

France, une existence en déchéance

France, un cahier de doléances

France, une arrogance de bienséances

France, une éloquence qui me décontenance

France, qu’as-tu fais de tes danses, de ton excellence ?

France, des politiques dans l’incompétence

France, où vont les échéances et les créances ?

France, plus de transe !

France, plus d’ambiance et d’extravagances

France, tu cours dans tous les sens

France…

France, ton peuple a de la patience

France, donne-nous de l’assurance, de la délivrance

France, ne gâche pas nos expériences et nos sciences

France, réveille les compétences

France, bouscule le silence

France, nous voulons ta Renaissance

France, arrête ta convalescence

France, urgence

France, on te fait encore confiance

France, j’ai encore envie de t’appeler France

France, ma plus belle romance

France, je vous tire ma révérence… 

France, pays de ma naissance et de ma reconnaissance.

André Cardinali dit dédé de Montreuil   

Dépôt SACD             Copyright André Cardinali © 2015

Les Sans-Couilles !

Bonjour M’ssieurs, Dames,

Il y a eu les Sans-Culottes, aujourd’hui, il y a les Sans-Couilles !!! et demain, il faudrait mener un combat contre les énarques,  cancer de la France avec ce message : Les Sans-Enarques retournés dans votre Corps d’état et quitter l’entreprise dont vous avez assez profité pour laisser votre place aux vrais entrepreneurs ! ENA ( Ecole de Névrose et d’Ambition )

Au début de la Révolution française de 1789, le nom « Sans-culottes » est donné par mépris aux manifestants populaires qui portent des pantalons à rayures bleues et blanches. Ce costume est un signe de protestation, arboré par des avocats, des commerçants, des employés, des artisans, des bourgeois, puis par les membres de toutes les conditions qui se présentaient comme « patriotes ».

 La jolie sans-culotte en armes et son compagnon !

« Qu’est-ce qu’un sans-culotte ?  décrit par le Père Duchesne, été 1793
C’est un être qui va toujours à pied, qui n’a pas de millions comme vous voudriez tous en avoir, point de châteaux, point de valets pour le servir, et qui loge tout simplement avec sa femme et ses enfants, s’il en a, au quatrième ou au cinquième étage. Il est utile, il sait labourer un champ, forger, scier, limer, couvrir un toit, faire des souliers et verser jusqu’à la dernière goutte de son sang pour le salut de la République.

Quelques journalistes surent coller à ce peuple combattant et révolutionnaire : Jean-Paul Marat et son Ami du peuple, dans un tout autre registre, Jacques-René Hébert et son Père Duchesne, mais aussi Jacques Roux et son groupe les Enragés. Ils en furent longtemps les porte-paroles, plus que les guides, incontestés.

Ou sont-ils les journalistes qui s’engagent aujourd’hui ? Comme Camus, Mauriac, Jaurès, Zola, Aragon …

Ou sont-ils les intellectuels ? comme Jean-Paul Sartre, debout sur un bidon devant les usines Renault pour défendre le monde ouvrier.

Ou sont-ils les artistes comme Jacques Prévert qui à créé le Groupe Octobre ? et Coluche et ses Restos ?

Ou sont-ils les politiques ? …. comme Hollande, Président du Pays-Bas !!!

 

Les migrants…

Bonjour M’ssieurs, Dames, ciao Signore Signora

Devant l’exode de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants fuyant les guerres, je ne pouvais rester absent, aveugle et muet ! Etant un fils d’immigrés italiens ayant fuit l’Italie, je comprends très bien le désarroi et l’espoir de ses humains voulant vivre dans un autre pays en laissant  leur famille, leurs amis, leurs souvenirs, leurs coutumes et leurs pays d’origines.

Mes parents originaires de la région de Parma ( Bedonia ) sont arrivés en France en 1919, pour fuir la misère. La France devint alors le premier pays d’accueil, devant les Etats Unis. Pour la France il s’agisait d’un enjeu économique, social, politique et culturel.

- Deux siècles d’immigration en France

En 1881, on dénombre 230 000 italiens, en 1901 environ 400 000. Dans l’entre-deux-guerres, c’est la première population étrangère par le nombre, avec plus de 800 000 personnes en 1931. Les vagues de migrations répondaient aux besoins français de main-d’œuvre dans les secteurs de l’agriculture et de l’industrie. Leur installation ne va pas sans difficultés, et quelquefois les travailleurs italiens sont victimes de manifestations xénophobes.

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Dans l’entre-deux-guerres, la deuxième vague de l’émigration italienne se caractérise par une proportion plus importante de réfugiés politiques, qui organisent depuis la France une opposition au régime mussolinien.

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La main-d’œuvre italienne permet de fluidifier le fonctionnement du marché du travail en France. Les travailleurs italiens acceptent des emplois parmi les plus pénibles et les plus dangereux. Ces étrangers répondent aux exigences de flexibilité des entreprises industrielles, liées à la nécessité de capter des gains productivité croissants pour rester compétitifs dans un environnement d’ouverture croissante de l’économie nationale.

L’on vient en France pour trois raisons. La première est évidemment économique. La France a toujours représenté un pôle de prospérité pour des populations pauvres. Il ne faut pas l’oublier. Car si beaucoup d’Italiens arrivés en France étaient antifascistes, ils étaient avant tout misérables. Deuxième motivation spécifique à la France : le symbole de liberté que représente ce pays. Voir le nombre d’artistes, d’intellectuels, de militants, d’Amérique Latine ayant fui les dictatures du Brésil, d’Argentine, du Chili, ou tous ces Grecs qui ont fui la dictature des Colonels et en 1939 les 400 000 espagnoles qui ont quitté l’Espagne franquiste dans une vague d’émigration qu’on a appelée exil ou exode républicain. Les destinations ont été variées, mais c’est la France qui a été la plus choisie : Souvenez-vous Monsieur le Premier Ministre, Manuel Valls !

La troisième raison est importante, même si elle est circonscrite au niveau des artistes : La France est apparue comme un pays qui accordait beaucoup d’importance aux questions culturelles.

La France de la Renaissance, puis celle du Grand Siècle, ont été italiennes : ingénieurs, artistes, financiers, maîtres d’armes, chirurgiens réputés venaient alors de la Péninsule. Ils ont fait bénéficier la monarchie de leurs talents et de leurs compétences. Une immigration réussie…

- Sans rappeler les immigrés italiens qui ont fait la France : Gambetta, Yves Montand, Lino Ventura, Max Gallo, Catherine de Médicis, Emile Zola, Pierre Cardin, Serge Reggiani, Raphaël, Machiavel, Mazarin, Eco Umberto Giuseppe Garibaldi, Guillaume Apollinaire, Cavanna, Platini, Coluche … sans oublier deux italiens qui ont fait l’Europe, Alcide de Gasperi, s’est battu toute sa vie pour l’idée européenne et Altiero Spinelli à l’origine du traité d’Union européenne de 1984. 

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Trois millions et demi de descendants d’italiens vivent en France actuellement et font partie de la grande famille des Français.

Voici ce qu’écrivit mon ami Alberto Toscano ( journaliste italien) dans le Nouvel Obs :

« Je suis sincèrement dégoûté par ces années d’indifférence européenne vis-à-vis de la catastrophe humanitaire qui se consomme dans les eaux d’un Mare nostrum, désormais débordant des cadavres des autres et de notre hypocrisie.Les pays de la première ligne en Méditerranée – Grèce, Espagne et surtout Italie – ont été laissés seuls face à une tragédie qu’ils ne peuvent manifestement pas gérer tous seuls.

Les gouvernements nationaux et les grosses têtes de Bruxelles n’ont pas compris que, dans les eaux de la Méditerranée, risque de se noyer notre crédibilité de démocrates et de défenseurs des droits de l’homme ? Avait-on besoin d’une dernière (dernière ?) tragédie, bien plus épouvantable que les autres, pour faire avancer un peu de bon sens dans le brouillard de l’hypocrisie européenne » ?

C’est la présence constante de souvenirs d’enfance et de mes parents qui m’ont fait réagir, ce n’est pas un acte de charité envers ses migrants, mais un acte de civisme et de devoir que nous devons apporter aux 24 000 syriens fuyant la dictature et la guerre.

Je suis fier que mes parents ont choisis la France, cette force qu’étant fils d’immigrés m’a apporté et m’a permis de m’instruire et de bien vivre en liberté en France. Etant né en France, j’ai obtenu la nationalité française à 21 ans, je l’ai voulu et ne le regrette pas !

Honte aux intellectuels de ne pas bouger sur cette situation intolérable et inhumaine.

« Il n’a pas honte, lui, franchement, il ferait mieux de rester caché », s’est exclamé le philosophe Michel Onfray sur BFMTV jeudi 3 septembre, citant le cinéaste Michel Audiard : « Les cons, ça ose tout, c’est d’ailleurs à ça qu’on les reconnaît ».

L’auteur de Cosmos (2015) a réagi aux propos tenus par son confrère Bernard-Henri Lévy sur la photo du petit syrien retrouvé mort sur une plage de Bodrum (Turquie), qui a fait le tour du monde. Interrogé par téléphone, BHL avait déclaré : « Il y a eu des photos dans les trente, quarante dernières années qui ont eu la vertu paradoxale comme ça, d’un seul coup, de réveiller les opinions (…), de casser la mécanique froide des chiffres, de donner un visage à ce qui n’était jusque-là que des statistiques (…). C’est difficile de dire ça parce qu’un enfant qui meurt, il meurt d’abord pour rien, (…) mais elle peut avoir cette petite vertu ».

Michel Onfray a rappelé l’engagement de Bernard-Henri Lévy en Libye au moment des révolutions arabes en 2011 : « A un moment donné, il faut un peu de pudeur »,a-t-il lancé, évoquant « tous ces gens qui ont rendu possible cet enfant mort – et Bernard-Henri Lévy en fait partie ». Le philosophe a appelé à l’arrêt de la « politique criminelle » migratoire mise en place par les dirigeants internationaux.

Déclaration de Bernard-Henri Lévy sur France-Inter :  : « Il faut sauver les gens en mer, le reste c’est de la discutaillerie ». Cher Monsieur BHL, Honte à toi !!! Signé André Cardinali.

 

J’aime pas la Valse, ni Manuel Valls !!!

Bonjour M’ssieurs-Dames,

J’aime pas la Valse ni Manuel Valls et pourtant, j’ai tant aimé la Valse à Mille temps !

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Au Secours !!!, Manuel Valls se présente à la Présidentielle. Manuel Valls a assuré que « gouverner, c’est difficile, car c’est aussi transformer le quotidien des gens ». Que du blabla, enlève ton masque, on sait qui tu est !!!

