Le blog de Dédé de Montreuil

" Sortons des grands ensembles pour aller voir les Grands Ensemble "

Nous sommes obsédés !!!, et vous ?

Bonjour, M’ssieurs-Dames,

C’est la première fois, depuis que je me bats pour les mômes, que j’apprends qu’un homme a la même obsession que moi : celle d’aider la jeunesse tout simplement, car, je n’oublierais jamais que des adultes responsables l’ont fait pour moi, lorsque j’étais jeune, sortant de la banlieue, dont mon pygmalion Jean-Jacques Servan-Schreiber, qui m’a permis d’avoir un bon parcours dans plusieurs secteurs d’activités.

C’est pour cela, que j’ai eu cette idée en créant un réseau novateur sous le slogan « Un coup de fil pour un coup de pouce ». Le principe est simple, il suffit de servir d’interface entre des jeunes passionnés qui ont une idée, un projet, et les personnes qui pourraient les aider, en leur indiquant ses principaux réseaux et domaines de compétences.

« Vous imaginez le bonheur pour un jeune qui démarre, de savoir qu’il n’est pas tout seul, qu’un inconnu est prêt à lui donner un coup de main s’il est vraiment motivé ? ».

Monsieur Cayzac, nous sommes fait pour nous entendre, nous n’avons pas peur des jeunes, au contraire des autres de notre âge !!! qui vont finir leur parcours en n’ayant servi à rien…

Cher Alain, je suis à votre entière disposition…pour vous aider à fabriquer votre nouvelle collection, c’est notre Devoir, voir du Civisme.

Dédé de Montreuil

Alain Cayzac :

« Mon obsession est la

transmission »

 Mon obsession est la transmission. J’estime que les jeunes générations n’ont pas assez de points de repère et que c’est un devoir de ceux qui ont une certaine expérience de la faire partager à tous et à toutes. Réussites, et surtout échecs, cela est forcément instructif et mérite d’être transmis. Mon projet est de convaincre des gens plus célèbres que moi, grands artistes, grands médecins, grands sportifs, grands politiques, de faire la même chose. Je serai alors une sorte de directeur de collection.

Malgré mon âge… avancé, je n’ai aucune envie d’arrêter de travailler.

Je pense que la jeunesse est motivé et qu’ils ont du mérite vu la situation économique actuelle. Figurez-vous que quand je suis sorti d’HEC en 1963, il y avait 60 000 chômeurs en France. Le problème de l’emploi ne se posait pas pour nous, nous n’avions qu’à choisir. Mais de façon plus générale,. qu’ils aient un casque sur les oreilles, qu’ils s’habillent comme des basketteurs américains ou comme des rappeurs, qu’ils parlent un langage qui est le leur, non seulement ça ne me dérange pas mais j’ai la plus grande indulgence pour eux, me rappelant comment nous étions à leur âge.

Certes, je n’ai pas été un manager idéal, le but est précisément de partir de mes quelques réussites et de mes nombreux échecs pour que des jeunes générations profitent de mon expérience, retiennent ce que j’ai fait de bien et ne commettent pas les mêmes erreurs que moi, quand j’en ai fait.

Je suis tout sauf naïf. Mais je considère qu’il est impossible de réussir sans humanité. Les grands chefs d’entreprises regardent les autres, se soucient des autres, écoutent les autres. Par contre, tout cela ne doit pas empêcher de trancher quand il le faut. la détermination et une forme d’humanisme ne sont absolument pas incompatibles et au contraire doivent aller de paire, c’est l’histoire de la main de fer dans un gant de velours.

Si je peux ressortir deux conseils, ce serait d’abord « Quand on te conseille de ralentir, fonce » et « Just be you ». Ces deux chapitres signifient qu’il faut certes écouter les autres, mais après se faire sa propre opinion, écouter sa petite musique intérieure, aller au bout de ses passions et foncer. Quand on m’a dit « n’y va pas », ça m’a motivé à y aller. On est entouré de gens conservateurs qui essaient de vous empêcher de prendre des risques. On m’a dit « ne va pas dans la pub », on m’a dit « ne va pas au PSG », on m’a dit « n’écris pas un livre, c’est trop tôt », ça m’a motivé à faire tout ça. Ai-je eu raison ? Ai-je eu tort ? En tout cas, mes conseils ne sont pas LA vérité, mais sont MA vérité.

C’est probablement en étant parti, comme presque tout le monde, du bas de l’échelle, sans avoir eu de parents richissimes, d’être parvenu à la tête d’une des plus grandes agences de publicité du monde et d’un club de football. En fait ma réponse n’est pas la bonne, c’est d’avoir fait tout ça sans écraser les autres et sans faire d’entorse aux valeurs fondamentales que je défends.

Je pense tout à fait ça. J’aime bien la phrase « si tu n’as pas l’ambition de passer 2m10 en hauteur, tu ne passeras jamais 1m95 ». Mon rêve à moi, était d’être Platini ou Zidane. Vous voyez, c’est mal barré, je ne suis que Cayzac. Plus sérieusement, on ne peut vivre sans rêve, quel que soit son âge, son avancée dans la carrière et dans la vie. Une vie sans rêve ne peut être que sèche et sans intérêt.

Comme l’on dit, à un certain âge, le temps qui passe devient le temps qui reste. J’ai simplement pour ambition de continuer à transmettre le fruit de mon expérience, d’inciter d’autres à le faire et surtout, je sais c’est un combat quotidien de me battre pied à pied contre toutes les formes de discrimination, et particulièrement contre le racisme et le fascisme. Il est trop tard pour faire une carrière politique, mais il y a d’autres façons de combattre ces fléaux, ne serait ce que par le bulletin de vote et leur dénonciation quand on est un personnage un peu public.

