Le blog de Dédé de Montreuil

" Sortons des grands ensembles pour aller voir les Grands Ensemble "

Olympe de Gouges, une femme qui bouge…

Salut M’ssieurs-dames,

Le jour ou DSK arrive en France, je découvre cette pancarte rue Servandoni en rentrant du Luxembourg en colère à cause des bourricots ( à suivre )

Marie Gouze, dite Marie-Olympe de Gouges, née à Montauban le 7 mai 1748 et morte guillotinée à Paris le 3 novembre 1793, est une femme de lettres française, devenue femme politique et polémiste.

Auteure de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, elle a laissé de nombreux écrits en faveur des droits civils et politiques des femmes et de l’abolition de l’esclavage des Noirs.

Elle est devenue emblématique des mouvements pour la libération des femmes, et pour l’humanisme en général.

Elle considérait que les femmes étaient capables d’assumer des tâches traditionnellement confiées aux hommes et, dans pratiquement tous ses écrits, elle demandait qu’elles fussent associées aux débats politiques et aux débats de société. S’étant adressée à Marie-Antoinette pour protéger « son sexe » qu’elle dit malheureux, elle rédigea une Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, calquée sur la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, dans laquelle elle affirmait l’égalité des droits civils et politiques des deux sexes, insistant pour qu’on rendît à la femme des droits naturels que la force du préjugé lui avait retirés.

Parmi les premiers, elle demanda l’instauration du divorce – le premier et seul droit conféré aux femmes par la Révolution . Elle demanda également la suppression du mariage religieux, et son remplacement par une sorte de contrat civil signé entre concubins et qui prenait en compte les enfants issus de liaisons nées d’une « inclination particulière » . C’était, à l’époque, véritablement révolutionnaire, de même lorsqu’elle militait pour la libre recherche de la paternité et la reconnaissance d’enfants nés hors mariage. Elle fut aussi une des premières à théoriser, dans ses grandes lignes, le système de protection maternelle et infantile que nous connaissons aujourd’hui et, s’indignant de voir les femmes accoucher dans des hôpitaux ordinaires, elle demandait la création de maternités. Sensible à la pauvreté endémique, elle recommandait enfin la création d’ateliers nationaux pour les chômeurs et de foyers pour mendiants

 Olympe de Gouges à l’échafaud le 3 novembre 1893

De son vivant, Olympe de Gouges a été souvent victime de la misogynie ordinaire, et fut discréditée par l’incompréhension et le suivisme idéologique.

L’hostilité à l’égard de femmes entreprenantes comme le fut Olympe de Gouges a souvent été le fait d’autres femmes, ainsi qu’elle le déplorait déjà en son temps. Elle déclare, dans une de ses pièces de théâtre : « Les femmes n’ont jamais eu de plus grands ennemis qu’elles-mêmes.»

Dans le postambule de sa Déclaration des droits de la femme, elle pose que « Les femmes ont fait plus de mal que de bien. La contrainte et la dissimulation ont été leur partage. Ce que la force leur avait ravi, la ruse le leur a rendu ; elles ont eu recours à toutes les ressources de leurs charmes, et le plus irréprochable ne leur résistait pas. Le poison, le fer, tout leur était soumis ; elles commandaient au crime comme à la vertu. Le gouvernement français, surtout, a dépendu, pendant des siècles, de l’administration nocturne des femmes ; le cabinet n’avait point de secret pour leur indiscrétion ; ambassade, commandement, ministère, présidence, pontificat, cardinalat ; enfin tout ce qui caractérise la sottise des hommes, profane et sacré, tout a été soumis à la cupidité et à l’ambition de ce sexe autrefois méprisable et respecté, et depuis la révolution, respectable et méprisé ».

Elle exhortait donc les femmes de son temps à réagir : «  Femmes, ne serait-il pas grand temps qu’il se fît aussi parmi nous une révolution ? Les femmes seront-elles toujours isolées les unes des autres, et ne feront-elles jamais corps avec la société, que pour médire de leur sexe et faire pitié à l’autre ? »

Mesdames des Mouvements féministes, Mesdames, Mesdemoiselles, quand enfin allez vous bouger comme Olympe qui avait des c…… ? DSK est une chance pour vous.

Nous sommes à fond avec vous. Olympe et dédé de Montreuil

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2 réponses à “Olympe de Gouges, une femme qui bouge…

  1. labasoche 5 septembre 2011 à 13 h 32 min

    Elle était trop en avance sur son temps… Il ne fait pas bon encore aujourd’hui d’avoir des idées trop en avance, ce qui risque de heurter les esprits et provoquer les critiques de masse à cause d’une incompréhension totale.

  2. Gamita Christine 3 novembre 2013 à 21 h 18 min

    Sa déclaration à écouter et, d’ailleurs, qu’est ce qui nous prouve que c’est l’autre qui n’est pas calquée ? http://susaufeminicides.blogspot.fr/2012/07/citoyenne-olympe.html
    (Au fait, on bouge, on ne fait que ça, mais il y a quelques gros lourds sur notre route… )

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