Il y a beaucoup de gens de la gauche, du PS et même de l’extrême-gauche qui ont voté Benoît Hamon pour contrer Manuel Valls, il faudrait être aveugle pour ne pas le voir. Mais s’il est battu dimanche prochain, tout le monde voit bien que c’est un tapis rouge qui se déroule devant Emmanuel Macron, et c’est la mort programmée du Parti socialiste. Le choix est assez clair et assez simple pour moi. Jean Glavany.

Manuel de la Valse

Vaniteuse

Ambitieuse

Lisse

Sévère

Enjoliveuse

Extraits de la chanson l’épervier écrite par Pierre Desproges

L’épervier farouche
Te guette méfie-toi
Son allure est louche
Et déjà tu es sa proie
Il invite et danse
La valse aux accents troublants ..

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Le rock est la seule révolution musicale du xxème siècle, c’est pour ça que je n’aime pas la Valse.

Et pourtant, je ne suis qu’un danseur …

Depuis la moitié du XVIIe siècle, dans les salons français, on pratiquait la valse. Une danse raffinée à l’extrême, faite de petits pas (menus) dont la chorégraphie stricte était protocolaire : on changeait régulièrement de partenaires, suivant une ligne, afin de faire sa place.

Cela permettait également de prévenir que la valse ne soit prétexte à galanterie trop poussée. Les lignes de danse formées respectaient scrupuleusement le rang social des danseurs, qui se tenaient à distance respectueuse l’un de l’autre.

La Révolution fit tomber en désuétude cette danse aristocratique. Les classes populaires se lassaient de la froide austérité de cette danse, et les jeunes aspiraient à une pratique plus enlevée, qui exalte l’esprit. Ils se mirent à danser sur une musique moins rigide : à trois temps, comme le menuet, mais dont le deuxième temps était légèrement avancé, créant une instabilité qui entraînait les danseurs dans des tours virevoltants.

Pour préserver son équilibre, et assurer un déplacement harmonieux, il fallut se rapprocher et former un couple de danse. Un couple « fermé » qui plus est, tirant son énergie de son repli sur lui-même.

Les défenseurs de la morale et de l’establishment furent scandalisés par ces contacts indécents et s’offusquèrent du manque de convenance d’une danse sans protocole qui plaçait l’individu au-dessus des contingences sociales.

Le carcan des convenances sociales se dénouait un peu, et bientôt, dans tous les pays, on accepta cette danse sans protocole qui cédait à l’inspiration du moment. L’ère romantique naissait, et, avec elle, l’affirmation de l’individu et de ses passions, la valse allait en devenir la musique et la danse emblématique.

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Ses doux accents célèbrent la légèreté de l’instant qui entraîne à sa suite les danseurs dans un tourbillon incessant. Leurs mouvements sont voluptueux, ils évoquent la jouissance d’être en harmonie avec son corps et de goûter aux doux plaisirs de la vie.

Le couple de danseur tourne régulièrement autour de la piste dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, tout en tournant rapidement sur lui-même dans le sens horaire. Il tente de rattraper l’instant qui fuit, tout en s’enivrant du moment présent.

La progression du couple doit être fluide, sans à-coups et ses mouvements sont légers mais précis. Les bons danseurs parcourent la piste le long de sa périphérie , les débutants se placent au centre pour ne pas interrompre leur mouvement.

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Les Valseuses, la Valse des truands, la Valse aux adieux de Kundera, tous ses personnages qui se télescopent au gré du jours, avec un rythme tel une valse qui s’emballe …   

Les valseuses

truands

adieu

 

France, réveille-toi !

Bonjour M’ssieurs-Dames,

En 2009, 72 % des jeunes diplômés des grandes écoles voulaient entrer dans la fonction publique, en 2014,  79 % des jeunes diplômés veulent partirent à l’étranger.. Bilan ce pays , notre pays est mort !

Français, Françaises, quand allons-nous nous réveiller ?

Je suis un fils d’immigré et je n’ai pas envie que ce pays, mon pays meurt par la faute du laxisme et des irresponsables politiques !!! ! Les dernières élections ont sacré le Front National… je ne peux l’accepter.
La faute à qui ? A nous tous !. Depuis 30 ans , la gauche et la droite nous balade pour mener la France au déclin avec un manque de prévoyance sur l’avenir.  Arrêtons la farce !!! Je n’ai pas envie d’être leur complice.
Mes parents ont fait parti des immigrés italiens qui ont reconstruit la France après le désastre de la guerre, c’est pour cela que  je me sens responsable envers la France qui m’a éduqué et construit, je suis père de famille avec des jeunes enfants, c’est pour eux que je veux me battre, même seul !!!
Plusieurs combats ont été menés de l’étranger, de Shanghai, en voici un !  je souhaiterais organiser pour la France et pour la jeunesse ce projet multiculturel : « Si tous les gars et filles se tenaient la main  » à Marseille, Cité des Cultures. 
Réunir toutes les nationalités représentés à Marseille, ( plus de 100 ) ville cosmopolite conjuguant un riche passé et un mélange des civilisations.
Charles Aznavour et Fred Mella ( Les Compagnons de la chanson) arriveront par la mer dans un bateau et accosteront sur un quai du Vieux – Port . Ils interpréteront la chanson «  Si tous les gars du monde se tenaient la main « .
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Plusieurs filles et garçons âgés d’environ treize ans, se donneront la main et s’exprimeront en fredonnant la chanson. Ils seront parrainés par des sportifs et des artistes issus de l’immigration sous la Présidence de Charles Aznavour : Isabelle Adjani, Lio, Rhona Hartner, Victoria Abril, IAM et Akhenaton, MC Solaar, Yannick Noah, José Touré, Rachid Taha, Eric Cantona, Omar Sy, Djamel Debouze, Zidane, des joueurs de l’OM, etc…( tous les noms cités n’ont pas encore donné leurs accords )
En organisant cette manifestation de la Jeunesse et des Cultures, un véritable dialogue projettera dans le temps une jeunesse bouillonnante d’énergie et de créativité. Il faut réaffirmer la nécessité de favoriser le brassage de nos cultures. Le besoin d’entendre toutes les voix, de se reconnaître au delà des frontières et des aléas de l’histoire.
La meilleure arme pour y parvenir est incontestablement la Culture: les différences nous rassemblent, et la culture agit sur l’âme et le destin des peuples. Il faut donc instaurer une philosophie d’action pour un sentiment croissant d’une solidarité nouvelle. Le rôle des adultes consiste à transmettre un état d’esprit sans tomber dans la nostalgie. Ce n’est ni un devoir de mémoire, ni un culte du souvenir, mais le respect d’une attitude et d’un avenir trop souvent peint en noir.En donnant à la nouvelle génération la possibilité et les moyens de se manifester et de s’épanouir, nous garantissons leur futur…
Voilà, l’image que je souhaiterais partager avec Marseille et la jeunesse..Ce sera un événement populaire, médiatique et rassembleur…
Marseille, est toute désignée pour devenir la Capitale de la Culture et du rapprochement des Cultures.
Si tous les gars du monde…
Auteur : Marcel Achard
Compositeur : Georges-Eugène Van Parys
Interprété par Les compagnons de la chanson
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Si tous les gars du monde
Décidaient d’être copains
Et partageaient un beau matin
Leurs espoirs et leurs chagrins
Si tous les gars du monde
Devenaient de bons copains
Et marchaient la main dans la main
(Refrain)
Le bonheur serait pour demain
Ne parlez pas de différence
Ne dites pas qu’il est trop blond
Ou qu’il est noir comme du charbon
Ni même qu’il n’est pas né en France
Aimez les n’importe comment
Même si leur gueule doit vous surprendre
L’amour c’est comme au régiment
Il n’faut pas chercher à comprendre
(au Refrain)
J’ai mes ennuis et vous les vôtres
Mais moi je compte sur les gars
Les copains qu’on ne connaît pas
Peuvent nous consoler des autres
Tous les espoirs nous sont permis
Le bonheur c’est une habitude
Avec deux cent millions d’amis
On ne craint pas la solitude
(au Refrain)
Si tous les gars du monde
devenaient des copains …

Fais-moi mal, « Charlie » !

 

Numérisé depuis un périphérique multifonctions Xerox001 (1)

Voici le dernier message que Georges m’a adressé pour sauver l’atelier Picasso ainsi que le soutien de Cabu transmis par Angélique :

Cher dédé, Cabu m’a donné son accord pour signer la lettre en son nom, ce que je viens de faire.

Bonne chance pour votre combat !

Angélique Le Corre

Charlie Hebdo

C’est toute une partie de ma jeunesse qui vient de s’écrouler, tout ça à cause des burkons !!! et de leur intolérance !!! N’ont t-ils pas de mères ?

Ces meurtres ont été commis par des gens qui se sentaient offensés par les caricatures de Mahomet publiés dans Charlie Hebdo ! Avec l’objectif évident d’intimider les journalistes du monde entier qui oseraient critiquer l’islam.Cet attentat aura peut être le résultat bénéfique de faire comprendre combien la liberté d’expression est précieuse, et fragile à la fois.

Selon la citation de JJSS, « Dire la vérité telle que nous la voyons« est le symbole de la liberté !

Comment oublier mes conversations avec Georges sur le boulevard Saint-Germain devant le kiosque à côté du Flore, les clins d’oeil avec Cabu toujours pressé ?

Comment oublier, quand j’ai dit à Georges devant le kiosque, à la sortie de Charlie Hebdo avec Mahomet,  « Avec cette provoc, vous avez signé votre arrêt de mort ! il m’a demandé pourquoi ?, je lui ai répondu  » vous ne savez pas ce qui se passe dans les cités, alors arrêtez !  »

Comment oublier la sortie du premier numéro de Charlie Hebdo avec le Professeur Chorron en 1970, au lendemain de l’interdiction du magazine satirique Hara-Kiri, le «journal bête et méchant» fondé en 1960 par Cavanna et le professeur Choron. Hara-Kiri s’était attiré les foudres du ministère de l’Intérieur en titrant, au lendemain de la mort du général de Gaulle: «Bal tragique à Colombey: 1 mort»?.

Comment oublier Cavanna, le rital aux yeux bleus, l’ange tutélaire ? et Reiser et le « Gros dégueulasse »

Comment oublier les rigolades, les réflexions, les débats avec mes potes autour d’un verre en lisant Charlie Hebdo ?.

Comment oublier que Charlie Hebdo est le symbole de la liberté d’expression et de notre liberté…. ?

Comment oublier Charb, Tignoux et toutes les victimes fusillées lâchement ?

Charlie Hebdo, continuez à vous battre pour vos amis disparus et pour nous, nous sommes à vos côtés dans ce jour de tristesse.

