Le blog de Dédé de Montreuil

" Sortons des grands ensembles pour aller voir les Grands Ensemble "

Archives de Catégorie: Citations

Liberté par David Servan-Schreiber

Les choix que l’on fait sans liberté n’ont pas de sens. Ceux que l’on fait en toute liberté donnent du sens à sa vie. C’est pourquoi il est si douloureux de perdre sa liberté, sa capacité de choisir, son autonomie.

Si, comme patient, je choisis mon traitement, à chaque fois qu’il m’est administré je participe pleinement au chemin de ma vie. Si par contre, il m’est imposé sans libre choix il peut facilement devenir une souffrance.

liberté j’associe enrichissement et perte.

David Servan-Schreiber

Réponse par dédé : Créer est aussi difficile que d’être libre. Elsa Triolet

NB : J’ai décidé d’envoyer tous les jours des mots de mon ami fidèle David  interviewé par son frère Emile pour Atlantico.fr. C’est une forme d’interview qui procède par libre association d’idées, mot à mot dans des cerveaux exceptionnels.

Déjà publiés:

Régis Debray
David Servan-Schreiber
Françoise Giroud
Marc Levy
David Pujadas

Emile Servan-Schreiber, PhD
Managing Director
Lumenogic, LLC
http://www.lumenogic.com

Les paradis du pèze

Monaco – Andorre – Luxembourg, c’est MAL de blanchir de l’argent sale, Messieurs… Faites plutôt votre lessive à la main de votre sueur !!!

Profitons un max de la VIE…

On est tous de passage avec un seul billet aller..

Si tous on pensaient à cette phrase tous les matins en se maquillant ou en se rasant, on verraient et découvriraient  le monde autrement.

Bonsoir.

André Cardinali

Thomas Paine au 10 Odéon

Ce matin, je suis à la bourre, je suis bloqué derrière un camion poubelles, devant le 10 rue de l’Odéon, le « 10 Odéon », j’en ai passé du temps avec mes pôtes et pôtesses en 68, à refaire le monde, « notre monde d’aujourd’hui », on auraient mieux fait de parler de la Chine, du Brésil, de l’Inde…ça me fait de la Paine !!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je lève la tête, et là je tombe sur le c.., une plaque commémorative signalant à tous,que là au dessus du bar « 10 Odéon » rempli de buvologues et de p’tites pépés, a habité Monsieur Thomas Paine le père des Droits de l’Homme, je crois rêver.

On devrait inscrire sur les pontons des Mairies, cette phrase de Thomas Paine :

«Lorsque les opinions sont libres, la force de la vérité finit toujours par l’emporter»

Thomas Paine, est considéré aujourd’hui, comme l’un des pères fondateurs des Etats-Unis d’Amérique, encore une découverte.

Il a milité en faveur du Déisme, ( pas confondre avec le Dédéisme)du latin deus (dieu) est une croyance ou une doctrine qui affirme l’existence d’un dieu et son influence dans l’univers.

Typiquement, les déistes rejettent la plupart des événements surnaturels (prophétie, miracles) et affirment en général que Dieu (ou « l’Architecte suprême ») a un plan pour l’Univers que Dieu n’altère ni en intervenant dans les affaires humaines, ni en suspendant les lois naturelles qui régissent l’Univers. ( et le Japon alors ?)

Le déisme affirme l’existence d’une divinité qui ne dépend d’aucun dogme et d’aucune religion révélée. Il s’agit par conséquent d’une croyance individuelle et irréligieuse.

Je comprends mieux cette phrase maintenant !!!!

« Lorsque les opinions sont libres, la force de la vérité finit toujours par l’emporter»

Allo ! Monsieur Paine, c’est dédé, voulez-vous descendre boire un verre en bas de chez vous avec mes pôtes au « 10 Odéon »  ? Il doit être sourd ou absent, il ne répond pas !!! Excusez-moi de vous avoir dérangé.

