Le blog de Dédé de Montreuil

" Sortons des grands ensembles pour aller voir les Grands Ensemble "

Alexis Weissenberg, le pianiste sans frontières

Bonjour M’ssieurs-Dames,

Encore un grand qui est parti rejoindre ses pairs, Alexis Weissenberg, le pianiste sans frontières,d’origine bulgare est décédé à l’âge de 82 ans. Technicien hors pair et homme de communication, il aimait offrir le répertoire classique au plus grand nombre.

Qui l’avait vu en concert ou sur son écran de télévision avait du mal à l’oublier. La silhouette mince, le regard d’acier et le sourire ironique d’Alexis Weissenberg trahissaient aussitôt une personnalité puissante mais jalouse de sa part de mystère.

Sans doute est-ce pour cela que le pianiste fut prisé des plus grands chefs d’orchestre, de Karajan à Abbado et de Bernstein à Ozawa, avec lesquels il interpréta les grands concertos du XIXe et de la première moitié du XXe siècle.

Même s’il n’aimait guère l’expression, Alexis Weissenberg fut bel et bien un « enfant prodige », assis devant un clavier dès l’âge de trois ans (par sa mère elle-même pianiste) et donnant son premier concert à huit ans.

Né à Sofia le 26 juillet 1929, il quitte son pays dès 1946 pour New York et sa fameuse Juilliard School. Il frotte son jeune talent à de grands maîtres comme Wanda Landowska ou Artur Schnabel et remporte en 1947 le Concours Leventritt.

UN CHARISME « GRAND PUBLIC », UNE TECHNIQUE D’AIRAIN

Le monde des concerts et des tournées s’ouvre à lui ! Mais le jeune homme sent que l’ivresse du succès peut compromettre l’intégrité de l’artiste : entre 1957 et 1965, il s’offre un temps de retrait, loin des feux de la rampe.

C’est pour mieux revenir, en soliste (Bach, Chopin, Liszt, Rachmaninov…) ou avec les orchestres internationaux qui, à l’instar de la Philharmonie de Berlin dirigée par Karajan, font appel à lui.

Cultivé et soucieux de partager son art « solitaire mais destiné à beaucoup de gens », Alexis Weissenberg participe de l’essor des médias : il enregistre énormément et ne dédaigne pas les plateaux de télévision.

Jacques Chancel l’invite régulièrement sur son « Grand Échiquier » tandis que, pour TF1, Maritie et Gilbert Carpentier lui consacrent un « Numéro Un » dans lequel il joue notamment en duo avec Baden Powell…

Son charisme « grand public » comme sa technique d’airain et ses interprétations rigoureuses ont parfois suscité quelques réticences. N’y voyait-on pas un désir de notoriété doublé d’un tempérament plus froid que sensible ?

Ce serait oublier qu’Alexis Weissenberg fut aussi un pédagogue attentif et un musicien pour lequel le summum de la virtuosité se nichait « dans le dosage d’un pianissimo »…

EMMANUELLE GIULIANI. La Croix 10 / 1/ 2012

Mon ami Alain Casabona est très triste, c’était son meilleur ami.

Liszt, Chopin, Brahms, Franck, Jean-Sébastien Bach, Czerny, Ravel, Stravinsky, Rachmaninov, Prokofiev étaient inscrits dans son répertoire.

Le pianiste parti, il n’y a pas un seul piano au monde qui se souvienne du récital donné. Citations de Stephen King

Adieu, Maestro

 

 

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