Message de Alain Casabona, Délégué général du CNEA. ( Comité National pour l’Education Artistique )

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Ils étaient là…dès la réouverture du Grenier des Grands-Augustins, Cabu, Tignous, Wolinski, entre autres, fréquentaient régulièrement les lieux. Les dessins que nous vous présentons sont inédits, car extraits de notre livre d’or (consultable en haute définition à la rubrique éponyme de notre site: https://lecnea.wordpress.com). En 2004, nos trois dessinateurs avaient accepté de participer à l’exposition « Démocratiquement croqués » . A cette occasion, la classe politique avait été largement invitée à servir de modèle à nos caricaturistes. Peu avaient répondu à l’appel: l’Union nationale n’était pas au rendez-vous… Par contre, un large public, et notamment de nombreux scolaires, s’était rendu au Grenier pour participer aux activités gratuites qui leur étaient proposées dans ce cadre, où nos amis partageaient allègrement saucisson et Saint-pourçain avec les visiteurs. Et que dire de la joie des enfants repartant avec un dessin réalisé à leurs côtés.

Ils étaient là…après notre expulsion par la chambre des huissiers de justice de Paris. Dès l’annonce de la constitution du Comité de soutien des Grands-Augustins, Cabu, Tignous et Wolinski, qui étaient déjà membres depuis près de dix ans du Comité d’honneur du CNEA, avaient été parmi les premiers à répondre à notre appel.

Le CNEA dénonce cet acte de barbarie, et exprime toute sa sympathie et son soutien aux familles, aux proches des victimes, et à l’équipe de Charlie Hebdo.

 

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En souvenir de Georges et Cabu, interview dans Paris-Match avec quelques vérités sur la liberté d’expression !

Dans les années 70, vous osiez des blagues impubliables aujourd’hui…
Wolinski. A l’époque, il est vrai qu’on faisait de l’humour sur la pédophilie, et ça ne passerait plus. On faisait même des dessins qui seraient considérés par certains comme antisémites. Mais comme je suis juif, c’est moi qui faisais les dessins sur les “youpins”.
Cabu. En France, il y a toujours eu deux tabous, la religion et l’armée. Pour l’armée, ça s’est un peu tassé depuis que la conscription a été supprimée. En revanche, ça ne s’est pas calmé avec les religions. Autrefois, il n’y avait que les catholiques qui nous emmerdaient, désormais ce sont les trois religions monothéistes.

Quel est votre meilleur souvenir de ces années passées avec le Professeur Choron ?
W. Au cours d’un déjeuner extraordinaire à Saint-­Germain, quand le journal marchait très bien, il nous a déclaré : “Mon comptable me dit que je gagne trop d’argent. Je double les salaires !” De 15 000, je suis passé à 30 000 francs.
C. Georges a toujours su se faire payer. Heureusement, car il était chargé de famille. Mais Choron nous donnait de fausses fiches de paie. Quand Cavanna a demandé sa retraite, il y a quinze ans, on lui a dit qu’il lui manquait dix-neuf années de cotisations !

Wolinski, vous avez réalisé près de 600 affiches publicitaires, alors que Cabu s’y est refusé. N’avez-vous pas été considéré comme un “vendu” ?
W. Cabu est un être pur, il est comme ça ! Moi j’avais besoin d’argent, et la pub, ça ne me dérangeait pas. En 1968, un publiciste a eu l’idée de me demander des affiches pour le chocolat Mars. Je n’avais jamais gagné autant d’argent de ma vie, il m’a payé 5 000 francs le dessin. De gauchiste, j’ai été traité de “récupéré”, c’était le terme à l’époque.
C. Ça venait de l’extérieur, nous on n’a jamais osé, l’amitié nous protégeait. Moi, j’ai travaillé pour le chewing-gum Hollywood, et ils ont passé mes dessins vraiment partout. Là, c’était trop ! On ne peut pas attaquer la société de consommation et en faire la pub. Après, j’ai arrêté.

Mais parfois, un dessin refusé peut être mal pris…
W. Cabu et moi, on n’est pas vraiment des provocateurs. On ne cherche pas la bagarre. On n’est pas comme Siné, pour qui un dessin qui n’est pas censuré n’est pas un bon dessin. On cherche à faire de bons dessins marrants, qui fassent rigoler les gens. Parfois, on va un peu trop loin, mais les gens aiment bien ça.
C. On a des procès. Mais quand on attaque les autres, il faut accepter d’être attaqué. Ce qu’on n’accepte pas, c’est des fatwas, des menaces de mort ou qu’on envoie deux cocktails Molotov dans la rédaction de “Charlie”…

Wolinski, êtes-vous d’accord avec la façon dont Cabu caricature les Français moyens ?
W. Lui, il a trouvé les beaufs, moi, j’aime bien dessiner les femmes, je trouve ça plus agréable. Je les habille, je les déshabille, je fais voler leur jupe. Les mecs, j’ai appris à les faire. Au début, c’était forcément un type qui n’a pas de cheveux avec un gros nez. Maintenant, je m’applique plus, je fais des personnages qui ressemblent aux gens de la rue.
C. Je reconnais que si je conduisais, je serais, moi aussi, un beauf au volant…

Au cours des années, lequel d’entre vous est resté de gauche, et lequel s’est le plus embourgeoisé ?
W. Etre de gauche, ça veut dire quoi ? Vivre comme un pauvre ? J’aime bien avoir un bel appartement, une femme élégante, des enfants bien élevés. C’est ça, être embourgeoisé ? Je n’ai pas envie de vivre comme un clodo.
C. Ce qui est important, c’est ce qu’on fait, pas ce qu’on est.

Le dessinateur de presse est forcément de gauche…
C. Aujourd’hui, oui. Mais du temps de “L’Assiette au beurre”, la majorité était de droite. Ils étaient anti-­dreyfusards, antisémites, mais étaient de très bons dessinateurs.
W. L’humour demande un manque de respect qui n’est pas de droite. La droite est sérieuse, respectueuse, elle a des convictions, une morale, elle croit en Dieu, elle est béate devant l’infini et le néant. Les humoristes s’en foutent, ils ont peur, et parfois ils se suicident comme Chaval et Bosc.
C. Trop de lucidité…

Avez-vous envisagé votre retraite ?
W. Je ne me vois pas m’arrêter. Ou alors pour me consacrer, comme je le fais en ce moment, à la peinture.
C. Tant qu’il y aura des journaux, non. On veut se bagarrer pour que la presse papier vive. Nous deux, on continuera encore longtemps à faire chier le monde.

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Chronique de Delfeil de Ton dans Le Nouvel Obs du 14 janvier 2015.

 Charlie

Pourquoi, tu t’est obstiné Charb ? dédé de Montreuil.

Lettre Ouverte au Président de la République.

Monsieur le Président, cher François Hollande,

Beaucoup d’appels et de combats ont été menés de l’extérieur de la France, celui-ci en est un ! de Shanghai, je me permets de solliciter de toute urgence votre aide pour sauver les ateliers des Grands-Augustins menacés de destruction par la Chambre des Huissiers de Justice de Paris.

Alors que vous venez d’inaugurer le Musée Picasso,  le Grenier des Grands-Augustins va disparaître pour laisser place à une résidence hôtelière !

Monsieur le Président, vous venez d’affirmer que Pierre Daix qui vient de nous quitter: «  C’était un homme libre « , voici sa réaction dans un article de La Croix, daté du 24 juin 2014:

« Je suis absolument indigné des menaces pesant sur le Grenier des Grands-Augustins. C’est un lieu historique. C’est là, que Picasso a peint Guernica, mais aussi le Charnier. C’est là qu’il a passé toutes les années d’occupation avant de partir à la fin de la guerre dans le Midi. Il y revenait de temps à autre. Et c’est là encore qu’en 1949, il nous a montré à Aragon et à moi des lithographies qu’il venait de réaliser, dont La Colombe, devenue l’emblème du Mouvement de la paix. Ce lieu doit être conservé… »

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C’est ici au 7, rue des Grands-Augustins, que l’enfant Louis XIII fut proclamé roi le 10 mai 1610 à la mort de son père Henri IV.

C’est ici que l’on a amené Ravaillac après son attentat.

C’est ici que Honoré de  Balzac situe l’action de son  » Chef d’œuvre inconnu« , nouvelle fantastique mettant en scène le jeune Nicolas Poussin et les peintres Porbus et Frenhofer.

C’est ici que Jean-Louis Barrault  installa sa première compagnie et tint son théâtre expérimental.

Paul Claudel, Antonin Artaud, Louis Aragon, Georges Bataille, André Masson, Claude Dauphin, Jean Giraudoux, Jean Cocteau, Jules Romain, Armand Salacrou, François Mauriac, Henri Mondor, Jacques Prévert, Marcel Carné, Robert Desnos, Mouloudji, Dora Maar, Jean-Paul Sartre et bien sûr Simone de Beauvoir… Tous se retrouvaient régulièrement au  « Grenier des Grands Augustins », résidence de Jean-Louis Barrault entre 1933 et 1936.

« Au Grenier, la porte n’était jamais fermée, venait y habiter qui voulait ».

C’est ici que le Groupe Octobre de Jacques Prévert, et les Surréalistes organisèrent plusieurs réunions en 1936.

C’est ici que Pablo Picasso réalisa Guernica et séjourna jusqu’en 1955

C’est ici que Le Comité National pour l’Education Artistique ( CNEA ) association Loi de 1901, fondée en 1966 a installé son siège social, après avoir entièrement réhabilité les lieux, laissés en totale déshérence après l’expulsion de Pablo Picasso par les huissiers.

Le CNEA a été à son tour expulsé par la Chambre des huissiers il y a un an.

Il y a plus d’un an, le 15 avril 2013, vous aviez immédiatement répondu à l’appel lancé par le président du comité de soutien, Monsieur Lucien Clergue et exprimé votre volonté de voir ce dossier « traité prioritairement ». Aujourd’hui où en est-on ?

Votre lettre adressée à Lucien Clergue :   François Hollande

…La seule question qui se pose est de savoir quand les ateliers des Grands-Augustins seront à nouveau ouverts au public

Il ne semble pas que l’on soit en mesure, du côté de l’administration, de répondre à cette question légitime. Par contre, ce qui est sûr, c’est que la chambre des huissiers se contre-fout éperdument des décisions prises par la Commission du patrimoine et des sites, autant que du décret qui a été signé par le Préfet de Paris le 18 juillet, et notifié à la mairie de Paris le 28 juillet, décret qui n’a toujours pas fait l’objet d’une publication au JO.

Vous a-t-on informé que huit jours après la notification du dit décret à la mairie, les huissiers ont déposé un permis de construire ? (PJ) Monsieur le Président de la République, vos ordres étaient clairs. Ils ont pourtant été bafoués, et permettez-moi de dire, avec tout le respect que je vous dois, que l’on se fout de votre gueule, comme de la nôtre et de tous ceux qui s’intéressent – ils sont légion – dans ce pays comme à l’étranger, à ce patrimoine universel. Nous attendons maintenant de votre part une décision urgente et incontestable. »

Une anecdote veut qu’à Otto Abetz, ambassadeur du régime nazi à Paris, aurait demandé à Picasso, sur le ton de la colère, lors d’une visite à son atelier rue des Grands-Augustins, devant une photo de la toile de Guernica : « C’est vous qui avez fait cela ? », Picasso aurait répondu : « Non… c’est vous »

Aujourd’hui, Picasso pourrait nous dire  » C’est vous qui avez sauvé mon atelier ? oui, c’est nous ! avec le soutien de François Hollande, Président de la République.