Je suis Painé, la journée ne fait que commencer. Merci Madame La Vie de m’avoir permis un instant de rêver et de réfléchir…à Thomas Paine. Il me manque déjà…

 

L’audace ne m’a jamais fait peur


Il est essentiel de se rappeler et répéter sans cesse à soi-même deux choses:

« rien n’est impossible à condition d’utiliser l’audace » et

« ne prenez pas l’avocat de vos peurs «

 

«  Do not take counsel of your fears «

 

Le Général George Smith Patton

 


 

Marcel Proust

Laissons les jolies femmes aux hommes sans imagination. Marcel Proust

 

 

Créativité par David Servan-Schreiber

Créativité. Michel Tournier que j’aime beaucoup, « Vendredi, ou les Limbes du Pacifique ». Il y parle d’un crâne de buffle suspendu dans un arbre, dont une musique s’échappe lorsque le vent passe à travers. C’est intéressant de se demander qui fait la musique: est-ce le crâne ou le vent, ou la rencontre des deux?

La créativité c’est pareil: Chacun de nous au fil de sa vie, de ses expériences, est un crâne de buffle au travers duquel souffle la vie, générant ainsi une nouvelle mélodie qui n’existait pas avant. C’est un phénomène particulièrement jubilatoire, de sentir ainsi la construction de sa vie devenir la matrice d’une création nouvelle.

créativité j’associe force et générosité.

David Servan-Schreiber

Réponse par dédé : Créer est aussi difficile que d’être libre. Elsa Triolet

 

NB : J’ai décidé d’envoyer tous les jours des mots de mon ami fidèle David  interviewé par son frère Emile pour Atlantico.fr. C’est une forme d’interview qui procède par libre association d’idées, mot à mot dans des cerveaux exceptionnels.

Déjà publiés:

Régis Debray
David Servan-Schreiber
Françoise Giroud
Marc Levy
David Pujadas

Emile Servan-Schreiber, PhD
Managing Director
Lumenogic, LLC
http://www.lumenogic.com


ENA

ENA : Ecole de Névrose et d’Ambition

Sans commentaire

Un dimanche au café de Flore

Au Flore, j’ai effloré une jolie Flore

j’aime Henry Gidel

un peu la vaisselle

beaucoup le petit Michel

passionnément ELLES

à la folie Sonia Rykiel

pas du tout BHL

Amour par David Servan-Schreiber

AMOUR . Au fond c’est tout ce qui nourrit. On peut dire que le terreau dans lequel pousse une graine lui apporte de l’amour. C’est pareil pour les animaux et les être humains. Ce qui développe le potentiel d’un être vivant c’est l’amour que lui apporte son environnement, tout ce avec quoi il est en relation.

amour j’associe beauté et générosité.

David Servan-Schreiber

Réponse par dédé : L’Amour triomphe de tout, alors cédons.

NB : J’ai décidé d’envoyer tous les jours des mots de mon ami fidèle David  interviewé par son frère Emile pour Atlantico.fr. C’est une forme d’interview qui procède par libre association d’idées, mot à mot dans des cerveaux exceptionnels.

Déjà publiés:

Régis Debray
David Servan-Schreiber
Françoise Giroud
Marc Levy
David Pujadas

Emile Servan-Schreiber, PhD
Managing Director
Lumenogic, LLC
http://www.lumenogic.com

L’intelligence vu par David Servan-Schreiber

L’intelligence, c’est la capacité d’agencer des idées de manière généreuse et créative afin de contribuer au monde. DSS

Je t’embrasse mon David. dédé

 

 

LA LUXURE


 

Je fais ce que je veux ou je veux quand je veux avec qui je veux…

Même Bill Gates et le Pape ne peuvent pas le faire !!!

La liberté coûte cher, je l’ai eu à un juste prix.

 

Sur les traces de Jean-Jacques Rousseau

Salut Meusieu-dames,

A la suite de mon billet que vous avez certainement dû lire sur Jean-Paul Sartre qui m’achetait des livres de poche à La Hune tous les jours pendant plusieurs mois, ‘il m’a fait découvrir « Le Solitaire » de Jean-Jacques Rousseau. j’ai tout de suite aimé le côté rebelle et fourbe de cet auteur avec son contrat social à la main, son cœur humain, père spirituel de la Révolution Française .

Par le pur des hasards, je suis un passionné de la cueillette des champignons, c’est pour cela que j’ai demandé à mon ami Aymar de Virieu, (Administrateur de L’Abbaye de Chaalis), la clé d’un cadenas pour pénétrer sans infraction dans la fôret d’Ermenonville, propriété de l’Institut de France.

Quel pied, quel luxe, quel privilège! Merci encore Aymar.