Mon dernier conseil sera : servez-vous de mes conseils, non pas pour les suivre aveuglément, mais comme outil de réflexion, vos désirs, vos envies, votre courage feront la différence. Engagez vous pour les causes que vous choisirez « L’engagement rend heureux », en citant Yann Arthus Bertrand. Alain Cayzac

Hier, j’ai rencontré Alain Cayzac avec Philippe Monnet, j’ai trouvé un homme à l’écoute et donnant de bons conseils précieux pour faire avancer un projet comme celui du Tour du Nouveau Monde que va réaliser Philippe Monnet.

Il m’a dédicacé son livre avec cette mention : Alain à André, avec qui je partage une même passion, une même obsession  : la transmission. Ce qui veut dire que mon billet à porter ses fruits.

Je vous recommande d’acheter son livre  » Tout ce qu’on ne m’a pas appris à l’école  » aux éditions du Moment.

Il nous donne 38 conseils … à prendre ou à laisser… j’en ai relevé quelques-uns pour vous et pour moi :

Prends la route qui monte, l’air y est plus frais

Vois plus loin que le bout de ton nez

Va vers tes dissemblables, ce sont les plus fréquentables…

Pour garder tes amis, ne leur pardonne pas tout

Sois bref et tais-toi

Inutile de clamer tes erreurs, d’autres s’en chargeront pour toi

Pour avoir du talent, travaille

Cultive tes racines

Tu ne perdras jamais dans le droit chemin

Penses à tes maîtres

Dérange les pierres, mais respecte les codes

Si tu veux être fort, entoure-toi de forts

Quand on te conseille de ralentir, fonce…

Alors fonçons… Debout les dormeurs… dédé

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2 réponses à “Nous sommes obsédés !!!, et vous ?

  1. mediapostpublicite 30 octobre 2011 à 18 h 19 min

    Est-ce une coincidence ?

    André porte à notre connaissance les propos éclairants d’Alain Cayzac.

    Tous deux appartiennent au même secteur, celui de la Communication au sens large – deux hommes de Publicité/Presse/Marketing.

    Ce secteur exigeant, dur, faisant se côtoyer des personnalités aux égos sur-dimensionnés, les amènent tous deux à la même idée : une volonté d’agir en faveur de la jeunesse.

    Je ne sais pas si ils se connaissent, mais il existe un parallèle frappant entre leurs deux volontés.

    André, un ami fidèle, aurait pu écrire les propos que formule Alain Cayzac : « la détermination et une forme d’humanisme ne sont absolument pas incompatibles ».

    C’est tout à fait toi, André, et tu l’as démontré dans les actions que tu as mené du temps de L’Express, avec JJSS , et, plus proches, de celles que tu mènes aujourd’hui, Le Grand Huit, avec le navigateur Philippe Monnet.
    Que tu résumes bien dans ce récent billet «redonner aux jeunes l’envie de rêver et les initier à l’exploit humain, au dépassement de soi, à la Connaissance, à l’émerveillement et à l’effort, Philippe Monnet propose un périple ambitieux pour leur montrer et les rendre amoureux de la planète, afin qu’ils respectent leur Monde ».

    Coincidence heureuse de deux convictions qui se rejoignent, celle d’Alain Cayzac et la tienne.
    Dans cette période chahutée, merci André d’avoir porté à notre connaissance le billet d’Alain Cayzac.

    Laurence Faguer
    Fondatrice http://www.gifting.fr

  2. Mitrecey 8 novembre 2011 à 18 h 36 min

    On est d’accord, Dédé… Pas comme toujours, mais comme souvent quand c’est important. Quand on lit le billet de Mr Cayzac et qu’on a un peu de vécu, on se dit qu’il a forcément raison sur ce besoin de transmission aux générations suivantes.
    Mais quand, comme nous, Dédé, on a été des rebelles – pas des soixantehuitards opportunistes, des vrais rebelles, nourris au Rock et au refus des absurdités – et qu’on se souvient de la manière avec laquelle on refusait d’écouter les conseils des anciens, on se dit : « ça va pas être facile… »
    D’ailleurs, il le dit bien, Mr Cayzac. Il suffit qu’on te murmure : « fais pas ça », pour qu’aussitôt une petite lumière s’allume dans ta tête qui te souffle : « et si justement… Fais-le… »
    Je me souviens qu’avant l’avènement des outils informatiques, supermarchés exhaustifs de la connaissance de bazar, on avait les veillées… Le soir, près d’un poêle à bois ou autour d’un feu, les grands-pères nous racontaient leurs histoires. La magie de l’Electricité remplaçant les becs de gaz et la bougie, la peur que suscitaient les voitures automobiles à essence de pétrole qui filaient à des vitesses inhumaines au delà de trente km/h… Ils évoquaient les légendes des provinces, les mémoires des villages, ils nous parlaient du compagnonnage, des artisans avec leurs voyages initiatiques… Ils racontaient les guerres aussi, hélas… Ou comment ils avaient rencontré la grand-mère…
    On écoutait ça mieux que la télé maintenant. On rêvait, on imaginait… Et, sans s’en rendre compte, on en profitait pour prendre de l’expérience… Comme dans les jeux de rôles genre « Donjons et Dragons », où il faut prendre des points d’expérience pour faire monter ton personnage toujours plus haut.
    Foncez messieurs Cayzac, Cardinali et les autres… Continuez d’aimer les jeunes, même si, tant qu’ils sont jeunes, ils ne s’en rendent pas compte.
    Tout ce qu’on peut leur apporter, quitte à passer pour des vieux cons, c’est un obstacle qu’on enlève sous leurs pieds. Et des obstacles, dans les années qui viennent, il risque d’y en avoir quelques uns…

    Amitié vraie

    Dan MItrecey

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