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Certain que vous mesurerez l’importance de cet appel, et confiant dans votre réponse, je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l’expression de ma très haute considération.

André Cardinali, animateur du comité de soutien.

PS : le Comité de soutien a récolté plus de deux mille signataires adressées à Madame Anne Hidalgo, Maire de Paris et à Monsieur Manuel Vals, Premier Ministre.

Etant installé en Chine, j’appelle tous mes amis à prendre mon relais pour sauver l’atelier Picasso.Ce combat est primordial pour les jeunes générations et pour le patrimoine culturel français et espagnol.
Frédéric Beigbeder, a lu ce message en mon absence, le jeudi 13 novembre 2014, lors de la conférence de presse à la Mairie du 6ème
Merci Frédéric, tu est un ami.
F Beigbeder Conf de presse
Quelques témoignages :

Carlos Saura

» ll y a quelques mois, alors que je préparais mon film « 33 jours » sur Picasso, Dora Maar et l’élaboration du tableau « Guernica« , j’ai eu l’occasion de visiter l’atelier de la rue des Grands- Augustins où l’artiste a peint le « Guernica ». Ce fut un grand moment d’émotion.

Je crois que ce lieu doit demeurer un lieu inaltérable, un centre de culte et d’admiration qui, en tant que Patrimoine de I’Humanité, mérite donc la plus grande attention de I’Etat français. ll n’est pas vain de penser que le « Guernica » est la plus formidable représentation « des désastres provoqués par la guerre », un tableau-affiche qui symbolise I’horreur et la violence de la guerre, malheureusement toujours présentes à notre époque, où les conflits belliqueux sont une menace permanente pour I’Humanité.

Pablo Picasso est un peintre espagnol et français, un peintre universel et sans frontières. ll a passé la majeure partie de sa vie en France qui I’a toujours bien accueilli. C’est à Paris, dans cet atelier des Augustins que Picasso, en y réalisant le « Guernica », a vécu une des expériences les plus émouvantes de l’Histoire de la peinture. Cette structure de la rue des Augustins qui a accueilli le théâtre, la danse et la peinture, mérite d’être conservée et protégée comme étant le lieu !e plus emblématique de Paris « .

NB : Carlos Saura prépare un film, 33 dias, dont la sortie est prévue en 2015, le rôle de Pablo Picasso étant confié à Antonio Banderas, celui de Dora Maar à Gwyneth Paltrow. A l’occasion du montage du projet, le CNEA avait accueilli le grand cinéaste au Grenier pour lui permettre de prendre les repères et mesures nécessaires à la reconstitution en studio des ateliers.


Erik Orsenna

»S’il est un lieu où la culture de la modernité a été créée, c’est les Grands-Augustins ! C’est par Guernica que j’ai appris ce qu’avait été la guerre d’Espagne et que j’ai compris certains enjeux qui ont meurtri l’Europe.

Bafouer ainsi cette mémoire si précieuse est insupportable. De plus, et surtout, faire vivre des endroits où il y a eu création, cela donne envie de créer. Et la France et l’Europe ont besoin de lieux de création. Les Grands-Augustins doivent revivre« .


Coup de gueule de Jean-Pierre Mocky

Une chose est certaine, le musée Picasso va rouvrir. Une autre chose est certaine : si les ateliers des Grands-Augustins ne sont pas classés, ils risquent, eux,  d’être définitivement fermés au public.

Picasso avait déclaré à Brassaï, le grand photographe : « après l’incendie du Bâteau-Lavoir, si les Grands-Augustins disparaissent, il ne restera plus rien de mon passage à Paris «

Et puis j’aimerai aussi qu’on pense au CNEA, viré par les huissiers à l’automne dernier. Sans le CNEA et tous ceux qui se battent aux côtés d’Alain Casabona, le grenier serait toujours aux oubliettes, et qui parlerait d’éducation artistique dans ce pays  ? «

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Lucien Clergue. Président de l’Académie des Beaux-Arts. Président du comité de soutien.

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Les animateurs du comité de soutien :

André Cardinali – Didier Lockwood, Charlotte Rampling, Alain Casabona.

Charlotte Rampling

» Petit à petit, je me suis engagée, par envie, par amour pour un endroit que je refusais de voir disparaître. Pour quelle raison? Qu’est-ce qui peut justifier la disparition d’un tel lieu de mémoire? Nous avons réalisé au Grenier des choses très créatives, très fortes, très joyeuses aussi. Je sais qu’il ne veut pas qu’on en parle, mais tant pis, nous y avons également joué une pièce de théâtre écrite par Alain Casabona sur cet atelier et les personnages historiques qui l’ont visité à travers les siècles. Les Grands-Augustins sont un véritable symbole. Quant à dire ce qu’ils vont devenir…Même si le résultat obtenu est considérable, la bataille n’est pas pour autant complètement gagnée, mais je doute que les ateliers puissent être désormais détruits. Il faut quand même rester très vigilant. Je ne suis pas politique, je suis simplement un soutien moral, affectif. Amoureuse d’un endroit, tout simplement, et amie des gens qui l’animaient, et qui, je l’espère, pourront à nouveau nous enchanter. Parce que le Grenier n’est pas seulement mythique. Il est magique« .


 Didier Lockwood

»La culture, l’art, la mémoire sont les garants de la survie de notre espèce. L’art exerce une triple fonction : il est divinatoire, puisque visionnaire, en ce sens qu’il s’adresse au futur. Il est également le témoin de notre passé, de notre éveil et de notre progression. Mais il est également le seul véritable ancrage dans le présent car tout acte artistique est un cadeau. Ainsi, c’est en regardant au fond des choses, à travers une éducation au sensible, que l’on peut apercevoir la lumière et se retrouver, ensemble, pour servir ce qui nous anime : la vie. Le Grenier des Grands-Augustins doit demeurer un lieu de rassemblement, en toute humilité. Il s’agit de réfléchir sur ce que l’art et la culture nous apportent. A travers le sensible, on peut sublimer le sensé et le rationnel. De ce fait, si nos dirigeants faisaient davantage confiance aux artistes dans leurs visions, on pourrait éviter beaucoup de catastrophes« .


Communiqué d’Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication, à propos du classement du Grenier Picasso

Publié le 13.05.2014 À 19H50

Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication, se félicite de l’avis favorable rendu par la Commission régionale du patrimoine et des sites à l’inscription du Grenier Picasso au titre des monuments historiques. Réunie le 13 mai, la commission régionale du patrimoine et des sites d’Ile-de-France, placée sous la présidence du Préfet de région, a examiné l’extension de la protection au titre des monuments historiques de l’immeuble des Grands-Augustins. Étaient notamment concernés le 2ème étage et le grenier des Grands-Augustins où Pablo Picasso a installé son atelier à partir de 1937. Il aura créé dans ces lieux, pendant plus de trente ans, de nombreux chefs d’œuvre, et notamment « Guernica ». La Commission a rendu un avis favorable à l’extension de la protection. Désormais toutes les conditions sont réunies pour que l’arrêté d’inscription puisse être pris très rapidement. Aurélie Filippetti se réjouit de cet avis rendu par une commission composée d’éminents experts du patrimoine. Elle rappelle qu’elle avait demandé aux représentants du ministère de la Culture et de la Communication, au sein de cette commission, de voter en faveur de la protection, eu égard à la valeur historique de ce lieu indissociable de la mémoire de Pablo Picasso.


Comité de soutien, présidé par Lucien Clergue et fédéré autour de Charlotte Rampling, Didier Lockwood et André Cardinali dit dédé de Montreuil.

 Premiers signataires :

Victoria Abril, Nicole Avril, Pierre Arditi, Fernando Arrabal, Eugénie Bachelot-Prévert Josiane Balasko, Marie-Christine Barrault, Géraldine Beigbeder, Marc Bellanger, Pierre Bénichou, André Bercoff, Patrick Bouchitey, Emmanuel de Brantes, Cabu, Grâce de Capitani, André Cardinali, Alain Casabona, Madeleine Chapsal, Philippe Chevallier, Cyrielle Clair, Lucien Clergue, Hermine de Clermont-Tonnerre, Pierre Cornette de Saint-Cyr Michèle Cotta, Béatrice Dalle, Didier Decoin, Jean-Paul Delevoye, Philippe Douste-Blazy Jean-Claude Dreyfus, Jean-Pierre Elkabbach, Bruno Gaccio, Gilbert Grellet, Rona Hartner Izïa Higelin, Jacques Higelin, Yvette Horner, Paco Ibanez, Jean-Noël Jeanneney, Jean-Pierre Kalfon, Nelly Kaplan, Francis Lai, Jack Lang, Olivier et Yara Lapidus, Bernard Lavilliers Amanda Lear, Jean-Pierre Lecoq, Pierre Lescure, Peter Lindbergh, Didier Lockwood Michaël Lonsdale, Jacques Mailhot, Raghunath Manet, Joël Martin, Florent Massot, Jacques Menninger, Kamel Mennour, Saülo Mercader, Serge Moati, Jean-Pierre Mocky, François Morel, Nicoletta, Hélène Nougaro, René de Obaldia, Erik Orsenna, Henri Peña-Ruiz, Francis Perrin, Philippe Perrin, Patrick Poivre d’Arvor, Anne Queffelec, Charlotte Rampling, Michel Rocard, Jacques Rouveyrollis, Pierre Santini, Carlos Saura, Jacques Séguéla, Roger Serre, Jérôme Seydoux, Bruno Solo, Agnès Soral, Ousmane Sow, Bruno de Stabenrath, Philippe Tesson François-Joël Thiollier, Danièle Thomson,Sarah Vernette, Astrid Veillon, Jean-Pierre Wallez, Jean-Michel Wilmotte, Georges Wolinski, Gordon Zola…


PERMIS DE CONSTRUIRE. PC 075 106 14 V 0019

Date de dépôt 05/08/2014

Adresse

7 – 7 rue des Grands Augustins

Demandeur

HELZEAR

Monsieur Timothée de COURCY

22 rue Rennequin

75017 PARIS

Objet des travaux (lors du dépôt)

Réhabilitation avec changement de destination d’un bâtiment de bureau, sur rue et cour, de 3

étages + combles, sur 1 niveau de sous-sol, en résidence hôtelière de 25 chambres, avec

construction de mezzanines dans les volumes du rez-de-chaussée et 1er étage pour création de duplex, démolition des extensions à rez-de-chaussée et R+1 en fond de parcelle pour restitution

d’une deuxième cour, ravalement de la façade sur rue et de l’aile droite sur cour, modification de la devanture sur rue et création d’un pyrodome et d’une lucarne en brisis versant rue.

