Dans la galerie des grands hommes, j’ai eu la chance de rencontrer Roger Vivier, le couturier de la chaussure, le créateur du talon aiguille et du talon virgule. Il a chaussé la Reine d’Angleterre Elisabeth II, l’impératrice d’Iran, Grace de Monaco, Elisabeth Taylor, Marlène Dietrich, Sophia Loren, Ava Gardner, les Beatles, etc…
Roger a été le rendez-vous obligé des élégantes du monde entier.
Un hommage lui a été rendu au Musée des Arts de la Mode en décembre 1987 avec une exposition exceptionnelle de cent soixante-sept souliers de sa collection privée.
J’étais associé avec Philippe Guerrier, un architecte de grand talent et cinéaste, ami de Jean Rouch et créateur de coffrets Multi-média commandés pour la Caisse des Dépôts et le Ministère des Affaires Etrangères, comme par exemple : Marguerite Duras, Paul Delvaux, Robbe-Grillet, Le Corbusier, « Brise-glace » avec Jean Rouch, film tourné en 35 mm sur un Brise-glace en mer de Botnie en Suède. Quand je pense à ce tournage, je suis encore glacé.
J’ai appris par son fils Enguerrand, que Philippe est décédé en 2005 , suite à un mauvais diagnostic/traitement (atteint d’une leucémie).
On a proposé à Roger et à son fils adoptif Gérard Benoît-Vivier de réaliser un film en 35 mm sur l’exposition et sur la vie de Roger.
DOVIMA
Philippe et moi avons vécu un grand moment, comme dans un rêve, grâce à la permission de Alain Simonneau, Chargé de la presse et des Relations Publiques pour le Musée des Arts de la Mode : nous nous sommes fait enfermer toute une nuit dans le Louvre avec en fond, le fantôme de Belphégor et la voix de Juliette Gréco. Je poussais le travelling pendant que Philippe s’appliquait à mettre en valeurs les œuvres, oui des œuvres même des bijoux.
Un peu plus tard, nous avons passé une semaine dans son château à Aubeterre en Charente. Il fabriqua devant la caméra un prototype de soulier avec du papier mouillé. Après nous avoir jugés et acceptés (il n’avait pas un caractère facile), il nous ouvra son jardin secret sur sa Vie et nous fit découvrir sa caverne d’Ali Baba : il nous sortait une par une, des chaussures pas finies, d’autres en cours de réalisation, d’autres qu’il ne voulait pas montrer, des belles, des moches, de toutes les couleurs, des morceaux d’étoffes, du cuir, des clous, tout cela entassé dans des cartons logés dans un cagibi près d’un puits.
Nous avons fait réaliser par le grand photographe Carol-Marc Lavrillier, un ami de Philippe Guerrier, deux photos couleur en 5 X 5 , prises dans un vieux bidon rouillé au fond de son jardin, deux merveilles : un cliché représente un escarpin avec, comme talon, une boule de golf et une paire de bottines magnifiques. Je suis fier d’avoir en ma possession ces deux photographies uniques que je mate souvent pour avoir une pensée pour Monsieur Roger Vivier, le chausseur de toutes les plus belles femmes du monde.
Merci Roger de m’avoir permis de vous connaître et d’avoir passé un petit moment en votre compagnie.
Les créations de Roger sont exposées au Metropolitan Museum à New York, au Victoria and Albert Museum à Londres et au Musée du Costume et de la Mode au Musée du Louvre.
Quelle chance, vous avez, Madame Inès de La Fressange, de vous voir confier la maison et le souvenir de Roger Vivier, au 29 rue du faubourg Saint Honoré.
Pour Brigitte Bardot, il créa -non pas la femme- mais les petites ballerines en vichy et les cuissardes pour la chanson écrite par Serge Gainsbourg : « Je n’ai besoin de personne en Harley Davidson».
Moi aussi j’ai eu le plaisir de connaitre Roger Vivier et notamment son compagnon Gérard Benoît lorsqu’ils habitaient le Château d’Aubeterre.J’avais à l’époque un magasin de prêt-à-porter qui me donnait l’occasion de me rendre à Paris régulièrement. Gérard m’avait confié un carton de souliers, tous plus merveilleux les uns que les autres, pour les porter au musée Galliera. En remerciement Gérard m’avait offert une paire de cuissardes en cuir, que je garde précieusement.
Merci pour ce magnifique article.
Je connaissais ce projet mais je n’avais encore jamais vu cette photo.
Si par tout hasard vous possédiez d’autres photos sur lesquels mon père se trouve, je serais ravi d’en obtenir un scan ou d’en faire une reproduction à titre personnel.
Cordialement,
Enguerrand
Mon destin, hors du commun, me plonge dans toutes les communautés de notre société.
Du rade à l'Élysée, mon engagement reste invariable. Ma curiosité, mon audace, mon enthousiasme depuis plus de cinquante ans m'ont fait vivre des histoires que j'ai décidé de raconter et de partager avec vous sur ce blog.
Vous verrez, j'en tire des leçons qui ne sont pas apprises à l'école de la République...
Moi aussi j’ai eu le plaisir de connaitre Roger Vivier et notamment son compagnon Gérard Benoît lorsqu’ils habitaient le Château d’Aubeterre.J’avais à l’époque un magasin de prêt-à-porter qui me donnait l’occasion de me rendre à Paris régulièrement. Gérard m’avait confié un carton de souliers, tous plus merveilleux les uns que les autres, pour les porter au musée Galliera. En remerciement Gérard m’avait offert une paire de cuissardes en cuir, que je garde précieusement.
Merci pour ce magnifique article.
Je connaissais ce projet mais je n’avais encore jamais vu cette photo.
Si par tout hasard vous possédiez d’autres photos sur lesquels mon père se trouve, je serais ravi d’en obtenir un scan ou d’en faire une reproduction à titre personnel.
Cordialement,
Enguerrand