Dans un tournant, après avoir ramassé plusieurs cèpes, je tombe nez à zen devant un kiosque en bois, comme j’étais fatigué et avait envie de fumer une clop, je me suis assis à même le sol pour rêvasser. C’était bon, je n’imaginais pas une seconde que j’étais à la place de JJ Rousseau quand il a écrit « Le Solitaire » en Solitaire.

La solitude à deux est une mauvaise chose, par contre l’âme du solitaire est intéressante pour plusieurs raisons : réfléchir, contempler, faire un point, prendre du recul, penser, sourire, créer, écrire, pour rien…

Après cette escapade avec mon panier rempli de cèpes, de girolles, de pieds de mouton, de trompettes de la mort, j’ai remis la clé à Aymar et lui ai demandé pourquoi ce kiosque en pleine forêt ? Il me répondit que c’était à cet endroit que JJ Rousseau à écrit Le Solitaire, non ! Je le crois pas ? Assis au même endroit que mon auteur favori, je suis en plein délire et heureux. J’en rêve encore parfois 15 ans après, d’ailleurs, à partir de ce jour béni des cieux, je me suis dit que j’avais de la chance et une bonne étoile.

L’Abbaye de Chaalis

Voyant mon admiration pour ce grand homme si jalousé et envié, Aymar m’a fait visiter une pièce rendant hommage à JJ Rousseau au Musée Jacquemard André qui se trouve dans l’Abbaye de Chaalis.  Je vous recommande d’y aller une journée pour en prendre plein les mirettes. Recommandez-vous de ma part auprès de Aymar de Virieu. J-J. Rousseau est mort en 1798 à Ermenonville et ses cendres sont au Panthéon en face de Voltaire qu’il détestait!

Aymar de Virieu continua à me montrer des documents dans des archives bien classées, et soudain, il ouvrit un placard et me montra le summum: des partitions de musique écrites de la main de Jean-Jacques, un rêve !!!. C’est une découverte, cela prouve que je ne connaissais pas toute l’œuvre de JJR, à l’époque wikipedia n’existait pas.

Ni une ni deux, j’ai eu l’idée d’organiser un concert dirigé par un grand chef d’orchestre. J’ai eu la chance de rencontrer Madame Casadesus, la grande comédienne et mère de deux chefs d’orchestre; Jean-Claude Casadesus et Dominique Probst, elle m’a transmis les coordonnées de ses deux fils. Jean-Claude très pris à Lille par ses créations a refusé. Mais le second, Dominique Probst a accepté de venir découvrir les œuvres musicales de JJR à Ermenonville. Il les découvraient, bouleversé et enthousiaste à la fois. Aymar autorisa Dominique à emporter les partitions originales chez lui, ce qui était une vraie marque de confiance.

Aymar est à l’opposé de tézique. Nous sommes sur la même longueur d’ondes. Je devrais le rencontrer plus souvent pour discuter de nos projets, nous sommes remplis d’idées à chaque fois que nous nous voyons. En ce moment, il s’occupe de restaurer le château de ses aïeux, « les chevaliers de Virieu «,  dans la région de Grenoble.

C’est aussi le cousin d’un autre de Virieu, connu à la tv avec son émission «  L’heure de vérité », avec qui j’ai collaboré lors de sa présentation à la mairie de Marly le Roi. Avec François de Virieu, nous avons organisé les  » Trophées de L’Automobile Magazine », il était le présentateur. C’était un ami, j’en profite pour avoir une pensée forte pour lui.

Après un certain temps, Dominique Probst, nous a donné des mauvaises nouvelles concernant les partitions de JJR. Il avait commencé à décrypter toute la musique qui était des morceaux militaires. Dominique n’était plus emballé et a renoncé à monter cet évènement unique. Je voyais déjà ce concert exceptionnel en plein air dans ce lieu magique…

Avec Aymar nous étions déçus, nous avons mis cette idée dans les projets en attente.

Si ce projet vous intéresse, nous sommes ouverts à toute discussion.

PS : voici ce qu’écrivait Jean-Jacques Rousseau en son temps, vous n’y voyez pas un rapprochement avec la société d’aujourd’hui ?