Surface supprimée : 110 m². Surface créée : 77 m².

Immeuble concerné par une inscription sur l’Inventaire Supplémentaire des Monuments

Historiques en date du 06/02/1926. Programme (lors de la décision)

Propriétaire :

CHAMBRE DEPARTEMENTALE DES HUISSIERS DE JUSTICE DE PARIS

17 RUE DE BEAUJOLAIS . 75001 PARIS

Architecte

CLCT ARCHITECTES

2, rue de Compiègne

75010 Paris

 

 

L’atelier Picasso sauvé !

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Encore merci de votre soutien précieux, votre nom restera gravé dans l’histoire de ce lieu mythique.

J’aime bien ce genre de combats dont on dit qu’ils sont désespérés.

Sauver les Grands-Augustins, c’est notre devoir et notre fierté pour l’avenir des jeunes générations. C’est l’affaire de tous, ou du moins ça devrait l’être ! Pour reprendre ma maxime préférée, le Général Patton disait : “ Rien n’est impossible à condition d’utiliser l’audace ”. J’y ajouterai la passion !

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Communiqué de presse CNEA                  
14 mai 2014
Le Comité National pour l’Education Artistique (CNEA) a pris connaissance du communiqué publié le 13 mai par Mme Aurélie Filippetti, ministre de la Culture (cf. PJ), et se félicite de l’avis favorable adopté à l’unanimité par la commission régionale du patrimoine et des sites. Ainsi que le demandaient les signataires de la lettre ouverte à la maire de Paris et au Premier ministre, la commission s’est prononcée en faveur de la protection, au titre des monuments historiques, du Grenier des Grands-Augustins, du deuxième étage de l’immeuble où fut peint Guernica, mais aussi de l’ensemble des façades, des toitures et de la cage d’escalier du 7, rue des Grands-Augustins.
Il s’agit là d’une magnifique victoire pour tous ceux qui ont uni leurs efforts depuis mai 2013 afin que les Grands-Augustins, qualifiés de « lieu le plus emblématique de Paris  » par le réalisateur Carlos Saura, soient définitivement protégés.
Le CNEA exprime sa vive reconnaissance aux membres de son comité de soutien, présidé par M. Lucien Clergue et fédéré autour de Mme Charlotte Rampling, de M. Didier Lockwood et de M. André Cardinali, dit Dédé de Montreuil.
Que soient aussi remerciés Opinion Internationale, le média en ligne qui a recueilli les signatures de nos soutiens*, et son fondateur, M. Michel Taube ; maître Marc Bellanger ; le groupe IGS (Institut de Gestion Sociale), qui soutient l’action du CNEA depuis plus de vingt ans et a accepté d’héberger l’association à titre provisoire. Bien évidemment, nos remerciements s’adressent aussi à tous les signataires de la lettre ouverte à la maire de Paris et au Premier ministre. Leur contribution a été essentielle pour rendre cette victoire possible. Merci aussi à M. Bertrand Delanoë, Mme Anne Hidalgo, M. Jean-Paul Delevoye, président du Conseil économique, social et environnemental, et M. Jean-Pierre Lecoq, qui n’ont pas ménagé leurs efforts pour appuyer nos démarches auprès du gouvernement. Merci enfin aux journalistes qui ont bien voulu se faire l’écho de ce combat sans précédent dans l’histoire du Patrimoine.
Pour reprendre les termes de la ministre de la Culture, « désormais, toutes les conditions sont réunies pour que l’arrêté d’inscription puisse être pris très rapidement. »
Notre combat ne s’arrête pas là. La vocation des Grands-Augustins ne peut être seulement patrimoniale, elle est aussi et avant tout culturelle: elle ne peut reprendre toute sa dimension que dans le cadre d’une ouverture au public, et tout particulièrement aux scolaires.
Le conseil d’administration du CNEA
* La liste des signataires, mais aussi l’éditorial de Michel Taube, la conférence de presse du 6 mai 2014, l’interview d’André Cardinali et l’improvisation de Didier Lockwood, sont consultables à l’adresse suivante:
2000 signataires ont signé la lettre ouverte à Anne Hidalgo et Manuel Valls avec plus de 100 personnalités du monde de l’art.

Pour tous ceux qui n’ont pas encore signé, vous pouvez encore le faire et le demander à vos amis. Merci d’avance.

 


Il était temps de classer cet immeuble emblématique.
 » ll y a quelques mois, alors que je préparais mon film « 33 jours » sur Picasso, Dora Maar et l’élaboration du tableau « Guernica« , j’ai eu l’occasion de visiter l’atelier de la rue des Grands- Augustins où l’artiste a peint le « Guernica ». Ce fut un grand moment d’émotion.
Je crois que ce lieu doit demeurer un lieu inaltérable, un centre de culte et d’admiration qui, en tant que Patrimoine de I’Humanité, mérite donc la plus grande attention de I’Etat français. ll n’est pas vain de penser que le « Guernica » est la plus formidable représentation « des désastres provoqués par la guerre », un tableau-affiche qui symbolise I’horreur et la violence de la guerre, malheureusement toujours présentes à notre époque, où les conflits belliqueux sont une menace permanente pour I’Humanité.
Pablo Picasso est un peintre espagnol et français, un peintre universel et sans frontières. ll a passé la majeure partie de sa vie en France qui I’a toujours bien accueilli. C’est à Paris, dans cet atelier des Augustins que Picasso, en y réalisant le « Guernica », a vécu une des expériences les plus émouvantes de l’Histoire de la peinture. Cette structure de la rue des Augustins qui a accueilli le théâtre, la danse et la peinture, mérite d’être conservée et protégée comme étant le lieu !e plus emblématique de Paris « Carlos Saura
NB : Carlos Saura prépare un film, 33 dias, dont la sortie est prévue en 2015, le rôle de Pablo Picasso étant confié à Antonio Banderas, celui de Dora Maar à Gwyneth Paltrow. A l’occasion du montage du projet, le CNEA avait accueilli le grand cinéaste au Grenier pour lui permettre de prendre les repères et mesures nécessaires à la reconstitution en studio des ateliers.

 » S’il est un lieu où la culture de la modernité a été créée, c’est les Grands-Augustins ! C’est par Guernica que j’ai appris ce qu’avait été la guerre d’Espagne et que j’ai compris certains enjeux qui ont meurtri l’Europe.

Bafouer ainsi cette mémoire si précieuse est insupportable. De plus, et surtout, faire vivre des endroits où il y a eu création, cela donne envie de créer. Et la France et l’Europe ont besoin de lieux de création. Les Grands-Augustins doivent revivre « . Erik Orsenna

Coup de gueule de Jean-Pierre Mocky

 » ça me fait doucement marrer de voir la polémique sur la réouverture de l’hôtel de Salé, et tout ça pour des histoires de personnes . Une chose est certaine, le musée va rouvrir. Une autre chose est certaine : si les ateliers des Grands-Augustins ne sont pas classés, ils risquent, eux,  d’être définitivement fermé au public.

J’ai été surpris de voir que Mr Claude Picasso, lors de ses nombreuses interviews, n’a pas parlé une seule fois de l’urgence de classer les ateliers de son père, qui avait déclaré à Brassaï, le grand photographe : « après l’incendie du Bâteau-Lavoir, si les Grands-Augustins disparaissent, il ne restera plus rien de mon passage à Paris « .

Mais, peut-être que Claude Picasso n’a pas eu le temps de se pencher sur le problème. On me dit qu’il n’a jamais mis les pieds aux Grands-Augustins.

C’est facile de dire :   » la France se fout de mon père  » , alors que les ateliers sont en péril et qu’on ne bouge pas le petit doigt !.

Et puis j’aimerai aussi qu’on pense au CNEA, viré par les huissiers à l’automne dernier. Sans le CNEA et tous ceux qui se battent aux côtés d’Alain Casabona, le grenier serait toujours aux oubliettes, et qui parlerait d’éducation artistique dans ce pays  ?  »


Lucien-Clergue-┬®-K.Cooper

 

Lucien Clergue. Président de l’Académie des Beaux-Arts et

Président du comité de soutien.

 

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Les animateurs du comité de soutien et Alain Casabona, Délégué général du CNEA.

 » Petit à petit, je me suis engagée, par envie, par amour pour un endroit que je refusais de voir disparaître. Pour quelle raison? Qu’est-ce qui peut justifier la disparition d’un tel lieu de mémoire? Nous avons réalisé au Grenier des choses très créatives, très fortes, très joyeuses aussi. Je sais qu’il ne veut pas qu’on en parle, mais tant pis, nous y avons également joué une pièce de théâtre écrite par Alain Casabona sur cet atelier et les personnages historiques qui l’ont visité à travers les siècles. Les Grands-Augustins sont un véritable symbole. Quant à dire ce qu’ils vont devenir…Même si le résultat obtenu est considérable, la bataille n’est pas pour autant complètement gagnée, mais je doute que les ateliers puissent être désormais détruits. Il faut quand même rester très vigilant. Je ne suis pas politique, je suis simplement un soutien moral, affectif. Amoureuse d’un endroit, tout simplement, et amie des gens qui l’animaient, et qui, je l’espère, pourront à nouveau nous enchanter. Parce que le Grenier n’est pas seulement mythique. Il est magique « .
Charlotte Rampling

 » La culture, l’art, la mémoire sont les garants de la survie de notre espèce. L’art exerce une triple fonction : il est divinatoire, puisque visionnaire, en ce sens qu’il s’adresse au futur. Il est également le témoin de notre passé, de notre éveil et de notre progression. Mais il est également le seul véritable ancrage dans le présent car tout acte artistique est un cadeau. Ainsi, c’est en regardant au fond des choses, à travers une éducation au sensible, que l’on peut apercevoir la lumière et se retrouver, ensemble, pour servir ce qui nous anime : la vie. Le Grenier des Grands-Augustins doit demeurer un lieu de rassemblement, en toute humilité. Il s’agit de réfléchir sur ce que l’art et la culture nous apportent. A travers le sensible, on peut sublimer le sensé et le rationnel. De ce fait, si nos dirigeants faisaient davantage confiance aux artistes dans leurs visions, on pourrait éviter beaucoup de catastrophes « . Didier Lockwood


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La victoire de Guernica

Nous en aurons raison.

 Paul Eluard 

Une anecdote veut qu’à Otto Abetz, ambassadeur du régime nazi à Paris, aurait demandé à Picasso, sur le ton de la colère, lors d’une visite à son atelier rue des Grands-Augustins, devant une photo de la toile de Guernica : « C’est vous qui avez fait cela ? », Picasso aurait répondu : « Non… c’est vous »

Aujourd’hui, Picasso pourrait nous dire  » C’est vous qui avez sauvé mon atelier ? oui, c’est nous !

