Le blog de Dédé de Montreuil

" Sortons des grands ensembles pour aller voir les Grands Ensemble "

La Dame à la Rolls


Je ne vous dévoilerai pas son nom, ni son prénom. La Dame à la Rolls doit rester secrète, anonyme, comme elle l’a toujours été, « dans l’ombre ». C’est une femme très belle, élégante, cultivée, engagée, intelligente, habitant les beaux quartiers.

Juste une indication : c’est une grande architecte d’intérieur, connue et reconnue par ses pairs et impairs. Elle a réalisé de belles réalisations en France et dans le monde avec sa sensibilité séductrice.

Elle possédait une Rolls-Royce «Sylver Shadow» grise. J’ai eu l’occasion de la conduire ; j’ai promené ma chère mère, «la Maria », sur les grands-boulevards et dans les rues de Bagnolet et de Montreuil. Elle me demandait de klaxonner quand elle voyait ses amies. Elle me demandait : « Pourquoi tout le monde regarde ta voiture ? » J’allais aussi voir mes potes et je leur faisais faire un tour, pas plus de trois à la fois pour faire classieux. Ils étaient fiers que leur pote Dédé roule en Rolls, pour eux, c’était le début de la réussite, aujourd’hui avec les Iphone, nous serions les stars des quartiers….

Une anecdote avec cette belle voiture : la Dame à la Rolls me demanda de l’accompagner à Anvers. J’étais comme dans un rêve (vous voyez que c’est possible !). Une sublime femme avec un parfum de femme dans une Rolls, j’étais le roi du pétrole ; en plus, à l’époque, il n’était pas cher !!! Heureusement, la Rolls consumait 30 litres aux 100 km…

A la fin de son rendez-vous, la clé se cassa dans le coffre. J’étais gêné… La Dame à la Rolls me dit avec son beau sourire : «C’est pas grave André, on va rentrer en taxi et on enverra un dépanneur demain». Ma tête fit qu’un tour et je trouvai la solution : j’appelai mon pote Jean-Pierre Ginioux, un vrai gadjo. Il alla prendre le double des clés dans les beaux quartiers de Paris, il prit le premier train et me rejoignit à Bruxelles. La Dame à la Rolls rentra à Paris seule, j’étais triste pour elle… C’est quand même pas solide une clé de Rolls !?

Pendant tout ce temps, la secrétaire ou avait lieu le rendez-vous m’accompagna chez elle à Bruxelles pour passer le temps, du bon temps, un peu court, du bon temps quand même. Une petite pensée à toi, jeune fille du plat pays…

Avec avoir récupéré mon pote JP et la Rolls, nous sommes rentrés d’Anvers à Paname en chantant à tue-tête, changeant de conducteur toutes les 50 bornes pour profiter un max de la belle voiture anglaise. On l’avait un peu emballé la « Silver Shadow », en écoutant la symphonie de son moteur V 8 et ses 200 chevaux qui trainaient ses 2100 kg. Oui ! 2 tonnes SVP !

Arrivés à Paris, on a fait au moins 10 fois le tour de la place de l’Etoile, on se serait crû dans un manège à la foire du Trône. En descendant les Champs-Elysées, on frimait quand on voyait les filles sur les trottoirs en les klaxonnant : « Mesdames, avez-vous déjà entendu le bruit du klaxon d’une Rolls ? Imaginez alors ! Avec deux beaux gadjos à l’intérieur !!! »

Il était déjà tard. Un petit tour au Don Camillo rue des Saints-Pères pour boire un coup avec nos potes. Avec Fernand Legros, nous comparons les deux « Silver Shadow », elles se font des clins d’œil complices ; c’est normal Fernand et moi, on est potes.

J’ai ramené JP chez lui et je suis reparti seul dans la nuit, le bras à la portière de la belle macchina jusqu’au parking de la Dame à la Rolls dans les beaux quartiers. Toute histoire à une fin.

Je vous remercie encore Chère M….. de m’avoir donné du bonheur et de nous avoir permis de rêver un instant.

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Une réponse à “La Dame à la Rolls

  1. labasoche 2 mai 2011 à 17 h 41 min

    Lorsque je passais mes vacances scolaires à Deauville chez mes cousins qui tenaient un garage et proposaient la location de voitures avec chauffeurs… J’ai eu beaucoup d’opportunités de monter dans les Rolls mais aussi d’admirer le raffinement de la déco. Les chauffeurs rouspétaient quand je tournais autour de ces belles cylindrées toutes bien astiquées.
    J’ai vu défiler dans ce garage, E. Constantite, Jean Gabin, la femme de l’Aga Kan et beaucoup d’autres… Que de souvenirs!

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