« La liberté naturelle de l’homme implique l’absence d’engagement ou d’obligation naturelle. Les talents étant répartis inégalement entre les individus, les inégalités apparaissent, puis se développent de plus en plus vite. Dans le Discours sur l’inégalité, Rousseau évoque la progression de l’inégalité : « l’égalité rompue fut suivie du plus affreux désordre : c’est ainsi que les usurpations des riches, les brigandages des pauvres, les passions effrénées de tous étouffant la pitié naturelle, et la voix encore faible de la justice, rendirent les hommes avares, ambitieux, et méchants ».

L’homme qui a le plus vécu n’est pas celui qui a compté le plus d’années, mais celui qui a le plus senti la vie. Jean-Jacques Rousseau

Assis à côté de Dali

Salut M’sieu-dames,

En 1971, au moment de la réédition du livre magnifique: « Dali » édité chez De Draeger, Françoise Giroud me demande si j’ai une idée pour monter un coup pour L’Express avec Dali.

Je réfléchis et je trouve une idée  audacieuse : Faire dédicacer le livre par Dali sur la plate–forme d’une camionnette de location devant l’immeuble de L’Express au 25 rue de Berri à Paris. L’idée est acceptée par tous, il ne manquait plus qu’à convaincre le Maître…

Au culot, je me présente à l’hôtel Meurice où Dali avait une chambre à l’année avec une pile de son dernier bouquin sous le bras, pour lui faire dédicacer. Dali accepte de me recevoir et m’invite à venir dans sa chambre deux heures plus tard. Je m’assois au bar avec le photographe de L’Express, Yves Prigent, où l’on se raconte tout et n’importe quoi, en imitant Dali avec la publicité: « Jé suis fou du chocolat Lanvin ». https://www.youtube.com/watch?v=bKeLX1AztZg

Deux heures passées pétantes, nous sonnons à sa porte. Le maître nous ouvre. Je vois de suite dans ses yeux que je ne lui suis pas indifférent, il ne calcule même pas Yves qui commence à préparer son matos.

Dali m’invite à m’asseoir dans le salon de sa Suite, et me demande ce que je souhaite boire, je lui demande un Ricard avec des glaçons, à l’époque c’était ma boisson favorite, Dali commande un cognac. C’est alors qu’il commence à me questionner sur ma vie, mon travail, les femmes, mes rêves, etc..  ( il commençait à me gonfler !!! )

Après, un numéro de séduction à deux balles avec des « ho », des « hi », et des roucoulements à la Dali quoi !!! Dali m’impressionne sans m’impressionner.  Après un bon moment, je lui demande de dédicacer des livres pour Françoise Giroud, JJSS, Philippe Grumbach, Pierre Barret et j’en oublie.. C’est à ce moment là, que je lui glisse mon projet qu’il écoute sans rien dire.  Je suis surpris par son silence, ça fait du bien, parce que c’est un cabotin et un excellent tchatcheur.

Après plusieurs minutes, où je me dis qu’il va m’envoyer balader, le Maitre me répond « banco! »,  à condition que je reste dîner avec lui dans sa suite le soir même. Je suis d’accord.  Je lui demande alors de le confirmer à Françoise Giroud par téléphone.

J’aurais dû lui demander plein de choses, il était sous le charme de dédé de Montreuil ( je vous en bouche un coin ). Je lui demande de prendre des photos avec lui, Yves qui était resté dans la pièce à côté était énervé d’attendre. J’ai perdue une photo à laquelle je tenais beaucoup, Dali et votre serviteur avec sa célèbre canne et son pommeau en or qui représente un aigle.

 » L’esprit d’un homme se devine à la manière dont il porte sa canne  » Balzac

m_196543645_0

Durant ce dîner passionnant, il me parle du Christ pour savoir si je suis croyant, de Gala , d’Amanda Lear, de Franco, de Mussolini, de Michel Platini, du jokey Jean-Marie Goujon avec qui il a rendez-vous le lendemain. Dali me questionne sur les peintres que j’aime et sur les dimanches où mon père m’emmenait au Louvre. Au bout d’un moment, je l’arrête pour lui dire que j’ai rencard chez Castel, il est surpris et déçu de ce départ précipité… Avant de partir, je lui propose de se revoir le lendemain pour lui présenter mon projet dans les moindres détails.  Je le sens apaisé. Bonne nuit Maître.