 

 

URGENT. J’ai besoin de vous.

 

 

« Il reste 5 jours pour sauver les Ateliers de Picasso »

André Cardinali, dit Dédé de Montreuil, est un créateur d’événements culturels. Il aide les jeunes talents à percer dans ce milieu. Fils d’immigrés italiens, il a grandi dans le Paris des années 60. C’est au contact de Jean-Jacques Servan-Schreiber, le fondateur de l’Express, dont il a été le secrétaire particulier pendant vingt ans, qu’il a puisé cette culture de l’engagement. Aujourd’hui il s’engage en tant qu’animateur du Comité de soutien pour sauver le Grenier des Grands-Augustins.

André Cardinali, à Paris, 9 avril 2014 © Alain Elorza

Vous vous battez pour la protection du Grenier des Grands-Augustins, là où Picasso a peint Guernica.

Quelle mouche a piqué Dédé de Montreuil pour qu’« il » s’engage ainsi ? 

C’est mon ami Alain Casabona qui, à la tête du Comité National pour l’Education Artistique (CNEA), m’a sensibilisé à cette cause. Nous avons mené ensemble des actions humanitaires comme la campagne « Tâtez-vous », pour le dépistage du cancer du sein, ou celle encore pour soutenir le chef Raoni et protéger la forêt amazonienne.

Selon nos informations, la Chambre des huissiers de justice de Paris, propriétaires de l’immeuble, s’apprêterait à louer l’ensemble du bâtiment à un investisseur qui voudrait y ouvrir une résidence hôtelière de luxe. Cela vous révolte. Pouvez-vous nous en dire plus ?

J’aime bien ce genre de combats dont on dit qu’ils sont désespérés ce qui, à mon avis, n’est pas le cas ici, quoiqu’en pensent ceux qui ont réussi à expulser le CNEA qui, rappelons-le, a réhabilité les lieux en 2002 pour y accomplir une œuvre considérable, notamment en organisant des concerts, des lectures, des expositions et surtout des ateliers pédagogiques, activités toutes gratuites.

J’ai eu la chance de travailler aux côtés d’un homme, Jean-Jacques Servan-Schreiber, qui m’a beaucoup inspiré et m’a appris comment on menait des combats à leur terme. Le combat pour sauver les Grands-Augustins est une cause magnifique. C’est un combat que je mène pour tous les enfants, et en particulier les miens : je les ai d’ailleurs emmenés à plusieurs reprises avec toute leur école à l’Atelier Picasso et ils y ont reçu des bonnes ondes.

Comment peut-on fermer un lieu aussi chargé d’histoire ? Balzac y situe l’action de son Chef d’œuvre inconnu, Jean-Louis Barrault y installa son atelier entre 1934 et 1936. C’est ici aussi que Prévert a créé le groupe Octobre. Picasso y a peint Guernica et la Colombe de la paix. Fermer ces ateliers reviendrait à rayer d’un trait une partie de notre patrimoine, du patrimoine européen aussi : ce serait une gifle pour l’Espagne mais aussi, même si cela peut sembler paradoxal, pour l’Allemagne. Pour moi, ce serait un acte de vandalisme caractérisé.

Parlez-nous de la chronologie des événements : comment ce lieu a t-il pu être cédé sans prendre en compte cette dimension historique ?

Tout d’abord, il faut préciser que ce lieu n’a pas encore été cédé pour la simple raison qu’il s’agit d’un bien inaliénable, qui ne peut être proposé qu’à la location, et encore… Ce n’est pas la Chambre des huissiers de justice de Paris qui en est le propriétaire, mais la centaine d’huissiers et des ayant-droits qui ont acheté l’immeuble en 1926. D’ailleurs, le CNEA a interjeté appel de l’ordonnance d’expulsion du 3 juillet 2013 en mettant en avant cet argument important émanant du juge des référés qui estime que la contestation émise par le CNEA est sérieuse et dépasse son pouvoir.

Ce qui est sûr, c’est que l’un des héritiers du peintre a proposé à la Chambre de louer l’ensemble de l’immeuble et de prendre à sa charge la totalité des travaux pour y installer une Fondation. Cette solution idéale a été refusée par le président de la Chambre qui a peut-être reçu une offre plus alléchante. Il serait intéressant d’ailleurs de savoir ce qu’en pensent ses confrères…

Toujours est-il qu’il y a le feu au lac. En effet, la commission régionale du patrimoine et des sites doit se réunir le 13 mai pour décider de l’avenir des Ateliers Picasso.

Vous évoquez les Ateliers Picasso et non le Grenier. Pourquoi ?

Cette question est essentielle. Il faut savoir que Picasso occupait non seulement le Grenier, c’est-à-dire le dernier étage, composé de sa chambre, de sa salle de bains et de l’atelier de peinture, mais aussi l’étage inférieur qui comprenait notamment l’atelier de sculpture. C’est là que fut peint en réalité Guernica. La hauteur sous plafonds du Grenier ne permettait pas à l’artiste d’y réaliser son chef d’œuvre. Imagine-t-on un instant que cet espace soit transformé en suite avec jacuzzi ? Nous avons soulevé cet aspect du problème dans nos courriers adressés au Premier ministre et à la Maire de Paris. En effet, le classement doit porter sur l’ensemble des ateliers, c’est-à-dire les deux derniers étages de l’immeuble du 7, rue des Grands-Augustins.

Comment se fait-il qu’une procédure d’urgence de classement n’ait pas encore été décidée ?

Effectivement, cette mesure aurait pu être prise dès l’été dernier. Saisi par le président de l’Académie des Beaux-Arts, Monsieur Lucien Clergue, François Hollande avait répondu à ce dernier le 14 avril 2013 – il y a donc plus d’un an – en exprimant sa volonté de voir ce dossier « confié à Madame Filippetti, traité prioritairement. »

Malgré les interventions du président de la République, du président de l’Académie des Beaux-Arts, de l’ancien Maire de Paris, du Conseil de Paris, du Maire du VIèmearrondissement, et les protestations indignées de très nombreuses personnalités, relayées par une importante campagne de presse, cette mesure, la seule de nature à protéger les Ateliers, n’a pas été engagée. Ceci est d’autant plus étonnant qu’il y a quelques années, Monsieur Jack Lang, alors ministre de la culture, avait réussi à classer en très peu de temps le Fouquet’s et éviter ainsi sa transformation en galerie marchande.

Comment expliquez-vous cet abandon des politiques ?

Plus que d’abandon, je parlerais d’incurie. Quand on sait que l’Hôtel Salé (Musée Picasso) qui devait ouvrir ses portes à l’automne dernier voit une fois encore son ouverture reculée à l’automne prochain, on peut se demander si certains de nos dirigeants aiment Picasso. D’où la Lettre ouverte à Monsieur Valls et à Madame Hidalgo sur lesquels nous comptons beaucoup. Et je le pense sincèrement. En effet, tous les deux ont insisté à plusieurs reprises sur l’importance qu’ils attachaient à la protection du patrimoine et au développement de l’éducation artistique. Le sort des Grands-Augustins est entre leurs mains. Alors, que l’on ne vienne pas nous annoncer le 14 mai que les Ateliers ne sont pas classés, faute d’information : désormais, toute la classe politique est au courant.

Le 6 mai, Opinion Internationale organise une conférence de presse avec le soutien du CNEA. Qu’en attendez-vous ?

Cette conférence de presse, à laquelle nous avons convié aussi tous nos soutiens, est l’ultime chance de mobiliser l’opinion et les politiques. Souvenons-nous de ce que disait Picasso à Brassaï, quelques temps après avoir été expulsé lui aussi par les huissiers : « après l’incendie du Bateau Lavoir, la destruction des Ateliers des Grands-Augustins effacerait toute trace de mon passage à Paris. »

Imaginez un peu : Carlos Saura doit sortir un film, 33 dias, avec Antonio Banderas dans le rôle de Picasso et Gwyneth Paltrow dans celui de Dora Maar en 2015 sur le moment de sa vie où le peintre peignit Guernica. La France serait la risée du monde. Personnellement, je préfère imaginer un autre scénario : voir les responsables politiques français, allemands et espagnols inaugurer ensemble les Ateliers restaurés. Cela aurait quand même une autre gueule, non ?

Si le 13 mai, les Ateliers ne sont pas classés, ils risquent de disparaître à jamais. Nous espérons donc que les médias relaieront fortement notre Appel : il reste «13 dias » pour sauver les Grands-Augustins.

C’est notre devoir et c’est notre fierté de mener ce combat. C’est pourquoi nous comptons sur vous, parce que la culture, parce que l’avenir des jeunes générations, c’est l’affaire de tous !

Pour reprendre ma maxime préférée, le Général Patton disait : “ Rien n’est impossible à condition d’utiliser l’audace ”. J’y ajouterai la passion !

Propos recueillis par Elie Levaï

En ma qualité d’animateur du Comité de soutien, je compte sur vous pour signer cet appel et m’aider à faire passer le message autour de vous.

Nous serons tous fiers d’avoir participé à ce combat culturel, sinon à quoi sert-on ?

Je n’ai pas envie que les enfants et les jeunes nous disent  » Pourquoi, vous avez laissé faire ça  » .

André Cardinali dit dédé de Montreuil
P. 06 20 51 71 63
guernica
Lien : http://www.opinion-internationale.com/

 

Il faut sauver le Grenier des Grands Augustins où Picasso peignit Guernica‏

Signez la Lettre ouverte à Anne Hidalgo et Manuel Valls : il faut sauver le Grenier des Grands Augustins où Picasso peignit Guernica

Chers amis,

Je sais combien cette cause vous tient à cœur et vous connaissez ma fierté d’avoir contribué à lui donner le plus large écho, en ma qualité d’animateur du comité de soutien. 

Nous comptons sur votre signature et pour faire passer le message autour de vous. Rien n’est perdu: nous pouvons encore sauver ce patrimoine.

Le CNEA a décidé de saisir la nouvelle municipalité, le premier ministre, et bien évidemment le président de la République.
 
C’était un 8 avril, Picasso nous quittait, rendons lui aujourd’hui un hommage mérité.
 
 Amitié fidèle
 
André Cardinali dit dédé de Montreuil
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Guernica – Pablo Picasso – 1937

Opinion Internationale lance une campagne pour demander au Premier ministre et à la maire de Paris de faire classer en urgence le Grenier des Grands-Augustins. Lisez l’édito de Michel Taube et signez l’Appel à Anne Hidalgo et Manuel Valls.