Le jour du vernissage, je viens le chercher avec deux motards de la police, quand il découvre la camionnette garée devant l’hôtel Meurice, il se marre comme un gosse et me dit: « je veux remonter les Champs-Elysées avec vous, debout comme le général le jour de la libération ».

Ni une ni deux, nous voici remontant la rue de Rivoli et les Champs-Elysées debout et fiers comme des coqs italo-catalans , jusqu’à la rue de Berri, où l’attend une foule incroyable pour la dédicace de son livre, il avait souhaité que l’on lui prépare des seaux remplis de gouache de plusieurs couleurs, Dali a plongé sa main dedans et a éclaboussé tous les livres qui étaient posés au cul du camion! Un grand moment inoubliable et osé, les livres qui coûtaient une petite fortune sont immaculés de peinture, les invités et tous les journalistes de L’Express applaudissaient, heureux comme des sots. Dali s’est vraiment foutu de leurs gueules ce jour-là…

C’est à ce moment-là je crois que mon métier d’organisateur d’événements est né.

De retour à l’hôtel Meurice, nous avons bien ri de revoir la gueule des livres et de leurs propriétaires en prenant un dernier verre. C’était un côté snob et chic que Dali détestait. Françoise Giroud et Philippe Grumbach sont venus remercier Dali pour sa prestation unique et originale, Dali ne manqua pas de leur dire que c’était mon idée et que, sans moi, il n’aurait jamais participer à ce bordel mondain. Françoise était bluffée, à partir de ce jour-là, je crois que mon audace a monté dans son estime, elle aimait mon côté sauvage et curieux de la société.

Je revis le Maître plusieurs fois, il m’a même invité à visiter son atelier à Cadaquès.  Aujourd’hui, je regrette de ne pas avoir répondu à cette invitation, j’avais certainement autres choses à faire plus ou moins intéressant. Surtout pas de regret, c’est la vie.. C’est une bonne rencontre gravée dans ma mémoire que je vous fait partager.

Un autre jour, Dali m’a offert le livre: « Dali par Dali »  de Draeger dédicacé : « A André Apelle Hommage »,  et signé avec une étoile filante, dédicace très rare, que voudrait bien m’acheter des collectionneurs. Et bien non Messieurs, vous ne l’aurez-pas, c’est dans l’héritage de mes mômes.

Merci Monsieur Salvador Dali, le génie de Figuéras, de m’avoir permis de m’asseoir un moment à côté de vous en buvant un Ricard glaçonné.

Connaissez-vous sa conclusion pour devenir un génie ? « O Salvador, tu le sais maintenant , si tu joues au génie, tu le deviens ! »

PS : Maître, avec ma femme Anne et mes deux enfants, nous avons visité en 2010, votre musée à Figuéras, c’était magique de vous retrouver dans ce temple de la création « psychédélique » , j’aurais toujours une pensée éternelle pour vous, pour toi, je ne me rappelle plus…

Les Pleurs du Mâle de Aimé Nouma

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Mon ami, le slameur, Aimé Nouma est à l’affiche avec la sortie de son premier livre  » Les pleurs du mâle  » parût aux éditions Universlam dans la Collection   » Entre Guillemets « .

Couverture 1(1)Les Pleurs du Mâle, un recueil de poésie slam contenant des chroniques parisiennes commencées à la fin des années 70.

Un Temps, rappelons-le, où le Sida n’existait pas encore. Temps où les immeubles n’étaient pas bardés de digicodes et où les caméras n’espionnaient pas en permanence la ville et ses sous-sols. Des tranches de vie, souvent celles de l’auteur, un ex-jeune des cités monté dans la capitale pour se chercher.

Des histoires d’amour, de sexe, d’argent, de quête de soi, de désir d’enfant, de banditisme et d’espoirs…

Des faits divers, largement teintés d’humour et d’érotisme avec, en toile de fond, Paris, la ville lumière, dont les quartiers populaires se modifient au gré des opérateurs immobiliers.

Les aventures quasi cinématographiques du  » Black – Titi  » de Paname  » comme on le surnomme dans l’univers du slam…

Né au Cameroun, ancien virtuose du ballon rond, Aimé s’est converti en jongleur de mots qu’il met en musique avec un flow très fluide.

Pour faire connaître et aider cet artiste hors du commun, acheter son livre à 10 euros, je vous le demande amicalement pour la défense des artistes.