Je signe la Lettre ouverte à Anne Hidalgo et Manuel Valls :

Monsieur le Premier ministre,

Madame la Maire,

Tous deux venez d’être élus et nommés à vos éminentes fonctions. Tous deux êtes nés en Espagne et avez choisi de vivre en France et à Paris. C’est également à Paris que Picasso peignit le plus important tableau du XXème siècle, Guernica, dans l’appartement, constitué des deux derniers étages, où il vécut de 1937 à 1955, 7, rue des Grands Augustins. A votre manière, vous êtes, Madame, Monsieur, des héritiers singuliers deGuernica et vos destins marchent sur les pas de Picasso.

Vous le savez, le Grenier des Grands Augustins est fermé au public depuis novembre dernier. En 2013, la Chambre des huissiers de justice de Paris, propriétaires de l’immeuble, en a expulsé le Comité national pour l’Education artistique qui, après avoir entièrement réhabilité en 2002 cet espace laissé en déshérence depuis l’expulsion du peintre, y a organisé des centaines d’expositions, concerts, lectures, et surtout accueilli des milliers d’élèves d’écoles, de collèges et de lycées dans le cadre d’ateliers pédagogiques. Toutes activités gratuites.

Selon nos informations, l’immeuble de la rue des Grands Augustins est menacé d’être transformé…en résidence hôtelière de luxe. Ce serait d’autant plus incompréhensible que l’un des héritiers du peintre était disposé à financer intégralement une Fondation qui aurait maintenu la vocation artistique de ce lieu mythique tout en satisfaisant les exigences financières des propriétaires.

Madame la Maire, Monsieur le Premier ministre, nous vous demandons solennellement d’user de votre pouvoir et de votre autorité pour instruire une procédure de classement en urgence du Grenier comme lieu de mémoire. Malgré les interventions du Président de la République, du président de l’Académie des Beaux-Arts, du précédent maire de Paris, du Conseil de Paris, du maire du VIème arrondissement et de très nombreuses personnalités, cette procédure n’a toujours pas été, à notre connaissance, activée. Pourtant, ce type de protection avait été engagé avec succès il y a quelques années pour préserver un célèbre restaurant des Champs-Elysées ! Nous savons que la commission régionale du patrimoine et des sites se réunira le 13 mai prochain pour décider d’une éventuelle extension de la protection de l’immeuble des Grands-Augustins. Il s’agit là de l’ultime chance de conserver ce lieu unique de l’histoire des arts.

Quel magnifique symbole ce serait si vous annonciez, au moment de la réouverture de l’Hôtel Salé, la préservation définitive du Grenier des Grands-Augustins, et son accessibilité au public

Nous vous remercions de la bienveillante attention que vous pourrez porter à cette cause et nous vous prions d’agréer, Monsieur le Premier ministre, Madame la maire, l’expression de nos sentiments respectueux.

Pourquoi les riches ont gagné ?

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Crise ou pas, la richesse mondiale est en plein boum et ceux qui la possèdent n’ont jamais été si dominateurs. Jean-Louis Servan-Schreiber prend, dans son nouveau livre, la mesure de ce phénomène.

Et, à l’autre extrémité du spectre, la pauvreté, sur la planète, s’est aussi réduite plus vite que prévu. Pourtant, les inégalités s’accroissent et peuvent déstabiliser des sociétés obsédées par l’égalitarisme. Pour « JLSS », la réduction de cette fracture va devenir la question primordiale des vingt années à venir.

Pourquoi les riches ont gagné
Le fondateur de L’Expansion et de Clés souligne que le pouvoir d’informer est très largement tombé aux mains des riches. © Bruno Charoy / Pasco

Jean-Louis Servan-Schreiber, journaliste, écrivain et patron de presse, est l’un des meilleurs observateurs de l’époque contemporaine. Il l’a montré dans ses choix professionnels, en créant les bons médias au bon moment: L’Expansion avec Jean Boissonnat en 1967, puis, notamment, L’Entreprise, Radio Classique, Psychologies Magazine et, enfin, Clés, avec sa femme, Perla… sans oublier L’Express, lancé avec son frère, Jean-Jacques Servan-Schreiber ( avec qui j’ai travaillé pendant 20 ans )

Il l’a montré aussi dans ses engagements, puisqu’il préside aujourd’hui le comité de soutien en France de l’ONG Human Rights Watch. Il l’a montré, enfin, dans les choix thématiques de la dizaine de livres qu’il a publiés à ce jour : Le Pouvoir d’informer, L’Art du temps, Le Métier de patron,ou plus récemment Trop vite ! et Aimer (quand même) le XXIe siècle.

L’économie, le comportement humain, l’accélération des sociétés sont ses centres d’intérêt permanents, et il porte sur leur évolution un regard à la fois lucide et optimiste. Son nouveau livre, Pourquoi les riches ont gagné (Albin Michel), dont L’Express publie en exclusivité les bonnes feuilles, part d’un constat : depuis six ans, en Occident, l’obsession politique et médiatique de « la crise » occulte le fait que nous assistons, depuis 2000, à une explosion de la richesse mondiale.  

La planète compterait désormais plus de 12 millions de millionnaires, dont 500 000 en France!

[Extraits] Les riches ont gagné, mais quels riches? Tous ceux qui, dans un pays comme la France, gagnent 6 000 euros net par mois et plus (montant à partir duquel les Français, interrogés en 2013 par Challenges, situent la richesse)? Ou ceux qui possèdent 1 million de patrimoine? Ou les très riches (10 millions)? Ou les hyperriches, ce 0,1 % de la population qui nourrit à la fois les fantasmes des plus modestes, les tirages des magazines people et l’imagination fiscale des gouvernants à la recherche de symboles politiques d’équité?

Même s’ils ne constituent pas une catégorie sociologique homogène, même s’ils ne vivent pas de la même manière et n’ont pas les mêmes priorités, ils ont en commun de ne pas connaître les pesanteurs et les difficultés matérielles auxquelles se mesurent au jour le jour 99 % des citoyens. Eux-mêmes et leurs enfants ont accès à ce qu’une société moderne offre de plus confortable, de plus divertissant, de plus succulent, de plus exotique, de plus esthétique ou de plus novateur. Ils sont mieux conseillés, mieux protégés, mieux soignés, mieux éduqués.

C’est pour eux que semble avoir été formulée l’expression anglaise« the best of everything ». Certes, cela ne les empêche pas de connaître les duretés de l’existence comme les dilemmes ou les conflits de tout mortel. Mais leur bulle est climatisée.

En majorité, ce ne sont pas des nantis paresseux ni des parasites de la modernité. La plupart agissent, produisent et s’efforcent de maintenir ou de développer leurs actifs. Beaucoup même se plaignent de consacrer tant de temps à ce qui les rend riches qu’ils n’en ont guère pour profiter du résultat de leurs efforts. Ils jouent plutôt, dans notre société, un rôle de modèle enviable que de repoussoir ou d’adversaire. C’est peut-être en cela qu’ils ont gagné, sans avoir mené de guerre ni suscité de révolte.

Pourquoi un tel succès, qui ne paraît ni précaire ni sérieusement contesté ? Pour des raisons conjoncturelles, politico-historiques et du fait aussi de leur propre comportement. Nous les avons abordés sous différents aspects au long de cet essai, mais il est temps de les résumer, comme un faisceau d’indices ou de preuves :

– Pour être riche, il faut de l’argent, or celui-ci abonde comme jamais sur notre planète. On l’oublie souvent dans nos pays en crise, mais le développement mondial est rapide et global. La richesse naît plus facilement dans son sillage. Non seulement parce qu’il se crée, en permanence, de nouveaux produits ou services, mais du fait que le niveau de vie général augmente, de même que le pouvoir d’achat des consommateurs de ces produits. Davantage, certes, dans les pays en progression forte que dans les nôtres. Mais les riches vendent et investissent partout, puisqu’ils ont les moyens d’être présents sur les marchés où la demande croît le plus vite.

Les riches n’ont pas de frontières.

– La richesse n’est pas une simple retombée du progrès économique. Elle fructifie aussi au croisement des deux valeurs clefs de ce nouveau siècle : l’individualisme et le culte de l’argent. Les héros contemporains ne sont ni politiques, ni militaires, ni religieux, ni même savants. Ils sont sportifs, acteurs et artistes, entrepreneurs à succès.

Les héros sont bien payés et deviennent riches. 

– Les patrimoines des riches s’accroissent plus vite que la misère ne diminue. Les taux de rendement des capitaux seront durablement, au cours de ce siècle, plus élevés que la croissance des PIB. De ce fait, l’héritage va reprendre de l’importance dans les décennies à venir, ce qui n’est jamais en faveur de la réduction des inégalités.

Qu’ils travaillent ou non, les riches s’enrichissent.

– La misère recule enfin dans le monde. Elle était dominante il y a encore un demi-siècle; la croissance est rapidement en train de la marginaliser, laissant la place à une immense classe moyenne, qui peuplera la planète ce siècle durant. Il en résulte une atmosphère plus propice à la richesse. Il semble plus légitime de prospérer si d’autres ne meurent pas de faim à proximité.

Le ressentiment à l’encontre de la richesse s’atténue.

– En même temps, la demande d’égalité, si rituelle dans le discours républicain, n’est plus politiquement prioritaire. Dans les continents en forte croissance, on insiste plutôt sur l’égalité des chances que sur celle des revenus. Sans grands résultats d’ailleurs. Dans les pays plus stagnants, la revendication sociale se porte sur le maintien des acquis plutôt que sur des progrès de niveau de vie, qui semblent bien hypothétiques sans vraie croissance.La pression sociale est plus réaliste et souvent résignée.

– Il n’y a plus d’idéologies antiriches, comme ce fut longtemps le cas entre la Révolution française et la dissolution du Parti communiste de l’Union soviétique en 1990. Il n’y a plus d’ennemis de classe, selon la formule léniniste. Les riches sont considérés par la gauche comme une force politique antagoniste et une cible encore privilégiée de contribuables. Mais ces derniers y sont habitués et ont appris à négocier en conséquence.

Politiquement, les riches sont devenus des acteurs sociaux puissants et non plus une classe honnie.

– Les riches sont militants et acteurs d’une idéologie, le libéralisme. Le fait qu’il s’agisse d’un système économique illustre notre époque, où l’essentiel du jeu politique tourne autour du partage d’un gâteau qui se rétrécit. Le libéralisme est à la fois décrié et triomphant. Il déchaîne les polémiques, mais il n’a aucun adversaire frontal. Personne n’a, mondialement, de doctrine crédible à lui substituer. Les débats actuels se limitent aux moyens d’en atténuer les effets sociaux, quelquefois dévastateurs.

Les riches sont à l’aise avec l’idéologie dominante, la leur.