Voici la préface du livre que je lui ai écrite :

Aimé, comment ne pas l’Aimer ?

Lors de notre rencontre dans les faubourgs de Levallois, j’ai compris qu’Aimé avait l’âme et le talent d’un artiste.

Regardez-le respirer, réfléchir, mater et vous serez  de suite conquis !

Avec son sourire de môme, avec sa démarche et sa gouaille de gadjo, ses verbes claquent et ses mots sont bien en place.

Je suis certain que Vian, Prévert, Apolinaire et Victor Hugo l’auraient apprécié.

Le crayon à la main, il a rempli des pages pour nous faire rêver et nous faire fantasmer…

Je suis très fier qu’il ait écrit un slam sur mézigue avec une recherche sur ma personnalité.

Aimé, continue à bouger, tu en as le corps et l’esprit.

Amitié fidèle…

Dédé de Montreuil

Il m’a fait l’honneur d’insérer le slam ci-dessous :

Salut Mon Dédé,

Faut croire que je suis  un peu con parfois, pour ne pas me rendre compte de la chance que j’ai d’avoir un pote comme dédé de Montreuil, malgré le temps qui passe.
Trop de la balle ton blog, ça me donne carrément envie d’avoir le même.
Au fait Dédé, tu voudrais pas être mon manager ?

Je t’ai fait un petit slam, mais il y a tellement à dire sur toi que je n’ai parlé que de la première soirée chez Laurie, donc il y aura une suite que j’ai déjà en tête puisque c’est du vécu. Dis moi ce que tu en penses. Amitié. Aimé.

Dédé de Montreuil, un aristo de la zone
St Germain, c’est son destin…
Comme l’attestent encore de beaux restes
il paraîtrait :qu’il était beau gosse le keum,
le gadjo quand il était plus jeune.
Que ça lui avait même permis defaire son gigolo.
Mais, ce n’est pas ce qui m’a marqué, sans conteste
quand je l’ai rencontré pour la première fois,
dans les beaux quartiers de la commune de Levallois
au cours d’un dîner mondain chez une relation commune.
Peu commun le bonhomme à la chevelure presque blanche.
Bonne mise, bonne mine, complet-veston,chemise blanche,
Westons et qui se recommandait de la Zone …Du 9.3..
Des quartiers chauds de la Seine-St-Denis ,ces endroits…
où banal petit rital , il avait grandi …
c’était fait ses premiers amis.
Et qui maintenant se faisait appeler Dédé, Dédé de Montreuil, Monsieur dédé de Montreuil
“Je suis un Aristo de la Zone” balançait-il avec une pointe d’orgueil.
St Germain, c’est son destin…
Et des barres de rires, à cette tablée,on s’en ai tapé ce soir là.
Car le drôle de Monsieur s’est avéré sympa, drôle , cultivé, tout ça.
Alternant verlan, argot, javanais et un langage chatié matiné de mots gitans,
il nous en a fait passer du bon temps ,nous racontant
avec humour et par le menu,
des vraies histoires vécues:
le Saint Germain-des-Prés des seventies, des sixties,
les bandes de voyous d’antan
les soirées de ouf du showbiz
les bastons, la schnouf, la tise…
Lipp, les Deux Magots, le Drugstore, Le Flore…
St Germain, c’est son destin…
Sans oublier les femmes:
les poufs, les stars, les starlettes…les grandes dames.
Il parlait aussi avec ferveur ,voire amour
de ses actions, ses combats pour l’intégration des jeunes , des défavorisés.
racontant ses victoires et aussi ses fours.
Il disait qu”il avait été favorisé par la vie
parlait des rencontres importantes de sa vie
citant de ci-de la des noms comme Mocky, Séguela, Aznavour, Servan-Schreiber,
Dali, Rocard, Prévert, MC Solaar, Cora Vaucaire, Mitterrand, etc..
Et là , il ouvrait les vannes ,mais sans monopoliser la parole,
et entre deux bonnes vannes ,(c’est un cas d’école)
il racontait, racontait, racontait , racontait, racontait
et nous on l’écoutait parce qu’il n’était pas là
à se la raconter …
Dédé au Départ, il était pas aiDé, mais il avait Décidé d’avoir un Destin… à St Germain….
St Germain, c’était son destin…

Le Slameur2coeur : Aimé

dédé en 1967

Dédé en 67