– Partout dans le monde, le seul adversaire des riches est la fiscalité. Il s’agit à la fois de les faire contribuer le plus possible aux dépenses publiques et de donner l’impression que les politiciens ne sont pas leurs amis ou complices. Cette guérilla, pour laquelle les riches sont bien armés, ne pourra obtenir de résultats significatifs que lorsqu’il y aura une véritable fiscalité mondiale. On en est loin. Les Etats s’efforcent de resserrer les mailles du filet en passant des accords d’échanges d’informations et de lutte contre les paradis fiscaux. Mais, avec 192 nations à la fiscalité autonome, les riches trouveront encore longtemps des havres financiers hospitaliers.

Les riches sont experts en stratégies fiscales planétaires.

– Les Etats de toutes tendances ferraillent avec les riches, mais n’ont pas les moyens de leur faire la guerre. Car leur premier casse-tête politique est le chômage. Or ce sont les riches qui créent les emplois. Le grave pour un responsable politique serait de déclencher une grève – pis, un exode – des employeurs. Il y a connivence de fait entre les gouvernements et les riches, qui ont mutuellement besoin les uns des autres.

On ne peut pas se passer des riches quand on est au pouvoir.

– Les riches sont amenés partout à se substituer à l’indigence budgétaire publique. Leur rôle financier est donc destiné à croître dans de nombreux secteurs d’activité : éducation, santé, recherche scientifique, aide humanitaire, philanthropie, mécénat artistique. Sans oublier que, de longue date, les entreprises que possèdent et dirigent les riches contribuent de façon décisive au financement des prestations sociales. Ce qui rend les riches coresponsables, avec la puissance publique, de la stabilité sociale du pays.Les riches sont devenus un acteur public central.

– Les riches sont mieux à même de tirer parti de la modernité que les politiques. Ils sont mieux informés, mieux conseillés, plus libres et plus concentrés que les élus du peuple. Car ils n’ont qu’un seul objectif, produire de l’argent et le protéger. Ils n’ont pas d’électeurs, peuvent garder le secret sur leurs plans et leurs tactiques, et savent s’arranger entre eux.

En même temps, au service de cet objectif central, ils peuvent mettre des moyens considérables, qui, souvent, manquent aux Etats. A la différence de ces derniers, ils se jouent des frontières et ont des stratégies mondiales. Les entreprises multinationales, que certains d’entre eux gouvernent, sont plus puissantes économiquement que la plupart des pays représentés à l’ONU. Seules les plus grandes nations peuvent encore les tenir en respect mais pas sur tous les terrains. Seuls les riches ont un pouvoir mondial.

– De ce fait, les riches n’ont plus de complexes et poussent leurs avantages sans prendre trop de précautions. La manière dont les banquiers et les financiers ont réduit à une peau de chagrin les mesures de régulation que les Etats voulaient prendre après la crise de 2008 l’illustre de façon éclatante. Les bonus les plus insolents sont repartis de plus belle dès 2009. Comme si les riches se sentaient libres de tirer un profit financier de tous les aléas économiques, laissant les politiques s’arranger avec les conséquences, en particulier sociales. Qu’a pesé un Montebourg face à un Mittal?

Les riches ne prennent plus de gants pour affronter le pouvoir politique.

– Les riches tiennent les médias, directement ou indirectement. Soit parce qu’ils en sont propriétaires, soit parce que les médias ont un besoin vital de la publicité que les riches peuvent leur attribuer, ou leur refuser. Comme la presse est en position de faiblesse partout, elle est un peu à leur merci. Les journaux les plus prestigieux, au bord de la faillite, sont rachetés à la casse par des possédants.

C’est ainsi que Jeff Bezos, qui a créé Amazon, a « sauvé », en 2013, le Washington Post. Même les médias les plus modernes ne peuvent vivre, à l’exception de quelques-uns, du Canard enchaînéà Mediapart, sans l’assentiment financier des puissants. Il n’y a que lorsqu’un riche est en difficulté que les médias se ruent à la curée. Ce qui donne à ces derniers une impression fugitive de puissance. D’autant qu’à ce moment-là les autres riches abandonnent l’animal à son triste sort. Car les riches ne sont pas tendres avec les plus faibles d’entre eux.

Le pouvoir d’informer est tombé très largement entre les mains des riches.

– Plus globalement, les riches contrôlent l’essentiel de l’argent sur la planète. Soit parce qu’ils en possèdent eux-mêmes (mais ce n’est qu’une petite partie de l’argent-pouvoir), soit parce qu’ils sont aux manettes du business mondial. Ceux, en effet, qui sont à la tête des entreprises ou des banques, non seulement sont nommés par eux, mais ils sont responsables devant ces jurys d’argent que sont les actionnaires, lesquels ont compris l’intérêt d’enrichir rapidement ceux qui travaillent pour eux.

Ainsi s’assurent-ils qu’ils sont passés dans le clan des riches. De ce fait, la morale de l’argent, les buts de l’argent, les stratégies de l’argent pèsent de plus en plus sur le destin de nos contemporains. On n’en finit pas d’en mesurer l’ampleur des conséquences. A l’échelle de la planète, même le plus puissant des riches ne pèse pas bien lourd, mais la religion de l’argent, commune à presque tous les riches, domine le débat mondial dans les pays en paix, c’est-àdire presque partout.

Les riches détiennent le pouvoir essentiel, celui de l’argent. Le reste suit.

– Certains riches ont pu réussir en politique, comme Michael Bloomberg ou Silvio Berlusconi, mais ce sont des exceptions. Car, d’instinct, les riches ont compris combien la détention publique du pouvoir est périlleuse et provisoire. Ils préfèrent l’infiltrer pour en obtenir ce qui leur est nécessaire. La vulnérabilité des politiciens face aux riches, c’est que la politique coûte cher et que la plupart des candidats à l’élection ne disposent pas de moyens personnels. Les scandales financiers qui émaillent la vie politique portent sur des sommes dérisoires comparées aux vraies fortunes. Quand un politique dissimule 600 000 euros, sa carrière est fichue. Quand un riche a fraudé sur 6 millions, il trouve discrètement un compromis financier avec l’administration.

Les riches laissent les détenteurs officiels du pouvoir prendre les risques. Ils se contentent de les influencer.Ils savent que la richesse est plus pérenne que les mandats électifs.

Ainsi s’exerce le pouvoir des riches. Il est pacifique, car ils n’ont plus, comme ce fut le cas au cours de l’Histoire, besoin de déclencher des guerres ni de fomenter des coups d’Etat pour maximiser leur puissance. Un marché mondial sur lequel ils peuvent intervenir avec l’efficacité des technologies contemporaines leur suffit. Ils n’ont besoin ni de police, ni d’armée, ni de censure pour servir leurs intérêts.

Au contraire, opérer dans un monde ouvert, à l’expression libérée et où la loi est respectée, crée les conditions optimales de leur réussite. Les riches sont forcément modernes, sinon ils ne survivent pas longtemps dans un monde en accélération permanente.

Les riches se doivent d’être des mutants de leur époque, de la comprendre, la deviner avant les autres. Ceux qui y parviennent gagnent gros et, en plus, s’amusent à ce jeu en vraie grandeur et à sommes réelles.

Les riches ont gagné. Ils n’ont même plus besoin de s’en vanter. Ce monde actuel est devenu le leur, ils y sont chez eux.

Ne pas oublier que les nouveaux riches sont aussi des anciens pauvres… dédé

Moi, je m’en fous, je vis dans la luxure :

 Je fais ce que je veux

ou je veux

quand je veux

avec qui je veux… 

Même Bill Gates et le Pape ne peuvent pas le faire !!! 

ça s’appelle la liberté et je l’ai eu à juste prix.

Kate Barry, mon amie

Il y a un an, le 11 novembre, Kate Barry, la fille de Jane Birkin et du compositeur britannique de musiques de films John Barry, est décédée après avoir chuté de son appartement parisien. Demi-soeur des comédiennes Charlotte Gainsbourg et Lou Doillon, elle était une figure reconnue de la photographie, choisissant dans son métier comme dans la vie le clair-­obscur, qui permet aux discrètes de voir sans être vues.

 

Je suis très triste, c’était mon amie. Kate, tu me manques beaucoup dans ce monde de brutes !

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« La chose difficile dans la photographie de célébrité d’aujourd’hui est le manque de liberté dans le choix, et le genre…

« Entre ce que la personne va aimer, ce que je vais aimer et ce que la rédaction va aimer, il y a trois avis où le photographe gagne de moins en moins. On veut que tu mettes tel bijou, telle robe en avant. On demande une belle photo plus qu’un portrait ; J’ai toujours été mauvaise pour réaliser des couvertures de magazine. J’ai foiré quasiment à chaque fois, dès qu’on me le demande… Cela date de l’école ; si je dois m’adapter, je n’y arrive pas, je perds mes moyens. Mais ça va, je continue de travailler. » Kate Barry

Voici un livre co-signé avec Jean Rolin, présentant les photographies qu’elle avait réalisées à Dinard, essai d’autobiographie immobilière,  aux éditions de la Table Ronde.

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Nous nous rencontrions de temps à autre au Wepler, place Clichy ou dans un rade à côté de chez elle, rue Boursault, pour parler d’un projet en commun : un livre d’art, avec mes pôtes, photographiés par Kate dans les bars en bas de chez-eux et légendés par Philippe Djian.

Dédé, Je pense que pour taper dans l’oeil d’un éditeur, et à la fois montrer le sens du projet, peut-être que dans ces hommes il faut bien choisir … En revanche, je ne connais pas le parcours de Xavier Emmanuelli, ni celui de Mocky .Je serai vraiment heureuse si ce projet se réalisait ! On se voit vite pour notre projet de livre, Philippe Djian est d’accord. Mille bises. Je t’embrasse. Kate

Elle me soutenait dans mes combats envers la jeunesse et me demandait souvent des conseils au sujet de son fils… et sur les jeunes.

Voici le dernier message que j’ai reçu en juillet 2013, avec son soutien pour la sauvegarde de l’atelier Picassso

https://soufflezsurlesbraises.com/2013/07/13/nous-avons-besoin-de-vous-pour-sauver-le-grenier/

Mon dédé,

Je t’embrasse et te souhaite tout le courage nécessaire pour ce nouveau combat !!!

Kate Barry

Kate adorait cette citation que j’ai écrite pour le  » Festival d’une seule photo  » : Le photographe est l’oeil de la vie pour nous ouvrir les yeux …

Seulement pour elle, je lui dédicace avec Amour et Amitié, le  » Festival d’une seule photo  » que je vais organiser à Shanghai en 2015.

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Kate sur les épaules de Serge Gainsbourg et Charlotte sur celles de Jane Birkin. Photo AFP

A la demande de ELLE, Charlotte Gainsbourg posait pour sa sœur, une façon aussi pour Charlotte de rendre hommage au travail de sa sœur. Ce fut leur dernière rencontre

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De ces photos émane une douceur. Une impression d’intimité.

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